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Les personnes non-vaccines seraient moins “dangereuses” que les vaccines qui devraient tre places en “quarantaine”, avancent plusieurs articles partags des milliers de fois ces dernires semaines, citant une interview de Christian Perronne et prtendant s’appuyer sur les affirmations d’un mdecin isralien. C’est infond, et va l’encontre des donnes scientifiques connues ce jour, selon les spcialistes interrogs par l’AFP. En outre, les citations du mdecin isralien utilises dans l’article sont des extraits trompeurs d’une interview dans laquelle il se prononce en faveur de l’injection d’une troisime dose de vaccin dans son pays.

Les personnes non-vaccines seraient moins “dangereuses” que les vaccines qui devraient tre places en “quarantaine”, avancent plusieurs articles partags des milliers de fois ces dernires semaines, citant une interview de Christian Perronne et prtendant s’appuyer sur les affirmations d’un mdecin isralien. C’est infond, et va l’encontre des donnes scientifiques connues ce jour, selon les spcialistes interrogs par l’AFP. En outre, les citations du mdecin isralien utilises dans l’article sont des extraits trompeurs d’une interview dans laquelle il se prononce en faveur de l’injection d’une troisime dose de vaccin dans son pays.

Les personnes vaccines sont dangereuses et doivent tre isoles des personnes non vaccines“, assurent les titres de plusieurs articles publis ces dernires semaines, reprenant l’extrait d’une interview de Christian Perronne datant d’aot 2021, diffuse par le mdia en ligne britannique “UK Column”, qui se prsente comme une “source d’information alternative“.

Le mme article a t mis en ligne le 19 septembre sur un premier site, et partag plus de 1.500 fois sur Internet depuis, selon l’outil de mesure de l’audience sur les rseaux sociaux Crowdtangle.

Il a t publi sur de nombreux autres entre le 31 octobre et le 2 novembre, et partag pour chacun plusieurs centaines de reprises depuis (ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici).

Capture d’cran du site “resistance-mondiale.com”, ralise le 10/11/2021
Capture d’cran du site “Rseau International”, ralise le 10/11/2021
Capture d’cran du site “Le Grand Rveil”, ralise le 10/11/2021
Capture d’cran du site “Planetes 360”, ralise le 10/11/2021

Le texte de l’article a aussi t vu plusieurs milliers de fois depuis la mi-septembre sur le rseau social Telegram.

Des affirmations similaires ont aussi collect plus de 1.100 partages sur Twitter (ici, ici, ici).

Des “preuves” fondes sur des donnes israliennes introuvables

Les personnes non vaccines ne sont pas dangereuses. Les personnes vaccines sont dangereuses pour les autres. C’est prouv en Isral maintenant, avance Christian Perronne cit dans les publications.

Cependant, ces “preuves” fondes sur des donnes israliennes n’existent pas, ont expliqu mi-novembre deux immunologues l’AFP.

Scientifiquement, c’est absurde. Toutes les tudes montrent le contraire. C’est soit de l’incomptence, soit de la malhonntet“, explique Claude-Agns Reynaud, immunologiste et directrice de recherche au CNRS l’AFP le 11 novembre.

Sandrine Sarrazin, chercheuse l’Institut national de la sant et de la recherche mdicale (Inserm) au Centre d’Immunologie de Marseille-Luminy, renchrit le 12 novembre : “il n’y a rien, aucune donne, qui appuie cette information : a sort de nulle part“.

Jusqu’ l’apparition du variant Delta, diffrentes tudes (1, 2, 3 ) avaient, l’inverse, conclu que les vaccins rduisaient la charge virale, c’est–dire la prsence du virus dans le nez des malades, dtecte par un test PCR, comme l’avaient dj prcis plusieurs chercheurs, dont Claude-Agns Reynaud, dans ce prcdent article.

La situation s’est toutefois complexifie avec l’apparition du variant Delta. Plusieurs recherches ont montr que la charge virale chez certaines personnes vaccines pouvaient tre, notamment au dbut de l’infection, quivalente celle de personnes non-vaccines (1, 2, 3).

D’autres tudes ont mis en avant que cette charge virale tait plus faible chez les vaccins que les non-vaccins (1, 2), comme relat dans cet article recensant les recherches concernant la contagiosit chez les personnes vaccines contamines avec le variant Delta.

Mais aucune n’a, comme l’affirme Christian Perronne, montr que les personnes non-vaccines pourraient avoir des charges virales plus faibles que les vaccines.

En aucun cas les personnes vaccines ne peuvent tre trs contaminantes et dangereuses pour les non-vaccines“, assurait dj Frdric Altare, immunologue et directeur de recherche l’Inserm fin aot auprs de l’AFP.

Michal Rochoy, mdecin gnraliste et chercheur membre du collectif “Du ct de la science“, tait parvenu aux mmes conclusions dans un article de vrification du journal 20 Minutes.

La confusion pourrait provenir d’une incomprhension d’une tude ralise en Isral, publie dbut septembre et qui conclut que l’efficacit de la vaccination peut diminuer avec le temps, mais augmente avec l’injection d’une troisime dose, suppose Claude-Agns Reynaud.

La premire illustration de l’article “montre les nombres de cycles des tests PCR chez les personnes vaccines positives au virus. Plus il y a de cycles, moins la charge virale est leve“, explique l’immunologue, comme cela avait aussi dj t dtaill dans cet article de l’AFP. “Mais si on la communique sans explication, on peut croire qu’il s’agit d’une quantit de virus, et donc que les vaccins avec une troisime dose auraient une charge virale plus importante que les autres, ce qui est faux“, dtaille-t-elle.

Capture d’cran de l’article publi dans la revue Nature le 2 septembre 2021, ralise le 12/11/2021

Diminution de l’efficacit des vaccins et troisime injection

Avoir mesur une charge virale quivalente chez des personnes vaccines et chez des non-vaccines infectes avec le variant Delta ne signifie pas que les vaccins sont inutiles, selon Sandrine Sarrazin.

Quand ces recherches ont t menes, les personnes avaient dj t vaccines depuis 5 6 mois, or on sait aujourd’hui que la protection diminue avec le temps. Le variant Delta est aussi beaucoup plus contagieux : la phase de primo-infection est beaucoup plus rapide, c’est–dire que le virus rentre plus vite dans nos cellules“, dtaille-t-elle, prcisant que “les charges virales des vaccins baissaient aussi en 48 heures, beaucoup plus rapidement que celles des non-vaccines“.

Selon des donnes publies le 24 aot par les autorits amricaines, l’efficacit des vaccins Pfizer et Moderna contre l’infection a en effet baiss de 91% 66% depuis que Delta est devenu dominant aux Etats-Unis. En plus des caractristiques du variant Delta, cela pourrait tre li au fait que l’efficacit des vaccins diminue avec le temps : elle tombe de 88% 74% au bout de cinq six mois pour Pfizer, et de 77% 67% aprs quatre cinq mois pour AstraZeneca, selon une tude britannique rendue publique le 25 aot.

Ainsi, les spcialistes interrogs appuient la mise en place d’une campagne de troisimes injections, comme cela est envisag dans de plus en plus de pays.

En France, Emmanuel Macron a notamment annonc le 9 novembre qu’une dose de rappel de vaccin serait une condition pour conserver son pass sanitaire chez les plus de 65 ans.

Les premires donnes montrent l’efficacit de la troisime dose : la protection est en gnral mme meilleure qu’aprs la deuxime. Si cela se confirme, elle pourrait terme tre envisage comme faisant partie de la vaccination initiale, qui compterait trois injections“, abonde Sandrine Sarrazin.

Les spcialistes insistent aussi unanimement sur le fait que les vaccins sont indispensables pour lutter contre le variant Delta. “Ce que les scientifiques prconisent, c’est le maximum de personnes protges”, avait dj expliqu l’AFP fin aot l’pidmiologiste Antoine Flahault.

