Vaccination: face au médecin ou au pharmacien, les indécis se laissent convaincre | Le Huffington Post LIFE

COVID – “Est-ce qu’il faut vraiment le faire, docteur?” Face aux inquiétudes des patients, médecins et pharmaciens s’appuient sur leur relation de confiance pour amener à la vaccination les indécis, beaucoup plus nombreux chez eux que les anti-vaccins convaincus, selon les professionnels interrogés par l’AFP.

“Ça n’arrive pas si fréquemment que des patients nous opposent des fausses informations glanées sur les réseaux”, explique à l’AFP Jacques Battistoni, président du syndicat de généralistes MG France.

En France, plus de 40% de la population n’a reçu aucune injection et des dizaines de manifestations anti-restrictions sanitaires ont à nouveau eu lieu samedi.

Une relation basée sur la confiance

Mais pharmacies et cabinets médicaux ne se sont pas pour autant transformés en foire d’empoigne. Certes, “des fake news circulent sur tout et n’importe quoi” et “il faut pouvoir les démentir au cabinet”, mais pour Michaël Rochoy, généraliste à Outreau dans le Pas-de-Calais, “c’est loin d’être la majorité des consultations”.

En général, c’est même plutôt: “Est-ce qu’il faut vraiment le faire, docteur?”. “Oui, c’est bien pour vous”. “Bon, ben, d’accord”, raconte le médecin, ajoutant que même s’il “caricature un peu, globalement ça va assez vite”.

Les atouts des praticiens: connaître leurs patients, connaître leurs pathologies, leurs facteurs de risques et “avoir une relation de confiance”.

Même son de cloche en officine: “au 2e ou au 3e test antigénique” réalisé pour aller au cinéma ou au théâtre, “la personne me dit: bon allez, ok pour la vaccination”, raconte Philippe Besset, président de la FSPF, premier syndicat de pharmaciens.

“Les gens se rendent bien compte qu’ils ne vont pas faire ça toutes les 48h!”, s’amuse le pharmacien à propos de patients qui affirmaient jusqu’alors qu’en faisant attention, ils passeraient à travers la crise du Covid-19.

Des inquiétudes légitimes

Les questions des patients n’en restent pas moins “légitimes”. Et globalement, les gens ont quand même “un certain niveau critique” et sont “assez raisonnables”. “Si on leur explique, si on détaille les choses, ils sont tous capables de comprendre”, juge Michaël Rochoy.

Et “les antivaccins sont assez rares mais peut-être aussi qu’ils n’osent pas le dire aux pharmaciens parce qu’ils savent qu’ils vont recevoir la messe en latin”, note Philippe Besset.

La semaine dernière, 255.000 personnes ont été piquées en pharmacie, 182.000 chez leur médecin, selon les chiffres du ministère de la Santé.

La difficulté, pour Michaël Rochoy, est plutôt d’organiser la vaccination. “Toute la partie administrative, pour laquelle on pourrait avoir de l’aide de la Sécurité sociale, me prend plus de temps que de démentir les infox auprès des patients”, regrette-t-il, citant en exemple la mise à jour de sa liste de patients non-vaccinés.

“Et le vrai problème, c’est toujours le manque de vaccins”, ajoute le généraliste. Cette semaine, il a obtenu deux flacons de Moderna mais assure qu’il aurait pu “trouver douze personnes de plus sans problème”.

“Moderna, c’est un peu l’arlésienne”, abonde Jacques Battistoni. “Tous les mois, on nous dit ‘vous allez voir, jusqu’à maintenant c’était compliqué mais le mois prochain ça va aller beaucoup mieux’”.

Si 75% des personnes souffrant de comorbidités, 82% des 80 ans et plus ainsi que 85% des 70/80 ans ont reçu au moins une dose de vaccin, ces pourcentages sont nettement moins élevés chez les jeunes.

“Des gens que nous ne voyons pas car ils ne sont pas malades”, note le président de MG France mais qui, selon lui, forment “la population la plus sensible aux fake news.”

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Source: Vaccination: face au médecin ou au pharmacien, les indécis se laissent convaincre | Le Huffington Post LIFE

Alerte à la pensée magique : non les vaccins ne peuvent pas tout. Et on ne peut PAS dissocier leur efficacité du comportement des vaccinés  | Atlantico.fr

Une femme reçoit une dose de vaccin Pfizer contre la Covid-19 dans un Vaccibus dans le nord de la Corse, le 22 juillet 2021.

Une femme reçoit une dose de vaccin Pfizer contre la Covid-19 dans un Vaccibus dans le nord de la Corse, le 22 juillet 2021.Une femme reçoit une dose de vaccin Pfizer contre la Covid-19 dans un Vaccibus dans le nord de la Corse, le 22 juillet 2021.

© PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Gestes barrières

Alerte à la pensée magique : non les vaccins ne peuvent pas tout. Et on ne peut PAS dissocier leur efficacité du comportement des vaccinés

Tout à sa politique du chiffre et de la démonstration de force, le gouvernement a eu tendance à privilégier une communication valorisant le « tout est possible aux vaccinés ». Une erreur majeure en matière d’efficacité sanitaire.

Atlantico : La communication du gouvernement pour encourager à la vaccination pousse les futurs vaccinés à croire que pour eux, tout sera possible une fois les deux doses injectées. Ce discours n’est-il pas un peu dangereux ? Cela pourrait-il engendrer un non-respect des gestes barrières chez les vaccinés ?

Michaël Rochoy : Tout dépend quel est notre seuil d’acceptabilité des risques : décès, réanimations, hospitalisations, Covid-longs… sans oublier les risques sociaux. Par exemple, en cas de rentrée en septembre avec un nombre de cas quotidien très élevé, il faut s’attendre à des élèves de moins de douze ans non-vaccinés qui seront presque systématiquement positifs ou cas contacts. Il faudra prévoir des PCR à répétition, des fermetures de classe, de l’absentéisme scolaire, de l’absentéisme au travail… A quoi s’ajoute le risque théorique d’émergence d’un variant avec un échappement immunitaire ou la découverte de maladies associées au Covid-19 comme des maladies neuro-dégénératives.

Les message envoyé par le gouvernement est de dire : “si vous êtes vacciné, vous pouvez revenir à la vie d’avant et tant pis si cela implique quelques contaminations en plus”. Le problème, c’est ce que va représenter ces “contaminations en plus”.

Le risque de contamination des vaccinés est minime, mais il existe quand même ?

Le risque est diminué mais il n’est pas nul, surtout pour les personnes vaccinées avec une seule dose.

 

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Quel discours devrait-on tenir aux néo-vaccinés, sur la question du masque par exemple ?

Je pense qu’il ne faut pas retirer le masque en intérieur, quand bien même on est vacciné. On parle aujourd’hui de retrait de masque en intérieur sur présentation du passe sanitaire : les personnes concernées sont des personnes vaccinées mais aussi des personnes qui ont fait une PCR négative il y a 48h et qui pourrait très bien être positive le jour J. Je pense qu’on envoie là un très mauvais signal.

