Un médecin outrelois milite pour rendre le port du masque systématique

Un médecin outrelois milite pour rendre le port du masque systématique

Si vous ne possédez pas de masque, une écharpe ou encore un cache-col peuvent faire offrir d’écrans anti-postillons.

Si vous ne possédez pas de masque, une écharpe ou encore un cache-col peuvent faire offrir d’écrans anti-postillons.

Les faits

😷 17 mars Depuis le début du confinement, Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau, partage sur les réseaux sociaux toutes les initiatives lancées pour confectionner ses propres masques, convaincu que leur port est essentiel pour endiguer la pandémie….

Article

Source: Un médecin outrelois milite pour rendre le port du masque systématique

4 médecins nordistes incitent au port généralisé du masque et lancent un site Internet – Horizon radio

Des médecins de la région réagissent

4 médecins nordistes ont décidé de créer le site Internet stop-postillons.fr pour inciter la population à se protéger. Ainsi, ils conseillent aux habitants de porter un masque dans les lieux publics, même des masques de fabrication comme « un masque alternatif anti-projection, à visée collective, fait maison, avec du tissu, du papier, du plastique » peut-on lire sur le site. Ces médecins estiment qu’il s’agit d’un geste barrière de plus. Depuis son lancement le 22 mars, le site totalise 620 000 vues. Plusieurs onglets reviennent sur l’importance du port du masque tandis que d’autres montrent des tutoriels afin de créer son propre masque.

 Source: 4 médecins nordistes incitent au port généralisé du masque et lancent un site Internet – Horizon radio

Coronavirus : ne pas recommander le port du masque, “une erreur de communication majeure” selon un médecin qui veut développer les protections faites maison

 

Coronavirus : ne pas recommander le port du masque, “une erreur de communication majeure” selon un médecin qui veut développer les protections faites maison

Co-fondateur du site stop postillon.fr, le docteur Michael Rochoy milite pour la généralisation des écrans anti-postillons : masque en tissu, écharpe ou encore cache-col.

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Si le président de la République ne recommandait pas le port généralisé du masque dans son allocution prévue lundi 13 avril, ce serait “une erreur de communication majeure”, estime Michael Rochoy, médecin généraliste à Outreau et cofondateur avec trois autres praticiens de stop-postillons.fr, un site internet qui propose des conseils pour fabriquer ses propres masques. Interrogé par franceinfo samedi 11 avril, il explique pourquoi le port du masque est selon lui essentiel pour freiner l’épidémie de Covid-19 en France.

>> Coronavirus : suivez en direct toutes les informations liées à la pandémie de Covid-19

franceinfo : Espérez-vous que le président de la République se positionne lundi sur le port du masque ?

Michael Rochoy : Ce serait vraiment une erreur de communication majeure de ne pas le recommander lundi, dans le sens où tous les pays le recommandent au fur et à mesure, avec des arguments scientifiques. Ce serait incompréhensible que le président, le 13 avril, ne recommande pas ce que l’Europe recommande le 8 avril. On a vraiment beaucoup d’arguments pour le port généralisé de ce qu’on appelle des écrans anti-postillons. Il faut bien faire comprendre que les masques sont réservés aux soignants, aux professionnels de santé et aux personnes les plus exposées et que par contre, pour le grand public, il faut porter quelque chose. Ce quelque chose ça peut être vraiment n’importe quoi, pourvu que ça fasse écran, ça peut être une écharpe, un cache-col ou autre-chose.

Justement, quels tissus protègent du virus ?

Ce qui nous importe dans les écrans anti-postillons ce n’est pas tellement de se protéger soi-même mais de protéger les autres. On sait que c’est un virus aérien qui circule dans les gouttelettes que l’on projette, peut-être par aérosol mais ce n’est pas certain. Ça peut se transmettre alors qu’on est asymptomatique. On peut croiser des personnes dans la rue et leur transmettre le virus. Le principe des écrans anti-postillons va être surtout d’éviter cette transmission, et évidemment si tout le monde en porte tout le monde limite la transmission. Donc, il y a moins de contagion. Il y a au moins trois mécanismes. Le premier, c’est que si vous portez un écran dans la rue, les gens vont moins s’arrêter et moins vous approcher puisque vous semblez malade. Le deuxième mécanisme, c’est que vous allez moins porter la main à la bouche. Et la troisième chose, c’est qu’il y a évidemment un pouvoir filtrant variable qui est étudié dès 2013 pour savoir si, en cas de pandémie et de pénurie de masques, il faut quand même que tout le monde porte un écran ou un masque fait maison avec un filtre qui sera plus ou moins efficace pour se protéger soi-même.

