Square Emilienne Moreau-Evrard (ex-château Gonsart, maison Lajouanique)

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination : 9 mai 2025
Ancienne dénomination : non nommé (site de l’ex-maison Lajouanique / château Gonsart)
Début de la voie :
Fin de la voie :
Nombre d’adresses sur la rue :
Position : 50,7046 N – 1,5917 E
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Aménagé sur l’ancien site de la maison Lajouanique et dénommé par arrêté du 9 mai 2025, le square honore Émilienne Moreau-Évrard (1898-1971), figure de la Résistance française — comme la rue voisine, dans le sous-quartier des Résistants.

Émilienne Moreau naît le 4 juin 1898 à Wingles et meurt le 5 janvier 1971 à Lens. À 17 ans, lors de la bataille de Loos (25 septembre 1915), elle renseigne les troupes britanniques sur les positions allemandes et prend part au combat ; le général Foch la cite à l’ordre de l’Armée — la première citation de ce type pour une femme — et elle reçoit la Croix de guerre 1914-1918 ainsi que des distinctions britanniques (Military Medal, Royal Red Cross)[1, 2]. Institutrice, elle épouse en 1934 le dirigeant socialiste Just Évrard. Sous l’Occupation, elle entre en résistance dès la fin de 1940 (pseudonymes « Jeanne Poirier », « Émilienne la Blonde »), agent de liaison des réseaux Brutus et La France au combat ; elle gagne Londres le 7 août 1944 et s’exprime sur la BBC. Le général de Gaulle la fait Compagnon de la Libération par décret du 11 août 1945 et la décore à Béthune — l’une des six femmes à recevoir cette distinction. Elle publie en 1970 ses mémoires, La Guerre buissonnière[1].

Émilienne Moreau, « l’héroïne de Loos », carte postale vers 1915 (domaine public, Wikimedia Commons).

Éléments notables de la rue

Le château Gonsart (édifié vers 1815-1820)

À l’angle de la rue de l’Égalité et de la rue Auguste Comte, une grande maison de maître est édifiée entre 1815 et 1820 pour la famille Gonsart, au milieu d’un parc, sur un emplacement où se trouvaient trois fermettes[3, 5]. Claude Antoine Gonsart (1757-1793), syndic d’Outreau, est l’un des administrateurs élus en 1790 pour former le Directoire du département ; son fils Louis Marie Antoine Gonsart (1791-1875) est maire d’Outreau de 1832 à 1848 et meurt sans descendance[3, 6, 7].

La maison Lajouanique (1927 – v. 2013)

Après les Gonsart, la propriété passe à la famille Hibon de Frévent-Roussoulet dite de Liffiac, avant d’être achetée en 1927 par Léon Lajouanique, puis transmise en 1969 à la famille Lajouanique-Creton[3, 5]. Laissée à l’abandon et dégradée, non classée au patrimoine, elle est rasée en 2013[3] sous le mandat de Thérèse Guilbert, laissant place au nouveau monument aux morts.

Le parc, la Cité des Fleurs et la Résidence de l’Europe

Après la Seconde Guerre mondiale, le parc du château est amputé pour accueillir la Cité des Fleurs, logements provisoires d’origine britannique[5], remplacés en 1992 par les 46 logements de la Résidence de l’Europe.

Le monument aux morts (depuis 2015) et le square (2025)

Le monument aux morts d’Outreau (avec la stèle du sculpteur Augustin Lesieux, inaugurée le 5 février 1922[4]) a été déplacé sur le site de l’ancienne maison Lajouanique, l’implantation précédente manquant de place pour accueillir les cérémonies en sécurité ; ce nouvel emplacement est inauguré le 8 mai 2015[4]. La place est ensuite dénommée « square Émilienne Moreau-Évrard » par arrêté du 9 mai 2025.

Plan (OpenStreetMap)

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Références

  1. Ordre de la Libération, Émilienne Moreau-Évrard — lien.
  2. Émilienne Moreau-Évrard, Wikipédia — lien.
  3. Pascal Bernard, La maison Lajouanique, Site de Pascal Bernard d’Outreau — lien.
  4. Pascal Bernard, Le monument aux morts d’Outreau, Site de Pascal Bernard d’Outreau — lien.
  5. Atelier de Mémoire Populaire et d’Histoire Locale d’Outreau, La maison Lajouanique, Bulletin n° 10, novembre 2015.
  6. Atelier de Mémoire Populaire et d’Histoire Locale d’Outreau, Les maires d’Outreau : la famille Daguebert-Moreau de Vernicourt, Bulletins n° 18 (novembre 2019) et n° 19.
  7. Jean-Marc Détré, Outreau, Le Portel, Equihen-Plage par l’image.

