Quatre médecins lancent un site et défendent l’intérêt des écrans anti-postillons | egora.fr

Quatre médecins lancent un site et défendent l’intérêt des écrans anti-postillons

Par Louise Claereboudt le 06-04-2020

Alors que les masques certifiés (chirurgicaux ou FFP2) ont été réquisitionnés pour les soignants en première ligne, quatre médecins nordistes ont lancé “stop-postillons.fr”, un site qui fait la promotion des écrans anti-postillons auprès de tous les Français.  Certains pouvant être réutilisés par des médecins.

Masques faits maison, écrans en plastique, écharpes… Les alternatives aux masques certifiés sont nombreuses et commencent à trouver leurs défenseurs. Parmi eux, il y a notamment quatre jeunes médecins nordistes : le Dr Favre, le Dr Rochoy et le Dr Puszkarek, généralistes, ainsi que le Dr Hutt, radiologue spécialisé dans l’imagerie du thorax.

Ils ont lancé le 22 mars dernier stop-postillons, un site qui fait la promotion des écrans anti-postillons, dont la fonction est de protéger les autres, à destination de tous les Français. “Les gens contagieux peuvent être asymptomatiques, présymptomatiques, symptomatiques, postsymptomatiques. Le virus se transmet par voie aérienne. Il faut donc porter un écran devant ces voies aériennes quand on sort”, assure le Dr Michaël Rochoy.

Pour ce généraliste d’Outreau (Pas-de-Calais), pas de doute, l’écran anti-postillon doit devenir la sixième mesure barrière. “Ce n’est pas, comme on a pu l’entendre de la part de certains députés, un remplacement de mesure. Non, les gens qui vont tricoter un masque chez eux ne vont pas diminuer la distanciation sociale, ne vont pas empêcher les gens de se laver les mains…”

Le site, qui totalisait au départ 4.500 visites par jour, a atteint 129.000 visites ce week-end. Il relève les différentes initiatives…

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Devons-nous tous porter des masques ? – 06/04

Devons-nous tous porter des masques ? – 06/04

Avec: Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste, co-créateur du site stop.postillons.fr. – Le Live BFM, du lundi 6 avril 2020, sur BFMTV. Chaque matin, Ronald Guintrange prend le temps de s’arrêter sur certains évènements de l’actualité du jour. Un moment de pédagogie et d’explications à l’aide de reportages et d’éléments visuels pour prendre du recul sur les faits et permettre aux téléspectateurs de mieux comprendre les événements. BFMTV, 1ère chaine d’information en continu de France, vous propose toute l’info en temps réel avec 18h d’antenne live par jour et des directs partout à travers le monde où l’actualité le nécessite. BFMTV, c’est aussi les débats et les grands reportages d’actualité. Retrouvez BFMTV sur le canal 15 de la TNT et sur BFMTV.com.

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Bientôt des masques pour tous ? Comment la doctrine a basculé en France – Le Parisien

Au début de la crise, ils n’étaient jugés utiles que pour les malades et les soignants. Désormais, les autorités, en France ou encore aux Etats-Unis, encouragent le public à porter des masques pour se protéger du coronavirus.

L’Académie de médecine, vendredi, a notamment recommandé le port du masque en guise « d’addition logique aux mesures barrières actuellement en vigueur ». En réaction, dans un point de suivi samedi, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon a rappelé la nécessité du port de masques pour les soignants. La France a d’ailleurs commandé 2 milliards d’exemplaires à la Chine, a annoncé samedi le ministre de la Santé Olivier Véran.

 

Jérôme Salomon s’est aussi prononcé en faveur des masques alternatifs « pour les professionnels ou individus qui ont des contacts occasionnels avec d’autres personnes ». « On doit être capable de produire des masques pour des personnes n’étant pas soignantes, qui sont en deuxième ligne et en contact étroit avec le public », a ajouté le DGS. « Peut-être qu’un jour on recommandera une protection à tout le monde, mais on n’en est pas encore là », a-t-il assuré.

Ces masques alternatifs, en tissu notamment, doivent surtout servir de barrières à postillons. « Ils sont en train d’être produits. L’objectif est d’en produire plus de 5 millions par semaine », avait précisé le Premier ministre mercredi lors d’une audition à l’Assemblée de la mission d’information des députés sur l’épidémie.

