Quartier : ZAC Sous-quartier : Plantes Date de l’arrêté de dénomination : Ancienne dénomination : Début de la voie : Fin de la voie : Nombre d’adresses sur la rue : Position : Lien avec Outreau : non
Origine du nom
Eléments notables de la rue
Plan (adresse.data.gouv.fr)
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Quartier : ZAC Sous-quartier : Alprech Date de l’arrêté de dénomination : Ancienne dénomination : Début de la voie : Fin de la voie : Nombre d’adresses sur la rue : Position : Lien avec Outreau : non
Origine du nom
Eléments notables de la rue
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Quartier : ZAC Sous-quartier : Date de l’arrêté de dénomination : vers 1965 Ancienne dénomination : Début de la voie : Chemin du Centre Radio Maritime Fin de la voie : en impasse Nombre d’adresses sur la rue : 4 Position : 50,6990 N – 1,5714 E Lien avec Outreau : oui
Origine du nom
La voie doit son nom au Centre radio maritime d’Alprech, aussi appelée Boulogne Radio, indicatif F.F.B., la station qui, sur le plateau d’Alprech, veilla pendant près d’un demi-siècle sur les navires de la Manche et de la mer du Nord.
La station se trouvait à la limite des deux communes Outreau et Le Portel : si le bâtiment principal d’exploitation était bien portelois, un bâtiment annexe, les logements des opérateurs et le champ d’antennes étaient, eux, sur le territoire d’Outreau[1, 2]. Ces quatre maisons sont précisément les pavillons construits pour loger les opérateurs[1].
Le phare d’Alprech en 1986 : la station Boulogne Radio était installée juste à côté, et fonctionnait encore. Photo Ghirardi ; CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.
Éléments notables de la rue
Ancienneté du bâti (1965) : les pavillons des opérateurs
Les quatre maisons datent de 1965[3]. Elles furent bâties, avec l’agrandissement du bâtiment d’exploitation, pour loger les opérateurs de la station[1]. On vivait ici en cercle assez fermé, « assez loin de tout » : les agents touchaient même une (petite) prime d’isolement[1].
Boulogne Radio, de 1908 à 1998
La France a longtemps tergiversé avant d’autoriser, par un décret du président Émile Loubet du 28 septembre 1904, « l’échange des télégrammes privés entre les navires en mer et les stations radiotélégraphiques situées sur le littoral ». La première station ouvre à Ouessant le 10 octobre 1904 ; Boulogne Radio naît en 1908, mais pas à Alprech : émetteur et récepteur sont alors regroupés à Ostrohove, et l’on n’y travaille qu’en morse[1].
Les Allemands s’emparent des stations françaises, toutes plus ou moins détruites en 1944. Une station provisoire est rouverte à Boulogne dès 1946. La radiotéléphonie gagne alors les navires de pêche et de commerce ; or émetteurs et récepteurs ne peuvent plus cohabiter sans se brouiller ! L’émetteur reste donc à Ostrohove, et c’est le site d’Alprech, près du phare, qui est choisi pour la réception et l’exploitation. Les deux sites sont d’abord reliés par un câble… laissé par les Allemands pour commander leurs batteries côtières[1].
La station est construite sur le site actuel en 1952.
En 1964, la hausse du trafic impose d’agrandir le bâtiment d’exploitation et de bâtir les pavillons des opérateurs ; le centre est modernisé en 1966 (salle d’exploitation de 120 m²), puis en 1973 avec le passage de la radiotéléphonie en bande latérale unique. Un centre récepteur est alors installé à Escalles (au mont Hubert), télécommandé depuis Alprech pour mieux entendre les navires en mer du Nord ; la liaison filaire vers Ostrohove cède la place à un faisceau hertzien[1].
Les satellites sonneront le glas des stations côtières. Le morse est arrêté le 1er février 1997 et Boulogne Radio ferme définitivement fin 1998. Ses émetteurs et récepteurs resteront quelques mois en service, télécommandés depuis Brest Le Conquet Radio, jusqu’à la fermeture de celle-ci, le 6 mai 2000 : depuis ce jour-là, il n’y a plus une seule station radio maritime en France[1].