La décorrélation actuelle entre courbe des contaminations et courbe des décès pousse-t-elle à l’imprudence ?

L’augmentation du nombre de cas ne se traduit pas pour l’instant par une augmentation du nombre de décès. Aujourd’hui, nous sommes à 30 décès par jour. On en revient à la question de l’acceptabilité. Est-on prêt à accepter 30 décès par jour, soit trois fois la mortalité quotidienne par accident de la route ? Le discours ambiant du gouvernement est de dire que oui, c’est acceptable. Je ne sais pas si les Français partagent cet avis.

Dans sa stratégie vaccinale, le gouvernement semble adopter une politique du chiffre, presque entrepreneuriale plus que vraiment sanitaire. Risque-t-il de cette façon d’ignorer les enjeux de circulation virale ?

La vision entrepreneuriale du gouvernement n’est plus vraiment fondée. Aujourd’hui, les gens vont se faire vacciner. Le problème devient surtout celui d’obtenir un rendez-vous. Emmanuel Macron a peut-être un peu boosté la campagne mais le nombre de vaccination par jour était déjà assez important avant ses annonces. Aujourd’hui, ça ne sert plus à rien de vouloir “accélérer” la vaccination. Dans certains endroits, les prochains rendez-vous sont fixés en septembre.

Ensuite effectivement, on est tentés de penser que le gouvernement ne regarde plus que les chiffres de vaccinations et ignore les autres indicateurs. On peut se demander si le gouvernement ne veut pas atteindre une immunité hybride (via le vaccin et via la contamination), un peu comme Boris Johnson, en acceptant le prix à payer dont on a parlé avant.

Si on ne veut pas regretter plus tard d’avoir laissé trop circuler le virus, il faut prendre des mesures plus fortes, même si c’est compliqué car tout le monde veut retrouver une vie normale. Mais il faut comprendre que plus la circulation du virus est faible, plus vite on reprendra une vie complètement normale.

 Source: Alerte à la pensée magique : non les vaccins ne peuvent pas tout. Et on ne peut PAS dissocier leur efficacité du comportement des vaccinés  | Atlantico.fr

Após Macron exigir prova de vacinação para ir a bares, 1,7 milhão de franceses correm para se imunizar – 13/07/2021 – Mundo – Folha

O anúncio do presidente da França, Emmanuel Macron, na segunda (12), de que um passe sanitário será exigido para frequentar locais de cultura e lazer gerou uma corrida pela vacina no país europeu.

De acordo com o primeiro-ministro francês, Jean Castex, apenas nesta terça (13) 792.339 franceses receberam uma dose do imunizante contra a Covid-19, cifra 23% maior do que a registrada na quinta-feira (8). O recorde anterior era referente ao dia 18 de junho, com 752.795 fármacos aplicados.

A média móvel de vacinas distribuídas por dia vinha crescendo lentamente até 1º de julho, quando passou a cair, segundo dados do site Our World in Data, da Universidade de Oxford. No primeiro dia do mês, esse número chegou a 585.128, mas, na quinta (8), foi a 564.411, voltando a níveis do início de junho.

Após o anúncio de Macron, houve também forte procura para agendar a vacinação: mais de 1,7 milhão de franceses, ou 2,5% da população, reservaram um horário na segunda e nesta terça para receber a primeira dose por meio do Doctolib, uma das maiores plataformas do país para agendamentos médicos.

A busca foi tão grande que o site caiu meia hora depois do início do pronunciamento do presidente, às 20h no horário local. Às 21h, eram 20 mil agendamentos por minuto, de acordo com o serviço.

Segundo o médico francês Michaël Rochoy, pesquisador de epidemiologia na Universidade de Lille, boa parte dessas pessoas estava indecisa ou deixando a imunização para depois por uma série de motivos. “O discurso de Macron teve um efeito desencadeador para esses cidadãos.”

As medidas anunciadas em um pronunciamento acompanhado por 22,4 milhões de pessoas, segundo o jornal francês Le Monde, determinam que, para ir a espetáculos, parques de diversão, shows ou festivais a partir de 21 de julho, será necessário apresentar um certificado de vacinação ou teste negativo recente, o tal passe sanitário.

Já para cafés, restaurantes, trens e ônibus de longa distância, a medida valerá em agosto, ainda sem data definida. Ao canal BFM-TV, o ministro da Saúde, Olivier Véran, afirmou nesta terça que não será no primeiro dia do mês, “porque a lei não terá tempo de ser promulgada e totalmente aplicada a partir” dessa data.

Os trabalhadores de locais que recebem público, por sua vez, terão até 30 de agosto para se imunizar, explicou o ministro ao canal France 2, caso contrário terão de se submeter a testes de detecção do coronavírus a cada dois dias “se quiserem continuar a trabalhar.”

Mais cedo, o porta-voz do governo, Gabriel Attal, em entrevista ao Europe 1, justificou a decisão, uma vez que seria incompreensível para muitos franceses exigir um passe sanitário para frequentar esses lugares sem que o mesmo rigor fosse aplicado às pessoas que trabalham nesses locais.

Dona de um restaurante em Saint-Jean-de-Sixt, perto de uma estação de esqui nos alpes franceses, Lucie Genand, 31, viu-se diretamente impactada pela medida. Ela, que retomava o ritmo de trabalho após mais de dois meses sem poder abrir o estabelecimento devido às restrições para conter a propagação da Covid, ainda não se vacinou por medo dos efeitos colaterais. Após o anúncio, precisou rever a decisão.

Os franceses têm, historicamente, receio de se imunizarem. O início da vacinação contra a Covid no país foi permeado de incertezas: 58% da população rejeitava os fármacos, segundo levantamento feito nos dias 22 e 23 de dezembro pelo instituto Odoxa para os veículos Le Figaro e Franceinfo. A pesquisa indicou ainda que um dos principais motivos apontados pelos entrevistados era que “não se vacinar é uma decisão razoável tendo em vista uma nova doença e uma nova vacina”.

Hoje, ao todo, 52,6% da população já recebeu ao menos uma dose, e 36,8%, as duas.

Ao France 2 Véran, o ministro da Saúde, explicou que as medidas não valerão de imediato para todos com mais de 12 anos. Como a imunização da fatia da população que tem de 12 a 17 anos começou mais tarde, em 15 de junho, a exigência passará a valer para eles em 30 de agosto. Até lá, os adolescentes “deverão sempre permanecer de máscaras onde for necessário”.

A nova determinação já provocou polêmica na França. O presidente da Federação Nacional de Cinemas Franceses, Richard Patry, disse ao Le Monde que a imposição do passe sanitário em locais de cultura mais cedo do que nos demais estabelecimentos é uma espécie de punição.

