Masque en tissu : faire bouillir mon masque pour le désinfecter, ça marche ? – Terrafemina

Dans la rue, les lieux publics et certains magasins, le port du masque est fortement recommandé par l’Académie de médecine. “Le seul moyen de lutte [contre le Covid-19] consiste à empêcher la transmission du virus de personne à personne”, atteste l’organisme dans un communiqué daté du 22 avril. “L’entrée en confinement a renforcé les mesures de distanciation appliquant le principe ‘rester à un mètre les uns des autres’. Mais il s’avère, à l’usage, que ces mesures sont souvent mises en défaut dans les espaces restreints”.

Les spécialistes l’assurent : la solution reste le masque, dont le principe “altruiste” vise à protéger les autres de nos projections de micro-gouttelettes potentiellement infectées, pour endiguer la propagation de l’épidémie.

Qu’il s’agisse de masques en tissu, d’écrans anti-postillons réalisés à partir d’une chaussette ou d’un bandana et de deux élastiques, il est ensuite essentiel d’entretenir scrupuleusement ces protections faciales, afin d’inactiver le virus qui pourrait s’y trouver. Au bout de quatre heures, et quotidiennement, on doit donc retirer son masque en ne touchant qu’aux attaches, le déposer dans la machine à laver, se laver directement les mains derrière et lancer un programme à 60°C, pour 30 minutes minimum.

Seulement le rituel, aussi nécessaire soit-il, peut poser problème en termes d’organisation ou de matériel (tout le monde ne possède pas de machine à laver). Sur les réseaux sociaux, certain·e·s ont avancé que l’on pouvait faire bouillir notre masque dans une casserole d’eau. Aussi pratique semble l’astuce, est-elle cependant efficace et sans danger ?

L’eau bouillante pourrait endommager le tissu

Début avril, la revue The Lancet Microbe a publié des recherches spécifiques mettant en lumière la résistance du virus responsable du Covid-19. Dedans, on apprend qu’exposé à 22°C, il était devenu inactif au bout de deux semaines, au bout de trente minutes à 56°C et au bout de seulement cinq minutes à 70°C.

C’est après ces conclusions que le corps médical s’est accordé à préconiser un lavage à 60°C, pendant trente minutes, afin de se débarrasser du coronavirus mais aussi des autres micro-organismes qui se trouveraient sur le masque. On pourrait donc logiquement conclure que plongé dans de l’eau bouillante, soit dans 100°C, le virus nécessite moins de temps pour disparaître.

Certes, sous cette chaleur, potentiellement plus de Covid-19. Mais un tissu qui risque d’être endommagé. “Ça pourrait marcher”, estime Bruno Grandbastien, président de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H) à LCI. Seul souci : les masques devraient alors “résister à des températures de 90 degrés ou plus pendant une durée assez longue”. Ce qui n’est pas le cas de tous les tissus.

Source: Masque en tissu : faire bouillir mon masque pour le désinfecter, ça marche ? – Terrafemina

Masques en tissu : sont-ils efficaces, comment les porter et les entretenir ? – Terrafemina

“Toute protection faciale est mieux qu’aucune”. Ces mots sont l’une des deux devises (avec “MON masque TE protège”) de Stop Postillons, un site lancé le 22 mars pour promouvoir le port de protection faciale, homologuée ou non, auprès de la population. Car pour les quatre médecins fondateurs, aucun doute : c’est en généralisant ce réflexe que l’on viendra à bout de l’épidémie.

Dès la première semaine de confinement, ils ont mis au point une plateforme destinée à répondre aux questions et à fournir des liens vers des tutos qui permettront au grand public de s’équiper. “Nous voulions réunir toutes ces informations, scientifiques, militantes et pratiques, pour les rendre plus facilement accessibles et inciter au port généralisé d’un EAP le plus rapidement possible”, nous explique Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste et co-créateur de Stop Postillons.