Veiller la détresse, 24 heures sur 24
Le rôle premier de la station était la sauvegarde de la vie humaine, par la veille permanente des fréquences de détresse : 500 kHz en morse, 2182 kHz en téléphonie. À la réception d’un appel, Boulogne Radio le répercutait sur le CROSSMA du Cap Gris-Nez, qui organisait les secours, et sur tous les navires susceptibles de porter assistance[1].
La station diffusait aussi la météo deux fois par jour, de la Manche ouest à la mer de Norvège, les bulletins météo spéciaux annonçant coups de vent et tempêtes, les avis urgents aux navigateurs (bouées à la dérive ou éteintes, troncs d’arbres ou conteneurs à la mer, épaves…) et assurait un service radio médical mettant les navires en contact avec le médecin du SAMU de l’hôpital Purpan, à Toulouse[1]. Sa zone s’étendait du cap de la Hague au large de la Norvège — et, par bonne propagation nocturne, jusqu’en Méditerranée[1].
« En pêche, bonjour aux familles »
Boulogne étant le premier port de pêche de France, la position « pêche » était la plus vivante de la station. Deux fois par jour, en vacation, l’opérateur appelait chaque chalutier : il y avait des vacations pour les Étaplois, pour les flottilles de Dieppe, de Port-en-Bessin, de Grandcamp et de Cherbourg…
Les navires répondaient le plus souvent : « en pêche, bonjour aux familles », ou annonçaient leur heure de rentrée et le tonnage à bord. Ces messages étaient très écoutés : certaines familles avaient un récepteur calé sur la fréquence de Boulogne Radio[1].
Le soir venait l’heure des communications avec les familles. Où qu’ils fussent, les chalutiers boulonnais passaient par Boulogne Radio, dédaignant des stations étrangères pourtant plus proches. Quand la liaison était mauvaise, l’opérateur se faisait relais, répétant à l’un ce que disait l’autre. « Nous étions les messagers des bonnes mais, aussi, parfois des mauvaises nouvelles », écrit l’un d’eux : « difficile de transmettre un message pour annoncer le décès d’un proche »[1].
Paul Dufour, du poste d’opérateur au conseil municipal
Muté au Centre radio-maritime d’Alprech en 1965, Paul Dufour y fait toute sa carrière : promu en 1980 inspecteur responsable du Centre radio-maritime Nord, il reçoit le 4 juin 1994, des mains de l’administrateur en chef des affaires maritimes, la croix de chevalier de l’ordre du Mérite maritime.
Entré en politique en 1977 aux côtés de Raymond Splingard, il siégera au conseil municipal d’Outreau, sera président de l’harmonie d’Outreau, avant Nadine Fontan. Son épouse Éliane enseignait les travaux manuels au collège Albert Camus[4].
L’Agence nationale des fréquences (depuis 1997)
Le site n’a pas été rendu au silence total ! Dès sa création, le 1er janvier 1997, l’Agence nationale des fréquences (ANFR) s’est installée dans le bâtiment annexe, celui qui se trouve sur le territoire d’Outreau.
Établissement public de l’État, l’ANFR planifie, gère et contrôle l’usage du domaine public des fréquences radioélectriques ; son antenne d’Outreau dépend de la direction régionale de Villejuif, compétente pour la région parisienne et le nord de la France[2]. Après un siècle d’écoute des ondes, le plateau d’Alprech surveille donc toujours le spectre radio.
Plan (OpenStreetMap)
Références
Atelier de mémoire populaire et d’histoire locale d’Outreau, Bulletin n° 12, « Boulogne Radio F.F.B. », p. 25-30 — récit de première main d’un opérateur de la station, muté à Alprech en janvier 1974.
Atelier de mémoire populaire d’Outreau, Bulletin n° 4, « L’Agence nationale des fréquences », p. 17-20.
Base de données nationale des bâtiments (BDNB / GoRenove) — gorenove.fr/adresse.
Atelier de mémoire populaire d’Outreau, Bulletin n° 24 (la famille Dufour).