O Festival de Avignon, cuja programação paralela reúne diversas apresentações em 115 teatros e vai até 31 de julho, será diretamente impactado, por exemplo. O comprovante de vacinação ou teste negativo só era exigido, até o momento, em espetáculos no pátio principal do Palácio dos Papas, com capacidade de cerca de 2.000 lugares. “Isso será de uma dificuldade extrema em termos de pessoal e material para validar o passe”, comentou Olivier Py, diretor artístico do festival, ao jornal francês.

Source: Após Macron exigir prova de vacinação para ir a bares, 1,7 milhão de franceses correm para se imunizar – 13/07/2021 – Mundo – Folha

Covid-19 : petites leçons d’une contamination aux toilettes à… 40 minutes d’intervalle | Atlantico.fr

Une dose de vaccin contre la Covid-19. © JOEL SAGET / AFP Espaces clos et exigus Covid-19 : petites leçons d’une contamination aux toilettes à… 40 minutes d’intervalle Selon une étude scientifique, une preuve de transmission aérienne du SAR-COV-2 entre deux personnes ayant visité la même salle de bain à 40 minutes d’intervalle a été confirmée. La salle de bain était mal ventilée en raison d’un mauvais fonctionnement de l’évacuation d’air. Quels sont les enseignements de cette étude sur les risques de contaminations dans les espaces clos ? Atlantico : Quels sont les principaux enseignements de cette étude ? Michaël Rochoy : C’est une étude qui date d’aout 2020 dans un service d’hématologie, probablement avec des patients qui sont immunodéprimés donc un peu plus à risque. Cela montre une transmission relativement classique : un patient qui a pu transmettre à d’autres personnes notamment aux gardiens de la chambre ainsi qu’à certaines de celles qui ont partagé la même chambre à un moment donné. Mais ce que ça montre aussi, et c’est là l’originalité de cette étude, c’est un patient qui, visiblement, n’a pas été en contact avec un autre mais lui a quand même transmis le virus. La seule explication des auteurs est que la contamination a eu lieu dans une salle de bain où ils se sont rendus à 40 minutes d’intervalle. Le premier s’est lavé, etc. et 40 minutes plus tard le second est venu se laver les dents et c’est à cette occasion qu’il aurait contracté le Covid. La porte, ouverte, entre la salle de bain et la chambre de patients a également entrainé des contaminations. C’est donc un argument supplémentaire de ce qu’on savait déjà, à savoir la transmission par aérosol du virus. Les auteurs estiment que c’est soit cela, soit un cas rare de manuportage, c’est-à-dire de transmission par surfaces contaminées. C’est ce qui fait que ce papier est intéressant un an après. Car une transmission longtemps après (40 minutes) est un peu étonnante. Cela montre aussi qu’en août 2020, avec la souche ancienne du coronavirus, pas encore le variant anglais ou delta, on pouvait être contaminé dans ces conditions. C’est encore plus vrai aujourd’hui. Quand on voit qu’en France les bars et restaurants en intérieur ont rouvert, c’est une situation à risque et on le sait. Donc quand le ministre de la Santé met en garde, il a raison, mais en même temps, que faisons-nous pour l’éviter ? Le fait que ce soit une salle de bain, donc humide et exiguë, pourrait expliquer en partie ce cas ? Les espaces clos et exigus comme des voitures ou des cages d’ascenseur sont-ils de manière générale plus contaminants ? Oui. Le fait que cela soit humide fait que les particules restent plus longtemps en suspension dans l’air. Cela invite aussi à repenser le système de ventilation car les auteurs indiquent des anomalies de fonctionnement. Cela rejoint un appel lancé dans Science il y a quelques mois concernant la ventilation des bâtiments pour lutter contre la transmission du virus par aérosol. Cela indique aussi que les toilettes publiques peuvent être des lieux de contamination, par exemple dans les hôpitaux. On peut imaginer que souvent les gens retirent leurs masques quand ils sont aux toilettes. Lorsque l’on tire la chasse d’eau il y a probablement un peu d’aérosolisation qui se fait et faire recirculer les particules virales en suspension. Cela invite à toujours penser à la ventilation quand on rentre dans une pièce, même si on est seuls quand on y pénètre, si des gens y circulent. C’est aussi dans ce cadre que l’on peut évoquer les détecteurs de CO2. S’il y a beaucoup de gaz dans une pièce alors cela signifie que si quelqu’un de contaminé est venu avant, il a aussi expulsé beaucoup de particules potentiellement infectieuses. Si le taux est faible, il y a peu de risques. On peut imaginer que dans cette salle de bain, si le patient qui s’est fait contaminer avait utilisé un capteur de CO2, il aurait constaté un taux relativement élevé. Un peu comme quand on rentre dans une pièce peu ventilée et qu’une forte odeur se dégage. Les exemples que vous prenez sont les bons. Les risques de contamination sont plus élevés dans les endroits exigus. Que faire pour limiter les risques dans ces lieux exigus ? Tout d’abord, il faut être soucieux de l’incidence dans la zone où l’on se trouve. Une incidence faible entraine naturellement moins de risques. Et il faut d’abord que les réponses soient globales et non individuelles. Il y a aussi des options individuelles : ventiler autant que possible, aérer, purifier l’air quand on ne peut faire autrement, avec des filtres Hepa. On peut aussi utiliser des capteurs de CO2, comme je l’expliquais. Il faut aussi porter le masque autant que possible, etc.  Source: Covid-19 : petites leçons d’une contamination aux toilettes à… 40 minutes d’intervalle | Atlantico.fr

À quoi va réellement servir le couvre-feu à 23h ?

Mercredi 9 juin, la France entre dans une nouvelle phase du déconfinement. Mais l’utilité de décaler encore le couvre-feu plutôt que de l’abroger se pose.

Dès le 9 juin, le couvre-feu sera décalé à 23 heures, avant d'être abrogé le 30 juin.
Dès le 9 juin, le couvre-feu sera décalé à 23 heures, avant d’être abrogé le 30 juin. Ludovic MARIN / AFP

Alors que le soleil semble s’être installé durablement sur le territoire, la France va entrer mercredi 9 juin dans sa troisième phase de déconfinement. À cette occasion, l’intérieur des bars et restaurants rouvrira à 50% de leurs capacités, tandis que les terrasses redeviendront totalement opérationnelles. Les jauges seront également assouplies dans les cinémas, les musées, et lors des cérémonies religieuses, tandis que les parcs d’attractions feront leur grand retour, et le pass sanitaire son apparition.

Mais surtout, le couvre-feu national sera à nouveau décalé, passant de 21 heures à 23 heures jusqu’au 30 juin, date à laquelle il sera abrogé. Un changement qui peut sembler à la fois libérateur et anecdotique : pourquoi ne pas définitivement tirer un trait sur le couvre-feu ? Se contamine-t-on réellement à partir de 23 heures ? La question de l’efficacité réelle de cette mesure se pose. D’autant plus qu’avec le coup d’envoi imminent de l’Euro de football (le 11 juin), la fin des matchs coïncidera souvent avec l’horaire du couvre-feu et le risque d’une affluence massive dans les rues et transports en commun est réel.