Car mme si les vaccins anti-Covid n’empchent pas la transmission ni l’infection par le virus, ils restent trs efficaces pour viter les formes graves de la maladie et les hospitalisations.

Une tude publie le 21 juillet concluait que deux doses du vaccin Pfizer, le plus administr en France, sont efficaces 88% pour protger contre les formes graves de la maladie engendre par le variant Delta et 35% pour une dose.

“Il existe de trs nombreuses preuves de l’efficacit de la vaccination pour prvenir les formes graves de la maladie et les dcs dus au Covid-19. Nous soutenons fermement que la vaccination est un outil essentiel pour lutter contre le Covid et les terribles consquences de la maladie”, affirmaient les auteurs de l’tude.

Claude-Agns Reynaud et Sandrine Sarrazin notent aussi qu’au Royaume-Uni, si le nombre de cas de Covid a t ces dernires semaines “aussi lev” qu’au moment o les hpitaux taient surchargs de malades, ces derniers ne le sont actuellement pas, ce qui permet de penser que la vaccination permet d’viter des hospitalisations graves.

Dans son interview, Christian Perronne avance en outre que “toutes les personnes vaccines doivent se mettre en quarantaine pendant les mois d’hiver“, ou risquer d’tre exposes des “variants” plus dangereux que pour les non-vaccines.

Cette affirmation est galement infonde. “C’est faux : l’hiver commence, il ne peut pas encore y avoir d’tude qui montrerait cela. C’est du mensonge“, dplore Claude-Agns Reynaud.

C’est justement parce que le virus Sars-Cov-2 circule massivement dans le monde entier que les mutations potentiellement plus dangereuses peuvent se multiplier, ont dj expliqu plusieurs experts l’AFP, ici ou l.

Si une “mauvaise vaccination” en priode d’pidmie peut mener au dveloppement de variants, cela est principalement d au fait que le virus peut circuler dans la population si un vaccin a une efficacit faible, ajoute Sandrine Sarrazin. “Jusqu’ici, des vaccins pouvaient avoir tout juste 50% d’efficacit, on peut alors parler de risques plus levs de dvelopper des variants si l’on vaccine en priode d’pidmie. Mais ce n’est pas du tout le cas pour le Sars-CoV-2 : les vaccins sont trs efficaces, bien au-dessus de ces 50%“, abonde-t-elle.

Qui est Christian Perronne ?

Le professeur Christian Perronne tait le chef de service des maladies infectieuses et tropicales l’hpital Raymond-Poincar de Garches jusqu’ dcembre 2020, lorsqu’il a t dmis de ses fonctions par la direction de l’Assistance Publique – Hpitaux de Paris (AP-HP).

Dbut dcembre 2020, il avait aussi t vis, avec cinq autres mdecins, par une plainte du Conseil national de l’Ordre des mdecins (Cnom).

Cette dcision a t prise la suite de propos de Christian Perronne affirmant que les malades du Covid reprsentaient une aubaine financire pour les mdecins et galement pour la mise en avant de l’hydroxychloroquine pour soigner Covid, alors que l’efficacit de ce mdicament contre cette maladie n’est pas prouve scientifiquement, comme expliqu ici et l.

Depuis dbut 2020, ses propos concernant la pandmie ont dj fait l’objet de plusieurs articles de vrification par l’AFP (ici, ici) et d’autres mdias de fact-checking (ici, l et l).

Des propos dtourns du mdecin isralien Kobi Haviv

Les articles poursuivent en affirmant citer “le mdecin isralien Kobi Haviv“, qui aurait “dclar Channel 13 News” que “95 % des patients gravement malades sont vaccins. Les personnes entirement vaccines reprsentent 85 90 % des hospitalisations. Nous ouvrons de plus en plus de centres COVID. L’efficacit des vaccins diminue ou disparat“.

Capture d’cran du site “Le Grand Rveil”, ralise le 12/11/2021

Il s’agit de citations tronques ou totalement errones d’une interview du mdecin Jacob, aussi appel “Kobi”, Haviv, directeur de l’hpital Herzog Jrusalem, sur une chane de tlvision locale. Il y appelait au contraire les Israliens aller recevoir leur troisime injection de vaccin contre le Covid-19, comme dj dtaill dans cet article.

Les publications affirment que le mdecin isralien aurait dit “95% des patients gravement malades sont vaccins“.

Cela manque de contexte : il prcise en fait que “la plupart des personnes ges sont vaccines, la plupart de la population est vaccine, et c’est pourquoi environ 90 %, 85-90 % des patients hospitaliss ici sont des patients qui ont t entirement vaccins.”

Dans les lieux o les taux de vaccination sont levs, il est cohrent et attendu qu’une forte proportion des personnes admises l’hpital pour cause de Covid-19 aient t vaccines, car il existe toujours un risque, plus faible, d’infection, ont dj prcis l’AFP plusieurs experts cette anne, notamment dans cet article, dans celui-ci ou encore dans celui-l.

En outre, les articles laissent penser que Kobi Haviv dcrit la situation gnrale, alors qu’il n’est interrog et ne se prononce que sur l’hpital dans lequel il travaille.

De la mme manire, les articles indiquent que Kobi Haviv aurait dclar : “Nous ouvrons de plus en plus de centres COVID“.

Dans la version complte de l’interview, le mdecin isralien indique plutt qu’une deuxime unit a t ouverte dans son hpital pour les patients atteints du Covid-19, et qu’elle est pleine, le jour de son interview, mais ne dit pas que “de plus en plus” de “centres Covid” sont ouverts, dans son hpital ou ailleurs.

La dernire citation attribue au docteur Haviv, selon laquelle l’efficacit des vaccins Covid-19 “s’estompe“, est correcte mais elle manque de contexte.

Dans l’interview complte, le docteur explique, en hbreu : “Malheureusement, comme nous l’entendons, l’efficacit des vaccins s’estompe. C’est pourquoi j’espre que les gens entendront l’appel au troisime vaccin et que ce dernier sera utile.”

Cet “appel” lanc aux Israliens pour qu’ils puissent recevoir une troisime injection n’a pas t inclus dans les articles.

A l’inverse de ce que dcrivent les publications citant Christian Perronne, la majorit des patients atteints de Covid-19 grave en Isral n’taient pas vaccins, indiquait un article du quotidien isralien Haaretz paru le 1er octobre 2021.

Selon les donnes du ministre isralien de la Sant cites alors, 73 % des patients gravement atteints par le Covid-19 n’taient pas vaccins.

Ce mme ministre a dclar en juillet 2021 qu’il avait constat un “dclin marqu de l’efficacit du vaccin” dans la prvention de l’infection et des maladies symptomatiques. “Ce dclin a t observ simultanment avec la propagation du variant Delta en Isral“, indiquait-il, ajoutant que “nanmoins, le vaccin conserve un taux d’efficacit d’environ 93 % dans la prvention des maladies graves et des cas d’hospitalisation“.

Ds le 30 juillet, Isral a ainsi lanc une campagne de rappels visant proposer une troisime injection du vaccin contre le Covid-19 aux personnes ges de plus 60 ans. Fin aot, ces rappels ont t gnraliss l’ensemble de la population ligible la vaccination, c’est–dire tous les Israliens de plus de 12 ans.

Dans un message vido publi le 18 aot 2021 sur la page Facebook de son hpital, le docteur Haviv avait dclar que le nombre de patients Covid-19 admis dans son tablissement tait en baisse, attribuant cette diminution des cas la campagne de rappels du vaccin.

Pendant le week-end, nous avons commenc voir une diminution et nous esprions vraiment que cela tait li au fait que les personnes ges recevaient la troisime dose de vaccin. Aujourd’hui, il n’y a aucun doute, la troisime dose fonctionne“, dclarait-il en hbreu.