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Quartier : ZAC – Centre Sous-quartier : non Date de l’arrêté de dénomination : 8 novembre 1997 Ancienne dénomination : Boulevard des Acacias Début de la voie : Chemin de Gravois Fin de la voie : Rue André Pantigny Nombre d’adresses sur la rue : 54 Position : 50,6967 N – 1,5832 E Lien avec Outreau : oui
Origine du nom
Raymond Splingard (Hirson, 26 janvier 1912 – 14 juin 1995) vient au monde à Hirson, dans l’Aisne. Comptable dans une fabrique de céramique à Boulogne-sur-Mer, il adhère à la SFIO (puis PS) à dix-huit ans, puis ouvre à Outreau un commerce de combustibles : un négoce de charbon.
Ajoint au maire à partir de 1945, il est élu maire le 4 octobre 1952 et le restera jusqu’en mars 1983 : trente années, le plus long mandat parmi les maires d’Outreau recensés depuis 1907, et il joue un rôle majeur dans la reconstruction d’une ville détruite à 90 %[1, 2].
Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale[2], il est déjà, comme adjoint aux finances de l’immédiat après-guerre, à l’origine d’une décision qui marqua durablement la ville : la municipalité bâtit sous son impulsion plusieurs centaines de baraquements provisoires — la cité d’urgence du hameau de La Salle (50 logements en 1954), puis les cités des Cheminots, du Biez, Jules Michelet, Paul Bert, de la Verte Voie, Roger Salengro, de l’Égalité, Auguste Comte et la Cité République[3]. En 1980, c’est lui encore qui fait renommer la rue d’Equihen en rue André Pantigny, en hommage au résistant mort à Gross-Rosen[4] — la rue même où s’achève aujourd’hui son boulevard.
Il est également conseiller général du canton de Samer de 1958 à 1982, désigné pour siéger au sein du conseil régional de 1974 à 1979 (après avoir été suppléant de Jeannil Dumortier de 1962 à 1973).
Dans le cadre des élections sénatoriales de 1974, il est présent sur la liste de Bernard Chochoy, mais n’est pas élu ; en 1981, lors de l’entrée de Marcel Wacheux à l’Assemblée Nationale, il lui succède au siège de sénateur. Il siège au Sénat du 22 juin 1981 au 2 octobre 1983[1] où il rejoint la commission des affaires culturelles puis celle des affaires économiques. En 1983, à 71 ans, il ne se représente pas dans le cadre des élections sénatoriales et se retire donc de la vie politique.
Raymond Splingard, portrait officiel de sénateur (1981-1983). Source : Sénat — tous droits réservés.Le robinier faux-acacia en fleur : jusqu’en 1997, le boulevard s’appelait « boulevard des Acacias », au milieu des voies de la ZAC baptisées d’arbres (place des Acacias, rue des Tilleuls, allée des Ormeaux…). Photo Ввласенко ; CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.
Éléments notables de la rue
Le boulevard descend du nord-est (n° 2, à l’angle de la rue André Pantigny) vers le sud-ouest et le Mont-Soleil (n° 250).
Ancienneté du bâti (1910-2014)
Le boulevard mêle des maisons anciennes et des constructions très récentes : le n° 2 date de 1910, les n° 4 et 6 de 1926, le n° 9 de 1960 et le n° 3 de 2014[5]. C’est la marque d’une voie ancienne, longtemps bordée de fermes et de maisons, que la ZAC est venue prolonger et densifier.
Le calvaire de la Croix Madame
Une petite croix de pierre se dressait sur la voie d’Outreau à Equihen, au lieu-dit la Croix Madame. En 1860, la famille Dupont, agriculteurs à La Salle, en offre une nouvelle, plantée sur son terrain ; le 8 octobre 1862, le curé d’Outreau Jules Létendart la bénit devant neuf mille personnes. Bombardé pendant la Seconde Guerre mondiale, le calvaire est restauré le 15 août 1950 : un cortège de cavaliers et de groupes escorte le char portant le nouveau Christ depuis l’église d’Outreau jusqu’au calvaire, par la rue de l’Égalité et la route d’Equihen, parées pour l’occasion de filets de pêche piqués de fleurs. Il sera de nouveau restauré après la tempête de janvier 1990[3].
Les services techniques, dans l’ancienne ferme de La Salle
En face de la maison médicale, à deux pas du calvaire, les services techniques municipaux et les serres de la ville occupent les bâtiments d’une ancienne ferme.
