Rue Gabriel Péri (?)

Quartier : Fraternité
Sous-quartier : Socialistes
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

(A voir si la rue appartient à Outreau ou Boulogne-sur-Mer, a priori uniquement à Boulogne…)

Origine du nom

Gabriel Péri (Toulon, 9 février 1902 – Le Mont-Valérien, Suresnes, 15 décembre 1941) est un journaliste et homme politique communiste français.

Député de la Seine, il s’illustre dans l’entre-deux-guerres par ses prises de position antifascistes et son engagement contre le nazisme. Après l’interdiction du Parti communiste français en 1939, il entre dans la clandestinité et participe à la Résistance.

Arrêté par les autorités françaises puis livré à l’occupant allemand, il est fusillé comme otage au Mont-Valérien en décembre 1941.

Eléments notables de la rue

Plan (adresse.data.gouv.fr)

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Square Emilienne Moreau-Evrard (ex-château Gonsart, maison Lajouanique)

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination : 9 mai 2025
Ancienne dénomination : non nommé (site de l’ex-maison Lajouanique / château Gonsart)
Début de la voie :
Fin de la voie :
Nombre d’adresses sur la rue :
Position : 50,7046 N – 1,5917 E
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Aménagé sur l’ancien site de la maison Lajouanique et dénommé par arrêté du 9 mai 2025, le square honore Émilienne Moreau-Évrard (1898-1971), figure de la Résistance française — comme la rue voisine, dans le sous-quartier des Résistants.

Émilienne Moreau naît le 4 juin 1898 à Wingles et meurt le 5 janvier 1971 à Lens. À 17 ans, lors de la bataille de Loos (25 septembre 1915), elle renseigne les troupes britanniques sur les positions allemandes et prend part au combat ; le général Foch la cite à l’ordre de l’Armée — la première citation de ce type pour une femme — et elle reçoit la Croix de guerre 1914-1918 ainsi que des distinctions britanniques (Military Medal, Royal Red Cross)[1, 2]. Institutrice, elle épouse en 1934 le dirigeant socialiste Just Évrard. Sous l’Occupation, elle entre en résistance dès la fin de 1940 (pseudonymes « Jeanne Poirier », « Émilienne la Blonde »), agent de liaison des réseaux Brutus et La France au combat ; elle gagne Londres le 7 août 1944 et s’exprime sur la BBC. Le général de Gaulle la fait Compagnon de la Libération par décret du 11 août 1945 et la décore à Béthune — l’une des six femmes à recevoir cette distinction. Elle publie en 1970 ses mémoires, La Guerre buissonnière[1].

Émilienne Moreau, « l’héroïne de Loos », carte postale vers 1915 (domaine public, Wikimedia Commons).

Éléments notables de la rue

Le château Gonsart (édifié vers 1815-1820)

À l’angle de la rue de l’Égalité et de la rue Auguste Comte, une grande maison de maître est édifiée entre 1815 et 1820 pour la famille Gonsart, au milieu d’un parc, sur un emplacement où se trouvaient trois fermettes[3, 5]. Claude Antoine Gonsart (1757-1793), syndic d’Outreau, est l’un des administrateurs élus en 1790 pour former le Directoire du département ; son fils Louis Marie Antoine Gonsart (1791-1875) est maire d’Outreau de 1832 à 1848 et meurt sans descendance[3, 6, 7].

La maison Lajouanique (1927 – v. 2013)

Après les Gonsart, la propriété passe à la famille Hibon de Frévent-Roussoulet dite de Liffiac, avant d’être achetée en 1927 par Léon Lajouanique, puis transmise en 1969 à la famille Lajouanique-Creton[3, 5]. Laissée à l’abandon et dégradée, non classée au patrimoine, elle est rasée en 2013[3] sous le mandat de Thérèse Guilbert, laissant place au nouveau monument aux morts.

Le parc, la Cité des Fleurs et la Résidence de l’Europe

Après la Seconde Guerre mondiale, le parc du château est amputé pour accueillir la Cité des Fleurs, logements provisoires d’origine britannique[5], remplacés en 1992 par les 46 logements de la Résidence de l’Europe.

Le monument aux morts (depuis 2015) et le square (2025)

Le monument aux morts d’Outreau (avec la stèle du sculpteur Augustin Lesieux, inaugurée le 5 février 1922[4]) a été déplacé sur le site de l’ancienne maison Lajouanique, l’implantation précédente manquant de place pour accueillir les cérémonies en sécurité ; ce nouvel emplacement est inauguré le 8 mai 2015[4]. La place est ensuite dénommée « square Émilienne Moreau-Évrard » par arrêté du 9 mai 2025.

