Covid-19 : Israël pense nécessaire de vacciner les enfants, le Royaume-Uni prépare ses hôpitaux à une hausse des cas pédiatriques graves | Atlantico.fr

© Luis ROBAYO / AFP

Réaction inflammatoire

Covid-19 : Israël pense nécessaire de vacciner les enfants, le Royaume-Uni prépare ses hôpitaux à une hausse des cas pédiatriques graves

Le Covid-19 déclencherait une réponse inflammatoire chez certains enfants. Le système hospitalier britannique est mobilisé pour accueillir ces jeunes patients. Connaît-on une hausse des cas en France ? Faut-il s’inquiéter pour les enfants ?

Atlantico.fr : Le Covid-19 pourrait provoquer chez certains enfants un syndrome inflammatoire multisystémique (MIS-C ou PIMS). Au Royaume-Uni le système hospitalier s’organise pour faire face à cette menace qui augmente. De quoi s’agit-il ? Assiste-t-on à une hausse des cas aussi en France ?

Michaël Rochoy : C’est une réaction inflammatoire qui survient quatre à six semaines après l’infection. On n’a pas encore de certitudes sur le mécanisme d’actions. Après avoir été contaminé par le Covid, le corps de l’enfant fabrique des anticorps qui vont entraîner une réaction systémique. Ce n’est pas le virus lui-même qui est la cause mais la réaction du système immunitaire qui donne une réaction inflammatoire. Il y a plusieurs symptômes : la fièvre persistante systématique, on retrouve d’autres symptômes notamment gastro-intestinaux (douleurs, diarrhées) et aussi des éruptions cutanées qui sont fréquentes, ou encore des problèmes cardiaques (myocardite, inflammation du myocarde)

On sait que c’est un syndrome qui peut être lié à des prédispositions génétiques. Une équipe de l’hôpital Necker a notamment conclu en juin que les enfants ayant des ancêtres africains étaient plus à risque.

On rapproche souvent le PIMS de la maladie de Kawasaki qui est une inflammation post-infectieuse qui donne des signes similaires mais dans des proportions différentes.

La hausse du nombre de cas de PIMS semble liée au nombre de cas de Covid. Santé publique France montre que les courbes ont bien suivi les deux vagues en France. 368 cas ont été détectés en France entre mars 2020 et 24 janvier 2021 : 44 % de filles, avec un âge médian de 7 ans. En mai dernier, un enfant est décédé à Marseille.

Au-delà du PIMS, qu’en est-il des risques de cas graves de Covid chez les jeunes ? Est-ce en augmentation ?

Il est encore difficile de répondre de manière définitive. C’est trop tôt pour dire si les variants donnent plus de formes graves. Ce qui compte c’est surtout la transmission. Etant donné que le variant se transmet davantage, il y a plus de cas et donc plus de formes graves. Il faut donc surtout éviter la transmission en amont.

Israël a ouvert la vaccination aux jeunes de moins de 16 ans. Est-ce un choix stratégique au vu des dernières données sur la forte capacité de transmission des jeunes, notamment en milieu scolaire ?

C’est un choix qui semble réfléchi puisqu’Israël arrive à la fin de de son plan de vaccination (ils n’ont pas commencé par vacciner les jeunes). Mais il serait intéressant d’avoir un recul, il ne faudrait pas que ce soit un essai clinique sauvage. Il faudrait un certain suivi pour avoir des données qui arrivent rapidement pour s’assurer qu’il n’y ait pas de syndromes systémiques qui arriveraient après par exemple. Même si je n’y crois pas, il faut garder un œil critique et ne pas vacciner n’importe comment. Je pense qu’ils ont raison de le faire mais cela aurait été mieux si on avait eu des essais cliniques validés pour ça.

Le vaccin Pfizer a une autorisation de mise sur le marché uniquement pour les plus de 16 ans. Israël prend la responsabilité de vacciner les moins de 16 ans, c’est leur décision. A priori, ça va bien fonctionner, mais jusqu’à quel âge ? Les systèmes immunitaires ne sont pas les mêmes, notamment chez les très jeunes. Où est-ce qu’on s’arrête ? 5 ans ? 2 ans ? Avec quelle dose ? Il y a pas mal de questions qui se posent. Par exemple, pour la diphtérie et la coqueluche, on n’utilise pas les mêmes doses avant 10 ans et après 10 ans. Idem pour l’hépatite B (pas la même dose avant et après 11 ans). Il y a donc des variations chez les enfants en termes de vaccins par rapport aux adultes.

Source: Covid-19 : Israël pense nécessaire de vacciner les enfants, le Royaume-Uni prépare ses hôpitaux à une hausse des cas pédiatriques graves | Atlantico.fr

Covid : l’article du Lancet qui confirme que tout le monde, enfants ou non, contamine tout le monde | Atlantico.fr

Lutte contre le coronavirus

Covid : l’article du Lancet qui confirme que tout le monde, enfants ou non, contamine tout le monde

Une étude de la revue The Lancet menée à Wuhan révèle une forte infectiosité des enfants et des adolescents. Cette étude est-elle fiable ? Quelles données peut-on en retirer ?

Atlantico.fr : Une étude de The Lancet menée à Wuhan conclut notamment à une forte infectiosité des enfants et des adolescents. Cette étude est-elle fiable ?

Dr. Michael Rochoy : C’est une belle étude qui étude la transmission au sein d’un foyer, publiée dans Lancet Infectious Diseases, une grosse revue. Je n’aurai pas la prétention de commenter la partie statistique et les modèles utilisés, mais clairement l’étude est solide sur cette partie…

C’est une étude réalisée à partir de la cohorte rétrospective de Wuhan, qui combine tous les cas confirmés par PCR (symptomatique ou non) ou suspectés cliniquement (28,6 %) entre le 2 décembre 2019 et le 18 avril 2020.

Première limite à mon sens :
– la clinique est souvent aspécifique
– les enfants sont plus souvent asymptomatiques

Ca n’a donc pas été des PCR réalisés au hasard (en effet cette étude ne vise pas à calculer des prévalences, mais bien la susceptibilité/infectivité).

Deuxième limite, puisqu’on va parler d’enfants, rappelons ici que les écoles ont été fermées fin janvier en Chine pendant environ 3 mois. Avant le 23 février (soit environ 90 % des gens), tous les contacts d’une maison n’étaient pas testés (en particulier pas de test si asymptomatique). Donc vraiment, ça n’est pas pour la prévalence chez les enfants… (même s’ils ont fait de l’imputation pour estimer le statut).

Au total, ils ont étudié 27 101 foyers avec 29 578 cas primaires… qui avaient 57 581 contacts dans le foyer (10 367 seront positifs, 29 658 testés négatifs, et 17 556 non testés). Encore une fois, 30 % des contacts sont non testés, mais le but n’est pas d’étudier la prévalence.

Sur 29 578 cas primaires :
– 413 avaient < 20 ans (A)
– 16 892 avaient 20-59 ans (B)
– 12 273 avaient > 60 ans (C)

Sur 10 367 contacts positifs (peu importe s’ils sont symptomatiques ou non) :
– 495 avaient < 20 ans (= 1,2 A)
– 5750 avaient 20-59 ans (= 0,3 B)
– 4122 avaient > 60 ans (= 0,3 C)

On rate donc beaucoup de A. Donc une dernière fois, le fait qu’il y ait peu d’infectés doit être pris avec de grosses pincettes : les écoles étaient fermées, les enfants ne prenaient pas le métro pour aller travailler ou faire les courses…

Ne faisons pas d’extrapolation simpliste à partir de cette période !

Une fois ces biais pris en compte, quelles données peut-on en retirer ?

Dans les données intéressantes, il y a les estimations des taux d’attaques secondaires observés dans les ménages avec un seul cas primaire.

1 – Parmi les 264 contacts < 1 an (quelque soit l’âge de “l’infecteur”), 16 étaient positifs (6,1 %). (c’est la susceptibilité)

2 – Les 327 cas primaires + de moins de 20 ans avaient 793 contacts dont 46 ont été positifs (5,8 %). (c’est l’infectivité)

Voilà pour moi les données les plus intéressantes.

Pour les enfants, en situation réelle avant avril :
– les moins de 20 ans infectaient 6 % de leurs contacts.
– les moins de 20 ans qui étaient contact étaient contaminés dans 5 % des cas.

