Rue du Professeur Clerc

Quartier : Tour du Renard
Sous-quartier :
Date de l’arrêté de dénomination : Mars 1964
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Antonin Clerc, né le 18 décembre 1871 à Paris et mort le 6 septembre 1954 à Outreau, est un médecin et professeur français, spécialiste en cardiologie, membre de l’Académie nationale de médecine et officier de la Légion d’Honneur.

Biographie

Jeunesse et vie privée

Antonin Clerc est né au No 61 de la rue Monceau à Paris dans le 8e arrondissement, de Camille Clerc (négociant) et Marie-Françoise Depret[1].

Il se marie le 17 juillet 1898 à Outreau avec Jaqueline Mithilde dite Suzanne Adam, fille du maire outrelois Hippolyte Adam, avec laquelle il aura deux filles : Hélène (née le 14 juin 1899) et Jacqueline (née le 1er janvier 1902)[1].

Sa fille Hélène a été mariée avec Henri Maspero, avec qui elle a eu deux enfants : Jean Maspero et François Maspero[1]. Henri et leur fils Jean, résistants sont morts pendant la Seconde Guerre mondiale, Henri en déportation, et Jean, membre des FTP, au combat. Seule Hélène est revenue des camps de concentration. François trop jeune et épargné est, lui, recueilli pendant la guerre par sa tante Jacqueline.

Sa fille Jacqueline épousa André Ceillier psychiatre expert auprès des tribunaux avec qui elle a eu deux enfants Philippe Ceillier né le 14 Mai 1930 éditeur mort en 2005 et Michel Ceillier né le 1 er Avril 1931 pilote de chasse colonel de l’armée de l’air.

Carrière médicale

Interne des Hôpitaux en 1897, il fut l’élève de Pierre Merklen, de Barié, de Klippel, d’Achard, de Xetter, de Roger et de Vaquez.

Il soutient sa thèse en 1902 sur la « Contribution à l’étude de quelques ferments solubles du sérum sanguin« [2].

Il devient le collègue de Achard, de Vaquez, de Bezançon, en tant que médecin des hôpitaux en 1910[3].

Il est chef du laboratoire de la place d’Epinal en 1915, adjoint technique et médecin consultant de la 21e région en 1916, médecin chef de la clinique des gazés en 1918 et médecin de l’hôpital Lariboisière en 1920[4].

Il est nommé agrégé en 1920 et professeur de clinique médicale à la Pitié en 1934[3].

Président honoraire des Sociétés de Cardiologie et d’Hématologie, ancien vice-président de la société de Biologie, il est docteur honoris causa de l’Université de Laval, membre de l’Académie de Médecine de New-York et membre d’honneur des sociétés de Cardiologie d’Argentine et de Tchécoslovaquie[3].

Antonin Clerc est élu membre de l’Académie de médecine pour la section de médecine le 30 novembre 1935[3].

Publications scientifiques

Antonin Clerc a publié des travaux dans le domaine de la cardiologie, en pathologie médicale générale, en biologie et en thérapeutique[3].

Après sa thèse sur les ferments solubles du sérum sanguin, il met en relief certaines maladies des organes hématopoïétiques en isolant plusieurs syndromes ganglionnaires et spléniques mal connus[3].

Il centre ensuite son activité sur la pathologie cardiovasculaire. Il étudie successivement : les affections valvulaires, les malformations congénitales, l’angine de poitrine coronarienne et surtout les arythmies. Il publie notamment sur les extrasystoles, la tachycardie paroxystique, la dissociation auriculo-ventriculaire, le pouls alternant, l’arythmie complète et décrit l’anarchie ventriculaire. Il réunit tous ces travaux dans un livre intitulé « Les arythmies en clinique » qui paraît en 1925[5].

En 1929, il publie son Précis des maladies du cœur et des vaisseaux (2e édition en 1955)[6]. Souhaitant compléter ces études cliniques par le contrôle expérimental, il fréquente les laboratoires de biologie et publie avec C. Pezzi sur l’appareil cardio-inhibiteur et les voies de conduction du cœur de lapin ; sur le rythme septal ; sur la ligature expérimentale des coronaires ; sur l’action de la nicotine sur le cœur isolé de quelques mammifères ; sur l’action, enfin, de la quinine, de la quinidine et de leurs isomères chez l’animal et chez l’homme[3].

