Vaccination : La France a-t-elle intérêt à proposer elle aussi une troisième dose face au variant Delta ?

Pour l’instant, la France ne propose pas de troisième dose de vaccins aux personnes n’ayant pas été vaccinées avec des ARN Messager comme c’est le cas en Allemagne. — SYSPEO/SIPA
    • Avec l’annonce de l’Allemagne de proposer une troisième dose de vaccin contre le coronavirus à une partie de sa population, le sujet revient sur le devant de la scène en France.

 

    • Pour l’instant, le gouvernement compte proposer un rappel vaccinal à la rentrée pour les personnes à risque, mais n’envisage pas d’étendre ce rappel au reste de la population pour lutter contre le variant Delta.

 

    • Pour les experts, la priorité reste avant tout de vacciner avec deux doses le maximum de personnes en France, mais aussi dans le reste du monde, pour lutter efficacement contre le virus.

 

La France suivra-t-elle le mouvement ? Dimanche, l’Allemagne a annoncé qu’elle proposerait à la rentrée
une troisième dose de vaccin contre le Covid-19 à certains de ces citoyens. Le ministère allemand a expliqué avoir pris cette décision après la publication d’études montrant que la réponse immunitaire se réduisait chez certaines populations vulnérables, même entièrement vaccinées.

Les autorités allemandes vont plus loin puisque cette dose de rappel sera également proposée aux personnes vaccinées avec AstraZeneca et Johnson & Johnson, soit toutes celles qui n’ont pas reçu de sérum à ARN Messager. Cette prise de position remet sur le devant de la scène la possibilité de proposer aux Français une troisième dose pour lutter contre la propagation du variant Delta. Le gouvernement a annoncé ce mardi qu’il étudierait la question la semaine prochaine. Mais est-ce réellement judicieux ?

L’administration d’une troisième dose a-t-elle déjà fait ses preuves dans d’autres pays ?

Il est encore trop tôt pour le dire puisque pour l’instant Israël est l’unique pays à avoir mis en place cette politique sanitaire et seulement depuis dimanche. Toutes les personnes de plus de 60 ans ayant été vaccinées il y a plus de cinq mois peuvent recevoir une troisième dose de vaccin contre le Covid-19. Le Premier ministre Naftali Bennett a justifié cette « campagne de vaccination complémentaire » en assurant que « quelques jours après la 3e dose, vous aurez plus de défenses immunitaires ».

D’autres pays pourraient cependant lui emboîter prochainement le pas. Selon le quotidien Daily Telegraph, le Royaume-Uni envisagerait de proposer cette troisième dose d’ici la fin de l’été auprès des personnes de plus de 50 ans ou bien considérées comme vulnérables, soit 32 millions de Britanniques. Aux Etats-Unis, Anthony Fauci, principal expert américain en maladies infectieuses, a déclaré le 25 juillet sur CNN que les responsables de la santé américaines étudiaient des données pour déterminer le moment nécessaire pour éventuellement renforcer le système immunitaire. Il a également assuré qu’une troisième dose pourrait être nécessaire aux Etats-Unis pour les personnes immunodépressives.

Quelle est la position française actuelle sur la question ?

Dans l’Hexagone, l’hypothèse d’une troisième dose contre le coronavirus fait actuellement l’objet d’un débat. Le 6 juillet dernier, le Conseil scientifique a recommandé un rappel de vaccination chez les personnes de plus de 80 ans résidant en Ehpad ou à domicile. S’appuyant sur cet avis, Emmanuel Macron a annoncé lors de son allocution six jours plus tard, la mise en place d’une « campagne de rappel » début septembre pour les primo-vaccinés. Un peu plus tard, dans son avis du 16 juillet 2021, la Haute Autorité de santé (HAS) a écarté « pour le moment » l’option d’une troisième dose sauf pour les plus vulnérables et les plus âgés.

Cependant, le ministère de la Santé a annoncé ce mardi que le périmètre exact des personnes qui se verront proposer un rappel vaccinal contre le Covid-19 à la rentrée devrait faire l’objet d’un arbitrage « la semaine prochaine ».

La France a-t-elle les moyens de proposer cette troisième dose ?

Selon Michaël Rochoy, médecin généraliste, chercheur en épidémiologie et membre du collectif « Du côté de la science », il n’y a jamais eu assez de doses en France pour vacciner tout le monde. « La demande a toujours été calquée sur l’offre, car on a ouvert progressivement par tranches successives. Mais si tous les gens qui ont deux doses de vaccin en voulaient une troisième aujourd’hui, ça serait la guerre pour trouver un créneau sur Doctolib », assure-t-il. Il existe en effet déjà des disparités sur le territoire. Si dans les grandes villes, il est assez facile de trouver un créneau, il faut parfois attendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines dans certaines régions, notamment en raison de l’extension du pass sanitaire.

Quels seraient les bénéfices et inconvénients d’une troisième dose pour tous ?

Dans son avis du 16 juillet 2021, la Haute Autorité de santé explique que « s’il paraît très probable qu’une injection de rappel procurera effectivement un effet boost (…), les données disponibles à ce jour ne permettent pas d’évaluer précisément l’impact ni la nécessité d’un tel rappel sur la prévention des échecs vaccinaux ». Si le bénéfice individuel est
actuellement reconnu pour les personnes immunodéprimées et les personnes âgées, l’intérêt pour le reste de la population n’est pas encore tranché scientifiquement.

« Passer de deux doses à trois doses, c’est un peu comme quand on dit qu’il faut passer d’un masque chirurgical à un masque FFP2, compare Michaël Rochoy. Évidemment on gagne un peu en efficacité et en bénéfice individuel, mais finalement ce qui est efficace, c’est que tout le monde porte un masque. C’est le même principe pour la vaccination : ce qui est efficace, c’est que tout le monde soit vacciné contre le Covid, plutôt qu’il y ait des gens vaccinés trois fois et d’autres pas. »

Une troisième dose est-elle une priorité ?

Dans son communiqué de presse, la HAS regrettait mi-juillet le ralentissement des vaccinations et estimait que la priorité pour les prochaines semaines était de tout mettre en œuvre afin de vacciner davantage de Français. La Haute Autorité s’inquiétait particulièrement d’une couverture vaccinale insuffisante chez les plus âgés (73,8 % pour les plus de 80 ans). La priorité selon les scientifiques reste donc de vacciner les personnes les plus à risque et de faire en sorte que la majeure partie de la population ait un schéma vaccinal complet.

Toutefois, la priorité n’est pas que nationale pour Michaël Rochoy qui rappelle qu’une pandémie se gère au niveau mondial. « Il faut que tout le monde ait un schéma vaccinal complet, d’abord parce qu’une vie en Albanie n’a pas moins de valeur qu’une vie en France, mais aussi parce que s’il reste des pays avec une faible couverture vaccinale, on risque de voir émerger de nouveaux variants et d’autres complications qui auront un retentissement chez nous », détaille l’épidémiologiste. Le 21 juillet dernier, l’Organisation mondiale de la santé a ainsi demandé aux pays riches de ne pas vacciner leurs populations les plus jeunes, mais plutôt de faire don de leurs doses en surplus aux pays pauvres.