Au 12 novembre 2021, la pandmie a fait au moins cinq millions de morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait tat de l’apparition de la maladie fin dcembre 2019, selon un bilan tabli par l’AFP partir de sources officielles.

Nombre de morts lis au coronavirus officiellement annoncs par pays, au 12 novembre 11H00 GMT ( AFP / Simon MALFATTO, Sabrina BLANCHARD)

Claire Line NASS, AFP France

Source: : Attention à ces articles qui affirment que “les personnes vaccinées sont dangereuses et doivent être isolées des non-vaccinées” | Imaz Press Réunion : l’actualité de la Réunion en photos

Réintroduction du masque à l’école : “Il fallait surtout ne pas l’enlever”, critique l’infectiologue Benjamin Davido

 

Réintroduction du masque à l’école : “Il fallait surtout ne pas l’enlever”, critique l’infectiologue Benjamin Davido

La fin de l’obligation du port du masque avait donné “cette petite musique aux jeunes parents que ça va mieux”, déplore l’infectiologue. “Mais la réalité, c’est que ça ne va pas mieux.”

Article rédigé par


Publié le 04/11/2021 13:13


Mis à jour le 04/11/2021 13:13

Temps de lecture : 1 min.

Alors que 39 départements rendent de nouveau obligatoire lundi 8 novembre le port du masque pour les enfants à l’école primaire, portant à 61 les départements métropolitains et ultramarins concernés, l’infectiologue Benjamin Davido critique ce retour en arrière, estimant qu’il “fallait surtout ne pas l’enlever” le mois dernier, quand le taux d’incidence est passé localement en-dessous du seuil d’alerte de 50 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants.

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“Les messages simples sont les plus efficaces. Et le fait d’avoir dit qu’on enlevait le masque [dans ces départements] donnait cette petite musique aux jeunes parents, disant que ça va mieux”, explique Benjamin Davido, “mais la réalité, c’est que ça ne va pas mieux. Encore une fois, on a gagné une bataille. Pas la guerre.” L’infectiologue rappelle que “le véritable enjeu, c’est de passer le cap de l’automne et de l’hiver. Il faut avoir un message de clarté et de simplicité.”

Le retrait temporaire de l’obligation du port du masque a représenté “un énorme relâchement pour des millions de personnes qui peuvent transmettre le virus”, ajoute le Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau (Pas-de-Calais). Le co-fondateur du collectif Stop-Postillons estime que le port du masque obligatoire diminue mécaniquement le nombre de tests positifs, de personnes en réanimation et de décès dûs au Covid-19. La levée de l’obligation était, selon lui, “un mauvais signal” parce qu’il “disait qu’il n’y avait pas de risque et qu’on contrôlait l’infection”.

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Covid-19 : une ventilation insuffisante des lieux clos peut entraîner une transmission aérienne même à longue distance | Atlantico.fr

Des passagers portant des masques consultent leurs téléphones portables dans un bus à Hangzhou, dans la province chinoise du Zhejiang, dans l’est de la Chine, le 24 mars 2020.

Des passagers portant des masques consultent leurs téléphones portables dans un bus à Hangzhou, dans la province chinoise du Zhejiang, dans l'est de la Chine, le 24 mars 2020.Des passagers portant des masques consultent leurs téléphones portables dans un bus à Hangzhou, dans la province chinoise du Zhejiang, dans l'est de la Chine, le 24 mars 2020.

© STR / AFP

Risques de contaminations

Covid-19 : une ventilation insuffisante des lieux clos peut entraîner une transmission aérienne même à longue distance

Des chercheurs chinois ont étudié la possibilité de transmission aéroportée du Covid-19 et les conditions de ventilation pour son apparition. Les taux de ventilation dans des bus ont été mesurés. Selon leurs conclusions, une ventilation insuffisante a joué un rôle dans les contaminations. Fournir une ventilation suffisante réduit l’infection.

Des chercheurs chinois ont effectué des tests pour déterminer si une mauvaise circulation de l’air dans un autobus pouvait augmenter le risque de contagion de la Covid-19, sur des sujets pour la plupart masqués. Cette étude porte sur la circulation du SARS-CoV-2 dans un milieu fermé et mal ventilé. Selon leurs conclusions, une ventilation insuffisante a joué un rôle dans les contaminations. Quels sont les risques pour des individus vaccinés et/ou masqués ?

Pr Michaël Rochoy : Les risques pour les individus vaccinés, c’est d’être contaminé. Le vaccin réduit ce risque là.  Il va permettre de réduire les formes graves menant à une hospitalisation si le patient est contaminé. Il n’est cependant pas efficace à 100 %. Concernant le risque de contamination, il est donc possible d’être contaminé dans un bus.

Le masque chirurgical permet de protéger son environnement. Il permet de protéger les autres. Le chirurgien porte un masque quand il opère au bloc pour protéger son patient. Si l’on souhaite se protéger soit même, il faudra alors privilégier le port du masque FFP2. Il en va de même pour un ouvrier du BTP qui porte ce type de masque pour éviter d’inhaler des poussières fines.

En France, tout le monde porte un masque chirurgical, nous n’avons pas spécialement de masque FFP2. C’est important de continuer à porter le masque, car nous sommes toujours, dix-huit mois après le début de la pandémie, dans une phase épidémique.

 

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De nombreuses personnes pensent qu’on n’arrêtera jamais de porter de masque, ça n’est évidemment pas vrai, le port du masque s’arrêtera lorsqu’on sortira de la pandémie.

Avant la pandémie, quelqu’un qui venait se soigner chez le médecin pour un problème de rhume n’était pas ausculté pour savoir à quel type de virus le patient était affecté. C’est désormais le cas aujourd’hui, le soignant va vouloir savoir s’ il s’agira du SARS-CoV-2 ou non.

Il nous faut éviter les contaminations pour éviter la propagation du virus, mais aussi une saturation du système de santé, et le coût lié aux tests PCR, nous avons tout intérêt à protéger l’ensemble de la population.

Les personnes positives doivent s’isoler une dizaine de jours.

Aujourd’hui porter un masque, si on est malade, ne devrait pas rendre positif au Covid-19 les autres passagers d’un bus.

Quel est selon vous l’intérêt des résultats de cette étude ? Êtes-vous surpris ?

Ça n’est pas du tout surprenant. Des études similaires ont été effectuées dans des crèches, des écoles, voire des immeubles et restaurants. Globalement ça rappelle le risque de transmission par aérosols à distance. Les gens mélangent parfois

Certaines personnes mélangent aussi le phénomène de transmission sans savoir de quoi est ce qu’il s’agit.

Ce que nous appelons les postillons n’est qu’un terme courant qui regroupe l’ensemble des projections, qu’il s’agisse de gouttelettes ou d’aérosols, qui peuvent stagner dans l’air et l’environnement plus longtemps.

 

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Il est ainsi possible de se faire contaminer à proximité mais aussi par distance par des aérosols.

Les résultats de cette étude montrent que l’on peut aussi se faire contaminer par aérosols à distance, même si cette situation est relativement rare.

La situation la plus fréquente de contamination provient d’une exposition d’aérosols à proximité.

Il est aussi possible d’être exposé à la Covid-19 via des gouttelettes à proximité ou par aérosols à distance.

Quelles sont les précautions à prendre quand on doit prendre le train, la voiture ou le train, en pleine pandémie ?

Il est nécessaire de garder le masque, car si quelqu’un est malade, même sans symptômes, cela lui évitera de contaminer d’autres personnes.

Si on se sent particulièrement vulnérable ou à risque dans une situation ou le port du masque ne paraît pas suffisant, il est nécessaire de s’équiper d’un masque FFP2 pour maximiser la protection à la Covid-19.