Amateur d’art : peintures, musique, botanique

Son activité scientifique l’oriente vers l’art en médecine, comme en témoignent ses publications sur l’examen des Fresques de Mantegna à Mantoue, le nanisme en Peinture, l’iconographie de la pendaison de Judas. Il avait visité tous les musées d’Europe[3].

Il avait rencontré dans sa jeunesse Tchaïkovski et Fauré[3]. Il aurait été auteur de compositions[1].

Enfin, amateur de botanique et d’entomologie, il avait arborisé sa demeure secondaire à Outreau et s’était spécialisé dans l’étude des curculionidés, dont il s’était constitué une des plus belles collections connues[3]. Ainsi qu’au domaine du Layet près du Lavandou qu’il affectionnait de fréquenter également.

Le Professeur Clerc à Outreau

Le professeur Antonin Clerc avait à Outreau une résidence secondaire construite vers 1850 par le Docteur Pierre Perrochaud, grand-père maternel de son épouse Suzanne Adam (fille du maire d’Outreau Hippolyte Adam et de Marie Pauline Amélie Perrochaud). Après la seconde guerre mondiale, les gens avaient renommé la villa Perrochaud le château Clerc[1], bien que le petit-fils François Maspero signale n’avoir jamais entendu le terme de château dans son roman Des saisons au bord de la mer[7].

La résidence était au 40 route d’Equihen, renommée rue André Pantigny en 1980[1].

Elle fut détruite dans les années 1960 et remplacée en 1966 par un collège d’enseignement technique puis lycée professionnel nommé lycée Professeur Clerc[8]. Le lycée a conservé une partie des arbres plantés par le Antonin Clerc ; un d’entre eux est actuellement dans un cabinet médical situé au 20 de la rue André Pantigny.

À proximité du lycée, une rue d’Outreau porte également le nom de rue du Professeur Clerc.

Références

  1. ↑ Revenir plus haut en :a b c d e et f « Site consacré à la ville d’Outreau – Le professeur Clerc [archive] », sur sites.google.com (consulté le )
  2.  « Contribution à l’étude de quelques ferments solubles du sérum sanguin / Antoine Clerc (thèse, 1902) [archive] », sur www.sudoc.abes.fr (consulté le )
  3. ↑ Revenir plus haut en :a b c d e f g h i et j « CTHS – Clerc Antonin Pierre [archive] », sur cths.fr (consulté le )
  4.  Antonin Pierre Clerc, Titres et travaux, S.l., s.n., 1920 (lire en ligne [archive])
  5.  Antonin Clerc, Les arythmies en clinique, Masson et cie, 1925 (lire en ligne [archive])
  6.  Antonin Clerc, Pathologie médicale du coeur et des vaisseaux, Masson, 1955 (lire en ligne [archive])
  7.  François Maspero, Des saisons au bord de la mer, Paris, Éditions du Seuil, 2009, 171 p. (ISBN 978-2-02-099263-3lire en ligne [archive])
  8.  « L’Historique [archive] », sur www.lycee-clerc.fr (consulté le )

Eléments notables de la rue

Maison de services

En novembre 2021, un concours d’architecture a réuni 42 propositions. Celle retenue est en parement de briques de Marquise. La maison des services a débuté en avril 2023 (3,3M€, dont 1,3M€ par la Région et 0,3M€ de subvention ANRU). Elle regroupe une ressourcerie, un atelier réparation, un atelier insertion, une cuisine pédagogique, le CCAS, un espace petite enfance…

Plan (adresse.data.gouv.fr)

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Rue du Biez

Quartier : Centre
Sous-quartier :
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
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Position :
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Maréchal Oudart du Biez

Oudart (ou Oudard) du Biez est né vers 1475 à Lebiez (à l’Est d’Etaples, Pas-de-Calais). Issu de la noblesse de l’Hesdinois et du Boulonnais, il est au service de Louis XII puis François Ier pour les guerres d’Italie.

En 1539, le maréchal de Montejean décède et sa charge reste vacante, en signe de volonté de paix entre le roi François Ier et l’Empereur Charles Quint. En 1541, la reprise de la guerre incite François Ier nommer un troisième maréchal de France, pour défendre le front nord : Oudart du Biez, lieutenant-général de Picardie, obtient ainsi cette charge.