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Covid-19 : la vaccination est-elle vraiment à l’origine d’une “mortalité inédite” ?

Un article de blog hébergé sur Mediapart pointe du doigt la mortalité vaccinale, évoquant près de 1 000 décès liés aux vaccins. Des conclusions qui indignent de nombreux médecins.

“Une mortalité inédite”. Dans un article de blog hébergé par Mediapart, le sociologue Laurent Mucchielli affirme qu’il y a “urgence à suspendre” la vaccination de masse contre le Covid-19 et pointe du doigt une mortalité “inédite dans l’histoire de la médecine moderne”, évoquant le chiffre de presque 1000 morts du vaccin. Un article alarmiste dont les conclusions sont dénoncées par de nombreux médecins.

Les chiffres utilisés dans cet article de blog sont issus des données de l’ANSM, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament, librement consultables en ligne. S’ils sont vrais, c’est l’interprétation qui en est faite qui indigne les médecins.

Des chiffres issus de la pharmacovigilance

“Ce sont des bases de déclaration, donc l’imputabilité du vaccin n’est pas définie. L’auteur utilise des bases de données sans savoir les interpréter”, déplore Matthieu Molimard, chef de Service de Pharmacologie Médicale au CHU de Bordeaux

Des données qui sont compilées par l’ANSM grâce à la pharmacovigilance, c’est-à-dire la surveillance des effets secondaires nocifs éventuels d’un médicament. C’est notamment grâce à cette surveillance que quelques rares cas de thromboses ont été signalés après l’injection du vaccin AstraZeneca chez les plus jeunes.

“Chaque vacciné peut signaler un effet indésirable”

“Les médecins, mais aussi les vaccinés peuvent signaler un effet indésirable, qui est ensuite remonté au centre régional de pharmacovigilance, puis entré dans une base nationale. L’effet signalé est ensuite étudié selon la bibliographie, c’est-à-dire savoir s’il y a eu des précédents déjà rapportés, selon le temps de survenue de l’événement indésirable après le vaccin. Tout cela permet d’évaluer la probabilité d’un lien avec le vaccin : probable ou non”, nous éclaire le docteur Michael Rochoy, ancien interne en pharmacovigilance à Lille.

Vidéo. Les laboratoires en profitent, les prix des vaccins flambent

Le signalement d’un effet indésirable s’effectue en ligne, sur le site de l’ANSM. Avec la vaccination contre le Covid-19, les signalements d’effets indésirables sont plus nombreux, avec plus de 40 millions de vaccinés en sept mois.

“Tous les décès signalés après le vaccin ne sont pas dus au vaccin”

“Les chiffres utilisés dans cet article sous-entendent que tous les décès signalés après le vaccin sont dus au vaccin. Or, ce n’est pas le cas. Vous pouvez par exemple faire un infarctus après le vaccin, sans que celui-ci ne soit la cause. Vous auriez tout de même fait cet infarctus sans avoir été vacciné”, illustre Michaël Rochoy, membre du collectif Du Côté de la Science.

C’est par exemple ce qui a été établi après le décès d’un jeune de 33 ans à Issoudun (Vienne). Quelques heures après sa vaccination, l’homme décède, le vaccin est suspecté. L’autopsie a révélé que l’homme a succombé à un infarctus, dont les effets ont été aggravés par la prise de poppers.

Autre exemple, celui de la mort d’un jeune homme de 22 ans, dont le père a lié le décès à sa vaccination huit heures plus tôt, dans une vidéo devenue virale. L’autopsie a finalement confirmé le décès lié à une allergie, faisant le lien avec l’absorption “peu avant son décès, durant un repas au restaurant, d’un aliment pour lequel il avait une allergie connue”.

“Hormis un ou deux cas peut-être lié à une réactogénicité qui a donné une fièvre mal tolérée chez des personnes très âgés et très fragiles en Ehpad, on n’a pas à déplorer de décès liés à Pfizer”, poursuit Matthieu Molimard, qui rappelle que les rares cas d’allergie au vaccin se font quasi-instantanément, ce qui explique les 15 minutes de surveillance après la vaccination durant lesquelles le vacciné reste sous la surveillance d’un médecin.

“La balance bénéfice risque resterait quand même en faveur du vaccin !”

“Tous les cas rapportés dans les synthèses de pharmacovigilance n’ont pas un lien établi avec le vaccin. Certains peuvent être probables, d’autres moins”, résume Michaël Rochoy. “Concernant les cas de décès déclarés, les données actuelles ne permettent pas de conclure qu’ils sont liés au vaccin”, écrit justement l’ANSM dans le document dont sont extraits les chiffres cités par le blog.

Au-delà du fait que l’auteur considère que les décès rapportés sont forcément liés au vaccin, plusieurs médecins déplorent l’appel à suspendre la vaccination de masse. “Dans l’hypothèse, qui est fausse, qu’il y ait 1000 décès liés aux vaccins depuis le début de la campagne il y a sept mois, le bénéfice resterait supérieur au risque. Il faut se rappeler que de novembre à mars, on déplorait plus de 300 décès liés au Covid chaque jour”, conclut Michaël Rochoy.

Un article largement relayé

Un article alarmiste largement partagé dans les groupes Facebook anti vaccins et relayé par plusieurs personnalités politiques, comme le député Gilbert Collard.

Mais contrairement à ce que sous-entend Gilbert Collard, les blogs de Médiapart ne sont pas écrits par les journalistes de la rédaction, mais par des abonnés au média, dont fait partie Laurent Mucchielli. Face à ces propos écrits, plusieurs internautes demandent au CNRS de prendre des mesures face à celui qui est directeur de recherche.

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Transmission aérienne du coronavirus : quelles solutions pour les cabinets médicaux ? | Le Quotidien du médecin

CONTRIBUTION – Dans le cadre le cadre du suivi des patients ayant été infectés par le SARS-CoV-2 se pose la question de la transmission aérienne du coronavirus. Les médecins et chercheurs du collectif « Du côté de la science » rappellent que les locaux professionnels des médecins sont directement concernés. Ils font le point sur le sujet.

Phanie

Crédit photo : Phanie

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a identifié chronologiquement 3 voies de transmission de la Covid-19 :
– manuportée (ou fomites) :  mains ou surfaces contaminées par le virus ;
– gouttelettes ; 
– aérosols contaminés présents dans l’air, émis par une personne atteinte du virus lorsqu’elle parle, tousse, chante, etc… et non seulement lors des procédures aérosolisantes décrites jusque-là en milieu hospitalier (comme les aérosols, la ventilation non invasive, l’intubation).

Contaminations à faible ou longue distance

Selon l’OMS [1], le virus SARS-CoV-2 se transmet d’une personne à l’autre lorsque de petites particules liquides sont expulsées par la bouche ou par le nez quand une personne infectée tousse, éternue, parle, chante ou respire profondément. Ces particules sont de différentes tailles, des grosses « gouttelettes » aux petits « aérosols ».

