Trame complète et rapide, à dérouler « au fil de l'eau » — du moins au plus intrusif, en profitant du jeu et de l'observation pour préserver la coopération.
Par le Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau.
Fil conducteur : observer → faire marcher / jouer → examen segmentaire couché. Toujours interpréter chaque item à l'aune du niveau développemental attendu (voir repères en bas).
L'examen ci-dessous répond à « comment examiner ». Ce parcours répond à « que chercher » : partez du motif, le parcours vous mène au diagnostic à évoquer. Cliquez une pastille 🔍 pour la manœuvre et sa valeur.
Sources de l'aiguillage (références primaires) : convulsion fébrile simple1 · syndrome de West2 · amyotrophie spinale3 · Duchenne4 · autisme5 · TDAH6 · méningocoque/purpura7 · encéphalite herpétique8 · migraine de l'enfant9 · tumeur cérébrale10 · paralysie cérébrale11 · Guillain-Barré12 · ataxie aiguë13 · craniosténose vs plagiocéphalie14 · dysraphisme15 · macrocéphalie16 · chorée de Sydenham17 · tics/Tourette18 · dystonie dopa-sensible19 · amblyopie20.
Les trois réflexes de sécurité chez l'enfant. ① Mesurer et reporter le périmètre crânien sur la courbe — le signe le plus rentable, et le plus oublié. ② Une régression des acquis (l'enfant perd ce qu'il savait faire) n'est jamais banale. ③ Chez le nourrisson, le syndrome méningé classique manque : fièvre + geignement + hypotonie + fontanelle bombante suffisent.
À garder en tête pendant tout l'examen — repères indicatifs (acquisition habituelle, avec variabilité individuelle)212223. Manœuvres et signes classiques de l'examen neurologique pédiatrique2425.
Mini-biographies. Les dates et les descriptions d'époque (souvent antérieures à PubMed) sont données de mémoire et marquées « à vérifier » ; les références modernes, elles, sont vérifiées.
Né à Boulogne-sur-Mer — à quelques kilomètres d'ici — dans une famille de marins boulonnais, il exerce d'abord comme médecin de ville à Boulogne avant de monter à Paris. Pionnier de l'électrisation localisée et de la photographie médicale.
L'un des grands cliniciens du National Hospital de Queen Square ; son Manual est resté la bible de la neurologie pendant des décennies.
Un confrère généraliste qui, en 1841, décrit dans une lettre au Lancet les spasmes de son propre fils James — et demande publiquement de l'aide à ses collègues, faute de savoir quoi faire.
Deux descriptions indépendantes, à deux ans d'intervalle, de la même maladie du nourrisson.
Décrit au centre neurologique de la VIe Armée, en pleine guerre. Strohl, qui avait réalisé les tracés électriques, a été effacé de l'éponyme par l'usage.
Lui-même séquellaire d'une poliomyélite (pied bot), il relie en 1861 la diplégie spastique à l'asphyxie et à la prématurité. Freud le contredit : pour lui, la souffrance périnatale était souvent le symptôme d'une anomalie antérieure, pas la cause.
Décrit vers 1849 le déficit qui suit la crise.
Deux manœuvres devenues le réflexe universel devant une fièvre avec céphalées.
Élève de Charcot, il décrit en 1896 « le phénomène des orteils ».
Le plus connu des réflexes archaïques.
Sa description de 1966, en allemand, est restée confidentielle jusqu'à ce qu'un article de 1983 la fasse connaître au monde anglophone.
Sydenham, « l'Hippocrate anglais » ; Gilles de la Tourette, élève de Charcot — c'est Charcot qui imposa le nom de son élève.
Décrit en 1976 une dystonie héréditaire à fluctuation diurne.
Peu de sources : cette fiche est un aide-mémoire d'examen, non une revue. Les repères développementaux suivent les références usuelles ci-dessous (carnet de santé/HAS et échelles de développement), et les manœuvres citées (Gowers, Babinski, signes méningés) renvoient à la sémiologie neuro-pédiatrique de référence. Les éléments sans identifiant fiable sont cités en clair, sans PMID/DOI inventé.