En 1544, il défend pendant 3 mois Montreuil-sur-Mer, assiégée par le roi d’Angleterre Henri VIII (1491 – 1547) et l’empereur Charles Quint (1500 – 1558). Il échoue à défendre et reprendre la ville.

En 1544, le roi d’Angleterre Henri VIII veut détourner d’Italie les armées françaises de François Ier : il fait attaquer Boulogne-sur-Mer par le duc de Suffolk. Après 60 jours de siège, Boulogne tombe aux mains anglaises le 14 septembre.

En 1545, l’armée française de François Ier s’installe alors sur la colline d’Outreau, où le maréchal Oudart du Biez fait construire la forteresse Villeneuve-Montplaisir. La tentative échoue.

Son gendre, Jacques Ier de Coucy, seigneur de Vervins, gouverneur militaire de Boulogne-sur-Mer qui avait perdu la ville en 1544, est accusé de haute trahison et lèse-majesté pour son abandon de la ville (avant l’arrivée de l’armée royale) : il est exécuté le 5 juin 1549 [El Hage, Fadi, 2008, ].

A partir de juillet 1548, Oudart du Biez est jugé et condamné le 26 juin 1551 à la décapitation. Il est gracié la même année par le roi Henri II (qu’il avait consacré chevalier auparavant) : il est ainsi le dernier maréchal à avoir été destitué sans subir la peine capitale. A la place, il reste enfermé 3 ans au château de Loches. Il est libéré et meurt à Paris en 1553. Sa mémoire est réhabilitée en 1575, ainsi que celle d Jacques de Coucy-Vervins.

Quant à Boulogne, après une longue négociation, contre rançon, le roi anglais Edouard VIII et le roi Henri II signent le traité d’Outreau (ou de Capécure) le 24 mars 1550 pour rendre la ville à la Couronne de France [Détré Jean-Marc, 2024, Outreau – Le Portel – Equihen-Plage par l’image].

Eléments notables de la rue

Hôtel de ville / mairie

L’actuelle mairie a été conçue par l’architecte Grosbois en 1986 ; la précédente était située place Léon Blum, à l’emplacement de l’actuel centre Phénix.

Le premier bailli d’Outreau est Laurent du Hill (1338-1340) [Centre culturel et social Jacques Brel, 2005, Outreau d’hier à aujourd’hui]. Le premier maire était Antoine Davault de Tihen (1790-1792).

Depuis Maurice Gournay (1919), tous les maires sont socialistes (SFIO puis PS, sous Raymond Splingard).

Liste des maires d’Outreau, affichée en mairie.

Comité Local des Oeuvres Sociales (C.L.O.S.)

Le CLOS est une association locale à destination des personnels municipaux, inscrite à l’Insee depuis 1984 [Fiche Insee].

N°1 – Ecole maternelle municipale, Antoine de Saint-Exupéry

L’école maternelle municipale de la rue du Biez a été créée entre 1933-1938. L’architecte était Marcel Bonhomme, avec les bétons armés Hennebique. L’école comprenait un pavillon de logements pour la directrice et ses adjoints, classes, solarium, logement de gardien et aire de jeux (bac à sable et volières) [Ecole maternelle municipale, rue du Biez, Outreau (Pas-de-Calais), , FranceArchives].

Ducasse d’Outreau

A la fin de l’Ancien Régime, un rassemblement appelé Ducasse se tient chaque année sur la place publique d’Outreau.
Le 25 juin 1789, une sentence de police rappelle les consignes de sécurité : « la place publique se trouve tellement obstruée qu’il est impossible à un voiturier d’y passer, et les gens de pied même ont peine à circuler dans la place et à se débarrasser de la foule qui s’y trouve, que cette obstruction et foule proviennent d’un côté de ce que les marchands établissent leurs baraques ou hayons sans ordre…. Que rien n’est plus contraire à la police qui ne permet pas qu’on obstrue les places et chemins publics, et qu’il devient nécessaire pour la sûreté publique de rétablir le bon ordre à cet égard… » [Détré Jean-Marc, 2024, Outreau – Le Portel – Equihen-Plage par l’image]

