Tour Lonquéty et jardin public

Quartier : Centre
Sous-quartier :
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Voir rue Jules Lonquéty

C’est ici que pourrait débuter tout parcours historique à la (re)découverte d’Outreau.

Eléments notables : histoire du Château (env. 1800 – env. 1950)

Le vieux château d’Outreau appartient au début du XIXème siècle à André Guilbert, marchand à Boulogne puis cultivateur. Après son décès en 1813, sa seconde épouse Jeanne-Elisabeth Bettefort en garde l’usufruit et l’habite jusqu’en 1840. Dans l’enceinte du château est établi le Tivoli d’Outreau où sont organisés des bals champêtres, particulièrement les jours de ducasse [Détré Jean-Marc, 2024, Outreau – Le Portel – Equihen-Plage par l’image].

Entre 1850 et 1950 se trouvait ici la maison de maître dite « château Lonquéty » [LA PLACE ET LES ALENTOURS, 2011, HISTOPALE].

Construite à la place de l’ancien Château d’Outreau vers 1850 [Détré Jean-Marc, 2024, Outreau – Le Portel – Equihen-Plage par l’image] pour l’industriel outrelois du ciment Jules César Lonquéty (1818-1897) et son épouse Mathilde Mathorez (1821-1875) [Décès (France) (colgnecmchateletd #748159), , GeneanetDécès (France) (colgnecmchateletd #744080), , Geneanet], le château Lonquéty mesurait environ 50 mètres sur 20, était de style rococo, bâti sur 3 étages, au centre d’un parc boisé de 4 hectares s’étendant au nord jusqu’à l’actuelle mairie et à l’ouest jusqu’au croisement de l’actuelle rue Lonquéty avec la rue de l’Égalité [Remonter le temps, , ].

L’entrée principale était située au niveau de l’actuelle place Léon Blum (où se trouve le Phénix), par un porche avec deux pignons habités. Une entrée secondaire était ouverte rue de l’Égalité, face au café du Bras d’or.

Au décès de Mathilde puis Jules Lonquéty, leur fils Maurice (1859-1918) hérite du château en 1897 [Relevés partenaires (Paris, France) (colgnecac1353 #2223937), , GeneanetAD62 Enregistrement tsa, , ] et commande en 1897 à l’architecte Louis Bonnier la réfection de l’entrée principale et des communs autour d’une porte charretière en pierre de taille qui ne semble pas avoir été exécutée [Archiwebture — Objet BONLO-C-1897-1. Château du Cap-Horn pour M. Lonquéty, Outreau (Pas-de-Calais): aménagements de l’entrée et des communs. 1897, , Marrey, Bernard Louis Bonnier, 1988, Louis Bonnier: 1856-1946].
Le portail en pierre de taille et pierre du pays est d’une belle courbe. Les communs, construits également avec la pierre du pays, encadrent le portail de servie avec une dissymétrie très étudiée ; les murs, toits, ouvertures sont rustiques, sans afféterie [Marrey, Bernard Louis Bonnier, 1988, Louis Bonnier: 1856-1946].
(Louis Bonnier est architecte de la ville de Paris, à qui on doit la piscine de la Butte aux Cailles ou les plans de la maison d’André Gide ; Maurice Lonquéty appuya en 1898-1899 un autre projet des frères Jules et Louis Bonnier : le laboratoire de zoologie maritime de la Pointe-aux-Oies de Wimereux, pour le naturaliste Alfred Giard (1846-1908).)

Le château est vendu quelques années plus tard (1921 selon Détré) au capitaine portelois Cap Hornier Joseph Bourgain (1871-1922) et à son épouse Jeanne-Pulchérie de Montigny (1870-1962) [Généalogie de « Jeanne » MONTIGNY, , GeneanetGénéalogie de « Joseph » BOURGAIN (2), , Geneanet]. Commandant de patrouilleur pendant la Première Guerre mondiale, il avait participé au sauvetage des passagers naufragés du Sussex, paquebot anglais torpillé en 1917 par un sous-marin allemand.

Le château est renommé « Le Cap Horn » ou parfois château Bourgain. Il sera partiellement détruit pendant la Seconde Guerre Mondiale. La ville d’Outreau rachète la propriété en 1960 pour la raser [Détré Jean-Marc, 2024, Outreau – Le Portel – Equihen-Plage par l’image].

Selon Joël Delalin, M. Bézu y occupait 2 pièces, après la guerre ; il y avait un concierge, M. Rivenez (source : Pascal Bernard).