Le virus se transmet principalement à faible distance (moins d’un mètre, par gouttelettes ou aérosol) lors d’activités de restauration ou de sport sans masque par exemple, mais peut également être transmis à longue distance (par aérosol restant en suspension dans l’air ou se déplaçant à plus d’un mètre) dans des espaces intérieurs mal ventilés et/ou bondés, où l’on a tendance à rester plus longtemps. La transmission manuportée (fomites) est estimée possible mais n’a pas été démontrée formellement à notre connaissance.

La transmission des infections par voie respiratoire est souvent expliquée dichotomiquement en « gouttelettes » ou « aérosol », impliquant des mesures complémentaires différentes (masque chirurgical versus FFP2, intérêt d’une chambre fermée et bien ventilée si transmission par aérosol en milieu hospitalier, etc.) [2,3]. La contagion aéroportée est réputée rare, et ne concernait principalement que la tuberculose, la grippe, la rougeole, la varicelle (et la variole), le SARS-CoV-1 [4,5]… avant la confirmation fin juin 2020 de la transmission par aérosol du SARS-CoV-2 [6].

Ainsi, avant juillet 2020, la transmission par aérosol était jugée possible (impliquant le port de masque FFP2 pour les gestes ORL à risque par exemple), mais non démontrée.

Transmission par aérosol avérée

Dans ce contexte, les mesures de prévention plus coûteuses du risque aérosol n’ont pas été intégrées au premier semestre 2020 [7]. Les principales mesures complémentaires recommandées ont été les mesures contacts puis gouttelettes : lavage de mains, désinfection de surfaces, fist-bump à la place la poignée de main, distanciation physique (le fameux « 1 ou 2 mètres »), puis port du masque généralisé progressivement… La communication officielle a longtemps été axée principalement sur le manuportage, pourtant jugé minoritaire, voire anecdotique par la communauté scientifique : les affiches du ministère de la santé n’ont intégré le masque systématique qu’à partir de novembre 2020 !

Si l’investissement dans des mesures de prévention aérosol pouvait se discuter avant juin 2020, la démonstration scientifique – et son relai par l’OMS, les CDC américains et le conseil scientifique français dans son avis du 27 juillet 2020 [8] – de la transmission par aérosol (à faible ou longue distance) incite à investir désormais dans ces mesures. La transmission par aérosol, plus pernicieuse que les autres, mérite ici quelques éclaircissements.

Depuis juin 2020, les arguments se sont multipliés pour présenter les aérosols comme la voie prédominante de transmission du SARS-CoV-2, à courte ou longue distance [9]. La persistance d’aérosols en suspension en milieu clos a par exemple été décrite dans un minibus et une voiture pendant plusieurs heures ; une contamination a été décrite en milieu hospitalier, dans une salle de bains 40 minutes après la sortie du contaminant [10] ! 
L’émergence du variant Delta, plus transmissible, augmente encore ce risque.

Favoriser les apports d’air

ll existe donc bien un risque d’accumulation de virus dans l’air des pièces fermées mal aérées, mal ventilées, que sont potentiellement nos cabinets !
Certains patients contaminés peuvent ainsi expirer du virus dans une salle d’attente, qu’ils soient symptomatiques ou non. Pour peu qu’ils portent mal le masque même s’ils sont seuls, et a fortiori s’ils toussent, du virus reste en suspension dans l’air.

Il faut donc penser que nos cabinets médicaux sont comme les commerces, salles de restaurant ou autres bâtiments accueillant du public : afin de prévenir des contaminations croisées entre patients qui entrent et sortent de nos bureaux, de nos salles d’attente il faut favoriser les apports d’air extérieur qui permettent la dilution des virus éventuellement présents dans l’air intérieur [11].

Ainsi, nous nous devons de garantir à nos patients un environnement sécurisé pour le risque aérosol :
– port du masque systématique pour toute personne dans le cabinet – personnel ou patient -, y compris les vaccinés, dans l’ensemble des pièces (y compris les WC) ;
– aération des salles d’attente et des cabinets de consultation (entre chaque patient, voire pendant la consultation), en gardant en tête que la fréquence est plus importante que la durée ; 
– surveillance du renouvellement de l’air en utilisant si besoin des moniteurs de CO2 pour mesurer et éviter les conditions d’air intérieur à risque (éviter le CO2 au-dessus de 800 ppm et/ou une faible humidité) ;
– investissement éventuel dans les purificateurs d’air  basés sur une filtration HEPA (filtre à air à haute efficacité pour particules) qui permettent de capter les plus petites particules dans l’air (il doit renouveler au moins deux à trois fois par heure tout le volume d’air de la pièce).
Évidemment, les précautions standard telles que l’hygiène de mains doivent être maintenues… et la prévention par la vaccination de tous doit continuer !

#COVIDisAirborne

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1. Maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) : comment se transmet la COVID-19 ?
 [cited 10 Jul 2021]. Available: https://www.who.int/fr/news-room/q-a-detail/coronavirus-disease-covid-1…
2. Randall K, Ewing ET, Marr L, Jimenez J, Bourouiba L. How Did We Get
 Here: What Are Droplets and Aerosols and How Far Do They Go? A Historical Perspective on the Transmission of Respiratory Infectious Diseases. Rochester, NY: Social Science Research Network; 2021 Apr. Report No.: ID 3829873. Available: https://papers.ssrn.com/abstract=3829873
3. Précautions standard – Brochure – INRS. [cited 10 Jul 2021]. Available:
 https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206360
4. Booth TF, Kournikakis B, Bastien N, Ho J, Kobasa D, Stadnyk L, et al.
 Detection of Airborne Severe Acute Respiratory Syndrome (SARS) Coronavirus and Environmental Contamination in SARS Outbreak Units. J Infect Dis. 2005;191: 1472–1477. doi:10.1086/429634
5. Li Y, Leung GM, Tang JW, Yang X, Chao CYH, Lin JZ, et al. Role of ventilation
 in airborne transmission of infectious agents in the built environment – a multidisciplinary systematic review. Indoor Air. 2007;17: 2–18. doi:10.1111/j.1600-0668.2006.00445.x
6. Zhang R, Li Y, Zhang AL, Wang Y, Molina MJ. Identifying airborne transmission
 as the dominant route for the spread of COVID-19. Proc Natl Acad Sci. 2020;117: 14857–14863.
7. Tang JW, Marr LC, Li Y, Dancer SJ. Covid-19 has redefined airborne transmission.
 BMJ. 2021;373: n913. doi:10.1136/bmj.n913
8. Conseil Scientifique COVID-19. Avis n°8 du 27 juillet 2020 – Se préparer
 maintenant pour anticiper un retour du virus à l’automne. 2020 p. 42. Available: https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/avis_conseil_scientifique_27_…
9. Greenhalgh T, Jimenez JL, Prather KA, Tufekci Z, Fisman D, Schooley
 R. Ten scientific reasons in support of airborne transmission of SARS-CoV-2. The Lancet. 2021;397: 1603–1605. doi:10.1016/S0140-6736(21)00869-2
10. Jung J, Lee J, Jo S, Bae S, Kim JY, Cha HH, et al. Nosocomial Outbreak
 of COVID-19 in a Hematologic Ward. Infect Chemother. 2021;53: 332–341. doi:10.3947/ic.2021.0046
11. Morawska L, Allen J, Bahnfleth W, Bluyssen PM, Boerstra A, Buonanno
 G, et al. A paradigm shift to combat indoor respiratory infection. Science. 2021;372: 689–691. doi:10.1126/science.abg2025

Dre Corinne Depagne
Pneumologue, Lyon

Cette contribution extérieure à la rédaction du « Quotidien » a été rédigée par des membres du collectif « Du Côté de la science », composé de médecins et de scientifiques.