Êtes-vous favorable à l’élévation du plafond de paiement sans contact pour éviter les contacts avec les terminaux de paiement ?

Ce qu’on veut favoriser c’est le développement des mesures barrière, dont le port du masque fait partie. Favoriser le sans contact plutôt que de toucher l’appareil c’est forcément bon à prendre. Toute nouvelle mesure sera forcément meilleure que de ne rien faire.

 Source: Coronavirus : ne pas recommander le port du masque, “une erreur de communication majeure” selon un médecin qui veut développer les protections faites maison

Coronavirus : quatre médecins nordistes lancent le site “Stop postillons” pour inciter au port généralisé des masques

Coronavirus : quatre médecins nordistes lancent le site “Stop postillons” pour inciter au port généralisé des masques

Écharpe, masque, bandana, visière de sécurité… Pour quatre médecins nordistes, il faut se couvrir le visage dans l’espace public, pour protéger les autres. Ils le font savoir sur le site Internet stop-postillons.fr. Parmi eux, Michaël Rochoy, généraliste à Outreau, déçu par le discours d’hier.


© MaxPPP

Depuis quelques semaines, le docteur Michaël Rochoy, généraliste à Outreau (Pas-de-Calais), privilégie la téléconsultation. “Ça peut se faire en vidéoconsultation via Doctolib, par Facetime ou WhatsApp. Et pour les personnes qui n’ont pas d’accès Internet, des gens de plus de 70 ans ou en affection longue durée, ça peut se faire par téléphone et un remboursement est possible.“À chacun de ses patients, Michaël conseille de porter un masque, même de fortune, dans les lieux publics. “Le port généralisé du masque devrait être la sixième mesure barrière. Ça peut être ce qu’on veut, tant que ça couvre le nez et la bouche. Une écharpe, un cache-col, une visière en plastique…” Plutôt que de masques, il préfère d’ailleurs parler d'”écrans anti-postillons“.

Porter un écran, ça sert à protéger les autres. Si tout le monde porte un écran, tout le monde se protège.

Les masques certifiés ayant été réquisitionnés pour les soignants, comment se protéger ? “Il faut bien comprendre, martèle Michaël Rochoy, que le but est d’éviter de contaminer les autres. Pour beaucoup, les masques servent à se protéger. C’est le cas pour les FFP2 et FFP3. Ça ne l’est pas pour les masques chirurgicaux.”

Et d’appuyer : “Quand un chirurgien porte un masque pour opérer, ce n’est pas pour se protéger, mais bien pour ne pas contaminer le bloc opératoire. Porter un écran, ça sert à protéger les autres. Si tout le monde porte un écran, tout le monde se protège.

C’est la théorie qu’il défend sur “Stop postillons“, le site qu’il a créé avec trois confrères : le docteur Jonathan Favre, généraliste à Villeneuve-d’Ascq (Nord), le docteur Thibault Puszkarek, généraliste en Bretagne et le docteur Antoine Hutt, radiologue spécialisé dans l’imagerie du thorax à Lille (Nord).

Ces quatre amis sont tous d’anciens étudiants de l’université de Lille, tous anciens chefs de clinique des universités de Lille. Leur devise : “Mon écran te protège, ton écran me protège…

620.000 vues totalisées en 3 semaines

Le site totalise 620.000 vues depuis son lancement le 22 mars et c’est bien son objectif : sensibiliser le plus de monde possible.

Bien sûr, on n’a pas de preuve scientifique sur le Covid lui-même, mais de fortes présomptions. Et de plus en plus d’arguments. Je suis très déçu par l’annonce d’hier d’Emmanuel Macron, déçu qu’il n’ait pas préconisé le port systématique du masque dans l’espace public.”

“Le président de la République parle de masques à recevoir d’ici au 11 mai, mais on n’en aura jamais assez. Il ne fait pas assez confiance au bon sens des Français, qui sont capables de se faire des protections maison. Certains masques cousus avec des filtres d’aspirateurs sont quasiment aussi efficaces que des masques chirurgicaux.

ITW Dr Rochoy dans le JT de F3 HDF le 10/04/20



©France 3

Des tutoriels pour fabriquer des protections maison

Le site propose d’ailleurs une trentaine de tutoriels, catégorisés par “niveau de difficulté”, et classés en fonction du matériel que vous avez à la maison : avec ou sans coutures, en tissu, en papier ou encore en plastique. On retrouve également des patrons créés à l’initiative de CHU de Lille, comme ceux de “Des Masques en Nord“.