“EAP” signifie “écran anti-postillons”, un terme qu’ils préfèrent au mot “masque“. Et ce, pour trois raisons : d’abord car tous les écrans anti-postillons ne sont pas des masques, mais constituent tout de même un rempart “entre soi et l’extérieur”. Ensuite pour “passer de ‘je porte un masque pour me protéger’ à ‘je porte un écran pour protéger les autres'”, poursuit l’expert. Et intégrer la notion d’altruisme. Enfin, pour insister sur le fait que, même lorsque l’achat d’un masque est impossible (lors du lancement du site, la France connaissait une pénurie), l’important reste de sortir avec un écran protecteur.

On a échangé avec lui pour en savoir davantage sur les consignes à appliquer pour porter ces protections correctement, si les masques en tissu nous protègent suffisamment et détailler les différences entre les différents modèles existants.

Terrafemina : Les masques en tissu nous protègent-il suffisamment ?

Dr Michaël Rochoy : Tout à fait ! Contrairement à ce qu’a pu annoncer à de trop nombreuses reprises le ministre de la Santé Olivier Véran, quasi tous les masques faits maison sont efficaces dans leur fonction altruiste de protéger les autres. En tout cas, tous font mieux que ne rien porter !

Cela s’appuie sur des arguments scientifiques. Le principal est une étude de 2008 d’Anna Davies et ses collègues, qui ont fait tousser 21 volontaires chacun dans une “boîte à toux” soit sans masque, soit avec un masque en coton fait maison, soit avec un masque chirurgical. La boîte a été mise en incubation pendant 2 jours, et au décours, ils ont compté le nombre de “colonies de bactéries” (des bactéries un peu plus petites que le virus de la grippe ou que le SARS-CoV-2 responsable de la COVID-19). Sans masque, ils comptaient 200 “colonies” de bactéries sur les 21 boîtes. Avec un masque en coton fait maison, ils en comptaient 43 et avec un masque chirurgical, 30.

Cette étude – qui ne date pas d’hier – illustre bien l’énorme gain qu’on peut attendre sur la diminution de dissémination de l’épidémie par le port généralisé d’un masque en coton, y compris sans norme ou homologation. Par ailleurs, cette notion d’un masque pour protéger les autres n’est pas nouvelle et est citée à plusieurs reprises par le gouvernement depuis une dizaine d’années ! En 2011, le plan pandémie grippale (après H1N1) recommandait “le port de masques anti-projections” parmi les gestes barrières, dès la phase 1 (débutée le 23 février en France). En 2013, le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale disait qu’en cas de pandémie “le port du masque anti-projections par les travailleurs et par les usagers limite la dissémination des agents pathogènes, chacun protégeant l’autre (fonction altruiste des masques anti-projections)”.

Enfin, le gouvernement tchèque ou les centres américains de prévention et contrôle des maladies (CDC) ont recommandé les masques en tissu faits à partir de t-shirts découpés.

Source: Masques en tissu : sont-ils efficaces, comment les porter et les entretenir ? – Terrafemina

[VIDÉO] Où, quand, pourquoi, comment porter un masque ? Les conseils du Dr Rochoy | Le Généraliste

Avec le collectif « Stop postillons », le Dr Michaël Rochoy, installé à Outreau (Nord), milite depuis le début de l’épidémie de Covid-19 pour le port du masque généralisé dans la population.

 Il est notamment l’un des médecins généralistes à l’origine du site éponyme, stop-postillons.fr, qui recense des solutions à destination des patients pour créer son propre masque et des conseils sur son utilisation dans l’espace public.

Le collectif Stop-postillons est également co-signataire d’une tribune signée par une quarantaine de scientifiques, médecins et collectifs de l’hexagone en faveur du port généralisé du masque dans la population. Ils demandent notamment au gouvernement de rendre obligatoire le port du masque dans la population pour contrer l’épidémie. « Après des mois d’hésitation, le gouvernement commence à reconnaître l’importance du masque pour tous. Mais le port systématique ne peut être suffisant sans obligation. Il ne s’agit pas d’obliger pour sanctionner mais pour créer la cohérence entre le message, l’action et finalement le résultat », plaide la tribune.