Dr Michaël Rochoy
Médecin généraliste, chercheur associé à l’ULR2694 de Lille, Outreau

Source: Transmission aérienne du coronavirus : quelles solutions pour les cabinets médicaux ? | Le Quotidien du médecin

Coronavirus aux Antilles : Comment expliquer une telle flambée épidémique ?

Dans un hôpital de Pointe-à-Pitre, en septembre. — LARA BALAIS / AFP
    • Un nouveau confinement a été décrété en Martinique pour au moins les trois prochaines semaines.

 

    • C’est le résultat d’une flambée épidémique catastrophique, liée notamment à un faible taux de vaccination.

 

    • Le reste des Antilles françaises pourrait être rapidement concerné.

 

C’est un mot que l’on n’aime pas entendre : confinement. Les
Martiniquais et les Martiniquaises vont encore devoir en subir un pendant au moins trois semaines à partir de vendredi. Les insulaires devront rester chez eux entre 19 heures et 5 heures et en journée, il faudra une attestation pour s’éloigner de plus de 10 km de chez soi. Les restaurants et les salles de sport notamment ferment, mais pas la plupart des commerces. En Guadeloupe, un couvre-feu a également été instauré. 20 Minutes a cherché à savoir comment une telle flambée épidémique pouvait avoir lieu aux
 Antilles françaises.

Quelle est la situation ?

Depuis le début de la pandémie, rarement un territoire français aura dû faire face à une flambée épidémique aussi violente que celle que la Martinique est en train de vivre. Le taux d’incidence (le nombre de cas pour 100.000 personnes) atteint 995. Le taux est même de 2.501 pour la tranche des 20 -29 ans. « La progression en Martinique s’est faite progressivement depuis les 20-29 ans et ça s’est transmis progressivement aux plus âgés… et les hospitalisations augmentent progressivement », explique à 20 Minutes le médecin spécialiste en épidémiologie du collectif “Du côté de la science”, Michaël Rochoy. La pente est très forte en réanimation : seules un tiers des places étaient occupées par des patients ou patientes Covid tout début juillet… Un taux qui s’élevait mercredi à 115 %.

Ailleurs dans les Antilles françaises on évite pour l’instant le confinement, mais pour combien de temps ? En Guadeloupe, le taux d’incidence n’est « que » de 290 et la tension hospitalière à 76 % mais ça ne fait probablement que commencer : le taux de reproduction est à 2,64 sur l’île (c’est-à-dire que 10 contaminés contaminent à leur tour en moyenne plus de 26 personnes). A Saint-Martin et Saint-Barthélémy le taux d’incidence dépasse les 1.700 pour toute la population. Ce chiffre est « gonflé » par le fait que ce sont deux petites îles. La partie française de Saint-Martin compte 38.000 habitants et habitantes (dix fois moins que la Martinique) quand Saint-Barthélémy en compte 9.000. Mais qui dit petite île, dit petites capacités hospitalières sur place…

Pourquoi une telle flambée ?

« Il n’y a absolument aucune surprise avec le Covid-19 », affirme, sans ambages, Michaël Rochoy. Que l’on soit en Martinique, dans le reste des Antilles, ou ailleurs, c’est toujours la même chose : « Le virus se transmet par voie aérienne, à un moment où beaucoup de personnes se retrouvent au même endroit, à plus forte raison dans un endroit clos. » En résumé, les moments sans masque dans un endroit clos.

Ça n’explique néanmoins pas une telle flambée. Ce qui change dans le cas de la Martinique, c’est le taux d’incidence massif : « Plus l’incidence est haute plus on se fait piéger plus facilement lors de ces ”petites erreurs” ». En clair : quand le virus circule davantage, on a plus de chances de se faire contaminer, c’est mathématique. Les augmentations exponentielles viennent de là.

Où en est la vaccination aux Antilles ?

Tous les effets décrits précédemment sont démultipliés face une population peu ou pas vaccinée, ce qui est le cas aux Antilles. Alors qu’à l’échelle du pays, désormais, 50 % de la population affiche un schéma vaccinal complet, en Martinique, d’après Ouest-France, seule 15,6 % de la population l’est. Dans les autres territoires français du secteur, les chiffres sont à l’avenant. Pourtant, les îles auraient bien reçu leurs quotas de doses comme les autres départements : « Ce ne sont pas les moyens qui manquent, mais la confiance », affirme André Chabié, infectiologue au CHU de Fort-de-France
à Ouest-France.

Selon l’expert, le scandale sanitaire du chlordécone, un produit toxique utilisé dans les bananeraies alors qu’il était déjà interdit ailleurs en France, pourrait ne pas être étranger à une méfiance très importante de la population, malgré un frémissement des prises de rendez-vous comme partout depuis les annonces d’Emmanuel Macron du début du mois. Les Martiniquais et Martiniquaises « craignent d’être manipulés une fois de plus », ajoute l’infectiologue.



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Source: Coronavirus aux Antilles : Comment expliquer une telle flambée épidémique ?

« Il faut vraiment le faire ? » : face au médecin ou au pharmacien, des indécis se laissent convaincre par le vaccin anti-Covid

Par Sudouest.fr avec AFP
Publié le 28/07/2021 à 9h23

Selon les médecins et pharmaciens, les indécis sont bien pus nombreux que les anti-vaccins convaincus

« Est-ce qu’il faut vraiment le faire, docteur ? » : Face aux inquiétudes des patients, médecins et pharmaciens s’appuient sur leur relation de confiance pour amener à la vaccination les indécis, beaucoup plus nombreux chez eux que les anti-vaccins convaincus, selon eux.

« Ça n’arrive pas si fréquemment que des patients nous opposent des fausses informations glanées sur les réseaux », explique Jacques Battistoni, président du syndicat de généralistes MG France. Mais pharmacies et cabinets médicaux ne se sont pas pour autant transformés en foire d’empoigne. Certes, « des fake news circulent sur tout et n’importe quoi » et « il faut pouvoir les démentir au cabinet », mais pour Michaël Rochoy, généraliste à Outreau (Pas-de-Calais), « c’est loin d’être la majorité des consultations ».

En général, c’est même plutôt : « Est-ce qu’il faut vraiment le faire, docteur ? ». « Oui, c’est bien pour vous ». « Bon, ben, d’accord », raconte le médecin, ajoutant que même s’il « caricature un peu, globalement ça va assez vite ».