Le lieu vient de loin : reconstruite après les bombardements des 8 et 9 septembre 1943 qui ravagèrent le manoir de La Salle, la ferme fut exploitée par la famille Chivet, puis, au début du XXe siècle, par les familles Fayeulle et Delattre-Fayeulle[6].
En 1997, la veuve d’Edmond Sauvage — descendante des frères Dupont, ceux-là mêmes qui avaient offert la croix du calvaire — s’en sépare au profit de la ville d’Outreau, qui exerce son droit de préemption ; les bâtiments deviennent entrepôt, serres et services techniques[3].
N°21 – Maison médicale du Mont-Soleil
Une des premières maison de santé pluridisciplinaire (MSP) de la région, ouverte le 1er octobre 2011, sous l’impulsion des Drs. Benoit Tavernier, Denis Deleplanque, Frédéric Leclercq[7].
N°130 – Du grand P.G. à Supeco
Le n° 130 est le centre commercial du Mont-Soleil, et son histoire est celle d’une longue succession d’enseignes.
Rue Jules Michelet, le « Prix Gros » ouvre en 1966 ; il deviendra le petit P.G. le jour où le grand P.G. et sa galerie marchande ouvriront au quartier du Mont-Soleil[2].
Le magasin passe ensuite sous enseigne Champion jusqu’à la fin des années 2000[8], puis sous celle de Carrefour Market (« Outreau Soleil »), avant de devenir le Supeco d’aujourd’hui, exploité par la société Nathys[8]. La galerie abrite notamment une boucherie et un salon de coiffure.
N°250 – Alprech Filets
Au bout du boulevard, Alprech Filets — qui doit son nom au cap d’Alprech voisin — est une maison d’articles de pêche fondée en 1982, d’abord installée rue Saint-Michel[8]. Le Outreau Mag annonçait en son temps son installation chemin de Ningles, « sur un terrain qu’elle a pu racheter au CAT » — l’actuel ESAT, quelques centaines de mètres plus haut sur ce même boulevard. Aux filets de pêche, l’entreprise avait ajouté les filets brise-vue et brise-vent, vendus « à partir de 9 F le m² »[9]. Devenue Société Nouvelle Alprech Filets en 2001, elle est établie au n° 250 depuis janvier 2025 et dispose aussi d’un site à Capécure[8].
Le parc du Mont-Soleil
Le haut du boulevard donne sur le Mont-Soleil, le grand parc d’Outreau : dix-sept hectares d’aires de jeux, d’animaux, de courts de tennis et un mini-golf[2].
Le lieu porte pourtant une mémoire lourde. En 1944, la hauteur était un point d’appui allemand (Stp 256, « Wegerich »), ceinturée de mines et de barbelés, armée de six canons lourds de DCA, et marquait le sud de l’objectif « Buttercup » des plans canadiens[2].
Le parc s’étend toujours sur des bombes et des blockhaus[2] : le 20 avril 1954, malgré les barbelés et les panneaux « accès interdit », l’éclatement d’un obus y tua un enfant et en blessa trois autres[10].
Institut Médico-Educatif (IME) Mont-Soleil
Créé en 1975, l’IME Mont-Soleil accueille des enfants et adolescents de 6 à 21 ans, avec une déficience mentale, avec ou sans trouble associé. Il propose un accompagnement éducatif, pédagogique et thérapeutique pour les enfants (6-11 ans), les adolescents (12-15 ans) et les jeunes (16-20 ans) qui ont des immersions quotidiennes en ESAT.
Certains élèves bénéficient d’immersion dans des unités d’enseignements externalisées (école primaire Jean Macé, lycée Clerc). En 2023, l’IME accueille 69 enfants et 12 éducateurs spécialisés.
Etablissement et Services d’Aide par le Travail (ESAT, ex-CAT)
L’ESAT d’Outreau est ouvert depuis 1984. Il est l’un des 6 établissements à proximité avec l’ESAT du Boulonnais (sur le Bd de la Liane depuis 1962), les Ateliers Maurice Dehay d’Etaples (depuis 1966), L’Arche les Trois Fontaines à Ambleteuse (depuis 1972), La Vie Active de Parenty (depuis 1985) et l’APCO de Wimille (depuis 1996).
