Cimetière central

Quartier : Centre
Sous-quartier :
Date de l’arrêté de dénomination :
Ancienne dénomination : 
Début de la voie : 
Fin de la voie : 
Nombre d’adresses sur la rue :
Position :
Lien avec Outreau : non

Ancien monuments aux morts

A Outreau, le monument aux morts ne montre pas un soldat victorieux, mais un soldat tué… rappelant que la Guerre ne fait que des victimes.

« Sous une dalle, un soldat est étendu mort. Son casque a roulé. Le coq gaulois, perché sur la dalle, salue de son chant la victoire. A côté du mort, la végétation croît, puisant sa force dans le cadavre. La mort du soldat, dans ce qu’elle a de plus terrible et d’injuste, est justifiée par la croissance de la végétation et le chant du coq ».

Ainsi Augustin Lesieur décrit-il sa sculpture, inaugurée de façon laïque le 4 décembre 1921 par la municipalité, sans discours et au son de l’Internationale (la ville étant devenue socialiste en 1919). Devant l’indignation de nombre d’Outrelois et du clergé, une seconde inauguration a lieu avec les autorités et les représentants du clergé le 5 février 1922 [Monument aux morts d’Outreau, , Site de Pascal BERNARD d’Outreau – Le Monument aux Morts d’Outreau : le nouvel emplacement inauguré le 8 mai 2015. Archives, photos, documents…, , ].

La Seconde Guerre Mondiale alourdira le bilan avec 188 Outrelois morts et 50 blessés graves lors des 400 bombardements (par les Allemands et les Alliés) qui détruiront 90 % de la ville [Centre culturel et social Jacques Brel, 2005, Outreau d’hier à aujourd’hui] (page 164).

L’ancien monument était situé en surplomb dans la rue Firmin Blondeel, à l’entrée du cimetière du centre : c’est là que reposent les corps des Enfants Morts pour la Patrie. La sculpture et la stèle, rénovée par les frères Dehame, ont été déplacées en 2015 sur le lieu d’une maison de maître construite vers 1820 et détruite en 2013 (propriété du maire Louis Marie Antoine Gonsart, de la famille Hibon de Frévent-Roussoulet puis de la famille Lajouanique depuis 1930).

Outre les XXX noms sur ce monument-ci, XXX victimes de guerre sont également inscrites sur le monument situé place Léo Lagrange, à Manihen.

Augustin Lesieur 

Sculpteur très actif dans le Pas-de-Calais de l’entre-deux guerres. Proche de l’Ecole de Wissant, il avait été l’un des praticiens de l’atelier d’Auguste Rodin.

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