VIDÉO. Production de masques : Macron veut l’indépendance de la France

Des « écrans anti-postillons »

« L’intérêt de ces masques, c’est le port collectif », résume le médecin Michaël Rochoy, cofondateur du site Stop Postillons, qui donne plusieurs consignes pratiques pour fabriquer ce qu’ils appellent des « écrans anti-postillons » (EAP). « Si les personnes qui vont dehors ont toutes un écran, elles ont moins de chances de transmettre du virus. Certes, il y a encore un peu de risque parce que ces masques ne sont pas certifiés, mais la charge virale sera dans tous les cas moins importante, et il y aura donc moins de chances de faire des formes graves », poursuit-il.

Il est recommandé de jeter ces « EAP » après utilisation s’ils sont en papier. S’ils sont en tissu, il faut éviter leur contact avec d’autres surfaces, les laver en machine à 60° pendant 30 minutes, ou de les passer au four à 70° pendant 30 minutes. « Il faut le retirer par les élastiques et éviter de toucher la face externe des masques, là ou des postillons sont tombés, et bien se laver les mains avant et après avoir les manipulés », précise le Dr Rochoy.

Eviter une pénurie soudaine

Lors de son audition mercredi, Edouard Philippe avait pourtant fait part de son scepticisme sur l’utilité des masques. Le directeur de l’OMS pour les programmes d’urgence « dit qu’il n’y a pas de preuve que le port du masque dans la population apporterait un bénéfice. Ce serait même plutôt le contraire, à cause d’une mauvaise utilisation », avait-il alors rappelé. Avant lui, c’était Sibeth Ndiaye, ou encore Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé, qui jugeaient inutiles l’achat et l’usage de masques pour toute la population.

 

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Pourquoi un revirement aussi soudain ? Selon les promoteurs du port généralisé de protections, ce discours était avant tout destiné à éviter que le grand public se rue sur ceux réservés aux soignants (les masques chirurgicaux et les FFP2, plus protecteurs) et aggrave une pénurie déjà existante.

« Il y a une vraie inflexion aux Etats-Unis et l’OMS est en train de réviser ses recommandations », ajoute quant à lui le Pr KK Cheng, spécialiste de santé publique à l’université de Birmingham (Angleterre), favorable au port généralisé du masque.

 

Aux Etats-Unis, les autorités ont elles aussi fait volte-face. A New York, un des plus gros foyers épidémiques du pays, le maire Bill de Blasio a appelé sa population à se couvrir le visage à la moindre sortie. « Ça peut être une écharpe, quelque chose que vous avez fabriqué, un bandana », a-t-il affirmé.

Des transmissions en parlant ?

L’idée a été suivie par le président Donald Trump, qui a conseillé à tous les Américains de se couvrir le visage vendredi. On suspecte que « le virus puisse se transmettre quand les gens ne font que parler, plutôt que seulement lorsqu’ils éternuent ou toussent », a déclaré sur Fox News le très respecté spécialiste américain Anthony Fauci, conseiller du président.

De son côté, l’OMS s’en tient encore à sa position initiale, en craignant que l’usage généralisé du masque donne un « faux sentiment de sécurité » et fasse oublier les indispensables mesures barrières (distanciation sociale, lavage des mains…)

Toutefois, son patron, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a concédé mercredi qu’elle continuait à « évaluer l’usage potentiel du masque de manière plus large ». « La pandémie évolue, les preuves et nos avis aussi », a-t-il glissé.

Source: Bientôt des masques pour tous ? Comment la doctrine a basculé en France – Le Parisien

Écharpe, masque en tissu : face au coronavirus, un médecin prône n’importe quel “écran anti-postillons”

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Invité d’Europe 1, le docteur Michaël Rochoy milite en faveur du port d’écrans anti-postillons, alors que la France est confrontée à la pandémie de coronavirus.
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BARBARA GINDL / AFP
Co-créateur du site stop-postillons.fr, Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau, milite pour le port généralisé d’écrans anti-postillons dans l’espace public. Des écrans qui peuvent aller de la simple écharpe, au masque en plastique bricolé maison, explique-t-il au micro d’Europe 1. 

