“On peut lever le pass sanitaire dans les lieux où le masque est obligatoire”, selon un épidémiologiste

À partir du 8 septembre, le pass sanitaire ne sera plus demandé à l’entrée des centres commerciaux situés dans des départements où le taux d’incidence est inférieur à 200 depuis au moins une semaine.

C’est le premier allègement du pass sanitaire en France. Dès ce mercredi, il ne sera plus demandé que pour accéder à 64 centres commerciaux en France, contre 178 actuellement. Une décision basée sur le taux d’incidence. Si le nombre de cas pour 100 000 habitants est inférieur à 200 et en baisse continue sur 7 jours consécutifs, alors l’obligation de présenter un pass sanitaire à l’entrée des centres commerciaux est levée.

Conséquence : seuls 8 départements restent soumis à l’obligation de présenter un pass sanitaire à l’entrée des centres commerciaux de plus de 20 000 mètres carrés. Pour justifier cet allègement, le ministre de l’Économie a mis en avant l’amélioration de la situation sanitaire dans le pays, alors qu’on recense en moyenne plus de 13 000 nouveaux cas par jour contre plus de 21 000 à la mi-août.

“Le but du pass, sécuriser les lieux sans masque”

De quoi donner de l’espoir à d’autres secteurs des départements les moins touchés, qui pourraient légitimement demander une levée du pass sanitaire. “Le but du pass sanitaire, c’est de sécuriser les lieux où tout le monde ne peut pas porter le masque comme les bars, les restaurants ou les salles de sport. Cela rend ces lieux à fort risque de contamination plus sûrs pour les clients”, rappelle le chercheur en épidémiologie Michael Rochoy.

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Actuellement, le pass sanitaire est demandé à l’entrée des zoos, des parcs d’attraction, des théâtres, des musées, des bibliothèques, des stades, mais aussi des restaurants, des bars ou encore des salles de sport, rappelle le site gouvernement.fr qui liste l’ensemble des activités où est demandé un pass sanitaire.

“Pas choquant de le lever dans les lieux soumis au port du masque”

“Dans la situation actuelle, ce n’est pas choquant de ne plus le demander à l’entrée des centres commerciaux, qui sont des lieux où le masque peut être porté en continu. On pourrait aussi imaginer abandonner le pass sanitaire à l’entrée des musées par exemple, et de l’ensemble des lieux où le masque est porté si la situation sanitaire reste bonne”, poursuit le docteur Rochoy.

“En revanche, il faut le maintenir dans les lieux à risque comme les restaurants, bars, et même les cinémas. Si a priori les salles obscures ne semblent pas être des lieux de contamination, on y mange du popcorn, donc les spectateurs enlèvent leur masque”, détaille le chercheur en épidémiologie.

VIDÉO : Carnet de Santé – Dr Christian Recchia : “Je le crie avec force : la vaccination est une obligation” :

“Le risque de rebond épidémique lié à la rentrée est très élevé”

Un constat que partage l’épidémiologiste Antoine Flahault, qui appelle néanmoins à ne pas alléger trop vite les mesures en place. “La levée de certaines de ces privations ciblées de liberté s’entend si la situation épidémiologique s’améliore comme en ce moment. Il faut cependant être très prudents en cette période de rentrée car le ralentissement des transmissions observable actuellement n’est pas seulement attribuable au pass sanitaire mais aussi à la fermeture des écoles et des universités durant les longs congés d’été. Avec la reprise, le risque de rebond est très élevé et le pass sanitaire pourrait contribuer à l’éviter”, met en garde le directeur de l’Institut de Santé globale à Genève.

Si l’idée de supprimer le pass sanitaire à l’entrée de certains lieux ne choque pas les épidémiologistes que nous avons interrogé, la question des indicateurs utilisés pose problème. “On se base sur l’incidence dans le département, mais il faut se baser sur une échelle plus petite, au niveau intercommunal par exemple”, déplore Michael Rochoy.

Prendre en compte les disparités au sein d’un département

“Il peut y avoir d’importantes différences au sein même d’un département. Le pass ne sera par exemple plus demandé à l’entrée des centres commerciaux des Pyrénées-Orientales, puisque le taux d’incidence est de 150 sur la semaine écoulée. Mais le taux d’incidence est très différent selon les EPCI (établissements publics de coopération intercommunale, ndlr)”.

En effet, selon les données disponibles par communautés de communes sur Geodes, l’incidence dans le département peut être comprise entre 10 et 20 cas pour 100 000 habitants dans la communautés de communes d’Agly-Fenouillèdes, et bondir entre 250 et 500 dans la communauté de communes Roussillon- Conflent. Le département compte trois centres commerciaux de plus de 20 000 mètres carrés, qui lèvent donc le pass sanitaire dès mercredi.

L'incidence varie fortement dans les Pyrénées-OrientalesL'incidence varie fortement dans les Pyrénées-Orientales
L’incidence varie fortement dans les Pyrénées-Orientales

“Si on allège le pass sanitaire, il faut le faire avec ce type de maillage, afin de prendre en compte ce type de disparités territoriales”, prône Michaël Rochoy.

“La fin du remboursement des PCR, dernier incitatif à la vaccination ?”

Mais le pass sanitaire ne sert pas qu’à sécuriser les lieux où certains doivent se retrouver sans masque. Depuis son élargissement cet été et l’allocution du président de la République, la vaccination s’est envolée sous l’effet de l’extension du pass. Alléger son champ d’application pourrait donc avoir un effet négatif sur la vaccination, alors que 85% des habitants éligibles et 86% des habitants majeurs ont reçu au moins une dose de vaccin.

Une crainte pointée du doigt par Antoine Flahault : “La fin du remboursement des tests PCR de confort pourrait représenter un dernier incitatif fort pour se faire vacciner”, estime l’épidémiologiste. Ce qui donne encore un intérêt au pass sanitaire pour poursuivre la vaccination dans les prochaines semaines.

Le Danemark lève toutes ses restrictions

“Désormais les dernières poches de non vaccinés sont certes constituées d’une minorité d’antivax qui ne sera sensible à aucun argument rationnel, environ 5%, mais surtout à une plus grande proportion de personnes encore hésitantes vis-à-vis du vaccin et qu’il faut plutôt chercher à convaincre ou encore à des personnes isolées ou exclues des systèmes actuels de déploiement de la campagne vaccinale et qu’il faut aller chercher un à un et leur proposer le vaccin” détaille l’épidémiologiste.

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La fin du remboursement des tests PCR est prévue mi-octobre, de quoi inciter certains à se faire vacciner pour pouvoir accéder à certains lieux soumis au pass sanitaire sans avoir à se ruiner. Un test PCR pourrait coûter autour de 49 euros. Le Danemark, premier pays européen à avoir déployé le pass sanitaire, à décider de lever l’ensemble des mesures anti-Covid en raison de la vaccination massive de la population la plus âgée.

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England’s schools must be made safe: An open letter to the education secretary – The BMJ

.entry-header Pupils of a secondary school going home after school

The lack of robust mitigation measures in schools puts children at greater risk of covid-19 infection and its consequences

To:
The Rt Hon Gavin Williamson MP
Secretary of state for education
Department for Education
20 Great Smith Street
London
SW1P 3BT

Dear Mr Williamson,

We write as researchers, parents, and educators concerned about the impact of the pandemic on children’s education. Like you, and in agreement with the World Health Organization (WHO), we recognise the importance of schools staying open over the autumn and in the longer term. However, as the WHO also notes, schools must be made safe by adopting measures to minimise transmission of the SARS-CoV-2 virus. We are therefore writing to express our concerns about the lack of mitigations for children and educational staff, and the subsequent risk to children from covid-19 as schools reopen in England this September. We offer nine evidence based recommendations to reduce new infections in children.

Children have suffered significant harms from covid-19. In just the past two months there have been over 2300 hospitalisations of under 18s in England. There are an estimated 34 000 children living with long covid in the UK already, with 22 000 reporting significant impacts on their day to day activities, 7000 of whom have had symptoms for more than a year (Office for National Statistics). Up to one in seven of those infected are expected to have persisting symptoms at 12-15 weeks. Long covid can be associated with multisystem disease in some children, including persistent cognitive symptoms. SARS-CoV-2 is a neurotrophic and pro-inflammatory virus with neuroinvasive potential that can infect the brain, with structural brain changes having been observed in adults, including those with mild infection. Allowing mass infection of children is therefore reckless.

The evidence from Scotland and the USA, where schools reopened a few weeks ago, suggests that the lack of adequate mitigations will likely lead to infections spreading among children and significant absences due to student and staff illness, further disrupting learning.

