Covid-19 : les lieux les plus à risque de se faire contaminer – LINFO.re – Magazine, Santé / Beauté

Une étude qui a été publiée dans ‘The Lancet’ se penche sur les endroits les plus à haut risque de contamination par la Covid-19…

Du 23 mai au 13 août 2021

L’étude a été réalisée par des chercheurs français de l’Institut Pasteur et de la Sorbonne. Comme le rapporte 20 Minutes, elle porte sur la période du 23 mai au 13 août 2021. “Un moment où on sortait de la troisième vague”, souligne le chercheur en épidémiologie Michaël Rochoy. Soit une période de calme avant une nouvelle ‘tempête’ en juillet lorsque le variant Delta a pris son envol… Ainsi, l’étude couvre plusieurs degrés de circulation de la Covid-19.

Les chiffres de l’étude résultent de questionnaires envoyés à 236 000 personnes infectées, et 79 000 personnes dites ‘contrôles’, non-malades. Les résultats ont été vérifiés en comparant les activités des contaminées à celles des ‘personnes contrôles’. La combinaison des données offre l’‘odd ratio ajusté’ ou aOR. Ce chiffre permet d’évaluer les risques de se faire infecter par rapport à la moyenne.

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Bars, discothèques, etc.

Les bars (aOR de 1,9, soit 90 % de chances supplémentaires), et les soirées (en discothèques ou privées, avec un aOR de 3,4) sont les endroits les plus à risque pour les moins de 40 ans. L’aOR y a même atteint 5,2 et 15,1 pour cette catégorie d’âge entre le 13 juin et le 12 juillet. C’est également le cas, de manière plus générale, pour les cérémonies privées comme les mariages, et les enterrements (aOR de 1,7).

En ce qui concerne les moyens de transports, les voyages en avion et en train à longue distance sont les plus à risque (1,7 et 1,3). Ainsi, pour les autres transports en commun contrairement aux idées reçues, l’odd ratio ajusté est à 0,7 dans le bus et le tramway.

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Mais quel risque représente le Covid-19 pour les enfants quand on le compare à tous ceux auxquels ils sont confrontés ? | Atlantico.fr

Atlantico : Quel risque représente la Covid-19 pour les enfants quant on le compare à tous ceux auxquels ils sont confrontés ? On sait qu’aujourd’hui les enfants courent un risque relativement faible après une infection à la Covid-19. Et en comparaison, est-ce qu’il existe des maladies circulant en France bien plus dangereuses pour les enfants comme la grippe ou la pneumonie ?

Dr Michaël Rochoy : La Covid-19 n’a, pour l’instant et fort heureusement, pas encore circulé massivement chez les enfants. Il y a eu une protection dans les premiers temps de l’épidémie avec le confinement généralisé. Ensuite, il y a eu la reprise de l’école parce que l’on était à un niveau faible en mai 2020. Après il y a eu les vacances scolaires, les grandes vacances puis après nous avons laissé circuler le virus en septembre lors de la rentrée 2020. Cela a tellement augmenté et la situation était tellement complexe que le masque a été imposé à partir de novembre 2020 puis il n’a jamais été retiré jusqu’au dernières mesures d’allègements dans certains départements le 4 octobre. On n’a donc pas laissé circuler le virus du Covid chez les enfants.

Comparé à d’autres épidémies, comme la grippe, que l’on laisse circuler habituellement, c’est difficile. La Covid-19 a entraîné, chez les enfants de 0 à 9 ans, dix décès. Chez les 10-19 ans, quinze jeunes sont morts de la Covid-19 depuis le début de la pandémie en France.

 

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La grippe peut aussi entraîner des complications chez les enfants. Certains peuvent être hospitalisés en raison d’une grippe, d’une pneumonie, en raison de gastro-entérites. D’autres maladies évidemment peuvent impacter les enfants. La Covid-19 n’est pas du tout la seule maladie qui touche les enfants. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faille laisser circuler la Covid-19. Par ailleurs, les mesures barrières qui sont prises pour la Covid-19 chez les enfants et les adultes sont aussi des mesures barrières contre toute virose respiratoire et efficaces contre la grippe.

Les infections respiratoires touchent-elles le plus les enfants ?

Les infections respiratoires touchent fréquemment les enfants. Les gastro-entérites aussi sont très fréquentes. Les enfants sont par nature moins immunisés que la plupart des adultes. Ils ont moins d’anticorps et sont plus sujets à faire des infections virales contre lesquelles ils n’ont pas encore d’anticorps.  Ils vivent aussi en communauté avec d’autres enfants qui sont aussi facilement malades. Ce n’est pas une surprise que les enfants soient régulièrement malades. En consultation de médecine générale, nous avons fréquemment des enfants malades plus que de jeunes adultes

L’explication est-elle liée au fait qu’ils ne développent pas d’anticorps ?

Ils sont plus susceptibles d’être confrontés pour la première fois de leur vie à des infections virales, alors que lorsque l’on est adulte, on a  déjà été confronté à certaines infections virales quand on a été enfant.

 

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Un très mauvais exemple serait la rougeole. On ne contracte plus la maladie car nous sommes vaccinés. Les adultes avant 1976 ont quasiment tous fait la rougeole quand ils étaient enfants.

Sur les chiffres de la mortalité infantile en France, quelles sont les maladies les plus mortelles ? 

Les mesures de prévention chez les enfants permettent de prévenir les infections individuelles mais cela a aussi un intérêt collectif. Se protéger du Covid chez les enfants permet de limiter la circulation du virus en population générale, donc y compris chez les adultes, y compris chez les adultes immunodéprimés ou les personnes n’ayant pas encore eu leur troisième dose du vaccin.

En France, 84 décès par an sont attribués à la grippe chez les enfants de moins de 14 ans. Mais la surveillance est beaucoup plus importante sur le Covid. Beaucoup plus de personnes sont testées et suivies.

Mis à part les épidémies qui se transmettent par voie aérienne, doit-on se méfier d’autres maladies et qui seraient aussi à risque chez les enfants ? La pneumonie se transmet-elle par exemple de la même manière que le Covid-19 ?

La pneumonie peut aussi se transmettre de façon respiratoire.  Mais ces infections sont respiratoires et généralement bactériennes. Cela peut aussi venir de surinfections bactériennes.

En dehors de la période néonatale, la mortalité des 1-14 ans, il y a à peu près 1.000 décès par an, selon les chiffres de l’Insee. Pour les maladies infectieuses, cela représente 40 décès de 1 à 14 ans.

Avec la Covid-19, sur les deux derniers mois, on a 9 décès de 10 à 19 ans en deux mois. Laisser circuler le virus chez les enfants ne serait donc pas une bonne idée. Avec les restrictions sanitaires depuis le début de la pandémie, les vacances, le port du masque, le « laisser circuler » chez les enfants n’a jamais vraiment eu lieu en France de manière trop importante.

 

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Depuis deux mois, avec un relâchement des gestes barrières grâce à la vaccination en partie, on laisse un peu plus circuler le virus avec notamment l’allègement du port du masque dans certaines conditions. En deux mois, nous sommes déjà à neuf décès. Si l’on extrapole sur un an, nous pourrions atteindre 36 décès Covid chez les 0-19 ans.