INTERVIEW

“C’est une conviction, mais c’est aussi le fruit de la science”, affirme Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau, dans le Pas-de-Calais, chargé d’enseignement à la faculté de médecine de Lille et co-créateur du site stop-postillons.fr. Invité d’Europe 1, samedi soir, il explique pourquoi il milite en faveur du port d’écrans anti-postillons, alors que la France est confrontée à la pandémie de coronavirus.

“On n’a pas de masque, mais on a des idées”

Mais qu’est-ce qu’un écran anti-postillons ? “On a choisi ce terme parce que celui de masque évoque les masques chirurgicaux et FFP2 réservés aux soignants”, explique Michaël Rochoy. Selon lui, si l’on ne peut porter l’un de ces masques, il y a tout de même moyen de faire écran. “Avec une écharpe ou encore des masques en tissus. On voit d’ailleurs fleurir des tutos sur internet et notamment sur Facebook”, ajoute-t-il.

Le slogan de l’initiative ? “On n’a pas de masque, mais on a des idées”. Aussi Michaël Rochoy décline-t-il les différents types de prototypes pouvant faire office d’écran anti-postillon : des écrans en plastique, ou encore des écrans issus de bricolage maison.

Ces écrans “renforcent la distanciation sociale”

“On sait que le virus circule de manière silencieuse, et qu’il est aéroporté”, déclare le docteur Michaël Rochoy, évoquant la forte transmission du Covid-19 par le biais de la salive. L’idée principale demeure donc selon lui de les bloquer grâce a des écrans pour limiter leur sortie. “S’ils demeurent moins efficaces que des masques chirurgicaux pour limiter l’entrée des postillons, ces écrans le sont tout de même un peu”, défend le médecin.

En effet, ajoute-t-il, les principaux gestes barrières ne sont pas toujours réalisables. “Dans certaines supérettes, il n’y a pas un mètre d’écart entre deux rayons ; on va également toucher des produits touchés par d’autres”, poursuit-il. “Or, si l’on a cet écran, on évite de mettre la main a la bouche juste après”.

Le co-créateur de stop-postillons l’assure, le porte d’un écran anti-postillon renforce l’efficacité des mesures de distanciation sociale. Une conviction renforcée selon lui par “une étude de la Revue médecine de catastrophe et préparation à la santé publique de 2011”, dans laquelle des scientifiques avaient anticipé une situation d’épidémie et de pénurie de masque. Leurs conclusions ? “Il vaut mieux un masque maison que rien du tout”.

Europe 1

 Source: Écharpe, masque en tissu : face au coronavirus, un médecin prône n’importe quel « écran anti-postillons »

«Stop postillons», le projet d’un médecin outrelois pour inciter au port du masque


«Stop postillons», le projet d’un médecin outrelois pour inciter au port du masque

«
Tout est mieux que rien
», souligne Michaël Rochoy, médecin à Outreau, qui milite pour le port de protection sur le visage. Photo Illustration C. LEFEBVRE

«
Tout est mieux que rien
», souligne Michaël Rochoy, médecin à Outreau, qui milite pour le port de protection sur le visage. Photo Illustration C. LEFEBVRE – VDN

C’est une question qui agite le pays depuis le début de l’épidémie de Covid-19 : le port du masque. Certains avis sont partagés. Michaël Rochoy, lui, en est persuadé : « Il faut en mettre. » Ce médecin généraliste de 33 ans, basé à Outreau, va plus loin. Avec trois professionnels de santé, il vient de créer un site web : Stop-postillons.fr.

L’idée est claire : inciter la population à porter un « écran anti-postillons », afin de « limiter les possibilités de contamination ». On parle là des masques classiques, type chirurgie, mais pas que : le site propose des tutos pour fabriquer son propre écran de protection. Cela va du masque en tissu, en papier, en plastique… « Même un essuie-tout fixé avec des élastiques, ou un t-shirt noué peuvent faire l’affaire. Tout est mieux que rien », insiste Michaël Rochoy.

Source: «Stop postillons», le projet d’un médecin outrelois pour inciter au port du masque

Coronavirus : un site pour sensibiliser les patients à l’utilité de fabriquer un masque “home made”

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Coronavirus : un site pour sensibiliser les patients à l’utilité de fabriquer un masque “home made”

Capture d’écran du site

Se laver les mains régulièrement, tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, rester à la maison, éviter les contacts… Cinq mesures barrières pour limiter la propagation du virus Covid-19 sont conseillées actuellement à la population. Mais quatre jeunes médecins généralistes* proposent d’en ajouter une sixième : le port d’un écran anti-postillon (EAP). En créant un site internet dédié, stop-postillon.fr, les Drs Jonathan Favre, Michaël Rochoy, Thibault Puskarek et Antoine Hutt espèrent sensibiliser la population à l’utilité de « protéger l’environnement de vos gouttelettes potentiellement contagieuses lors des rares sorties dérogatoires autorisées ».