Children are now returning to school against a background of community infection levels 26 times higher than at the same time last year, and with the much more transmissible Delta variant accounting for almost all infections. Currently, one in 50 primary school children and one in 40 secondary school children have prevalent infection (ONS) and we are experiencing 40-50 hospitalisations in under 18s every day. The Scientific Advisory Group for Emergencies (SAGE)  has warned that schools returning will likely lead to significant increases in cases in school age groups. This will coincide with increased pressure on the NHS over winter due to other respiratory viruses, and potentially alongside waning SARS-CoV-2 immunity among the most vulnerable. This puts everyone at risk, ​​and exacerbates the additional burden on people from disadvantaged areas, as well as those predisposed to more severe disease from Black and Asian communities.

Both the European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) and the US Centers for Disease Control and Prevention (CDC) have recommended vaccination of teenagers, together with a combination of measures such as masking, small bubbles, testing, and improved ventilation in schools this autumn to keep children safer and in education. England has not followed this advice. There has been no plan for robust mitigation measures in schools to reduce the risk to children from infection and the consequences thereof, including long covid, hospitalisations, staff safety, and educational disruption. In England there is no requirement for masks, bubbles, physical distancing, or contact tracing within schools.

Despite MHRA approval, the UK Joint Committee on Vaccination and Immunisation (JCVI) has not yet recommended vaccination of all 12-15 year olds, and their recommendation to vaccinate 16-17 year olds has come too late to complete vaccination of adolescents before they return to schools, despite clear evidence that benefits far outweigh risk at current levels of infection. Meanwhile, over 12 million under 18s have been vaccinated across the world.

England’s policies mean that we will soon have a large susceptible population with a high prevalence of infection mixing in crowded environments with hardly any mitigations.

The government has a duty to protect children, our wider communities, and the NHS and healthcare workers from the impact of a fourth wave following schools re-opening. We suggest a nine point plan to achieve this:

  1. Offer vaccines to all 12-15 year olds, with roll-out in schools to maximise access and uptake.
  2. Immediately reinstate face coverings for secondary school students and staff in classrooms and communal areas as long as community transmission remains high, with provision by your department of high grade masks to schools.
  3. Urgently invest in both building ventilation and supplemental ventilation in schools by provision of air filtration devices as needed, with CO2 monitoring of indoor spaces to ensure that targets are met.
  4. Reinstate bubbles, this time with appropriate maximum sizes to minimise educational disruption, while properly containing transmission.
  5. Reinstate contact tracing by schools with a strict policy on mandatory isolation and PCR testing of all contacts of cases (in bubbles or households) to prevent onward spread.
  6. Improve financial and practical support for self-isolation as this will improve uptake of rapid tests in schools.
  7. Provide remote learning options and support, including wifi, tablets, and/or laptops for clinically vulnerable children, children living in households with clinically vulnerable members, and those required to self-isolate.
  8. Remove mandatory attendance policies and prosecutions and fines for parents, so that a parent can make a choice of learning modality that is in the best interests of their child.
  9. Provide mental health support in schools for students and staff.

The above measures should be implemented alongside multi-layered public health measures to reduce community transmission, which will also reduce the potential for outbreaks in educational settings, allowing children to remain in schools safely.

Deepti Gurdasani, Queen Mary University of London, UK
Yaneer Bar-Yam, New England Complex Systems Institute, USA, Founder World Health Network
Spiros Denaxas, University College London, UK
Trisha Greenhalgh, University of Oxford, UK
Stephen Griffin, University of Leeds, UK
Zubaida Haque, Independent SAGE, UK
Zoë Hyde, University of Western Australia, Australia
Aris Katzourakis, University of Oxford, UK
Martin McKee, London School of Hygiene & Tropical Medicine, UK
Susan Michie, University College London, UK
Christina Pagel, University College London, UK
Stephen Reicher, University of St. Andrews, UK
Alice Roberts, University of Birmingham, UK
Christopher Tomlinson, University College London, UK
Kit Yates, University of Bath, UK
Hisham Ziauddeen, University of Cambridge, UK

Competing interests: Zubaida Haque, Martin McKee, Susan Michie, Christina Pagel, Stephen Reicher, and Kit Yates are members of Independent SAGE. Nothing further declared.

On behalf of the full list of co-signatories listed below.

Scientists and healthcare professionals:

Dr. Deepti Gurdasani, Queen Mary University of London, UK
Dr. Hisham Ziauddeen, University of Cambridge, UK
Prof. Susan Michie, University College London, UK
Prof. Christina Pagel, University College London, UK
Dr. Zubaida Haque, Independent SAGE, UK
Prof. Trisha Greenhalgh, University of Oxford, UK
Dr. Stephen Griffin, University of Leeds, UK
Prof. Martin McKee, London School of Hygiene & Tropical Medicine, UK
Dr Eric Feigl-Ding, Federation of American Scientists, US
Dr. Zoë Hyde, University of Western Australia, Australia
Prof. Aris Katzourakis, University of Oxford, UK
Dr Kit Yates, University of Bath, UK
Prof. Stephen Reicher, University of St. Andrews, UK
Dr Joe Pajak, FRSC, CSci, NHS Foundation Trust Governor, UK
Prof. Yaneer Bar-Yam, New England Complex Systems Institute, USA, Founder World Health Network.
Dr. Christopher Tomlinson, University College London, UK
Prof. Alice Roberts, University of Birmingham, UK
Dr Eilir Hughes GP, Fresh Air Wales
Dr. Alison George, GP, UK
Prof. KK Cheng, University of Birmingham, UK
Prof. Carlos Gershenson, Universidad Nacional Autónoma de México
Greta Fox, FNP-BC, COVID Action Group, World Health Network
Prof. Spiros Denaxas, University College London, UK
Prof. Matthias F Schneider, Technical University of Dortmund, Germany
Dr S A Aftab, Chair BMA Yorkshire Consultant Committee, NHS Foundation Trust Governor, UK
Prof. Sunil Raina, Head, Community Medicine, Dr. RP Govt. Medical College, India, World Health Network
Cécile Philippe, economist, Institut économique Molinari, World Health Network, France
Dr. Gunhild Alvik Nyborg, researcher, Covid Action Group, Norway
Joshua P Cohen, health economist, independent healthcare analyst, Boston, Massachusetts
Margo Watroba, strategist, Business Economist, New England Complex Systems Institute, World Health Network, USA
Elisa Zeno, research engineer, France
Dr. Michaël Rochoy, University of Lille, France
Prof Andrew Ewing, University of Gothenburg, Sweden
Dr. Asit Kumar Mishra, NUI Galway, Ireland
Dr. Jonathan Howard, associate professor of neurology and psychiatry at NYU and chief of Neurology service at Bellevue hospital

Organisations

One Voice Support Group for CV & CEV Families UK
Parents United UK
Contamination Concerns During Covid-19 UK
SafeEdForAll
Shields CIC
Hazards Campaign
World Health Network
Covid Action Group
Ecole et Familles Oubliées, France