La tour crénelée de 25 mètres qui se dresse face à nous en est le dernier vestige : elle servait de réservoir d’eau à ciel ouvert, dépendance du Cap Horn créée en 1886 [Monuments à Château d’Eau, ; Pascal Bernard, ; Outreau d’hier à aujourd’hui, , ] (1898 selon Détré). Pendant la seconde Guerre Mondiale, les Allemands y installèrent un poste d’observation. La tour Lonquéty portait les sirènes de la ville en 1963 ; il était question de la raser a failli être détruite en 1963 par la mairie (Voix du Nord). La question s’est reposée an 1990 lors du réaménagement du jardin public (Pascal Bernard).

La tour a été restaurée en 2022, mais reste fermée au public pour raisons de sécurité. La sirène d’alerte de la ville est sur le toit de la Tour Lonquéty.

Photos avec l’aimable autorisation de M. Jean-Pierre Bourgain.

Jardin public

Le jardin public remplace le parc du château Lonquéty, détruit dans les années 1950-1960.

Un kiosque a été construit sur un ancien blockhaus vers 1970, puis dynamité en février 1991, avant l’inauguration du nouveau jardin public le 15 septembre 1991 par Jean-Marie François [Site de Pascal BERNARD d’Outreau – La Mairie d’Outreau, la place et le jardin public, photos et archives depuis 1900, , ].

Plan (adresse.data.gouv.fr)

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Rue Séraphin Leseux

Quartier : Tour du Renard
Sous-quartier : Cheminots
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Sérafin Jules LESEUX est né le 29 octobre 1892 à Pernes-Lès-Boulogne, fils de Sérafin Jules LESEUX, journalier, et de Sidonie Marie MIONET.
Sérafin LESEUX était cantonnier à la S.N.C.F. Appelé à la guerre en 1914, il est fait prisonnier à Vaux-devant-Damloup (Meuse) près de Verdun le 18 mars 1916 ; il est interné à Meschède en Allemagne jusqu’à son rapatriement le 29 décembre 1918.
De retour à Saint-Etienne-au-Mont, il reprend son emploi de cantonnier à la S.N.C.F. Marié à Angèle Marie THOMAS, il résidait rue Pasteur à Saint-Etienne-au-Mont. Il est mort pour la France le 2 juin 1944, lors des bombardements aériens rue Roger Salengro à Outreau. 
Source : Recherches de Pascal BERNARD, archive de l’état civil en ligne et archives militaires en ligne ; publié le 11 décembre 2020 sur son site.

Eléments notables de la rue

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Rue Robert Delattre

Quartier : Tour du Renard
Sous-quartier : Cheminots
Date de l’arrêté de dénomination : 28 décembre 1944
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Robert Joseph Vital Delattre (alias Bob) est né le 29 septembre 1914 au N°94 bis rue d’Outreau à Boulogne-sur-Mer.
Fils de Joseph Alphonse Delattre instituteur (né à Isques le 23 mai 1888) et de Charlotte Marie Panot, mariés le 30 octobre 1911 à Isques.
Résistant, Robert Delattre est arrêté en fin du mois de mai 1942 par la Gestapo ; il meurt sous la torture à la prison de Fresnes le 13 mai 1943.
L’acte de décès sera transcrit à Outreau le 11 novembre 1943 à Outreau.
Son corps est de retour à Outreau le 4 juillet 1947 ; à cette occasion une chapelle ardente est dressée dans la salle des mariages de la mairie, où les habitants lui rendant un vibrant hommage.
Son corps est inhumé dans le cimetière d’Outreau le lendemain.

Source : Recherches de Pascal BERNARD, éditées le 10 novembre 2020 sur son site

Eléments notables de la rue

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Rue Raymond Petit

Quartier : Tour du Renard
Sous-quartier : Cheminots
Date de l’arrêté de dénomination : 28 décembre 1944
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Raymond Petit est né le 26 août 1891. Il est le fils de Sylvain Henri Petit, journalier, et d’Adelina Sailly, ménagère (1868-1904).
Il demeure à Airon-Saint-Vaast quand il est incorporé le 10 octobre 1912 comme apprenti marin ; nommé matelot 3ème classe le 2 décembre 1913, puis matelot 1ère classe le 1er juillet 1916, il finit comme quartier maître canonnier le 1er octobre 1918. Démobilisé le 16 août 1919, il emménage au 30 rue Jacques Dumont à Boulogne-Sur-Mer, puis se marie le 3 septembre 1919 avec Marguerite Marie Ribeau.
Le 1er mars 1920 il est classé dans la section des chemins de fer à Boulogne-sur-Mer ; en juillet 1927 il devient chauffeur de route et réside au N° 24 rue des anglaises à Boulogne-Sur-Mer. 
Il est mort pour la France le 6 juin 1940 à la gare de Courses à Chantilly, transcrit à Outreau le 31 octobre 1940 à Outreau.