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Une mesure paradoxale ?

Les spécialistes que Le Figaro a interrogés sont unanimes sur un point : le couvre-feu en général a un réel intérêt. «C’est un confinement du soir qui permet de limiter les activités», résume Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau (Pas-de-Calais). Mais si, pour lui, le couvre-feu de 21 heures «limitait la principale source de contamination, à savoir les restaurants», celui de 23 heures «n’a pas d’intérêt». «Il consiste à colmater une petite brèche alors qu’on ouvre un barrage» avec l’ouverture des salles des établissements de bouche, juge-t-il. Et le praticien de pointer un paradoxe dans ce changement d’horaire : «Le gouvernement fait le choix de limiter les interactions qu’on autorise pourtant le midi entre collègues». Et ce faisant, il «privilégie le travail sur les loisirs».

L’épidémiologiste Mircea Sofonea, maître de conférences à l’Université de Montpellier, justifie, lui, ce passage à 23 heures par la temporalité. «Le calendrier de déconfinement a été annoncé la dernière semaine d’avril», tempère-t-il auprès du Figaro. À l’époque, la situation était délicate et la France se trouvait dans une grande période d’incertitude. Le gouvernement a donc préféré prendre des mesures «plus conservatives», quitte à relâcher la pression par la suite. «C’était plutôt bien vu», note le scientifique. En laissant un espacement de trois semaines entre chaque étape, l’exécutif se laisse ainsi le temps de «redresser le tir» au fur et à mesure.

Plus de brassage le soir

Mircea Sofonea se demande néanmoins si cette mesure n’est pas «superflue», voire «contre-productive». L’épidémiologiste imagine ainsi «une soirée étudiante» à Paris, qui «finit dans un appartement» à cause du couvre-feu à 23 heures. Une personne va peut-être dormir sur place pour ne pas se faire attraper par la police. «Dans ce contexte où il y a plus de brassage, il vaut mieux laisser les gens rentrer et diluer les fêtards», juge le scientifique, qui conseille donc d’accompagner ce couvre-feu à 23 heures «d’une forme de tolérance», en laissant à la population une marge pour rentrer chez eux avant l’horaire fatidique. Et s’il estime cette nouvelle mesure «moins pertinente», Mircea Sofonea en appelle surtout à la «responsabilisation» des Français. «Revoyez vos proches, mais il ne faut pas que ça s’éternise !» résume-t-il.

Le docteur Rochoy a une vision bien plus sévère de la situation. S’il est évident, pour lui, que le couvre-feu, à n’importe quelle heure, «limite un peu la contamination», ce changement d’horaire est «plus politique que sanitaire». «Il y a une incohérence de la part du gouvernement sur la question», explique-t-il au Figaro, y observant surtout une tentative d’éviter l’aveu de faiblesse. En levant purement et simplement le couvre-feu le 9 juin, l’exécutif aurait «avoué qu’il ne servait à rien, à part accabler l’économie», soupire-t-il. Le généraliste aurait, lui, abrogé définitivement cette mesure le 19 mai, mais rouvert les restaurants seulement à partir du 1er juillet, quand le nombre de vaccinés aurait été suffisamment élevé pour prévenir d’une quatrième vague en septembre.

Inquiétudes pour la rentrée

Car les deux spécialistes ont une inquiétude commune : «Plus la courbe est haute en début d’été, plus elle va augmenter pendant cette période. Et que va-t-il alors se passer à la rentrée ?» s’interroge Michaël Rochoy. «Localement, la reprise épidémique peut être plus importante», confie de son côté Mircea Sofonea, quand bien même cette hausse sera relativement contenue par la vaccination. «Il y aura de toute façon une augmentation des transmissions» dans les semaines à venir, prévient-il. Une crainte partagée ce mardi 8 juin au matin par Jean-François Delfraissy. Sur RTL, le président du Conseil scientifique n’a pas caché sa peur de voir déferler une quatrième vague dès la rentrée, notamment à cause du variant indien. Pour lui, tout va se jouer mercredi, avec la nouvelle étape du déconfinement : «On a un moment un peu complexe là […] parce que jusqu’à maintenant, on était à l’extérieur et là on va ouvrir à l’intérieur».

Contacté par Le Figaro, le ministère de la Santé n’a pas donné suite.

 Source: À quoi va réellement servir le couvre-feu à 23h ?

Covid-19 : même si le risque est faible pour les enfants, le virus est dans le top 10 des causes de mortalité chez les plus jeunes aux Etats-Unis | Atlantico.fr

© Jon Cherry / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

De la nécessité de vacciner les enfants

Covid-19 : même si le risque est faible pour les enfants, le virus est dans le top 10 des causes de mortalité chez les plus jeunes aux Etats-Unis

Les Etats-Unis ont approuvé l’utilisation du vaccin Pfizer pour vacciner les enfants à partir de 12 ans. Ceux de 2 à 11 ans pourraient suivre dans les prochains mois. Vacciner les enfants est en effet nécessaire pour atteindre une immunité collective globale.

Atlantico : L’agence sanitaire américaine a approuvé l’utilisation du vaccin Pfizer pour les enfants de 12 à 15 ans. Aux Etats-Unis, le Covid-19 est l’une des 10 principales causes de décès chez les enfants depuis le début de la pandémie. Pourquoi devient-il urgent de vacciner cette partie de la population ?

Michaël Rochoy : Il y a d’abord un bénéfice individuel. Les enfants font peu de formes graves mais ils peuvent en faire quand même. On trouve toujours des enfants en réanimation (plus de 6700 enfants ont été placés en réanimation en cumulé depuis le début de la crise selon Covid Tracker, ndlr). On sait qu’il y a des formes possibles de Covid longs chez l’enfant : un enfant qui perd le goût et l’odorat pendant des mois ou qui a des problèmes respiratoires en garde des séquelles. Même si c’est pas important en nombre de cas, ça reste des pathologies très invalidantes.

Ensuite, il y a le bénéfice collectif. Il y a un intérêt à vacciner les enfants d’autant que d’ici fin août, tous les adultes n’auront pas pu être vaccinés. Si le virus circule chez les enfants (14 millions de personnes en France), il y a toujours la possibilité d’avoir l’émergence d’un variant soumis à une très forte pression de sélection. Si on suppose qu’il y a cent variants qui apparaissent chez les enfants, peut-être que parmi eux il y en aura un qui échappera à l’immunité conféré par certains vaccins et donc pourra se répandre dans une population encore plus vaste intégrant des adultes vaccinées. Le risque d’un variant qui ferait recommencer à zéro la campagne vaccinale existe.

L’immunité collective souhaitée ne pourra se faire que si on atteint un certain pourcentage de population vaccinée, et ce pourcentage inclut toute la population y compris les mineurs.

 

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Autre avantage, si on vaccine les 16-18 ans avant la rentrée de septembre, on peut ouvrir les lycées sans se poser trop de problèmes sur les aménagements des cantines ou les protocoles stricts à mettre en place quand des cas sont déclarés dans une classe. Ça permet une scolarité plus sereine.