Parents/Carers/Educational staff

Bernice Figa, Founder of One Voice Group UK
Stacey McCann, Co-Founder of One Voice Group UK
Tony Dadd, Founder of Parents United UK
Gemma Sewell, Co-Founder of Parents United UK
David Lawrence, Founder of Contamination Concerns UK
Sarah LH Saul, parent and a founder of SafeEdForAll
Lisa Diaz, Parent & co founder of SafeEdForAll
Leah Brady, Parent, SafeEdForAll
Claire Cozler, Parent, SafeEdForAll
Caroline Lea, Parent, SafeEdForAll
Lili Stevens, Parent, SafeEdForAll
Dr PIetra Palazzolo, Parent, SafeEdForAll
Dr Marc Redmile-Gordon, Parent, SafeEdForAll
Dr Nicola Spiller, Parent, SafeEdForAll
Sarah Beauchamp, Parent, SafeEdforAll
Daniella Modos-Cutter, Parent, SafeEdForAll
Laura Scampioni, Parent, SafeEdForAll
April Booth, Parent, SafeEdForAll
Michelle Tierney, Parent, SafeEdForAll
James Lck, Parent, SafeEdForAll
Sughra Nazir, Parent, SafeEdForAll
Jasmin Amor, Parent, SafeEdForAll
Paul Hobden, Parent, SafeEdForAll
Martin Corless, Parent, SafeEdForAll
Nicky Hutchinson, Parent, Hive, SafeEdForAll
Nina May Peters, Director Founder, ShieldUs CIC
Emmy Jane Kelly Campaigns Manager, Northern Ireland Manager, ShieldUs CIC
Janty Marsden, ShieldUs CIC
Sally Marsden, ShieldUs CIC
Gemma Tilbury, ShieldUs CIC
Caroline Reid, ShieldUs CIC
Angela Davidson, ShieldUs CIC
Ethan Redmond, Mental Health Ambassador, ShieldUs CIC
Ian Watkinson, NEU National Executive
Lisa Clark
Bex Hopkins
Amy Wolfs
Catherine Wilson
James Marrinan
Steve McCann
David Wolfs
Georgina Jobling
Chris Sewell
Adam Hamdy, Author
Sherrill Stroschein
James Neill
Susan Foster
Sue Wedlock
Ruth Poerscout-Edgerton
John Poerscout-Edgerton
Chris Fabby
Esther Hopkins
Kim Wareham
James Wareham
Ellie Burton
Tanya Berry
Damien Willey, Parent
Hilda Pamer, Parent, Grandparent, Greater Manchester Hazards Centre
Kirsty McNeil
Louise Richards.
Sam Groves
C Davey
Shelley Diment
Christina Janusz
Russell Flint
Emma Adams
Debra Kelly
Peter Kelly
KM Stubbs
Shelley Nicholson
Alida Hussey
Nichola Brown
Jeannette Griffiths
Mrs Daly
Christine Mattless
Emma Batista
Liesje Bargh
William Hutchinson
Chloe Leckie
Natalie Darby
T Tuttlebee
Janine Dye
Claire Hurley
Elaine Pembro
Bex Broadhurst
Jay Waller
Neil Waller
Sharon Case
Lian Kent
Leah Waller-Hill
Gemma Payne
Mrs R Gray
Elizabeth Hipkiss
Robert Fay
C Howard
Lisa Russ
Rebecca Mitchell
Toli Kram
Ms Alison Price
Rachel Chapman
L Tarrant
Caroline Hanson
Josephine Unwin
A Brayford
Susan Fairbrother
Dr Rebecca Bateman
Claire Murphy
Alan Dunn
Kate Gill
Eleanor Hipkiss
Chris Iremonger
Shelley Wilson
J Dyer
Rebecca McCarter
Paula Buckley
Kirstie Morton
Natalie Collings
Ian Blackmore
Michele Stansfield
Hazel Boaler
Kerry Knight
David Boaler
Leonie Graham
Victoria Stone
Pamela Palmer
S Graham
L Mason
C Symons
Rebecca Dennison
N Oliver
Amanda Whittaker
Ms A Aldridge
Karen Moody
Shaun Moody
Joanna Buckmaster
Rose Stevens
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Jennifer Chileshe
Lisa Welsh
Katherine Cromwell
Daniela La Mancusa
D Harrison
C Cook
Tara T
Vera Silva
R A Cousins (Educator)
Chiara Fontana Turner
Louise Springfield Horsfall
Joanne Richardson
Liz Heads
Roberta Rivieccio
Stephanie Salgado
L Wilson
Adrian Taylor
Carmen Lau
Ms Karen Clark
Natalie Nelmes
Katherine Knights
Ms Harrison
Anna di Giacomo
Kate Dinmore
Neil Dinmore
Tamara Devereux
Abby Brigden
Amanda Jackson
J Hayter
T Calvert
David Holt
Lisa King
Mrs V Bailey
Natalie Darby
Tabbie Hunt
L Protheroe
Emma Kelly
Amy Blewitt
Miss Melanie doick
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Steve Quinn
Amy Doig
Stephen C Quinn
Anna James
Karen Hayden
Simone Todd
Sarah Holland
Candice Glenday
Violet Smith
Laura Smowton
Soma Meran
Julie Skinner
Mrs Michelle Kenwright
Mr Mark Kenwright
Kerstin Ward
Mr & Mrs Bell
Mrs Natasha Court BA (Hons) QTS
Hazel Broadie
Mary Eley
Donna Malena
Ben Kilpatrick
Karen McCafferty
Olga Kilpatrick
John McCafferty
T Cumming
Rebbecca Rusling
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L.Munns
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D Claydon
M Pearson
R Pearson
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Peter Richardson
Jessica Bedford
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Dr Richard Coates
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Mrs B Cocksedge
Mrs Jane Rogers
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Mrs A Podesta
Darcey Podesta
Jodie Power
Belinda Sullivan
Sonia Sandhu
Raaj Purohit
Suzanne Hall
Joanna Trigg
Shaun Young
Diana Ball
Sarah Gibson
Jonathan Gibson
L Barrett
Lorna Hunter
Natalie Knightley
Mrs Lisa Peace
Mr Simon Peace
Jacqui Barker
J Richardson
Pat Turnbull

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 Source: England’s schools must be made safe: An open letter to the education secretary – The BMJ

Fenêtres sur Cours ~ N°476 ~ septembre 2021 – SNUipp-FSU

 

N°476 ~ septembre 2021

La revue mensuelle du SNUipp-FSU : toute l’actualité syndicale, éducative et pédagogique, diffusée dans chaque école.

 Source: Fenêtres sur Cours ~ N°476 ~ septembre 2021 – SNUipp-FSU

Covid-19 : sans masque dans un appartement, Emmanuel Macron agace

À plusieurs reprises lors de sa visite à Marseille, le chef de l’État s’est affiché sans masque dans des lieux clos, suscitant l’indignation de nombreux médecins.

Un an et demi après le début de la pandémie de Covid-19, la situation suscite la colère de nombreux médecins. Alors que le port du masque a fait preuve de son efficacité pour limiter la contagion dans les lieux clos, Emmanuel Macron est apparu à plusieurs reprises sans masque en intérieur, lors de son déplacement à Marseille, le 1er septembre.

La séquence se déroule dans un appartement du 15e arrondissement de Marseille, où Emmanuel Macron échange avec des habitants. Si au début de la séquence le chef de l’État porte un masque, il l’enlève pour boire de l’eau mais ne le remet pas.

“C’est désespérant après 18 mois de pandémie”

Et reste ainsi sans masque, durant plusieurs dizaines de minutes, à échanger avec des habitants non masqués, en présence de Benoit Payan et Samia Ghali, le maire de la ville phocéenne et son adjointe “divers gauche” également sans masques, le tout dans une pièce exiguë.

Une séquence qui suscite rapidement l’indignation de médecins, qui déplorent l’attitude du président de la République. “C’est désespérant de voir qu’après 18 mois de pandémie, le président n’a pas compris l’intérêt du masque. En tant que chef d’État, il a un devoir d’exemplarité qu’il ne respecte pas, d’autant plus quand il sait qu’il y a des caméras qui filment la rencontre”, déplore Michaël Rochoy, médecin généraliste et cofondateur de stop-postillons, qui appelait au port du masque généralisé en population dès le début de la pandémie. “Un Président sans masque, c’est un boulanger sans farine. On ne comprend pas bien comment il peut sortir du pétrin”, illustre-t-il.

Déjà sans masque au supermarché en avril 2020

Une séquence d’autant plus étonnante, 18 mois après le début de la pandémie, que le chef de l’État portait un masque en extérieur lorsqu’il se déplaçait dans les rues de Marseille, quelques minutes auparavant, lors d’une déambulation en compagnie d’élus.

Ce n’est pas la première fois qu’Emmanuel Macron s’affiche sans masque dans un lieu clos. En avril 2020, alors que le masque n’était pas encore obligatoire dans les supermarchés mais que certains caissiers en portaient afin de se protéger, le chef de l’État s’était rendu sans masque à leur rencontre.

“L’impression qu’il n’a rien appris”

“On a l’impression qu’il n’a rien appris en un an et demi. Il donne le mauvais exemple car même vacciné, il peut transmettre le virus. Et j’imagine qu’il n’a pas demandé l’état vaccinal des habitants qui l’ont reçu chez eux à Marseille, pour voir s’ils étaient protégés contre les formes graves”, prolonge le docteur Rochoy.

Car en enlevant le masque, même vacciné, le président peut contaminer les autres personnes présentes dans la pièce, surtout dans les lieux clos puisque la transmission par aérosol du SARS-CoV-2 est avérée.

Un manque d’exemplarité d’autant plus remarqué qu’il intervient dans les quartiers Nord de Marseille, où l’on atteint actuellement environ 1 000 cas pour 100 000 habitants, et où la vaccination patine. 70,4% des Français ont reçu au moins une dose de vaccin, mais seulement 50,3% des Marseillais et 35,2% des habitants du 15e arrondissement.

