SemioClic · sémiologie fondée sur les preuves

Hémato · infectio · onco :
quatre syndromes,
quelques urgences

Une sémiologie transversale organisée par signe dominant : adénopathies, grosse rate, fièvre, pâleur, purpura, érythrose, altération de l'état général. L'hématologie raisonne sur 4 syndromes — tumoral, anémique, infectieux, hémorragique ; l'infectiologie ajoute la fièvre, les portes d'entrée et le voyage ; l'oncologie, les signes d'alarme. Peu de signes ont une valeur chiffrée validée : la fiche le dit et met en avant les urgences (adénopathie sus-claviculaire, fièvre + neutropénie, purpura fébrile, paludisme, leucémie aiguë).

Par le Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau — fiche rédigée et vérifiée (sources en fin de page).
Cadre : des traités de sémiologie clinique par appareils (examen hématologique et lymphatique, infectiologie) et la littérature EBM (JAMA Rational Clinical Examination).
Aide au raisonnement — ne remplace ni l'examen, ni la biologie (NFS, hémocultures), ni l'avis spécialisé.
Première version : 2026-07-13Dernière révision : 2026-07-13
Par où commencer
00 — AIGUILLAGE

Du signe au diagnostic, pas à pas

Répondez aux questions : à chaque étape, le parcours propose le geste à faire, puis où aller selon le résultat. Cliquez sur le nom d'un signe (pastille 🔍) pour sa technique et sa valeur. Réflexe : penser d'emblée aux urgences (neutropénie fébrile, purpura fulminans, paludisme, leucémie aiguë, adénopathie maligne).

L'honnêteté de ces domaines. Presque aucun signe physique n'a de valeur diagnostique chiffrée validée. Les exceptions : la pâleur (oriente l'anémie) et la palpation de la rate (spécifique mais peu sensible). Ici, ce sont l'histoire, la topographie et la biologie (NFS, hémocultures, frottis) qui tranchent — la clinique aiguille.

01 — URGENCES & PIÈGES

Ce qu'il ne faut pas manquer

Huit situations où le pronostic vital se joue sur la précocité.

Purpura fulminans Fièvre + purpura extensif, ecchymotique/nécrotique (au moins un élément ≥ 3 mm) : méningococcémie jusqu'à preuve du contraire. Antibiothérapie IMMÉDIATE (ceftriaxone 1-2 g adulte / 50-100 mg/kg enfant, IV ou IM, ou céfotaxime), avant tout transfert et toute ponction lombaire ; appel du SAMU. Déclaration obligatoire, prophylaxie des contacts.
Neutropénie fébrile Toute fièvre + neutropénie (PNN < 500/mm³ : chimiothérapie, aplasie, agranulocytose médicamenteuse) = urgence : hémocultures puis antibiothérapie à large spectre sans délai, hospitalisation. Chercher/arrêter un médicament inducteur (angine ulcéro-nécrotique fébrile).
Choc septique Fièvre (ou hypothermie) + marbrures, extrémités froides, hypotension à différentielle (élargie au début — choc « chaud » vasoplégique —, pincée à la phase froide), polypnée, tachycardie, oligurie, troubles de conscience : remplissage, hémocultures, antibiothérapie et réanimation sans délai.
Paludisme Toute fièvre au retour d'une zone d'endémie (surtout Afrique) est un paludisme jusqu'à preuve du contraire, malgré une prophylaxie : frottis + goutte épaisse en urgence. P. falciparum → accès pernicieux (neuropaludisme) mortel.
Leucémie aiguë Insuffisance médullaire d'installation rapide : syndrome anémique + infectieux (angine/stomatite) + hémorragique (purpura, gingivorragies), ± adénopathies/hépatosplénomégalie. NFS : cytopénies + blastes. Avis hématologique immédiat.
Adénopathie maligne / ganglion de Troisier Adénopathie dure, fixée, sus-claviculaire (surtout gauche) : cancer profond (abdomino-pelvien, thoracique) ou lymphome. Une adénopathie sus-claviculaire est quasi toujours pathologique → bilan sans retard.
Anémie mal tolérée Pâleur + signes de gravité (confusion, angor, dyspnée de repos, choc) : anémie aiguë mal tolérée → transfusion en urgence après groupe et NFS.
Splénomégalie & risque de rupture Une grosse rate (MNI, paludisme, hémopathie) expose à la rupture : prudence à la palpation, éviction des sports de contact.
Hyperleucocytose / leucostase Leucémie (aiguë ou LMC) très hyperleucocytaire (> 100 G/L) : signes de leucostase (détresse respiratoire, troubles neurologiques, priapisme) — urgence hématologique. Y penser aussi devant un syndrome de lyse et une hypercalcémie maligne (CRAB).
Les grands syndromes
02 — ADÉNOPATHIES