A titre de comparaison, en 2016, il y avait une quarantaine de décès de causes infectieuses.

La Société de pédiatrie a confirmé ce constat dans Marianne en indiquant que le virus tuera très peu d’enfants à l’école. Si on le laisse circuler ce ne serait pas dramatique. C’est donc « accepter » 40 décès. On a « accepté » 400 décès d’adultes par jour. Qu’est-ce que nous sommes prêts à accepter en termes de décès pédiatriques ? Accepterait-on de passer de 40 à 80 décès ? Pour moi non. Il faut limiter au maximum le nombre de décès pédiatriques. Cela peut passer par des mesures de prévention qui sont globalement bien acceptées et qui ne présentent pas de risques, cela en vaut peut-être la peine.

Avec cette période de pandémie, nous avons la perspective de pouvoir vacciner les enfants, sous réserve d’avoir des études rassurantes. A titre de contre-exemple, la Suède a décidé d’interrompre l’utilisation du vaccin Moderna pour les 20-30 ans suite à des risques de myocardite. Nous ne sommes donc pas sûrs de pouvoir vacciner les enfants. Des études sont en cours. Il faut que les études puissent être menées sur le long cours avant d’adopter une stratégie visant à laisser circuler le virus.

Comparer la Covid-19 avec les autres maladies n’est finalement pas une bonne chose puisque nous n’avons pas les mêmes mesures. Mais est-ce que les protocoles du Covid sont aussi déployés dans d’autres types de maladies ? Lors d’une épidémie de grippe dans une école, est-ce que des mesures barrières sont déployées ?

Malheureusement non. Espérons que la pandémie permette de changer cela. Le port du masque pourrait être un bon réflexe lorsque l’on est malade. Les stratégies déployées avec la Covid-19 ne sont pas non plus idéales. Le gouvernement a indiqué notamment que lorsqu’un enfant est malade dans une école, dans certains départements, on va tester tout le monde  le lendemain. C’est stupide car il s’agit d’un virus qui a un délai d’incubation de quatre jours.  En testant tout le monde le lendemain, tout le monde va être négatif, sauf des gens qui auraient été positifs sans le savoir avant. On laisse également les élèves en classe sans rien faire. Cela montre une très mauvaise compréhension.

Si l’on considère que ce qui importe c’est de laisser au maximum les classes ouvertes pour des raisons sociétales qui sont larges, pour l’éducation des enfants mais aussi les parents peuvent se rendre au travail sans souci concernant la garde des enfants, s’il faut à tout prix que les enfants restent à l’école, alors on peut se dire dans une classe où il y a eu un cas, on va partir du principe que des enfants ont pu être contaminés et vont donc à leur tour être contaminateurs. Pour éviter cela, comme on est dans une situation à surrisque, on remasque tout le monde pour une période de quinze jours. On masque les potentiels contaminateurs et ainsi ils ne pourront pas contaminer. Cela voudrait dire que certains messages ont été retenus de cette pandémie comme porter un masque pour protéger les autres. Mais cela n’est pas mis en place. Cela montre bien qu’il n’y a aucune compréhension de la pandémie et qu’il n’y aura pas de mesures qui vont être prises même pour les prochaines épidémies de grippe. Je pense qu’il n’y aura pas de port du masque. Les messages nationaux ne semblent pas partis pour aller dans ce sens.

Source: Mais quel risque représente le Covid-19 pour les enfants quand on le compare à tous ceux auxquels ils sont confrontés ? | Atlantico.fr

Retour à la vie normale : le Danemark peut-il être un exemple à suivre ?

 

L’ESSENTIEL

  • Au Danemark, 71% de la population a complété son schéma vaccinal dont 100% des plus de 80 ans et 99,8% des 70-79 ans.
  • Tout ne sera pas encore totalement comme avant puisque les restrictions vis-à-vis des voyageurs étrangers restent en place au moins jusquà la fin octobre.
  • En France, Jean Castex et Alain Fischer se veulent optimiste et estiment qu’un retour à la vie normale n’est plus très loin.

La lumière au bout du tunnel est-elle proche ? Pour Jean Castex la France est sur “le bon chemin” d’un retour à la “vie normale”, a affirmé le Premier ministre au détour d’une visite dans un centre de vaccination mobile à Illkirch-Graffenstaden, dans le Bas-Rhin. Des propos qui suivent ceux exprimés ce matin par Alain Fischer, le président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, pour qui le retour à “une vie proche de la normale” n’est plus très loin, a-t-il indiqué à BFM TV.

Au Danemark, un retour à la vie normale prévu pour le 10 septembre

Pour les Danois, ce retour à la vie normale a désormais une date : à compter du 10 septembre prochain, le pays va retirer toutes les mesures sanitaires mises en place pour lutter contre la propagation du virus. Le pass sanitaire ne sera plus réclamé dans les restaurants ou les boîtes de nuit et il ne sera plus obligatoire de porter un masque, que ce soit dans la rue ou les transports en commun. Pour le gouvernement, cela s’explique par le fait que le coronavirus ne représente plus “une menace grave pour la société”, comme indiqué dans un communiqué datant du 27 août dernier.

Une vaccination importante, notamment chez les plus âgés

La France peut-elle espérer suivre le même chemin que le pays scandinave ? “L’une des premières conditions à remplir pour lever toutes les restrictions, c’est une bonne couverture vaccinale globale pour diminuer la circulation du virus et limiter les formes graves”, a souligné à Michaël Rochoy, chercheur en épidémiologie, à Yahoo!. Au Danemark, 71% de la population a complété son schéma vaccinal et 75% a reçu au moins une dose, ce qui en fait l’un des pays européens avec le meilleur taux de vaccination, derrière Malte et le Portugal. À titre de comparaison, en France, 65% de la population a reçu les deux doses de vaccin et 72% ont eu au moins une injection.

Mais un bonne couverture vaccinale n’a pas de sens si elle n’est pas maximale chez les plus âgés. Et la France est en retard sur le Danemark dans ce domaine”, ajoute l’épidémiologiste. Dans la population adulte danoise, le taux de vaccination dépasse les 85% alors qu’elle atteint 79% en France. L’écart se creuse surtout pour les populations les plus âgés. Au Danemark, c’est simple : 100% des plus de 80 ans sont vaccinés. En France, ce chiffre plafonne à 85%. Pour les 70-79 ans, 99,8% des personnes sont vaccinées dans le pays scandinave contre 95,9% dans l’Hexagone. “C’est les limites de la stratégie de vaccination en France, où on a beaucoup misé sur l’inscription en ligne et les grands centres de vaccination, qui a laissé de côté les plus âgés, qui ne savent pas prendre rendez-vous sur Internet ou vivent loin des centres de vaccination. 15% des plus de 80 ans ne sont pas vaccinés !”, estime Michaël Rochoy.

Des restrictions aux frontières toujours en place

L’étiquette de précurseur colle au Danemark depuis le début de la crise sanitaire. En mars 2020, déjà, il était l’un des premiers pays à avoir mis en place un semi-confinement avec fermeture des écoles et des commerces jugés non essentiels. En avril de cette année, il est également l’un des premiers à avoir instauré le pass sanitaire. Le 14 août dernier, il a définitivement levé l’obligation de port du masque dans les transports publics, seul endroit où il était encore exigé.