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Depuis le 9 août dernier, le pass sanitaire est obligatoire en France pour accéder aux lieux de culture, aux transports, aux établissements de santé ou encore aux bars et aux restaurants. Si le port du masque n’est théoriquement plus obligatoire dans ces lieux, il peut être imposé par les préfectures, les exploitants ou encore les organisateurs. Dans certaines villes, ce dispositif de protection est d’ailleurs toujours obligatoire en extérieur.

Alors que ces mesures, qui ont pour objectif de limiter la propagation du coronavirus, sont appliquées en France, certains pays européens voient leurs règles sanitaires s’assouplir dans le même temps. C’est notamment le cas de l’Irlande, du Danemark ou encore du Portugal.

La quasi-totalité des restrictions bientôt abandonnées au Danemark et en Irlande

Depuis le 23 août au Portugal, il est possible d’installer jusqu’à 8 personnes autour d’une table dans les restaurants et jusqu’à 15 en terrasse, sans pass sanitaire. Le port du masque en extérieur n’est désormais obligatoire qu’en cas de rassemblements et la jauge dans les transports en commun a été levée.

Le 27 août, le gouvernement danois a annoncé la levée prochaine de la plupart des restrictions mises en place dans le pays. Jusqu’alors, le “coronapass”, équivalent du pass sanitaire, était nécessaire dans de nombreux lieux publics. Dès le 10 septembre, il ne sera plus demandé.

En Irlande, la levée progressive des restrictions a été annoncée le 31 août. Le gouvernement recommande ainsi la réouverture des théâtres et des cinémas à 60 % de leur capacité dès la semaine prochaine et le retour de tous les salariés dans les bureaux à partir du 20 septembre. L’objectif est d’abandonner la quasi-totalité des restrictions le 22 octobre prochain. A compter de cette date, l’obligation de présenter un certificat de vaccination dans les bars et les restaurants sera levée, tout comme la jauge jusqu’alors imposée lors des événements.

Un taux de vaccination plus élevé qu’en France

Premier élément pouvant expliquer cet assouplissement des mesures sanitaires dans certains pays : la date de mise en place des restrictions. Au Danemark, le pass sanitaire a été instauré dès le mois d’avril : il est ainsi devenu le premier pays européen à utiliser ce dispositif.

Mais si ces pays voient leurs restrictions s’alléger, c’est surtout grâce à leur taux de vaccination élevé. Au 31 août, 72,9 % des Portugais présentaient un schéma vaccinal complet. A la même date, 72,2 % des Danois et 68,7 % des Irlandais étaient complètement vaccinés contre la Covid-19, selon la plateforme Our World in Data. Par ailleurs, près de 90 % des plus de 18 ont d’ores et déjà reçu les deux doses de vaccin en Irlande. A titre de comparaison, 65.6 % des Français présentent un schéma vaccinal complet.

“Grâce aux efforts de nos équipes de vaccination et au fait que vous vous êtes montrés à la hauteur en vous faisant vacciner lorsqu’on vous l’a proposé, nous entrons maintenant dans une toute nouvelle phase de la pandémie”, a déclaré le Premier ministre irlandais Micheal Martin.

Même constat au Danemark : “L’épidémie est sous contrôle, nous avons des taux de vaccination record. Par conséquent, le 10 septembre, nous pourrons abandonner certaines des règles spéciales que nous avons dû introduire dans la lutte contre la Covid-19”, a indiqué le ministre de la Santé danois, Magnus Heunicke, dans un communiqué.

Une bonne couverture vaccinale chez les plus âgés

Cependant, “une bonne couverture vaccinale n’a pas de sens si elle n’est pas maximale chez les plus âgés”, a expliqué Michaël Rochoy, chercheur en épidémiologie, à Yahoo.fr. Or, d’après les données de l’European Centre for Disease Prevention and Control, 100 % des plus de 80 ans sont vaccinés au Danemark et en Irlande. Au Portugal, ce chiffre s’élève à 97,8 %, tandis qu’en France il est seulement de 76,9 %.

Cette levée des restrictions prévue dans plusieurs pays d’Europe se fera cependant prudemment : le Premier ministre irlandais a alerté sur une possible hausse des contaminations dans les semaines qui suivront et a affirmé qu’il ferait preuve de vigilance. “Il est très peu probable que nous soyons un jour en mesure de nous débarrasser complètement du virus”, a-t-il également ajouté.

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Retour à la vie normale : le Danemark peut-il être un exemple à suivre ?

 

L’ESSENTIEL

  • Au Danemark, 71% de la population a complété son schéma vaccinal dont 100% des plus de 80 ans et 99,8% des 70-79 ans.
  • Tout ne sera pas encore totalement comme avant puisque les restrictions vis-à-vis des voyageurs étrangers restent en place au moins jusquà la fin octobre.
  • En France, Jean Castex et Alain Fischer se veulent optimiste et estiment qu’un retour à la vie normale n’est plus très loin.

La lumière au bout du tunnel est-elle proche ? Pour Jean Castex la France est sur “le bon chemin” d’un retour à la “vie normale”, a affirmé le Premier ministre au détour d’une visite dans un centre de vaccination mobile à Illkirch-Graffenstaden, dans le Bas-Rhin. Des propos qui suivent ceux exprimés ce matin par Alain Fischer, le président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, pour qui le retour à “une vie proche de la normale” n’est plus très loin, a-t-il indiqué à BFM TV.

Au Danemark, un retour à la vie normale prévu pour le 10 septembre

Pour les Danois, ce retour à la vie normale a désormais une date : à compter du 10 septembre prochain, le pays va retirer toutes les mesures sanitaires mises en place pour lutter contre la propagation du virus. Le pass sanitaire ne sera plus réclamé dans les restaurants ou les boîtes de nuit et il ne sera plus obligatoire de porter un masque, que ce soit dans la rue ou les transports en commun. Pour le gouvernement, cela s’explique par le fait que le coronavirus ne représente plus “une menace grave pour la société”, comme indiqué dans un communiqué datant du 27 août dernier.

Une vaccination importante, notamment chez les plus âgés

La France peut-elle espérer suivre le même chemin que le pays scandinave ? “L’une des premières conditions à remplir pour lever toutes les restrictions, c’est une bonne couverture vaccinale globale pour diminuer la circulation du virus et limiter les formes graves”, a souligné à Michaël Rochoy, chercheur en épidémiologie, à Yahoo!. Au Danemark, 71% de la population a complété son schéma vaccinal et 75% a reçu au moins une dose, ce qui en fait l’un des pays européens avec le meilleur taux de vaccination, derrière Malte et le Portugal. À titre de comparaison, en France, 65% de la population a reçu les deux doses de vaccin et 72% ont eu au moins une injection.

Mais un bonne couverture vaccinale n’a pas de sens si elle n’est pas maximale chez les plus âgés. Et la France est en retard sur le Danemark dans ce domaine”, ajoute l’épidémiologiste. Dans la population adulte danoise, le taux de vaccination dépasse les 85% alors qu’elle atteint 79% en France. L’écart se creuse surtout pour les populations les plus âgés. Au Danemark, c’est simple : 100% des plus de 80 ans sont vaccinés. En France, ce chiffre plafonne à 85%. Pour les 70-79 ans, 99,8% des personnes sont vaccinées dans le pays scandinave contre 95,9% dans l’Hexagone. “C’est les limites de la stratégie de vaccination en France, où on a beaucoup misé sur l’inscription en ligne et les grands centres de vaccination, qui a laissé de côté les plus âgés, qui ne savent pas prendre rendez-vous sur Internet ou vivent loin des centres de vaccination. 15% des plus de 80 ans ne sont pas vaccinés !”, estime Michaël Rochoy.

Des restrictions aux frontières toujours en place

L’étiquette de précurseur colle au Danemark depuis le début de la crise sanitaire. En mars 2020, déjà, il était l’un des premiers pays à avoir mis en place un semi-confinement avec fermeture des écoles et des commerces jugés non essentiels. En avril de cette année, il est également l’un des premiers à avoir instauré le pass sanitaire. Le 14 août dernier, il a définitivement levé l’obligation de port du masque dans les transports publics, seul endroit où il était encore exigé.

Tout ne sera pas encore totalement comme avant puisque les restrictions vis-à-vis des voyageurs étrangers restent en place. Celles-ci sont prévues jusqu’à la fin du mois d’octobre et le gouvernement n’a pour l’heure pas indiqué vouloir revenir sur ce point. Mis à part certaines exceptions, la France continue de garder ses frontières ouvertes, ce qui permet au virus de circuler malgré l’obligation de présenter un pass sanitaire.