Quel calendrier d’action serait maintenant souhaitable ?

Il faut d’abord qu’il y ait les autorisations de mise sur le marché accordées au niveau européen et français. En France, on peut vacciner les 16-18 ans en contact avec des personnes immunodéprimées. Les 16-18 ans sont déjà potentiellement éligibles et je pense que quand on aura suffisamment de vaccins ils le seront. Les 12-15 ans devraient l’être aussi. C’est discuté au niveau de l’Agence européenne du médicament.

Aux Etats-Unis, Pfizer a prévu de demander en septembre une autorisation à la Food and Drug Administration pour administrer le vaccin aux enfants de 2 à 11 ans. Pour l’instant, ce n’est pas du tout à l’ordre du jour en France. Si on pouvait vacciner les 16-18 ans avant la rentrée de septembre, ce serait bien. Il faudrait ensuite penser à vacciner les collégiens (12-15 ans). Je pense en effet que c’est mieux de penser par établissement que de s’éparpiller. Ensuite, on pourra passer aux primaires selon les disponibilités de doses et les autorisations de mise sur le marché.

 

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Covid-19 : le projet pilote venu du Nebraska qui prouve que nous sous-estimons (et gérons très mal) les contaminations dans les écoles | Atlantico.fr

Lutte contre la pandémie

Covid-19 : le projet pilote venu du Nebraska qui prouve que nous sous-estimons (et gérons très mal) les contaminations dans les écoles

L’étude menée par une équipe universitaire indique que les taux d’infection détectés étaient 2,5 fois plus élevés pour le personnel et près de 6 fois plus élevés pour les étudiants que ce qui était observé de manière routinière.

Avec Michaël Rochoy, Jérôme Marty

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écoles. Des échantillons positifs d’air et de surface ont également été trouvés. Cette étude montre-t-elle qu’il nous reste des progrès à faire dans la détection de cas à l’école ? Nos méthodes actuelles (et leur application réelle) permettent-elles une juste estimation ?

Michaël Rochoy : A part Jean-Michel Blanquer pour qui il faut « arrêter d’être obnubilé par le rôle de l’école dans les contaminations », tout le monde est d’accord pour dire qu’on se contamine à l’école et que c’est plus fréquent qu’on le pense parce que les enfants sont plus souvent asymptomatiques et parce qu’il y a ce discours ambiant des autorités selon lequel il ne se passe rien dans les écoles. Même si les chiffres sont difficilement transposables à la France, le message de cette étude c’est : quand on cherche, on trouve. Je pense néanmoins que nous sommes sur la bonne voie grâce aux tests salivaires qui sont (enfin) pratiqués et dont on devrait bientôt pouvoir exploiter les données en open data.

Jérôme Marty : On le sait depuis des mois qu’il y a une grosse diffusion virale dans les écoles. Jean-Michel Blanquer est dans la négation permanente. Il y a une volonté manifeste de minorer ce risque pour justifier l’ouverture alors que le virus circule. Les mesures sont certes en progrès mais ne sont pas appliquées partout comme il le faudrait. Des professeurs racontent avoir reçu les autotests mais aucune consigne sur la procédure. Certaines écoles n’en ont pas. Les demi-jauges ne sont pas respectées partout. Pour la sécurisation des cantines, c’est encore flou. On ne sait pas trop ce qu’ils vont faire. Les tests salivaires, on ne sait pas vraiment si c’est suffisamment pratiqué. Beaucoup d’enseignants m’ont dit que non. Cette étude vient corroborer ce qu’on nous dit depuis des mois à savoir que les écoles sont pourvoyeuses de la contamination.

Y a-t-il des méthodes utilisées par les chercheurs dont on pourrait s’inspirer pour mieux repérer le virus dans les écoles ?

Michaël Rochoy : L’étude de l’environnement est certainement une piste à creuser. On pourrait imaginer un détecteur qui repère certains germes ou certains aérosols dans la classe. C’est plus de la recherche et développement mais ça mérite une réflexion.

Jérôme Marty : En lisant cette étude, la question qu’on peut se poser c’est pourquoi on n’étudie pas systématiquement les eaux usées à la sortie des écoles. C’est ce que font les marins-pompiers de Marseille. Ça, n’importe quelle municipalité pourrait le mettre en œuvre.

Source : https://www.atlantico.fr/article/decryptage/covid-19—le-projet-pilote-venu-du-nebraska-qui-prouve-que-nous-sous-estimons–et-gerons-tres-mal–les-contaminations-dans-les-ecoles-education-nationale-jean-michel-blanquer-michael-rochoy-jerome-marty

 

Source: Covid-19 : le projet pilote venu du Nebraska qui prouve que nous sous-estimons (et gérons très mal) les contaminations dans les écoles | Atlantico.fr

Covid-19 : et voilà les résultats qui prouvent que la vaccination fonctionne contre la pandémie | Atlantico.fr

Une femme se fait vacciner contre la Covid-19.

© Jeff J Mitchell / POOL / AFP

Efficacité de la campagne vaccinale

Covid-19 : et voilà les résultats qui prouvent que la vaccination fonctionne contre la pandémie

Les vaccins sont une arme essentielle dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Au regard des données aux Etats-Unis, en Israël et au Royaume-Uni, les campagnes de vaccination permettent de soulager les hôpitaux et de diminuer le nombre de morts.

Atlantico : Si les vaccins ne doivent pas être le seul outil dans la lutte contre le Covid-19, ils représentent une arme essentielle. Dans les pays qui ont déployé une large campagne vaccinale comme aux Etats-Unis, en Angleterre ou en Israël, quel impact observe-t-on sur la courbe des contaminations ?  Une vaccination massive peut-elle permettre de soulager les hôpitaux et de diminuer le nombre de morts ?

Charles Reviens : Je rappelle que je ne suis pas médecin et suis devenu en quelque sorte un infectiologue du dimanche à l’occasion de la pandémie mondiale covid-19. Cela permet au moins d’analyser et de mettre en relation les multiples données disponible sur la situation à date.

Concernant la vaccination et si l’on se limite aux seuls principaux pays de l’OCDE, sont apparus clairement au moins depuis janvier 2021 trois groupes de pays. Il y a d’abord les pays d’Asie du Sud et d’Océanie où la pandémie est maîtrisée depuis longtemps via une stratégie de type zéro covid, pays qui n’ont en quelque sorte pas besoin de la vaccination pour redresser leur situation économique et sanitaire. La vaccination constitue pour les autres pays occidentaux une forme de planche de salut pour sortir d’une situation globale dégradée voire catastrophique en 2020 puisqu’on a vu qu’au final leurs performances étaient assez proches en termes de résultats par exemple mesurés en décès covid par unité de population.

