Square Emilienne Moreau-Evrard (ex-château Gonsart, maison Lajouanique)

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination : 9 mai 2025
Ancienne dénomination : Non nommé – maison Lajouanique avant 2015
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Née à Wingles le 3 juin 1898, Emilienne Moreau a passé son enfance à Lens dans une famille de mineurs. En 1914, âgée de 16 ans, elle prend en charge une quarantaine d’enfants du village pour leur faire la classe (avec sa mère et son frère de 10 ans). En 1915, elle aide les Ecossais du 9ème bataillon du Black Watch en les guidant pour prendre les Allemands à revers. Après la libération du village le 7 octobre 1915, elle reçoit les félicitations officielles du commandant britannique, puis le 2 novembre une citation à l’ordre de l’Armée signée par le Général Foch (la première pour une femme). L’héroïne de Loos a reçu les Croix de guerre avec palme de bronze, du Combattant (1914-1918), la médaille militaire Britannique, la Royal Red Cross (Grande-Bretagne) et l’ordre souverain militaire de Malte.

Institutrice à la fin de la Première Guerre mondiale, elle s’installe en 1942 à Lyon dans le quartier de la Guillotière avec son époux Just Evrard. Elle devient agent de liaison, changeant souvent d’apparence et de couleur de cheveux. Elle devient une arpenteuse pour des missions en étoile pour le compte du réseau « Brutus » et pour « La France au combat ».

Après la Seconde Guerre mondiale, elle continue à militer et devient conseillère honoraire de l’Assemblée de l’Union Française de 1947 à 1958.

Elle est décorée de la Croix de la Libération par le Général de Gaulle à Béthune le 11 août 1945 ; elle figure ainsi parmi les 6 femmes nommées compagnons de la Libération (dont 2 vivantes).

Ecrivaine après l’abandon de ses fonctions publiques, elle écrit en 1970 « la guerre buissonnière : une famille française dans la résistance » et décède le 5 janvier 1971 à Lens [Ville d’Outreau, , ].

Eléments notables de la rue

Monument aux Morts (depuis 2015)

En 2015, l’ancien monument aux morts a été déplacé sur le lieu de la maison Lajouanique (cf. infra). Cette place a été nommée le 9 mai 2025 « square Emilienne Moreau ».

Château Gonsart – maison Lajouanique (1815 – 2014)

Parc du château : cité des Fleurs puis résidence de l’Europe (cf. rue de l’Europe)

Après la seconde guerre mondiale, le parc du château Gonsart est amputé pour permettre la construction de 12 logements proivstoires UK 100 qui constitueront la cité des Fleurs.

Son entrée se fait par la rue Auguste-Comte, face au presbytère-patronage (la trésorerie, centre des finances publiques de 2009 à 2023). Elle est détruite en 1987 et remplacée en 1992 par les 46 logements de la résidence de l’Europe [Détré Jean-Marc, 2024, Outreau – Le Portel – Equihen-Plage par l’image].

Maison Lajouanique (1815-2014)

A l’angle de la rue de l’Egalité et de la rue Auguste-Comte fut édifiée cette maison, probablement entre 1815 et 1820, par Louis-Marie-Antoine Gonsart, fils de Claude-Antoine Gonsart (l’un des administrateurs élus pour former le Directoire du Département en juin 1790) [Détré Jean-Marc, 2024, Outreau – Le Portel – Equihen-Plage par l’image].

Louis-Marine-Antoine Gonsart fut maire d’Outreau de 1832 à 1848 ; il décède en 1875 sans descendance [Détré Jean-Marc, 2024, Outreau – Le Portel – Equihen-Plage par l’image].

Elle est rachetée par Charles Hibon de Frévent et son épouse Emma Roussoulet dite de Liffiac ; ils la revendent à la famille Lajouanique en 1927, et elle revient à M. Lajouanique-Creton leur fils en 1969. La propriété est détruite en 2014, et donne place au monument aux Morts [Détré Jean-Marc, 2024, Outreau – Le Portel – Equihen-Plage par l’image].

Plan (adresse.data.gouv.fr)

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Square Jean Moulin

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Jean Moulin (Béziers, 20 juin 1899 – près de Metz, 8 juillet 1943) est un haut fonctionnaire et résistant français.

Préfet sous la Troisième République, il refuse de collaborer avec l’occupant allemand en 1940 et est révoqué par le régime de Vichy. Envoyé par le général de Gaulle, il joue un rôle central dans l’unification des mouvements de Résistance intérieure et préside la première réunion du Conseil national de la Résistance en mai 1943.

Arrêté par la Gestapo à Caluire-et-Cuire en juin 1943, il meurt des suites de sévices lors de son transfert en Allemagne.

Eléments notables de la rue

Plan (adresse.data.gouv.fr)

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Square Charles de Gaulle

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : Cité provisoire Jules Michelet
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Eléments notables de la rue

Plan (adresse.data.gouv.fr)

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Rue Fourrier

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Louis Floride Jules Fourrier est né le 25 juillet 1889 à Attin, fils d’Arthur Jean Baptiste Fourrier (tisserand) et de Rosalie Delannoy (cabaretière).
Charron (artisan spécialiste du bois et du métal), il est résistant de 1939 à 1945. Interné du 6 octobre 1943 au 12 mars 1944, il est déporté le 13 mars 1944 et est mort pour la France en déportation le 29 janvier 1945.
Il est décoré à titre posthume de la médaille de la résistance française (décret du 30 septembre 1959).