Protéger les autres avec des masques en tissus ou en papier

Face aux difficultés rencontrées par les professionnels de santé pour obtenir des masques de protection FFP1 ou FFP2, les auteurs du site incitent donc les citoyens à réserver ce type de masques aux professionnels de santé et agents de service public. Pour les autres, il est conseillé de se fabriquer soi-même ses EAP. Leur efficacité est « limitée dans le temps (maximum 3 heures), mais compatible avec les sorties d’une heure autorisées », précisent les généralistes. Le site comporte ainsi des fiches explicatives et pédagogiques sur l’utilisation de ce matériel mais aussi des tutoriels pour réaliser son propre masque. D’une part en tissu reprenant notamment la fiche pratique du CHRU de Grenoble ou des sites de couturières aguerries. D’autre part en papier ou en plastique sur le modèle de nombreuses vidéos et solutions de fortune circulant sur le web.

L’outil stop-postillons.fr se veut aussi participatif. Ainsi, il est proposé aux apprentis couturiers de poster sur les réseaux sociaux une photo de leur masque “home made” avec les #JePorteMonEAP et #JeProtègeLesAutres. Un bon outil à diffuser auprès de vos patients alors que l’épidémie doit atteindre son pic en France dans les prochains jours.

Source : Legeneraliste.fr
Source: Coronavirus : un site pour sensibiliser les patients à l’utilité de fabriquer un masque « home made »

[VIDÉO] Coronavirus : un généraliste explique pourquoi il a changé d’avis sur la téléconsultation | Le Généraliste

PAR CAMILLE ROUX – PUBLIÉ LE 27/03/2020
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Avec 80 000 téléconsultations remboursées réalisées la semaine du 16 mars, la consultation à distance fait de plus en plus d’adeptes chez les généralistes, période de coronavirus oblige. Les médecins de famille suivent ainsi les recommandations du ministère de la Santé et privilégient la téléconsultation pour limiter au maximum la propagation du virus dans les cabinets. Le temps de l’épidémie, ces actes sont exceptionnellement pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie en tiers payant et ont aussi amené certains médecins encore sceptiques vis-à-vis de ce nouveau mode de prise en charge il y a quelques semaines, à revoir leur jugement. C’est le cas du Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau (Pas-de-Calais), qui partage son expérience de la téléconsultation, en vidéo bien sûr, pour Le Généraliste :

Source: [VIDÉO] Coronavirus : un généraliste explique pourquoi il a changé d’avis sur la téléconsultation | Le Généraliste

Secret médical – Les médecins sous pression des assureurs – Enquête – UFC-Que Choisir

Secret médical

Les médecins sous pression des assureurs

Publié le : 19/03/2020 

Les assureurs font remplir des questionnaires de santé par les médecins traitants de leurs clients avant ou après la souscription d’un contrat. Totalement illégal !

 

Source: Secret médical – Les médecins sous pression des assureurs – Enquête – UFC-Que Choisir

Médecin, urgences, centre 15… qui et quand consulter?

Les cas peu graves et les pathologies non urgentes ne doivent pas encombrer un système de soins sous tension.

Certaines pathologies justifient de téléphoner à son médecin, qui jugera la nécessité d’une consultation (ici, le docteur Jean-Paul Hamon, médecin généraliste, reçoit un patient, jeudi à Clamart, dans les Hauts-de-Seine). Francois Bouchon/François Bouchon / Le Figaro

Avec le passage en stade 3 de l’épidémie depuis samedi soir, faut-il appeler ou ne pas appeler le 15, aller ou ne pas aller chez le médecin? Le Figaro fait le point.