En 2023, l’ESAT d’Outreau accueille 112 travailleurs en situation de handicap : conditionnement, logistique et transport (étiquetage, collage, pliage, mise sous film, conditionnement, colisage), espaces verts et paysagers (entretien), impression, reprographie et marquage (brochage, encartage, façonnage).
Commerces, équipements et associations
au n° 2, le cabinet du Dr Mathilde Carré, installée en mai 2026 : la première pédiatre libérale de la ville[11] ;
au n° 16, une chirurgienne-dentiste (Cecilia Caux, 2021)[8] ;
au n° 21, à la maison médicale, le siège de la CPTS Opale Sud (communauté professionnelle territoriale de santé, 2020) et une sage-femme (Camille Diers-Marie, depuis 2014) ;
au n° 22, une chirurgienne-dentiste (Pauline Valcke, 2014) ;
au n° 68, un cabinet dentaire (Raphaël Fautrad, 2024) ;
au n° 120, un garage automobile (ABZ Francis, 2014) ;
au n° 130, dans la galerie du centre commercial, la boucherie Enzodrey (2023, qui a succédé aux Boucheries J’M), un salon de coiffure (Kell’Coiffure, 2020) et Les Maisons des enfants de la Côte d’Opale (2011) ;
au n° 200, un cabinet paramédical (Caroline Kolb, 2020) ;
au n° 210, un centre de contrôle technique (Dekra – Auto Bilan France), après le Contrôle automobile du Boulonnais (2005) ;
et, le long du boulevard, le logement-foyer et foyer-restaurant pour personnes âgées du CCAS (depuis 1984) et un ancien centre de construction des lignes d’Orange (1991)[8].
Plan (OpenStreetMap)
Références
Guide d’Outreau d’hier à aujourd’hui (Centre culturel et social Jacques Brel) — liste des maires d’Outreau (Raymond Splingard, négociant en charbon, SFIO puis PS, maire d’octobre 1952 à mars 1983) ; les résistants outrelois.
Jean-Marc Détré, Outreau – Le Portel – Equihen-Plage par l’image (2024) — les baraquements provisoires bâtis sous l’impulsion de Raymond Splingard, adjoint aux finances ; le calvaire de la Croix Madame.
Sébastien Chochois, Le blog d’un jeune militant et élu d’Outreau (62) — la rue d’Equihen renommée rue André Pantigny par Raymond Splingard en 1980.
Base de données nationale des bâtiments (BDNB / GoRenove) — gorenove.fr/adresse.
La Voix du Nord, 1er octobre 2016 — la maison de santé pluridisciplinaire du Mont-Soleil.
Michaël Rochoy, « Les médecins à Outreau », Atelier de mémoire populaire d’Outreau, Bulletin n° 30 (2026).
Insee, répertoire Sirene, établissements du boulevard Raymond Splingard à Outreau — Annuaire des entreprises.
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Quartier : ZAC Sous-quartier : Compositeurs Date de l’arrêté de dénomination : 9 octobre 1981 Ancienne dénomination : Début de la voie : Allée Léo Delibes Fin de la voie : voie en impasse Nombre d’adresses sur la rue : 15 Position : 50,7012 N – 1,5736 E Lien avec Outreau : non
Origine du nom
Paul Dukas (Paris, 1er octobre 1865 – Paris, 17 mai 1935) est un compositeur français réputé pour son perfectionnisme : exigeant envers lui-même, il abandonna ou détruisit nombre de partitions et ne publia qu’une poignée d’œuvres[1].
Outre le scherzo symphonique L’Apprenti sorcier (1897) repris dans Fantasia (Disney), on lui doit le ballet La Péri (1912) et l’opéra Ariane et Barbe-Bleue (1907)[1]. Professeur de composition au Conservatoire de Paris, il forma de nombreux musiciens (Olivier Messiaen, Joaquín Rodrigo…)[1].
Professeur de composition au Conservatoire de Paris, Paul Dukas eut notamment pour élève le compositeur Georges Hugon (1904-1980), qui dirigea l’École de Musique de Boulogne-sur-Mer entre 1934 et 1940 et fut le père de la comédienne Sophie Daumier[2].