Tout ne sera pas encore totalement comme avant puisque les restrictions vis-à-vis des voyageurs étrangers restent en place. Celles-ci sont prévues jusqu’à la fin du mois d’octobre et le gouvernement n’a pour l’heure pas indiqué vouloir revenir sur ce point. Mis à part certaines exceptions, la France continue de garder ses frontières ouvertes, ce qui permet au virus de circuler malgré l’obligation de présenter un pass sanitaire.

En France, de la prudence mais de l’optimisme

L’important est de ne pas précipiter une levée des restrictions pour éviter à avoir à faire machine arrière. L’Islande en a récemment fait les frais. En juin dernier, pensant avoir atteint l’immunité collective, le pays a décidé de supprimer toutes les mesures mises en place contre le virus. Frappé par une vague de contaminations importante quelques semaines plus tard, le pays a dû revenir sur sa décision. Après le Danemark, c’est la Norvège qui pourrait annoncer la levée de toutes les restrictions anti-Covid, alors que toutes les tranches d’âge supérieures à 50 ans sont vaccinées à plus de 92%.

Au cours de sa visite, Jean Castex a préféré jouer la carte de la prudence sans cacher un certain optimisme. “Je considère qu’il y a encore du travail, il y a encore des populations qui ne sont pas vaccinées et donc qui sont exposées et quelque part qui sont en danger”, a-t-il rappelé. Un sentiment partagé par Alain Fischer qui a préféré ne pas s’avancer sur une date précise de retour à la vie normale. “Je ne suis pas capable d’entrer dans ce degré de précision, a-t-il tempéré. On n’est pas très loin du retour à une vie proche de la normale, mais je ne peux pas être plus précis car ça dépend de l’adhésion de la population à la vaccination, du respect des gestes barrières, etc. (…) Si on combine la vaccination, le fait de respecter raisonnablement les mesures barrières et peut-être aussi les nouvelles thérapeutiques… On est déjà en situation, on n’aura plus de confinement. Sauf nouveau variant, franchement… On a beaucoup d’éléments rassurants”, a-t-il conclu.

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Alerte à la pensée magique : non les vaccins ne peuvent pas tout. Et on ne peut PAS dissocier leur efficacité du comportement des vaccinés  | Atlantico.fr

Une femme reçoit une dose de vaccin Pfizer contre la Covid-19 dans un Vaccibus dans le nord de la Corse, le 22 juillet 2021.

Une femme reçoit une dose de vaccin Pfizer contre la Covid-19 dans un Vaccibus dans le nord de la Corse, le 22 juillet 2021.Une femme reçoit une dose de vaccin Pfizer contre la Covid-19 dans un Vaccibus dans le nord de la Corse, le 22 juillet 2021.

© PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Gestes barrières

Alerte à la pensée magique : non les vaccins ne peuvent pas tout. Et on ne peut PAS dissocier leur efficacité du comportement des vaccinés

Tout à sa politique du chiffre et de la démonstration de force, le gouvernement a eu tendance à privilégier une communication valorisant le « tout est possible aux vaccinés ». Une erreur majeure en matière d’efficacité sanitaire.

Atlantico : La communication du gouvernement pour encourager à la vaccination pousse les futurs vaccinés à croire que pour eux, tout sera possible une fois les deux doses injectées. Ce discours n’est-il pas un peu dangereux ? Cela pourrait-il engendrer un non-respect des gestes barrières chez les vaccinés ?

Michaël Rochoy : Tout dépend quel est notre seuil d’acceptabilité des risques : décès, réanimations, hospitalisations, Covid-longs… sans oublier les risques sociaux. Par exemple, en cas de rentrée en septembre avec un nombre de cas quotidien très élevé, il faut s’attendre à des élèves de moins de douze ans non-vaccinés qui seront presque systématiquement positifs ou cas contacts. Il faudra prévoir des PCR à répétition, des fermetures de classe, de l’absentéisme scolaire, de l’absentéisme au travail… A quoi s’ajoute le risque théorique d’émergence d’un variant avec un échappement immunitaire ou la découverte de maladies associées au Covid-19 comme des maladies neuro-dégénératives.

Les message envoyé par le gouvernement est de dire : “si vous êtes vacciné, vous pouvez revenir à la vie d’avant et tant pis si cela implique quelques contaminations en plus”. Le problème, c’est ce que va représenter ces “contaminations en plus”.

Le risque de contamination des vaccinés est minime, mais il existe quand même ?

Le risque est diminué mais il n’est pas nul, surtout pour les personnes vaccinées avec une seule dose.

 

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Quel discours devrait-on tenir aux néo-vaccinés, sur la question du masque par exemple ?

Je pense qu’il ne faut pas retirer le masque en intérieur, quand bien même on est vacciné. On parle aujourd’hui de retrait de masque en intérieur sur présentation du passe sanitaire : les personnes concernées sont des personnes vaccinées mais aussi des personnes qui ont fait une PCR négative il y a 48h et qui pourrait très bien être positive le jour J. Je pense qu’on envoie là un très mauvais signal.

La décorrélation actuelle entre courbe des contaminations et courbe des décès pousse-t-elle à l’imprudence ?

L’augmentation du nombre de cas ne se traduit pas pour l’instant par une augmentation du nombre de décès. Aujourd’hui, nous sommes à 30 décès par jour. On en revient à la question de l’acceptabilité. Est-on prêt à accepter 30 décès par jour, soit trois fois la mortalité quotidienne par accident de la route ? Le discours ambiant du gouvernement est de dire que oui, c’est acceptable. Je ne sais pas si les Français partagent cet avis.

Dans sa stratégie vaccinale, le gouvernement semble adopter une politique du chiffre, presque entrepreneuriale plus que vraiment sanitaire. Risque-t-il de cette façon d’ignorer les enjeux de circulation virale ?

La vision entrepreneuriale du gouvernement n’est plus vraiment fondée. Aujourd’hui, les gens vont se faire vacciner. Le problème devient surtout celui d’obtenir un rendez-vous. Emmanuel Macron a peut-être un peu boosté la campagne mais le nombre de vaccination par jour était déjà assez important avant ses annonces. Aujourd’hui, ça ne sert plus à rien de vouloir “accélérer” la vaccination. Dans certains endroits, les prochains rendez-vous sont fixés en septembre.

Ensuite effectivement, on est tentés de penser que le gouvernement ne regarde plus que les chiffres de vaccinations et ignore les autres indicateurs. On peut se demander si le gouvernement ne veut pas atteindre une immunité hybride (via le vaccin et via la contamination), un peu comme Boris Johnson, en acceptant le prix à payer dont on a parlé avant.

Si on ne veut pas regretter plus tard d’avoir laissé trop circuler le virus, il faut prendre des mesures plus fortes, même si c’est compliqué car tout le monde veut retrouver une vie normale. Mais il faut comprendre que plus la circulation du virus est faible, plus vite on reprendra une vie complètement normale.