● Pas ou peu de symptômes: restez chez vous

Si vous avez des symptômes légers (nez bouché, toux sans difficulté respiratoire, fièvre débutante et bien tolérée…), prenez du paracétamol (60 mg/kg/jour, maximum 3 g/jour pour un adulte, et pas d’AINS type ibuprofène ou aspirine). Restez chez vous et protégez vos proches (pièce réservée, aération, port du masque, lavage des mains et des surfaces…). Si vous avez besoin d’un arrêt de travail, demandez à votre médecin s’il peut le faire via une téléconsultation. Surveillez bien l’évolution de vos symptômes car dans les cinq à huit jours après leur début, ils peuvent s’aggraver brutalement, avec l’apparition de difficultés respiratoires. Prévoyez éventuellement une téléconsultation de suivi avec votre médecin.

● Des symptômes inquiétants:

Si, après avoir eu de la fièvre et une toux pendant plusieurs jours, vous sentez poindre une difficulté respiratoire, appelez le 15.

● Quand faut-il faire un test?

Les tests sont réservés aux cas graves, au personnel soignant, à certains patients à risque, et aux patients risquant d’être les premiers infestés d’un lieu où résident des personnes fragiles (par exemple un Ehpad). En dehors de ces cas, inutile de faire le siège de votre médecin ou de l’hôpital pour bénéficier d’un test. Le résultat ne changerait de toute façon pas votre prise en charge, qui est uniquement symptomatique (il n’existe pas de traitement contre le Covid-19).

● Pour toute autre pathologie: au cas par cas

Certaines pathologies (comme une cystite ou une otite, à ne pas laisser traîner) justifient de téléphoner à votre médecin qui jugera de la nécessité d’une consultation. De même pour des douleurs dentaires intenses ou l’apparition d’une cellulite cervico-faciale (infection de la face et du cou qui peut mettre en jeu le pronostic vital). Les troubles musculo-squelettiques chroniques ou peu intenses, les problèmes cutanés non urgents peuvent attendre. N’allez pas chez le médecin sans rendez-vous: il a dû s’organiser pour que les patients contagieux ne croisent pas les autres.

● Pour le suivi des enfants et des malades chroniques

Sauf signe d’appel particulier, le suivi des nourrissons et des jeunes enfants peut attendre. Les vaccinations peuvent être repoussées d’un mois ou deux sans dommage, surtout en période de confinement, où le risque d’être infecté est bien moindre… Les malades chroniques peuvent décaler leur consultation de suivi, et peuvent désormais obtenir leur traitement avec une ordonnance expirée.

● Quand appeler le 15?

Pour tous les cas graves habituels (douleurs thoraciques évocatrices d’infarctus, déficits neurologiques brutaux évocateurs d’AVC, accident de la voie publique, etc.), ou si vous pensez être infecté par le coronavirus et ressentez une gêne respiratoire avec sensation d’étouffement. Rhinites et fièvre ou toux bien tolérées et débutantes ne doivent pas faire l’objet d’un appel: les centres 15 sont débordés.

● Quand aller aux urgences?

Toute difficulté respiratoire majeure, altération de la conscience, confusion, douleur thoracique intense doit amener à consulter aux urgences (idéalement en appelant le 15). Les idées suicidaires importantes, maux de tête brutaux et inhabituels, membre inférieur froid et douloureux, etc., exigent un avis médical rapide. Une entorse ou un mal de ventre chronique ne justifient généralement pas des soins d’urgence mais méritent un avis de votre médecin.

 Source: Médecin, urgences, centre 15… qui et quand consulter?

Secret médical : un généraliste dénonce les abus des assurances et presse l’Ordre d’agir | Le Généraliste

PAR CAMILLE ROUX – PUBLIÉ LE 31/01/2020

2020 n’est apparemment pas l’année des bonnes résolutions pour certaines compagnies d’assurances, qui continuent de demander aux médecins généralistes des informations médicales sur leurs patients afin de faire valoir leurs droits. Dans un tweet publié cette semaine, le Dr Michaël Rochoy, généraliste à Outreau (Pas-de-Calais), dénonce les demandes insistantes de la société SMA auprès d’un de ses patients victimes d’un accident du travail. La compagnie aurait demandé à son assuré de faire remplir, signer et tamponner un formulaire prérempli à son médecin, lui demandant de préciser l’ensemble de son “passé médical”.

Sur Twitter, le médecin a interpellé l’Ordre des médecins. « Sous couvert d’un accident de travail, il faut révéler tous les antécédents, signer, tamponner ? Vous dites vous mêmes que c’est illégal, et vous laissez faire ça ? », s’est indigné le Dr Rochoy.