En attendant un éventuel changement de cap du gouvernement sur cette obligation, le Dr Michaël Rochoy répond en vidéo aux questions que peuvent se poser vos patients ou vous-même sur le port du masque :

Source: [VIDÉO] Où, quand, pourquoi, comment porter un masque ? Les conseils du Dr Rochoy | Le Généraliste

 

Lavage, buée sur les lunettes, barbes: notre vidéo sur les bonnes pratiques avec un masque en tissu


Lavage, buée sur les lunettes, barbes: notre vidéo sur les bonnes pratiques avec un masque en tissu

Quelles sont les bonnes pratiques avec un masque en tissu
? Notre vidéo pour tout vous expliquer.

Quelles sont les bonnes pratiques avec un masque en tissu
? Notre vidéo pour tout vous expliquer.


En deux mois, le discours du gouvernement concernant les masques a évolué. Aujourd’hui, on sait qu’il est préférable de tous en porter, dans l’espace public, pour éviter de contaminer les autres. Le port du masque va même devenir obligatoire dans les transports.

Vu la pénurie, nous sommes nombreux à opter pour les masques en tissu réutilisables. Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau, près de Boulogne-sur-Mer, a créé, avec des collègues, le collectif Stop Postillons. Eux militent depuis le début pour le port du masque généralisé. Comment bien porter son masque ? Comment l’entretenir
? Comment le laver
? Comment éviter la buée sur les lunettes ? Le médecin nous explique, en vidéo, quelques astuces.

Retrouvez ici et ici, nos tutos pour fabriquer des masques.

Pour poser toutes vos questions relatives au coronavirus ou au confinement, rendez-vous sur le groupe Facebook de La Voix du Nord « Coronavirus : entraidons-nous dans le #NPDC ! ».



Source: Lavage, buée sur les lunettes, barbes: notre vidéo sur les bonnes pratiques avec un masque en tissu

Masques, déplacements, école, travail… les enjeux du déconfinement du 11 mai

Masques, déplacements, école, travail: à une semaine du 11 mai, les modalités du déconfinement, présentées lundi au Sénat par le Premier ministre Edouard Philippe, se précisent. Mais le gouvernement doit encore lever de nombreuses incertitudes.

▶︎ Santé

Deux indicateurs, la circulation active du coronavirus et les capacités de réanimation, aboutiront jeudi soir à une carte de France dont les départements en vert pourront organiser un déconfinement plus large que ceux en rouge.

Partout, les Français sont désormais encouragés à porter un masque, en plus de la distanciation sociale. Le port du masque sera obligatoire dans les transports en commun ou dans les collèges.

Mais alors que chacun cherche son masque, y en aura-t-il suffisamment pour tous dans une semaine ? Le Premier ministre Edouard Philippe a assuré que oui, mais certains en doutent, comme Michaël Rochoy, médecin généraliste fondateur du collectif “Stop postillons”.

Ces masques pour le public, chirurgicaux ou textile, sont notamment vendus dans les pharmacies et, depuis lundi, dans la grande distribution.

Pour éviter une seconde vague, il faudra suivre précisément la circulation du virus. Et ce en multipliant les tests virologiques: jusqu’à 700.000 par semaine, promet le gouvernement.

L’objectif est de pouvoir tester tous ceux qui ont des symptômes, puis de retrouver leurs contacts grâce à des “brigades” départementales pour les tester à leur tour.

Les personnes positives seront invitées à s’isoler, mais la quarantaine ne sera pas imposée, le gouvernement tablant sur leur “civisme”.

Les personnes âgées, plus fragiles, sont quant à elles invitées à continuer à limiter contacts et sorties.

▶︎ Transports et déplacements

Il sera possible de circuler sans attestation à partir du 11 mai jusqu’à 100 km du domicile. Les déplacements plus lointains ne seront possibles que pour “un motif impérieux, familial ou professionnel”.

Le port du masque et le respect des règles de distanciation seront obligatoires dans les transports publics.

