SemioClic · sémiologie fondée sur les preuves

Cheville & pied :
le motif oriente,
le test tranche

Un examen de la cheville et du pied organisé par motif de consultation. De la plainte, on déroule l'examen pas à pas et on cible la manœuvre utile — dont on connaît la valeur réelle (sensibilité, spécificité, rapport de vraisemblance) — jusqu'au diagnostic. À ne jamais manquer : la rupture du tendon d'Achille, l'entorse haute (syndesmose), la fracture (règles d'Ottawa), l'arthrite septique et, chez l'enfant, la hanche.

Par le Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau — fiche rédigée et vérifiée (sources en fin de page).
Cadre & valeurs : un traité de sémiologie du genou et du pied et la littérature EBM (règles d'Ottawa, méta-analyses, International Ankle Consortium).
Aide au raisonnement — ne remplace ni l'examen, ni le jugement clinique, ni l'imagerie quand elle est indiquée.
Première version : 2026-07-06Dernière révision : 2026-07-14
Par où commencer
00 — AIGUILLAGE

Du motif au diagnostic, pas à pas

Répondez aux questions : à chaque étape, le parcours indique le test à faire en priorité, puis où aller selon qu'il est positif ou négatif, jusqu'au diagnostic. Cliquez sur le nom d'un test (pastille 🔍) pour afficher sa technique et sa valeur dans le panneau de droite.

Aide-mémoire — Règles d'Ottawa (cheville & pied). Radiographie après un traumatisme si douleur de la zone malléolaire ou du médio-pied ET au moins un critère : sensibilité osseuse du bord postérieur ou de la pointe d'une malléole (6 cm) ; sensibilité de la base du 5e métatarsien ou de l'os naviculaire ; impossibilité de faire 4 pas en charge. Sensibilité proche de 98 % pour les fractures. Idée reçue à corriger : ces règles n'ont pas de critère d'âge — le seuil ≥ 55 ans appartient à la règle du genou ; chez l'enfant elles sont fiables dès ~6 ans, avec plus de prudence avant. Bachmann 20031 ; Dowling 20092.

01 — SIGNES D'ALARME

Les urgences à ne pas manquer

Luxation / fracture ouverte — vasculo-nerveux d'abord Devant une déformation majeure de la cheville, une luxation ou une fracture ouverte : évaluer d'emblée les pouls distaux (pédieux, tibial postérieur), la coloration, la sensibilité et la mobilité des orteils, puis réduire en urgence et immobiliser. Une peau sous tension ou blanche impose une réduction sans délai.
Le motif oriente
02 — TRAUMATISME

La cheville traumatique : le mécanisme désigne la structure

Après avoir écarté la fracture (Ottawa) et la rupture d'Achille, le mécanisme oriente. L'examen ligamentaire est plus fiable différé au 4e-5e jour, une fois l'hématome résorbé (van Dijk).

MécanismeSigne d'appelTests clésDiagnostic
Inversion (pied en dedans)douleur/œdème pré-malléolaire latéraltiroir antérieur, tilt talienEntorse latérale (LTFA ± LCF)
Rotation externe / éversiondouleur au-dessus de la cheville, syndesmosesqueeze test, KleigerEntorse haute (syndesmose)
Rotation externe + douleur médialemalléole médiale, haut de la fibulaOttawa → radio (Maisonneuve)Fracture bi-malléolaire / Maisonneuve
Flexion plantaire brutale / « coup de fouet »douleur postérieure, encocheThompson, MatlesRupture du tendon d'Achille
Écrasement du médio-piedecchymose plantaire, douleur du tarseradio en charge comparativeLésion de Lisfranc
Déformation majeurepouls, coloration des orteilsexamen vasculo-nerveuxLuxation / fracture ouverte
Chaque test est décrit avec sa valeur au catalogue (10). Toujours comparatif au côté sain.

Grader l'entorse latérale se fait mal cliniquement en aigu ; ce qui compte est d'écarter la fracture (Ottawa), la syndesmose et la rupture d'Achille, puis d'initier une prise en charge fonctionnelle (voir les auto-exercices, 12).

03 — TALALGIE

La douleur du talon

Le siège de la douleur (dessous vs derrière) et l'horaire orientent.