Les auteurs utilisent pas mal les « odds-ratio » par rapport au groupe des plus de 60 ans.

Pour faire simple, on va dire que c’est la probabilité d’être susceptible ou infectieux.

Lorsqu’ils ajustent sur le sexe, le nombre de personnes dans le foyer, la phase de l’épidémie et le diagnostic (PCR ou clinique), les odds-ratios s’inversent : les jeunes deviennent plus contagieux.

En pratique ce n’est pas si utile de savoir quel groupe fait pire que l’autre…

D’autres résultats me semblent intéressants, bien que connus, par exemple ce tableau en annexe (thelancet.com/cms/10.1016/S1…).

La période la plus à risque est la période d’incubation, avant l’apparition des symptômes. Et donc tout le monde contamine tout le monde…

Pour mémoire, on avait à peu près la même idée dans l’étude indienne : tout le monde contamine tout le monde. 

 Source: Covid : l’article du Lancet qui confirme que tout le monde, enfants ou non, contamine tout le monde | Atlantico.fr

FFP2, chirurgicaux, tissu : comment s’y retrouver dans la forêt des masques ? – Le Courrier du VietNam

>>Les 27 débattent de restrictions frontalières face aux variants du virus
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Des masques FFP2 fabriqués à l’usine Moldex-Metric de Walddorfhaeslach, en Allemagne, le 20 janvier.
Photo : AFP/VNA/CVN

 

FFP2 : le bouclier

Ce sont les masques les plus filtrants, puisqu’ils bloquent 94% des aérosols, les particules les plus fines (autour de 0,6 micromètre). Théoriquement réservés aux soignants, ils ont pour but de protéger la personne qui les porte, lors de situations particulièrement à risques.

Pour cela, ils épousent la forme du visage et ne baillent pas, contrairement aux autres masques. FFP2 est l’appellation européenne, mais des équivalents existent ailleurs (comme les N95 sur le continent américain).

Face à l’émergence de variants plus contagieux du coronavirus, l’Autriche et la Bavière ont décidé d’imposer le FFP2 dans les commerces et les transports. Une décision qui ne fait toutefois pas l’unanimité.

Les rendre obligatoires peut poser de nombreux problèmes“, indique KK Cheng, directeur de l’Institut de recherche appliquée en santé de Birmingham et grand partisan du port du masque en population générale.

Certains spécialistes font valoir que ces masques quasi-hermétiques sont plus contraignants à porter car il faut faire davantage d’efforts pour respirer.

Autre obstacle : ils coûtent plus cher.

“Ça n’est pas supportable pour la population générale de porter des masques à 1 euro pièce que toute la famille doit changer régulièrement”, déclare le Dr Michaël Rochoy, cofondateur du collectif français Stop-Postillons, qui a insisté très tôt sur l’utilité des masques contre le COVID-19.

 

 

Graphique expliquant schématiquement le niveau de filtration offert par différents masques.
Photo : AFP/VNA/CVN

 

Le Dr Rochoy souligne aussi l’importance d’une protection homogène : “On peut carrément aller jusqu’à porter des scaphandres mais si à midi on se retrouve tous à manger à la même table, en cantine scolaire ou en restaurant d’entreprise, ça ne sert à rien.”

Masques chirurgicaux : le passe-partout

Également issus du milieu médical, ces masques en matière plastique (le polypropylène) ont fait irruption dans nos vies avec le COVID-19. Tout le monde ou presque sait désormais qu’on les porte face blanche sur le visage et bleue vers l’extérieur.

Contrairement aux FFP2, le masque chirurgical n’a pas pour objectif premier de protéger son porteur, mais d’empêcher qu’il contamine son entourage. Si tout le monde en met, il peut donc apporter une protection collective.

Le masque chirurgical bloque au moins 95% des particules de 3 micromètres. Comme le FFP2, il est conseillé de ne pas le porter plus de quatre heures.

Masques en tissu : l’alternative

Après avoir longtemps assuré que le masque était inutile pour la population générale, les autorités sanitaires mondiales ont fait volte-face fin mars 2020, s’alignant sur une pratique bien ancrée en Asie.

 

 

Des masques en tissu en vente à Stockholm, le 31 août 2020.
Photo : AFP/VNA/CVN

 

Sur fond de pénurie de masques médicaux, les masques en tissu, industriels ou faits maison, se sont alors généralisés.

En France, contrairement à d’autres pays, des normes de filtration ont été définies pour les masques en tissu industriels. Ceux dits “de catégorie 1” filtrent 90% des particules, contre 70% pour la catégorie 2.

Les nouveaux variants ont poussé le Haut conseil de la santé publique (HCSP) à recommander d’éviter les masques de catégorie 2, jugés pas assez filtrants, et les masques artisanaux, sur lesquels il n’existe aucun contrôle.

L’Allemagne, elle, vient d’imposer les masques médicaux (chirurgicaux ou FFP2) dans les commerces et les transports.

“Si tout le monde porte correctement un masque artisanal, la protection apportée reste très appréciable”, objecte le Pr Cheng, en citant une étude parue mercredi 20 janvier dans la revue scientifique Proceedings of the Royal Society A.

Réalisée par des chercheurs de Cambridge, elle conclut que des aérosols chargés de virus peuvent parcourir 2 mètres en quelques secondes et que “la distanciation physique sans ventilation n’est pas suffisante pour protéger pendant de longues durées d’exposition”.

Le risque d’infection est réduit de 60% par un masque artisanal basique”, assure le Pr Cheng.

Comment porter un masque ?

Il doit couvrir le nez et la bouche, en englobant le menton.

Il faut se laver les mains avant de le mettre, et l’appliquer en le tenant par les brides ou les élastiques.

Une fois mis sur le visage, il ne faut pas le toucher, sous peine de devoir se relaver les mains à chaque fois.

Deux masques valent-ils mieux qu’un ?

Le président américain Joe Biden a marqué les esprits en se montrant en public avec deux masques superposés.

“Porter deux masques rend très certainement le blocage des transmissions plus efficace“, juge le Pr Cheng.

Mais on devrait avant tout se focaliser sur les gens qui ne portent aucun masque du tout, ou ne le mettent pas correctement”, nuance-t-il.

Forcément jetables ?

Les masques en tissu sont réutilisables et peuvent être lavés un certain nombre de fois (en général dix).

En revanche, les masques médicaux sont à usage unique : “Jetez le masque immédiatement”, affirme l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Mais certains spécialistes estiment qu’ils peuvent eux aussi être lavés, afin de limiter les dépenses des familles et la pollution plastique.

Le groupe français de défense des consommateurs UFC – Que Choisir avait procédé à des tests en novembre, en lavant à 60 degrés, séchant puis repassant trois masques chirurgicaux filtrant 95% des particules de 3 micromètres.

Après 10 traitements, les trois modèles gardaient des capacités de filtration d’au moins 90%, autant que les meilleurs masques en tissu.

D’autres préconisent de placer le masque chirurgical usagé dans une enveloppe en papier pendant sept jours, le temps que le virus meure.

“Je recommanderais de réutiliser le masque après sept jours, et cela 5 à 10 fois pour la population générale”, avait déclaré cet automne Peter Tsai, chercheur qui a contribué à mettre au point les masques N95.

AFP/VNA/CVN

 Source: FFP2, chirurgicaux, tissu : comment s’y retrouver dans la forêt des masques ? – Le Courrier du VietNam

Covid-19: l’assouplissement du télétravail suscite des inquiétudes | Le HuffPost

EMPLOI – Pour certains salariés, ce jeudi 7 janvier sera peut-être le premier jour de retour au travail en présentiel depuis fin octobre, période à laquelle le télétravail avait de nouveau été généralisé. Une règle que la ministre du Travail, Elisabeth Borne a souhaité assouplir dès ce jeudi dans le cadre du nouveau protocole sanitaire en entreprise.

Les salariés en télétravail à 100% peuvent désormais revenir sur site un jour par semaine, sur la base du volontariat et avec l’accord de l’employeur. Une promesse faite par la ministre dès la mi-décembre mais qui intervient dans une situation épidémiologique jugée pour le moment “intermédiaire” et alors que les autorités surveillent de près les chiffres après le brassage des fêtes de fin d’année.