“Les personnes qui voudront prendre un VTC, un taxi ou pénétrer dans une gare sans masque pourront se voir refuser l’accès” et le cas échéant se voir infliger une amende qui pourrait être de 135 euros, selon le secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari.

“Comme pour les transports terrestres, nous allons demander le port du masque obligatoire dans les avions”, a-t-il par ailleurs annoncé.

La réouverture des bureaux et commerces va s’accompagner de l’augmentation de l’offre de transports en commun.

Mais les opérateurs ont prévenu que l’espacement obligatoire d’un mètre entre passagers “limitera mécaniquement (leur) capacité à transporter un nombre de voyageurs suffisant à la reprise économique”.

Les autorités appellent donc les employeurs à maintenir le télétravail et des horaires de travail différenciés pour étaler les heures de pointe.

Pour désengorger les transports publics et éviter que tout le monde ne se rue sur la voiture, le gouvernement cherche à inciter les Français à utiliser le vélo et y consacre notamment un plan de 20 millions d’euros.

L’offre de déplacements longue distance, notamment dans les TGV, continuera en revanche d’être réduite.

▶︎ Ecoles

Sur le chantier titanesque du retour à l’école de quelque 12 millions d’élèves, les doutes se font plus que jamais sentir.

La rentrée est prévue sur la base du volontariat à partir du 11 mai “dans la majorité des écoles” maternelles et primaires, a assuré ce week-end le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, avec un maximum de 15 enfants par classe.

Un protocole sanitaire très strict doit encadrer cette réouverture: lavage de main à répétition, bureaux espacés d’au moins un mètre, port du masque obligatoire ou conseillé selon les circonstances… Un vrai casse-tête pour les communes chargées de préparer cette périlleuse rentrée.

De nombreux maires ont d’ailleurs fait savoir qu’ils ne rouvriraient pas les écoles le 11 mai.

Dimanche, l’association des maires d’Ile-de-France, y compris la maire PS de Paris Anne Hidalgo, a écrit au président Emmanuel Macron pour lui demander de repousser la réouverture des écoles à une date ultérieure, dénonçant un déconfinement “à marche forcée”.

Des syndicats ont aussi déposé des préavis de grève à compter du 11 mai.

Plusieurs écoles ont déjà toutefois annoncé leurs modalités de réouverture (par roulements, demi-classes…).

Pour les collèges, l’ouverture ne se fera pas avant le 18 mai, et uniquement dans les départements peu infectés par le coronavirus.

▶︎ Travail

Les entreprises sont incitées en premier lieu à continuer à recourir massivement au télétravail et à prévoir sinon des horaires décalés pour les salariés devant revenir au travail.

Elles devront prévoir l’instauration d’un espace minimum de 4 m2 par salarié, avec une gestion des flux et des sens de circulation pour éviter les croisements. Cette règle s’applique également aux espaces communs, dont les ascenseurs, selon le “protocole national de déconfinement” publié par le ministère du Travail.

Le port du masque ne sera obligatoire que lorsqu’il y a un risque que les mesures de distanciation ne puissent pas être respectées.

La prise de température ne pourra pas être imposée aux salariés. Même chose pour les campagnes de dépistage du coronavirus interdites au nom du secret médical.

Ces règles viennent en complément des guides déjà disponibles sur le site du ministère, qui détaillent les mesures d’hygiène et de distanciation métier par métier.

▶︎ Commerces

Les commerces restés ouverts ont déjà généralisé gestes barrière, port du masque et règles de distanciation.

Ceux qui vont rouvrir se préparent, mais ce ne sera pas simple pour tout le monde : comment respecter la distanciation sociale en coupant des cheveux ou manucurant des ongles ?

Pour tous les commerçants, il s’agira de trouver “un juste équilibre” entre sécurité sanitaire et contraintes “qui n’entravent pas l’activité” du magasin ni sa rentabilité, selon le directeur général de l’Alliance du Commerce Yohann Petiot.

“Un commerçant pourra subordonner l’accès de son magasin au port du masque”, a indiqué le Premier ministre.