04 — AVANT-PIED

L'avant-pied douloureux

05 — GONFLÉ / CHAUD / DÉFORMÉ

Cheville ou pied gonflé, chaud, ou déformé

Règle de Janssens (goutte, en soins premiers, sans ponction). Additionner : sexe masculin +2 · accès articulaire déjà signalé par le patient +2 · installation en ≤ 1 jour +0,5 · rougeur de l'articulation +1 · atteinte de la 1re métatarso-phalangienne +2,5 · hypertension ou maladie cardiovasculaire +1,5 · uricémie > 350 µmol/L (5,9 mg/dL) +3,5. Score ≤ 4 → goutte peu probable (~2 %) ; ≥ 8 → très probable (~83 %) ; entre 4 et 8 → incertain, la ponction tranche.3
Calculateur — règle de Janssens🔒 Calcul local, rien n'est envoyé sur internet
0/ 13 pts
Cochez les items présents pour obtenir le score.

Seuils : ≤ 4 → goutte peu probable (~2 %) · 4,5–7,5 → incertain, la ponction tranche · ≥ 8 → très probable (~83 %). La certitude reste la mise en évidence des cristaux d'urate. N'exclut pas une arthrite septique (fièvre, porte d'entrée) : au moindre doute, ponctionner.3

06 — INSTABILITÉ & CHRONIQUE

Douleur chronique, instabilité

07 — ENFANT & ADO

Le pied de l'enfant

Réflexe de sécurité : une douleur du pied ou de la cheville peut venir de la hanche ; examiner la marche.

La boîte à outils
08 — ANATOMIE PALPATOIRE

Le topo-guide : ce qu'on touche, ce que ça signale

La douleur élective d'un repère oriente d'emblée. On palpe toujours de façon comparative. Le pied compte 26 os : arrière-pied (talus, calcanéus), médio-pied (5 os du tarse : naviculaire, cuboïde, 3 cunéiformes), avant-pied (métatarsiens, phalanges).

Ligaments de la cheville, face latérale Ligaments de la cheville, face médiale (ligament deltoïde) Os du pied, vue dorsale
Ligaments latéraux et médiaux (deltoïde) de la cheville, et os du pied. Source : H. Gray, Anatomy (1918), planches 354, 355 et 268 — domaine public (Wikimedia Commons).

Versant latéral

  • Malléole latérale (fibula) — palper le bord postérieur et la pointe (critère d'Ottawa).
  • Ligament talo-fibulaire antérieur (LTFA) — en avant de la malléole ; le plus souvent lésé (inversion). En dessous : le ligament calcanéo-fibulaire (LCF).
  • Base du 5e métatarsien — saillie latérale (insertion du court fibulaire) ; fracture de Jones/avulsion (Ottawa).

Versant médial & postérieur

  • Malléole médiale (tibia) — bord postérieur et pointe (Ottawa) ; en arrière, le tunnel tarsien (nerf tibial postérieur).
  • Ligament deltoïde — sous la malléole médiale (rotation externe/éversion).
  • Tendon d'Achille — palper l'insertion (calcanéus), le corps (2-6 cm au-dessus) et chercher une encoche ; le tendon tibial postérieur passe en arrière de la malléole médiale.

Médio-pied & avant-pied

  • Os naviculaire (scaphoïde) — saillie du bord médial (Ottawa ; Köhler chez l'enfant).
  • Interligne de Lisfranc (tarso-métatarsien) — douleur/instabilité après écrasement.
  • Têtes métatarsiennes & espaces inter-capitaux — métatarsalgie, névrome de Morton (3e espace).
  • 1re articulation métatarso-phalangienne — hallux valgus/rigidus, goutte.
09 — EXAMEN PAS-À-PAS

La séquence, toujours comparative

  1. Interrogatoire — mécanisme (inversion, rotation externe, flexion plantaire brutale), délai et intensité de l'œdème, capacité d'appui, horaire (premiers pas du matin ?), chaussage, antécédents d'entorse, terrain (goutte, diabète).
  2. Inspection & marche — œdème, ecchymose (localisation), déformation, axe de l'arrière-pied (valgus/varus), voûte plantaire (pied plat/creux, vu de dos « too many toes » ; inspection en charge, au besoin au podoscope ou sur l'empreinte plantaire), boiterie, capacité à faire 4 pas et à se mettre sur la pointe.
  3. Palpation — repère par repère (08) : malléoles, base du 5e métatarsien, naviculaire, LTFA/LCF, deltoïde, Achille (encoche), interligne de Lisfranc, têtes métatarsiennes. Le point exquis oriente.
  4. Mobilités — flexion dorsale/plantaire, inversion/éversion, orteils ; mesurer la dorsiflexion (test du genou au mur) et comparer (valeurs indicatives : flexion dorsale ~20°, flexion plantaire ~40°, inversion/éversion ~20°).
  5. Tests ciblés — selon le motif : Ottawa, tiroir antérieur/tilt, squeeze/Kleiger, Thompson/Matles, Windlass, Mulder… (catalogue 10).
  6. Ne pas oublier — l'examen vasculo-nerveux distal — palper le pouls pédieux (dessus du pied, entre 1er et 2e métatarsien) et le pouls tibial postérieur (derrière la malléole médiale), et tester la sensibilité au monofilament de 10 g chez le diabétique — la hanche chez l'enfant, et le chaussage.
10 — CATALOGUE DES TESTS

Les manœuvres, décrites pour être reproduites

Pour chaque manœuvre : technique, réponse positive, ce qu'elle teste, et sa valeur. Un test sensible écarte, un test spécifique confirme. Quand aucune valeur fiable n'existe, le signe est marqué descriptif.