Le site indique aussi comment le mettre, comment l’enlever, comment le désinfecter. Il est bien sûr conseillé de laver régulièrement la protection,  en la passant “en machine à 60 degrés pendant trente minutes, ou même au four si la protection le permet“.

On a tout à gagner à porter un écran anti-postillons

Autres avantages du port du masque, ça évite de se toucher le visage, et “on n’a pas de preuve, mais on peut supposer que les gens fuieront en vous voyant si vous portez un masque, et qu’ils ne viendront pas discuter avec vous“.

Encore une fois, insiste le docteur Rochoy, on est dans l’idée de protéger les autres. L’argument selon lequel le masque ne sert à rien s’il est mal porté ne me semble pas valable. Si vous contaminez votre écharpe parce que vous êtes malade, il vous suffit de ne pas la prêter ensuite.”

“Et si elle est contaminée par des postillons, renchérit-il, elle a fait son office, votre visage n’a pas reçu les postillons en question. Si vous vous contaminez vous-même ensuite avec l’écharpe, la charge virale sera moins forte, donc on a vraiment tout à gagner à porter un écran anti-postillons.”

Perdre la face politiquement, c’est beaucoup moins grave que de perdre des vies…

Le gouvernement a beaucoup répété qu’il ne servait à rien de porter des masques… Mais c’est parce qu’on n’en avait pas. On était tellement ric-rac qu’on a préféré dire que ça ne servait à rien, pour éviter que les gens se ruent sur les masques et qu’on n’en ait plus du tout pour les soignants.”

“Aujourd’hui, notre pays persiste dans cette mauvaise communication,

regrette le médecin, pour ne pas perdre la face. Mais franchement, perdre la face politiquement, c’est beaucoup moins grave que de perdre des vies…

© Stop Postillons

Le site liste sur sa page d’accueil les pays qui préconisent le port d’un masque. “Ils sont de plus en plus nombreux. République Tchèque, Autriche, Slovénie, États-Unis, Canada, Luxembourg… Le centre européen de prévention et de contrôle des maladies le recommande également.”

“Sans parler de la Lombardie en Italie et de la Slovaquie,

renchérit-il, où c’est obligatoire. Alors quand j’entends Sibeth Ndiaye dire que la question des masques ne se pose pas parce qu’on est confinés… C’est relativement idiot. Il y a des gens qui travaillent, qui font leurs courses, des millions chaque jour.

Michaël Rochoy, lui, attend impatiemment que la France se décide à prendre “la bonne décision“.

 

ARGUMENTAIRE SCIENTIFIQUE

De nombreuses études publiées invalident un peu ces idées de « ça ne sert à rien », « ça fait pire que mieux », « il ne faut pas en porter… »“, explique Michaël Rochoy.

1 – Ainsi, une étude de l’Académie des Sciences des USA de 2007 est en faveur de mesures précoces.

La conclusion la plus importante de ce travail, peut-on lire, est que le calendrier des interventions de santé publique (y compris la fermeture des écoles et des églises, l’interdiction des rassemblements de masse, le port obligatoire du masque, l’isolement des cas et les mesures de désinfection / hygiène) a eu une profonde influence sur le schéma de la vague d’automne de la pandémie de 1918 dans différentes villes. Les villes qui ont introduit des mesures au début de leurs épidémies ont enregistré des réductions modérées mais significatives de la mortalité globale.”

2 – une étude dans PLoS One de 2008 s’intitule “Les masques professionnels et faits maison réduisent l’exposition aux infections respiratoires parmi la population générale”

Le titre parle de lui-même…  Et dans le texte : “Bien que cela puisse impliquer que les sujets individuels ne soient pas toujours protégés de manière optimale, du point de vue de la santé publique, tout type d’utilisation générale de masque facial peut toujours diminuer la transmission virale..”

Ou encore : “Il est également clair que les masques faits maison tels que les torchons peuvent encore conférer un degré de protection important.”

3 – une étude dans Disaster Medicine and Public Health Prepareness :  “Tester l’efficacité des masques faits maison: protégeraient-ils en cas de pandémie de grippe ?”

La conclusion est sans appel : “Nos résultats suggèrent qu’un masque fait maison ne devrait être considéré qu’en dernier recours pour empêcher la transmission de gouttelettes par des personnes infectées, mais ce serait mieux que pas de protection.”

Nous sommes dans ce contexte de pénurie de masques”, affirme le docteur Rochoy. Et le 28 mars, il a repéré un éditorial dans le JAMA, l’une des plus grosses revues médicales. Il est en faveur du port généralisé de masques maison en cas de pénurie : “Lorsque les masques faciaux sont totalement indisponibles, le CDC recommande (…) l’utilisation de masques faits maison, peut-être avec des bandanas ou des foulards si nécessaire.