Plan (OpenStreetMap)

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Références

  1. Ordre de la Libération, Émilienne Moreau-Évrard — lien.
  2. Émilienne Moreau-Évrard, Wikipédia — lien.
  3. Pascal Bernard, La maison Lajouanique, Site de Pascal Bernard d’Outreau — lien.
  4. Pascal Bernard, Le monument aux morts d’Outreau, Site de Pascal Bernard d’Outreau — lien.
  5. Atelier de Mémoire Populaire et d’Histoire Locale d’Outreau, La maison Lajouanique, Bulletin n° 10, novembre 2015.
  6. Atelier de Mémoire Populaire et d’Histoire Locale d’Outreau, Les maires d’Outreau : la famille Daguebert-Moreau de Vernicourt, Bulletins n° 18 (novembre 2019) et n° 19.
  7. Jean-Marc Détré, Outreau, Le Portel, Equihen-Plage par l’image.

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Square Jean Moulin

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Jean Moulin (Béziers, 20 juin 1899 – près de Metz, 8 juillet 1943) est un haut fonctionnaire et résistant français.

Préfet sous la Troisième République, il refuse de collaborer avec l’occupant allemand en 1940 et est révoqué par le régime de Vichy. Envoyé par le général de Gaulle, il joue un rôle central dans l’unification des mouvements de Résistance intérieure et préside la première réunion du Conseil national de la Résistance en mai 1943.

Arrêté par la Gestapo à Caluire-et-Cuire en juin 1943, il meurt des suites de sévices lors de son transfert en Allemagne.

Eléments notables de la rue

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Square Charles de Gaulle

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : Cité provisoire Jules Michelet
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Eléments notables de la rue

Plan (adresse.data.gouv.fr)

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Rue Robert Delattre

Quartier : Tour du Renard
Sous-quartier : Cheminots
Date de l’arrêté de dénomination : 28 décembre 1944
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Robert Joseph Vital Delattre (alias Bob) est né le 29 septembre 1914 au N°94 bis rue d’Outreau à Boulogne-sur-Mer.
Fils de Joseph Alphonse Delattre instituteur (né à Isques le 23 mai 1888) et de Charlotte Marie Panot, mariés le 30 octobre 1911 à Isques.
Résistant, Robert Delattre est arrêté en fin du mois de mai 1942 par la Gestapo ; il meurt sous la torture à la prison de Fresnes le 13 mai 1943.
L’acte de décès sera transcrit à Outreau le 11 novembre 1943 à Outreau.
Son corps est de retour à Outreau le 4 juillet 1947 ; à cette occasion une chapelle ardente est dressée dans la salle des mariages de la mairie, où les habitants lui rendant un vibrant hommage.
Son corps est inhumé dans le cimetière d’Outreau le lendemain.

Source : Recherches de Pascal BERNARD, éditées le 10 novembre 2020 sur son site

Eléments notables de la rue

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Rue Pierre Brossolette

Quartier : Fraternité
Sous-quartier : Socialistes
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : Rue du Réservoir
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Journaliste et homme politique français, Pierre Brossolette (1903 – 1944) fut l’un des résistants français pendant la guerre 1939-1945.

Eléments notables de la rue

Plan (adresse.data.gouv.fr)

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Rue Marx Dormoy

Quartier : Fraternité
Sous-quartier : Socialistes
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Ministre socialiste du Front Populaire, Marx Dormoy (1888 – 1941) a été assassiné, tué par une bombe placée par les Cagoulards.

Eléments notables de la rue

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Rue Jean-Baptiste Lebas

Quartier : Manihen-Salengro
Sous-quartier :
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Jean-Baptiste Lebas (Roubaix, 23 janvier 1878 – Sonnenburg, Allemagne, 8 mars 1944) est un homme politique socialiste français. Membre de la SFIO, il est maire de Roubaix de 1912 à 1940 et député du Nord à plusieurs reprises.

Il est ministre du Travail, de l’Hygiène, de l’Assistance et de la Prévoyance sociales dans le gouvernement du Front populaire dirigé par Léon Blum entre 1936 et 1937. Arrêté par les autorités d’occupation allemandes en 1941 pour faits de résistance, il est déporté et meurt en détention en 1944.

Eléments notables de la rue

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Rue Fourrier

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Louis Floride Jules Fourrier est né le 25 juillet 1889 à Attin, fils d’Arthur Jean Baptiste Fourrier (tisserand) et de Rosalie Delannoy (cabaretière).
Charron (artisan spécialiste du bois et du métal), il est résistant de 1939 à 1945. Interné du 6 octobre 1943 au 12 mars 1944, il est déporté le 13 mars 1944 et est mort pour la France en déportation le 29 janvier 1945.
Il est décoré à titre posthume de la médaille de la résistance française (décret du 30 septembre 1959).

Source : Wiki Pas-de-Calais

Maurice Fourrier (1921 – août 1944) est un héros de la résistance outreloise. Il réussit à s’échapper du fort de Bondues ; il est tué à l’arme au poing dans le maquis ardennais.