La vaccination reste un moyen évident pour se protéger.

Il faut passer moins de temps à s’inquiéter du nettoyage des poignées de portes ou des surfaces, c’est surtout la qualité de votre ventilation qui permettra de réduire la circulation du virus.

Dans un véhicule, que ce soit un bus ou une voiture, mieux vaut utiliser un système de circulation de l’air en circuit ouvert, afin que l’air ne soit pas toujours brassé à l’intérieur.

Vous pouvez aussi aérer l’autobus en ouvrant les fenêtres, mais sans pour autant retirer votre masque, tant que le trajet dure.

 

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Atlantico : Quel risque représente la Covid-19 pour les enfants quant on le compare à tous ceux auxquels ils sont confrontés ? On sait qu’aujourd’hui les enfants courent un risque relativement faible après une infection à la Covid-19. Et en comparaison, est-ce qu’il existe des maladies circulant en France bien plus dangereuses pour les enfants comme la grippe ou la pneumonie ?

Dr Michaël Rochoy : La Covid-19 n’a, pour l’instant et fort heureusement, pas encore circulé massivement chez les enfants. Il y a eu une protection dans les premiers temps de l’épidémie avec le confinement généralisé. Ensuite, il y a eu la reprise de l’école parce que l’on était à un niveau faible en mai 2020. Après il y a eu les vacances scolaires, les grandes vacances puis après nous avons laissé circuler le virus en septembre lors de la rentrée 2020. Cela a tellement augmenté et la situation était tellement complexe que le masque a été imposé à partir de novembre 2020 puis il n’a jamais été retiré jusqu’au dernières mesures d’allègements dans certains départements le 4 octobre. On n’a donc pas laissé circuler le virus du Covid chez les enfants.

Comparé à d’autres épidémies, comme la grippe, que l’on laisse circuler habituellement, c’est difficile. La Covid-19 a entraîné, chez les enfants de 0 à 9 ans, dix décès. Chez les 10-19 ans, quinze jeunes sont morts de la Covid-19 depuis le début de la pandémie en France.

 

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La grippe peut aussi entraîner des complications chez les enfants. Certains peuvent être hospitalisés en raison d’une grippe, d’une pneumonie, en raison de gastro-entérites. D’autres maladies évidemment peuvent impacter les enfants. La Covid-19 n’est pas du tout la seule maladie qui touche les enfants. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faille laisser circuler la Covid-19. Par ailleurs, les mesures barrières qui sont prises pour la Covid-19 chez les enfants et les adultes sont aussi des mesures barrières contre toute virose respiratoire et efficaces contre la grippe.

Les infections respiratoires touchent-elles le plus les enfants ?

Les infections respiratoires touchent fréquemment les enfants. Les gastro-entérites aussi sont très fréquentes. Les enfants sont par nature moins immunisés que la plupart des adultes. Ils ont moins d’anticorps et sont plus sujets à faire des infections virales contre lesquelles ils n’ont pas encore d’anticorps.  Ils vivent aussi en communauté avec d’autres enfants qui sont aussi facilement malades. Ce n’est pas une surprise que les enfants soient régulièrement malades. En consultation de médecine générale, nous avons fréquemment des enfants malades plus que de jeunes adultes

L’explication est-elle liée au fait qu’ils ne développent pas d’anticorps ?

Ils sont plus susceptibles d’être confrontés pour la première fois de leur vie à des infections virales, alors que lorsque l’on est adulte, on a  déjà été confronté à certaines infections virales quand on a été enfant.

 

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Un très mauvais exemple serait la rougeole. On ne contracte plus la maladie car nous sommes vaccinés. Les adultes avant 1976 ont quasiment tous fait la rougeole quand ils étaient enfants.

Sur les chiffres de la mortalité infantile en France, quelles sont les maladies les plus mortelles ? 

Les mesures de prévention chez les enfants permettent de prévenir les infections individuelles mais cela a aussi un intérêt collectif. Se protéger du Covid chez les enfants permet de limiter la circulation du virus en population générale, donc y compris chez les adultes, y compris chez les adultes immunodéprimés ou les personnes n’ayant pas encore eu leur troisième dose du vaccin.

En France, 84 décès par an sont attribués à la grippe chez les enfants de moins de 14 ans. Mais la surveillance est beaucoup plus importante sur le Covid. Beaucoup plus de personnes sont testées et suivies.

Mis à part les épidémies qui se transmettent par voie aérienne, doit-on se méfier d’autres maladies et qui seraient aussi à risque chez les enfants ? La pneumonie se transmet-elle par exemple de la même manière que le Covid-19 ?

La pneumonie peut aussi se transmettre de façon respiratoire.  Mais ces infections sont respiratoires et généralement bactériennes. Cela peut aussi venir de surinfections bactériennes.

En dehors de la période néonatale, la mortalité des 1-14 ans, il y a à peu près 1.000 décès par an, selon les chiffres de l’Insee. Pour les maladies infectieuses, cela représente 40 décès de 1 à 14 ans.

Avec la Covid-19, sur les deux derniers mois, on a 9 décès de 10 à 19 ans en deux mois. Laisser circuler le virus chez les enfants ne serait donc pas une bonne idée. Avec les restrictions sanitaires depuis le début de la pandémie, les vacances, le port du masque, le « laisser circuler » chez les enfants n’a jamais vraiment eu lieu en France de manière trop importante.

 

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Depuis deux mois, avec un relâchement des gestes barrières grâce à la vaccination en partie, on laisse un peu plus circuler le virus avec notamment l’allègement du port du masque dans certaines conditions. En deux mois, nous sommes déjà à neuf décès. Si l’on extrapole sur un an, nous pourrions atteindre 36 décès Covid chez les 0-19 ans.

A titre de comparaison, en 2016, il y avait une quarantaine de décès de causes infectieuses.

La Société de pédiatrie a confirmé ce constat dans Marianne en indiquant que le virus tuera très peu d’enfants à l’école. Si on le laisse circuler ce ne serait pas dramatique. C’est donc « accepter » 40 décès. On a « accepté » 400 décès d’adultes par jour. Qu’est-ce que nous sommes prêts à accepter en termes de décès pédiatriques ? Accepterait-on de passer de 40 à 80 décès ? Pour moi non. Il faut limiter au maximum le nombre de décès pédiatriques. Cela peut passer par des mesures de prévention qui sont globalement bien acceptées et qui ne présentent pas de risques, cela en vaut peut-être la peine.

Avec cette période de pandémie, nous avons la perspective de pouvoir vacciner les enfants, sous réserve d’avoir des études rassurantes. A titre de contre-exemple, la Suède a décidé d’interrompre l’utilisation du vaccin Moderna pour les 20-30 ans suite à des risques de myocardite. Nous ne sommes donc pas sûrs de pouvoir vacciner les enfants. Des études sont en cours. Il faut que les études puissent être menées sur le long cours avant d’adopter une stratégie visant à laisser circuler le virus.

Comparer la Covid-19 avec les autres maladies n’est finalement pas une bonne chose puisque nous n’avons pas les mêmes mesures. Mais est-ce que les protocoles du Covid sont aussi déployés dans d’autres types de maladies ? Lors d’une épidémie de grippe dans une école, est-ce que des mesures barrières sont déployées ?

Malheureusement non. Espérons que la pandémie permette de changer cela. Le port du masque pourrait être un bon réflexe lorsque l’on est malade. Les stratégies déployées avec la Covid-19 ne sont pas non plus idéales. Le gouvernement a indiqué notamment que lorsqu’un enfant est malade dans une école, dans certains départements, on va tester tout le monde  le lendemain. C’est stupide car il s’agit d’un virus qui a un délai d’incubation de quatre jours.  En testant tout le monde le lendemain, tout le monde va être négatif, sauf des gens qui auraient été positifs sans le savoir avant. On laisse également les élèves en classe sans rien faire. Cela montre une très mauvaise compréhension.