À en croire Elisabeth Borne, même “s’il faut privilégier le télétravail”, cet assouplissement se justifie par la détresse psychologique et l’isolement des salariés en télétravail. “Nos études montrent que plus de six salariés sur dix en télétravail à 100% depuis novembre souhaitent revenir dans l’entreprise au moins une journée par semaine”, a-t-elle par ailleurs justifié dans Le Journal du Dimanche.

Détresse des salariés et lien social

De fait, depuis le début de la crise du coronavirus et la mise en place du télétravail, de très nombreuses études pointent le risque qu’engendre sur la santé mentale des salariés le travail à distance. Cela semble même être un facteur aggravant, jugeait un baromètre réalisé par Opinionway juste avant le reconfinement pour le cabinet franco-canadien Empreinte Humaine. 58% des salariés en télétravail à temps complet sont en détresse psychologique contre 53% des salariés en situation hybride (mêlant distanciel et présentiel).

Gage que la situation ne s’est pas améliorée depuis, un nouveau baromètre publié mi-décembre estimait que la santé mentale des salariés “n’a jamais été aussi basse” depuis le début de la crise sanitaire et particulièrement depuis le deuxième confinement. Des chiffres qui s’inscrivent dans un contexte général très dégradé puisque 50% des salariés se trouvent en détresse psychologique, dont 20% en détresse élevée.

Outre le climat anxiogène porté par la crise du coronavirus, qui traîne en longueur, une telle détresse peut s’expliquer en partie par l’importance du lien social que revêt le travail. Selon une étude de l’institut OpinionWay, pour Microsoft France, 40% des actifs français considèrent le lien social comme source de bonheur au travail.

“Le travail est aussi vécu comme une nécessité pour sortir de chez soi, de ce qu’on a en tête, avoir le sentiment qu’on contribue à satisfaire le besoin d’autrui. C’est quelque chose qui est réparateur psychologiquement. Mais tout cela disparaît en télétravail et, à l’inverse, on observe une montée en abstraction extrêmement forte. Ce sentiment d’être inséré dans un milieu de travail, dans un collectif où est validé votre travail, où l’on peut partager ses doutes et ses fiertés, cela n’existe plus”, expliquait déjà en septembre au HuffPost, la sociologue du travail et directrice de recherche émérite au CNRS Danièle Linhart,

Les entreprises saluent une “soupape”

Premières concernées par cet assouplissement, les entreprises ont plutôt tendance à saluer cette “soupape”. “On sent bien qu’au bout d’un certain temps, il y a un risque d’isolement clair. Cette journée de soupape, comme l’a qualifiée la ministre, est donc une bonne nouvelle”, observe pour Le Monde, Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef. Idem pour la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). François Asselin, son président, contacté par le HuffPost, abonde: “On voit bien aujourd’hui que les gens demandent à pouvoir revenir sur site à retrouver du lien social, la visioconférence est en train de montrer ses limites et puis les gens ont besoin de faire équipe physiquement”. Pour autant, assure-t-il dans les TPE et PME, “cela ne va pas changer grand-chose. Le dialogue social est plus facile dans les petites entreprises et il y avait déjà des salariés qui revenaient sur site”.

L’annonce est plutôt bien reçue par le patron de la CFDT, Laurent Berger, ”à condition qu’on ne revienne pas dessus dans huit jours”, plaide-t-il dans Le Monde. Du côté de la CFTC et de la CFE-CGC, on met l’accent sur la nécessité d’assurer la sécurité des salariés et de faire confiance aux partenaires sociaux.

Inquiétudes sanitaires

Lorsqu’elle avait évoqué à la mi-décembre la possibilité de revenir sur site un jour par semaine dès le 7 janvier, Elisabeth Borne avait soumis son application à la situation sanitaire. Cette dernière est aujourd’hui pointée du doigt par de nombreux spécialistes alors que le ministre de la Santé, Olivier Véran a refusé d’écarter complètement un nouveau reconfinement. “Si je vous disais ‘nous ne reconfinerons pas’,  je m’inclurais de fait dans la catégorie des prédictologues, dont je ne fais pas partie”, a-t-il précisé sur RTL.

Épidémiologistes et médecins alertent face à un timing risqué et aux situations de reconfinement en Angleterre et en Allemagne. Le praticien hospitalier en épidémiologie et en santé publique, Mahmoud Zureik, n’hésite pas tacler la ministre, la jugeant “systématiquement à contre-courant”. Hélène Rossinot, médecin de santé publique lui emboîte le pas.

“On a fermé les restaurants car les repas sont des moments à risque élevé de contamination. Ce n’est pas pour envoyer les salariés au travail, où ils mangent ensemble. Il y a une incohérence totale”, déplore Michaël Rochoy, médecin généraliste et cofondateur du collectif Stop-Postillons, sur Yahoo Actualité.

“La situation est tendue partout en Europe, ce n’est pas du tout le moment. Evidemment c’est très compliqué pour certains salariés, et s’il reviennent, il faudra que ça ne soit pas tous en même temps et l’employeur soit extrêmement attentif au respect des gestes barrières. Le danger c’est aussi que certains employeurs fassent pression sur leurs salariés pour qu’ils reviennent sur site”, explique Antoine Flahaut, médecin épidémiologistes et professeur à l’université de Genève, contacté par Le HuffPost. 

Dans la deuxième moitié de décembre, de nombreux avis scientifiques ont préconisé de continuer à privilégier le travail, que ce soit le Conseil scientifique, dans un avis du 12 décembre, ou l’épidémiologiste, Dominique Costagliola, le 27 décembre sur Europe 1, qui évoquait la “nécessité de maintenir” le télétravail à 100 % jusqu’à fin janvier au moins. Une étude menée par l’épidémiologiste et membre du Conseil scientifique, Arnaud Fontanet, a montré que le recours au télétravail permettait une diminution des contaminations de 30%. “Pour l’instant, le niveau de circulation du virus est trop élevé pour qu’on se lance sur des allègements”, estimait-il d’ailleurs sur Franceinfo ce lundi.

Un message entendu par Elisabeth Borne? La ministre du Travail a précisé que contrairement à ce qui était prévu le 20 janvier, les partenaires sociaux ne prendront pas la main pour définir dans le dialogue social un nombre minimal de jours de travail sur site.

À voir également sur Le HuffPost: En plein coronavirus, on a tous envie de s’enfermer dans les bulles de cette artiste

Source: Covid-19: l’assouplissement du télétravail suscite des inquiétudes | Le HuffPost

COVID-19 vaccination: France aims to make up for lost time | Europe| News and current affairs from around the continent | DW | 08.01.2021

On a recent afternoon, two dozen journalists gathered in front of a large, beige-colored hall in the suburb of Poissy, northwest of Paris, in the department of Yvelines. With French and international cameras capturing the scene, a group of politicians and doctors cut a ribbon in blue, white and red, the colors of the French flag.

“We are the central government’s partners — not its adversaries,” said Karl Olive, mayor of Poissy, into a microphone. Then, the group walked into the building, with the trail of journalists following close behind.

The hall is the country’s first out of many COVID-19 vaccination centers run by a municipality. These are supposed to help France accelerate its vaccination campaign. But getting enough people immunized might not be that easy.

Group of people cutting a tricolored band to open the vaccination center in Poissy

A number of politicians and doctors attended the opening ceremony in Poissy

‘This unprecedented moment in history’

“I want to go to a restaurant again, go partying and give my kids a cuddle without having to worry,” Christian Lehmann, a Poissy-based GP, told journalists while being the first person to get a jab in the new center. Later on, he put on a blue medical blouse and started vaccinating others.

Mayor Olive was watching the scene, with a smile on his face. “Tell us if it’s stinging,” he shouted from behind the cameras. The 51-year-old says he’s glad that local governments are now playing a bigger part in getting people immunized. “It’s important to be part of this unprecedented moment in history. I, as mayor of Poissy with its 40,000 inhabitants, want to show that we can really help in the fight against this global pandemic,” he told DW. Olive added that there would soon be 10 such vaccination centers in Yvelines and 300 across the country.

Poissy Mayor Karl Olive

Poissy Mayor Karl Olive is pleased that local governments are playing a big role

“This will allow us to inoculate up to 500 people per day here and very quickly the entire French population across the country,” he said.