Traumatisme & fracture

Règles d'Ottawa (cheville & pied) exclusion

Réalisation
Palper le bord postérieur/pointe des deux malléoles, la base du 5e métatarsien, l'os naviculaire ; faire tenter 4 pas en charge.
Positif si
Douleur osseuse à l'un de ces repères, ou impossibilité de faire 4 pas → radiographie.
Teste
Une fracture de la cheville ou du médio-pied.
Valeur
Se ~98 % · Sp ~32 % (méta-analyse Bachmann)1 : test d'exclusion (LR− ≈ 0,08), évite ~30-40 % de radios.

Entorse latérale

Tiroir antérieur (LTFA) différer à J4-5

Réalisation
Cheville en légère flexion plantaire ; on tire le talon vers l'avant, tibia stabilisé.
Positif si
Translation antérieure augmentée vs côté sain, arrêt mou.
Teste
Une rupture du ligament talo-fibulaire antérieur.
Valeur
Examen combiné différé à J4-5 (palpation + ecchymose + tiroir) : Se ~96 % · Sp ~84 % (van Dijk)4. Tiroir isolé, laxité chronique : Se ~54 % · Sp ~87 % (Netterström-Wedin)5.

Inversion forcée / tilt talien (LCF)

Réalisation
Varus forcé de l'arrière-pied, comparatif.
Positif si
Bâillement talo-crural augmenté ± douleur.
Teste
Une atteinte du ligament calcanéo-fibulaire.
Valeur
Très hétérogène : Se 17-66 % · Sp 82-100 % (non poolé, opérateur-dépendant)5.

Syndesmose (entorse haute)

Squeeze test (test de serrement) spécifique

Réalisation
Comprimer tibia et fibula à mi-mollet.
Positif si
Douleur reportée en bas, sur la syndesmose.
Teste
Une entorse de la syndesmose.
Valeur
Se ~30 % · Sp ~94 % (de César)6 : spécifique, peu sensible.

Rotation externe (test de Kleiger)

Réalisation
Genou à 90°, appliquer une rotation externe du pied.
Positif si
Douleur de la syndesmose antérieure.
Teste
Une entorse haute (± fracture de Maisonneuve).
Valeur
Se ~20 % · Sp ~85 % (de César)6 ; aucun test isolé n'est suffisant, l'IRM tranche7.

Tendon d'Achille

Test de Thompson / Simmonds référence

Réalisation
Patient à plat ventre, pieds hors du plan ; comprimer le mollet.
Positif si
Absence de flexion plantaire du pied (le pied ne bouge pas).
Teste
Une rupture complète du tendon d'Achille.
Valeur
Se ~96 % · Sp ~93 % (Maffulli)8.

Test de Matles (flexion active du genou)

Réalisation
À plat ventre, le patient fléchit activement les genoux à 90°.
Positif si
Le pied atteint part en dorsiflexion/neutre (perte de l'équin de repos).
Teste
Une rupture du tendon d'Achille.
Valeur
Se ~88 % · Sp ~85 % (Maffulli)8. Palpation d'une encoche : Se ~73 % · Sp ~89 %.

Talon & plante

Test du treuil (Windlass)

Réalisation
En charge (patient debout sur un tabouret), dorsifléchir passivement le gros orteil.
Positif si
Douleur à l'insertion de l'aponévrose (talon interne).
Teste
Une fasciite plantaire.
Valeur
En charge Se ~32 % · Sp ~100 % (De Garceau)9 : très spécifique, peu sensible.

Test du genou au mur (dorsiflexion) mesure

Réalisation
Pied face au mur, avancer le genou pour le toucher sans décoller le talon ; mesurer la distance orteils-mur.
Positif si
Asymétrie de dorsiflexion vs côté sain.
Teste
Une limitation de dorsiflexion (Achille, conflit, séquelle).
Valeur
Mesure fonctionnelle reproductible (pas de Se/Sp diagnostique) ; utile au suivi.