Si l’on considère que ce qui importe c’est de laisser au maximum les classes ouvertes pour des raisons sociétales qui sont larges, pour l’éducation des enfants mais aussi les parents peuvent se rendre au travail sans souci concernant la garde des enfants, s’il faut à tout prix que les enfants restent à l’école, alors on peut se dire dans une classe où il y a eu un cas, on va partir du principe que des enfants ont pu être contaminés et vont donc à leur tour être contaminateurs. Pour éviter cela, comme on est dans une situation à surrisque, on remasque tout le monde pour une période de quinze jours. On masque les potentiels contaminateurs et ainsi ils ne pourront pas contaminer. Cela voudrait dire que certains messages ont été retenus de cette pandémie comme porter un masque pour protéger les autres. Mais cela n’est pas mis en place. Cela montre bien qu’il n’y a aucune compréhension de la pandémie et qu’il n’y aura pas de mesures qui vont être prises même pour les prochaines épidémies de grippe. Je pense qu’il n’y aura pas de port du masque. Les messages nationaux ne semblent pas partis pour aller dans ce sens.

Source: Mais quel risque représente le Covid-19 pour les enfants quand on le compare à tous ceux auxquels ils sont confrontés ? | Atlantico.fr

Retour à la vie normale : le Danemark peut-il être un exemple à suivre ?

 

L’ESSENTIEL

  • Au Danemark, 71% de la population a complété son schéma vaccinal dont 100% des plus de 80 ans et 99,8% des 70-79 ans.
  • Tout ne sera pas encore totalement comme avant puisque les restrictions vis-à-vis des voyageurs étrangers restent en place au moins jusquà la fin octobre.
  • En France, Jean Castex et Alain Fischer se veulent optimiste et estiment qu’un retour à la vie normale n’est plus très loin.

La lumière au bout du tunnel est-elle proche ? Pour Jean Castex la France est sur “le bon chemin” d’un retour à la “vie normale”, a affirmé le Premier ministre au détour d’une visite dans un centre de vaccination mobile à Illkirch-Graffenstaden, dans le Bas-Rhin. Des propos qui suivent ceux exprimés ce matin par Alain Fischer, le président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, pour qui le retour à “une vie proche de la normale” n’est plus très loin, a-t-il indiqué à BFM TV.

Au Danemark, un retour à la vie normale prévu pour le 10 septembre

Pour les Danois, ce retour à la vie normale a désormais une date : à compter du 10 septembre prochain, le pays va retirer toutes les mesures sanitaires mises en place pour lutter contre la propagation du virus. Le pass sanitaire ne sera plus réclamé dans les restaurants ou les boîtes de nuit et il ne sera plus obligatoire de porter un masque, que ce soit dans la rue ou les transports en commun. Pour le gouvernement, cela s’explique par le fait que le coronavirus ne représente plus “une menace grave pour la société”, comme indiqué dans un communiqué datant du 27 août dernier.

Une vaccination importante, notamment chez les plus âgés

La France peut-elle espérer suivre le même chemin que le pays scandinave ? “L’une des premières conditions à remplir pour lever toutes les restrictions, c’est une bonne couverture vaccinale globale pour diminuer la circulation du virus et limiter les formes graves”, a souligné à Michaël Rochoy, chercheur en épidémiologie, à Yahoo!. Au Danemark, 71% de la population a complété son schéma vaccinal et 75% a reçu au moins une dose, ce qui en fait l’un des pays européens avec le meilleur taux de vaccination, derrière Malte et le Portugal. À titre de comparaison, en France, 65% de la population a reçu les deux doses de vaccin et 72% ont eu au moins une injection.

Mais un bonne couverture vaccinale n’a pas de sens si elle n’est pas maximale chez les plus âgés. Et la France est en retard sur le Danemark dans ce domaine”, ajoute l’épidémiologiste. Dans la population adulte danoise, le taux de vaccination dépasse les 85% alors qu’elle atteint 79% en France. L’écart se creuse surtout pour les populations les plus âgés. Au Danemark, c’est simple : 100% des plus de 80 ans sont vaccinés. En France, ce chiffre plafonne à 85%. Pour les 70-79 ans, 99,8% des personnes sont vaccinées dans le pays scandinave contre 95,9% dans l’Hexagone. “C’est les limites de la stratégie de vaccination en France, où on a beaucoup misé sur l’inscription en ligne et les grands centres de vaccination, qui a laissé de côté les plus âgés, qui ne savent pas prendre rendez-vous sur Internet ou vivent loin des centres de vaccination. 15% des plus de 80 ans ne sont pas vaccinés !”, estime Michaël Rochoy.

Des restrictions aux frontières toujours en place

L’étiquette de précurseur colle au Danemark depuis le début de la crise sanitaire. En mars 2020, déjà, il était l’un des premiers pays à avoir mis en place un semi-confinement avec fermeture des écoles et des commerces jugés non essentiels. En avril de cette année, il est également l’un des premiers à avoir instauré le pass sanitaire. Le 14 août dernier, il a définitivement levé l’obligation de port du masque dans les transports publics, seul endroit où il était encore exigé.

Tout ne sera pas encore totalement comme avant puisque les restrictions vis-à-vis des voyageurs étrangers restent en place. Celles-ci sont prévues jusqu’à la fin du mois d’octobre et le gouvernement n’a pour l’heure pas indiqué vouloir revenir sur ce point. Mis à part certaines exceptions, la France continue de garder ses frontières ouvertes, ce qui permet au virus de circuler malgré l’obligation de présenter un pass sanitaire.

En France, de la prudence mais de l’optimisme

L’important est de ne pas précipiter une levée des restrictions pour éviter à avoir à faire machine arrière. L’Islande en a récemment fait les frais. En juin dernier, pensant avoir atteint l’immunité collective, le pays a décidé de supprimer toutes les mesures mises en place contre le virus. Frappé par une vague de contaminations importante quelques semaines plus tard, le pays a dû revenir sur sa décision. Après le Danemark, c’est la Norvège qui pourrait annoncer la levée de toutes les restrictions anti-Covid, alors que toutes les tranches d’âge supérieures à 50 ans sont vaccinées à plus de 92%.

Au cours de sa visite, Jean Castex a préféré jouer la carte de la prudence sans cacher un certain optimisme. “Je considère qu’il y a encore du travail, il y a encore des populations qui ne sont pas vaccinées et donc qui sont exposées et quelque part qui sont en danger”, a-t-il rappelé. Un sentiment partagé par Alain Fischer qui a préféré ne pas s’avancer sur une date précise de retour à la vie normale. “Je ne suis pas capable d’entrer dans ce degré de précision, a-t-il tempéré. On n’est pas très loin du retour à une vie proche de la normale, mais je ne peux pas être plus précis car ça dépend de l’adhésion de la population à la vaccination, du respect des gestes barrières, etc. (…) Si on combine la vaccination, le fait de respecter raisonnablement les mesures barrières et peut-être aussi les nouvelles thérapeutiques… On est déjà en situation, on n’aura plus de confinement. Sauf nouveau variant, franchement… On a beaucoup d’éléments rassurants”, a-t-il conclu.

 Source: Retour à la vie normale : le Danemark peut-il être un exemple à suivre ?

Rentrée scolaire : alerte rouge en provenance des Etats-Unis (où elle a déjà eu lieu) | Atlantico.fr

Une école à Houston (Texas).

Une école à Houston (Texas).Une école à Houston (Texas).

© Brandon Bell / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Sombres présages ?

Rentrée scolaire : alerte rouge en provenance des Etats-Unis (où elle a déjà eu lieu)

La rentrée se fera sous haute-tension sanitaire comme nous le montre déjà ce qui se passe aux Etats-Unis.