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Rue Arthur Gosselet

Quartier : Tour du Renard
Sous-quartier : Cheminots
Date de l’arrêté de dénomination : 28 décembre 1944
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
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Position :
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Arthur Gosselet est né le 4 mars 1901 à Proville (59), fils de Louis Achille Gosselet, épicier, et Léa Marie Payen.
Marié à Boulogne-Sur-Mer le 1er mars 1924 avec Elise Lerat, il est mort pour la France le 5 mars 1941 à Boulogne-Sur-Mer en service à son poste au cours d’un bombardement aérien anglais sur la gare des courses à Chantilly.
Cité à l’ordre de la SNCF le 13 novembre 1942, il reçoit le 31 août 1943 à titre posthume la médaille de bronze du courage et du dévouement.

Source : recherches de Pascal BERNARD sur son site.

Eléments notables de la rue

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Rue Antoine Minet

Quartier : Tour du Renard
Sous-quartier : Cheminots
Date de l’arrêté de dénomination : 28 décembre 1944
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Antoine Maurice MINET est  né le 20 avril  1892 à Lille, fils de Jean-Baptiste Minet, facteur chef au chemin de fer, et Mélanie Tancré.
Antoine Minet était employé au chemin de fer. Il participe à la grande guerre dès la déclaration de l’Allemagne ; il est libéré du service militaire le 9 août 1919 et se retire au N°90 rue de gare à Templemars. Il se marie à Madeleine Lefebvre le 8 septembre 1917.
Le 21 octobre 1919 il est affecté comme manœuvre aux chemins de Fer du Nord à Boulogne-Sur-Mer et devient chauffeur mécanicien. En juillet 1927 il réside au 82 rue Thiers.
Le 10 mai 1940 il quitte la gare de Boulogne-sur-Mer  avec un convoi de troupe pour la Belgique ; le convoi est bombardé par l’aviation allemande à Esschen en Belgique le 5 juin. Blessé, il décède le 6 juin 1940 à l’hôpital d’Anvers en Belgique.

Source : recherches de Pascal BERNARD, sur son site.

Eléments notables de la rue

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Rue Alfred Siabas

Quartier : Tour du Renard
Sous-quartier : Cheminots
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Alfred François SIABAS est né le 1er août 1895 rue du Calvaire à Boulogne-sur-Mer, fils de Emile Louis Siabas marin et de Louise Delcourt ménagère.
Incorporé le 22 mars 1915 au 1er dépôt de la flottille à  Cherbourg, il est affecté à partir du 3 mars 1916 sur le croiseur cuirassé « Jules Ferry » puis « Jules Michelet », le cuirassé « République », le torpilleur « Sphendoni », le cuirassé « Vérité » ; il termine en janvier 1918 sur le torpilleur « Tonkinois », avant de rejoindre le dépôt de la flottille de Cherbourg le 8 octobre 1919. Il rentre enfin chez lui place au 4 Saint Pierre à Boulogne-sur-Mer.
Alfred Siabas se marie le 7 février 1921 avec Marie Jeanne Renoux, à Boulogne-Sur-Mer. 
Chauffeur de route à la SNCF au dépôt de Boulogne-sur-Mer, Alfred Siabas est est tué en service lors des bombardements aériens à Chantilly, au Champs de Courses le 6 juin 1940. Il repose au cimetière nord de Boulogne avec la mention « Mort pour la France ».

Source : Pascal BERNARD sur son site.

Eléments notables de la rue

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Rue Alfred Letailleur

Quartier : Tour du Renard
Sous-quartier : Cheminots
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Alfred Letailleur est né le 4 septembre 1918 à Boulogne-Sur-Mer, fils de Charles Jean Letailleur et de Juliette Hatron.
Cantonnier à la S.N.C.F., il est mort pour la France le 25 mai 1944 à la gare d’Hazebrouck. Transcrit à la mairie d’Equihen-Plage le 4 août 1944. Il est enterré au cimetière d’Outreau avec ses parents et son frère Charles Letailleur lui aussi mort pour la France (1915-1944).
Son frère Charles Letailleur était résistant, mort pour la France en captivité à Munich le 11 juillet 1944.
Tous deux sont inscrits sur le Monument aux Morts d’Outreau.

Source : Recherches de Pascal Bernard sur son site.