Avant-pied

Pincement pouce-index / clic de Mulder (Morton) performant

Réalisation
Comprimer l'espace inter-métatarsien douloureux entre le pouce et l'index (plantaire-dorsal), puis comprimer l'avant-pied latéralement (Mulder).
Positif si
Douleur reproduite ± clic palpable/ressaut.
Teste
Un névrome de Morton.
Valeur
Pincement pouce-index : Se ~0,96 · Sp ~1,00 (Mahadevan)10 — le meilleur test isolé. Clic de Mulder : très variable (Se 0,29-0,94).

Grind test de la 1re MTP descriptif

Réalisation
Compression axiale + rotation de la 1re métatarso-phalangienne.
Positif si
Douleur (arthrose) ; une mobilité conservée oriente vers l'inflammatoire.
Teste
Un hallux rigidus (arthrose de la 1re MTP).
Valeur
Pas de Se/Sp du test isolé (signe descriptif).

Pied plat / pied creux

Tests de Jack, de Coleman & de Silfverskjöld descriptifs

En bref
Test de Jack (Hübscher) : la dorsiflexion passive du gros orteil recreuse la voûte d'un pied plat souple (par le mécanisme du treuil) — un pied plat qui ne se corrige pas est fixé. Test de Coleman (à la cale) : le talon d'un pied creux se re-verticalise quand on met une cale sous le bord externe → arrière-pied réductible (origine de l'avant-pied). Test de Silfverskjöld : si la dorsiflexion s'améliore genou fléchi vs tendu, l'équin vient du gastrocnémien (rétraction).
Valeur
Signes cliniques descriptifs (souple vs fixé, origine de la déformation) ; pas de Se/Sp chiffrée.

Pied plat acquis & neuro

Montée sur la pointe (single heel rise) & « too many toes »

Réalisation
Vu de dos : compter les orteils visibles latéralement ; demander une montée sur la pointe sur une jambe.
Positif si
Plus d'orteils visibles du côté atteint ; incapacité à monter sur la pointe ou absence d'inversion du talon.
Teste
Une dysfonction du tendon tibial postérieur (pied plat acquis).
Valeur
Signes sensibles mais sans Se/Sp validée (descriptifs) ; le first metatarsal rise sign a été rapporté Se/Sp ~100 % (Hintermann, série unique, à nuancer)11.

Signe de Tinel rétro-malléolaire (tunnel tarsien) valeur faible

Réalisation
Percuter le nerf tibial postérieur en arrière de la malléole médiale.
Positif si
Paresthésies irradiant dans la plante.
Teste
Un syndrome du tunnel tarsien.
Valeur
Se ~25-75 % · Sp ~70-90 % (compilation, pas d'étude princeps forte)12.

Goutte : podagre & règle de Janssens

Réalisation
Reconnaître un accès aigu, brutal, très inflammatoire de la 1re MTP ; appliquer la règle clinique de Janssens (soins premiers).
Positif si
Podagre typique ; score de Janssens élevé.
Teste
Une goutte (l'idéal restant la mise en évidence des cristaux).
Valeur
Podagre : Se ~99 % · Sp ~8 %. Règle de Janssens : AUC ~0,85 (≥ 8 pts → goutte très probable)3 ; critères ACR/EULAR 2015 Se ~92 %/Sp ~89 %13.
11 — RÉCAPITULATIF

Toutes les valeurs, d'un coup d'œil

ManœuvreSeSpRéf
Fracture
Règles d'Ottawa (cheville & pied)~98 %~32 %1
Entorse latérale
Tiroir antérieur — examen combiné J4-5~96 %~84 %4
Tiroir antérieur — isolé (chronique)~54 %~87 %5
Tilt talien (inversion forcée)17-66 %82-100 %5
Syndesmose
Squeeze test~30 %~94 %6
Rotation externe (Kleiger)~20 %~85 %6
Achille & autres
Thompson / Simmonds~96 %~93 %8
Matles~88 %~85 %8
Windlass (en charge)~32 %~100 %9
Pincement pouce-index (Morton)~96 %~100 %10
Podagre (goutte)~99 %~8 %3
Valeurs des méta-analyses/études citées. Beaucoup de tests de la cheville sont plus spécifiques que sensibles ; l'examen ligamentaire différé à J4-5 (van Dijk) est le plus fiable. Signes descriptifs (tilt, too many toes, heel rise, Tinel, grind) : intérêt sémiologique, valeur chiffrée faible ou absente.
12 — AUTO-EXERCICES

Ordonnances d'auto-exercices (fondées sur les preuves)

Des programmes simples, à domicile, prêts à copier-coller dans l'ordonnance. Chaque bloc porte son niveau de preuve et ses sources ; le bouton « copier » met le texte dans le presse-papier. Ces mêmes ordonnances sont accessibles depuis chaque diagnostic de l'aiguillage (00).