Paul Dukas (domaine public). Source : Wikimedia Commons.
Éléments notables de la rue
Une allée du cœur du quartier des musiciens (bâti 1982)
L’allée appartient à l’ensemble des rues « musiciens » d’Outreau — rues (Bach, Berlioz, Bizet, Charpentier, Chopin, Debussy, Gounod, Massenet, Mozart, Rameau, Ravel), résidences (Beethoven, Fauré, Verdi) et trois allées : Léo Delibes, Paul Dukas et Jacques Offenbach[3].
Dénommée par arrêté du 9 octobre 1981, elle a été bâtie dans la foulée : ses maisons datent de 1982[4].
Activités
L’allée est essentiellement résidentielle ; les établissements recensés par Sirene y sont domiciliés à une adresse d’habitation. Deux sont en activité : au n° 1, une activité de gestion immobilière, et au n° 3, une activité d’enseignement culturel (« Notes pour soi-m’aime »)[5]. Plusieurs autres, aujourd’hui fermés, y ont été domiciliés — dont, au n° 15, à la résidence Cap d’Alprech, un salon de soins de beauté[5].
Quartier : ZAC Sous-quartier : Compositeurs Date de l’arrêté de dénomination : vers 1990 Ancienne dénomination : Début de la voie : Rue Paul Justin Fin de la voie : voie en impasse Nombre d’adresses sur la rue : 6 Position : 50,7013 N – 1,5719 E Lien avec Outreau : non
Origine du nom
Jacob (dit Jacques) Offenbach (Cologne, 20 juin 1819 – Paris, 5 octobre 1880) est un compositeur et violoncelliste prussien naturalisé français. Le nom de la famille vient de la ville d’Offenbach-sur-le-Main, dont son père était originaire[1]. Maître de l’opérette et créateur de l’opéra-bouffe du Second Empire, on lui doit Orphée aux Enfers (1858), La Belle Hélène (1864), La Vie parisienne (1866), La Grande-Duchesse de Gérolstein (1867), La Périchole (1868) et l’opéra fantastique Les Contes d’Hoffmann, créé à titre posthume en 1881[1].
Au XIXe siècle, les opéras-bouffes d’Offenbach, dont La Grande-Duchesse de Gérolstein, figuraient au répertoire des théâtres du Boulonnais (théâtre Monsigny)[2].
Jacques Offenbach (photographie de Nadar, vers 1860 ; domaine public). Source : Wikimedia Commons.
Éléments notables de la rue
Ancienneté des maisons
Comme les voies voisines, l’allée porte le nom d’un compositeur : elle appartient à l’ensemble des rues « musiciens » d’Outreau, qui compte des rues (Bach, Berlioz, Bizet, Charpentier, Chopin, Debussy, Gounod, Massenet, Mozart, Rameau, Ravel), des résidences (Beethoven, Fauré, Verdi) et trois allées (Léo Delibes, Paul Dukas et Jacques Offenbach)[3]. Contrairement au cœur du quartier, bâti au début des années 1980, l’allée Offenbach est plus récente : ses maisons datent de 1991-1994[4].
Commerces
L’allée est purement résidentielle : le répertoire Sirene n’y recense que deux établissements, aujourd’hui fermés et domiciliés au n° 5 — une société civile immobilière (SCI du Littoral, location de logements) et une entreprise de services et d’entretien de véhicules (Monsieur Services)[5]. Aucun commerce n’y est en activité.
Quartier : ZAC Sous-quartier : Compositeurs Date de l’arrêté de dénomination : vers 1989 ? Ancienne dénomination : Début de la voie : Boulevard de la Liberté Fin de la voie : Rue Saint-Michel Nombre d’adresses sur la rue : 3 Position : 50,6989 N – 1,5797 E Lien avec Outreau : non
Origine du nom
Maurice Chevalier (Paris, 12 septembre 1888 – Paris, 1er janvier 1972) est un chanteur, acteur et artiste de music-hall français, l’une des plus grandes vedettes du XXe siècle.
Reconnaissable à son canotier et à son nœud papillon, il triomphe au Casino de Paris et aux Folies Bergère, mène une carrière internationale jusqu’à Hollywood (où il est nommé à l’Oscar du meilleur acteur), et popularise des chansons devenues des classiques comme Valentine, Prosper, Ma Pomme ou Louise[1].