 Source: Alerte à la pensée magique : non les vaccins ne peuvent pas tout. Et on ne peut PAS dissocier leur efficacité du comportement des vaccinés  | Atlantico.fr

Após Macron exigir prova de vacinação para ir a bares, 1,7 milhão de franceses correm para se imunizar – 13/07/2021 – Mundo – Folha

O anúncio do presidente da França, Emmanuel Macron, na segunda (12), de que um passe sanitário será exigido para frequentar locais de cultura e lazer gerou uma corrida pela vacina no país europeu.

De acordo com o primeiro-ministro francês, Jean Castex, apenas nesta terça (13) 792.339 franceses receberam uma dose do imunizante contra a Covid-19, cifra 23% maior do que a registrada na quinta-feira (8). O recorde anterior era referente ao dia 18 de junho, com 752.795 fármacos aplicados.

A média móvel de vacinas distribuídas por dia vinha crescendo lentamente até 1º de julho, quando passou a cair, segundo dados do site Our World in Data, da Universidade de Oxford. No primeiro dia do mês, esse número chegou a 585.128, mas, na quinta (8), foi a 564.411, voltando a níveis do início de junho.

Após o anúncio de Macron, houve também forte procura para agendar a vacinação: mais de 1,7 milhão de franceses, ou 2,5% da população, reservaram um horário na segunda e nesta terça para receber a primeira dose por meio do Doctolib, uma das maiores plataformas do país para agendamentos médicos.

A busca foi tão grande que o site caiu meia hora depois do início do pronunciamento do presidente, às 20h no horário local. Às 21h, eram 20 mil agendamentos por minuto, de acordo com o serviço.

Segundo o médico francês Michaël Rochoy, pesquisador de epidemiologia na Universidade de Lille, boa parte dessas pessoas estava indecisa ou deixando a imunização para depois por uma série de motivos. “O discurso de Macron teve um efeito desencadeador para esses cidadãos.”

As medidas anunciadas em um pronunciamento acompanhado por 22,4 milhões de pessoas, segundo o jornal francês Le Monde, determinam que, para ir a espetáculos, parques de diversão, shows ou festivais a partir de 21 de julho, será necessário apresentar um certificado de vacinação ou teste negativo recente, o tal passe sanitário.

Já para cafés, restaurantes, trens e ônibus de longa distância, a medida valerá em agosto, ainda sem data definida. Ao canal BFM-TV, o ministro da Saúde, Olivier Véran, afirmou nesta terça que não será no primeiro dia do mês, “porque a lei não terá tempo de ser promulgada e totalmente aplicada a partir” dessa data.

Os trabalhadores de locais que recebem público, por sua vez, terão até 30 de agosto para se imunizar, explicou o ministro ao canal France 2, caso contrário terão de se submeter a testes de detecção do coronavírus a cada dois dias “se quiserem continuar a trabalhar.”

Mais cedo, o porta-voz do governo, Gabriel Attal, em entrevista ao Europe 1, justificou a decisão, uma vez que seria incompreensível para muitos franceses exigir um passe sanitário para frequentar esses lugares sem que o mesmo rigor fosse aplicado às pessoas que trabalham nesses locais.

Dona de um restaurante em Saint-Jean-de-Sixt, perto de uma estação de esqui nos alpes franceses, Lucie Genand, 31, viu-se diretamente impactada pela medida. Ela, que retomava o ritmo de trabalho após mais de dois meses sem poder abrir o estabelecimento devido às restrições para conter a propagação da Covid, ainda não se vacinou por medo dos efeitos colaterais. Após o anúncio, precisou rever a decisão.

Os franceses têm, historicamente, receio de se imunizarem. O início da vacinação contra a Covid no país foi permeado de incertezas: 58% da população rejeitava os fármacos, segundo levantamento feito nos dias 22 e 23 de dezembro pelo instituto Odoxa para os veículos Le Figaro e Franceinfo. A pesquisa indicou ainda que um dos principais motivos apontados pelos entrevistados era que “não se vacinar é uma decisão razoável tendo em vista uma nova doença e uma nova vacina”.

Hoje, ao todo, 52,6% da população já recebeu ao menos uma dose, e 36,8%, as duas.

Ao France 2 Véran, o ministro da Saúde, explicou que as medidas não valerão de imediato para todos com mais de 12 anos. Como a imunização da fatia da população que tem de 12 a 17 anos começou mais tarde, em 15 de junho, a exigência passará a valer para eles em 30 de agosto. Até lá, os adolescentes “deverão sempre permanecer de máscaras onde for necessário”.

A nova determinação já provocou polêmica na França. O presidente da Federação Nacional de Cinemas Franceses, Richard Patry, disse ao Le Monde que a imposição do passe sanitário em locais de cultura mais cedo do que nos demais estabelecimentos é uma espécie de punição.

O Festival de Avignon, cuja programação paralela reúne diversas apresentações em 115 teatros e vai até 31 de julho, será diretamente impactado, por exemplo. O comprovante de vacinação ou teste negativo só era exigido, até o momento, em espetáculos no pátio principal do Palácio dos Papas, com capacidade de cerca de 2.000 lugares. “Isso será de uma dificuldade extrema em termos de pessoal e material para validar o passe”, comentou Olivier Py, diretor artístico do festival, ao jornal francês.

Source: Após Macron exigir prova de vacinação para ir a bares, 1,7 milhão de franceses correm para se imunizar – 13/07/2021 – Mundo – Folha

Déconfinement. Le couvre-feu à 23 heures est-il une mesure utile face à la pandémie ?


Déconfinement. Le couvre-feu à 23 heures est-il une mesure utile face à la pandémie ?

À partir du mercredi 9 juin 2021, la France entre dans la troisième phase du déconfinement. Dans les nouveaux assouplissements, le couvre-feu est décalé à 23 heures. Est-il encore utile face au Covid-19 ? On vous répond.

En Normanide, le couvre-feu reste est désormais à 23h

En Normanide, le couvre-feu reste est désormais à 23h – Photo Boris Maslard

Vous vous êtes sûrement déjà posé la question, un couvre-feu à 23 heures est-il bien utile ? Si le couvre-feu établi à 18 heures pour éviter tout contact et rassemblements en dehors de la sphère professionnelle semblait sinon logique, du moins acceptable lors de son instauration à l’automne dernier, les décalages à répétition avec l’arrivée des beaux jours et le déconfinement peuvent nous interroger sur sa pertinence aujourd’hui. Pourquoi s’obstiner à tenir un couvre-feu tardif ? On fait le point.

« Limiter les activités »

Pour Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau (Pas-de-Calais), interviewé par Le Figaro, «
C’est un confinement du soir qui permet de limiter les activités
». Mais il considère que le couvre-feu de 23 heures « n’a pas d’intérêt
» : « Plus on retarde l’heure du couvre-feu, moins il empêche des rassemblements, moins il a d’efficacité », contrairement à celui de 21 heures qui limitait la contamination dans les restaurants. Pour l’épidémiologiste Martin Blachier juge même que, au vu « du phénomène saisonnier », qui rend selon lui le virus bien plus inoffensif en été, « le couvre-feu à 23 heures est sans doute superflu ». Une mesure de tolérance donc ? Pour Michaël Rochoy, le couvre-feu à 23 heures « consiste à colmater une petite brèche alors qu’on ouvre un barrage », en prenant en compte l’ouverture des salles de bars et restaurants.