Mais il y a une très grosse différence de rythme de vaccination : les pays qui vont vite (Etats-Unis, Royaume-Uni, Israël) d’un côté du fait de stratégies globales de vaccination arrêtées en amont et apparemment efficaces, de l’autre les pays de l’Union européenne qui ont mutualisé leur sourcing des vaccins et ont vacciné à date deux à trois fois moins de personnes que les trois pays cités précédemment.

 

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Il est donc intéressant de regarder le benchmark entre la France et le Royaume-Uni où par exemple le Financial Times considère que les vaccins sont efficaces et conduisent au « covid endgame ».

Les données publiques font apparaître une certaine corrélation entre la montée en puissance de la vaccination et le nombre des cas et des décès covid : depuis le 10 janvier 2021, le Royaume-Uni est passé de près de 900 cas et 15 décès par jour et million d’habitants à 37 cas et 0.4 décès, tandis que près de 50 % de la population a reçu une dose et 15 % a finalisé son traitement vaccinal.

 

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Pour la France on reste sur la même période dans une fourchette de 300 à 500 cas par jour  et 4 à 6 décès par jour et million d’habitants avec à date 18 % de la population ayant reçue une dose et 7 % un traitement complet, grosso modo la moitié des chiffres britanniques.

Bien sûr une analyse multifactorielle est indispensable pour comprendre ces écarts de performance mais ces données accréditent toutefois fortement ceux qui considèrent que la vaccination est le « game changer », la solution magique qui permet aux pays occidentaux de sortir des déboires rencontrés de façon indifférenciée en 2020.

Michaël Rochoy : Cela fonctionne sur les courbes de cas, d’hospitalisations, de réanimations et de décès dans plusieurs pays. C’est plutôt rassurant et nous n’avons pas de cas où la campagne n’est pas efficace. Même si la vaccination est imparfaite avec des vaccins qui auraient un taux defficacité de lordre de 30 %, cela marcherait.

 

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En France, les classes les plus âgées sont moins nombreuses en réanimation, peut-on espérer la même situation pour toutes les tranches d’âge une fois la vaccination élargie ? Y-a-t-il des exemples probants de cela à l’étranger ?

Charles Reviens : Le bon interlocuteur pour cette question serait un spécialiste des maladies infectieuses.

Un article de WordNewsEra compare par tranche d’âge les contaminations, entrée à l’hôpital et décès covid-19 et constate une baisse forte depuis le 25 janvier 2021, les baisses étant d’autant plus forte que la population en question est davantage vaccinée.

 

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L’article compare également les mêmes données pour la France pour les plus de 80 ans sur lesquels la campagne de vaccination s’est priorisée et les moins de 60 ans avec une divergence de même nature.

Il y semble donc y avoir un lien entre pourcentage de vaccination dans un groupe cible et réduction du risque pour ce groupe, considération bien entendu à intégrer dans une analyse multifactorielle incluant entre autres l’évolution des virus (variants) et les autres mesures de gestion de la pandémie (mesures sociales, soins apportés aux personnes contaminées).

Michaël Rochoy : Les populations les plus âgées habitant en EHPAD ont été vaccinées et le taux d’incidence baisse. Il n’y a même quasiment plus de morts et à circulation équivalente du virus, la situation n’est plus du tout comparable à celle de novembre dernier.

En France, les taux de vaccination sont plutôt élevés pour les personnes les plus âgées, nous sommes autour de 70 % pour les plus de 75 ans.  Au Royaume-Uni, nous voyons que cela fonctionne sur toutes les tranches d’âges car cela leur permet d’ouvrir et espérer un retour à la normale.

Le succès des campagnes vaccinales a-t-il permis aux gouvernements à travers le monde dalléger leurs restrictions sur les libertés des citoyens ? Cela montre-t-il le peu defficacité des restrictions de déplacements mises en place en France depuis des semaines ?

Charles Reviens : Il faut faire la distinction entre les restrictions sociales à l’intérieur d’un territoire et le contrôle d’accès à ce territoire.

Au Royaume-Uni, les écoles ont réouvert leurs portes le 8 mars dernier avec généralisation des autotests et l’essentiel des commerces et des lieux d’hospitalité sont réouverts depuis le 12 avril, y compris certains stades avec des jauges très limitées. Donc les restrictions sont désormais beaucoup moins sévères qu’en France qui vit sous l’empire du « confiné déconfiné », nouvelle variation du confinement arrêtée par l’exécutif fin mars 2021, dans le contexte déjà évoque d’une stabilisation du nombre de nouveaux cas et de décès depuis le début de l’année mais sans baisse comparable à ce qu’on constate en Grande-Bretagne.

La situation est très différente concernant l’accès au territoire avec une reprise de fait au Royaume-Uni de mesures déployées en Asie et notamment à Singapour : séjour obligatoire de dix jour en hôtel agréé par le gouvernement et facturé 2 000 euros si l’on vient d’un pays inclus dans la liste rouge, isolement dans un lieu de son choix mais avec appel quotidien de contrôle pour les autres.

Il faudra un jour analyser pourquoi les société occidentales et notamment la société française ont imposé à l’ensemble de la population et des acteurs économiques des restrictions tout à fait inédites en temps de paix tout en semblant avoir eu la plus grande difficulté à imposer des contraintes importantes mais strictement ciblées aux personnes à risque et aux personnes contaminantes.

Michaël Rochoy :  Les pays qui ont le plus vacciné sont en train de réouvrir c’est indéniable. La vaccination est une bonne solution de sortie de crise à long terme, mais ce n’est pas une bonne à court terme. Ce qui marche le mieux dans ce dernier cas c’est la prévention. Certains pays qui n’ont pas accès aux vaccins doivent mettre en place une stratégie efficace pour stopper la contamination. La vaccination est un cadeau pour les pays riches et elle n’est pas répartie de façon égale entre les pays.

 Source: Covid-19 : et voilà les résultats qui prouvent que la vaccination fonctionne contre la pandémie | Atlantico.fr

Covid-19 : les écoles sont-elles prêtes pour leur réouverture ? | Atlantico.fr

© Philippe LOPEZ / AFP

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Covid-19 : les écoles sont-elles prêtes pour leur réouverture ?

Le lundi 26 avril, les élèves de maternelle et de primaire doivent faire leur retour à l’école. Cette reprise inquiète les syndicats d’instituteurs et de parents d’élèves sur la question du protocole sanitaire. Des municipalités ont commandé des capteurs de CO2 pour les installer dans les écoles et préparer la réouverture.

Atlantico : Depuis le mardi 6 avril, l’école en présentiel a été mise en pause pour une durée de trois semaines. Des pays comme la Finlande ont pu mettre en place un système d’aération particulièrement détaillé et sourcé scientifiquement pour éviter au maximum la propagation aérosol de la Covid-19. Une telle mesure serait-elle intéressante à mettre en place en France pour la réouverture des écoles ?