Source : Wiki Pas-de-Calais

Maurice Fourrier (1921 – août 1944) est un héros de la résistance outreloise. Il réussit à s’échapper du fort de Bondues ; il est tué à l’arme au poing dans le maquis ardennais.

Eléments notables de la rue

Plan (adresse.data.gouv.fr)

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Rue Firmin Blondeel

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination : 28 décembre 1944
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : oui

Origine du nom

Les deux rues parallèles encadrant le cimetière du centre rendent hommage à des résistants de la Seconde Guerre Mondiale : Firmin Blondeel et André Pantigny.
Firmin Blondeel (1899-1944) est un Outrelois, entré aux Francs-Tireurs et Partisans Français en janvier 1943. Son groupe a notamment attaqué une perception et fait dérailler un train d’explosifs. Il est arrêté en octobre 1943 et fusillé le 9 février 1944 au fort de Bondues.
Il repose dans le cimetière central, auprès de sa femme Marguerite Prudhomme (1897-1972) et leur fils aîné, René Blondeel, également résistant et disparu au camp de Bergen-Belsen en 1944 [Leneveu, Delphine Julien Lucchini, 2014, BLONDÉEL Firmin, Louis. Écrit parfois BLONDEL FirminSite consacré à la ville d’Outreau – Firmin Blondeel et son fils René Blondeel deux Résistants Outrelois morts pour la France., , ].

Portrait de Firmin Blondeel [« Portrait de Firmin Blondeel » – Photographie – 2009.16.2, , ]

Eléments notables de la rue

Bijouterie – Café-restaurant Estienne

A l’angle de la rue Firmin Blondeel – rue de l’Egalité : café-restaurant Estienne (photo sur le site de Pascal Bernard), puis bijouterie vendue en 2023 (louée par paroisse au rez-de-chaussée).

Marbrerie et pompes funèbres Lovergne

Accès à la marbrerie et pompes funèbres Lovergne (à gauche de l’entrée du cimetière) — Beau-père et mari de Mme Lovergne (institutrice avec M. Boulogne en CP à Jean Jaurès).

Ancienne école de musique

A droite de l’entrée du cimetière : bâtiment limite XVIIIè-XIXè siècle, acquis par la commune en 1827 pour servir de presbytère [Monuments à Presbytère, , ]. Il sera utilisé comme ancienne école de musique puis services techniques. Il sera probablement démoli pour agrandir le cimetière du Centre.

Plan (adresse.data.gouv.fr)

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Rue André Pantigny

Quartier : Centre
Sous-quartier : Résistants
Date de l’arrêté de dénomination : 27 avril 1980
Ancienne dénomination : Route d’Equihen (avant guerre), rue d’Equihen (après guerre)
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Origine du nom

Les deux rues parallèles encadrant le cimetière du centre rendent hommage à des résistants de la Seconde Guerre Mondiale : Firmin Blondeel et André Pantigny.

André Pantigny (Oignies, 3 juin 1900 – camp de concentration de Gross-Rosen, Haute-Silésie, 4 décembre 1944) est un instituteur, militant socialiste, secrétaire général de la fédération SFIO du Pas-de-Calais en 1929. Actif dans la résistance dès 1940, il est membre du mouvement Voix du Nord puis devient chef départemental du mouvement Libération-Nord en 1943. Arrêté le 12 juillet 1943 à Tourcoing par la Gestapo, il meurt en décembre 1944 au camp de concentration de Gross-Rosen après 17 mois de tortures et de souffrances. La rue d’Equihen a été renommée en son honneur par M. Raymond Splingard, maire et résistant, en 1980 [sebastien, chochois, , Le Blog d'un jeune militant et élu d'Outreau (62)].

D’autres rues sont nommées par les victimes outreloises de la Seconde Guerre Mondiale : la rue du résistant Robert Delattre (1914-1943) et son frère Pierre (1921-1943), ainsi que les rues de l’ancienne « cité des cheminots », dans le prolongement de la rue Lonquéty [Site de Pascal BERNARD d’Outreau – La Résistance durant l’occupation, , ].

Outreau compte bien d’autres résistants ; le dernier d’entre eux, Louis Micke, est décédé en 2010 à l’âge de 91 ans [Site de Pascal BERNARD d’Outreau – Louis Micke le dernier Résistant Outrelois de l’ Organisation civile et militaire, , ].

Chaque année, le dernier dimanche d’avril est dédié à la célébration de la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d’extermination nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. C’est ce jour qui a été choisi par Raymond Splingard et le conseil pour inaugurer la rue André Pantigny 27 avril 1980 (source : Pascal Bernard).

Eléments notables de la rue

Ancienne résidence du Professeur Antonin Clerc

Au 40 rue d’Equihen se trouvait la résidence du Professeur Clerc (cf. acte de décès du 6 septembre 1954).

Lycée Clerc

N°21 – Cabinet du Dr Jacques Leclercq ( – août 2001)

Ferme puis Aumônerie

N°20 – Cabinet du Dr Michaël Rochoy

A la suite du kinésithérapeute Joël Barents, j’ai repris cette maison fin 2014 pour en faire un cabinet.

Menuiserie Delobel-Girault

Café des Fleurs – Dancing

Plan (adresse.data.gouv.fr)

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