Assouplir les règles

Il est encore difficile de connaître l’impact réel du couvre-feu sur la contamination. À Toulouse, une étude publiait dans Journal of Infection montrait que le couvre-feu de 21 heures a permis de diminuer le taux d’incidence, mais avec une plus grande contamination dans les foyers familiaux. Face aux événements festifs qui se préparent comme l’Euro ou encore la Fête de la musique, le couvre-feu à 23 heures semble aussi être la solution : « L’Euro est peut-être la meilleure justification pour un couvre-feu à 23 heures
», avance le docteur Rochoy dans Le Figaro. Et plus l’heure est tardive, « moins ce sont les personnes fragiles – âgées ou avec des pathologies graves – qui sont susceptibles d’être dehors », ajoute-t-il. Même si les jeunes sont aussi touchés par des formes graves du Covid-19.

Une mesure symbolique ?

À l’heure du syndrome des vaccinés et donc du relâchement dans les gestes barrières, cette mesure serait aussi un rappel pour maintenir les mesures barrières. Un moyen de ne pas oublier que le Covid-19 est toujours présent et qu’il faut rester prudent. « Ce dont il faut se méfier, c’est un relâchement trop fort des gestes barrières
», déclare François Bicaire, infectiologue et membre de l’Académie de Médecine, à Ouest-France. Au Figaro, le docteur Rochoy ajoute : « en levant le couvre-feu, l’exécutif aurait avoué qu’il ne servait à rien, à part accabler l’économie
».

Source: Déconfinement. Le couvre-feu à 23 heures est-il une mesure utile face à la pandémie ?

À quoi va réellement servir le couvre-feu à 23h ?

Mercredi 9 juin, la France entre dans une nouvelle phase du déconfinement. Mais l’utilité de décaler encore le couvre-feu plutôt que de l’abroger se pose.

Dès le 9 juin, le couvre-feu sera décalé à 23 heures, avant d'être abrogé le 30 juin.
Dès le 9 juin, le couvre-feu sera décalé à 23 heures, avant d’être abrogé le 30 juin. Ludovic MARIN / AFP

Alors que le soleil semble s’être installé durablement sur le territoire, la France va entrer mercredi 9 juin dans sa troisième phase de déconfinement. À cette occasion, l’intérieur des bars et restaurants rouvrira à 50% de leurs capacités, tandis que les terrasses redeviendront totalement opérationnelles. Les jauges seront également assouplies dans les cinémas, les musées, et lors des cérémonies religieuses, tandis que les parcs d’attractions feront leur grand retour, et le pass sanitaire son apparition.

Mais surtout, le couvre-feu national sera à nouveau décalé, passant de 21 heures à 23 heures jusqu’au 30 juin, date à laquelle il sera abrogé. Un changement qui peut sembler à la fois libérateur et anecdotique : pourquoi ne pas définitivement tirer un trait sur le couvre-feu ? Se contamine-t-on réellement à partir de 23 heures ? La question de l’efficacité réelle de cette mesure se pose. D’autant plus qu’avec le coup d’envoi imminent de l’Euro de football (le 11 juin), la fin des matchs coïncidera souvent avec l’horaire du couvre-feu et le risque d’une affluence massive dans les rues et transports en commun est réel.

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Une mesure paradoxale ?

Les spécialistes que Le Figaro a interrogés sont unanimes sur un point : le couvre-feu en général a un réel intérêt. «C’est un confinement du soir qui permet de limiter les activités», résume Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau (Pas-de-Calais). Mais si, pour lui, le couvre-feu de 21 heures «limitait la principale source de contamination, à savoir les restaurants», celui de 23 heures «n’a pas d’intérêt». «Il consiste à colmater une petite brèche alors qu’on ouvre un barrage» avec l’ouverture des salles des établissements de bouche, juge-t-il. Et le praticien de pointer un paradoxe dans ce changement d’horaire : «Le gouvernement fait le choix de limiter les interactions qu’on autorise pourtant le midi entre collègues». Et ce faisant, il «privilégie le travail sur les loisirs».

L’épidémiologiste Mircea Sofonea, maître de conférences à l’Université de Montpellier, justifie, lui, ce passage à 23 heures par la temporalité. «Le calendrier de déconfinement a été annoncé la dernière semaine d’avril», tempère-t-il auprès du Figaro. À l’époque, la situation était délicate et la France se trouvait dans une grande période d’incertitude. Le gouvernement a donc préféré prendre des mesures «plus conservatives», quitte à relâcher la pression par la suite. «C’était plutôt bien vu», note le scientifique. En laissant un espacement de trois semaines entre chaque étape, l’exécutif se laisse ainsi le temps de «redresser le tir» au fur et à mesure.

Plus de brassage le soir

Mircea Sofonea se demande néanmoins si cette mesure n’est pas «superflue», voire «contre-productive». L’épidémiologiste imagine ainsi «une soirée étudiante» à Paris, qui «finit dans un appartement» à cause du couvre-feu à 23 heures. Une personne va peut-être dormir sur place pour ne pas se faire attraper par la police. «Dans ce contexte où il y a plus de brassage, il vaut mieux laisser les gens rentrer et diluer les fêtards», juge le scientifique, qui conseille donc d’accompagner ce couvre-feu à 23 heures «d’une forme de tolérance», en laissant à la population une marge pour rentrer chez eux avant l’horaire fatidique. Et s’il estime cette nouvelle mesure «moins pertinente», Mircea Sofonea en appelle surtout à la «responsabilisation» des Français. «Revoyez vos proches, mais il ne faut pas que ça s’éternise !» résume-t-il.

Le docteur Rochoy a une vision bien plus sévère de la situation. S’il est évident, pour lui, que le couvre-feu, à n’importe quelle heure, «limite un peu la contamination», ce changement d’horaire est «plus politique que sanitaire». «Il y a une incohérence de la part du gouvernement sur la question», explique-t-il au Figaro, y observant surtout une tentative d’éviter l’aveu de faiblesse. En levant purement et simplement le couvre-feu le 9 juin, l’exécutif aurait «avoué qu’il ne servait à rien, à part accabler l’économie», soupire-t-il. Le généraliste aurait, lui, abrogé définitivement cette mesure le 19 mai, mais rouvert les restaurants seulement à partir du 1er juillet, quand le nombre de vaccinés aurait été suffisamment élevé pour prévenir d’une quatrième vague en septembre.

Inquiétudes pour la rentrée

Car les deux spécialistes ont une inquiétude commune : «Plus la courbe est haute en début d’été, plus elle va augmenter pendant cette période. Et que va-t-il alors se passer à la rentrée ?» s’interroge Michaël Rochoy. «Localement, la reprise épidémique peut être plus importante», confie de son côté Mircea Sofonea, quand bien même cette hausse sera relativement contenue par la vaccination. «Il y aura de toute façon une augmentation des transmissions» dans les semaines à venir, prévient-il. Une crainte partagée ce mardi 8 juin au matin par Jean-François Delfraissy. Sur RTL, le président du Conseil scientifique n’a pas caché sa peur de voir déferler une quatrième vague dès la rentrée, notamment à cause du variant indien. Pour lui, tout va se jouer mercredi, avec la nouvelle étape du déconfinement : «On a un moment un peu complexe là […] parce que jusqu’à maintenant, on était à l’extérieur et là on va ouvrir à l’intérieur».