À adapter au patient. Ces programmes génériques ne remplacent pas une rééducation personnalisée quand elle est indiquée ; la douleur pendant l'exercice reste acceptable si elle est modérée (≤ 3-4/10) et se calme après. Reconsulter en cas de gonflement croissant, de blocage, d'instabilité franche ou d'absence d'amélioration.
Comment lire le rythme : « 15 fois de suite » = une série de 15 ; « 3 fois » = 3 séries d'affilée (avec une courte pause entre elles) ; « 2 à 3 fois par jour » = à refaire dans la journée.
Douleur pendant l'exercice — règle des couleurs : VERT (0-3/10) continuez ; ORANGE (4-5/10) continuez si la douleur redescend dans l'heure et le lendemain matin ; ROUGE (> 5/10, douleur qui augmente de jour en jour, ou gonflement) arrêtez et réduisez. Matériel : « élastique » = bande élastique de rééducation (pharmacie) ; à défaut de plateau instable, un coussin de canapé.

Sources des programmes (EBP) : entorse & instabilité de cheville14151617 · tendinopathie d'Achille corporéale1819 · Achille insertionnelle20 · fasciite plantaire2122 · dysfonction du tibial postérieur23 · névrome de Morton / métatarsalgie24.

Aller plus loin
13 — EN SAVOIR PLUS

Histoire & regard évolutionniste

Le pied humain est une prouesse de la bipédie : une arche élastique qui amortit et restitue l'énergie à chaque pas.

La voûte plantaire et l'aponévrose plantaire forment un ressort : la dorsiflexion des orteils tend l'aponévrose et rigidifie le pied à la propulsion (mécanisme du treuil, décrit par Hicks) — le même que teste le signe de Windlass. Le tendon d'Achille stocke et rend l'énergie élastique, ce qui rend la course endurante possible ; mais cette architecture, sollicitée par le sport et le chaussage moderne, se paie en tendinopathies et en fasciites.

L'entorse latérale est la rançon d'une cheville faite pour la mobilité : le ligament talo-fibulaire antérieur, le plus faible, cède en inversion — le traumatisme le plus fréquent de l'appareil locomoteur. Le chaussage étroit, lui, favorise hallux valgus et névrome de Morton, quasi absents dans les populations habituellement déchaussées : un mismatch entre un pied façonné pour marcher pieds nus et nos usages récents.

À retenir. Beaucoup de pathologies du pied sont des surmenages d'une structure élastique remarquable ; la gestion de la charge et le chaussage en sont des leviers modifiables. Hypothèses évolutionnistes étayées, à présenter comme telles.

14 — ÉPONYMES

Qui se cache derrière les signes ?

Le pied et la cheville portent une pluie d'éponymes. Les voici par ordre alphabétique, avec l'article d'origine.

François Chopart — articulation de Chopart

Chirurgien français · 1743–1795

Parisien, pionnier de la chirurgie urologique, professeur à Paris et coauteur avec Desault d'un traité de chirurgie.

L'articulation : médio-tarsienne (talo-naviculaire + calcanéo-cuboïdienne) ; amputation de Chopart à ce niveau.
L'article : Procédé attribué à Chopart (année et référence primaire non confirmées — à vérifier).

Albert Henry Freiberg — maladie de Freiberg

Chirurgien orthopédiste américain · 1868–1940

Professeur d'orthopédie à Cincinnati pendant 37 ans (par ailleurs violoniste et botaniste amateur). Souvent nommé à tort « Alfred ».

La maladie (1914) : ostéochondrose/nécrose d'une tête métatarsienne (2e le plus souvent) — « infraction de Freiberg ».
L'article : Freiberg AH. Infraction of the second metatarsal bone. Surg Gynecol Obstet. 1914;26:171-174 (recueil exact à vérifier).

Patrik Haglund — déformation de Haglund

Chirurgien orthopédiste suédois · 1870–1937

Premier titulaire d'une chaire d'orthopédie en Scandinavie, pionnier de la réadaptation.

La déformation (1927/1928) : proéminence osseuse postéro-supérieure du calcanéus (« pump bump »).
L'article : Référence princeps non retrouvée (à confirmer ; divergence 1927/1928) ; biographie : PMID 1405852.

Sir Robert Jones — fracture de Jones

Chirurgien orthopédiste gallois · 1857–1933

« Père de l'orthopédie moderne » à Liverpool ; il installe une radio dès 1896 et sera le premier président de la SICOT.

La fracture (1902) : base du 5e métatarsien (jonction métaphyso-diaphysaire), par contrainte indirecte — décrite sur 6 cas dont lui-même, blessé en dansant.
L'article : Jones R. Fracture of the base of the fifth metatarsal bone by indirect violence. Ann Surg. 1902;35(6):697-700.