Collectif Du Côté de la Science : Oui ! Hélas, à moins de nouvelles de dernière minute, il est peu probable que le protocole sanitaire de l’Education nationale change pour la  rentrée, et nous le déplorons. Ce protocole n’est pas adapté aux mesures de sécurité vis-à-vis de la transmission du virus dans les écoles. Il ne protège ni les enfants, ni le personnel (enseignant et non enseignant). Le protocole de l’Education Nationale n’est pas seul responsable de la situation actuelle, mais il y a fortement contribué en ne prenant pas en compte la voie principale de contamination qui est aérienne ; il n’a donc pas permis la mise en place de mesures efficaces pour y faire face. Les recommandations du Haut Comité de la Santé publique datant de juillet et octobre 2020 mentionnent la vectorisation aérienne du virus et recommande d’aérer très régulièrement les endroits clos. Le protocole de l’EN recommande de le faire 2-3 fois par jour, alors qu’il faudrait le faire au moins 2 à 3 fois par heure en fonction du nombre de personnes dans la pièce et de son volume ! La Finlande n’a fait que transcrire en termes plus simples les recommandations du REHVA, de l’ECDC, de l’OMS et d’autres organismes européens et internationaux qui concernent l’aération et la ventilation pour éviter la contagion aérienne par le SARS-CoV-2. Cela avait d’ailleurs conduit notre collectif (Du côté de la science) à publier un document à ce sujet, reprenant également ces mêmes recommandations dans le contexte de l’Education Nationale et à informer auprès de 2 syndicats enseignants début novembre 2020.

Les recommandations finlandaises s’appuient sur la mesure de concentration en CO2 dans l’atmosphère, à l’aide de détecteurs de CO2 très faciles à se procurer. Ce sont des marqueurs de la qualité de l’air : plus le niveau de CO2 est élevé, plus le risque qu’il y ait des aérosols (en cas de présence d’une personne infectée évidemment) est élevé. Pour comprendre, le CO2 est expiré par chacun et s’accumule dans l’air d’une pièce fermée. De la même façon, l’air expiré par une personne infectée même asymptomatique peut contenir du virus en suspension, qui est lui invisible et pas encore mesurable. Une concentration importante en CO2 reflète la possibilité d’une forte concentration de virus dans l’air, et de se contaminer. Ce risque est d’autant plus fort si la personne infectée est fortement excrétrice (super-spreader) comme 10-20 % des personnes contaminées. Pour nous, l’Education nationale devrait investir dans l’achat de tel matériel, permettant de guider le rythme d’aération. Actuellement, les quelques capteurs présents dans les écoles le sont à l’initiative de quelques enseignants ou parents.

Les autorités finlandaises font aussi le point sur l’utilisation des purificateurs d’air et les normes nécessaires pour qu’ils soient utiles  et efficaces. Elles rappellent également que l’objectif principal est d’apporter de l’air extérieur à l’intérieur afin de diluer et d’évacuer les aérosols potentiellement contaminés.

 

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Atlantico : Quelles seraient les mesures à mettre en place impérativement lors de la réouverture, et quelles sont celles qui auraient dû être anticipées ?

Collectif Du Côté de la Science : Il faut évidemment revenir au principe : un enfant positif = une classe fermée et ne plus attendre 3 cas par classe avant d’agir.

Concernant les autres mesures, nous en avons présenté de nombreuses sur notre site : https://ducotedelascience.org/nos-propositions/.

Primo, elles sont spécifiques à l’investissement que nous souhaitons mettre dans la poursuite de l’éducation de nos enfants : acheter et installer des détecteurs de CO2 (recommandation du Haut Comité de Santé Publique du 14 Octobre 2020), vérifier la ventilation correcte des salles de classe, profiter des périodes sans enfant dans les établissements pour revoir les capacités de ventilation des classes et réfectoires, prendre les mesures pour assurer une ventilation minimale et identifier les lieux à risque nécessitant des purificateurs d’air.

 

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Secundo, elles sont spécifiques aux lieux d’enseignement : d’abord il faut que les professeurs (qui, théoriquement, sont ceux qui parlent le plus pendant un cours !) portent constamment un masque de qualité et soient à proximité d’une source d’aération (fenêtre ouvrable). Ensuite, il faut limiter le brassage des élèves : passage des options en distanciel (actuellement certains groupes mélangent plusieurs classes pour une option par semaine…), mouvements des professeurs plutôt que des élèves entre les cours autant que possible (sauf matériel informatique, scientifique, technologique ou sportif spécifique, etc.).

Tertio, elles sont spécifiques aux cantines et lieux de restauration. Encore plus à risque que le cours dans une classe non ventilée, le repas pris dans un réfectoire bondé avec des enfants non masqués, brassant plusieurs classes, assis les uns en face des autres n’est pas envisageable en période de circulation active du virus. De multiples solutions sont possibles : avec le retour des beaux temps, la prise de repas en extérieur ou sous préau (ventilation optimale), livraison de repas dans les classes afin d’éviter le brassage (et un meilleur traçage en cas de contamination), incitation au retour à domicile des enfants autant que possible par des aménagements des horaires pour les parents, etc. Le Ministère de l’Education Nationale doit collaborer avec celui du Travail sur ces questions. L’autre solution est de laisser les lieux de restauration en l’état : sauf qu’à chaque fois qu’un enfant sera déclaré positif, il faudrait fermer les 2 ou 3 classes ayant partagé une heure de restauration avec lui, si on veut pleinement tenir compte du risque de transmission par aérosol.

Quarto, les mesures sont spécifiques des établissements. A l’instar des autorités finlandaises, l’Education Nationale aurait dû définir des objectifs autour de l’aération, ventilation et voies de transmission à combattre, puis fournir les solutions disponibles et recommandations pour atteindre ces objectifs. On ne lutte pas contre une pandémie sans objectif. Les régions, départements et communes auraient pu alors s’adapter à leurs possibilités et besoins, et réclamer si nécessaire des aides. Certaines mairies ont ainsi pu transformer des salles municipales ou gymnases inoccupés en extension pour les cantines ou les cours, afin justement d’assurer une meilleure sécurité pour les enfants et les personnels d’éducation ; hélas, cela n’est pas la règle.

Quinto, les mesures doivent s’adapter aux conditions sanitaires. Comme prévu par l’Education Nationale en été 2020, une adaptation territoriale selon la circulation du virus serait pertinente. Il faut se préparer à tout, et notamment à des cours en distanciel pour tout ou partie (classes hybrides). La vaccination des personnels de l’éducation est aussi un point important, dès qu’elle sera possible… Enfin, il faut développer les tests itératifs et systématiques pour isoler les enfants contaminés asymptomatiques afin de réduire la diffusion du virus dans l’école mais également sur le lieu de travail des parents des enfants concernés par effet boule de neige.

 

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Atlantico : Que nous a appris le protocole sanitaire d’aération des salles de classes, de systématisation du port du masque chirurgical et l’évolution des protocoles de fermetures de classes sur la capacité du milieu scolaire à maintenir une activité d’enseignement tout en préservant les élèves comme les professeurs ?