Contacté par Le Figaro, le ministère de la Santé n’a pas donné suite.

 Source: À quoi va réellement servir le couvre-feu à 23h ?

Covid-19 : le projet pilote venu du Nebraska qui prouve que nous sous-estimons (et gérons très mal) les contaminations dans les écoles | Atlantico.fr

Lutte contre la pandémie

Covid-19 : le projet pilote venu du Nebraska qui prouve que nous sous-estimons (et gérons très mal) les contaminations dans les écoles

L’étude menée par une équipe universitaire indique que les taux d’infection détectés étaient 2,5 fois plus élevés pour le personnel et près de 6 fois plus élevés pour les étudiants que ce qui était observé de manière routinière.

Avec Michaël Rochoy, Jérôme Marty

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écoles. Des échantillons positifs d’air et de surface ont également été trouvés. Cette étude montre-t-elle qu’il nous reste des progrès à faire dans la détection de cas à l’école ? Nos méthodes actuelles (et leur application réelle) permettent-elles une juste estimation ?

Michaël Rochoy : A part Jean-Michel Blanquer pour qui il faut « arrêter d’être obnubilé par le rôle de l’école dans les contaminations », tout le monde est d’accord pour dire qu’on se contamine à l’école et que c’est plus fréquent qu’on le pense parce que les enfants sont plus souvent asymptomatiques et parce qu’il y a ce discours ambiant des autorités selon lequel il ne se passe rien dans les écoles. Même si les chiffres sont difficilement transposables à la France, le message de cette étude c’est : quand on cherche, on trouve. Je pense néanmoins que nous sommes sur la bonne voie grâce aux tests salivaires qui sont (enfin) pratiqués et dont on devrait bientôt pouvoir exploiter les données en open data.

Jérôme Marty : On le sait depuis des mois qu’il y a une grosse diffusion virale dans les écoles. Jean-Michel Blanquer est dans la négation permanente. Il y a une volonté manifeste de minorer ce risque pour justifier l’ouverture alors que le virus circule. Les mesures sont certes en progrès mais ne sont pas appliquées partout comme il le faudrait. Des professeurs racontent avoir reçu les autotests mais aucune consigne sur la procédure. Certaines écoles n’en ont pas. Les demi-jauges ne sont pas respectées partout. Pour la sécurisation des cantines, c’est encore flou. On ne sait pas trop ce qu’ils vont faire. Les tests salivaires, on ne sait pas vraiment si c’est suffisamment pratiqué. Beaucoup d’enseignants m’ont dit que non. Cette étude vient corroborer ce qu’on nous dit depuis des mois à savoir que les écoles sont pourvoyeuses de la contamination.

Y a-t-il des méthodes utilisées par les chercheurs dont on pourrait s’inspirer pour mieux repérer le virus dans les écoles ?

Michaël Rochoy : L’étude de l’environnement est certainement une piste à creuser. On pourrait imaginer un détecteur qui repère certains germes ou certains aérosols dans la classe. C’est plus de la recherche et développement mais ça mérite une réflexion.

Jérôme Marty : En lisant cette étude, la question qu’on peut se poser c’est pourquoi on n’étudie pas systématiquement les eaux usées à la sortie des écoles. C’est ce que font les marins-pompiers de Marseille. Ça, n’importe quelle municipalité pourrait le mettre en œuvre.

Source : https://www.atlantico.fr/article/decryptage/covid-19—le-projet-pilote-venu-du-nebraska-qui-prouve-que-nous-sous-estimons–et-gerons-tres-mal–les-contaminations-dans-les-ecoles-education-nationale-jean-michel-blanquer-michael-rochoy-jerome-marty

 

Source: Covid-19 : le projet pilote venu du Nebraska qui prouve que nous sous-estimons (et gérons très mal) les contaminations dans les écoles | Atlantico.fr

Covid-19 : et voilà les résultats qui prouvent que la vaccination fonctionne contre la pandémie | Atlantico.fr

Une femme se fait vacciner contre la Covid-19.

© Jeff J Mitchell / POOL / AFP

Efficacité de la campagne vaccinale

Covid-19 : et voilà les résultats qui prouvent que la vaccination fonctionne contre la pandémie

Les vaccins sont une arme essentielle dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Au regard des données aux Etats-Unis, en Israël et au Royaume-Uni, les campagnes de vaccination permettent de soulager les hôpitaux et de diminuer le nombre de morts.

Atlantico : Si les vaccins ne doivent pas être le seul outil dans la lutte contre le Covid-19, ils représentent une arme essentielle. Dans les pays qui ont déployé une large campagne vaccinale comme aux Etats-Unis, en Angleterre ou en Israël, quel impact observe-t-on sur la courbe des contaminations ?  Une vaccination massive peut-elle permettre de soulager les hôpitaux et de diminuer le nombre de morts ?

Charles Reviens : Je rappelle que je ne suis pas médecin et suis devenu en quelque sorte un infectiologue du dimanche à l’occasion de la pandémie mondiale covid-19. Cela permet au moins d’analyser et de mettre en relation les multiples données disponible sur la situation à date.

Concernant la vaccination et si l’on se limite aux seuls principaux pays de l’OCDE, sont apparus clairement au moins depuis janvier 2021 trois groupes de pays. Il y a d’abord les pays d’Asie du Sud et d’Océanie où la pandémie est maîtrisée depuis longtemps via une stratégie de type zéro covid, pays qui n’ont en quelque sorte pas besoin de la vaccination pour redresser leur situation économique et sanitaire. La vaccination constitue pour les autres pays occidentaux une forme de planche de salut pour sortir d’une situation globale dégradée voire catastrophique en 2020 puisqu’on a vu qu’au final leurs performances étaient assez proches en termes de résultats par exemple mesurés en décès covid par unité de population.

Mais il y a une très grosse différence de rythme de vaccination : les pays qui vont vite (Etats-Unis, Royaume-Uni, Israël) d’un côté du fait de stratégies globales de vaccination arrêtées en amont et apparemment efficaces, de l’autre les pays de l’Union européenne qui ont mutualisé leur sourcing des vaccins et ont vacciné à date deux à trois fois moins de personnes que les trois pays cités précédemment.

 

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Il est donc intéressant de regarder le benchmark entre la France et le Royaume-Uni où par exemple le Financial Times considère que les vaccins sont efficaces et conduisent au « covid endgame ».

Les données publiques font apparaître une certaine corrélation entre la montée en puissance de la vaccination et le nombre des cas et des décès covid : depuis le 10 janvier 2021, le Royaume-Uni est passé de près de 900 cas et 15 décès par jour et million d’habitants à 37 cas et 0.4 décès, tandis que près de 50 % de la population a reçu une dose et 15 % a finalisé son traitement vaccinal.

 

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Pour la France on reste sur la même période dans une fourchette de 300 à 500 cas par jour  et 4 à 6 décès par jour et million d’habitants avec à date 18 % de la population ayant reçue une dose et 7 % un traitement complet, grosso modo la moitié des chiffres britanniques.

Bien sûr une analyse multifactorielle est indispensable pour comprendre ces écarts de performance mais ces données accréditent toutefois fortement ceux qui considèrent que la vaccination est le « game changer », la solution magique qui permet aux pays occidentaux de sortir des déboires rencontrés de façon indifférenciée en 2020.