Bernard Kleiger — test de Kleiger

Chirurgien orthopédiste américain (New York) (dates introuvables)

Chirurgien du Hospital for Joint Diseases, auteur de travaux de référence sur la mécanique des traumatismes de cheville.

Le test : rotation externe du pied mettant en tension le ligament deltoïde (cheville neutre) ou la syndesmose (dorsiflexion). L'article de 1956 est biomécanique ; le test clinique en dérive.
L'article : Kleiger B. The mechanism of ankle injuries. J Bone Joint Surg Am. 1956;38-A(1):59-70.

Alban Köhler — maladie de Köhler

Radiologue allemand · 1874–1947

Pionnier de l'ostéo-radiologie, cofondateur de la Deutsche Röntgengesellschaft (1905), auteur d'un atlas de référence.

La maladie (1908) : Köhler I = ostéochondrose du naviculaire de l'enfant. « Köhler II » (têtes métatarsiennes) correspond en fait à l'infraction de Freiberg.
L'article : Köhler A. Über eine häufige, bisher anscheinend unbekannte Erkrankung einzelner kindlicher Knochen. Münch Med Wochenschr. 1908;55:1923-1925.

Jacques Lisfranc de Saint-Martin — Lisfranc

Chirurgien français · 1787–1847

Élève de Dupuytren (et son grand rival), chirurgien-chef de La Pitié, réputé pour sa voix tonitruante.

L'articulation (1815) : tarso-métatarsienne ; l'amputation de Lisfranc à ce niveau a donné son nom à l'entorse et à la luxation-fracture de Lisfranc.
L'article : Lisfranc J. Nouvelle méthode opératoire pour l'amputation partielle du pied dans son articulation tarso-métatarsienne. Paris ; 1815 (naissance 1787/1790 selon sources).

Jacques-Gilles Thomas Maisonneuve — fracture de Maisonneuve

Chirurgien français · 1809–1897

Élève de Dupuytren, fondateur de la Société de chirurgie ; le premier à expliquer le rôle de la rotation externe dans les fractures de cheville.

La fracture (1840) : fracture spiroïde de la fibula proximale + rupture de la syndesmose et de la membrane interosseuse.
L'article : Maisonneuve JG. Recherches sur la fracture du péroné. Arch Gén Méd. 1840;7:165-187, 433-473 (prénom « Jules Germain » très répandu — divergence LITFL/Wikipedia).

Arthur L. Matles — test de Matles

Chirurgien orthopédiste américain (New York) (dates introuvables)

Chirurgien orthopédiste new-yorkais ; peu de données biographiques au-delà de sa description.

Le test (1975) : patient en procubitus, flexion active des genoux à 90° ; en cas de rupture d'Achille, le pied atteint tombe en neutre/dorsiflexion au lieu de l'équin normal.
L'article : Matles AL. Rupture of the tendo achilles: another diagnostic sign. Bull Hosp Joint Dis. 1975;36(1):48-51.

Thomas George Morton — névrome de Morton

Chirurgien américain (Philadelphie) · 1835–1903

Chirurgien de Philadelphie, aussi pionnier de l'appendicectomie. À ne pas confondre avec Dudley Joy Morton (1884–1960), le « pied de Morton » = 1er métatarsien court, 1927.

Le névrome (1876) : métatarsalgie interdigitale par lésion fibreuse péri-nerveuse (3e espace le plus souvent).
L'article : Morton TG. A peculiar and painful affection of the fourth metatarso-phalangeal articulation. Am J Med Sci. 1876;71:37-45.

Jacob D. Mulder — clic de Mulder

Chirurgien néerlandais · 1901–1965

Il décrit en 1951 le mécanisme de la métatarsalgie de Morton et le clic éponyme. Prénom « Jan Derk » non confirmé.

Le clic (1951) : la compression latérale des têtes métatarsiennes, avec pression dans l'espace, reproduit la douleur et un clic palpable — névrome de Morton.
L'article : Mulder JD. The causative mechanism in Morton's metatarsalgia. J Bone Joint Surg Br. 1951;33-B(1):94-95.

James Warren Sever — maladie de Sever

Chirurgien orthopédiste américain · 1878–1964

Chirurgien-assistant au Children's Hospital de Boston (Harvard), il rattache correctement une talalgie de l'enfant à l'apophyse calcanéenne en croissance.

La maladie (1912) : apophysite calcanéenne (ostéochondrose de l'apophyse du calcanéus) de l'enfant sportif.
L'article : Sever JW. Apophysitis of the os calcis. N Y Med J. 1912;95:1025-1029 (pagination à vérifier).