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« Bon allez ok »

Les atouts des praticiens : connaître leurs patients, connaître leurs pathologies, leurs facteurs de risques et « avoir une relation de confiance ». Même son de cloche en officine : « au 2e ou au 3e test antigénique » réalisé pour aller au cinéma ou au théâtre, « la personne me dit : bon allez, ok pour la vaccination », raconte Philippe Besset, président de la FSPF, premier syndicat de pharmaciens.

« Les gens se rendent bien compte qu’ils ne vont pas faire ça toutes les 48h ! », s’amuse le pharmacien à propos de patients qui affirmaient jusqu’alors qu’en faisant attention, ils passeraient à travers la crise du Covid-19.

Les questions des patients n’en restent pas moins « légitimes ». Et globalement, les gens ont quand même « un certain niveau critique » et sont « assez raisonnables ». « Si on leur explique, si on détaille les choses, ils sont tous capables de comprendre », juge Michaël Rochoy. Et « les antivaccins sont assez rares mais peut-être aussi qu’ils n’osent pas le dire aux pharmaciens parce qu’ils savent qu’ils vont recevoir la messe en latin », note Philippe Besset.

Problèmes administratifs

La semaine dernière, 255 000 personnes ont été piquées en pharmacie, 182 000 chez leur médecin, selon les chiffres du ministère de la Santé.

La difficulté, pour Michaël Rochoy, est plutôt d’organiser la vaccination. « Toute la partie administrative, pour laquelle on pourrait avoir de l’aide de la Sécurité sociale, me prend plus de temps que de démentir les infox auprès des patients », regrette-t-il. « Et le vrai problème, c’est toujours le manque de vaccins », ajoute le généraliste. Cette semaine, il a obtenu deux flacons de Moderna mais assure qu’il aurait pu « trouver douze personnes de plus sans problème ».

« Moderna, c’est un peu l’arlésienne », abonde Jacques Battistoni. « Tous les mois, on nous dit vous allez voir, jusqu’à maintenant c’était compliqué mais le mois prochain ça va aller beaucoup mieux ».

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 Source: « Il faut vraiment le faire ? » : face au médecin ou au pharmacien, des indécis se laissent convaincre par le vaccin anti-Covid

Vaccination: face au médecin ou au pharmacien, les indécis se laissent convaincre | Le Huffington Post LIFE

COVID – “Est-ce qu’il faut vraiment le faire, docteur?” Face aux inquiétudes des patients, médecins et pharmaciens s’appuient sur leur relation de confiance pour amener à la vaccination les indécis, beaucoup plus nombreux chez eux que les anti-vaccins convaincus, selon les professionnels interrogés par l’AFP.

“Ça n’arrive pas si fréquemment que des patients nous opposent des fausses informations glanées sur les réseaux”, explique à l’AFP Jacques Battistoni, président du syndicat de généralistes MG France.

En France, plus de 40% de la population n’a reçu aucune injection et des dizaines de manifestations anti-restrictions sanitaires ont à nouveau eu lieu samedi.

Une relation basée sur la confiance

Mais pharmacies et cabinets médicaux ne se sont pas pour autant transformés en foire d’empoigne. Certes, “des fake news circulent sur tout et n’importe quoi” et “il faut pouvoir les démentir au cabinet”, mais pour Michaël Rochoy, généraliste à Outreau dans le Pas-de-Calais, “c’est loin d’être la majorité des consultations”.

En général, c’est même plutôt: “Est-ce qu’il faut vraiment le faire, docteur?”. “Oui, c’est bien pour vous”. “Bon, ben, d’accord”, raconte le médecin, ajoutant que même s’il “caricature un peu, globalement ça va assez vite”.

Les atouts des praticiens: connaître leurs patients, connaître leurs pathologies, leurs facteurs de risques et “avoir une relation de confiance”.

Même son de cloche en officine: “au 2e ou au 3e test antigénique” réalisé pour aller au cinéma ou au théâtre, “la personne me dit: bon allez, ok pour la vaccination”, raconte Philippe Besset, président de la FSPF, premier syndicat de pharmaciens.

“Les gens se rendent bien compte qu’ils ne vont pas faire ça toutes les 48h!”, s’amuse le pharmacien à propos de patients qui affirmaient jusqu’alors qu’en faisant attention, ils passeraient à travers la crise du Covid-19.

Des inquiétudes légitimes

Les questions des patients n’en restent pas moins “légitimes”. Et globalement, les gens ont quand même “un certain niveau critique” et sont “assez raisonnables”. “Si on leur explique, si on détaille les choses, ils sont tous capables de comprendre”, juge Michaël Rochoy.

Et “les antivaccins sont assez rares mais peut-être aussi qu’ils n’osent pas le dire aux pharmaciens parce qu’ils savent qu’ils vont recevoir la messe en latin”, note Philippe Besset.

La semaine dernière, 255.000 personnes ont été piquées en pharmacie, 182.000 chez leur médecin, selon les chiffres du ministère de la Santé.

La difficulté, pour Michaël Rochoy, est plutôt d’organiser la vaccination. “Toute la partie administrative, pour laquelle on pourrait avoir de l’aide de la Sécurité sociale, me prend plus de temps que de démentir les infox auprès des patients”, regrette-t-il, citant en exemple la mise à jour de sa liste de patients non-vaccinés.

“Et le vrai problème, c’est toujours le manque de vaccins”, ajoute le généraliste. Cette semaine, il a obtenu deux flacons de Moderna mais assure qu’il aurait pu “trouver douze personnes de plus sans problème”.

“Moderna, c’est un peu l’arlésienne”, abonde Jacques Battistoni. “Tous les mois, on nous dit ‘vous allez voir, jusqu’à maintenant c’était compliqué mais le mois prochain ça va aller beaucoup mieux’”.

Si 75% des personnes souffrant de comorbidités, 82% des 80 ans et plus ainsi que 85% des 70/80 ans ont reçu au moins une dose de vaccin, ces pourcentages sont nettement moins élevés chez les jeunes.

“Des gens que nous ne voyons pas car ils ne sont pas malades”, note le président de MG France mais qui, selon lui, forment “la population la plus sensible aux fake news.”

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Source: Vaccination: face au médecin ou au pharmacien, les indécis se laissent convaincre | Le Huffington Post LIFE

Variant Delta : la France a-t-elle déconfiné trop tôt ?

La réouverture massive des lieux de contamination juste avant l’été pourrait avoir joué un rôle dans l’accélération de la propagation du variant Delta.

Le nombre de contaminations ne cesse d’augmenter depuis plusieurs semaines, pour atteindre plus de 11 697 cas quotidiens, en hausse de 134% en une semaine contre à peine plus de 1800 fin juin. Le 9 juin, les restaurants, lieu de contamination important, rouvraient en intérieur avec une jauge de 50%, supprimée le 30 juin. Il y a un mois, le gouvernement levait le couvre-feu 10 jours plus tôt que prévu, le 20 au lieu du 30 juin, en raison de la bonne situation sanitaire.