Collectif Du Côté de la Science : “Qu’on a encore du chemin à faire et une bonne marge de progression” comme diraient certains professeurs pour l’évaluation de certains élèves. Les mesures successives nous ont montré que les dirigeants n’avaient pas pris au sérieux la voie aérienne de contamination, et n’avaient donc pas pris les bonnes mesures pour protéger efficacement les personnels et les élèves, menant à la situation que nous vivons. Par ailleurs les tests systématiques salivaires finalement lancés récemment (mais bien trop tard) ont également confirmé ce qui avait déjà été démontré dans de nombreux pays et par de nombreuses publications, à savoir que la contamination des enfants est similaire à celle de la communauté. La seule différence est qu’ils sont moins symptomatiques, donc moins testés, car leur système immunitaire est plus rapide et plus efficace. Rappelons d’ailleurs que le port du masque à l’école dès 6 ans a été obtenu de longue lutte et ne faisait pas partie des mesures initiales de l’Education Nationale. Le dogme qui considère que l’on isole la classe qu’à partir du troisième cas n’est ni scientifiquement ni médicalement rationnel : il doit être supprimé. Le protocole sanitaire ne repose malheureusement pas sur des mesures efficaces de contrôle et protection, mais sur une approche visant une efficacité à la marge et la continuité des cours dans des conditions très dégradées qui sont certainement loin d’être meilleures que des cours à distance s’ils avaient été pensés, préparés et déployés à l’avance. Pourquoi n’avoir pas eu un projet national de continuité des cours via le support numérique au cours de l’été 2020 ? Fallait-il vraiment être dans le mur pour se rendre compte que c’était une solution efficace, même temporairement, et un investissement d’avenir ?

Source: Covid-19 : les écoles sont-elles prêtes pour leur réouverture ? | Atlantico.fr

Covid longs : vers un problème majeur de santé publique ignoré par les autorités sanitaires ? | Atlantico.fr

Covid longs : vers un problème majeur de santé publique ignoré par les autorités sanitaires ?

© Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Symptômes

Covid longs : vers un problème majeur de santé publique ignoré par les autorités sanitaires ?

Les études sur les cas de Covid long au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis alertent sur le nombre de patients concernés. En Grande-Bretagne, un patient atteint du Covid-19 sur quatre conserverait des symptômes persistants selon les chiffres de l’Office for National Statistics. Et un patient atteint du Covid-19 sur trois souffrirait de problèmes psychologiques ultérieurs selon une étude du Lancet Psychiatry. Le Covid long pourrait devenir un enjeu de santé publique.

Atlantico : Les données concernant le Covid long au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis sont de plus en plus nombreuses et alertent sur un pourcentage non négligeable de patients concernés. Au Royaume-Uni, un patient atteint du Covid-19 sur quatre conserverait des symptômes persistants selon les chiffres de l’Office for National Statistics. Et un patient atteint du Covid-19 sur 3 souffrirait de problèmes psychologiques ultérieurs selon une étude du Lancet Psychiatry. En France, ces données sont beaucoup plus difficiles à avoir. A combien peut-on l’estimer ? Ce manque de chiffres est-il dû à une trop faible considération de ce problème ?

Michaël Rochoy : C’est une pathologie qui reste mal codifiée, il n’y a pas de diagnostic de certitude. Les chiffres de l’Office for National Statistics sont basés sur un auto-questionnaire recueilli le 6 mars 2021. La question posée était : Pouvez-vous aujourd’hui vous décrire comme ayant un Covid long ? A savoir : avoir des symptômes persistant plus de 4 semaines après avoir eu le Covid sans pouvoir l’expliquer par quelque chose d’autre.

En France, il n’existe aucun chiffres officiels. Il n’y a pas non plus à ma connaissance de suivi national du Covid long ni d’étude de cohorte.

La HAS reconnaît le Covid Long mais ne parle pas de ce seuil de 4 semaines. On n’a donc pas de définition consensuelle entre le Royaume-Uni et le France. Les chiffres sont donc forcément à prendre avec des pincettes. Sur son site, la HAS décrivait que la persistance des symptômes représentait 20% des patients après 5 semaines et plus de 10% après 3 mois, le tout en reprenant des chiffres anglais. Cela semble plutôt cohérent. Mais la HAS ne parle pas spécifiquement du Covid long, ils font plutôt mention de “symptômes prolongés” suite au Covid-19.

 

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En février 2021, la Haute autorité de santé et l’Assemblée nationale ont reconnu pour la première fois le Covid long comme une pathologie. Est-ce suffisant ? Les dispositifs de prise en charge et de suivi de ces cas sont-ils en capacité de gérer cette situation ?

Il y a eu cette fiche “réponses rapides”  de la HAS publiée en février mais ils travaillent sans doute dessus depuis un moment. C’est assez raisonnable aussi de ne pas se précipiter car le Covid long n’est pas encore bien défini médicalement. Il y a plusieurs symptômes et pas forcément d’explication claire.

La stratégie adoptée par la HAS est une stratégie de symptômes qui doivent être principalement pris en charge en soins primaires (en médecine générale) et éviter l’escalade d’examen paracliniques. Parce que si on est à 25% de Covid “longs” à 4 semaines et ça diminue à 10% après 3 mois, c’est quelque chose qui a tendance à évoluer spontanément de façon favorable. Cela avait été déjà décrit avec le Sras en 2003. Le suivi en médecine générale devrait être suffisant dans la majorité des cas.

A terme pourrait-on se retrouver dans une situation durable avec des gens inaptes à travailler ? Comment y faire face ?

 

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Plusieurs hypothèses existent à ce sujet dont celle d’un réservoir viral persistant, ou d’une inflammation provoquée par le persistance de fragments viraux ou d’une réponse auto-immune qui persisterait après l’infection. Dans le traitement, il semblerait qu’après le vaccin Pfizer ou AstraZzeneca il y ait une diminution ou une amélioration des symptômes selon une étude qui est encore à l’état de préprint. Cela peut être une piste pour soigner les Covid longs dans la majorité des cas.

Le Covid long peut-il devenir un enjeu de santé publique ?

Oui en effet, surtout si le Covid long nécessite des soins et des examens paracliniques coûteux à l’avenir. Cela peut aussi entraîner plus tard la découverte d’autres choses qui n’auraient pas été explorées auparavant.

Il y a aussi un risque de surmédicalisation, de sur-investigation ou de surtraitement parfois, avec tout ce que ça peut entraîner de nocif comme effets indésirables.

 

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La possibilité de Covid Long chez les enfants est également à surveiller. C’est évoqué dans l’article de l’Office pour les statistiques nationales. Le Covid long touche tous les âges, surtout les femmes, un peu plus les adultes mais les enfants ne sont pas épargnés pour autant. L’index de déprivation montre que les gens les plus pauvres sont un peu plus touchés et ceux qui avaient une condition physique altérée avant d’avoir le Covid ont aussi plus de symptômes (et c’est notamment à prendre en compte quand on analyse les auto questionnaires des patients).

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