Recherches de Pascal BERNARD, archive de l’état civil en ligne et archives militaires en ligne ; publié le 11 décembre 2020 sur son site.

Eléments notables de la rue

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Rue Jules Lonquéty

Quartier : Centre
Sous-quartier :
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : Rue de l’Enfer
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Jules Lonquéty

Jules César Lonquéty était un industriel chimiste, né le 27 octobre 1818 à Boulogne-sur-mer et décédé le 29 juin 1897 au château d’Outreau, dont ne subsiste aujourd’hui que la tour sur la place.

Il a notamment créé avec son frère Pierre la Société des ciments Demarle et Lonquéty en 1856, l’implante à Outreau en 1859 ; elle devient la Société des ciments français et des Portland de Boulogne-sur-mer en 1876, le plus important établissement de chaufournerie de France [Marrey, Bernard Louis Bonnier, 1988, Louis Bonnier: 1856-1946SOCIÉTÉ DES CIMENTS FRANÇAIS et des Portland de Boulogne-sur-Mer et Cie des Portland de Desvres | Issuers | DFIH, , ]. Leur ciment Portland a remporté de nombreux prix, de Beauvais à Philadelphie, notamment pour sa contribution au Palais de l’Exposition de Paris de 1867 [Demarle, Lonquety & Cie, , Ciment Portland de la marque Demarle, Lonquety & cie., Boulogne-s-mer.].

Jules Lonquéty était également actionnaire des Fonderies et Aciéries de Paris-Outreau et Montataire (A.P.O.), agent consulaire d’Italie à Boulogne-sur-mer jusqu’en 1879 et (comme inscrit sur le fronton) président du Conseil de Fabrique de 1873 à 1891 — une assemblée chargée de la récolte et l’utilisation des fonds pour la paroisse, à laquelle il légua une partie de ses biens.

Veuf de Mathilde Charlotte Mathorez (1821-1875), il lui fait bâtir cette chapelle en 1876 [Monuments à chapelle funéraire de la famille Jules Lonquety, , ], où il l’a rejointe en juillet 1897 avec 7 autres membres de leur famille. Leur fils Maurice, polytechnicien et ingénieur des Mines, finança à hauteur de 150 000 francs la constitution de la Société Métallurgique d’Outreau, pour le redémarrage des hauts fourneaux outrelois en 1897. Il est associé en 1902 à la création de la nouvelle Société des Aciéries de Paris et d’Outreau (APO) entrant dans son capital pour un quart de ses parts, et en devint administrateur jusqu’à sa mort en 1918 [Détré Jean-Marc, 2024, Outreau – Le Portel – Equihen-Plage par l’image].

Mithilde Mathorez

Elle était mariée à Alfred Bétencourt avec qui elle a un enfant (Alfred Bétencourt, décédé jeune).

Elle s’est remariée avec Jules Lonquéty. Sur l’acte de décès c’est inscrit à l’Asile et en effet il y avait un asile à Bailleul et bien entendu retransmis à Boulogne sans mention (alors que Jules Lonquéty habitait déjà à Outreau).

La lignée Jules Lonquety s’est éteinte en 1938 avec le décès du 2ème petit fils. (Sources : Pascal Bernard).

Pierre Lonquéty, le frère

Pierre Antoine Joseph Lonquéty a donné des bâtiments à Boulogne-sur-mer, où la chapelle des Marins est installée à partir de 1886 [Texier Fabienne, 2013, Boulogne-sur-mer il y a 100 ans en cartes postales anciennes].

Pierre Lonquéty a reçu la Légion d’Honneur en 1863 (Archives Municipales).

Restaurée en 1974, la chapelle disparaît lors d’un glissement de terrain le 25 janvier 1995 ; l’actuelle chapelle est inaugurée le 30 juin 1996, à proximité du site du sanctuaire primitif.

Eléments notables de la rue

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Rue Hippolyte Adam

Quartier : Fraternité
Sous-quartier :
Date de l’arrêté de dénomination : (non connu)
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Hippolyte Adam (1827 – 1901) est un banquier, arrière-petit-fils du fondateur de la Banque Adam, mécène d’art, maire de la ville d’Outreau (1880-1884) et administrateur de chemins de fer.

Famille Adam

Les ancêtres d’Hippolyte furent les fondateurs de la banque Adam et, de père en fils, premiers banquiers de la ville de Boulogne-sur-Mer.