“On a rouvert trop tôt les lieux de contamination”

Aux Pays-Bas, qui font également face à un rebond important de l’épidémie sous l’effet du variant Delta, le Premier ministre a reconnu que son gouvernement et lui-même avaient commis une erreur en assouplissant bien trop tôt certaines restrictions liées à la pandémie de coronavirus.

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“On a rouvert le 9 juin les lieux de contamination, dont font partie les restaurants. C’était trop tôt car on avait encore un nombre important de cas chaque jour. On savait que la réouverture de ces lieux allait relancer l’épidémie”, regrette Michaël Rochoy, chercheur en épidémiologie.

Plus de 5 000 cas à la réouverture des restos

Les repas font partie des moments les plus à risque de contamination, relèvent plusieurs études depuis le début de la pandémie, qu’ils aient lieu à domicile entre amis, au travail ou au restaurant. Le 9 juin, jour de la réouverture des restaurants en intérieur, on enregistrait 5 654 nouveaux cas par jour en moyenne.

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Symboliquement, c’est aussi le 9 juin que le nombre de nouveaux cas au Royaume-Uni dépassait celui de la France, sous l’effet du variant Delta, avec une hausse de 66% des cas en une semaine. Une première depuis le 4 février.

“La dynamique était prévisible”

“C’était difficile de s’attendre à une telle flambée, car on ne connaissait pas très bien le variant Delta. Mais la dynamique qu’elle allait entraîner, c’est-à-dire une hausse des contaminations, était largement prévisible”, poursuit le docteur Rochoy.

Dans son avis du 6 mai, le Conseil Scientifique prévenait que “des projections indiquent que, sous des hypothèses plausibles, un rebond important de l’épidémie est possible durant la période estivale si les mesures de contrôle sont relâchées trop rapidement, et cela même lorsqu’on considère un rythme important de vaccination”.

Des manquements dans la stratégie française

L’épidémiologiste Antoine Flahault est moins dur avec la stratégie de déconfinement tricolore. “Je ne crois pas que la France ait rouvert trop tôt, presque tous les pays d’Europe de l’Ouest sont aujourd’hui frappés par une quatrième vague d’une grande force, liée au variant Delta et qu’il semble être difficile de contrer”, observe le directeur de l’Institut de Santé Globale à Genève.

Néanmoins, l’épidémiologiste pointe du doigt des manquements dans la stratégie française. “Le contrôle sanitaire aux frontières est clé et les Français n’ont guère été très efficaces à ce sujet. Les méthodes de rétro-tracing et d’isolement efficace des porteurs de virus visant à démanteler les chaînes de transmission n’ont pas été suffisamment mises en œuvre non plus. Enfin les capacités de séquençage du virus sont très insuffisantes en France”, relève Antoine Flahault.

Une communication pointée du doigt

Au-delà d’un déconfinement trop précoce, Michaël Rochoy pointe du doigt la communication des autorités, qui a pu entrainer un relâchement dans le comportement des Français. “Quand Jean Castex annonçait en mai que ‘Nous sommes en train de sortir durablement de la crise sanitaire’ ou ‘Nous touchons au but’, cela a pu entraîner un relâchement dans les gestes barrières par exemple”, note le chercheur en épidémiologie.

Près de deux mois plus tard, le 5 juillet, le Premier ministre tenait un discours beaucoup plus prudent, sous l’effet du rebond entraîné par le variant Delta : “Nous gérons une crise sanitaire qui n’est pas terminée et qui pourrait nous dicter son agenda”, rappelle Le Parisien.

Si la France a rouvert trop tôt certains lieux pour Michaël Rochoy, c’est surtout la réaction à la flambée des cas qui l’interroge. “On dit ‘les cas augmentent’, et on regarde augmenter, en prenant quelques restrictions locales. Mais on ne regarde pas à plus long terme, pour la rentrée scolaire par exemple. Il n’y a rien de prêt en cas de vague épidémique en septembre”. La question d’un pass sanitaire pour les établissements scolaires a d’ailleurs été écartée par le gouvernement.

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Source: Variant Delta : la France a-t-elle déconfiné trop tôt ?

Covid-19 : Les zones d’ombre de l’extension du pass sanitaire

Le pass sanitaire a été élargie, mercredi, à tous les lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes. — Mourad ALLILI/SIPA
    • Face à la hausse des contaminations, notamment en raison de la propagation du variant Delta du coronavirus, le gouvernement a étendu le pass sanitaire.

 

    • Depuis mercredi, le pass sanitaire est obligatoire, pour les personnes de plus de 12 ans, pour entrer dans les lieux de culture et de loisirs rassemblant plus de 50 personnes.

 

    • Mais passer de la théorie à la pratique n’est pas si facile. Certaines mesures restent floues et posent question.

 

Face à la hausse des cas de contaminations de coronavirus,
les nouvelles restrictions sanitaires, dont l’extension du pass sanitaire, ont été annoncées par Emmanuel Macron, la semaine dernière, et
détaillées par Jean Castex, ce mercredi. Certaines dispositions restent encore floues et risquent d’engendrer des situations complexes, voire difficilement applicables.

 

Masques obligatoires en extérieur mais pas en intérieur, pass sanitaire sans pièce d’identité, mesures d’isolement avec pause à midi et le soir… 20 Minutes fait le point sur les zones d’ombre qui demeurent.

 

Contrôle du pass sanitaire, mais pas de l’identité

 

Depuis mercredi, le pass sanitaire a été étendu à tous les lieux de loisirs et de culture, rassemblant plus de 50 personnes. Les Français qui s’y rendent devront présenter
une preuve de vaccination, un test PCR ou antigénique négatif ou de certificat de rétablissement. Dans le cas échéant, l’accès leur sera refusé. Et c’est là où la situation se corse. Les responsables des établissements devront vérifier, via l’application TousAntiCovid Verif, la validité du pass sanitaire présenté.

 

Un casse-tête pour ces établissements, et notamment les cinémas : « Contrôler 1.200 personnes alors que les spectateurs arrivent un quart d’heure avant et qu’il faut 20 à 25 secondes pour contrôler chaque personne ? », s’interroge Richard Patry, président de la Fédération nationale des cinémas français.

 

Toutefois, le Premier ministre, Jean Castex, a dispensé les exploitants de ces lieux d’effectuer des contrôles d’identité : « Les établissements recevant du public seront responsables du contrôle du pass, en revanche, tout ce qui est vérification des pièces d’identité, ce n’est pas de leur responsabilité, mais de celle des forces de sécurité », a-t-il tranché, ce mercredi au 13 Heures de TF1. « Nous sommes satisfaits de ne pas avoir à faire les contrôles » d’identité, a réagi Didier Chenet, son homologue du syndicat des indépendants de l’hôtellerie-restauration (GNI). Mais ce dispositif pourrait engendrer des abus.

 

Comment savoir si le pass sanitaire présenté appartient bien à celui qui le montre ? Les contrôles d’identité seront effectués par les forces de l’ordre, de manière aléatoire, aux abords de ces lieux. Un dispositif qui ne réjouit pas non plus le syndicat de police : « Ça me semble vraiment éloigné de la réalité du métier de policier », a expliqué Gregory Joron, secrétaire unité SGP Police, à nos confrères de Franceinfo. D’autant que cette nouvelle mission s’ajoute à celles qui incombent déjà aux forces de l’ordre.