Franklin Adin « Sam » Simmonds — test de Simmonds-Thompson

Chirurgien orthopédiste britannique · 1910–1983

Chirurgien du Royal Army Medical Corps, il collabora ensuite avec John Charnley sur la prothèse de hanche. Souvent nommé à tort « Robert William ».

Le test (1957) : patient en procubitus, la compression du mollet ne produit pas de flexion plantaire en cas de rupture d'Achille. Simmonds a la priorité (1957) sur Thompson (1962).
L'article : Simmonds FA. The diagnosis of the ruptured Achilles tendon. Practitioner. 1957;179(1069):56-58.

Theodore Campbell Thompson — test de Simmonds-Thompson

Chirurgien orthopédiste américain · 1902–1986

Chirurgien au Hospital for Special Surgery (New York), président de l'AAOS.

Le test (publié 1962) : même manœuvre de compression du mollet ; observé dès 1955, publié après Simmonds — d'où le nom composé.
L'article : Thompson TC, Doherty JH. Spontaneous rupture of tendon of Achilles: a new clinical diagnostic test. J Trauma. 1962;2:126-129.

Jules Tinel — signe de Tinel

Neurologue français · 1879–1952

Il étudie les lésions des nerfs périphériques chez les blessés de la Première Guerre mondiale.

Le signe (1915) : la percussion d'un nerf lésé provoque des paresthésies distales dans son territoire ; appliqué au tunnel tarsien (nerf tibial postérieur, en arrière de la malléole médiale).
L'article : Tinel J. Le signe du « fourmillement » dans les lésions des nerfs périphériques. Presse Méd. 1915;23:388-389 (vol./pages à revérifier ; priorité partagée avec P. Hoffmann → « Hoffmann-Tinel »).

Sources biographiques : whonamedit.com, LITFL (Medical Eponym Library), PubMed. Corrections d'attribution notables : Freiberg s'appelle Albert (pas Alfred) ; Simmonds s'appelle Franklin Adin (pas Robert William) ; le prénom de Maisonneuve est contesté (Jacques-Gilles Thomas vs Jules Germain) ; il existe deux Morton distincts (Thomas George = névrome ; Dudley Joy = pied court). Dates introuvables (Matles, Kleiger) et paginations anciennes (Sever, Freiberg, Haglund, Chopart) restent « à vérifier ».

15 — SIGNES ABANDONNÉS

Signes abandonnés (et faux éponymes)

Les vieux signes encore utiles (Simmonds-Thompson, Silfverskjöld, Coleman, Jack/Hübscher, Cotton) figurent au catalogue. Voici ceux délaissés à juste titre — et quelques éponymes cités par erreur.

Signe de Homans abandonné

Description
Douleur du mollet provoquée par la dorsiflexion passive du pied, recherchée dans la thrombose veineuse profonde. D'après John Homans, chirurgien américain (1877–1954).
Pourquoi abandonné
Ni sensible ni spécifique (faux positifs et faux négatifs fréquents) ; remplacé par le score de Wells + D-dimères + écho-Doppler.

Recensé par de nombreuses sources cliniques ; sans valeur diagnostique établie.

Signe de Keen abandonné

Description
Élargissement / œdème au-dessus de la malléole dans la fracture de Pott (malléolaire).
Pourquoi abandonné
Œdème non spécifique ; supplanté par les règles d'Ottawa et la radiographie.

Provenance incertaine : la citation primaire (« Keen, JBJS 1950 ») n'a pu être vérifiée — à confirmer ou à écarter.

Faux éponymes à écarter. Plusieurs « signes » circulent par erreur pour la cheville/le pied : le « signe de Dennie » n'existe pas ici (il s'agit du pli de Dennie-Morgan, dermatologique) ; le « test de Frankel » de la syndesmose est introuvable (probable confusion avec le test de Kleiger) ; le « signe de Trethowan » est un signe radiographique de la hanche (épiphysiolyse, ligne de Klein), pas du pied. Enfin, Pott, Dupuytren et Cotton désignent des fractures, pas des signes cliniques.
16 — SOURCES

Bibliographie

Cadre. Descriptions des manœuvres d'après un traité de sémiologie du genou et du pied et anatomie palpatoire d'après un atlas de repères (A. Biel, Trail Guide to the Body, §08) ; valeurs diagnostiques et programmes d'exercices d'après la littérature EBM (identifiants PMID/DOI). Les valeurs Se/Sp porteuses ont été re-vérifiées sur PubMed (2026-07) : Bachmann (règle d'Ottawa), van Dijk (examen différé à J4-5), Reiman/Maffulli (calf squeeze), Ulmer (syndrome de loge) — toutes concordantes. Honnêteté : beaucoup de tests de la cheville/du pied sont peu sensibles (spécifiques) ou descriptifs (tilt talien, too many toes, heel rise, Tinel, grind, Lisfranc clinique) ; l'examen ligamentaire est plus fiable différé à J4-5. Certains dosages d'exercices (HSR Achille, Rathleff, Kulig) sont donnés en ordres de grandeur, à confirmer sur le protocole source.