Hippolyte Adam habite dès 1879 au manoir des Masurettes avec son épouse Marie-Pauline-Amélie Perrochaud, fille du docteur et nièce de Paul Perrochaud (fondateur de l’Hôpital maritime de Berck). Dans les premières années, ils y restent avec leurs 4 filles 8 mois dans l’année, passant les 4 restant (l’hiver) à Paris où ils développent leur goût pour les arts plastiques [Détré Jean-Marc, 2024, Outreau – Le Portel – Equihen-Plage par l’image].

Mécène et ami des arts

Mécène et ami des arts, Hippolyte Adam encourage à ses débuts le peintre Jean-Charles Cazin. Ayant repéré dans une galerie parisienne des portraits d’enfants au pastel par un débutant nommé Auguste Renoir, il prie l’artiste de venir passer quelques jours aux Masurettes pour réaliser le portrait de ses deux dernières filles, Madeleine et Suzanne. Les portraits sont exécutés en 1887, dans le grand salon rose du premier étage des Masurettes [Détré Jean-Marc, 2024, Outreau – Le Portel – Equihen-Plage par l’image].

Lorsque Madeleine est âgée de 15 ans, ses parents recherchent un artiste pour réaliser son portrait ainsi que celui de sa soeur Suzanne.
C’est le compositeur Charles Gounod, ami de la famille, qui présente Renoir à la famille Adam. Ayant vendu peu de toiles au cours des dernières années, Renoir accepte l’offre de Monsieur et Madame Adam : il vient passer quelques jours dans leur propriété d’Outreau près de Boulogne-sur-Mer pour réaliser les deux portraits. On sait que Renoir détestait quitter son atelier de la rue Saint-Georges à Paris et qu’il trouvait l’exécution des portraits fastidieuse.
Madeleine Adam relate 45 ans plus tard dans des cahiers manuscrits rédigés à l’attention de sa famille, le séjour du peintre. Les séances de pose ont lieu dans le grand salon rose du château. Cependant, Renoir refuse de peindre dans ce décor hétéroclite d’objets anciens et commence par punaiser au mur un grand drap pour le cacher.
“Il fait une première esquisse à la sanguine [c’est l’oeuvre aujourd’hui présentée à la vente] pour choisir le cadrage et établir la position de ma tête et de mes mains ; satisfait de son travail, il attaque ensuite une nouvelle feuille de papier qu’il travaille avec des pastels, technique que Degas lui avait fait apprécier” (cahier personnel de Madeleine Adam, archives familiales).
Le Portrait au pastel est aujourd’hui conservé dans une collection privée américaine.
Les cahiers évoqués plus haut, rédigés par Madeleine à la fin de sa vie, témoignent de sa prodigieuse mémoire et d’un talent littéraire certain. Elle décrit 45 ans après, précisément, la manière dont se déroule une séance de pose. Si le peintre scrute le modèle, Madeleine, elle, observe ce dernier rigoureusement et le décrit au travail. Elle dresse aussi un portrait physique de Renoir : “Ce qui m’a le plus frappé, c’était ses yeux : des yeux en partie cachés par de gros sourcils broussailleux, marron tirant sur le jaune. Sa vue était perçante, mais toujours avec l’air de rire, d’être joyeux et de percevoir le côté cocasse des choses. Son expression était un mélange d’ironie et de tendresse, de blague et de volupté, bien, qu’il eût aussi l’air d’un grand timide…”.

Hippolyte avait un tempérament d’artiste, musicien passionné, il aimait la peinture et fréquentait les galeries, notamment la Galerie Georges Petit, très en vogue à l’époque. Dans sa collection figuraient des oeuvres de Manet, Degas, Renoir… Hippolyte avait souhaité que sa fille Madeleine soit portraiturée dès l’âge de quatre ans par le peintre Henner. De même, Albert Besnard la représenta au pastel dans sa première robe de bal. En 1899, Madeleine épousa Léon Yeatman. Le couple eut de brillantes relations parmi les artistes dont José Maria Sert, Fritz Thaulow, Jacques-Émile Blanche ou encore Marie Laurencin, les musiciens Fauré et Reynaldo Hahn, les écrivains, Anatole France ou Marcel Proust, ami de jeunesse de Léon [Vente Coutau-Bégarie].