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Rue Philippe Dufour (ex-impasse du Professeur Clerc)

Quartier : Tour du Renard
Sous-quartier :
Date de l’arrêté de dénomination : Conseil municipal du 19 septembre 2025
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Philippe Dufour (28 octobre 1963 — 29 avril 2024) était professeur d’éducation musicale au collège Albert Camus depuis le 1er septembre 1988. Tous les Outrelois passés au collège entre 1988 et 2020 ont eu le plaisir de l’avoir en cours !

Né à Boulogne-sur-Mer, il avait été clarinettiste au sein de la fanfare d’Outreau. Il a également créé la section musique du lycée Auguste Mariette de Boulogne-sur-Mer (reprise par Maurice Brouiller en 2005).

La maison de services est également nommée Espace Philippe Dufour (Outreau Mag, septembre 2025).

Eléments notables de la rue

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Impasse Capet

Quartier : Manihen-Salengro
Sous-quartier :
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Nom d’une très ancienne famille de jardiniens horticulteurs habitant dans cette ruelle.

Eléments notables de la rue

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Boulevard Raymond Splingard

Quartier : ZAC – Centre
Sous-quartier : non
Date de l’arrêté de dénomination : 8 novembre 1997
Ancienne dénomination : Boulevard des Acacias
Début de la voie : Chemin de Gravois
Fin de la voie : Rue André Pantigny
Nombre d’adresses sur la rue : 54
Position : 50,6967 N – 1,5832 E
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Raymond Splingard (Hirson, 26 janvier 1912 – 14 juin 1995) vient au monde à Hirson, dans l’Aisne. Comptable dans une fabrique de céramique à Boulogne-sur-Mer, il adhère à la SFIO (puis PS) à dix-huit ans, puis ouvre à Outreau un commerce de combustibles : un négoce de charbon.

Ajoint au maire à partir de 1945, il est élu maire le 4 octobre 1952 et le restera jusqu’en mars 1983 : trente années, le plus long mandat parmi les maires d’Outreau recensés depuis 1907, et il joue un rôle majeur dans la reconstruction d’une ville détruite à 90 %[1, 2].

Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale[2], il est déjà, comme adjoint aux finances de l’immédiat après-guerre, à l’origine d’une décision qui marqua durablement la ville : la municipalité bâtit sous son impulsion plusieurs centaines de baraquements provisoires — la cité d’urgence du hameau de La Salle (50 logements en 1954), puis les cités des Cheminots, du Biez, Jules Michelet, Paul Bert, de la Verte Voie, Roger Salengro, de l’Égalité, Auguste Comte et la Cité République[3]. En 1980, c’est lui encore qui fait renommer la rue d’Equihen en rue André Pantigny, en hommage au résistant mort à Gross-Rosen[4] — la rue même où s’achève aujourd’hui son boulevard.

Il est également conseiller général du canton de Samer de 1958 à 1982, désigné pour siéger au sein du conseil régional de 1974 à 1979 (après avoir été suppléant de Jeannil Dumortier de 1962 à 1973).

Dans le cadre des élections sénatoriales de 1974, il est présent sur la liste de Bernard Chochoy, mais n’est pas élu ; en 1981, lors de l’entrée de Marcel Wacheux à l’Assemblée Nationale, il lui succède au siège de sénateur. Il siège au Sénat du 22 juin 1981 au 2 octobre 1983[1] où il rejoint la commission des affaires culturelles puis celle des affaires économiques. En 1983, à 71 ans, il ne se représente pas dans le cadre des élections sénatoriales et se retire donc de la vie politique.

Raymond Splingard, portrait officiel de sénateur (1981-1983). Source : Sénat — tous droits réservés.
Le robinier faux-acacia en fleur : jusqu’en 1997, le boulevard s’appelait « boulevard des Acacias », au milieu des voies de la ZAC baptisées d’arbres (place des Acacias, rue des Tilleuls, allée des Ormeaux…). Photo Ввласенко ; CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Éléments notables de la rue

Le boulevard descend du nord-est (n° 2, à l’angle de la rue André Pantigny) vers le sud-ouest et le Mont-Soleil (n° 250).