Un ganglion, quatre pistes

Adénopathie = lymphonœud > 1 cm. La topographie et les caractères orientent, mais ne prouvent pas : le diagnostic d'une adénopathie suspecte est histologique (biopsie).

Lire une adénopathie. Dure, fixée, irrégulière → cancer (métastase). Ferme, élastique, mobile, indolore, grande → lymphome. Douloureuse, inflammatoire, mobile + porte d'entrée → infection. Froide, fistulisée → tuberculose. Le ganglion de Troisier (sus-claviculaire gauche) draine le canal thoracique : cancer profond. Une adénopathie sus-claviculaire est quasi toujours pathologique.

Adénopathie maligne (cancer)

Dure, fixée, irrégulière, compressive, évolutive ; Troisier = cancer profond. Biopsie, bilan d'extension.

Lymphome

Adénopathies fermes, élastiques, mobiles, indolores ± polyadénopathie/splénomégalie + signes B (fièvre, amaigrissement > 10 %, sueurs nocturnes). Diagnostic histologique (biopsie chirurgicale, pas cytoponction seule).

Adénite infectieuse & virale

Bactérienne régionale (douloureuse, inflammatoire + porte d'entrée). Polyadénopathie virale : syndrome mononucléosique (MNI/EBV, CMV, toxoplasmose), primo-infection VIH (proposer la sérologie devant une polyadénopathie fébrile à risque).

Adénopathie tuberculeuse

Cervicale, froide, chronique, fistulisante, sur terrain à risque ; différentiel : sarcoïdose (adénopathie sus-épitrochléenne, médiastinale). IDR/IGRA, prélèvement.

03 — RATE & FOIE

Splénomégalie (± hépatomégalie)

Toute pointe de rate palpable est pathologique. L'examen est spécifique mais peu sensible (~30 %) : l'échographie confirme.1

Splénomégalie infectieuse

Septicémie (endocardite d'Osler), MNI, paludisme, kala-azar, typhoïde, tuberculose. Rate souvent modérée. Risque de rupture.

Syndrome myéloprolifératif (rate volumineuse)

LMC (hyperleucocytose > 100 000, myélémie, chromosome Philadelphie), myélofibrose. Rate jusqu'à la fosse iliaque.

Syndrome lymphoganglionnaire & hypertension portale

Rate + adénopathies : LLC, lymphomes/Hodgkin, leucémie. Hypertension portale : cirrhose (le plus souvent), thrombose porte, insuffisance cardiaque droite ; ± hypersplénisme (cytopénies).

Anémie hémolytique

Anémie régénérative + ictère (bilirubine libre) + splénomégalie ; test de Coombs (auto-immun vs non), causes corpusculaires (sphérocytose, drépanocytose, G6PD) ou acquises (paludisme).

04 — FIÈVRE & INFECTION

Fièvre, septicémie, choc

La courbe oriente, la porte d'entrée se cherche, les hémocultures affirment. Trois urgences : neutropénie fébrile, choc septique, purpura fébrile.

Attention aux outils. Le qSOFA (FR ≥ 22, PAS ≤ 100 mmHg, confusion) prédit la mortalité du sepsis hors réanimation — c'est un outil pronostique, pas un test diagnostique d'infection ; aucun signe clinique isolé ne prédit fiablement une bactériémie.2

Septicémie

Fièvre + frissons + splénomégalie. Chercher la porte d'entrée (cutanée → staphylocoque ; digestive/urinaire → Gram négatif, risque de choc ; dentaire/ORL/cardiaque → streptocoque, endocardite). Hémocultures répétées aux pics avant antibiotique.