Portrait de Mademoiselle Suzanne Adam, par Auguste Renoir (1841–1919) (61 x 49 cm) - Galerie Hopkins-Thomas-Custot, Paris
Portrait de Mademoiselle Suzanne Adam, par Auguste Renoir (1841–1919) (61 x 49 cm) – Galerie Hopkins-Thomas-Custot, Paris

Eléments notables de la rue

N°1 – Laverie

Depuis le rachat en décembre 2021 par Marie et Jean-Philippe Leclercq, la laverie intègre d’autres services : distributeur automatique de pizzas, puis lockers pour envoi/réception de colis.

N°9 – Ecole élémentaire d’application Jean Jaurès

N°10 – Etablissement d’enseignement supérieur d’Outreau (Espé, ex-Inspé, ex-IUFM)

N°44 – Cabinet médical : Dr Eric Gérard (jusqu’en décembre 2024)

Le Dr Jean Bourguignon y a exercé, puis le Dr Eric Gérard (retraite 31 décembre 2024).

N°89 – Coiffeur

La Perruquière

Tony’Styl (fermé 1 an)

Adel Styl’ Coiffure (Adeline Avisse) depuis 2022… après avoir vu SOS Villages sur TF1 et l’offre de reprise ! (Outreau Mag, juin 2022).

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Rue Fourrier

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Louis Floride Jules Fourrier est né le 25 juillet 1889 à Attin, fils d’Arthur Jean Baptiste Fourrier (tisserand) et de Rosalie Delannoy (cabaretière).
Charron (artisan spécialiste du bois et du métal), il est résistant de 1939 à 1945. Interné du 6 octobre 1943 au 12 mars 1944, il est déporté le 13 mars 1944 et est mort pour la France en déportation le 29 janvier 1945.
Il est décoré à titre posthume de la médaille de la résistance française (décret du 30 septembre 1959).

Source : Wiki Pas-de-Calais

Maurice Fourrier (1921 – août 1944) est un héros de la résistance outreloise. Il réussit à s’échapper du fort de Bondues ; il est tué à l’arme au poing dans le maquis ardennais.

Eléments notables de la rue

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Rue Firmin Blondeel

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination : 28 décembre 1944
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Les deux rues parallèles encadrant le cimetière du centre rendent hommage à des résistants de la Seconde Guerre Mondiale : Firmin Blondeel et André Pantigny.
Firmin Blondeel (1899-1944) est un Outrelois, entré aux Francs-Tireurs et Partisans Français en janvier 1943. Son groupe a notamment attaqué une perception et fait dérailler un train d’explosifs. Il est arrêté en octobre 1943 et fusillé le 9 février 1944 au fort de Bondues.
Il repose dans le cimetière central, auprès de sa femme Marguerite Prudhomme (1897-1972) et leur fils aîné, René Blondeel, également résistant et disparu au camp de Bergen-Belsen en 1944 [Leneveu, Delphine Julien Lucchini, 2014, BLONDÉEL Firmin, Louis. Écrit parfois BLONDEL FirminSite consacré à la ville d’Outreau – Firmin Blondeel et son fils René Blondeel deux Résistants Outrelois morts pour la France., , ].

Portrait de Firmin Blondeel [« Portrait de Firmin Blondeel » – Photographie – 2009.16.2, , ]

Eléments notables de la rue

Bijouterie – Café-restaurant Estienne

A l’angle de la rue Firmin Blondeel – rue de l’Egalité : café-restaurant Estienne (photo sur le site de Pascal Bernard), puis bijouterie vendue en 2023 (louée par paroisse au rez-de-chaussée).

Marbrerie et pompes funèbres Lovergne

Accès à la marbrerie et pompes funèbres Lovergne (à gauche de l’entrée du cimetière) — Beau-père et mari de Mme Lovergne (institutrice avec M. Boulogne en CP à Jean Jaurès).

Ancienne école de musique

A droite de l’entrée du cimetière : bâtiment limite XVIIIè-XIXè siècle, acquis par la commune en 1827 pour servir de presbytère [Monuments à Presbytère, , ]. Il sera utilisé comme ancienne école de musique puis services techniques. Il sera probablement démoli pour agrandir le cimetière du Centre.

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Rue Ernest Desclève

Quartier : Fraternité
Sous-quartier : Socialistes
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Ancien mécanicien de la SNCF, Ernest Desclève (1888 – 1950) a été conseiller général et maire d’Outreau de 1925 à 1943.

Eléments notables de la rue

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Rue Emile Carpentier

Quartier : Fraternité
Sous-quartier :
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Emile Carpentier (1888 – 1948) a été secrétaire de le fédération nationale des Cheminots, maire d’Outreau en 1943-1944 et 1945-1948.

Eléments notables de la rue

Plan (adresse.data.gouv.fr)

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