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Square Jean Moulin

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Jean Moulin (Béziers, 20 juin 1899 – près de Metz, 8 juillet 1943) est un haut fonctionnaire et résistant français.

Préfet sous la Troisième République, il refuse de collaborer avec l’occupant allemand en 1940 et est révoqué par le régime de Vichy. Envoyé par le général de Gaulle, il joue un rôle central dans l’unification des mouvements de Résistance intérieure et préside la première réunion du Conseil national de la Résistance en mai 1943.

Arrêté par la Gestapo à Caluire-et-Cuire en juin 1943, il meurt des suites de sévices lors de son transfert en Allemagne.

Eléments notables de la rue

Plan (adresse.data.gouv.fr)

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Square Charles de Gaulle

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : Cité provisoire Jules Michelet
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Eléments notables de la rue

Plan (adresse.data.gouv.fr)

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Rue Fourrier

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Louis Floride Jules Fourrier est né le 25 juillet 1889 à Attin, fils d’Arthur Jean Baptiste Fourrier (tisserand) et de Rosalie Delannoy (cabaretière).
Charron (artisan spécialiste du bois et du métal), il est résistant de 1939 à 1945. Interné du 6 octobre 1943 au 12 mars 1944, il est déporté le 13 mars 1944 et est mort pour la France en déportation le 29 janvier 1945.
Il est décoré à titre posthume de la médaille de la résistance française (décret du 30 septembre 1959).

Source : Wiki Pas-de-Calais

Maurice Fourrier (1921 – août 1944) est un héros de la résistance outreloise. Il réussit à s’échapper du fort de Bondues ; il est tué à l’arme au poing dans le maquis ardennais.

Eléments notables de la rue

Plan (adresse.data.gouv.fr)

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Rue Firmin Blondeel

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination : 28 décembre 1944
Ancienne dénomination :
Début de la voie : rue de l’Égalité
Fin de la voie : rue Jules Lonquéty
Nombre d’adresses sur la rue : 14
Position : 50,7044 N — 1,5919 E
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Les deux rues parallèles qui encadrent le cimetière du centre rendent hommage à des résistants de la Seconde Guerre mondiale : Firmin Blondeel et André Pantigny. L’arrêté de dénomination date du 28 décembre 1944.

Firmin Blondeel (1899-1944), né à Dannes, boulanger puis requis comme mécanicien, entre aux Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF) et au Front national en janvier 1943, dans le secteur d’Outreau : hébergement de personnes recherchées, sabotages, récupération d’armes[1, 2]. Son groupe attaque une perception et fait dérailler un train d’explosifs — selon le bulletin de l’Atelier de Mémoire Populaire, en juillet 1943 entre Pont-de-Briques et Hesdigneul, deux soldats allemands sont tués[2, 4]. Arrêté le 6 octobre 1943 par la Sipo-SD de Lille et emprisonné à Loos, il est condamné à mort puis fusillé le 9 février 1944 au fort de Bondues[2, 3].

Reconnu « Mort pour la France » (1946) et décoré de la Médaille de la Résistance française (1960), il repose au cimetière central, auprès de son épouse Marguerite Prudhomme (1897-1972) et de leur fils aîné, René Blondeel (1923-1944)[2]. Tourneur et résistant lui aussi, René est arrêté début 1944 aux carrières de Ferques, interné au camp de Voves, puis déporté ; il meurt en déportation, officiellement « en mai 1944 en Allemagne », et est reconnu « Mort pour la France »[1, 5].

Portrait de Firmin Blondeel
Portrait de Firmin Blondeel

Éléments notables de la rue

Bijouterie – Café-restaurant Estienne

À l’angle de la rue Firmin Blondeel et de la rue de l’Égalité : café-restaurant Estienne (photo sur le site de Pascal Bernard), puis bijouterie vendue en 2023 (rez-de-chaussée loué par la paroisse).

Marbrerie et pompes funèbres Lovergne

À gauche de l’entrée du cimetière : marbrerie et pompes funèbres Lovergne, tenues par le beau-père puis le mari de Mme Lovergne (institutrice avec M. Boulogne en CP à l’école Jean Jaurès).

Ancienne école de musique

À droite de l’entrée du cimetière : bâtiment de la limite XVIIIᵉ-XIXᵉ siècle, acquis par la commune en 1827 pour servir de presbytère. Il sera ensuite utilisé comme école de musique, puis par les services techniques, avant une probable démolition pour agrandir le cimetière du Centre.