‘The laughing stock of the world’

Speeding up France’s vaccination campaign seems crucial. The country has so far only inoculated tens of thousands of people — compared to hundreds of thousand in some other European countries.

Man being vaccinated by Christian Lehmann

After receiving his jab, Christian Lehmann is now doing the favor for others

Michael Rochoy, a GP in the northern town of Outreau, thinks that’s down to logistical and administrative reasons. He has signed an op-ed, together with about 30 other physicians, calling on the government to declare the vaccination campaign a “Grand National Cause.” “We have become the laughing stock of the world,” he told DW. “How is it possible that things are going that slowly in a country that has such a formidable nationwide health system?”

He thinks the government has chosen the wrong people to run the campaign. “The physician Alain Fischer has been appointed the government’s chief vaccination strategist. But he says of himself that he has no clue of logistics — and yet, this is mainly a logistical job,” Rochoy fumed.

“What’s more, we have to get extra consent from each patient and are supposed to enter information into a new online platform that only started working days after the kick-off of the vaccination campaign — all this has been slowing things down even further,” he added.

People sitting in the vaccination center in Poissy

Suthorities are hopeful that France’s vaccination drive will gain momentum with centers like that in Poissy

‘There is no problem’

But the government denies France is lagging behind. “There is no problem,” Jacques Marilossian, lawmaker for government party LREM in the department of Hauts-de-Seine near Paris, told DW. Then, he compared the situation to a football game: “You wouldn’t judge its result after five or six seconds although the game goes on for 90 minutes, would you?”

Marilossian explained that France had been struggling to get hold of ultra-cold freezers. These are required to store the vaccine by Pfizer and BioNTech, the only one so far available, which needs to be kept at minus 79 degrees Celsius (minus 100.2 degrees Fahrenheit).

But the lawmaker promised the vaccination campaign would soon accelerate.

“We are bringing forward the vaccination of certain groups, such as medical personnel. And we’ll soon receive vaccines that won’t need to be stored at these extremely low temperatures. We prefer to take our time initially and proceed with caution to eventually reach the same result as othercountries,” he said. France’s highest health authority Friday authorized a second COVID-19 vaccine by Moderna that can be stored at minus 20 degrees.

Logistics not the only obstacle

But even if the country catches up with other European countries, there is another problem. France is the world’s most vaccine-skeptical country, according to a 2018 poll by Gallup’s Wellcome Trust in 144 countries. Only four out of 10 people are planning to get a COVID-19 jab.

One reason for that is that only about 40% of the French trust their government to handle this crisis, according to recent polls. Mayor Olive wants to do his bit to boost that figure. He and 300 other mayors have written an open letter pledging that mayors should get publicly vaccinated. “I think such symbolic actions are important — they can help convince people that getting immunized is a good idea,” he pleaded.

However, the very slow start to the vaccination campaign is unlikely to help restore people’s confidence.

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 Source: COVID-19 vaccination: France aims to make up for lost time | Europe| News and current affairs from around the continent | DW | 08.01.2021

Masque en tissu Covid-19 : utilisation, efficacité, comment le fabriquer

Masque en tissu Covid-19 : utilisation, efficacité, comment le fabriquer

Publié le 17 novembre 2020

en collaboration avec
Pr. Pascal Odou (responsable du département pharmaceutique du CHU de Lille)

Masque en tissu Covid-19 : utilisation, efficacité, comment le fabriquer

Plus écologique que le masque chirurgical car réutilisable, le masque en tissu est-il tout aussi efficace pour se protéger du Covid-19 ? Comment le fabriquer ? Comment l’entretenir ? Toutes les réponses.

Pourquoi porter un masque ?

Si les masques FFP2 permettent à ceux qui les portent de ne pas entrer en contact avec des postillons ou des gouttelettes potentiellement contaminées par un virus, ce n’est pas le cas des masques chirurgicaux ou fabriqués artisanalement. Ces derniers ne sont pas destinés à protéger les utilisateurs du virus.  Ces dispositifs empêchent la projection des gouttelettes ou des postillons du porteur du masque, mais ne permettent pas à celui-ci de se protéger des particules présentes dans l’air. En d’autres termes, ils contribuent à limiter la propagation du virus. Il est donc intéressant de porter un masque dans les lieux publics clos voire à l’intérieur de son domicile.

Pour le professeur Pascal Odou, responsable du département pharmaceutique du CHU de Lille et co-concepteur d’un masque maison à destination du grand public interrogé par Doctissimo, “on peut porter un masque en tissu lorsque l’on est autorisé à sortir, mais selon plusieurs conditions. Je pense que la problématique, c’est la mauvaise utilisation des masques. Les gens s’en servent sans savoir comment on le met et comment on le retire. Il faut respecter une procédure pour éviter la contamination.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a émis des recommandations pour bien utiliser son masque en tissu. Pour le mettre et le porter, elle préconise ainsi :

  • Avant de toucher le masque, lavez-vous les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.
  • Vérifiez que le masque n’est pas déchiré ou troué, n’utilisez pas un masque endommagé.
  • Ajustez le masque de sorte qu’il couvre la bouche, le nez et le menton, sans laisser d’espace sur les côtés. Placez les lanières derrière la tête ou les oreilles.
  • Évitez de toucher le masque une fois qu’il est en place. Si vous le touchez accidentellement, lavez-vous les mains.
  • Changez de masque s’il est sale ou humide.

porter-masque

Pour l’enlever et le ranger : 

  • Avant d’enlever un masque, lavez-vous les mains.
  • Enlevez les lanières de derrière la tête ou les oreilles sans toucher l’avant du masque.
  • Si votre masque en tissu n’est ni sale ni humide et que vous envisagez de le réutiliser, placez-le dans un sac en plastique propre et refermable. Si vous devez le réutiliser, tenez le masque au niveau des élastiques lorsque vous le sortez du sac. Lavez votre masque une fois par jour.
  • Lavez-vous les mains après avoir enlevé le masque.


 

 

Selon les types de masque en tissu, il est possible de les réutiliser entre 5 et 50 fois, à condition de respecter les règles suivantes :

  • Lavez le masque avec du savon ou de la lessive de préférence à l’eau chaude (à une température d’au moins 60° C), au moins une fois par jour.
  • Si vous n’avez pas d’eau chaude,
    • lavez le masque avec du savon/de la lessive et de l’eau à température ambiante, puis faites bouillir le masque pendant une minute OU
    • trempez le masque dans une solution chlorée à 0,1 % pendant une minute puis rincez-le abondamment avec de l’eau à température ambiante (il ne doit pas rester de résidus toxiques de chlore sur le masque).

Pour le sécher, le gouvernement préconise d’utiliser un sèche-linge ou un sèche-cheveux, ou encore de le laisser sécher à l’air libre sur une surface désinfectée.

Autres conseils :

  • Utilisez votre propre masque et ne le prêtez jamais à personne.
  • Résistez à la tentation de baisser votre masque ou de l’enlever lorsque vous parlez à d’autres personnes.
  • Ne placez pas votre masque autour de votre bras ou de votre poignet et ne le tirez pas vers le bas pour le placer autour de votre menton ou de votre cou. Rangez-le plutôt dans un sac en plastique propre.

Combien de temps peut-on porter un masque en tissu ?

Comme le masque chirurgical, le masque en tissu ne peut pas être porté plus de 4 heures. Après quoi, son efficacité est altérée à cause de l’humidité entraînée par la respiration.

Si l’on peut se procurer un masque en tissu homologué sur internet ou en magasin, il est également possible de le fabriquer soi-même. L’OMS explique tout d’abord que le masque en tissu doit “s’attacher avec des élastiques ou des lanières” et comporter plusieurs couches”, trois dans l’idéal :

  • une couche intérieure en matériau absorbant, comme le coton ;
  • une couche intermédiaire en matériau non tissé non absorbant, comme le polypropylène ;
  • une couche extérieure en matériau non absorbant, comme le polyester ou un mélange de polyester.

Sur son site, l’AFNOR (association française de normalisation) propose différents tutoriels et met à disposition plusieurs patrons pour enfants et adultes. Vous pouvez ainsi facilement construire la protection de votre choix (en bec de canard ou avec des plis), et être certain qu’il remplit aux mieux les conditions d’efficacité contre la propagation des virus. L’organisme a même listé les matériaux fréquemment utilisés en précisant s’ils sont conformes ou non.