Choc septique & neutropénie fébrile

Deux urgences vitales (§01) : le choc (marbrures, hypotension, oligurie) et la neutropénie fébrile (PNN < 500 → antibiothérapie immédiate).

Purpura fulminans

Fièvre + purpura extensif/nécrotique : antibiotique immédiat, SAMU (§01).

Fièvre prolongée inexpliquée (FUO)

> 3 semaines sans cause : infections (endocardite, tuberculose, abcès profond), néoplasies (lymphome, cancer du rein), maladies inflammatoires (Horton du sujet âgé, lupus, Still).

05 — RETOUR DE VOYAGE

Fièvre & signes au retour d'un pays tropical

Le réflexe fondateur : toute fièvre au retour = paludisme jusqu'à preuve du contraire (frottis + goutte épaisse en urgence). Préciser pays, dates, prophylaxie, bains, alimentation, contage.

Paludisme

Fièvre (± accès tierce/quarte), frissons, splénomégalie, anémie ; accès pernicieux à P. falciparum (urgence vitale). Frottis + goutte épaisse (§01).

Fièvre typhoïde & diarrhée du voyageur

Typhoïde : fièvre en plateau, diarrhée, splénomégalie, pouls dissocié. Diarrhée : cholériforme (turista, choléra → déshydratation) vs dysentérique (shigelles, amibiase → selles glairo-sanglantes). Toujours éliminer un paludisme.

Parasitoses (invasives & cutanées)

Fièvre + hépatosplénomégalie + signes allergiques + hyperéosinophilie = bilharziose, trichinose, distomatose, amibiase hépatique. Expression cutanée : prurit (gale, onchocercose), « bouton d'Orient » (leishmaniose), larva migrans, loase (œdème fugace).

06 — ANÉMIE

Syndrome anémique : orienter par le VGM

Anémie = Hb < 13 g/dL (homme) / < 12 (femme ; < 11 si enceinte). Le syndrome (pâleur, asthénie, dyspnée d'effort, souffle systolique fonctionnel) reflète la tolérance ; le VGM et les réticulocytes classent.

La pâleur, un signe qui compte (un peu). Une pâleur conjonctivale franche augmente la probabilité d'anémie SÉVÈRE (LR+ ~4,5)3 ; la pâleur de la langue est le meilleur site pour l'anémie sévère (LR+ ~9,9 ; LR− ~0 si absente)4. Réserve : concordance inter-observateur médiocre — la pâleur oriente, la NFS confirme.

Anémie ferriprive (microcytaire)

Fer bas, ferritine basse. Koïlonychie, glossite, perlèche, dysphagie (Plummer-Vinson). ⚠️ Chez l'homme/la femme ménopausée → chercher un saignement digestif (endoscopies) ; femme réglée → ménorragies.

Anémie macrocytaire (Biermer / folates)

B12 (Biermer, auto-immun) : glossite de Hunter, signes neurologiques (sclérose combinée) — à ne pas méconnaître. Folates (alcool, dénutrition, grossesse). Substitution.

Hémolyse & insuffisance médullaire

Régénérative (réticulocytes ↑) + ictère + splénomégalie = hémolyse (Coombs). Arégénérative + autres lignées basses = insuffisance médullaire/pancytopénie (myélogramme). Inflammatoire : fer bas mais ferritine normale/haute (la ferritine tranche).

07 — PURPURA & HÉMORRAGIE

Syndrome hémorragique : primaire ou secondaire ?

Hémostase primaire (plaquettes → purpura, muqueuses) vs secondaire (coagulation → hématomes profonds, hémarthroses). Le purpura ne s'efface pas à la vitropression.

Purpura thrombopénique

Purpura pétéchial plan + saignements muqueux. Plaquettes < 150 G/L ; syndrome hémorragique < 40-50 G/L ; risque viscéral < 10-20 G/L. Central (myélogramme) ou périphérique (immunologique, viral/VIH, médicaments, lupus, CIVD).