Ancienneté du bâti (1910-2014)

Le boulevard mêle des maisons anciennes et des constructions très récentes : le n° 2 date de 1910, les n° 4 et 6 de 1926, le n° 9 de 1960 et le n° 3 de 2014[5]. C’est la marque d’une voie ancienne, longtemps bordée de fermes et de maisons, que la ZAC est venue prolonger et densifier.

Le calvaire de la Croix Madame

Une petite croix de pierre se dressait sur la voie d’Outreau à Equihen, au lieu-dit la Croix Madame. En 1860, la famille Dupont, agriculteurs à La Salle, en offre une nouvelle, plantée sur son terrain ; le 8 octobre 1862, le curé d’Outreau Jules Létendart la bénit devant neuf mille personnes. Bombardé pendant la Seconde Guerre mondiale, le calvaire est restauré le 15 août 1950 : un cortège de cavaliers et de groupes escorte le char portant le nouveau Christ depuis l’église d’Outreau jusqu’au calvaire, par la rue de l’Égalité et la route d’Equihen, parées pour l’occasion de filets de pêche piqués de fleurs. Il sera de nouveau restauré après la tempête de janvier 1990[3].

Les services techniques, dans l’ancienne ferme de La Salle

En face de la maison médicale, à deux pas du calvaire, les services techniques municipaux et les serres de la ville occupent les bâtiments d’une ancienne ferme.

Le lieu vient de loin : reconstruite après les bombardements des 8 et 9 septembre 1943 qui ravagèrent le manoir de La Salle, la ferme fut exploitée par la famille Chivet, puis, au début du XXe siècle, par les familles Fayeulle et Delattre-Fayeulle[6].

En 1997, la veuve d’Edmond Sauvage — descendante des frères Dupont, ceux-là mêmes qui avaient offert la croix du calvaire — s’en sépare au profit de la ville d’Outreau, qui exerce son droit de préemption ; les bâtiments deviennent entrepôt, serres et services techniques[3].

N°21 – Maison médicale du Mont-Soleil

Une des premières maison de santé pluridisciplinaire (MSP) de la région, ouverte le 1er octobre 2011, sous l’impulsion des Drs. Benoit Tavernier, Denis Deleplanque, Frédéric Leclercq[7].

N°130 – Du grand P.G. à Supeco

Le n° 130 est le centre commercial du Mont-Soleil, et son histoire est celle d’une longue succession d’enseignes.

Rue Jules Michelet, le « Prix Gros » ouvre en 1966 ; il deviendra le petit P.G. le jour où le grand P.G. et sa galerie marchande ouvriront au quartier du Mont-Soleil[2].

Le magasin passe ensuite sous enseigne Champion jusqu’à la fin des années 2000[8], puis sous celle de Carrefour Market (« Outreau Soleil »), avant de devenir le Supeco d’aujourd’hui, exploité par la société Nathys[8]. La galerie abrite notamment une boucherie et un salon de coiffure.

N°250 – Alprech Filets

Au bout du boulevard, Alprech Filets — qui doit son nom au cap d’Alprech voisin — est une maison d’articles de pêche fondée en 1982, d’abord installée rue Saint-Michel[8]. Le Outreau Mag annonçait en son temps son installation chemin de Ningles, « sur un terrain qu’elle a pu racheter au CAT » — l’actuel ESAT, quelques centaines de mètres plus haut sur ce même boulevard. Aux filets de pêche, l’entreprise avait ajouté les filets brise-vue et brise-vent, vendus « à partir de 9 F le m² »[9]. Devenue Société Nouvelle Alprech Filets en 2001, elle est établie au n° 250 depuis janvier 2025 et dispose aussi d’un site à Capécure[8].

Le parc du Mont-Soleil

Le haut du boulevard donne sur le Mont-Soleil, le grand parc d’Outreau : dix-sept hectares d’aires de jeux, d’animaux, de courts de tennis et un mini-golf[2].

Le lieu porte pourtant une mémoire lourde. En 1944, la hauteur était un point d’appui allemand (Stp 256, « Wegerich »), ceinturée de mines et de barbelés, armée de six canons lourds de DCA, et marquait le sud de l’objectif « Buttercup » des plans canadiens[2].

Le parc s’étend toujours sur des bombes et des blockhaus[2] : le 20 avril 1954, malgré les barbelés et les panneaux « accès interdit », l’éclatement d’un obus y tua un enfant et en blessa trois autres[10].