Enfin, un article de Jérémy Howard a beaucoup tourné et affirme qu'”il existe des preuves en laboratoire et en vie réelle qui indiquent que le port d’un masque réduit la transmissibilité par contact en réduisant la transmission de gouttelettes infectées. Le port du masque en public est plus efficace lorsqu’il est généralisé. La diminution de la transmissibilité pourrait réduire considérablement le nombre de décès et l’impact économique alors que le coût de cette mesure barrière est faible.”

“Ainsi, nous recommandons l’adoption du port du masque en tissu par le public, en tant que forme efficace de contrôle de l’épidémie, en conjonction avec les stratégies existantes d’hygiène, d’éloignement et de recherche des contacts. Nous recommandons que les gouvernements encourageant fortement le port généralisé de masques faciaux dans l’espace public, y compris en utilisant une réglementation appropriée.”

Selon le fondateur de “Stop postillons“, nous sommes en France exactement dans ce cas, et il est “absurde” de ne pas conseiller en France le port de masques, même artisanaux.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets

 Source: Coronavirus : quatre médecins nordistes lancent le site “Stop postillons” pour inciter au port généralisé des masques

Coronavirus : tout ce qu’il faut savoir sur ces postillons qui nous infectent


Coronavirus : tout ce qu’il faut savoir sur ces postillons qui nous infectent

Le port d’un masque est vivement recommandé afin de ne pas disperser des postillons, potentiellement infectieux, autour de soi. PHOTO ILLUSTRATION AFP

Le port d’un masque est vivement recommandé afin de ne pas disperser des postillons, potentiellement infectieux, autour de soi. PHOTO ILLUSTRATION AFP – AFP

Le SARS-CoV-2 est un filament d’ARN encapsulé qui rentre dans une cellule pour s’y reproduire, et en contaminer d’autres. Il vient ensuite coloniser les cellules des voies respiratoires, sa cible privilégiée, au sein desquelles il produit des virions, particules virales infectieuses. Lorsqu’une personne malade tousse ou éternue, elle «
expectore une nuée de postillons qui sont autant de missiles porteurs des virions conçus au sein du système respiratoire
 », explique le biologiste.

Postillons et gouttelettes

Ces postillons, des gouttelettes issues du système humide (mucus) de nos voies respiratoires et notre gorge, sont aussi expulsés lorsque nous parlons – en moindre quantité mais potentiellement contagieux aussi, précise Christophe Bécavin, spécialiste des mécanismes d’entrée du virus dans l’organisme.

Une personne saine va donc s’infecter par inhalation des gouttelettes émises par quelqu’un de contaminé. «
La porte de sortie du virus, c’est la bouche, la porte d’entrée principale, ce sont les muqueuses de la bouche et du nez
 », résume Michaël Rochoy, médecin généraliste dans le nord de la France. Il peut aussi pénétrer par les yeux.

Sur les surfaces

Le Covid-19 peut également se contracter par «
manuportage
 » : lorsqu’une gouttelette infectée tombe sur un objet, «
elle y laisse une charge virale un certain temps
 », précise le Dr Rochoy. On s’infecte alors via la main si on la porte au niveau de nos muqueuses.

Quelle quantité pour être infecté ?

Un seul postillon peut-il suffire à infecter ? «
On ne sait pas, car on ignore encore quelle est la charge minimum pour attraper le Covid-19
 », développe Christophe Bécavin, chercheur du CNRS à l’Institut de pharmacologie moléculaire. De même si un postillon atterrit sur une surface, celle-ci sera infectée plus ou moins longtemps en fonction du matériau car la «
qualité
 » du virus contenu dans la gouttelette diminue avec le temps. La charge virale dépend notamment «
de la quantité de virus que vous avez en vous, or nous sommes tous différents par rapport à cette maladie
 », ajoute François Renaud.

Une durée de vie incertaine

Un postillon est de l’eau qui reste, grâce à la tension superficielle de l’eau, dans son état de goutte, à l’intérieur de laquelle le virus est piégé. La gouttelette commence à retomber par terre «
au bout d’un à deux mètres, en moyenne, du fait de la gravité
 », observe Christophe Bécavin. D’où les mesures de distanciation sociale. Mais une grande inconnue demeure : le virus peut-il survivre en aérosol, dans des gouttes plus petites (moins de 5 micromètres), voire quand l’eau s’est évaporée ? Et donc rester actif en suspension dans l’air, comme c’est le cas notamment de la rougeole ? Auquel cas on ne serait plus protégés par la gravité, et on pourrait se contaminer rien qu’en passant dans une pièce où un malade a toussé quelques heures avant… Les Académies américaines des sciences ont récemment fait part d’informations faisant pencher la balance en faveur d’une transmission du virus par des bioaérosols, et non plus seulement par les gouttelettes projetées directement sur le visage ou des surfaces.