A quel point la situation est grave aux Etats-unis sur le front des contaminations d’enfant par le variant delta, en particulier à l’école ?

Michaël Rochoy : Ce qui inquiète actuellement c’est la dynamique en faveur d’une transmission accrue du virus par le variant. On constate une augmentation rapide du nombre de cas.  Les enfants à l’école, en tout cas les moins de 12 ans, ne sont pas vaccinés et donc plus susceptibles d’attraper le virus. Mettre des enfants, non vaccinés, dans un lieu clos, sans masque crée forcément une situation à risque. Les chiffres varient selon les Etats. Ça a flambé à certains endroits, un article parle de la Géorgie où un enfant sur 100 est testé positif au Covid.

Ce qui doit surtout nous inquiéter, c’est la réaction politique à cette dynamique. S’il y a une fermeture rapide, de la prévention, on pourra rester avec des données acceptables.

Le problème d’une transmission aux enfants, c’est qu’ils peuvent le transmettre à des adultes vaccinés ou non, et donc, en bout de chaîne à des gens à risque. Les enfants font rarement des formes sévères et tant mieux. Mais plus il y a des contaminations, plus ce qui est rare augmente mécaniquement. Il y a aussi le problème des symptômes prolongés après le Covid, le Covid long pédiatrique. Il est difficile à quantifier mais c’est une réalité (anosmie, fatigue prolongée).

Ils peuvent prendre des mesures plus ou moins fortes pour freiner. Par exemple, instaurer le port du masque ou aller jusqu’à fermer les écoles. Ils peuvent aussi s’appuyer sur un système de test. En France nous avons un protocole national, c’est moins unifié aux Etats-Unis. Certaines écoles ont un système de test systématique hebdomadaire. La France n’a pas cela mais elle a les masques obligatoires.

Est-ce que cela doit sonner l’alarme pour la rentrée en France ?

Les situations ne sont pas tout à fait comparables car les protocoles ne sont pas les mêmes. Cela montre en tout cas ce que beaucoup de gens prédisent, y compris nous au sein du collectif Du côté de la science ou encore l’institut Pasteur, à savoir que beaucoup de contaminations à l’automne pourraient être liées aux enfants et à l’école. Donc ces nouvelles venues des Etats-Unis ne sont pas surprenantes. C’est le sujet de ces derniers jours.

Si le ministre était responsable, cela devrait l’inciter à renforcer certains points du protocole qui, au niveau 2, montre une certaine permissivité pour le virus avec des lieux de contamination évidents.  Pour un ensemble de raisons, dont la santé mentale, il veut éviter le distanciel. Une rentrée entièrement en présentiel cela se tente, mais il faut accepter de prendre un certain risque au nom d’un bénéfice attendu. C’est sans doute mieux pour le moral de la plupart des enfants. Pas pour tous puisqu’il y en a qui, victimes de harcèlement scolaires par exemple, trouvent que le distanciel, ce n’est pas si mal que ça. On parle de santé mentale, mais se rendre à l’école alors que le taux d’incidence est très élevé et que des gens meurent, cela pèse aussi.  Limiter la circulation du virus c’est améliorer la santé mentale. Le distanciel, c’est la dernière variable d’ajustement si les taux d’incidence sont trop élevés. Il faut sortir de l’idée que « école ouverte » signifie forcément réussite.

Si on peut débattre sur le distanciel, il n’y a en revanche pas de bénéfice attendu de la pratique du sport en intérieur sans masque, autorisé au niveau 2, qui peut être source de contaminations. L’autre point c’est la cantine. Le protocole prévoit des choses au plus haut niveau mais cela se dégrade selon les niveaux. Cela augmente les risques sans augmenter les bénéfices. D’autant qu’il n’y a pas de seuils pour passer d’un niveau à un autre. Il faudrait que cela soit clair.

 Source: Rentrée scolaire : alerte rouge en provenance des Etats-Unis (où elle a déjà eu lieu) | Atlantico.fr

Vaccination: face au médecin ou au pharmacien, les indécis se laissent convaincre | Le Huffington Post LIFE

COVID – “Est-ce qu’il faut vraiment le faire, docteur?” Face aux inquiétudes des patients, médecins et pharmaciens s’appuient sur leur relation de confiance pour amener à la vaccination les indécis, beaucoup plus nombreux chez eux que les anti-vaccins convaincus, selon les professionnels interrogés par l’AFP.

“Ça n’arrive pas si fréquemment que des patients nous opposent des fausses informations glanées sur les réseaux”, explique à l’AFP Jacques Battistoni, président du syndicat de généralistes MG France.

En France, plus de 40% de la population n’a reçu aucune injection et des dizaines de manifestations anti-restrictions sanitaires ont à nouveau eu lieu samedi.

Une relation basée sur la confiance

Mais pharmacies et cabinets médicaux ne se sont pas pour autant transformés en foire d’empoigne. Certes, “des fake news circulent sur tout et n’importe quoi” et “il faut pouvoir les démentir au cabinet”, mais pour Michaël Rochoy, généraliste à Outreau dans le Pas-de-Calais, “c’est loin d’être la majorité des consultations”.

En général, c’est même plutôt: “Est-ce qu’il faut vraiment le faire, docteur?”. “Oui, c’est bien pour vous”. “Bon, ben, d’accord”, raconte le médecin, ajoutant que même s’il “caricature un peu, globalement ça va assez vite”.

Les atouts des praticiens: connaître leurs patients, connaître leurs pathologies, leurs facteurs de risques et “avoir une relation de confiance”.

Même son de cloche en officine: “au 2e ou au 3e test antigénique” réalisé pour aller au cinéma ou au théâtre, “la personne me dit: bon allez, ok pour la vaccination”, raconte Philippe Besset, président de la FSPF, premier syndicat de pharmaciens.

“Les gens se rendent bien compte qu’ils ne vont pas faire ça toutes les 48h!”, s’amuse le pharmacien à propos de patients qui affirmaient jusqu’alors qu’en faisant attention, ils passeraient à travers la crise du Covid-19.

Des inquiétudes légitimes

Les questions des patients n’en restent pas moins “légitimes”. Et globalement, les gens ont quand même “un certain niveau critique” et sont “assez raisonnables”. “Si on leur explique, si on détaille les choses, ils sont tous capables de comprendre”, juge Michaël Rochoy.

Et “les antivaccins sont assez rares mais peut-être aussi qu’ils n’osent pas le dire aux pharmaciens parce qu’ils savent qu’ils vont recevoir la messe en latin”, note Philippe Besset.

La semaine dernière, 255.000 personnes ont été piquées en pharmacie, 182.000 chez leur médecin, selon les chiffres du ministère de la Santé.

La difficulté, pour Michaël Rochoy, est plutôt d’organiser la vaccination. “Toute la partie administrative, pour laquelle on pourrait avoir de l’aide de la Sécurité sociale, me prend plus de temps que de démentir les infox auprès des patients”, regrette-t-il, citant en exemple la mise à jour de sa liste de patients non-vaccinés.

“Et le vrai problème, c’est toujours le manque de vaccins”, ajoute le généraliste. Cette semaine, il a obtenu deux flacons de Moderna mais assure qu’il aurait pu “trouver douze personnes de plus sans problème”.

“Moderna, c’est un peu l’arlésienne”, abonde Jacques Battistoni. “Tous les mois, on nous dit ‘vous allez voir, jusqu’à maintenant c’était compliqué mais le mois prochain ça va aller beaucoup mieux’”.

Si 75% des personnes souffrant de comorbidités, 82% des 80 ans et plus ainsi que 85% des 70/80 ans ont reçu au moins une dose de vaccin, ces pourcentages sont nettement moins élevés chez les jeunes.