Tuto pour créer un masque maison

Le docteur Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau dans le Pas-de-Calais, a co-créé le site stop-postillons.fr qui regroupe près d’une trentaines de tutoriels pour réaliser des masques de protection : avec ou sans coutures, en tissu, en papier ou encore en plastique. Voici un tutoriel pour un masque en tissu, approuvé par le SPF Santé publique, le service public fédéral belge chargé de la santé. Vous pouvez retrouver les instructions avec images ici. Les patrons sont également disponibles en PDF.

Vous aurez besoin :

  1. Pour l’extérieur (de la plus grande taille) : un morceau de tissu d’au moins 20 cm sur 20,5 cm. Ce tissu doit bien respirer et ne doit pas absorber l’humidité. Utilisez de préférence un tissu synthétique (polyester), mais du coton peut également être utilisé.
  2. Pour l’intérieur (de la plus grande taille) : un morceau de tissu mesurant 20 cm sur 20,5 cm. Idéalement utilisez du polypropylène mais du coton peut également être utilisé.
  • Assurez-vous que les deux morceaux de tissu ont une couleur bien différente afin que vous soyez toujours sûr de porter le même côté vers l’extérieur et l’intérieur.
  • Evitez les tissus qui s’étirent fortement car le masque ne conservera pas sa forme. Des tissus qui s’étirent fortement sont également plus difficiles à travailler avec une machine à coudre.
  • Si nécessaire, pré-lavez le tissu afin que votre masque ne rétrécisse pas trop lors de sa première stérilisation (à chaud).
  • 4 rubans de 50 cm de long. N’utilisez pas d’élastiques à moins qu’ils ne résistent au lavage à 90°C.
  • Matériel de filtre remplaçable ayant +/- la taille de votre masque buccal tel qu’un sac d’aspirateur ou un filtre à charbon.

Comment faire ?

Avant de commencer, stérilisez votre matériel (ciseau, machine à coudre, tissus, filtre etc.) et vos mains avec du gel hydroalcoolique ou de l’eau et du savon.

  1. COUPEZ LE MATÉRIEL : La marge de couture est incluse dans le modèle. Vous n’avez plus à l’ajouter vous-même. Coupez quatre rubans de 50 cm de long, le tissu pour l’intérieur, le tissu pour l’extérieur.  Si votre tissu est mou plutôt que rigide, faites l’enveloppe du tissu extérieur un peu plus longue.
  2. CRÉEZ LES PLIS : Pressez les ourlets sur les côtés courts vers l’intérieur en pressant le pli de l’enveloppe vers l’intérieur puis en plaçant le tissu avec le bon côté vers le haut: les ourlets et l’enveloppe sont tournés vers la table. Ensuite, pliez la ligne noir sur la ligne rouge en suivant le sens des flèches. Répétez pour chaque paire noire-rouge. Pressez les plis (éventuellement un à la fois).
  3. COUSEZ L’ENVELOPPE : Utilisez un point droit de 3 mm, une aiguille standard et du fil synthétique conviennent pour ceci. Cousez les ourlets sur le côté court. Cousez l’enveloppe en cousant dans le surplus de couture.
  4. FIXEZ LES PLIS : Si cela est plus facile pour vous, vous pouvez faire des points pour les plis dans le surplus de couture afin de coudre et fermer les coutures latérales plus tard.
  5. RÉALISEZ LA COUTURE CENTRALE : Placez les deux pièces avec le bon côté ensemble et sur-piquez la couture centrale.
  6. ATTACHEZ LES RUBANS : Attachez un ruban à chaque coin avec une épingle (vérifiez le dessin: les rubans pointent vers l’intérieur du modèle). Pressez les ourlets du côté court vers l’intérieur.
  7. RÉALISEZ LES COUTURES LATÉRALES : Pliez le masque le long de la couture centrale (comme s’il s’agissait d’une tartine) de sorte à ce que le mauvais côté soit à l’extérieur. Vous pouvez facilement vérifier cela avec l’ourlet de côté court et de l’enveloppe: ces ourlets doivent être visibles et les rubans doivent être bien rangés à l’intérieur (comme la garniture de la tartine). Cousez les coutures latérales en utilisant éventuellement un point overlock. Fixez immédiatement ces coutures en cousant au début et à la fin une partie en avant-arrière-avant afin que le fil s’enroule sur lui-même. Faites attention à ne pas coudre les rubans entre les coutures latérales !
  8. FAIRE L’ENVERS ET LES TOUCHES FINALES : Tournez le masque à l’envers le long du côté ouvert (là où se trouvent l’ourlet et l’enveloppe). Si nécessaire, insérez un filtre dans le masque.
  9. STÉRILISEZ :  Lavez le masque à 90°C. Puis, rangez-le de manière stérile si vous n’en faites pas usage immédiatement.

Quelle efficacité ?

L’AFNOR indique que selon les matériaux utilisés, le masque en tissu peut avoir une capacité de filtration allant de 70 à 90%.

Pour réaliser un masque de catégorie 1 (90% de filtration) :

  • couche 1: coton 90g/m2
  • couche 2: non tissé 400g/m2
  • couche 3: coton 90g/m2

Plus technique :

  • Couche 1 : 100% coton 115 g/m²
  • Couches 2, 3 et 4 : 100% pp (polypropylène non tissé) spun bounded NT-PP 35 g/m² (très fine),
  • Couche 5 : 100% coton 115 g/m²

Pour réaliser un masque de catégorie 2 (70% de filtration) :

  • couche 1: coton 90g/m2
  • couche 2: non tissé 200g/m2
  • couche 3: coton 90g/m2

A défaut d’avoir accès à ces étoffes, misez sur la complémentarité, conseille-t-elle : le filtre est plus efficace si l’on choisit trois étoffes différentes” :

  • 1 coton épais, type torchon de cuisine
  • 1 polyester : type t-shirt technique, pour le sport
  • 1 petit coton : type chemise

En savoir plus sur le coronavirus, le Covid-19

 Source: Masque en tissu Covid-19 : utilisation, efficacité, comment le fabriquer

L’école, un nid à Covid-19? | Le HuffPost

SCIENCE – Le 29 octobre, le premier ministre Jean Castex dévoilait les modalités du nouveau confinement censé endiguer la deuxième vague de Covid-19 qui déferle sur la France. Avec des restrictions adaptées “sur deux points essentiels, l’école et le travail”. Était-ce une erreur?

Ce vendredi 6 novembre, Europe 1 affirme que le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a écrit dans une note confidentielle qu’avec le reconfinement actuel, un plateau “haut et prolongé” de cas (et donc de décès) va être atteint. La faute, notamment, aux établissements scolaires et services publics restés ouverts, selon le numéro 2 du ministère.

Quelques heures plus tôt, le ministère de l’Éducation a justement durci le protocole sanitaire dans les lycées. Jean-Michel Blanquer a annoncé jusqu’à 50% de cours à distance pour faire face à l’aggravation de l’épidémie de coronavirus. Lors de l’annonce du confinement, c’est le masque obligatoire dès 6 ans, contre 11 ans depuis la rentrée, qui était mis en place.

Pourquoi prendre ces mesures seulement maintenant? Pourquoi réduire la présence uniquement pour les lycées? S’il y a évidemment beaucoup à dire sur la préparation de la deuxième vague par le gouvernement, il faut avant tout rappeler que le lien entre Covid-19 et école est un sujet très épineux. Les effets désastreux d’un manque d’éducation sont très bien connus et documentés. Mais l’impact de l’ouverture des écoles est lui plus compliqué à établir. La contagiosité des enfants fait débat dans le milieu scientifique depuis le mois de janvier. Et si notre connaissance a bien progressé, même les chercheurs sont encore divisés.

Les enfants aussi sont touchés par le Covid-19

Les maladies respiratoires classiques sont souvent très répandues chez les plus jeunes. C’est donc avec surprise que l’on a vu, au début de la pandémie de coronavirus, une quasi-absence de mineurs positifs. Depuis, heureusement, des dizaines d’études ont pu être publiées sur la question des enfants, du Covid-19 et de l’école. On sait que les plus jeunes peuvent être contaminés. On sait qu’ils peuvent contaminer. On sait également qu’ils ont souvent des symptômes très légers, voire être asymptomatiques (ce qui explique qu’on ne les ait pas détectés au début).