Michaël Rochoy : Cela fonctionne sur les courbes de cas, d’hospitalisations, de réanimations et de décès dans plusieurs pays. C’est plutôt rassurant et nous n’avons pas de cas où la campagne n’est pas efficace. Même si la vaccination est imparfaite avec des vaccins qui auraient un taux defficacité de lordre de 30 %, cela marcherait.

 

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Les contaminations varient en fonction des tests, mais en regardant bien le taux de mortalité on voit l’influence bénéfique du vaccin.

En France, les classes les plus âgées sont moins nombreuses en réanimation, peut-on espérer la même situation pour toutes les tranches d’âge une fois la vaccination élargie ? Y-a-t-il des exemples probants de cela à l’étranger ?

Charles Reviens : Le bon interlocuteur pour cette question serait un spécialiste des maladies infectieuses.

Un article de WordNewsEra compare par tranche d’âge les contaminations, entrée à l’hôpital et décès covid-19 et constate une baisse forte depuis le 25 janvier 2021, les baisses étant d’autant plus forte que la population en question est davantage vaccinée.

 

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L’article compare également les mêmes données pour la France pour les plus de 80 ans sur lesquels la campagne de vaccination s’est priorisée et les moins de 60 ans avec une divergence de même nature.

Il y semble donc y avoir un lien entre pourcentage de vaccination dans un groupe cible et réduction du risque pour ce groupe, considération bien entendu à intégrer dans une analyse multifactorielle incluant entre autres l’évolution des virus (variants) et les autres mesures de gestion de la pandémie (mesures sociales, soins apportés aux personnes contaminées).

Michaël Rochoy : Les populations les plus âgées habitant en EHPAD ont été vaccinées et le taux d’incidence baisse. Il n’y a même quasiment plus de morts et à circulation équivalente du virus, la situation n’est plus du tout comparable à celle de novembre dernier.

En France, les taux de vaccination sont plutôt élevés pour les personnes les plus âgées, nous sommes autour de 70 % pour les plus de 75 ans.  Au Royaume-Uni, nous voyons que cela fonctionne sur toutes les tranches d’âges car cela leur permet d’ouvrir et espérer un retour à la normale.

Le succès des campagnes vaccinales a-t-il permis aux gouvernements à travers le monde dalléger leurs restrictions sur les libertés des citoyens ? Cela montre-t-il le peu defficacité des restrictions de déplacements mises en place en France depuis des semaines ?

Charles Reviens : Il faut faire la distinction entre les restrictions sociales à l’intérieur d’un territoire et le contrôle d’accès à ce territoire.

Au Royaume-Uni, les écoles ont réouvert leurs portes le 8 mars dernier avec généralisation des autotests et l’essentiel des commerces et des lieux d’hospitalité sont réouverts depuis le 12 avril, y compris certains stades avec des jauges très limitées. Donc les restrictions sont désormais beaucoup moins sévères qu’en France qui vit sous l’empire du « confiné déconfiné », nouvelle variation du confinement arrêtée par l’exécutif fin mars 2021, dans le contexte déjà évoque d’une stabilisation du nombre de nouveaux cas et de décès depuis le début de l’année mais sans baisse comparable à ce qu’on constate en Grande-Bretagne.

La situation est très différente concernant l’accès au territoire avec une reprise de fait au Royaume-Uni de mesures déployées en Asie et notamment à Singapour : séjour obligatoire de dix jour en hôtel agréé par le gouvernement et facturé 2 000 euros si l’on vient d’un pays inclus dans la liste rouge, isolement dans un lieu de son choix mais avec appel quotidien de contrôle pour les autres.

Il faudra un jour analyser pourquoi les société occidentales et notamment la société française ont imposé à l’ensemble de la population et des acteurs économiques des restrictions tout à fait inédites en temps de paix tout en semblant avoir eu la plus grande difficulté à imposer des contraintes importantes mais strictement ciblées aux personnes à risque et aux personnes contaminantes.

Michaël Rochoy :  Les pays qui ont le plus vacciné sont en train de réouvrir c’est indéniable. La vaccination est une bonne solution de sortie de crise à long terme, mais ce n’est pas une bonne à court terme. Ce qui marche le mieux dans ce dernier cas c’est la prévention. Certains pays qui n’ont pas accès aux vaccins doivent mettre en place une stratégie efficace pour stopper la contamination. La vaccination est un cadeau pour les pays riches et elle n’est pas répartie de façon égale entre les pays.

 Source: Covid-19 : et voilà les résultats qui prouvent que la vaccination fonctionne contre la pandémie | Atlantico.fr

Covid-19 : les écoles sont-elles prêtes pour leur réouverture ? | Atlantico.fr

© Philippe LOPEZ / AFP

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Covid-19 : les écoles sont-elles prêtes pour leur réouverture ?

Le lundi 26 avril, les élèves de maternelle et de primaire doivent faire leur retour à l’école. Cette reprise inquiète les syndicats d’instituteurs et de parents d’élèves sur la question du protocole sanitaire. Des municipalités ont commandé des capteurs de CO2 pour les installer dans les écoles et préparer la réouverture.

Atlantico : Depuis le mardi 6 avril, l’école en présentiel a été mise en pause pour une durée de trois semaines. Des pays comme la Finlande ont pu mettre en place un système d’aération particulièrement détaillé et sourcé scientifiquement pour éviter au maximum la propagation aérosol de la Covid-19. Une telle mesure serait-elle intéressante à mettre en place en France pour la réouverture des écoles ?

Collectif Du Côté de la Science : Oui ! Hélas, à moins de nouvelles de dernière minute, il est peu probable que le protocole sanitaire de l’Education nationale change pour la  rentrée, et nous le déplorons. Ce protocole n’est pas adapté aux mesures de sécurité vis-à-vis de la transmission du virus dans les écoles. Il ne protège ni les enfants, ni le personnel (enseignant et non enseignant). Le protocole de l’Education Nationale n’est pas seul responsable de la situation actuelle, mais il y a fortement contribué en ne prenant pas en compte la voie principale de contamination qui est aérienne ; il n’a donc pas permis la mise en place de mesures efficaces pour y faire face. Les recommandations du Haut Comité de la Santé publique datant de juillet et octobre 2020 mentionnent la vectorisation aérienne du virus et recommande d’aérer très régulièrement les endroits clos. Le protocole de l’EN recommande de le faire 2-3 fois par jour, alors qu’il faudrait le faire au moins 2 à 3 fois par heure en fonction du nombre de personnes dans la pièce et de son volume ! La Finlande n’a fait que transcrire en termes plus simples les recommandations du REHVA, de l’ECDC, de l’OMS et d’autres organismes européens et internationaux qui concernent l’aération et la ventilation pour éviter la contagion aérienne par le SARS-CoV-2. Cela avait d’ailleurs conduit notre collectif (Du côté de la science) à publier un document à ce sujet, reprenant également ces mêmes recommandations dans le contexte de l’Education Nationale et à informer auprès de 2 syndicats enseignants début novembre 2020.