“Des gens que nous ne voyons pas car ils ne sont pas malades”, note le président de MG France mais qui, selon lui, forment “la population la plus sensible aux fake news.”

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Source: Vaccination: face au médecin ou au pharmacien, les indécis se laissent convaincre | Le Huffington Post LIFE

Alerte à la pensée magique : non les vaccins ne peuvent pas tout. Et on ne peut PAS dissocier leur efficacité du comportement des vaccinés  | Atlantico.fr

Une femme reçoit une dose de vaccin Pfizer contre la Covid-19 dans un Vaccibus dans le nord de la Corse, le 22 juillet 2021.

Une femme reçoit une dose de vaccin Pfizer contre la Covid-19 dans un Vaccibus dans le nord de la Corse, le 22 juillet 2021.Une femme reçoit une dose de vaccin Pfizer contre la Covid-19 dans un Vaccibus dans le nord de la Corse, le 22 juillet 2021.

© PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Gestes barrières

Alerte à la pensée magique : non les vaccins ne peuvent pas tout. Et on ne peut PAS dissocier leur efficacité du comportement des vaccinés

Tout à sa politique du chiffre et de la démonstration de force, le gouvernement a eu tendance à privilégier une communication valorisant le « tout est possible aux vaccinés ». Une erreur majeure en matière d’efficacité sanitaire.

Atlantico : La communication du gouvernement pour encourager à la vaccination pousse les futurs vaccinés à croire que pour eux, tout sera possible une fois les deux doses injectées. Ce discours n’est-il pas un peu dangereux ? Cela pourrait-il engendrer un non-respect des gestes barrières chez les vaccinés ?

Michaël Rochoy : Tout dépend quel est notre seuil d’acceptabilité des risques : décès, réanimations, hospitalisations, Covid-longs… sans oublier les risques sociaux. Par exemple, en cas de rentrée en septembre avec un nombre de cas quotidien très élevé, il faut s’attendre à des élèves de moins de douze ans non-vaccinés qui seront presque systématiquement positifs ou cas contacts. Il faudra prévoir des PCR à répétition, des fermetures de classe, de l’absentéisme scolaire, de l’absentéisme au travail… A quoi s’ajoute le risque théorique d’émergence d’un variant avec un échappement immunitaire ou la découverte de maladies associées au Covid-19 comme des maladies neuro-dégénératives.

Les message envoyé par le gouvernement est de dire : “si vous êtes vacciné, vous pouvez revenir à la vie d’avant et tant pis si cela implique quelques contaminations en plus”. Le problème, c’est ce que va représenter ces “contaminations en plus”.

Le risque de contamination des vaccinés est minime, mais il existe quand même ?

Le risque est diminué mais il n’est pas nul, surtout pour les personnes vaccinées avec une seule dose.

 

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Passe sanitaire : mais qui osera dire STOP aux restrictions des libertés publiques décorrélées d’une efficacité sanitaire établie ?

 

Quel discours devrait-on tenir aux néo-vaccinés, sur la question du masque par exemple ?

Je pense qu’il ne faut pas retirer le masque en intérieur, quand bien même on est vacciné. On parle aujourd’hui de retrait de masque en intérieur sur présentation du passe sanitaire : les personnes concernées sont des personnes vaccinées mais aussi des personnes qui ont fait une PCR négative il y a 48h et qui pourrait très bien être positive le jour J. Je pense qu’on envoie là un très mauvais signal.

La décorrélation actuelle entre courbe des contaminations et courbe des décès pousse-t-elle à l’imprudence ?

L’augmentation du nombre de cas ne se traduit pas pour l’instant par une augmentation du nombre de décès. Aujourd’hui, nous sommes à 30 décès par jour. On en revient à la question de l’acceptabilité. Est-on prêt à accepter 30 décès par jour, soit trois fois la mortalité quotidienne par accident de la route ? Le discours ambiant du gouvernement est de dire que oui, c’est acceptable. Je ne sais pas si les Français partagent cet avis.

Dans sa stratégie vaccinale, le gouvernement semble adopter une politique du chiffre, presque entrepreneuriale plus que vraiment sanitaire. Risque-t-il de cette façon d’ignorer les enjeux de circulation virale ?

La vision entrepreneuriale du gouvernement n’est plus vraiment fondée. Aujourd’hui, les gens vont se faire vacciner. Le problème devient surtout celui d’obtenir un rendez-vous. Emmanuel Macron a peut-être un peu boosté la campagne mais le nombre de vaccination par jour était déjà assez important avant ses annonces. Aujourd’hui, ça ne sert plus à rien de vouloir “accélérer” la vaccination. Dans certains endroits, les prochains rendez-vous sont fixés en septembre.

Ensuite effectivement, on est tentés de penser que le gouvernement ne regarde plus que les chiffres de vaccinations et ignore les autres indicateurs. On peut se demander si le gouvernement ne veut pas atteindre une immunité hybride (via le vaccin et via la contamination), un peu comme Boris Johnson, en acceptant le prix à payer dont on a parlé avant.

Si on ne veut pas regretter plus tard d’avoir laissé trop circuler le virus, il faut prendre des mesures plus fortes, même si c’est compliqué car tout le monde veut retrouver une vie normale. Mais il faut comprendre que plus la circulation du virus est faible, plus vite on reprendra une vie complètement normale.

 Source: Alerte à la pensée magique : non les vaccins ne peuvent pas tout. Et on ne peut PAS dissocier leur efficacité du comportement des vaccinés  | Atlantico.fr

Após Macron exigir prova de vacinação para ir a bares, 1,7 milhão de franceses correm para se imunizar – 13/07/2021 – Mundo – Folha

O anúncio do presidente da França, Emmanuel Macron, na segunda (12), de que um passe sanitário será exigido para frequentar locais de cultura e lazer gerou uma corrida pela vacina no país europeu.

De acordo com o primeiro-ministro francês, Jean Castex, apenas nesta terça (13) 792.339 franceses receberam uma dose do imunizante contra a Covid-19, cifra 23% maior do que a registrada na quinta-feira (8). O recorde anterior era referente ao dia 18 de junho, com 752.795 fármacos aplicados.

A média móvel de vacinas distribuídas por dia vinha crescendo lentamente até 1º de julho, quando passou a cair, segundo dados do site Our World in Data, da Universidade de Oxford. No primeiro dia do mês, esse número chegou a 585.128, mas, na quinta (8), foi a 564.411, voltando a níveis do início de junho.

Após o anúncio de Macron, houve também forte procura para agendar a vacinação: mais de 1,7 milhão de franceses, ou 2,5% da população, reservaram um horário na segunda e nesta terça para receber a primeira dose por meio do Doctolib, uma das maiores plataformas do país para agendamentos médicos.

A busca foi tão grande que o site caiu meia hora depois do início do pronunciamento do presidente, às 20h no horário local. Às 21h, eram 20 mil agendamentos por minuto, de acordo com o serviço.

Segundo o médico francês Michaël Rochoy, pesquisador de epidemiologia na Universidade de Lille, boa parte dessas pessoas estava indecisa ou deixando a imunização para depois por uma série de motivos. “O discurso de Macron teve um efeito desencadeador para esses cidadãos.”

As medidas anunciadas em um pronunciamento acompanhado por 22,4 milhões de pessoas, segundo o jornal francês Le Monde, determinam que, para ir a espetáculos, parques de diversão, shows ou festivais a partir de 21 de julho, será necessário apresentar um certificado de vacinação ou teste negativo recente, o tal passe sanitário.

Já para cafés, restaurantes, trens e ônibus de longa distância, a medida valerá em agosto, ainda sem data definida. Ao canal BFM-TV, o ministro da Saúde, Olivier Véran, afirmou nesta terça que não será no primeiro dia do mês, “porque a lei não terá tempo de ser promulgada e totalmente aplicada a partir” dessa data.