 

Le masque obligatoire en extérieur, mais pas en intérieur

Si l’obligation de port du masque en extérieur a été levée mi-juin, certains départements l’ont réimposé, ces derniers jours. Pyrénées-Atlantique, Var, Vendée… De nombreux préfets et élus locaux ont acté son retour, même en extérieur, pour lutter contre la hausse des cas de contaminations, liée au variant Delta, plus contagieux.

Dans le même temps, le décret précisant les contours du pass sanitaire, publié le 20 juillet, précise que les personnes disposant d’un pass sanitaire pourront retirer le masque dans les lieux où le contrôle de ce pass est obligatoire. Autrement dit, au cinéma, au théâtre ou au musée, si vous présentez un certificat sanitaire à l’entrée, vous pouvez retirer votre masque en intérieur. Une mesure dramatique, expliquait Michaël Rochoy, ce mercredi, à 20 Minutes : « Avec le test PCR, il y a plus de chance d’avoir des personnes contaminées. Si on enlève son masque au cinéma, par exemple, des salles entières vont se faire contaminer sans rien comprendre, c’est une très mauvaise idée. »

Il ne s’agit pas de la seule complexité. Si cette mesure concerne le public, les salariés qui travaillent dans les lieux où le pass sanitaire est obligatoire devront, eux, garder le masque jusqu’au 30 août, même s’ils sont vaccinés ou testés négatifs. La raison ? Pour eux, le pass sanitaire ne deviendra obligatoire qu’à partir du 30 août.

Isolement obligatoire, mais pas entre 10 et 12 heures

Le projet de loi sanitaire prévoit également un durcissement des mesures d’isolement pour les personnes positives au coronavirus, qu’elles soient vaccinées ou non. Ces dernières devront s’isoler dix jours, à partir de leur test… mais pourront sortir entre 10 heures et 12 heures. Néanmoins, pas de terrasse ou de shopping pour ces personnes-là. Cette plage horaire est exclusivement réservée aux achats essentiels et aux sorties « en cas d’urgence ou pour effectuer les déplacements strictement indispensables et ne pouvant être réalisés dans cette plage horaire », précise le texte. Les forces de l’ordre (encore elles) pourront effectuer des contrôles à domicile entre 8 heures et 10 heures, et 12 heures et 23 heures.

Autre curiosité, les personnes entièrement vaccinées contre le coronavirus, désignées cas contact, ne seront pas soumises à la recommandation de s’isoler si elles sont testées négatives. Une mesure qui peut prêter à confusion, le vaccin n’empêchant pas d’attraper le virus ou de le transmettre. « Le schéma vaccinal complet ne supprime pas le risque d’être porteur ou de transmettre le virus, mais il le diminue fortement », a justifié Michaël Rochoy, estimant que le but était avant tout « d’inciter les gens à se faire vacciner et de leur montrer qu’on retrouve une vie normale dès qu’on est vacciné ».



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Source: Covid-19 : Les zones d’ombre de l’extension du pass sanitaire

Alerte à la pensée magique : non les vaccins ne peuvent pas tout. Et on ne peut PAS dissocier leur efficacité du comportement des vaccinés  | Atlantico.fr

Une femme reçoit une dose de vaccin Pfizer contre la Covid-19 dans un Vaccibus dans le nord de la Corse, le 22 juillet 2021.

Une femme reçoit une dose de vaccin Pfizer contre la Covid-19 dans un Vaccibus dans le nord de la Corse, le 22 juillet 2021.Une femme reçoit une dose de vaccin Pfizer contre la Covid-19 dans un Vaccibus dans le nord de la Corse, le 22 juillet 2021.

© PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Gestes barrières

Alerte à la pensée magique : non les vaccins ne peuvent pas tout. Et on ne peut PAS dissocier leur efficacité du comportement des vaccinés

Tout à sa politique du chiffre et de la démonstration de force, le gouvernement a eu tendance à privilégier une communication valorisant le « tout est possible aux vaccinés ». Une erreur majeure en matière d’efficacité sanitaire.

Atlantico : La communication du gouvernement pour encourager à la vaccination pousse les futurs vaccinés à croire que pour eux, tout sera possible une fois les deux doses injectées. Ce discours n’est-il pas un peu dangereux ? Cela pourrait-il engendrer un non-respect des gestes barrières chez les vaccinés ?

Michaël Rochoy : Tout dépend quel est notre seuil d’acceptabilité des risques : décès, réanimations, hospitalisations, Covid-longs… sans oublier les risques sociaux. Par exemple, en cas de rentrée en septembre avec un nombre de cas quotidien très élevé, il faut s’attendre à des élèves de moins de douze ans non-vaccinés qui seront presque systématiquement positifs ou cas contacts. Il faudra prévoir des PCR à répétition, des fermetures de classe, de l’absentéisme scolaire, de l’absentéisme au travail… A quoi s’ajoute le risque théorique d’émergence d’un variant avec un échappement immunitaire ou la découverte de maladies associées au Covid-19 comme des maladies neuro-dégénératives.

Les message envoyé par le gouvernement est de dire : “si vous êtes vacciné, vous pouvez revenir à la vie d’avant et tant pis si cela implique quelques contaminations en plus”. Le problème, c’est ce que va représenter ces “contaminations en plus”.

Le risque de contamination des vaccinés est minime, mais il existe quand même ?

Le risque est diminué mais il n’est pas nul, surtout pour les personnes vaccinées avec une seule dose.

 

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Quel discours devrait-on tenir aux néo-vaccinés, sur la question du masque par exemple ?

Je pense qu’il ne faut pas retirer le masque en intérieur, quand bien même on est vacciné. On parle aujourd’hui de retrait de masque en intérieur sur présentation du passe sanitaire : les personnes concernées sont des personnes vaccinées mais aussi des personnes qui ont fait une PCR négative il y a 48h et qui pourrait très bien être positive le jour J. Je pense qu’on envoie là un très mauvais signal.

La décorrélation actuelle entre courbe des contaminations et courbe des décès pousse-t-elle à l’imprudence ?

L’augmentation du nombre de cas ne se traduit pas pour l’instant par une augmentation du nombre de décès. Aujourd’hui, nous sommes à 30 décès par jour. On en revient à la question de l’acceptabilité. Est-on prêt à accepter 30 décès par jour, soit trois fois la mortalité quotidienne par accident de la route ? Le discours ambiant du gouvernement est de dire que oui, c’est acceptable. Je ne sais pas si les Français partagent cet avis.

Dans sa stratégie vaccinale, le gouvernement semble adopter une politique du chiffre, presque entrepreneuriale plus que vraiment sanitaire. Risque-t-il de cette façon d’ignorer les enjeux de circulation virale ?