Ce n’est pas la première fois qu’une assurance joue avec les limites légales du secret médical. Il y a tout juste un an, un généraliste du Finistère s’indignait que la société Socram lui demande de fournir des informations confidentielles au sujet d’un patient décédé, sans lesquelles la société refuserait de débloquer les fonds destinés aux ayants droit. En mars dernier, un autre omnipraticien s’en prenait à une société de courtage qui exigeait d’une patiente une attestation médicale de médecin traitant suite à un arrêt, faute de quoi l’assurance de sa banque ne l’indemniserait pas.

Rappel de la loi

Las de voir se multiplier ce type de demandes au cabinet, le Dr Rochoy a décidé d’écrire à l’organisme concerné à chaque fois qu’un patient se déplace à son cabinet pour lui faire remplir un formulaire d’assurance. Ces courriers (un modèle type est disponible sur son blog) sont également adressés en copie à l’Ordre des médecins. Le généraliste y rappelle la loi du 4 mars 2002 et l’article L-1110-4 du Code de Santé Publique sur le secret médical dont les informations sont reprises dans le rapport « Questionnaires de santé, certificats et assurances » du Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom), mis à jour en décembre 2019.

Ce document précise en effet qu’« il appartient à̀ l’assuré de communiquer les éléments médicaux en rapport avec l’état de santé à l’origine de son arrêt de travail ou de son invalidité » et que « les médecins des compagnies d’assurances ne sont autorisés par aucun texte à demander des renseignements au médecin traitant, pas plus qu’ils ne sont autorisés à̀ demander une copie de la première page d’un arrêt de travail où figurent les éléments d’ordre médical motivant cet arrêt ».

En bref, si le secret médical n’est pas opposable au patient, le médecin se doit de ne pas transmettre directement de telles informations à la compagnie d’assurances. Le Conseil national de l’Ordre des médecins précise bien que « le médecin ne doit pas répondre » à ce type de demandes et dans le cas d’un décès, qu’« on admet, tout au plus, qu’il dise si la mort est naturelle, due à une maladie ou à un accident ». Le code de la Santé publique stipule par ailleurs que « le fait d’obtenir ou de tenter d’obtenir la communication de ces informations en violation du présent article est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende ».

Lettre au procureur de la République

Malgré les réponses du Cnom à ses courriers, qui confirment tous qu’« il n’appartient en aucun cas au médecin traitant du salarié de remplir, signer ou contresigner le questionnaire de santé ou le certificat médical détaillé », le Dr Rochoy déplore aujourd’hui que le Conseil national « n’engage pas d’action contre des gens qui bafouent le secret médical ». Le médecin a donc décidé d’adresser un courrier (dont Le Généraliste a eu copie) directement au procureur de la République pour demande d’avis : « Il n’est pas possible que cela se poursuive impunément. Soit nous vivons dans un pays où les assurances ont tous les droits, et peuvent accéder à̀ l’intégralité des données médicales afin de choisir si oui ou non, elles acceptent d’assurer tel ou tel risque (…), soit nous vivons dans un pays où les assurés sont jugés de confiance par défaut : dans ce cas, ils n’ont pas à apporter a posteriori la preuve qu’ils n’ont pas menti ou omis des éléments lors de la signature du contrat », écrit le généraliste. Il insiste également sur le caractère chronophage de ces consultations destinées à remplir des certificats d’assurance. « Dans les deux cas, les médecins généralistes – déjà occupés à faire du soin –, n’ont pas vocation à̀ être des contrôleurs pour assureurs et mutuelles », martèle-t-il.

L’Ordre national des médecins, qui rencontre régulièrement la Fédération des assurances, n’a pour l’instant pas communiqué de mesures concrètes pour lutter contre ces abus. Contacté par Le Généraliste, le Cnom invite toutefois les praticiens qui auraient des interrogations sur la légalité des informations demandées par les assurances via leurs patients à contacter directement leur conseil départemental pour avis. La commission déontologie de la Fédération des assurances, elle aussi sollicitée, n’a à ce jour pas donné suite.

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Source: Secret médical : un généraliste dénonce les abus des assurances et presse l’Ordre d’agir | Le Généraliste