Cabinet médical (n° 5) et anciens commerces

Au n° 5, cabinet de médecine générale depuis 1988 : le Dr Benoît Tavernier (né en 1954) y exerce de 1988 à 2011, année où il rejoint la maison de santé pluriprofessionnelle du Mont-Soleil (21 boulevard Splingard), qu’il a co-créée ; son épouse, Armelle Tavernier, orthophoniste, y exerce également. Le Dr Benjamin Deneuville, premier chef de clinique de médecine générale de la région, y fut brièvement associé (novembre 2007 – avril 2008), avant d’exercer à Wimereux[10].
Au n° 15, l’entreprise d’électricité « Claudelec » (Claude Poiret) a été en activité de 2008 à 2011[8].

Plan (OpenStreetMap)

Références

  1. Pascal Bernard, Firmin Blondeel et son fils René Blondeel, deux Résistants Outrelois morts pour la France, Site consacré à la ville d’Outreau — lien.
  2. Delphine Leneveu, Julien Lucchini, Blondéel Firmin, Louis, Le Maitron (Dictionnaire biographique des fusillés, guillotinés, exécutés, 1940-1944), 2014 — lien.
  3. Comité du Souvenir des Fusillés du Fort de Bondues, 9 février 1944 : exécution de Firmin Blondeel au fort de Bondues, Mémoire 14-45, 2024 — lien.
  4. Atelier de Mémoire Populaire et d’Histoire Locale d’Outreau, La guerre 39-45 à Outreau, Bulletin n° 10, novembre 2015.
  5. Secrétariat d’État aux anciens combattants, Arrêté du 26 novembre 2008 portant apposition de la mention « Mort en déportation » (Blondeel René, Oscar, Louis), Journal officiel, 2008 — lien.
  6. La Résistance en Pas-de-Calais — juillet 1943, resistancepasdecalais.fr — lien.
  7. Rue Firmin Blondeel, Outreau (voie 62643_0260), Base Adresse Nationale — adresse.data.gouv.fr.
  8. Insee, répertoire Sirene, Établissements domiciliés rue Firmin Blondeel à Outreau — Annuaire des entreprises.
  9. Le Grand Écho du Nord de la France (Lille), mars 1944, Gallica (BnF) — lien.
  10. Michaël Rochoy, Les médecins à Outreau, Bulletin de l’Atelier de Mémoire Populaire et d’Histoire Locale d’Outreau, n° 30, mai 2026.

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Rue André Pantigny

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination : 27 avril 1980
Ancienne dénomination : Route d’Equihen (avant guerre), rue d’Equihen (après guerre)
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Les deux rues parallèles encadrant le cimetière du centre rendent hommage à des résistants de la Seconde Guerre Mondiale : Firmin Blondeel et André Pantigny.

André Pantigny (Oignies, 3 juin 1900 – camp de concentration de Gross-Rosen, Haute-Silésie, 4 décembre 1944) est un instituteur, militant socialiste, secrétaire général de la fédération SFIO du Pas-de-Calais en 1929. Actif dans la résistance dès 1940, il est membre du mouvement Voix du Nord puis devient chef départemental du mouvement Libération-Nord en 1943. Arrêté le 12 juillet 1943 à Tourcoing par la Gestapo, il meurt en décembre 1944 au camp de concentration de Gross-Rosen après 17 mois de tortures et de souffrances. La rue d’Equihen a été renommée en son honneur par M. Raymond Splingard, maire et résistant, en 1980 [sebastien, chochois, , Le Blog d'un jeune militant et élu d'Outreau (62)].

D’autres rues sont nommées par les victimes outreloises de la Seconde Guerre Mondiale : la rue du résistant Robert Delattre (1914-1943) et son frère Pierre (1921-1943), ainsi que les rues de l’ancienne « cité des cheminots », dans le prolongement de la rue Lonquéty [Site de Pascal BERNARD d’Outreau – La Résistance durant l’occupation, , ].

Outreau compte bien d’autres résistants ; le dernier d’entre eux, Louis Micke, est décédé en 2010 à l’âge de 91 ans [Site de Pascal BERNARD d’Outreau – Louis Micke le dernier Résistant Outrelois de l’ Organisation civile et militaire, , ].

Chaque année, le dernier dimanche d’avril est dédié à la célébration de la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d’extermination nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. C’est ce jour qui a été choisi par Raymond Splingard et le conseil pour inaugurer la rue André Pantigny 27 avril 1980 (source : Pascal Bernard).

Eléments notables de la rue

Ancienne résidence du Professeur Antonin Clerc

Au 40 rue d’Equihen se trouvait la résidence du Professeur Clerc (cf. acte de décès du 6 septembre 1954).

Lycée Clerc

N°21 – Cabinet du Dr Jacques Leclercq ( – août 2001)

Ferme puis Aumônerie

N°20 – Cabinet du Dr Michaël Rochoy

A la suite du kinésithérapeute Joël Barents, j’ai repris cette maison fin 2014 pour en faire un cabinet.

Menuiserie Delobel-Girault

Café des Fleurs – Dancing

Plan (adresse.data.gouv.fr)

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