Mais alors que pour la grippe, les écoles font partie des lieux qui permettent à une épidémie d’exploser, on ne sait pas si c’est le cas pour le coronavirus. Il n’y a pas de consensus. Pour schématiser, deux thèses s’affrontent. Soit les jeunes sont peu contaminés et s’il peut y avoir des cas dans des établissements scolaires, ce n’est pas là que le coronavirus va devenir incontrôlé. Soit les rassemblements de nos têtes blondes sont des bombes à retardement pour l’épidémie que l’on n’a pas vues venir, notamment car les écoles ont été fermées lors de la première vague dans la plupart des pays.

Pourtant, de nombreuses études ont été publiées. Mais les récentes analyses tentant de faire le bilan de ces études ne tombent pas vraiment d’accord. Certaines (comme celle de l’épidémiologiste Zoë Hyde ou du collectif de médecins et chercheurs “Du côté de la science”) concluent plutôt à un risque de contamination et à une contagiosité des enfants égale à celle des adultes. D’autres (comme celle réalisée par plusieurs pédiatres américains, ou cette méta analyse publiée le 29 octobre par trois épidémiologistes dans le Journal of infectious diseases) estiment que les enfants sont moins contagieux. Ou plus exactement que la contagiosité augmente avec l’âge, ce qui change tout.

Petits et grands écarts

Car une des sources principales de ce grand flou autour des enfants concerne avant tout leur âge. Certaines études comparent les moins de 18 ans aux adultes. D’autres font des classes d’âge de 0 à 4 ans, de 5 à 8, de 0 à 11, de 12 à 16. Logique: cela dépend à la fois de la méthode choisie, mais aussi des données démographiques disponibles et des différentes classes d’âges dans les écoles dans chaque pays.

D’un côté, les tenants d’une moindre contagiosité des plus jeunes rappellent que parler des “enfants” et englober tous les mineurs est un non-sens. Dans la méta analyse évoquée plus haut, les chercheurs ont analysé de nombreuses études visant à savoir à quel point une personne en contaminait d’autres. “Plusieurs études suggèrent que l’infectiosité augmente quelque peu avec l’âge”, précise l’étude. Mais surtout, que les enfants de moins de 10 ans ont “significativement” moins de risque d’être contaminés.

En Inde, par exemple, où des milliers de cas contacts ont été testés, s’il y avait une forte proportion de jeunes, le taux d’incidence est en réalité bien plus faible chez les 0 à 4 ans (6,3 pour 10.000) et chez les 5-17 ans (12,7) que chez les adultes (environ 40). La Grande-Bretagne a également réalisé des campagnes de dépistage par PCR aléatoires dans sa population, rappelle Alasdair Munro, pédiatre et spécialiste des maladies infectieuses. Du 21 août au 1er octobre, alors que la deuxième vague débute, les moins de 11 ans sont très peu contaminés. Pour les 17-24 ans, par contre, ce n’est pas la même chose. Ils sont au dessus de la moyenne.

Études contradictoires

“Il semble que ce que les petits sont à la grippe, les jeunes adultes le sont au Sars-Cov2”, explique Alasdair Mundo. Pour la tranche d’âge de 12 à 16 ans, les résultats sont plus indécis, entre les deux. Dans un plus récent sondage analysant la période du 12 septembre au 23 octobre, la forte contamination des 17-24 ans est toujours aussi claire, mais les 12 à 16 ans sont de plus en plus nombreux à être contaminés. Les infections chez les moins de 11 ans augmentent également, de manière similaire à ce qui se passe sur l’ensemble de la population.

Il pourrait y avoir une explication biologique à cette différence d’âge. Dans une étude publiée en mai, des scientifiques se sont rendu compte que les récepteurs sur lesquels le coronavirus se fixe pour infecter les cellules humaines (ACE2) étaient proportionnels à l’âge. En clair, plus on grandit, plus on développerait ces récepteurs.

Pour autant, la crainte d’un biais est encore là. “Les jeunes enfants sont peu symptomatiques donc peu testés. Il y a également une aversion à l’écouvillon dans le nez, donc on va faire un seul prélèvement. Les PCR chez les enfants ne sont pas vraiment comparables à celles des adultes”, précise au HuffPost Michaël Rochoy, médecin généraliste, co-fondateur du collectif Stop-Postillons et co-auteur de l’article du collectif “Du côté de la science”. Il note d’ailleurs que dans les études sérologiques, la différence entre adulte et enfants est bien moins claire. Mais ces études ont aussi leurs biais, rappellent les auteurs de la méta-analyse.

L’école, cause ou conséquence?

On retrouve ce débat quand on essaye d’analyser le rôle des écoles dans la pandémie. Le collectif “Du côté de la science” rappelle qu’en Suède, où les écoles sont restées ouvertes, le taux de positivité des enfants est proche des adultes. Une étude publiée le 22 octobre analysant l’impact des mesures prises dans 131 pays conclut également que la réouverture des écoles a tendance à entraîner une hausse de l’épidémie. Mais il est difficile de séparer cela de la levée d’autres restrictions.

De plus, la majorité des foyers ont été détectés dans des écoles secondaires (l’équivalent des collèges et lycées), rappelle l’étude publiée dans le Journal of infectious diseases. “La question de faire une différence entre maternelle/primaire et collège/lycée peut se poser, du fait des données disponibles, mais celles-ci, encore une fois, sont peu claires”, estime Michaël Rochoy.

Le débat sur les écoles est similaire à celui de l’oeuf et de la poule: les écoles créent-elles les foyers ou sont-elles nourries par un virus déjà très implanté sur le territoire? Il y a par contre une chose sur laquelle la plupart des auteurs s’accordent: par temps de pandémie, l’école doit s’adapter. Et ce avant qu’il ne soit trop tard.

Des mesures de restrictions nécessaires

“La distanciation sociale, la réduction des effectifs en classe, un dépistage massif, une quarantaine des cas contacts et le port du masque” sont nécessaires, estime la méta-analyse. Qui cite un exemple parlant: en Allemagne, où des mesures de restriction importantes sont en place, peu de foyers ont été repérés dans les écoles. Et la majorité concernaient des cas touchant les professeurs.

Zoë Hyde va plus loin, en recommandant le même type de mesures quand la circulation du virus est faible, mais dans une situation de forte propagation, les écoles doivent fermer et les cours se faire en ligne.

Et en France aujourd’hui? “Je ne pense plus que ce soit une question sanitaire, mais politique. Le confinement actuel est insuffisant, Jérôme Salomon a raison. Il faut maintenant hiérarchiser ce qui est dispensable”, affirme Michaël Rochoy. “Le plus important à mon sens est de maintenir autant que possible les écoles, notamment les primaires et maternelles au vu des données dont on dispose, même si elles sont possiblement biaisées.” Mais est-ce encore possible au vu de la situation?

L’amélioration du protocole sanitaire mis en place par Jean-Michel Blanquer va dans le bon sens. Mais pour le co-fondateur du collectif Stop-Postillons, cela arrive bien trop tard. “Nous avons proposé ces méthodes de prévention dès le mois d’août: masques, limitation des effectifs, etc. Mais maintenant, avec la vague actuelle, c’est trop tard. Oui cela va marcher, mais ce qu’on veut aujourd’hui, ce n’est pas quelque chose qui marche. On veut quelque chose qui fonctionne du tonnerre pour éviter un plateau de mortalité qui s’annonce terrible.”

A voir également sur Le Huffpost: Inquiets face au Covid-19, des lycéens bloquent leur établissement scolaire

Source: L’école, un nid à Covid-19? Pourquoi nous n’avons toujours pas la réponse | Le HuffPost

Faut-il demander aux enfants de porter le masque à la maison ?

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LA VÉRIFICATION – C’est ce qu’a recommandé l’ancien directeur général de la Santé, le professeur William Dab, ce week-end, soulevant l’indignation sur les réseaux sociaux.