Trouble de la coagulation

Hématomes profonds, hémarthroses. Héréditaire (hémophilie, Willebrand) ou acquis (AVK/héparine, insuffisance hépatique, CIVD : sepsis/obstétrical, saignements diffus). TP, TCA, fibrinogène.

Purpura vasculaire

Infiltré, déclive, polymorphe ; plaquettes normales. Fragilité vasculaire (âge, corticoïdes) ou vascularite (purpura rhumatoïde, ANCA) avec atteintes articulaire/rénale/digestive.

Purpura fulminans & leucémie aiguë

Deux urgences (§01) : purpura fébrile extensif (méningococcémie) et leucémie aiguë (cytopénies + blastes).

08 — POLYGLOBULIE & TUMORAL

Érythrose, et syndromes tumoraux

La polyglobulie se lit sur la peau (érythrose, prurit à l'eau) ; le syndrome tumoral, sur les signes « B » et l'altération de l'état général.

Polyglobulies

Vaquez (primitive) : érythrose + splénomégalie + prurit à l'eau + hyperviscosité, mutation JAK2, risque thrombotique. Secondaire : hypoxie (BPCO, altitude, tabac) ou tumeur à EPO (cancer du rein). Fausse : hémoconcentration (déshydratation).

Lymphome & LLC

Signes B + adénopathies (lymphome, diagnostic histologique). Sujet âgé + hyperlymphocytose + polyadénopathie = LLC (souvent surveillance).

Myélome

Sujet > 60 ans : « CRAB » (hyperCalcémie, insuffisance Rénale, Anémie, atteinte Osseuse), VS très élevée, pic monoclonal. ⚠️ Douleurs osseuses ≠ arthrose.

Cancer solide (alarme)

AEG inexpliquée, adénopathie de Troisier, signe d'appel d'organe : chercher un cancer (ORL/œsophage/poumon chez le tabac-alcool). Ne pas rassurer sans avoir cherché.

La boîte à outils
09 — EXAMEN

L'examen pas-à-pas

Un examen complet mais orienté, toujours comparatif.

  1. Interrogatoire — fièvre (courbe, frissons, sueurs), amaigrissement, prurit, terrain (âge, immunodépression, chimiothérapie), voyage et contage, vaccinations, médicaments (inducteurs de cytopénie).
  2. Téguments & muqueusespâleur (conjonctives, langue, plis palmaires), ictère, érythrose, purpura (vitropression), éruption, porte d'entrée cutanée ; bouche (glossite de Hunter, perlèche, gingivite, ulcérations).
  3. Aires ganglionnaires — toutes les aires, comparatives ; caractères de toute adénopathie ; schéma daté.
  4. Rate & foie — palpation (décubitus dorsal puis latéral droit) et percussion de la rate ; flèche hépatique.
  5. Recherche de gravité — signes de choc (marbrures, hypotension, oligurie), tolérance de l'anémie (confusion, angor), syndrome hémorragique viscéral.
  6. Biologie d'emblée — NFS-plaquettes + frottis, réticulocytes, VS/CRP ; hémocultures si fièvre ; frottis/goutte épaisse si retour de voyage ; TP/TCA si saignement.

Rappel de valeur. La clinique aiguille mais tranche rarement seule ; NFS, hémocultures, frottis et imagerie confirment. Seules la pâleur et la palpation de la rate ont une valeur chiffrée (modeste).13

10 — CATALOGUE

Les gestes, décrits pour être reproduits

Comment chercher chaque signe et ce qu'il vaut. Détail complet dans le panneau de l'aiguillage (§00).

Adénopathies Présentiel

Valeur
Palpation de toutes les aires + caractères (dure/fixée = cancer ; mobile/indolore = lymphome ; inflammatoire = infection) ; Troisier = cancer profond. Descriptif, pas de Se/Sp validée.

Rate & foie Présentiel

Valeur
Palpation/percussion de la rate : spécifique mais peu sensible (~30 %) → écho.1 Flèche hépatique percutée (un bord palpable ≠ hépatomégalie).