Eléments notables de la rue

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Rue Firmin Blondeel

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination : 28 décembre 1944
Ancienne dénomination :
Début de la voie : rue de l’Égalité
Fin de la voie : rue Jules Lonquéty
Nombre d’adresses sur la rue : 14
Position : 50,7044 N — 1,5919 E
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Les deux rues parallèles qui encadrent le cimetière du centre rendent hommage à des résistants de la Seconde Guerre mondiale : Firmin Blondeel et André Pantigny. L’arrêté de dénomination date du 28 décembre 1944.

Firmin Blondeel (1899-1944), né à Dannes, boulanger puis requis comme mécanicien, entre aux Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF) et au Front national en janvier 1943, dans le secteur d’Outreau : hébergement de personnes recherchées, sabotages, récupération d’armes[1, 2]. Son groupe attaque une perception et fait dérailler un train d’explosifs — selon le bulletin de l’Atelier de Mémoire Populaire, en juillet 1943 entre Pont-de-Briques et Hesdigneul, deux soldats allemands sont tués[2, 4]. Arrêté le 6 octobre 1943 par la Sipo-SD de Lille et emprisonné à Loos, il est condamné à mort puis fusillé le 9 février 1944 au fort de Bondues[2, 3].

Reconnu « Mort pour la France » (1946) et décoré de la Médaille de la Résistance française (1960), il repose au cimetière central, auprès de son épouse Marguerite Prudhomme (1897-1972) et de leur fils aîné, René Blondeel (1923-1944)[2]. Tourneur et résistant lui aussi, René est arrêté début 1944 aux carrières de Ferques, interné au camp de Voves, puis déporté ; il meurt en déportation, officiellement « en mai 1944 en Allemagne », et est reconnu « Mort pour la France »[1, 5].

Portrait de Firmin Blondeel
Portrait de Firmin Blondeel

Éléments notables de la rue

Bijouterie – Café-restaurant Estienne

À l’angle de la rue Firmin Blondeel et de la rue de l’Égalité : café-restaurant Estienne (photo sur le site de Pascal Bernard), puis bijouterie vendue en 2023 (rez-de-chaussée loué par la paroisse).

Marbrerie et pompes funèbres Lovergne

À gauche de l’entrée du cimetière : marbrerie et pompes funèbres Lovergne, tenues par le beau-père puis le mari de Mme Lovergne (institutrice avec M. Boulogne en CP à l’école Jean Jaurès).

Ancienne école de musique

À droite de l’entrée du cimetière : bâtiment de la limite XVIIIᵉ-XIXᵉ siècle, acquis par la commune en 1827 pour servir de presbytère. Il sera ensuite utilisé comme école de musique, puis par les services techniques, avant une probable démolition pour agrandir le cimetière du Centre.

Cabinet médical (n° 5) et anciens commerces

Au n° 5, cabinet de médecine générale depuis 1988 : le Dr Benoît Tavernier (né en 1954) y exerce de 1988 à 2011, année où il rejoint la maison de santé pluriprofessionnelle du Mont-Soleil (21 boulevard Splingard), qu’il a co-créée ; son épouse, Armelle Tavernier, orthophoniste, y exerce également. Le Dr Benjamin Deneuville, premier chef de clinique de médecine générale de la région, y fut brièvement associé (novembre 2007 – avril 2008), avant d’exercer à Wimereux[10].
Au n° 15, l’entreprise d’électricité « Claudelec » (Claude Poiret) a été en activité de 2008 à 2011[8].

Plan (OpenStreetMap)

Références

  1. Pascal Bernard, Firmin Blondeel et son fils René Blondeel, deux Résistants Outrelois morts pour la France, Site consacré à la ville d’Outreau — lien.
  2. Delphine Leneveu, Julien Lucchini, Blondéel Firmin, Louis, Le Maitron (Dictionnaire biographique des fusillés, guillotinés, exécutés, 1940-1944), 2014 — lien.
  3. Comité du Souvenir des Fusillés du Fort de Bondues, 9 février 1944 : exécution de Firmin Blondeel au fort de Bondues, Mémoire 14-45, 2024 — lien.
  4. Atelier de Mémoire Populaire et d’Histoire Locale d’Outreau, La guerre 39-45 à Outreau, Bulletin n° 10, novembre 2015.
  5. Secrétariat d’État aux anciens combattants, Arrêté du 26 novembre 2008 portant apposition de la mention « Mort en déportation » (Blondeel René, Oscar, Louis), Journal officiel, 2008 — lien.
  6. La Résistance en Pas-de-Calais — juillet 1943, resistancepasdecalais.fr — lien.
  7. Rue Firmin Blondeel, Outreau (voie 62643_0260), Base Adresse Nationale — adresse.data.gouv.fr.
  8. Insee, répertoire Sirene, Établissements domiciliés rue Firmin Blondeel à Outreau — Annuaire des entreprises.
  9. Le Grand Écho du Nord de la France (Lille), mars 1944, Gallica (BnF) — lien.
  10. Michaël Rochoy, Les médecins à Outreau, Bulletin de l’Atelier de Mémoire Populaire et d’Histoire Locale d’Outreau, n° 30, mai 2026.

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