Les recommandations finlandaises s’appuient sur la mesure de concentration en CO2 dans l’atmosphère, à l’aide de détecteurs de CO2 très faciles à se procurer. Ce sont des marqueurs de la qualité de l’air : plus le niveau de CO2 est élevé, plus le risque qu’il y ait des aérosols (en cas de présence d’une personne infectée évidemment) est élevé. Pour comprendre, le CO2 est expiré par chacun et s’accumule dans l’air d’une pièce fermée. De la même façon, l’air expiré par une personne infectée même asymptomatique peut contenir du virus en suspension, qui est lui invisible et pas encore mesurable. Une concentration importante en CO2 reflète la possibilité d’une forte concentration de virus dans l’air, et de se contaminer. Ce risque est d’autant plus fort si la personne infectée est fortement excrétrice (super-spreader) comme 10-20 % des personnes contaminées. Pour nous, l’Education nationale devrait investir dans l’achat de tel matériel, permettant de guider le rythme d’aération. Actuellement, les quelques capteurs présents dans les écoles le sont à l’initiative de quelques enseignants ou parents.

Les autorités finlandaises font aussi le point sur l’utilisation des purificateurs d’air et les normes nécessaires pour qu’ils soient utiles  et efficaces. Elles rappellent également que l’objectif principal est d’apporter de l’air extérieur à l’intérieur afin de diluer et d’évacuer les aérosols potentiellement contaminés.

 

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Atlantico : Quelles seraient les mesures à mettre en place impérativement lors de la réouverture, et quelles sont celles qui auraient dû être anticipées ?

Collectif Du Côté de la Science : Il faut évidemment revenir au principe : un enfant positif = une classe fermée et ne plus attendre 3 cas par classe avant d’agir.

Concernant les autres mesures, nous en avons présenté de nombreuses sur notre site : https://ducotedelascience.org/nos-propositions/.

Primo, elles sont spécifiques à l’investissement que nous souhaitons mettre dans la poursuite de l’éducation de nos enfants : acheter et installer des détecteurs de CO2 (recommandation du Haut Comité de Santé Publique du 14 Octobre 2020), vérifier la ventilation correcte des salles de classe, profiter des périodes sans enfant dans les établissements pour revoir les capacités de ventilation des classes et réfectoires, prendre les mesures pour assurer une ventilation minimale et identifier les lieux à risque nécessitant des purificateurs d’air.

 

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Secundo, elles sont spécifiques aux lieux d’enseignement : d’abord il faut que les professeurs (qui, théoriquement, sont ceux qui parlent le plus pendant un cours !) portent constamment un masque de qualité et soient à proximité d’une source d’aération (fenêtre ouvrable). Ensuite, il faut limiter le brassage des élèves : passage des options en distanciel (actuellement certains groupes mélangent plusieurs classes pour une option par semaine…), mouvements des professeurs plutôt que des élèves entre les cours autant que possible (sauf matériel informatique, scientifique, technologique ou sportif spécifique, etc.).

Tertio, elles sont spécifiques aux cantines et lieux de restauration. Encore plus à risque que le cours dans une classe non ventilée, le repas pris dans un réfectoire bondé avec des enfants non masqués, brassant plusieurs classes, assis les uns en face des autres n’est pas envisageable en période de circulation active du virus. De multiples solutions sont possibles : avec le retour des beaux temps, la prise de repas en extérieur ou sous préau (ventilation optimale), livraison de repas dans les classes afin d’éviter le brassage (et un meilleur traçage en cas de contamination), incitation au retour à domicile des enfants autant que possible par des aménagements des horaires pour les parents, etc. Le Ministère de l’Education Nationale doit collaborer avec celui du Travail sur ces questions. L’autre solution est de laisser les lieux de restauration en l’état : sauf qu’à chaque fois qu’un enfant sera déclaré positif, il faudrait fermer les 2 ou 3 classes ayant partagé une heure de restauration avec lui, si on veut pleinement tenir compte du risque de transmission par aérosol.

Quarto, les mesures sont spécifiques des établissements. A l’instar des autorités finlandaises, l’Education Nationale aurait dû définir des objectifs autour de l’aération, ventilation et voies de transmission à combattre, puis fournir les solutions disponibles et recommandations pour atteindre ces objectifs. On ne lutte pas contre une pandémie sans objectif. Les régions, départements et communes auraient pu alors s’adapter à leurs possibilités et besoins, et réclamer si nécessaire des aides. Certaines mairies ont ainsi pu transformer des salles municipales ou gymnases inoccupés en extension pour les cantines ou les cours, afin justement d’assurer une meilleure sécurité pour les enfants et les personnels d’éducation ; hélas, cela n’est pas la règle.

Quinto, les mesures doivent s’adapter aux conditions sanitaires. Comme prévu par l’Education Nationale en été 2020, une adaptation territoriale selon la circulation du virus serait pertinente. Il faut se préparer à tout, et notamment à des cours en distanciel pour tout ou partie (classes hybrides). La vaccination des personnels de l’éducation est aussi un point important, dès qu’elle sera possible… Enfin, il faut développer les tests itératifs et systématiques pour isoler les enfants contaminés asymptomatiques afin de réduire la diffusion du virus dans l’école mais également sur le lieu de travail des parents des enfants concernés par effet boule de neige.

 

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Atlantico : Que nous a appris le protocole sanitaire d’aération des salles de classes, de systématisation du port du masque chirurgical et l’évolution des protocoles de fermetures de classes sur la capacité du milieu scolaire à maintenir une activité d’enseignement tout en préservant les élèves comme les professeurs ?

Collectif Du Côté de la Science : “Qu’on a encore du chemin à faire et une bonne marge de progression” comme diraient certains professeurs pour l’évaluation de certains élèves. Les mesures successives nous ont montré que les dirigeants n’avaient pas pris au sérieux la voie aérienne de contamination, et n’avaient donc pas pris les bonnes mesures pour protéger efficacement les personnels et les élèves, menant à la situation que nous vivons. Par ailleurs les tests systématiques salivaires finalement lancés récemment (mais bien trop tard) ont également confirmé ce qui avait déjà été démontré dans de nombreux pays et par de nombreuses publications, à savoir que la contamination des enfants est similaire à celle de la communauté. La seule différence est qu’ils sont moins symptomatiques, donc moins testés, car leur système immunitaire est plus rapide et plus efficace. Rappelons d’ailleurs que le port du masque à l’école dès 6 ans a été obtenu de longue lutte et ne faisait pas partie des mesures initiales de l’Education Nationale. Le dogme qui considère que l’on isole la classe qu’à partir du troisième cas n’est ni scientifiquement ni médicalement rationnel : il doit être supprimé. Le protocole sanitaire ne repose malheureusement pas sur des mesures efficaces de contrôle et protection, mais sur une approche visant une efficacité à la marge et la continuité des cours dans des conditions très dégradées qui sont certainement loin d’être meilleures que des cours à distance s’ils avaient été pensés, préparés et déployés à l’avance. Pourquoi n’avoir pas eu un projet national de continuité des cours via le support numérique au cours de l’été 2020 ? Fallait-il vraiment être dans le mur pour se rendre compte que c’était une solution efficace, même temporairement, et un investissement d’avenir ?

Source: Covid-19 : les écoles sont-elles prêtes pour leur réouverture ? | Atlantico.fr