Pour les bars, cafés et restaurants, les interrogations sont plus nombreuses encore: il faudra attendre fin mai pour savoir s’ils pourront rouvrir “à partir du 2 juin”, a prévenu Edouard Philippe. En attendant, ils sont de plus en plus nombreux à proposer de la vente à emporter.

Une exception: aux Antilles, les bars et restaurants rouvriront dès le 11 mai à Saint-Barth, où l’épidémie est très limitée, et peut-être à Saint-Martin.

▶︎ Rassemblements –

Après l’annulation des festivals, le report de nombreuses manifestations sportives, la vie sociale va rester très limitée, avec des rassemblements limités à dix personnes à compter du 11 mai, sur la voie publique ou dans des lieux privés.

Les grands musées, les cinémas, les salles de concert et les théâtres devront encore rester fermés après le 11 mai. Et tout évènement de plus de 5.000 participants est interdit jusqu’en septembre.

Les lieux de culte restent ouverts, et Edouard Philippe a annoncé lundi que le gouvernement est “prêt à étudier” la reprise des offices religieux le 29 mai au lieu de la date du 2 juin précédemment établie, ce qui pourrait permettre aux Chrétiens de célébrer la Pentecôte. Les cérémonies funéraires resteront limitées à 20 personnes.

Du côté du sport, la saison 2019-2020 de football et des autres sports professionnels ne reprendra pas.

 

Source: Masques, déplacements, école, travail… les enjeux du déconfinement du 11 mai

Masques: bon port du masque – 30/04

Masques: personne ne sait les porter – 30/04

Avec: Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste, co-créateur du site stop.postillons.fr. Et Roselyne Dubois, journaliste BFMTV. – Le Live BFM, du jeudi 30 avril 2020, sur BFMTV. Chaque matin, Thomas Misrachi prend le temps de s’arrêter sur certains évènements de l’actualité du jour. Un moment de pédagogie et d’explications à l’aide de reportages et d’éléments visuels pour prendre du recul sur les faits et permettre aux téléspectateurs de mieux comprendre les événements. BFMTV, 1ère chaine d’information en continu de France, vous propose toute l’info en temps réel avec 18h d’antenne live par jour et des directs partout à travers le monde où l’actualité le nécessite. BFMTV, c’est aussi les débats et les grands reportages d’actualité. Retrouvez BFMTV sur le canal 15 de la TNT et sur BFMTV.com.

Le | Durée : 4:28

Source: Masques: bon port du masque – 30/04

Le masque EAP comme mesure barrière n°6 – Nutritions et endocrinologie

Le masque EAP comme mesure barrière n°6

Depuis le début du confinement de nombreuses voix se sont élevées pour mettre en avant le port du masque comme mesure de protection de la population. Ainsi dès le 22 mars, le collectif Stop-postillons, lancé par 4 médecins généralistes, a milité pour le port généralisé des écrans anti-postillons – EAP (masques « maisons ») dans l’espace public comme 6ème mesure barrière pour lutter contre le coronavirus. Ils ont créés un site internet stop-postillons.fr mis à jour au quotidien qui rassemble un grand nombre d’informations et de patrons de masque pour les couturiers amateurs. L’objectif est d’informer pour ainsi réduire le nombre de contamination par coronavirus. Au moment du déconfinement annoncé le 11 Mai, il s’agit de prendre les précautions maximum pour minimiser la deuxième vague possible et protéger les individus surtout les personnes fragiles atteintes de pathologies chroniques qui n’ont pas osé fréquenter les salles d’attente médicales, qu’elles soient à l’hôpital ou en cabinet libéral.

Maintenant que l’Académie de médecine a pris position dans ce sens le 22 avril dernier, et que le gouvernement a indiqué qu’il rendait le masque obligatoire comme condition au déconfinement le port du masque va donc être généralisé. Nous avons interrogé le Dr Michaël Rochoy, l’un des fondateurs de ce collectif, qui a eu la gentillesse de répondre à toutes nos questions sur les écrans anti-postillons dans une vidéo.