Des masques pour stopper la diffusion

Par précaution, de nombreux médecins, ainsi que l’Académie de médecine, recommandent « le port généralisé du masque couvrant la bouche et le nez. « Il faut partir de l’hypothèse la plus défavorable », plaide le Dr Rochoy, co-initiateur du collectif Stop postillons.

« Si tout le monde en porte, c’est un effet de masse qui crée un système barrière pour couper les missiles que nous envoie ce virus
», contre lequel il n’existe ni traitement ni vaccin, conclut François Renaud.



Source: Coronavirus : tout ce qu’il faut savoir sur ces postillons qui nous infectent

Région – Covid 19 : Des médecins de la région ont crée un site internet pour promouvoir le port d’un écran anti-projection ! – Delta FM

Porter obligatoirement un masque, c’est un des sujets qui alimentent beaucoup les conversations du moment ! Des médecins généralistes, dont le Dr Rochoy à Outreau, n’ont pas attendu cette médiatisation pour afficher leur point de vue : il faut avoir un écran anti-projection pour freiner la propagation du virus. Michael Rochoy et 3 autres confrères ont lancé le site internet “stop-postillon” . Un site pour promouvoir et conseiller le port d’un masque ou d’un écran en plastique. Il y a différentes vidéos pour vous aider a le fabriquer . Les explications du Dr Rochoy au micro de Delta FM


Évidement porter un écran anti-projection, anti-postillons ça s’ajoute aux gestes barrières à faire déjà au quotidien.

Source: Région – Covid 19 : Des médecins de la région ont crée un site internet pour promouvoir le port d’un écran anti-projection ! – Delta FM

Comment nettoyer un masque “fait-maison” ?

Les initiatives personnelles pour fabriquer des masques en tissu, faits-maison, se multiplient aujourd’hui. Mais comment les entretenir ? Faut-il les laver, les repasser ? A quelle température ? Y a-t-il un risque que le masque en tissu devienne un “nid à microbes” ?

Comment entretenir un masque en tissu ?
Comment entretenir un masque en tissu ? © AFP / Nicolas Liponne / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Michael Rochoy est médecin généraliste ; il a donné cette semaine, au micro de Bruno Duvic, différents conseils pour entretenir son masque fait-maison :

Il faut que très rapidement, dès aujourd’hui, tout le monde dans l’espace public porte un masque pour qu’on puisse protéger tout le monde, quel que soit l’écran que vous allez utiliser. Si vous en portez un, c’est vraiment mieux que rien. Ça peut être aussi une écharpe, un foulard, un cache col… Ça fera vraiment mieux que rien

Il précise : “Il y a des masques de plusieurs sortes :

  • Si c’est un masque en papier, qui va être très temporaire, on le jette.
  • Si c’est un masque réalisé avec des matières plastiques, une visière, on la nettoie.
  • Si c’est un masque en tissu, on va pouvoir le désinfecter. On peut le mettre au four pendant 30 minutes à 70 °C (c’est quelque chose qui est validé par des études scientifiques) ou on peut le laver en le mettant à 90 °C si on peut, sinon 60 °C pendant 30 minutes à la machine à laver.

Le professeur Daniel Garin, professeur agrégé du Val de Grâce et ancien directeur de l’IRBA (Institut de recherche biomédical des armées). est plus nuancé : _”_Le problème que l’on a aujourd’hui, c’est qu’on n’a pas de base scientifique réelle sur ces éléments-là. Il y a des recommandations qui ont été faites : celle de 70°C a été faite par un groupe allemand. Il y a un groupe de travail justement sur ces réutilisations de masques qui s’est créé sur Grenoble autour d’un chercheur hygiéniste avec l’ensemble des grandes discussions nationales, qui est en train d’étudier ces phénomènes-là. Les conseils restent valides pour moi : laver avec un coton à 60 °C, avec détergent bien sûr, est une meilleure option que le repassage simple, puisqu’on ne pourra pas garantir l’homogénéité de l’augmentation de température, ni la durée”.

Repasser son masque, est-ce une bonne idée ?