Institut Médico-Educatif (IME) Mont-Soleil

Créé en 1975, l’IME Mont-Soleil accueille des enfants et adolescents de 6 à 21 ans, avec une déficience mentale, avec ou sans trouble associé. Il propose un accompagnement éducatif, pédagogique et thérapeutique pour les enfants (6-11 ans), les adolescents (12-15 ans) et les jeunes (16-20 ans) qui ont des immersions quotidiennes en ESAT.

Certains élèves bénéficient d’immersion dans des unités d’enseignements externalisées (école primaire Jean Macé, lycée Clerc). En 2023, l’IME accueille 69 enfants et 12 éducateurs spécialisés.

Etablissement et Services d’Aide par le Travail (ESAT, ex-CAT)

L’ESAT d’Outreau est ouvert depuis 1984. Il est l’un des 6 établissements à proximité avec l’ESAT du Boulonnais (sur le Bd de la Liane depuis 1962), les Ateliers Maurice Dehay d’Etaples (depuis 1966), L’Arche les Trois Fontaines à Ambleteuse (depuis 1972), La Vie Active de Parenty (depuis 1985) et l’APCO de Wimille (depuis 1996).

En 2023, l’ESAT d’Outreau accueille 112 travailleurs en situation de handicap : conditionnement, logistique et transport (étiquetage, collage, pliage, mise sous film, conditionnement, colisage), espaces verts et paysagers (entretien), impression, reprographie et marquage (brochage, encartage, façonnage).

Commerces, équipements et associations

  • au n° 2, le cabinet du Dr Mathilde Carré, installée en mai 2026 : la première pédiatre libérale de la ville[11] ;
  • au n° 16, une chirurgienne-dentiste (Cecilia Caux, 2021)[8] ;
  • au n° 21, à la maison médicale, le siège de la CPTS Opale Sud (communauté professionnelle territoriale de santé, 2020) et une sage-femme (Camille Diers-Marie, depuis 2014) ;
  • au n° 22, une chirurgienne-dentiste (Pauline Valcke, 2014) ;
  • au n° 68, un cabinet dentaire (Raphaël Fautrad, 2024) ;
  • au n° 120, un garage automobile (ABZ Francis, 2014) ;
  • au n° 130, dans la galerie du centre commercial, la boucherie Enzodrey (2023, qui a succédé aux Boucheries J’M), un salon de coiffure (Kell’Coiffure, 2020) et Les Maisons des enfants de la Côte d’Opale (2011) ;
  • au n° 200, un cabinet paramédical (Caroline Kolb, 2020) ;
  • au n° 210, un centre de contrôle technique (Dekra – Auto Bilan France), après le Contrôle automobile du Boulonnais (2005) ;
  • et, le long du boulevard, le logement-foyer et foyer-restaurant pour personnes âgées du CCAS (depuis 1984) et un ancien centre de construction des lignes d’Orange (1991)[8].

Plan (OpenStreetMap)

Références

  1. Guide d’Outreau d’hier à aujourd’hui (Centre culturel et social Jacques Brel) — liste des maires d’Outreau (Raymond Splingard, négociant en charbon, SFIO puis PS, maire d’octobre 1952 à mars 1983) ; les résistants outrelois.
  2. Jean-Marc Détré, Outreau – Le Portel – Equihen-Plage par l’image (2024) — les baraquements provisoires bâtis sous l’impulsion de Raymond Splingard, adjoint aux finances ; le calvaire de la Croix Madame.
  3. Sébastien Chochois, Le blog d’un jeune militant et élu d’Outreau (62) — la rue d’Equihen renommée rue André Pantigny par Raymond Splingard en 1980.
  4. Base de données nationale des bâtiments (BDNB / GoRenove) — gorenove.fr/adresse.
  5. La Voix du Nord, 1er octobre 2016 — la maison de santé pluridisciplinaire du Mont-Soleil.
  6. Michaël Rochoy, « Les médecins à Outreau », Atelier de mémoire populaire d’Outreau, Bulletin n° 30 (2026).
  7. Insee, répertoire Sirene, établissements du boulevard Raymond Splingard à Outreau — Annuaire des entreprises.

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