Toutes les explications en images : l’interview du Dr Michaël Rochoy – MD, PhD – Université de Lille 

 Source: Le masque EAP comme mesure barrière n°6 – Nutritions et endocrinologie

Journal 20h00 – Édition du mardi 28 avril 2020 en streaming – Replay France 2 | France tv

 

 

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 Source: Journal 20h00 – Édition du mardi 28 avril 2020 en streaming – Replay France 2 | France tv

La question du jour. Coronavirus : porterez-vous un masque après le déconfinement ?

Les masques grand public font désormais partie de l’« arsenal des mesures » contre le Covid-19. Mais à l’approche du déconfinement, difficile de savoir si tous les Français qui le souhaitent pourront s’en procurer.

Porterez-vous un masque après le déconfinement ?
Porterez-vous un masque après le déconfinement ? | ARCHIVES CO – LAURENT COMBET

Au début de l’épidémie, en France comme dans de nombreux pays occidentaux, les gouvernements répétaient que le port généralisé du masque, denrée alors très rare, était inutile.

Au fil des semaines, le discours a changé, renforcé par le fait qu’une part significative des personnes contaminées développent peu voire aucun symptôme.

En France, les masques de protection sanitaire sont toujours destinés en priorité aux soignants, et peut-être bientôt aux malades, mais l’idée d’un produit « alternatif » en tissu pour la population générale s’est développée.

Le masque grand public peut participer à l’arsenal des mesures visant à nous protéger d’une épidémie, a déclaré dimanche le ministre de la Santé Olivier Véran.

Il pourrait même devenir obligatoire dans les transports en commun.

Pour préparer cette transition, fin mars, l’association de normalisation AFNOR a mis au point un guide d’exigences minimales, de confection et d’usage de ces masques.

On propose des éléments utilisables par chacun, dans des «démarches industrielles, artisanales ou « Do it yourself + (« Faites-le vous-même », ndlr), a expliqué son directeur général Olivier Peyrat.

Ces masques, qui ne dispensent pas de la distanciation sociale et des gestes barrières, doivent filtrer au moins 70 % des particules de 3 microns émises par le porteur, tout en permettant une « respirabilité » suffisante pour quatre heures d’utilisation maximum. Deux critères cruciaux pour obtenir une homologation.

La filière textile s’est saisie de ce document pour se reconvertir dans la fabrication massive de ces protections.

On prévoit une production d’environ 17 millions de (ces) masques par semaine en France, a assuré le ministre de la Santé.

Cela sera-t-il suffisant au moment du déconfinement ? Ça dépend du nombre de Français qui l’adopteront.

On n’aura pas de masques pour tous avant des semaines, voire des mois, déplore Michaël Rochoy, médecin généraliste fondateur du collectif « Stop postillons ».

Ces protections en tissu sont certes lavables, mais pas à l’infini pour préserver leur efficacité (entre 5 et 20 fois selon les modèles) et il en faut a priori plus d’un par personne.

Il en faut deux ou trois par jour, ça dépend de ce que vous faites, si vous êtes dans un open space, un atelier, un magasin ou dans un bureau indépendant, commente Yves Dubief, président de l’Union des industries textiles.

Lavage, séchage, repassage

Et puis il en faut suffisamment pour pouvoir appliquer les consignes de lavage (à 60 °C pendant 30 minutes), séchage et repassage à 120/130 °C.

Et malgré la mobilisation de quelque 600 entreprises du secteur, la capacité de production en France ne pourra pas aller au-delà avec le personnel disponible, explique-t-il. À moins de faire appel à des ateliers à l’étranger.

Cette production industrielle est pour l’instant destinée aux entreprises qui veulent équiper leurs salariés et aux collectivités territoriales.

La ville de Paris a promis de distribuer gratuitement d’ici mi-mai 2 millions de masques aux Parisiens, pour un coût de 3 millions d’euros.