Pas selon le Professeur Guérin : il faudrait pouvoir le faire pendant “60 mn à 30°C… donc, sauf à repasser vraiment très longtemps, ça ne va pas être suffisant si on ne repasse que pendant 2 à 3 minutes. Il faut vraiment mettre son masque à laver.

Y a-t-il un risque qu’un masque en tissu devienne un “nid à microbes” ?

Réponse d’Yves Buisson, président de la cellule de veille scientifique de l’Académie nationale de médecine : “Il faudrait vraiment avoir un mésusage du masque très important. Il faut le laver après chaque utilisation : on le porte pendant une heure ou deux, on va le laver et on en prend un autre (il faut en avoir plusieurs pour faire un roulement). Le lavage à 60 °C avec détergent va suffire pour éliminer le virus et les bactéries.

Les bactéries qui voyagent dans ce masque sont celles qu’on a éliminées avec nos postillons, nos expirations. Bien sûr, elles vont proliférer si on garde le même masque trop longtemps dans des conditions d’humidité et de température qui vont favoriser leur développement”.

C’est une simple question de propreté qu’après chaque usage du masque, on le lave.

Michael Rochoy reprécise : “Par le passé, les gens avaient peur de porter un masque [et qu’il soit contaminé]… Là, actuellement, les gens n’ont rien : on ne peut pas faire pire.

Vous ne pouvez pas mal porter votre masque : ça doit être devant votre bouche, devant votre nez, donc, a priori, il n’y aura pas de problème pour ça.

Si vous sortez dans la rue avec cet écran anti-postillons, que quelqu’un vous voit avec ce masque, déjà naturellement cette personne va plutôt avoir tendance à s’éloigner et respecter une meilleure distanciation sociale. Quand bien même cette personne s’approche, si elle postillonne, si elle parle, et que le postillon arrive sur votre écran anti-postillon, que par la suite vous mésusez cet écran (vous le lavez mal, vous le touchez et après, vous portez la main à la bouche sans vous être lavé les mains), vous allez peut être vous contaminer, certes, mais si vous n’aviez pas d’écran anti-postillons, vous auriez été contaminé directement dans la rue”

Aller plus loin

Le médecin Michael Rochoy a créé très récemment le site web stop-postillons, où il revient sur les raison d’utiliser un écran anti-postillon (ou EAP), et donne quelques exemples de modèles pour les fabriquer.

Quelles sont les différences entre les masques FFP2, chirurgical, fait-maison ? Lisez les explications du professeur Daniel Garin

Faut-il vraiment porter un masque si on respecte déjà la distanciation sociale ? Où peut-on trouver des masques aujourd’hui ? Pourquoi votre pharmacienne refuse de vous vendre des masques ? Pour toutes ces questions (et d’autres), écoutez/lisez l’intégralité de l’émission consacrée aux masques

Si vous demandez pourquoi, en dix ans, la France a réduit considérablement son stock de masques de protection, consultez notre enquête.

 Source: Comment nettoyer un masque « fait-maison » ?

Toutes vos questions sur les masques

Toutes vos questions sur les masques : en porter ou pas? Lesquels? Où les trouver? Comment les fabriquer ? Des médecins, une pharmacienne, un représentant de l’Académie de médecine, un général expert en risques biologiques sont là pour vous répondre.

Vos questions sur le masque médical
Vos questions sur le masque médical © Getty / Aleksandr Zubkov

12h30 – 13h : faut-il rendre le port du masque obligatoire ? Comment et où en trouver ?

Nos invités :

  • Professeur Yves Buisson : président de la cellule de veille scientifique de l’Académie nationale de médecine
  • Carine Wolf-Thal, Présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens
  • Professeur Daniel Garin : médecin du travail chez MT2i (service de santé au travail inter-entreprise) Professeur agrégé du Val de Grâce, ancien directeur de l’IRBA (institut de recherche biomédical des armées).
    Il a fait un tuto sur internet pour fabriquer son propre masque
  • Michael Rochoy, médecin généraliste. Il vient de créer un site web : stop-postillons.fr

Extraits de cette première partie d’émission :

Voilà ce que dit le président du conseil scientifique, le professeur Jean-François Delfraissy : “Porter un masque, c’est surtout pour protéger les autres, si on est soi-même, par exemple, porteur du covid-19 mais asymptomatique. Par contre, en sens inverse, est-ce qu’un masque protège vis-à-vis des autres ? Là, les données sont beaucoup moins certaines, beaucoup moins fiables.

Tout l’enjeu est de pouvoir en effet avoir ce type de masques “usuels”, non professionnels, mais de ne pas penser qu’on va être protégé par ce masque et de conserver les mesures de protection habituelles qu’on répète au cours du confinement.