Pâleur (anémie) Présentiel

Valeur
Conjonctive franche : LR+ ~4,5.3 Langue (meilleur site) : LR+ ~9,9, LR− ~0 si absente.4 Concordance inter-observateur médiocre → NFS.

Signes descriptifs Présentiel

À interpréter avec l'histoire
Purpura (vitropression), courbe thermique, examen de la bouche, signes de choc : orientent le raisonnement mais sans Se/Sp validée. Le qSOFA est pronostique (mortalité), pas diagnostique.2
11 — RÉCAP

Valeur des signes

« — » = valeur non validée (rien n'est inventé). Dans ces domaines, la biologie est l'examen de référence ; l'examen clinique aiguille.

Se/Sp/LR des signes physiques ; sources en fin de page. La plupart des signes sont descriptifs.
Signe (cible)LR+LR−StatutSource
Anémie
Pâleur conjonctivale franche~4,5orienteSheth 19973
Pâleur de la langue (anémie sévère)~9,9~0meilleur siteKalantri 20104
Splénomégalie
Palpation de la rateélevé~0,5spécifique, peu sensibleGrover 19931
Sepsis (pronostic)
qSOFA (mortalité, pas diagnostic)pronostiqueSeymour 20162
Trois messages. (1) Presque tous les signes de ces domaines sont descriptifs : ils aiguillent, la biologie tranche. (2) Les seuls chiffrés sont la pâleur (anémie) et la rate (spécifique, peu sensible). (3) Le qSOFA prédit la mortalité, il ne diagnostique pas l'infection.
12 — SOURCES

Méthode & références

Méthode. Le socle sémiologique (syndromes hématologiques, adénopathies et groupes ganglionnaires cervicaux, splénomégalie, examen infectiologique, portes d'entrée, fièvre au retour de voyage) suit des traités de sémiologie clinique par appareils (examen hématologique et lymphatique ; infectiologie). Les valeurs diagnostiques (Se/Sp/LR) proviennent de la série JAMA Rational Clinical Examination et d'études de validation, vérifiées sur PubMed. Conformément à l'usage, ni EMC ni UpToDate ne sont cités. Les conduites à tenir d'urgence (purpura fulminans, neutropénie fébrile, paludisme d'importation) suivent les recommandations françaises en vigueur (Société de pathologie infectieuse de langue française, SPILF).

Réserves honnêtes. (1) La sémiologie de ces domaines est essentiellement descriptive : très peu de signes physiques ont une valeur diagnostique chiffrée. (2) Les seuls LR affichés sont ceux de la pâleur (concordance inter-observateur médiocre) et, en direction, de la palpation de la rate (Grover 1993 — décimales non re-vérifiées, données en ordre de grandeur ; l'examen est spécifique mais peu sensible, ~30 % dans les traités). (3) Le qSOFA est un outil pronostique, jamais un test diagnostique d'infection. Le diagnostic repose sur la biologie (NFS, frottis, hémocultures, sérologies).

  1. Grover SA, Barkun AN, Sackett DL. Does this patient have splenomegaly? JAMA. 1993;270(18):2218-2221. PMID:8411607Palpation/percussion de la rate : spécifique mais peu sensible ; l'échographie confirme.
  2. Seymour CW, Liu VX, Iwashyna TJ, et al. Assessment of clinical criteria for sepsis (qSOFA) — Sepsis-3. JAMA. 2016;315(8):762-774. PMID:26903335qSOFA : outil PRONOSTIQUE (mortalité) du sepsis hors réanimation, non diagnostique de l'infection.
  3. Sheth TN, Choudhry NK, Bowes M, Detsky AS. The relation of conjunctival pallor to the presence of anemia. J Gen Intern Med. 1997;12(2):102-106. PMID:9051559Pâleur conjonctivale franche : LR+ ~4,5 pour l'anémie.
  4. Kalantri A, Karambelkar M, Joshi R, et al. Accuracy and reliability of pallor for detecting anaemia: a hospital-based diagnostic accuracy study. PLoS One. 2010;5(1):e8545. PMID:20049324Pâleur de la langue : LR+ ~9,9 pour l'anémie sévère, LR− ~0 si absente ; reproductibilité médiocre.