Il donne son nom à cette allée du sous-quartier des « Compositeurs » — bien qu’il fût plutôt chanteur et parolier que compositeur.
Maurice Chevalier en 1968 (photo Eric Koch / Anefo, CC0). Source : Wikimedia Commons.
Éléments notables de la rue
Une voie de la ZAC (bâti 1989-1994)
L’allée se situe dans la ZAC, en bordure du boulevard de la Liberté, à la lisière du « quartier des musiciens ». Contrairement aux allées résidentielles de compositeurs (aménagées dans les années 1970-1980), elle n’a pas une vocation résidentielle et a été bâtie plus tard : les constructions datent de 1989-1994[2].
L’EHPAD « Les Mouettes » (n° 3)
Le n° 3 de l’allée abrite l’EHPAD « Les Mouettes », maison de retraite médicalisée gérée par l’Association Nord France et Mer, association privée à but non lucratif déclarée au Journal officiel le 6 février 1963 et fondée à Boulogne-sur-Mer (RNA W623001881)[4]. L’association ne s’installe à Outreau qu’à la fin des années 1980 : une modification déclarée au Journal officiel en 1989[4] accompagne la construction du bâtiment actuel de l’allée (1989-1994[2]), édifié sur d’anciennes terres du hameau de La Salle (les photographies aériennes de l’IGN montrent encore en champs dans les années 1950-1960)[7].
Il accueille aujourd’hui 63 résidents en chambres individuelles, en hébergement permanent, temporaire ou en accueil de jour ; 60 places sont habilitées à l’aide sociale et l’établissement dispose d’un pôle d’activités et de soins adaptés (PASA) pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, dans un parc arboré (FINESS 620105304)[3]. La restauration collective y est assurée par Sodexo. En 2023, l’établissement figure au palmarès « Meilleures Maisons de Retraite » du Nouvel Obs (réalisé avec Statista) : 19e des Hauts-de-France et 162e sur 10 000 au niveau national[6].
Le supermarché ALDI (depuis 1998)
L’allée accueille aussi un supermarché ALDI, présent à cette adresse depuis 1998 — d’abord exploité par ALDI Marché SARL, puis repris par l’entité ALDI Marché Bois-Grenier[5].
Évolution du site (vues aériennes IGN)
Cliquez sur une année pour suivre la transformation du secteur : vers 1950-1965, l’emplacement n’est encore que des champs du hameau de La Salle ; vers 2000, l’EHPAD Les Mouettes et le supermarché ALDI sont bâtis autour du nouveau rond-point.1920193219451950-19652000-20052006-20102011-20152016-20202021-2023Actuelle
Base de données nationale des bâtiments (BDNB / GoRenove) — gorenove.fr/adresse.
Pour les personnes âgées (CNSA), EHPAD Les Mouettes, Outreau — annuaire officiel, FINESS 620105304 — lien.
Journal officiel des associations (DILA), Association Nord France et Mer (RNA W623001881) — déclaration du 6 février 1963 à Boulogne-sur-Mer ; modification déclarée en 1989 — lien.
Insee, répertoire Sirene, établissements domiciliés allée Maurice Chevalier (ALDI Marché ; Association Nord France et Mer ; Sodexo) — Annuaire des entreprises.
Le Nouvel Obs / Statista, Meilleures Maisons de Retraite 2023 (Les Mouettes : 19e des Hauts-de-France, 162e sur 10 000 en France).
IGN — remonterletemps.ign.fr / Géoplateforme, photographies aériennes historiques (champs vers 1950-1965 ; EHPAD et supermarché bâtis vers 2000).
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Quartier : ZAC Sous-quartier : Compositeurs Date de l’arrêté de dénomination : 9 octobre 1981 Ancienne dénomination : Début de la voie : Rue du Cap Fin de la voie : voie interne du quartier (impasse) Nombre d’adresses sur la rue : 16 Position : 50,7013 N – 1,5730 E Lien avec Outreau : non
Origine du nom
Clément Philibert Léo Delibes, dit Léo Delibes (Saint-Germain-du-Val, 21 février 1836 – Paris, 16 janvier 1891) est un compositeur et l’un des maîtres du ballet romantique français. On lui doit les ballets Coppélia (1870) et Sylvia (1876), ainsi que l’opéra Lakmé (1883), dont le célèbre « Duo des fleurs »[1].