«Je crois que c'est un vrai objectif social de laisser nos enfants à l'école. En revanche, il faut que, quand ils rentrent à la maison, ils gardent le masque», a lancé le médecin.
«Je crois que c’est un vrai objectif social de laisser nos enfants à l’école. En revanche, il faut que, quand ils rentrent à la maison, ils gardent le masque», a lancé le médecin. famveldman – stock.adobe.com

LA QUESTION. Les enfants de plus de six ans ont désormais l’obligation de porter un masque à l’école. Faut-il maintenant envisager qu’ils le portent chez eux ? C’est ce qu’a suggéré dimanche 1er novembre sur BFMTV le professeur William Dab, directeur général de la Santé (DGS) de 2003 à 2005. «Je crois que c’est un vrai objectif social de laisser nos enfants à l’école. En revanche, il faut que, quand ils rentrent à la maison, ils gardent le masque», a lancé le médecin et épidémiologiste, allant jusqu’à recommander aux familles de ne pas partager leurs repas avec les plus jeunes. «Si on ne contrôle pas ça, on ne va pas réussir à concilier notre obligation éducative et malgré tout à ralentir cette épidémie pour éviter des malades et des morts, et limiter la casse économique et sociale qui est déjà considérable.»

Jugée «irréaliste» et «inhumaine», cette proposition a essuyé de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux. Faut-il vraiment demander aux enfants de porter le masque à la maison pour protéger la famille ?

VÉRIFIONS. Jusque très récemment, les enfants et jeunes adolescents n’étaient pas considérés comme des vecteurs importants du virus. Et pour cause : «les études rassurantes publiées pendant l’été 2020 sur le risque modéré d’épidémies en milieu scolaire l’étaient avant tout parce que la circulation du virus en Europe en post-confinement était faible», explique le conseil scientifique du gouvernement français dans son rapport du 28 octobre . Avec la rentrée, ces certitudes ont volé en éclat. «La situation a radicalement changé avec la reprise épidémique du mois d’octobre et doit nous conduire à reconsidérer l’ouverture des établissements scolaires», lit-on dans le rapport.

Entre la semaine du 4 septembre et celle du 23 octobre, le taux de positivité au Covid des enfants de moins de 9 ans est passé de 2,9 à 13,8% au niveau national. Ce qui signifie que sur 100 enfants de cette classe d’âge testés, près de 14 étaient porteurs du virus. Sur la même période, le taux de positivité des 10-19 ans est passé de 6,7 à 19,4%.

Les scientifiques s’accordent sur le fait que les enfants et les adolescents jouent bel et bien un rôle dans la transmission du Sars-CoV-2, même s’ils ne développent, pour l’immense majorité, qu’une forme bénigne de la maladie. «Les adolescents de 12 à 18 ans semblent avoir la même susceptibilité au virus et la même contagiosité vers leur entourage que les adultes», note le Conseil scientifique, qui précise que dans la moitié des cas, ils ne présentent pas de symptômes. Quant aux élèves de primaire, ils semblent moins susceptibles de contracter le virus et moins contagieux que les adultes. Toutefois, «une transmission silencieuse du virus entre enfants a été décrite», qui «peut s’accompagner de transmission intrafamiliale secondaire».n

Les écoles, lieux de circulation du virus

N’y a-t-il donc pas un risque bien réel qu’enfants et adolescents disséminent le virus chez eux, faisant naître des chaînes de transmission, pendant ce 2e confinement, puisque les écoles, les collèges et les lycées restent cette fois-ci ouverts ? «On sait que dans de nombreuses écoles, l’environnement est propice à la circulation du virus, essentiellement parce qu’il y a des classes qui sont mal ventilées», estime le Pr William Dab, interrogé par Le Figaro. Au 26 octobre, le milieu scolaire et universitaire représentait 15% des clusters identifiés en cours d’investigation par Santé publique France (363 sur 2394). «Si on l’accepte sans rien faire, il faut s’attendre à ce que les mesures de confinement décidées aient une efficacité très partielle. Ce qui veut dire que d’ici deux ou trois semaines, dans certaines régions, dont l’Ile-de-France, nous allons faire face à une situation extrêmement difficile dans nos hôpitaux.»

On sait que dans de nombreuses écoles, l’environnement est propice à la circulation du virus (…) Si on l’accepte sans rien faire, il faut s’attendre à ce que les mesures de confinement décidées aient une efficacité très partielle. — Pr William Dab, médecin et épidémiologiste

Selon le scientifique, deux solutions sont envisageables. «On peut décider de fermer les écoles, et il n’est pas impossible que cela arrive dans certaines régions si la situation sanitaire est trop difficile à gérer», prévoit l’ancien DGS. «Si on ne le fait pas, il faut tout faire pour que les jeunes ne

contaminent pas leur entourage». Autrement dit : lavage de mains intensif, respect des distances physiques, aération et port du masque. Ce dernier serait valable jusqu’à ce que la circulation du virus redescende à un niveau faible (5000 cas par jour au niveau national).

Une idée impossible ?

Reste qu’en pratique, cette idée semble difficile à mettre en place, pour ne pas dire impossible. «Sur un plan purement sanitaire, c’est pertinent, il y aurait un bénéfice à le faire. Sauf qu’en pratique, c’est intenable. Cela implique des conséquences non négligeables sur la vie familiale», juge le Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste et membre du collectif Stop Postillons, qui prônait dès l’été dernier le port du masque à partir de 6 ans à l’école. «Il faut limiter les contacts physiques entre les familles, pas au sein des familles. Si on en est à porter un masque à la maison, c’est qu’on a vraiment échoué ailleurs.»

«Je ne dis pas que le risque sanitaire s’impose sur toute autre considération, que c’est ce qu’il faut faire absolument», se défend William Dab. «Mon message est qu’il faut donner aux familles toutes les informations afin de leur permettre de faire leurs choix en connaissance de cause. Il faut qu’elles sachent qu’en novembre, les gens ne pourront pas être aussi bien soignés qu’on peut l’espérer à l’hôpital, que 40% des cas en réanimation ont moins de 65 ans et que 90% ont une comorbidité (diabète, obésité, hypertension, NDLR). Je peux entendre que les gens ne souhaitent pas se priver de contacts physiques avec leurs enfants. Mais dans les familles où il y a des gens porteurs de ces pathologies, il faut faire très attention. Il revient maintenant à chaque famille d’apprécier cela.»

Source: Faut-il demander aux enfants de porter le masque à la maison ?

Coronavirus: les masques, une arme pour prévenir la deuxième vague

Le port d’une protection faciale reste essentiel pour contrer l’épidémie. À condition que certaines mesures soient bien respectées.

Des tests effectués sur la solidité des masques dans le pôle mécanique du laboratoire national de métrologie et d’essais à Trappes. SEBASTIEN SORIANO/Le Figaro

À mesure que la France lève progressivement les restrictions, le port du masque sera, avec le lavage des mains, le maintien des distances physiques et l’aération des pièces fermées, essentiel pour freiner la course du virus. Le temps des controverses sur l’utilité de ce dispositif semble dépassé. Le 5 juin, l’Organisation mondiale de la santé a recommandé son emploi dans les régions où le virus circule, «dans le cadre d’une stratégie globale», dans les magasins, les transports publics et autres environnements peuplés ou confinés. Bien que son bénéfice soit difficile à quantifier, plusieurs études récentes laissent penser qu’une utilisation large du masque réduit de manière significative la transmission du Covid-19.

Un modèle mathématique mis au point par des chercheurs de l’université de Cambridge suggère ainsi que le port du masque pourrait contribuer de façon «majeure» à la réduction du taux de reproduction du virus (le nombre de personnes contaminées en moyenne par un individu infecté). Lorsque ce taux est inférieur à 1, l’épidémie cesse de progresser.

L’étude, publiée le 10 juin dans la revue Proceedings of the Royal Society, met cependant en lumière les conditions à respecter pour que la protection faciale contribue à endiguer l’épidémie. Le masque doit avoir une bonne capacité de filtration, et être porté par une très large majorité de la population. Le bénéfice disparaît si son usage est limité aux personnes déjà malades. «Cette protection n’est utile que si elle est portée par tout le monde, car les individus infectés sont contagieux environ deux jours avant de présenter des symptômes», remarque le Pr Didier Lepelletier, chef de service au CHU de Nantes et auteur de plusieurs avis du Haut Conseil de la santé publique sur le sujet.