Mais à terme, il fautqu’on puisse acheter des masques n’importe où comme des mouchoirs en papier ou des capotes », a plaidé lors d’une conférence de presse le pneumologue Bertrand Dautzenberg.

Difficile pour l’instant, répond Yves Dubief. Des groupements de pharmaciens y réfléchissent mais pour la grande distribution, c’est compliqué : on est dans un produit de gros, il n’y a pas d’étiquettes sur les masques, pas de code-barres.

En attendant, avecune bobine de fil, une aiguille, trois vieilles chemises et deux vieux t-shirts, chaque Français peut en avoir au moment du déconfinement, souligne le Pr Dautzenberg.

Son site montissumasque.com propose comme beaucoup d’autres un tutoriel de fabrication maison selon les règles de l’AFNOR, en trois couches de tissu.

L’Association de normalisation doit publier cette semaine des résultats de tests sur des matériaux que chacun peut avoir chez soi.

Homologué ou non, il faut que tout le monde porte un écran pour protéger tout le monde, martèle le Dr Rochoy, attirant l’attention sur les conseils des Centres américains de lutte contre les maladies. On peut notamment trouver sur leur site un modèle de masque sans couture ni élastique, en découpant un T-shirt.

Les utilisateurs doivent juste prendre quelques précautions dans sa manipulation, et ne pas le toucher sans arrêt, pour ne pas s’auto-contaminer.

Il suffit de leur expliquer les bonnes pratiques, note Marine Prevet, du réseau « Couturières solidaires ». Les Français sont capables d’apprendre à conduire une voiture, à allumer le gaz. Ils sont capables d’apprendre à retirer un masque en le prenant par l’élastique.

[Société] Comment stopper les postillons | Clicanoo.re

PRATIQUE. La pandémie aura au moins appris à la population à différencier un masque chirurgical d’un FFP2. Ces masques certifiés étant réquisitionnés pour les soignants en première ligne, restent alors les alternatives en tissu. Un collectif de jeunes médecins du nord de la métropole a lancé le 22 mars un site qui fait la promotion des écrans anti-postillons. Leur devise : « Mon écran te protège, ton écran me protège : nos écrans nous protègent ». Rencontre avec avec Michaël Rochoy, médecin généraliste et co-créateur du site stop-postillons.fr

En quoi consiste votre site ?

Michaël Rochoy : Notre site fait la promotion du port généralisé d’un écran anti-postillons dans l’espace public. Il a plusieurs vocations : sensibiliser le public à l’importance du port généralisé, sensibiliser les médias et éventuellement inciter le gouvernement à agir rapidement. Nous avons détaillé notre argumentaire scientifique, étayé par des avis d’experts puis maintenant par des recommandations sanitaires (CDC aux Etats-Unis, collège de médecine générale belge…), et nous avons recensé plusieurs tutoriels visant à produire ces écrans anti-postillons pour tous, après 2 ans (c’est contre-indiqué avant cet âge).

Comment avez-vous eu cette idée ?

Le terme d’écrans anti-postillons vient du Docteur Elisabeth Hutt-Kempf, allergologue à Strasbourg, la maman d’un des co-auteurs (Antoine Hutt). Antoine a fait le lien avec le Docteur Jonathan Favre, qui a fait le lien à son tour avec le Docteur Thibault Puszkarek et moi-même. Nous étions tous convaincus de l’intérêt de ces écrans. Nous n’avons pas la prétention de nous positionner comme précurseurs : des études de 2008 et 2013 parlaient déjà de l’intérêt de masques fait maison en cas de pénurie et de pandémie. Sur la toile, des tutoriels fleurissent depuis février… Notre idée était de créer un site dédié pour réunir tout ça (arguments, avis, recommandations, tuto…) et en faire la promotion autant que possible, pour sensibiliser le public.

Vous faites partie des personnes qui recommandent le port du masque.

Effectivement, nous défendons l’idée d’un port généralisé d’écran anti-postillons pour protéger l’environnement. C’est un changement de paradigme : les écrans ne sont pas là pour se protéger soi-même (seuls les masques FFP2, en pénurie, le permettent), mais pour protéger les autres… Mais si les autres en portent, c’est moi qu’ils protègent ! Je porte un masque pour te protéger, tu portes un masque pour me protéger. C’est donnant donnant, et coronavirus perdant !

