Écharpe, masque en tissu : face au coronavirus, un médecin prône n’importe quel “écran anti-postillons”

masque6:30

 

Invité d’Europe 1, le docteur Michaël Rochoy milite en faveur du port d’écrans anti-postillons, alors que la France est confrontée à la pandémie de coronavirus.
©
BARBARA GINDL / AFP
Co-créateur du site stop-postillons.fr, Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau, milite pour le port généralisé d’écrans anti-postillons dans l’espace public. Des écrans qui peuvent aller de la simple écharpe, au masque en plastique bricolé maison, explique-t-il au micro d’Europe 1. 

INTERVIEW

“C’est une conviction, mais c’est aussi le fruit de la science”, affirme Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau, dans le Pas-de-Calais, chargé d’enseignement à la faculté de médecine de Lille et co-créateur du site stop-postillons.fr. Invité d’Europe 1, samedi soir, il explique pourquoi il milite en faveur du port d’écrans anti-postillons, alors que la France est confrontée à la pandémie de coronavirus.

“On n’a pas de masque, mais on a des idées”

Mais qu’est-ce qu’un écran anti-postillons ? “On a choisi ce terme parce que celui de masque évoque les masques chirurgicaux et FFP2 réservés aux soignants”, explique Michaël Rochoy. Selon lui, si l’on ne peut porter l’un de ces masques, il y a tout de même moyen de faire écran. “Avec une écharpe ou encore des masques en tissus. On voit d’ailleurs fleurir des tutos sur internet et notamment sur Facebook”, ajoute-t-il.

Le slogan de l’initiative ? “On n’a pas de masque, mais on a des idées”. Aussi Michaël Rochoy décline-t-il les différents types de prototypes pouvant faire office d’écran anti-postillon : des écrans en plastique, ou encore des écrans issus de bricolage maison.

Ces écrans “renforcent la distanciation sociale”

“On sait que le virus circule de manière silencieuse, et qu’il est aéroporté”, déclare le docteur Michaël Rochoy, évoquant la forte transmission du Covid-19 par le biais de la salive. L’idée principale demeure donc selon lui de les bloquer grâce a des écrans pour limiter leur sortie. “S’ils demeurent moins efficaces que des masques chirurgicaux pour limiter l’entrée des postillons, ces écrans le sont tout de même un peu”, défend le médecin.

En effet, ajoute-t-il, les principaux gestes barrières ne sont pas toujours réalisables. “Dans certaines supérettes, il n’y a pas un mètre d’écart entre deux rayons ; on va également toucher des produits touchés par d’autres”, poursuit-il. “Or, si l’on a cet écran, on évite de mettre la main a la bouche juste après”.

Le co-créateur de stop-postillons l’assure, le porte d’un écran anti-postillon renforce l’efficacité des mesures de distanciation sociale. Une conviction renforcée selon lui par “une étude de la Revue médecine de catastrophe et préparation à la santé publique de 2011”, dans laquelle des scientifiques avaient anticipé une situation d’épidémie et de pénurie de masque. Leurs conclusions ? “Il vaut mieux un masque maison que rien du tout”.

Europe 1

 Source: Écharpe, masque en tissu : face au coronavirus, un médecin prône n’importe quel « écran anti-postillons »

«Stop postillons», le projet d’un médecin outrelois pour inciter au port du masque


«Stop postillons», le projet d’un médecin outrelois pour inciter au port du masque

«
Tout est mieux que rien
», souligne Michaël Rochoy, médecin à Outreau, qui milite pour le port de protection sur le visage. Photo Illustration C. LEFEBVRE

«
Tout est mieux que rien
», souligne Michaël Rochoy, médecin à Outreau, qui milite pour le port de protection sur le visage. Photo Illustration C. LEFEBVRE – VDN

C’est une question qui agite le pays depuis le début de l’épidémie de Covid-19 : le port du masque. Certains avis sont partagés. Michaël Rochoy, lui, en est persuadé : « Il faut en mettre. » Ce médecin généraliste de 33 ans, basé à Outreau, va plus loin. Avec trois professionnels de santé, il vient de créer un site web : Stop-postillons.fr.

L’idée est claire : inciter la population à porter un « écran anti-postillons », afin de « limiter les possibilités de contamination ». On parle là des masques classiques, type chirurgie, mais pas que : le site propose des tutos pour fabriquer son propre écran de protection. Cela va du masque en tissu, en papier, en plastique… « Même un essuie-tout fixé avec des élastiques, ou un t-shirt noué peuvent faire l’affaire. Tout est mieux que rien », insiste Michaël Rochoy.

Source: «Stop postillons», le projet d’un médecin outrelois pour inciter au port du masque

Coronavirus : un site pour sensibiliser les patients à l’utilité de fabriquer un masque “home made”

RSS

Accueil / Actualités / Coronavirus : un…

Coronavirus : un site pour sensibiliser les patients à l’utilité de fabriquer un masque “home made”

Capture d’écran du site

Se laver les mains régulièrement, tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, rester à la maison, éviter les contacts… Cinq mesures barrières pour limiter la propagation du virus Covid-19 sont conseillées actuellement à la population. Mais quatre jeunes médecins généralistes* proposent d’en ajouter une sixième : le port d’un écran anti-postillon (EAP). En créant un site internet dédié, stop-postillon.fr, les Drs Jonathan Favre, Michaël Rochoy, Thibault Puskarek et Antoine Hutt espèrent sensibiliser la population à l’utilité de « protéger l’environnement de vos gouttelettes potentiellement contagieuses lors des rares sorties dérogatoires autorisées ».

