Cette page compile des données publiques (DGFiP, OFGL) pour comprendre les finances d’Outreau et comparer avec les autres communes de la Communauté d’agglomération du Boulonnais (CAB).
Première question à se poser : est-ce que les recettes de fonctionnement suffisent à payer les dépenses de fonctionnement (personnel, énergie, fournitures…) ?
Combien la commune investit-elle, et avec quelles recettes ?
Les dépenses d’investissement correspondent aux travaux, nouveaux équipements.
Les recettes d’investissement sont les subventions, le fonds de compensation pour la TVA, les cessions d’immobilier ou terrain, les emprunts…
Vous avez deux graphiques :
Evidemment, il faut mieux comparer ici la “dette par habitant” (en €/hab), puisque c’est souvent proportionnel à la population (Boulogne-sur-Mer a une dette plus élevée que les autres…).
On peut être endetté mais avoir un budget excédentaire (recettes de fonctionnement-investissement > dépenses de fonctionnement-investissement)… qui permet de diminuer la dette.
Cela peut dégager une capacité ou un besoin de financement :
L’épargne brute indique la marge disponible pour investir (ou rembourser la dette) après les dépenses courantes.
Le fonds de roulement correspond à une réserve ou avance de trésorerie. On peut voir ici la variation au fil des années (amélioration ou dégradation).
Creusons maintenant sur les postes de dépenses dans les villes (personnel, achat, charges financières…) Le menu déroulant permet de naviguer poste par poste.
Impôts locaux, dotations, fiscalité… Là encore, le menu déroulant permet de naviguer poste par poste.
Hors emprunt, quels sont les leviers utilisés par la commune pour investir (subventions, FCTVA, cessions…) Le menu déroulant permet de naviguer par poste.
Grande question que chaque candidat sortant va mettre en avant ou non… J’ai opté pour le recul le plus long possible, avec en plus une comparaison “villes de 10 à 20 000 habitants dans le Pas-de-Calais”. La taxe foncière, c’est “taux voté par la commune” x “base fixée par l’Etat” (la base est calculée par la DGFiP, votée par le Parlement dans la loi des finances chaque année, indexée sur l’inflation depuis 2018…).
Ici on montre JUSTE l’évolution des taux (pas le montant payé par chaque foyer, qui dépend aussi des bases donc !) Très concrètement, une commune peut dire “pas d’augmentation de taux”, mais les habitants peuvent voir la fiscalité payée augmenter si la base a changé (réévaluation, constructions, etc.). La mairie voit alors les recettes augmenter grâce à l’inflation, sans modifier les taux.
La taxe d’habitation est indiquée, mais pour mémoire, elle est supprimée pour les résidences principales depuis janvier 2023.
1.1 Comment lire ces graphiques
On parle de :
Note sur les subventions : ni le conseil municipal, ni le conseil départemental, ni la Région, ni l’État ne “créent” de richesse : les subventions sont de l’argent public (donc notamment des Français, dont les Outrelois) qui revient ensuite aux collectivités après divers circuits tortueux…