Voici le programme de ma non-liste :
1 – améliorer avant l’été 2027 la qualité de l’air dans les écoles (puis les autres bâtiments publics) :
- Pourquoi ?
- C’est une obligation légale ; on n’accepterait pas que les enfants ou les enseignants soient malades après avoir consommé de l’eau à l’école, de qualité non contrôlée… pourquoi l’accepter avec l’air ?
- Ca réduit les infections respiratoires dans toute la société, les allergènes, l’asthme (et concrètement ça sauve des vies) ;
- Ca améliore les performances scolaires ;
- Ca améliore l’accès aux soins ;
- Ca ferait d’Outreau une ville exemplaire et motrice sur ce sujet capital…
- Vous pouvez retrouver tout ça dans cette vidéo (en fin de post)
- Comment ?
- Diagnostiquer : suivre la qualité de renouvellement de l’air au quotidien par capteurs CO2 connectés dans chaque classe ou crèche (enregistrement en direct, connectés sur WiFi) : illustration dans mon cabinet sur le site rochoy.fr/co2 qui fait exactement ce que j’imagine dans chaque classe.
- Traiter : VMC ou centrale de traitement d’air (CTA) double flux (renouvellement de 50 m3/heure/occupant, pour respecter la norme NF EN 16798-1)
- Surveiller : rendre les données de capteurs CO2 publiques et ouvertes, pour éclairer les décisions et faciliter la recherche
- Combien ? Le coût de 100 capteurs est d’environ 20 000€ ; le coût pour une VMC dans 100 salles de vie est inférieur à 1M€. Les dépenses d’investissement sont de 2-3M€ par an à Outreau (3-4M€ au Portel).
2 – faire d’Outreau une ville riche en données ouvertes, pour prendre des décisions transparentes, fondées sur les faits, faciles d’accès par toute la population (dépenses, recettes, accidents, investissements par quartiers, renouvellement de l’air dans les écoles, etc.).
- Pourquoi ?
- Pour pouvoir prendre les meilleures décisions, basées sur les faits, en les priorisant selon des besoins établis ; prendre des décisions sans ces données (publiques) revient à jouer au loto…
- Permettre à chacun d’apprécier les décisions prises tout au long du mandat ;
- Permettre à chaque quartier d’apprécier la répartition des dépenses d’aménagement urbain, et éviter la sensation d’être « oublié » ;
- Permettre à chacun de commenter et proposer des idées, et permettre de voter régulièrement par des outils adaptés de démocratie participative ;
- Faire d’Outreau une ville exemplaire et motrice sur cette transparence et ce pilotage « scientifique ».
- Outreau a environ 200 rues. Chacun a des idées sur l’aménagement : avoir plus d’animation (ou un quartier plus calme), mettre un feu (ou supprimer des dos d’âne), etc. Aujourd’hui, il est difficile de choisir et prioriser, car les données ne sont pas facilement accessibles.
- Comment ?
- Collecter des données sur les recettes, les dépenses, l’accès aux soins, la qualité de l’air (CO2 évoqué plus haut dans les lieux publics), la qualité de l’eau, les feux rouges, les menus scolaires, les vols, les accidents…
- Mettre ces données en libre accès, pour que chacun puisse les consulter, les discuter, etc.
- Par exemple, avant de créer de nouvelles opportunités pour le marché, il convient de sonder le maximum de la population sur ses besoins en 2026, compte tenu de l’existence de marchés voisins, de commerces, d’e-commerce, de grandes surfaces, de Drive, etc.
- Combien ? Formation ou embauche d’un agent pour l’analyse de données (ou freelance). Budget faible (< 100 000€).
–> illustration : cette page sur les finances dans le Boulonnais
3 – faire valider régulièrement les choix et priorités par des consultations citoyennes publiques, avec les outils actuels (sans oublier ceux qui peinent avec le numérique bien sûr, en utilisant le magazine mensuel).
Il existe des outils professionnels qui peuvent mis en place, pour qu’en fin de mandat, aucun quartier ne puisse s’être senti délaissé et que tout le monde ait pu se sentir écouté, et avoir obtenu des réponses publiques aux questions ou doléances…
Dans le même état d’esprit, tous les 2 ans, le maire peut démissionner et remettre sa place en jeu au sein du conseil municipal.
–> illustration : ce site est comme un premier jet où chacun peut s’exprimer en transparence… chaque remarque reste attribuée, elle mérite d’être traitée, commentée, validée.
4 – avoir un poste « doléances envers les bailleurs sociaux »
La mairie a du pouvoir sur les bailleurs sociaux en leur cédant des terrains ; les bailleurs imposent leurs choix aux locataires, traînent pour des travaux (immeubles aux plaques volantes, de résidences à l’isolation insuffisance, etc.) ; or, les locataires sont les Outrelois et donc sont la mairie… il faut pouvoir corriger cette asymétrie, et ne rien négocier de nouveau avec les bailleurs sociaux tant que les problèmes ne sont pas résolus avec l’existant.
–> illustration : pas possible à mon niveau… mais j’ai déjà illustré à plusieurs reprises qu’on pouvait défendre les intérêts des locataires, parfois en s’opposant aux demandes des bailleurs sociaux (via certificats-absurdes.fr ou ici par exemple).
5 – une tyrolienne géante dans la ville (bien sûr).

Et c’est tout.
En 2026, il me semble désuet de proposer des programmes trop détaillés : l’électeur doit alors choisir entre le candidat A avec ses 30 idées, et le candidat B avec ses 30 idées (dont certaines se recoupent).
Personne n’a envie de « tout accepter » et signer un chèque en blanc pour 6-7 ans ! Le seul point « imposé » dans mon programme serait la mise en conformité légale des bâtiments pour la santé globale de la population, l’accès aux soins et l’attractivité de la commune…
A mon sens, un programme aujourd’hui doit surtout présenter la méthode de gouvernance : le programme que je prône serait tout en transparence et en démarche scientifique, ancré notre époque hyper connectée.
Par ailleurs, il tient comme ici en une feuille A4. Ecologique, non ? 😉