En France, de la prudence mais de l’optimisme

L’important est de ne pas précipiter une levée des restrictions pour éviter à avoir à faire machine arrière. L’Islande en a récemment fait les frais. En juin dernier, pensant avoir atteint l’immunité collective, le pays a décidé de supprimer toutes les mesures mises en place contre le virus. Frappé par une vague de contaminations importante quelques semaines plus tard, le pays a dû revenir sur sa décision. Après le Danemark, c’est la Norvège qui pourrait annoncer la levée de toutes les restrictions anti-Covid, alors que toutes les tranches d’âge supérieures à 50 ans sont vaccinées à plus de 92%.

Au cours de sa visite, Jean Castex a préféré jouer la carte de la prudence sans cacher un certain optimisme. “Je considère qu’il y a encore du travail, il y a encore des populations qui ne sont pas vaccinées et donc qui sont exposées et quelque part qui sont en danger”, a-t-il rappelé. Un sentiment partagé par Alain Fischer qui a préféré ne pas s’avancer sur une date précise de retour à la vie normale. “Je ne suis pas capable d’entrer dans ce degré de précision, a-t-il tempéré. On n’est pas très loin du retour à une vie proche de la normale, mais je ne peux pas être plus précis car ça dépend de l’adhésion de la population à la vaccination, du respect des gestes barrières, etc. (…) Si on combine la vaccination, le fait de respecter raisonnablement les mesures barrières et peut-être aussi les nouvelles thérapeutiques… On est déjà en situation, on n’aura plus de confinement. Sauf nouveau variant, franchement… On a beaucoup d’éléments rassurants”, a-t-il conclu.

 Source: Retour à la vie normale : le Danemark peut-il être un exemple à suivre ?

Covid-19 : le Danemark lève toutes ses restrictions, et la France ?

À partir du 10 septembre, toutes les restrictions anti-Covid au Danemark seront levées. La maladie n’est plus considérée comme “menaçante pour la société”, selon les autorités.

Le Danemark voit le bout du tunnel. Plus d’un an et demi après le début de la pandémie de SARS-CoV-2, le pays scandinave va lever toutes les restrictions anti-Covid actuellement en place, à partir du 10 septembre prochain.

“L’épidémie est sous contrôle, nous avons des taux de vaccination record. C’est pourquoi, le 10 septembre, nous pourrons abandonner les règles spéciales que nous avons dû introduire dans la lutte contre le Covid-19”, a annoncé ce vendredi le ministre danois de la Santé, Magnus Heunicke.

Une vaccination insuffisante en France

Une sortie de crise après un an de restrictions qui a de quoi donner envie en France. Mais la situation est loin d’être similaire entre les deux pays. “L’une des premières conditions à remplir pour lever toutes les restrictions, c’est une bonne couverture vaccinale globale pour diminuer la circulation du virus et limiter les formes graves”, observe Michaël Rochoy, chercheur en épidémiologie.

La France approche des 60% de la population générale vaccinée, quand le Danemark est à 67%. Parmi la population adulte, le taux de vaccination atteint 72,5% en France et 83,5% au Danemark. “Mais un bonne couverture vaccinale n’a pas de sens si elle n’est pas maximale chez les plus âgés. Et la France est en retard sur le Danemark dans ce domaine”, poursuit le spécialiste.

Une couverture vaccinale très importante au Danemark

Au Danemark (à gauche sur le graphique ci-dessous), 100% des plus de 80 ans sont vaccinés contre seulement 84,8% en France (à droite). Une vaccination presque totale des 70-79 ans, dont 99,8% sont vaccinés, contre 95,9% en France. En France, 2,8 millions de personnes de plus de 50 ans n’ont pas encore reçu la moindre dose de vaccin, soit plus de 10% de cette tranche d’âge, considérée comme à risque de faire une forme grave.

Vaccination par tranche d'âge au Danemark et en France.Vaccination par tranche d'âge au Danemark et en France.
Vaccination par tranche d’âge au Danemark et en France (Source : European Centre for Disease Prevention and Control).

Une très importante couverture vaccinale chez les plus âgés qui permet au Danemark de considérer que la maladie n’est plus considérée comme “menaçante pour la société”. Après le Danemark, c’est la Norvège qui pourrait annoncer la levée de toutes les restrictions anti-Covid, alors que toutes les tranches d’âge supérieures à 50 ans sont vaccinées à plus de 92%.

Le Danemark, pays précurseur

“C’est les limites de la stratégie de vaccination en France, où on a beaucoup misé sur l’inscription en ligne et les grands centres de vaccination, qui a laissé de côté les plus âgés, qui ne savent pas prendre rendez-vous sur Internet ou vivent loin des centres de vaccination. 15% des plus de 80 ans ne sont pas vaccinés !”, observe Michaël Rochoy, qui a longtemps demandé que les médecins traitants aient accès à la situation vaccinal de leurs patients pour leur proposer directement un rendez-vous.

Sur les mesures anti-Covid, le Danemark est l’un des pays précurseurs en Europe. En mars 2020, il est un des premiers pays à mettre en place un semi-confinement avec fermeture des écoles et des commerces jugés non essentiels. En avril dernier, le Danemark est le premier pays à mettre en place un pass sanitaire, qui sera donc totalement abandonné prochainement. Depuis le 14 août, le masque n’est plus obligatoire dans les transports publics, seul endroit où il était encore nécessaire.

La France encore loin de la situation du Danemark

“Le Danemark a globalement bien maîtrisé le virus, limité le nombre de cas et la mortalité. Ils optent dans une idée d’autoriser une circulation plus importante maintenant que les personnes à risque sont vaccinées. Il faudra voir comment les hospitalisations évoluent chez eux pour envisager une telle mesure en France”, détaille Michaël Rochoy.

Mais quand ? Ce n’est pas pour tout de suite, à en croire le spécialiste. “La France ne sera pas à 70% de la population vaccinée avant fin septembre. Même en imaginant que les plus de 80 ans soient vaccinés d’ici là, ils n’auront pas une protection complète avant le mois d’octobre” poursuit le spécialiste, alors qu’il faut un minimum de 21 jours entre les deux doses de vaccin puis attendre 14 jours afin de bénéficier de l’efficacité complète du vaccin. Or, “la circulation du virus devrait augmenter dans les semaines qui viennent avec l’effet de la rentrée scolaire”.

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Mais le Danemark n’est pas le premier pays européen à prendre une telle décision. En juin dernier, l’Islande pensait avoir atteint l’immunité collective et levait toutes les restrictions. Avant de devoir revenir en arrière quelques semaines plus tard face à une vague de contaminations importante.

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 Source: Covid-19 : le Danemark lève toutes ses restrictions, et la France ?

Confrontés au variant Delta, les pays adeptes du «Zéro Covid» en plein doute – Le Parisien

En Australie et en Nouvelle-Zélande, des voix s’élèvent pour arrêter de vouloir réduire à néant les contaminations, face à un variant Delta très contagieux.

Un professionnel de santé réalise un test sur un automobiliste en plein confinement à Auckland (Nouvelle-Zélande), le 26 août 2021. REUTERS/Fiona Goodall
Un professionnel de santé réalise un test sur un automobiliste en plein confinement à Auckland (Nouvelle-Zélande), le 26 août 2021. REUTERS/Fiona Goodall 

                  Par Nicolas Berrod  Le 28 août 2021 à 17h03

Après l’immunité collective, une autre stratégie est-elle en train de voler en éclats à cause du variant Delta ? Plusieurs pays ayant misé depuis un an et demi sur le « Zéro Covid », c’est-à-dire l’éradication du virus, sont confrontés à une augmentation très rapide du nombre de cas positifs. Avec un tel variant du SARS-CoV-2 très contagieux et qui parvient en plus à infecter des personnes déjà vaccinées, la moindre petite faille dans le dispositif se paie cash. Et ce, malgré les restrictions très strictes imposées à la population.

Prenons l’Australie. 1000 cas positifs y sont à présent recensés chaque jour (en moyenne glissante), alors que le précédent pic, il y a un an, était inférieur à 600. Le Premier ministre Scott Morrison a prévenu dimanche 22 août que l’augmentation du nombre de cas était « inévitable » et qu’il faudra plutôt se concentrer sur les hospitalisations. En clair, les contaminations pourront augmenter tant que les services de santé pourront y faire face. « Après tout, c’est ainsi que nous gérons toutes les autres maladies infectieuses », a-t-il estimé.