À VOIR AUSSI – Covid-19: l’OMS recommande le port du masque dans les lieux très fréquentés des zones les plus touchées

Covid-19: l?OMS recommande le port du masque dans les lieux très fréquentés des zones les plus touchées – Regarder sur Figaro Live

Avec un autre modèle, l’équipe de Cambridge observe que le port du masque, même lorsqu’il intervient après la première période de confinement, pourrait réduire le risque de survenue d’une seconde vague. «Bien que certains paramètres importants n’aient pas été pris en compte par les scientifiques, leur travail offre un bon cadre de réflexion, et confirme certaines intuitions, commente Hélène Arduin, chercheuse au CNRS, spécialisée dans la modélisation des maladies infectieuses. L’étude illustre aussi la nécessité d’avoir plus d’informations sur la manière dont le virus se propage et survit dans l’environnement.»

 

Aucune étude scientifique en population générale n’a montré que le masque peut être un élément favorisant la contagion s’il est mal porté et il est contre-productif de créer une psychose autour de son utilisation

Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste et cofondateur du site stop-postillons.fr

Le coronavirus se transmet de personne à personne, lors de contacts rapprochés, par des gouttelettes de salive, des éternuements ou des crachats. Une contamination par aérosols dans l’air n’est pas exclue, mais elle n’a pas été démontrée. «Le masque a un effet mécanique incontestable, souligne le Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste et cofondateur du site stop-postillons.fr qui en promeut l’usage par la population. Il limite la dispersion des gouttelettes émises par un individu infecté. Chez le sujet sain, il réduit le nombre et la taille des particules virales inhalées.»

Un examen récent de la littérature scientifique portant sur différents virus respiratoires confirme la réduction importante du risque d’infection associée au port du masque, mais aussi aux visières protégeant les yeux et au maintien d’une distance d’un mètre. L’étude a été publiée le 1er juin dans la revue The Lancet. «La protection est plus forte avec les masques FFP2 et chirurgicaux, qui devraient être réservés aux soignants et aux personnes fragiles, mais elle est aussi observée avec les masques en tissu réutilisables portant la norme AFNOR», précise le Pr Lepelletier.

Pour être le plus efficace possible, le masque doit être porté sous le menton et sur le nez, en resserrant la barrette rigide. L’OMS recommande par ailleurs de ne pas toucher son masque de manière répétée, et de ne pas le mettre ou le retirer sans se laver les mains. «Cela dit, aucune étude scientifique en population générale n’a montré que le masque peut être un élément favorisant la contagion s’il est mal porté, souligne le Dr Rochoy, et il est contre-productif de créer une psychose autour de son utilisation. Plus ce dispositif sera adopté par nos concitoyens, plus forte sera notre protection collective.»

 Source: Coronavirus: les masques, une arme pour prévenir la deuxième vague

COVID-19 : Certificat d’isolement

À compter du 1er mai, pour le maintien du confinement des personnes à risque, ou des personnes vivant avec des personnes à risque, il est possible d’obtenir un certificat d’isolement de ce type :

“Je, soussigné Docteur Michaël ROCHOY, certifie que M. / Mme X doit, compte tenu des recommandations sanitaires, respecter une consigne d’isolement le conduisant à ne pas pouvoir se rendre sur son lieu de travail, à compter du 1er mai.

Ce certificat est établi selon https://www.ameli.fr/sites/default/files/Documents/680014/document/modele_de_certificat_disolement.pdf

Certificat établi à la demande de l’intéressé et transmis par mail au décours d’une téléconsultation, ou en mains propres après consultation.”

Ce certificat incite votre employeur à vous proposer en priorité du télétravail.

***

Voici le récapitulatif des mesures dérogatoires mises en place pendant la durée de l’épidémie (courrier de la CPAM du 28 avril). 

1) Modification du dispositif de prise en charge des salariés confinés

A partir du 1er mai prochain, le dispositif de prise en charge des parents contraints de rester à domicile pour garder leur enfant, des personnes vulnérables ou des personnes cohabitant avec ces dernières évoluent pour les salariés. Ces personnes, jusqu’à présent en arrêt de travail, devront être placées en activité partielle par leur employeur.

Vous trouverez ici une fiche synthèse de ces nouvelles modalités d’interruption de travail et d’indemnisation liées au contexte épidémique.

Les salariés en arrêt de travail pour garde d’enfant basculeront en activité partielle suite à une démarche de leur employeur. Ils n’ont pas de démarche particulière à effectuer.

Pour les salariés (dits « vulnérables ») en arrêt de travail au titre des recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique (liste en bas), plusieurs situations sont à distinguer : 

          – Les personnes dites vulnérables ayant obtenu un arrêt de travail via le site declare.ameli.fr, toujours en arrêt au 30 avril, recevront automatiquement de l’Assurance Maladie un certificat à remettre à leur employeur. Vous n’avez pas de démarche particulière à effectuer.

          – En revanche, les personnes vulnérables placées en arrêt de travail par leur médecin traitant ou un médecin de ville vont devoir solliciter leur médecin afin qu’un certificat d’isolement à remettre à leur employeur leur soit établi. Il vous est donc demandé, en lieu et place d’un arrêt de travail, de leur délivrer ce certificat, à remettre à leur employeur afin que celui-ci puisse les placer en activité partielle. Ce certificat peut être établi de manière rétroactive à compter du 1er mai.

Les salariés cohabitant avec une personne dite vulnérable devront également se voir délivrer, au-delà du 30 avril, un certificat d’isolement de même nature par leur médecin traitant ou un médecin de ville.

Les personnes qui ne relèvent pas d’un statut de salarié vont continuer à pouvoir solliciter un arrêt de travail via le site declare.ameli.fr ou leur médecin de ville. Il leur est toutefois demandé de réitérer leur demande au 1er mai, l’ensemble des arrêts ayant dû pour des raisons juridiques et techniques, être interrompus au 30 avril.

Pour le cas particulier du personnel soignant des établissements de santé et médico-sociaux, les arrêts de travail sont établis par la médecine du travail ou la médecine de ville en l’absence de médecin du travail.

***

Pour identifier les personnes à risques, le gouvernement s’est basé sur les critères définis par le Haut conseil de la santé publique (réévalués en avril, notamment pour l’obésité). Si un salarié répond à l’un des critères suivants, il pourra être placé en activité partielle de droit :

être âgé de 65 ans et plus ;

– avoir des antécédents cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), antécédents d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie (infarctus), de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;

– avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications (neuropathie, néphropathie, rétinopathie…) ;

– présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale : bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment ;

– présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;

– être atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;

– présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kg/m2) ;

– être atteint d’une immunodépression congénitale ou acquise : soit médicamenteuse (chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive), soit virale (infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3), soit consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques, soit liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;

– être atteint de cirrhose au stade B ou C du score de Child Pugh ;

– présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;

– être au troisième trimestre de la grossesse.

***

Et après ?

  • Vous devez remettre à votre employeur ce certificat d’isolement, qui a ensuite 30 jours (à compter du 1er mai) pour poursuivre la démarche.
  • Si le télétravail est possible, évidemment c’est ce qui sera privilégié.
  • Si le télétravail n’est pas possible, votre employeur vous versera les indemnités (il se fera rembourser par Pôle Emploi), à hauteur de 70 % de votre rémunération horaire brute (environ 84 % du salaire net, avec un taux minimum de 8,03€/heure)
  • Les indemnités sont versées pour le nombre d’heures mentionné dans votre contrat de travail, dans la limite de la durée légale (35 heures) ou de la durée prévue par votre convention collective : les heures supplémentaires ne sont pas indemnisées.

En savoir plus : https://travail-emploi.gouv.fr/le-ministere-en-action/coronavirus-covid-19/proteger-les-travailleurs-les-emplois-les-savoir-faire-et-les-competences/proteger-les-emplois/chomage-partiel-activite-partielle/article/les-arrets-de-travail-derogatoires-basculent-en-activite-partielle-au-1er-mai

Par contre pour les travailleurs indépendants, les non-salariés agricoles, les artistes auteurs, les stagiaires de la formation professionnelle, les agents non-titulaires de la fonction publique et les gérants de société, les modalités d’indemnisation (indemnités journalières) restent ouvertes sur declare.ameli.fr ou declare.msa.fr.