Je pense qu’il faudra accompagner la sortie du confinement d’une utilisation très large des masques par la population.”

Faut-il vraiment porter un masque si on respecte déjà la distanciation sociale ?

Yves Buisson : “Votre auditrice a raison dans le principe, mais tort dans la pratique. Je suis allé faire quelques courses alimentaires ce matin, et je fais très attention au respect des normes de distanciation sociale, mais c’est difficile. Dans les allées d’un magasin, vous croisez différentes personnes, des clients ou des gens du magasin, de très près. Donc, il faut ajouter une mesure supplémentaire et se couvrir le nez et la bouche avec un masque, de façon à éviter les projections, les postillons.

Dès maintenant, le port du masque est obligatoire pour tous les gens qui passent dans l’espace public.

Y a-t-il encore/à nouveau des réserves de masques dans les pharmacies ?

Carine Wolf-Thal : “Les masques dont nous disposons pour la plupart sont des masques “stock État”. Ils sont acheminés dans les pharmacies pour être redonnés aux professionnels de santé de ville et en aucun cas être distribués au public, qu’il soit malade, que ce soit sur ordonnance ou autre situation.” Elle précise également que cela ne concerne pas “les personnels des maisons de retraite [qui] font partie d’un autre circuit des distribution”

Les pharmacies peuvent-elles vendre des masques non médicaux ?

Carine Wolf-Thal : “Légalement, nous ne le pouvons pas. Les pharmacies ne peuvent vendre qu’une certaine liste de matériels, définie par décret. Aujourd’hui, les marques non sanitaires ne font pas partie des articles que nous pouvons vendre en officine”

Comment un masque peut-il être périmé ?

Pr Daniel Garin : “Les masques sont testés sur une certaine durée ; on ne peut pas garantir, au-delà de cette durée, les performances… Même si on sait que sur la plupart de ces masques, qui sont donc en polypropylène, les capacités de filtration ou anti projection restent maintenues lorsque les durées de conservation ne sont pas trop longues et lorsque les conditions de conservation ont été respectées”.

Il vaut mieux un masque périmé que pas de masque du tout : “A partir du moment où on a un écran devant la bouche, on a la possibilité de protéger les autres, ce qui est le principal usage de ce type de masque.

FFP2, chirurgical, ou fait-maison : quel masque pour quel usage ?

“Il filtre l’air inspiré, donc de l’extérieur vers l’intérieur. C’est  un équipement de protection individuelle, qui va permettre de laisser à l’extérieur de la surface du masque les éventuelles bactéries et virus qui peuvent être inhalés par la personne qui le porte. Il protège aussi d’autres petites particules physiques qui peuvent être dangereuses.[En revanche] ça n’apporte aucune protection contre les vapeurs chimiques”.

“L’usage aujourd’hui est hospitalier : les personnes qui vont réaliser des gestes à risques en face des personnes malades et de leurs voies respiratoires”

  • Le masque dit “chirurgical”

“Il a comme principal usage de filtrer l’air de l’intérieur vers l’extérieur.Le principe, c’est que lorsque le chirurgien opère, il ne se protège pas de la plaie qu’il vient de traiter ou du ventre qu’il vient d’ouvrir, il protège cette plaie ou ce ventre ouvert de ses propres bactéries. Souvent, ce n’est pas très bien compris :

Lorsqu’en Asie, on voit des gens qui portent des masques dans la rue, quand ils sont enrhumés, ce n’est pas pour se protéger, mais bien pour protéger l’environnement humain.

Ce n’est pas un équipement de protection individuelle”.

  • Le masque dit “alternatif” ou “fait-maison”, en tissu

Là, on est dans un usage exclusif qui est d’empêcher la projection des postillons contaminants dans l’environnement, lors de la toux ou de l’éternuement [donc de l’intérieur vers l’extérieur]. Dans ce cas là, il vaut mieux avoir des tissus plus serrés que le molleton.

Ça reste une protection efficace ; elle ne répond par contre à aucune norme.

Il n’y a pas de filtration de l’air qui va l’empêcher d’être contaminé par des aérosols de quelqu’un qui aura éternué à côté de vous, mais […] cela permet aussi d’éviter un certain nombre de mouvements des mains vers la bouche, en particulier lorsqu’on est à l’extérieur et que les mains peuvent se contaminer.”