« Pas conçu pour une pandémie qui s’étire en longueur »

Ce même dimanche 22 août, le ministre néo-zélandais chargé de la réponse à la pandémie, Chris Hipkins, a déclaré que le variant Delta avait soulevé « de grandes questions sur l’avenir à long terme de nos stratégies ». Ce virus est environ 50 % plus contagieux que le précédent variant Alpha, lui-même 50 % plus transmissible que la souche d’origine, et sa période d’incubation est aussi plus courte (autour de 4 jours).

Une personne infectée peut donc plus rapidement ressentir des symptômes et transmettre le virus. « Cela ne ressemble à rien de ce que nous avons traité durant cette pandémie, et cela change tout », a asséné le ministre. Le nombre de nouveaux cas positifs, compris entre 0 et 10 depuis plus d’un an, vient de dépasser 50 en huit jours.


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La stratégie Zéro Covid consiste notamment à imposer des restrictions très strictes. Plus de la moitié des Australiens ont été confinés à un moment ou à un autre depuis le mois de juin, et Melbourne a connu plus de 200 jours de confinement depuis le début de la pandémie, rapporte The Economist. Un choix de moins en moins accepté par la population : samedi 21 août, des milliers de manifestants ont défilé dans les rues de plusieurs grandes villes afin de protester contre ces restrictions. En plus de ces mesures au niveau local, l’Australie comme la Nouvelle-Zélande ont imposé de fortes restrictions pour les voyageurs qui s’y rendent.

Mais « la stratégie zéro Covid n’était pas conçue pour une pandémie qui s’étire en longueur et la fermeture des frontières qui s’y associe rencontre ses limites en termes d’efficacité, avec le variant Delta qui s’infiltre par tous les interstices des mailles nécessairement imparfaites du filet du contrôle sanitaire », décrypte l’épidémiologiste Antoine Flahault.

La vaccination trop peu avancée

Ces questionnements ne « troublent pas » la Première ministre Jacinda Ardern. Celle-ci campe – pour l’instant – sur sa ligne d’éradication, comme elle l’a redit ce jeudi, s’appuyant sur les recommandations des experts qui l’entourent. « De leur point de vue, non seulement c’est possible, mais c’est la meilleure stratégie et je suis totalement en accord », a-t-elle estimé. Elle n’a cependant pas exclu d’assouplir certaines mesures lorsque la vaccination aura nettement progressé. Au 27 août, seuls 22 % des habitants étaient complètement vaccinés en Nouvelle-Zélande.

Confrontés au variant Delta, les pays adeptes du «Zéro Covid» en plein doute

Quel seuil faut-il fixer ? En Australie, Scott Morisson a proposé de lever les restrictions lorsqu’une couverture vaccinale de 80 % aura été atteinte. On en est loin : seuls 26 % des habitants étaient complètement vaccinés au 27 août. Ce samedi, les autorités de Nouvelle-Galles-du-Sud, l’Etat australien – de très loin – le plus touché ces dernières semaines, ont néanmoins annoncé par surprise que les mariages avec jusqu’à cinq invités, interdits depuis le 27 juin, allaient de nouveau être autorisés. La couverture vaccinale est particulièrement basse au Vietnam (2 % des habitants complètement vaccinés), autre pays adepte du Zéro Covid.


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Si Etats pays affichent des taux aussi faibles, c’est sans doute en partie car ils se pensaient davantage à l’abri. Le Vietnam est aussi pénalisé par le fait que les pays les plus riches ont englouti une grande partie des stocks disponibles depuis le début de l’année. « Toute quantité de vaccins arrivant immédiatement serait la bienvenue », note dans Fortune l’analyse Huong Le Thu.

Bilan total bien moins élevé

Le 20 mars dernier, avant même la véritable arrivée du variant Delta, Olivier Véran avait estimé dans Le Parisien que « le Zéro Covid [était] une utopie que même les îles totalement coupées du monde peinent à appliquer. » Mais si les pays en question s’interrogent aujourd’hui, cette stratégie leur permet d’afficher des bilans humains incomparables avec beaucoup d’autres pays, notamment ceux européens. Depuis le début de la crise il y a un an et demi, l’Australie a recensé 50 000 cas et près de 1000 décès au total, la Nouvelle-Zélande respectivement 3400 et 26. Si l’on rapporte ces chiffres à la population, c’est 50 à 500 fois moins qu’en France. Newsletter L’essentiel du matin Un tour de l’actualité pour commencer la journée S’inscrire à la newsletterToutes les newsletters

« L’Australie, c’est le marathonien qui fait 2h10 et qui se demande comment il pourrait s’approcher un peu du record du monde. La France c’est celui qui fait 5 heures au marathon… et qui vient critiquer la course de l’Australien », tonne le médecin généraliste Michaël Rochoy, bien qu’une telle stratégie semble compliquée à appliquer en Europe. Quant à Antoine Flahault, il rappelle que « Jacinda Ardern avait annoncé la couleur en avril 2020, en expliquant et assumant déjà que l’élimination totale du virus du territoire était peut-être un objectif illusoire, mais qu’une telle stratégie contribuerait au moins à sauver des vies ». Sur ce plan, le pari est gagné.

Le Parisien : Actualités en direct et info en continu
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Un professionnel de santé réalise un test sur un automobiliste en plein confinement à Auckland (Nouvelle-Zélande), le 26 août 2021. REUTERS/Fiona Goodall
Un professionnel de santé réalise un test sur un automobiliste en plein confinement à Auckland (Nouvelle-Zélande), le 26 août 2021. REUTERS/Fiona Goodall 

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Société

Source: Confrontés au variant Delta, les pays adeptes du «Zéro Covid» en plein doute – Le Parisien

Vaccination d’Emmanuel Macron : les quatre bourdes de l’Elysée

Emmanuel Macron a-t-il été vacciné le 13 juillet dernier (au lendemain de son allocution présidentielle sur le passe sanitaire), et non le 31 mai 2021 (jour de l’ouverture de la campagne de vaccination à tous les adultes), comme vient de le révéler Mediapart ?

L’article de notre confrère évoque un « imbroglio autour de la vaccination de Macron ». L’Élysée reconnaît une « erreur » dans la transmission des données, mais ne répond pas non plus vraiment à ses questions.

« Malgré de multiples relances », écrit Mediapart, « l’Élysée a refusé de communiquer à Mediapart (…) le numéro de lot de vaccin (dont il est ensuite possible de retracer la date de livraison) ou la date de signature par l’agent vaccinateur — deux données figurant sur le même formulaire télétransmis à l’Assurance-maladie, qui ne contiennent pourtant aucune donnée sensible — (qui) pourraient permettre de trancher entre les dates ».

Emmanuel Macron avait en effet annoncé, sur Twitter et Instagram notamment, le 31 mai en fin de journée, que lui et sa femme Brigitte venaient d’être vaccinés. Or, les données enregistrées auprès de l’Assurance-maladie révèlent que le certificat officiel d’Emmanuel Macron – que Mediapart a pu consulter et authentifier – indique comme « date de vaccination » le 13 juillet.

Étrangement, le certificat de vaccination de Brigitte Macron date bien, lui, du 31 mai. « Comment expliquer un tel décalage pour le président ? Emmanuel Macron aurait-il pu mentir sur sa véritable date de vaccination ? », s’interroge tout à trac Mediapart, sans que l’on comprenne pourquoi l’article privilégie ainsi l’hypothèse d’un mensonge à celle d’une bourde ou d’un bug.

« L’Élysée explique que la date du 13 juillet est le fruit d’une erreur de saisie réalisée au moment de la génération tardive du certificat de vaccination, tout en refusant de nous communiquer des éléments prouvant que le président a bien été vacciné le 31 mai », précise cela dit Mediapart.

Notre confrère a profité d’une faille de sécurité, qu’il avait d’ailleurs révélée en janvier dernier, « et qui n’a toujours pas été corrigée (il suffit de se procurer le numéro de sécurité sociale de la personne) », pour consulter la fiche et le QR code d’Emmanuel Macron.

L’équipe d’Emmanuel Macron lui a répondu que « l’erreur provenait de la télétransmission à l’Assurance-maladie de la vaccination du président. Celle-ci n’aurait été réalisée que le 13 juillet, ce qui expliquerait que cette date figure sur le passe sanitaire de M. Macron ».

« Est-ce à dire que les données de Mme Macron auraient été transmises dès le 31 mai mais pas celles de son mari ? », s’interroge notre confrère.

« Dans la fiche d’Emmanuel Macron, la date d’ordonnance est du 31 mai 2021, quand celle d’éligibilité est du 13 juillet 2021. Sollicitée, l’Assurance-maladie indique que la date d’éligibilité, qui correspond bien à la date de transmission, est pré-remplie et ne peut être modifiée, à l’inverse de la date d’ordonnance, qui peut être corrigée a posteriori.