Protéger les autres avec des masques en tissus ou en papier

Face aux difficultés rencontrées par les professionnels de santé pour obtenir des masques de protection FFP1 ou FFP2, les auteurs du site incitent donc les citoyens à réserver ce type de masques aux professionnels de santé et agents de service public. Pour les autres, il est conseillé de se fabriquer soi-même ses EAP. Leur efficacité est « limitée dans le temps (maximum 3 heures), mais compatible avec les sorties d’une heure autorisées », précisent les généralistes. Le site comporte ainsi des fiches explicatives et pédagogiques sur l’utilisation de ce matériel mais aussi des tutoriels pour réaliser son propre masque. D’une part en tissu reprenant notamment la fiche pratique du CHRU de Grenoble ou des sites de couturières aguerries. D’autre part en papier ou en plastique sur le modèle de nombreuses vidéos et solutions de fortune circulant sur le web.

L’outil stop-postillons.fr se veut aussi participatif. Ainsi, il est proposé aux apprentis couturiers de poster sur les réseaux sociaux une photo de leur masque “home made” avec les #JePorteMonEAP et #JeProtègeLesAutres. Un bon outil à diffuser auprès de vos patients alors que l’épidémie doit atteindre son pic en France dans les prochains jours.

Source : Legeneraliste.fr
Source: Coronavirus : un site pour sensibiliser les patients à l’utilité de fabriquer un masque « home made »

Médecin, urgences, centre 15… qui et quand consulter?

Les cas peu graves et les pathologies non urgentes ne doivent pas encombrer un système de soins sous tension.

Certaines pathologies justifient de téléphoner à son médecin, qui jugera la nécessité d’une consultation (ici, le docteur Jean-Paul Hamon, médecin généraliste, reçoit un patient, jeudi à Clamart, dans les Hauts-de-Seine). Francois Bouchon/François Bouchon / Le Figaro

Avec le passage en stade 3 de l’épidémie depuis samedi soir, faut-il appeler ou ne pas appeler le 15, aller ou ne pas aller chez le médecin? Le Figaro fait le point.

● Pas ou peu de symptômes: restez chez vous

Si vous avez des symptômes légers (nez bouché, toux sans difficulté respiratoire, fièvre débutante et bien tolérée…), prenez du paracétamol (60 mg/kg/jour, maximum 3 g/jour pour un adulte, et pas d’AINS type ibuprofène ou aspirine). Restez chez vous et protégez vos proches (pièce réservée, aération, port du masque, lavage des mains et des surfaces…). Si vous avez besoin d’un arrêt de travail, demandez à votre médecin s’il peut le faire via une téléconsultation. Surveillez bien l’évolution de vos symptômes car dans les cinq à huit jours après leur début, ils peuvent s’aggraver brutalement, avec l’apparition de difficultés respiratoires. Prévoyez éventuellement une téléconsultation de suivi avec votre médecin.

● Des symptômes inquiétants:

Si, après avoir eu de la fièvre et une toux pendant plusieurs jours, vous sentez poindre une difficulté respiratoire, appelez le 15.

● Quand faut-il faire un test?

Les tests sont réservés aux cas graves, au personnel soignant, à certains patients à risque, et aux patients risquant d’être les premiers infestés d’un lieu où résident des personnes fragiles (par exemple un Ehpad). En dehors de ces cas, inutile de faire le siège de votre médecin ou de l’hôpital pour bénéficier d’un test. Le résultat ne changerait de toute façon pas votre prise en charge, qui est uniquement symptomatique (il n’existe pas de traitement contre le Covid-19).

● Pour toute autre pathologie: au cas par cas

Certaines pathologies (comme une cystite ou une otite, à ne pas laisser traîner) justifient de téléphoner à votre médecin qui jugera de la nécessité d’une consultation. De même pour des douleurs dentaires intenses ou l’apparition d’une cellulite cervico-faciale (infection de la face et du cou qui peut mettre en jeu le pronostic vital). Les troubles musculo-squelettiques chroniques ou peu intenses, les problèmes cutanés non urgents peuvent attendre. N’allez pas chez le médecin sans rendez-vous: il a dû s’organiser pour que les patients contagieux ne croisent pas les autres.

● Pour le suivi des enfants et des malades chroniques

Sauf signe d’appel particulier, le suivi des nourrissons et des jeunes enfants peut attendre. Les vaccinations peuvent être repoussées d’un mois ou deux sans dommage, surtout en période de confinement, où le risque d’être infecté est bien moindre… Les malades chroniques peuvent décaler leur consultation de suivi, et peuvent désormais obtenir leur traitement avec une ordonnance expirée.

● Quand appeler le 15?

Pour tous les cas graves habituels (douleurs thoraciques évocatrices d’infarctus, déficits neurologiques brutaux évocateurs d’AVC, accident de la voie publique, etc.), ou si vous pensez être infecté par le coronavirus et ressentez une gêne respiratoire avec sensation d’étouffement. Rhinites et fièvre ou toux bien tolérées et débutantes ne doivent pas faire l’objet d’un appel: les centres 15 sont débordés.

● Quand aller aux urgences?

Toute difficulté respiratoire majeure, altération de la conscience, confusion, douleur thoracique intense doit amener à consulter aux urgences (idéalement en appelant le 15). Les idées suicidaires importantes, maux de tête brutaux et inhabituels, membre inférieur froid et douloureux, etc., exigent un avis médical rapide. Une entorse ou un mal de ventre chronique ne justifient généralement pas des soins d’urgence mais méritent un avis de votre médecin.

 Source: Médecin, urgences, centre 15… qui et quand consulter?