Le professeur Daniel Garin a réalisé un tutoriel pour fabriquer un masque à partir d’une serviette en papier. Il précise que ce tutoriel a été réalisé avant que la France soit touchée par le coronavirus, _”il a été fait sur un coin de table en moins d’une heure dans le but d’aider les gens qui étaient isolés en Asie du Sud-Est et qui n’avaient aucun moyen, ni de culture, ni de fourniture des masques traditionnels […]  Oui, on peut utiliser du papier, mais il vaut mieux utiliser des multi-couches“_)

(pour d’autres tutos sur la fabrication de masques, rendez-vous sur le site stop-postillons.fr)

Quand faut-il porter le masque à la maison ?

Yves Buisson: “Le port d’un masque, au moins pendant la première semaine de la maladie, en présence d’une autre personne, permet d’énormément limiter le risque de contamination. Dans cette situation-là, il faut que la personne malade reste dans une partie de la maison qui lui était dédiée, avec des échanges avec son entourage qui soient le plus limité possible.”

La population française acceptera-t-elle de se couvrir le visage ?

Yves Buisson : “Ce n’est pas une habitude française mais.

je pense que cette épidémie sera au moins utile à cela : on aura peut être fait comprendre à la population le port du masque façon asiatique : mettre un masque lorsqu’on est soi même contaminant.

Lorsqu’on a un rhume, une bronchite, une angine, on porte un masque pour ne pas contaminer les autres. Je crois si on explique bien cela à la population, elle est prête à l’accepter. On voit tout de même que beaucoup de personnes, maintenant, mettent le masque bien qu’effectivement ce et ne soit pas culturel, on s’y met.

Le port obligatoire du masque devrait s’appliquer le plus tôt possible et devra accompagner toute la phase de déconfinement

Et le programme de la suite du Grand Rendez-Vous

  • 12h56 : “Carnets de solution” de Philippe Bertrand  

Le site bipsoin.fr pour renforcer les équipes de soignants. En 2017, trois associés créaient une plateforme de mise en relation des structures de santé (cliniques, centres de soin, maisons d’accueil spécialisé…) afin d’aider les vacataires de la santé à intervenir in situ selon les besoins.

  • 13h : le journal   
  • 13h30 – 14h : Le grand rendez-vous, le mag, avec :

Le Virus au carré : Avec Mathieu Vidard et son invité Marc-André Selosse, biologiste, professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle. Il enseigne également dans les universités de Gdansk (Pologne) et de Kunming (Chine).  Il a écrit « Jamais seul. Ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations » chez Acte Sud.

#maviedeconfiné messages du répondeur 01 56 40 68 68  ·

Michka Assayas et son choix musical

La prescription culture de Giulia Foïs : Virginie Despentes, Nina Bouraoui et… Tina Turner !

 Source: Toutes vos questions sur les masques

Quatre médecins lancent un site et défendent l’intérêt des écrans anti-postillons | egora.fr

Quatre médecins lancent un site et défendent l’intérêt des écrans anti-postillons

Par Louise Claereboudt le 06-04-2020

Alors que les masques certifiés (chirurgicaux ou FFP2) ont été réquisitionnés pour les soignants en première ligne, quatre médecins nordistes ont lancé “stop-postillons.fr”, un site qui fait la promotion des écrans anti-postillons auprès de tous les Français.  Certains pouvant être réutilisés par des médecins.

Masques faits maison, écrans en plastique, écharpes… Les alternatives aux masques certifiés sont nombreuses et commencent à trouver leurs défenseurs. Parmi eux, il y a notamment quatre jeunes médecins nordistes : le Dr Favre, le Dr Rochoy et le Dr Puszkarek, généralistes, ainsi que le Dr Hutt, radiologue spécialisé dans l’imagerie du thorax.

Ils ont lancé le 22 mars dernier stop-postillons, un site qui fait la promotion des écrans anti-postillons, dont la fonction est de protéger les autres, à destination de tous les Français. “Les gens contagieux peuvent être asymptomatiques, présymptomatiques, symptomatiques, postsymptomatiques. Le virus se transmet par voie aérienne. Il faut donc porter un écran devant ces voies aériennes quand on sort”, assure le Dr Michaël Rochoy.

Pour ce généraliste d’Outreau (Pas-de-Calais), pas de doute, l’écran anti-postillon doit devenir la sixième mesure barrière. “Ce n’est pas, comme on a pu l’entendre de la part de certains députés, un remplacement de mesure. Non, les gens qui vont tricoter un masque chez eux ne vont pas diminuer la distanciation sociale, ne vont pas empêcher les gens de se laver les mains…”

Le site, qui totalisait au départ 4.500 visites par jour, a atteint 129.000 visites ce week-end. Il relève les différentes initiatives…

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