L’Élysée indique à ce sujet que c’est en remplissant, le 13 juillet, le document de transmission qu’il y a eu une erreur humaine et une « confusion » entre la date de saisie et la date de vaccination. La personne ayant rédigé la fiche du président n’aurait pas précisé, le 13 juillet, que la vaccination avait eu lieu le 31 mai. »

Des propos confirmés par un médecin généraliste, Michaël Rochoy (@mimiryudo sur Twitter, où il précise être co-fondateur des collectifs @SPostillons & @Cote_Science). Il avait en effet consulté la fiche de vaccination d’Emmanuel Macron le 16 juillet dernier, pour en démontrer la faisabilité, et alerté l’Élysée du problème dans la foulée, mais sans que ce dernier n’ait depuis daigné rectifier l’erreur. Chronique d’une série de ratés.

Les « super-pouvoirs » des professionnels de santé

Ce 16 juillet, il interpellait la CNIL via son compte Twitter : « @CNIL Si vous êtes disponible, j’aimerais vous contacter pour un truc assez important… ».

Le 4 août, il publiait sur son blog un billet plus explicite, et critiquant le fait que « depuis janvier 2021, la CNIL a autorisé :

  • tous les médecins, pharmaciens, infirmiers à avoir accès au statut vaccinal d’un patient dont ils disposent du numéro de sécurité sociale ;
  • tous les établissements de santé, auxiliaire médicaux, chirurgiens-dentistes, médecins, pharmaciens, sages-femmes et acteurs du médico-social à avoir accès au numéro de sécurité sociale de tout patient… »

Concrètement, il suffit en effet de « rentrer nom, prénom, date de naissance et sexe » dans le téléservice INSi (Identité Nationale de Santé, intégré sur les logiciels métiers des professionnels de santé depuis le 1er janvier) pour « obtenir le numéro de sécurité sociale » de n’importe quel assuré, y compris celui d’Emmanuel Macron, ce qu’il entendait dénoncer :

« La CNIL interdit les généralistes de connaître le statut vaccinal de leurs patients de façon simple, mais autorise tous les professionnels de santé du pays à connaître le statut vaccinal de toute personne dont la date de naissance est connue…

Soyons honnête, la liste des patients non-vaccinés du Docteur Grostéto à Tricotis-les-Aigletons, ce n’est pas de nature à intéresser la population.

Par contre, savoir quel politicien, candidat, quel animateur TV, quel acteur, quelle personnalité publique s’est fait vacciner à quelle date, avec quel vaccin… ça peut sans doute trouver un autre intérêt de leak sur Reddit et compagnie. »

Michaël Rochoy concluait son billet en expliquant avoir « proposé à la CNIL d’en discuter » et « contacté (pour la 1ère fois de ma vie évidemment…) l’accueil de l’Élysée pour les informer également que n’importe quel professionnel de santé en France pouvait récupérer le QRCode d’absolument n’importe qui. Ça n’a finalement pas eu l’air de les émouvoir, ce qui est quand même pas mal en faveur de la “posture” 😉 ».

Sur Twitter, il partageait son billet, alertant Ameli, la CNIL et Olivier Véran en mode « où on découvre les super-pouvoirs de tout professionnel de santé ».

« J’ai vu l’erreur et j’ai appelé l’Élysée »

Le 15 août, il tweetait une piqûre de rappel de son billet, s’étonnant que « tout médecin, infirmier, pharmacien (non exhaustif) peut :

– obtenir le numéro de sécu de tout le monde avec nom/prénom/date de naissance (depuis le 1/1/2021)
– obtenir le statut vaccinal avec tout numéro de sécu.
»

À l’appui de sa démonstration, deux captures d’écran révélant qu’il pouvait ainsi accéder au statut vaccinal d’Emmanuel Macron, tout en précisant que « le secret médical incite à arrêter là, mais d’autres personnes moins scrupuleuses sont peut-être en train de lister le statut de politiciens… Là le statut du PR est accessible, on peut le modifier/supprimer » :

Réagissant à l’article de Mediapart, Michaël Rochoy a depuis retweeté son tweet du 15 août en expliquant qu’il n’était pas « responsable de la fuite dans @Mediapart », mais qu’il avait bien « consulté la fiche du PR le 16/7 », que « le PR a vraisemblablement été vax le 31/5, le scoop d’@edwyplenel c’est du flan » et que « J’ai vu l’erreur et j’ai appelé le 16/7 @Elysee pour justement éviter ça. Pas d’action… »

« Si ça sort, ça craint »

Contacté, Michaël Rochoy nous précise qu’il se souvenait du tweet de Macron en date du 31 mai, qu’il l’avait vérifié, ce pourquoi il avait alors contacté l’Élysée : « Je suis MG [médecin généraliste, ndlr] et je vous appelle pour dire que j’ai récupéré le QR CODE du PR [président de la République, ndlr] et qu’il y a une erreur : “si ça sort, ça craint, c’est comme si le PR s’était fait vacciner le lendemain de son intervention” » :

« J’ai eu la secrétaire d’accueil de l’Elysée à qui j’ai dit que l’info méritait d’être transmise au PR et/ou au médecin du PR. J’ai tout détaillé 2 fois au moins…
Pourtant elle avait l’air concernée, avec des “ohla oui” et des “je vais faire remonter …”
»

Las : son interlocutrice lui avait donc « assuré que ça remontait… je pensais qu’ils s’en occuperaient… ».

Il nous précise également : « mon tweet du 15/8 ne mentionne aucun problème sur la fiche, juste qu’elle est accessible. Je ne pouvais pas révéler à quelqu’un d’autre que l’Élysée qu’il y avait un problème… Et je ne voyais pas d’autre moyen de joindre le principal concerné, je n’ai pas le 06 du Président. »

Michaël Rochoy n’avait pas enregistré son appel téléphonique à l’Élysée mais, interrogé sur d’éventuelles traces, il nous a renvoyé (dans la foulée, et donc sans qu’il ait pu prendre le temps de les photoshopper) deux captures d’écran d’un SMS à ce sujet, ainsi que de l’appel téléphonique en question.

  • Macron Covid
  • Macron Covid

Le médecin ayant vacciné le Président aurait donc non seulement oublié de cliquer sur le bouton le 31/05, de sorte de valider la vaccination d’Emmanuel Macron, mais également de corriger la date de vaccination, lors de sa validation le 13/07 :

« C’est ça, il a fait les 2 erreurs ; ça peut sembler improbable mais en fait c’est très simple, je me suis déjà moi-même fait avoir à imprimer un certificat d’éligibilité en oubliant de cliquer sur “poursuivre la vaccination”…

Pour le coup, Mediapart ne s’est pas trompé dans l’article : ils font la part belle à l’erreur humaine, sauf que leur présentation sur Twitter est volontiers alléchante pour les complotistes :/ »

Il estime dès lors qu’il y aurait « 3 options » :

« – le PR est vacciné le 31/5 et son médecin a imprimé le certif d’éligibilité en oubliant de cliquer sur poursuivre la vaccination. Il se rattrape le 13/7 parce que le PR lui demande (en préparant le 14 juillet ?)
– le PR est antivax et se décide le 13/7, après avoir fait l’éligibilité le 31/5 (pourquoi ?). Trop honnête il ne demande pas à antidater (…)
En fait je ne vois pas de 3eme option 😉
»

L’Élysée aurait donc enchaîné quatre ratés, deux émanant du médecin ayant vacciné le Président, deux autres relevant de l’administration de la présidence :

  1. le médecin de l’Élysée aurait omis de valider sa vaccination le 31 mai dernier ;
  2. en (re)validant sa vaccination le 13 juillet, il aurait omis de corriger la date ;
  3. l’Élysée n’aurait pas pris en compte la mise en garde de Michaël Rochoy, qui l’avait pourtant contacté le 16 juillet à ce sujet ;
  4. la Présidence n’a pas non plus été en mesure de répondre correctement à Mediapart, pas plus que de le renvoyer au signalement de Michaël Rochoy le 16 juillet

« J’ai voulu lancer l’alerte »

Interrogé sur ses motivations, Michaël Rochoy – qui a par ailleurs eu des mots durs à l’encontre de la politique sanitaire d’Emmanuel Macron – explique avoir voulu lancer l’alerte :

« Je n’ai rien à cacher, j’ai vraiment joué ce rôle des « hackers » qui montrent qu’il existe une faille en allant au bout. Et la révèlent à Google ou à un autre.
Bon c’est très prétentieux de dire hacker hein, j’ai fait un copier-coller d’un numéro obtenu avec la date de naissance et le patronyme du PR.
Sauf que d’habitude, Google fait un correctif et révèle le problème. Là l’Élysée laisse filer… et c’est Mediapart qui révèle ! »