Os trabalhadores de locais que recebem público, por sua vez, terão até 30 de agosto para se imunizar, explicou o ministro ao canal France 2, caso contrário terão de se submeter a testes de detecção do coronavírus a cada dois dias “se quiserem continuar a trabalhar.”

Mais cedo, o porta-voz do governo, Gabriel Attal, em entrevista ao Europe 1, justificou a decisão, uma vez que seria incompreensível para muitos franceses exigir um passe sanitário para frequentar esses lugares sem que o mesmo rigor fosse aplicado às pessoas que trabalham nesses locais.

Dona de um restaurante em Saint-Jean-de-Sixt, perto de uma estação de esqui nos alpes franceses, Lucie Genand, 31, viu-se diretamente impactada pela medida. Ela, que retomava o ritmo de trabalho após mais de dois meses sem poder abrir o estabelecimento devido às restrições para conter a propagação da Covid, ainda não se vacinou por medo dos efeitos colaterais. Após o anúncio, precisou rever a decisão.

Os franceses têm, historicamente, receio de se imunizarem. O início da vacinação contra a Covid no país foi permeado de incertezas: 58% da população rejeitava os fármacos, segundo levantamento feito nos dias 22 e 23 de dezembro pelo instituto Odoxa para os veículos Le Figaro e Franceinfo. A pesquisa indicou ainda que um dos principais motivos apontados pelos entrevistados era que “não se vacinar é uma decisão razoável tendo em vista uma nova doença e uma nova vacina”.

Hoje, ao todo, 52,6% da população já recebeu ao menos uma dose, e 36,8%, as duas.

Ao France 2 Véran, o ministro da Saúde, explicou que as medidas não valerão de imediato para todos com mais de 12 anos. Como a imunização da fatia da população que tem de 12 a 17 anos começou mais tarde, em 15 de junho, a exigência passará a valer para eles em 30 de agosto. Até lá, os adolescentes “deverão sempre permanecer de máscaras onde for necessário”.

A nova determinação já provocou polêmica na França. O presidente da Federação Nacional de Cinemas Franceses, Richard Patry, disse ao Le Monde que a imposição do passe sanitário em locais de cultura mais cedo do que nos demais estabelecimentos é uma espécie de punição.

O Festival de Avignon, cuja programação paralela reúne diversas apresentações em 115 teatros e vai até 31 de julho, será diretamente impactado, por exemplo. O comprovante de vacinação ou teste negativo só era exigido, até o momento, em espetáculos no pátio principal do Palácio dos Papas, com capacidade de cerca de 2.000 lugares. “Isso será de uma dificuldade extrema em termos de pessoal e material para validar o passe”, comentou Olivier Py, diretor artístico do festival, ao jornal francês.

Source: Após Macron exigir prova de vacinação para ir a bares, 1,7 milhão de franceses correm para se imunizar – 13/07/2021 – Mundo – Folha

Covid-19 : petites leçons d’une contamination aux toilettes à… 40 minutes d’intervalle | Atlantico.fr

Une dose de vaccin contre la Covid-19. © JOEL SAGET / AFP Espaces clos et exigus Covid-19 : petites leçons d’une contamination aux toilettes à… 40 minutes d’intervalle Selon une étude scientifique, une preuve de transmission aérienne du SAR-COV-2 entre deux personnes ayant visité la même salle de bain à 40 minutes d’intervalle a été confirmée. La salle de bain était mal ventilée en raison d’un mauvais fonctionnement de l’évacuation d’air. Quels sont les enseignements de cette étude sur les risques de contaminations dans les espaces clos ? Atlantico : Quels sont les principaux enseignements de cette étude ? Michaël Rochoy : C’est une étude qui date d’aout 2020 dans un service d’hématologie, probablement avec des patients qui sont immunodéprimés donc un peu plus à risque. Cela montre une transmission relativement classique : un patient qui a pu transmettre à d’autres personnes notamment aux gardiens de la chambre ainsi qu’à certaines de celles qui ont partagé la même chambre à un moment donné. Mais ce que ça montre aussi, et c’est là l’originalité de cette étude, c’est un patient qui, visiblement, n’a pas été en contact avec un autre mais lui a quand même transmis le virus. La seule explication des auteurs est que la contamination a eu lieu dans une salle de bain où ils se sont rendus à 40 minutes d’intervalle. Le premier s’est lavé, etc. et 40 minutes plus tard le second est venu se laver les dents et c’est à cette occasion qu’il aurait contracté le Covid. La porte, ouverte, entre la salle de bain et la chambre de patients a également entrainé des contaminations. C’est donc un argument supplémentaire de ce qu’on savait déjà, à savoir la transmission par aérosol du virus. Les auteurs estiment que c’est soit cela, soit un cas rare de manuportage, c’est-à-dire de transmission par surfaces contaminées. C’est ce qui fait que ce papier est intéressant un an après. Car une transmission longtemps après (40 minutes) est un peu étonnante. Cela montre aussi qu’en août 2020, avec la souche ancienne du coronavirus, pas encore le variant anglais ou delta, on pouvait être contaminé dans ces conditions. C’est encore plus vrai aujourd’hui. Quand on voit qu’en France les bars et restaurants en intérieur ont rouvert, c’est une situation à risque et on le sait. Donc quand le ministre de la Santé met en garde, il a raison, mais en même temps, que faisons-nous pour l’éviter ? Le fait que ce soit une salle de bain, donc humide et exiguë, pourrait expliquer en partie ce cas ? Les espaces clos et exigus comme des voitures ou des cages d’ascenseur sont-ils de manière générale plus contaminants ? Oui. Le fait que cela soit humide fait que les particules restent plus longtemps en suspension dans l’air. Cela invite aussi à repenser le système de ventilation car les auteurs indiquent des anomalies de fonctionnement. Cela rejoint un appel lancé dans Science il y a quelques mois concernant la ventilation des bâtiments pour lutter contre la transmission du virus par aérosol. Cela indique aussi que les toilettes publiques peuvent être des lieux de contamination, par exemple dans les hôpitaux. On peut imaginer que souvent les gens retirent leurs masques quand ils sont aux toilettes. Lorsque l’on tire la chasse d’eau il y a probablement un peu d’aérosolisation qui se fait et faire recirculer les particules virales en suspension. Cela invite à toujours penser à la ventilation quand on rentre dans une pièce, même si on est seuls quand on y pénètre, si des gens y circulent. C’est aussi dans ce cadre que l’on peut évoquer les détecteurs de CO2. S’il y a beaucoup de gaz dans une pièce alors cela signifie que si quelqu’un de contaminé est venu avant, il a aussi expulsé beaucoup de particules potentiellement infectieuses. Si le taux est faible, il y a peu de risques. On peut imaginer que dans cette salle de bain, si le patient qui s’est fait contaminer avait utilisé un capteur de CO2, il aurait constaté un taux relativement élevé. Un peu comme quand on rentre dans une pièce peu ventilée et qu’une forte odeur se dégage. Les exemples que vous prenez sont les bons. Les risques de contamination sont plus élevés dans les endroits exigus. Que faire pour limiter les risques dans ces lieux exigus ? Tout d’abord, il faut être soucieux de l’incidence dans la zone où l’on se trouve. Une incidence faible entraine naturellement moins de risques. Et il faut d’abord que les réponses soient globales et non individuelles. Il y a aussi des options individuelles : ventiler autant que possible, aérer, purifier l’air quand on ne peut faire autrement, avec des filtres Hepa. On peut aussi utiliser des capteurs de CO2, comme je l’expliquais. Il faut aussi porter le masque autant que possible, etc.  Source: Covid-19 : petites leçons d’une contamination aux toilettes à… 40 minutes d’intervalle | Atlantico.fr