L’allée fait partie du « quartier des musiciens » d’Outreau, situé entre le Mont-Soleil, Alprech et le boulevard de la Liberté, qui compte dix-sept voies aux noms de compositeurs — rues Bach, Berlioz, Bizet, Charpentier, Chopin, Debussy, Gounod, Massenet, Mozart, Rameau, Ravel ; résidences Beethoven, Fauré, Verdi ; et les allées Léo Delibes, Paul Dukas et Jacques Offenbach[2].
Dénommée par arrêté du 9 octobre 1981, l’allée a été bâtie dans la foulée : ses maisons datent de 1981-1982[3].
Côté activités, l’allée accueille une auto-école (Pierre Loriette, n° 3) ; elle a aussi compté un salon de toilettage canin (« Fred-Canin », résidence Alprech) et la boutique « Les Trésors de Zouzou » (n° 13), aujourd’hui fermés[4].
Quartier : ZAC Sous-quartier : Plantes Date de l’arrêté de dénomination : vers 1974 Ancienne dénomination : Début de la voie : Rue de l’Aubépine Fin de la voie : Rue des Platanes Nombre d’adresses sur la rue : 13 Position : 50,6973 N – 1,5858 E Lien avec Outreau : non
Origine du nom
Le sorbier (genre Sorbus, famille des Rosacées) est un arbre ou arbuste aux grappes de baies rouges ou orangées très appréciées des oiseaux — d’où le nom de sa principale espèce, le sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia). Comme les voies voisines, l’allée appartient au sous-quartier « Plantes » de la ZAC[1].
Sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia). Source : Wikimedia Commons.
Éléments notables de la rue
Ancienneté du bâti (1974)
L’allée est bordée de pavillons individuels, construits en 1974 (une construction plus récente, de 1984, au n° 3)[2].
Commerces (aujourd’hui fermés)
L’allée a compté quelques activités à domicile, aujourd’hui fermées : Lya’Nail’s (onglerie, n° 6), Chez Isa (meublé de tourisme, n° 14), Primoservice (services aux entreprises, n° 11) et une activité informatique (Charles Friocourt, n° 12)[3].
Quartier : ZAC Sous-quartier : Plantes Date de l’arrêté de dénomination : vers 1973 Ancienne dénomination : Début de la voie : Rue des Peupliers Fin de la voie : Rue de l’Orme Nombre d’adresses sur la rue : 7 Position : 50,6995 N – 1,5862 E Lien avec Outreau : non
Origine du nom
L’ormeau désigne un jeune orme, ou un orme de petite taille – l’orme étant un arbre du genre Ulmus (famille des Ulmacées). Comme les voies voisines, l’allée appartient au sous-quartier « Plantes » de la ZAC[1].
Orme (Ulmus). Source : Wikimedia Commons.
Éléments notables de la rue
Ancienneté du bâti (1973)
L’allée se bâtit au début des années 1970 (constructions de 1973), avec un équipement plus récent au n° 80 (2016)[2].
Les écoles (depuis 1973)
L’École maternelle Louise Michel et l’École élémentaire des Tilleuls (n° 68 à 74) y ouvrent leurs portes en 1973 ; l’École des Tilleuls comptait alors 12 classes et connut une extension en octobre 1977. Elles desservent notamment le secteur de la Tour du Renard[3].
Équipements et associations
L’allée accueille le Studio municipal de danse (n° 76) et l’Amicale de l’École des Tilleuls (n° 68)[4].
Base de données nationale des bâtiments (BDNB / GoRenove) — gorenove.fr/adresse.
Atelier de Mémoire Populaire et d’Histoire Locale d’Outreau, Bulletin n° 1, mai 2011 (écoles Louise Michel et des Tilleuls, ouvertes en 1973).
Insee, répertoire Sirene / annuaires locaux, établissements de l’allée des Ormeaux (Amicale de l’École des Tilleuls, n° 68 ; Studio municipal de danse, n° 76) — Annuaire des entreprises.
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