Il rappelle qu’il est illégal d’obtenir ce type d’informations : « il ne faut pas le faire ou le refaire ! Là, j’ai voulu faire une preuve de concept qu’un professionnel de santé peut obtenir le pass du Président de la République, qui avait révélé publiquement sa date de vaccination — et bien sûr, je ne l’ai pas diffusée publiquement, je me suis toujours gardé de révéler l’erreur sur le pass, ce que d’autres moins scrupuleux n’ont pas hésité auprès de Mediapart… » :

« Finalement la preuve de concept vient d’arriver au bout : on peut y avoir accès, certains le savent et n’hésitent pas à révéler à des journalistes des informations dont le simple bon sens révèle qu’elles sont vendeuses mais fausses (éligible le 31 quand il le rend public en même temps que sa femme, mais vacciné au lendemain d’une allocution visant à rendre la vaccination quasi obligatoire ? Soyons sérieux…)

J’ai voulu alarmer pour éviter qu’on découvre stupéfait dans quelques semaines ce type d’article pouvant freiner la vaccination… voire qu’on voit apparaître des listings de politiques vaccinés ou non. Là, je l’ai fait en mon nom propre parce que je n’avais pas de volonté de nuire mais d’alerter… mais en centre de vaccination, c’est souvent un seul médecin signataire pour des centaines de milliers de vaccins depuis le début, avec des centaines de médecins ou infirmiers ou internes qui se partagent les mêmes ordinateurs.

Il peut être très facile pour un professionnel peu scrupuleux d’aller récupérer des informations sans être clairement identifié comme le requêteur. »

Dans le thread qu’il a consacré à sa démarche, Michaël Rochoy se qualifie lui-même de Cassandre, « personne qui prédit une issue défavorable aux événements, au risque de déplaire ou de ne pas être crue », renvoyant à un billet prémonitoire qu’il avait publié le 18 juillet.

« Pendant la pandémie de COVID-19, le gouvernement a usé et abusé de l’expression “jouer les Cassandre” pour discréditer les scientifiques… Sauf que de façon très ironique, ils l’ont utilisé pour critiquer ceux qui avaient raison et qu’ils n’ont pas écoutés », déplorait-il.

Il n’y a pas de faille

Interrogés par Mediapart en janvier dernier, les services de la Cnam avaient nié toute « faille » dans le système en estimant qu’« il appartient au médecin de procéder à une recherche ou à un enregistrement uniquement et exclusivement pour ses patients ».

« Il s’agit là des règles courantes relatives à l’exercice professionnel de médecins qui sont soumis au secret médical et dont l’encadrement de la profession est très strict. Estimer que cela relève d’une faille de sécurité consisterait donc à considérer que, par nature, les médecins ne respectent pas leurs obligations, ni la déontologie à laquelle ils sont réglementairement soumis », ajoutait la Cnam, qui rappelait que les accès sont tracés.

Une analyse corroborée par la CNIL, relève Mediapart : « Contrairement à ce qui a été rapporté dans la presse, cette fonctionnalité de recherche par le NIR, ouverte à tout professionnel de santé habilité à réaliser des opérations de vaccination, ne constitue pas un défaut de sécurité. »

« Ces possibilités de recherches par NIR ne sont pas exclusives au téléservice Vaccin-Covid », rappelait en outre la commission. Elle précisait également avoir « constaté qu’un message de rappel est affiché à l’attention des professionnels de santé pour leur rappeler que toute consultation illégitime peut entraîner des sanctions ».

En attendant, complotistes et anti-vaxx s’engouffrent dans la brèche et hurlent au mensonge. D’autres déplorent que Mediapart ait pu accéder à ces données (qui sont les mêmes que celles qui figurent dans le QR Code du passe sanitaire, et alors qu’Emmanuel Macron avait lui-même annoncé s’être fait vacciner).

Reste encore à savoir si l’article de Mediapart amènera d’autres professionnels de santé à aller consulter les statuts vaccinaux d’autres personnalités, et comment la Cnam (voire la CNIL) réagira à ce sujet.

 Source: Vaccination d’Emmanuel Macron : les quatre bourdes de l’Elysée

Rentrée scolaire : alerte rouge en provenance des Etats-Unis (où elle a déjà eu lieu) | Atlantico.fr

Une école à Houston (Texas).

Une école à Houston (Texas).Une école à Houston (Texas).

© Brandon Bell / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Sombres présages ?

Rentrée scolaire : alerte rouge en provenance des Etats-Unis (où elle a déjà eu lieu)

La rentrée se fera sous haute-tension sanitaire comme nous le montre déjà ce qui se passe aux Etats-Unis.

A quel point la situation est grave aux Etats-unis sur le front des contaminations d’enfant par le variant delta, en particulier à l’école ?

Michaël Rochoy : Ce qui inquiète actuellement c’est la dynamique en faveur d’une transmission accrue du virus par le variant. On constate une augmentation rapide du nombre de cas.  Les enfants à l’école, en tout cas les moins de 12 ans, ne sont pas vaccinés et donc plus susceptibles d’attraper le virus. Mettre des enfants, non vaccinés, dans un lieu clos, sans masque crée forcément une situation à risque. Les chiffres varient selon les Etats. Ça a flambé à certains endroits, un article parle de la Géorgie où un enfant sur 100 est testé positif au Covid.

Ce qui doit surtout nous inquiéter, c’est la réaction politique à cette dynamique. S’il y a une fermeture rapide, de la prévention, on pourra rester avec des données acceptables.

Le problème d’une transmission aux enfants, c’est qu’ils peuvent le transmettre à des adultes vaccinés ou non, et donc, en bout de chaîne à des gens à risque. Les enfants font rarement des formes sévères et tant mieux. Mais plus il y a des contaminations, plus ce qui est rare augmente mécaniquement. Il y a aussi le problème des symptômes prolongés après le Covid, le Covid long pédiatrique. Il est difficile à quantifier mais c’est une réalité (anosmie, fatigue prolongée).

Ils peuvent prendre des mesures plus ou moins fortes pour freiner. Par exemple, instaurer le port du masque ou aller jusqu’à fermer les écoles. Ils peuvent aussi s’appuyer sur un système de test. En France nous avons un protocole national, c’est moins unifié aux Etats-Unis. Certaines écoles ont un système de test systématique hebdomadaire. La France n’a pas cela mais elle a les masques obligatoires.

Est-ce que cela doit sonner l’alarme pour la rentrée en France ?

Les situations ne sont pas tout à fait comparables car les protocoles ne sont pas les mêmes. Cela montre en tout cas ce que beaucoup de gens prédisent, y compris nous au sein du collectif Du côté de la science ou encore l’institut Pasteur, à savoir que beaucoup de contaminations à l’automne pourraient être liées aux enfants et à l’école. Donc ces nouvelles venues des Etats-Unis ne sont pas surprenantes. C’est le sujet de ces derniers jours.

Si le ministre était responsable, cela devrait l’inciter à renforcer certains points du protocole qui, au niveau 2, montre une certaine permissivité pour le virus avec des lieux de contamination évidents.  Pour un ensemble de raisons, dont la santé mentale, il veut éviter le distanciel. Une rentrée entièrement en présentiel cela se tente, mais il faut accepter de prendre un certain risque au nom d’un bénéfice attendu. C’est sans doute mieux pour le moral de la plupart des enfants. Pas pour tous puisqu’il y en a qui, victimes de harcèlement scolaires par exemple, trouvent que le distanciel, ce n’est pas si mal que ça. On parle de santé mentale, mais se rendre à l’école alors que le taux d’incidence est très élevé et que des gens meurent, cela pèse aussi.  Limiter la circulation du virus c’est améliorer la santé mentale. Le distanciel, c’est la dernière variable d’ajustement si les taux d’incidence sont trop élevés. Il faut sortir de l’idée que « école ouverte » signifie forcément réussite.

Si on peut débattre sur le distanciel, il n’y a en revanche pas de bénéfice attendu de la pratique du sport en intérieur sans masque, autorisé au niveau 2, qui peut être source de contaminations. L’autre point c’est la cantine. Le protocole prévoit des choses au plus haut niveau mais cela se dégrade selon les niveaux. Cela augmente les risques sans augmenter les bénéfices. D’autant qu’il n’y a pas de seuils pour passer d’un niveau à un autre. Il faudrait que cela soit clair.

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