En quoi peut être fait ce masque ?

Ça peut être un masque en tissu, en papier, une écharpe, une visière en plastique, un cache-col… Peu importe : il faut dans un premier temps que lorsque nous sortons dans l’espace public (dans le cadre des déplacements autorisés), nous gardions un certain confinement de nos bouches et nos nez, comme cela se fait dans des pays asiatiques. Bien sûr, certains masques en tissu avec filtre seront un peu plus performants que d’autres, mais dans un premier temps, il faut vraiment que chacun s’habitue à porter quelque chose. Le port généralisé est une arme majeure dans la lutte contre le coronavirus, une arme qu’on a tous chez soi à disposition. Cela a fait ses preuves.

Vous détaillez précisément comment porter un masque : est-ce parce que les usagers ne savent pas comment porter un masque ?

Nous avons pleinement confiance dans la compréhension de l’utilisation des masques par les usagers. Ils ne peuvent pas « mal les porter » comme on l’a entendu. Ces écrans anti-postillons sont là pour protéger l’environnement de leurs postillons (et si tout le monde en porte, tout le monde se protège collectivement). Il suffit donc d’avoir cet écran devant le nez et la bouche.

Il existe de consignes pour les porter efficacement ?

Oui, nous avons précisé les consignes de port, pour qu’ils soient utilisés avec le maximum d’efficacité. Il faut bien comprendre que porter un écran anti-postillons ne sera jamais pire que ne rien porter. Nous ne pouvons pas faire moins que le “rien” actuel. Il est peu probable que vous vous contaminiez avec un écran bien porté (il faudrait toucher une projection reçue sur l’écran, puis mettre la main à la bouche sans la laver entre temps). Quand bien même cela arriverait, sans l’écran, vous auriez été contaminé.

Propos recueillis par Véronique Tournier

 Comment utiliser mon écran anti-postillons ?

Sur le site internet, le collectif de médecin explique comment utiliser les masques en tissu ou en papier, l’utilisation des écrans anti-postillon (EAP) en général. Selon eux, leur efficacité est limitée dans le temps (maximum 3 heures), mais compatible avec les sorties courtes autorisées.

1/Avant la sortie

– Je me lave les mains au savon ou à la solution hydro-alcoolique

– Je l’installe avant de sortir de chez moi.

– Il doit couvrir ma bouche et mon nez (bien ajusté au niveau du nez et du menton, pour limiter les ouvertures).

– Pour bien ajuster, il est recommandé de ne pas avoir certains types de barbes.

2/Pendant la sortie

– Je ne le touche pas lorsqu’il est en place.

Je ne l’enlève pas quand je suis à l’extérieur : il y a un risque de transmission du virus si les mains touchent la bouche ou le nez.

3/Après la sortie

– Je me lave les mains avant de toucher l’écran.

– Je n’enlève l’EAP qu’une fois de retour à la maison, en retirant par les attaches et en limitant le contact avec la partie exposée de l’écran.

– Je me lave les mains au savon ou à la solution hydro alcoolique après le retrait (possible contamination de l’écran).

4/Et après son utilisation ?

-Je le jette à la poubelle immédiatement s’il est en papier.

-Je le désinfecte tout de suite s’il est en tissu : je peux le laver à 60° pendant 30 minutes avec un détergent en machine à laver, pour limiter le contact avec les sécrétions sur le masque (le lavage à l’alcool ou à l’eau de javel, ou le repassage au fer à vapeur seul ne sont pas des méthodes suffisantes).

-Si je ne peux pas le désinfecter tout de suite, je le garde dans une boite hermétique (par exemple une boite en plastique qui devra être désinfectée avec de l’eau de javel). Le virus ne survit pas plus de 4 jours.

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Source: [Société] Comment stopper les postillons | Clicanoo.re