La vision entrepreneuriale du gouvernement n’est plus vraiment fondée. Aujourd’hui, les gens vont se faire vacciner. Le problème devient surtout celui d’obtenir un rendez-vous. Emmanuel Macron a peut-être un peu boosté la campagne mais le nombre de vaccination par jour était déjà assez important avant ses annonces. Aujourd’hui, ça ne sert plus à rien de vouloir “accélérer” la vaccination. Dans certains endroits, les prochains rendez-vous sont fixés en septembre.

Ensuite effectivement, on est tentés de penser que le gouvernement ne regarde plus que les chiffres de vaccinations et ignore les autres indicateurs. On peut se demander si le gouvernement ne veut pas atteindre une immunité hybride (via le vaccin et via la contamination), un peu comme Boris Johnson, en acceptant le prix à payer dont on a parlé avant.

Si on ne veut pas regretter plus tard d’avoir laissé trop circuler le virus, il faut prendre des mesures plus fortes, même si c’est compliqué car tout le monde veut retrouver une vie normale. Mais il faut comprendre que plus la circulation du virus est faible, plus vite on reprendra une vie complètement normale.

 Source: Alerte à la pensée magique : non les vaccins ne peuvent pas tout. Et on ne peut PAS dissocier leur efficacité du comportement des vaccinés  | Atlantico.fr

Covid-19 : « La fin de l’isolement des cas contact vaccinés est logique pour inciter à se faire vacciner »

Un test PCR nasopharyngé, ici à Nice. (illustration) — SYSPEO/SIPA
    • Le gouvernement envisage de lever l’isolement obligatoire pour les personnes entièrement vaccinées contre le coronavirus, désignées cas contact, mais testées négatives.

 

    • Jusqu’ici, les personnes identifiées comme cas contact pouvait réaliser un premier test antigénique immédiatement, mais même en cas de résultat négatif, ces personnes devaient respecter un isolement de sept jours.

 

    • Selon plusieurs médias, l’isolement des personnes positives, même entièrement vaccinées, devrait passer à dix jours, contre sept actuellement.

 

C’est une nouvelle qui devrait ravir les personnes vaccinées. Le gouvernement envisage de lever l’isolement des personnes entièrement vaccinées contre
le coronavirus, désignées cas contact, mais testées négatives, a confirmé le Premier ministre,
Jean Castex, au 13 Heures de TF1, ce mercredi.

« Les personnes qui ont deux doses, jusque-là, devaient s’isoler. Les analyses faites sur ces personnes montrent qu’elles n’ont plus de chance d’attraper la maladie », a-t-il justifié. Une mesure annoncée, mardi sur RTL, par Olivier Véran, le ministre de la Santé : « Ce qui pourrait être acté, c’est que lorsque vous êtes totalement vacciné, vous n’êtes plus cas contact quand vous avez été au contact d’une personne malade », avait-il déclaré avançant qu’avec un schéma de vaccination complet, « le risque de faire des formes graves est encore beaucoup plus faible ».

Pour comprendre cette décision, 20 Minutes a interrogé Michaël Rochoy, médecin généraliste, chercheur en épidémiologie et membre du collectif « Du côté de la science ».

Lever l’isolement des cas contacts vaccinées, mais testées négatives, ne risque-t-il pas d’augmenter les contaminations ?

Le schéma vaccinal complet ne supprime pas le risque d’être porteur ou de transmettre le virus, mais il le diminue fortement. De façon simple, si vous êtes vacciné, vous avez vos anticorps qui sont prêts à bondir, ils peuvent neutraliser le virus avant d’être malade. C’est une sorte de combat entre vos anticorps et le virus, qui a moins le temps de se répliquer, donc vous êtes moins contagieux et vous faites des formes qui sont moins graves. Même si aucune étude définitive n’a été publiée, on sait maintenant que le vaccin limite la contagion, le fait d’être porteur du virus et de faire des formes graves.

Avec l’isolement des cas contact, il y a un enjeu sociétal et économique. Il faut essayer d’isoler le moins possible, c’est certain. Et puis, il faut faire confiance aux gens. Oui, les cas contacts vaccinés, mais testés négatifs, n’auront plus à s’isoler, mais la plupart sont conscients qu’il faut rester vigilants quelques jours. On n’enlève pas son masque au cinéma et on ne mange pas avec 40 personnes, même si on est négatif.

Cette stratégie du gouvernement est-elle compréhensible ?

Tout dépend du projet des autorités. Si le projet, c’est de limiter la transmission au maximum, c’est sûr qu’il faut mieux considérer que les gens restent cas contact. Mais si le but, c’est d’inciter les gens à se faire vacciner, à prendre rendez-vous sur Doctolib, de montrer qu’on retrouve une vie normale dès qu’on est vacciné, cette mesure est logique et c’est plutôt ce vers quoi on tend.

Le problème, c’est que pour savoir si c’est une bonne mesure, il faudra déjà connaître les seuils d’acceptabilité, c’est-à-dire définir des seuils de mortalité, d’occupation de lits de réanimation, de contaminations quotidiennes. Tant qu’on n’aura pas défini des seuils d’acceptabilité, on ne sera pas fixés. Prenez le nombre de morts du coronavirus. Actuellement, il n’y a plus que 30 décès par jour, c’est 3 fois plus que le nombre de morts quotidiens d’accidents de la route. Si on considère que 30 morts par jour, c’est acceptable, alors les mesures sont acceptables, si on considère que ça ne l’est pas, il ne faut pas relâcher les mesures et il faut même en prendre des nouvelles. Au final, on discute de nouvelles mesures, mais sans avoir d’objectif. Donc, on attend des objectifs qu’on n’a pas fixés, cela n’a pas de sens.

Pourquoi l’isolement est-il passé à dix jours au lieu de sept actuellement ?

C’est une mesure qui s’adapte au variant Delta. Il est plus transmissible, plus contagieux, donc, assez logiquement, on augmente l’isolement pour que ce soit plus efficace. Mais ces périodes d’isolement restent des estimations. Certaines personnes sont toujours contagieuses deux semaines après, d’autres ne le sont plus au bout de trois jours. Là,
augmenter à dix jours, au lieu de sept actuellement, c’est de la réduction de risque, mais un risque qu’on est prêt à prendre.

C’est la même chose avec le pass sanitaire, On considère que, si on est vacciné ou qu’on a un test négatif, le risque est minime et acceptable. Bien sûr, il y aura toujours des gens qui vont passer à travers les mailles du filet, mais c’est le risque considéré comme « acceptable » par le gouvernement.

Le retrait du masque dans les lieux nécessitant le pass sanitaire est-il prématuré ?

Les masques, ce n’est pas pareil. Pour les endroits où c’est désormais possible de retirer son masque, il faut soit présenter un schéma vaccinal complet, soit un test PCR. Mais avec le test PCR, il y a plus de chance d’avoir des personnes contaminées. On parle de lieux clos. Si on enlève son masque au cinéma, ça va être dramatique, des salles entières vont se faire contaminer sans rien comprendre, c’est une très mauvaise idée. Autant la question de l’isolement est très personnelle, autant celle du masque en lieu clos, c’est collectif, ça touche des foules.



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