  1. Bachmann LM, Kolb E, Koller MT, et al. Accuracy of Ottawa ankle rules to exclude fractures of the ankle and mid-foot: systematic review. BMJ. 2003;326(7386):417. PMID:12595378 · doi:10.1136/bmj.326.7386.417Règles d'Ottawa : Se ~98 %, LR− ~0,08.
  2. Dowling S, Spooner CH, Liang Y, et al. Accuracy of Ottawa Ankle Rules to exclude fractures of the ankle and midfoot in children: a meta-analysis. Acad Emerg Med. 2009;16(4):277-287. PMID:19187397 · doi:10.1111/j.1553-2712.2008.00333.xRègles d'Ottawa chez l'enfant (≥ ~6 ans) : sensibilité élevée.
  3. Janssens HJEM, Fransen J, van de Lisdonk EH, et al. A diagnostic rule for acute gouty arthritis in primary care without joint fluid analysis. Arch Intern Med. 2010;170(13):1120-1126. PMID:20625017 · doi:10.1001/archinternmed.2010.196Règle clinique de la goutte (AUC ~0,85).
  4. van Dijk CN, Lim LSL, Bossuyt PMM, Marti RK. Physical examination is sufficient for the diagnosis of sprained ankles. J Bone Joint Surg Br. 1996;78(6):958-962. PMID:8951015Examen combiné différé à J4-5 : Se 96 %/Sp 84 %.
  5. Netterström-Wedin F, Matthews M, Bleakley C. Diagnostic accuracy of clinical tests assessing ligamentous injury of the ankle. Sports Health. 2022;14(3):336-347. PMID:34286639 · doi:10.1177/19417381211029953Tiroir antérieur isolé, tilt talien (valeurs hétérogènes).
  6. de César PC, Ávila EM, de Abreu MR. Comparison of magnetic resonance imaging to physical examination for syndesmotic injury after lateral ankle sprain. Foot Ankle Int. 2011;32(12):1110-1114. PMID:22381194 · doi:10.3113/FAI.2011.1110Squeeze test, Kleiger (spécifiques, peu sensibles).
  7. Sman AD, Hiller CE, Refshauge KM. Diagnostic accuracy of clinical tests for diagnosis of ankle syndesmosis injury: a systematic review. Br J Sports Med. 2013;47(10):620-628. PMID:23222193 · doi:10.1136/bjsports-2012-091702Aucun test isolé suffisant ; IRM avant diagnostic définitif.
  8. Maffulli N. The clinical diagnosis of subcutaneous tear of the Achilles tendon. Am J Sports Med. 1998;26(2):266-270. PMID:9548122 · doi:10.1177/03635465980260021801Thompson (Se 96/Sp 93), Matles (88/85), gap (73/89).
  9. De Garceau D, Dean D, Requejo SM, Thordarson DB. The association between diagnosis of plantar fasciitis and Windlass test results. Foot Ankle Int. 2003;24(3):251-255. PMID:12793489 · doi:10.1177/107110070302400309Windlass en charge : Se 32 %/Sp 100 %.
  10. Mahadevan D, Venkatesan M, Bhatt R, Bhatia M. Diagnostic accuracy of clinical tests for Morton's neuroma compared with ultrasonography. J Foot Ankle Surg. 2015;54(4):549-553. PMID:25432459 · doi:10.1053/j.jfas.2014.09.021Pincement pouce-index : Se 0,96/Sp 1,00.
  11. Hintermann B, Gächter A. The first metatarsal rise sign: a simple, sensitive sign of tibialis posterior tendon dysfunction. Foot Ankle Int. 1996;17(4):236-241. PMID:8696502 · doi:10.1177/107110079601700410Pied plat acquis (série unique, à nuancer).
  12. Kiel J, Kaiser K. Tarsal Tunnel Syndrome. StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2024. NBK513273Tinel/dorsiflexion-éversion : valeurs faibles/incertaines.
  13. Neogi T, Jansen TLTA, Dalbeth N, et al. 2015 Gout Classification Criteria (ACR/EULAR). Arthritis Rheumatol. 2015;67(10):2557-2568. PMID:26352873 · doi:10.1002/art.39254Critères de classification (Se ~92 %/Sp ~89 %).
  14. Vuurberg G, Hoorntje A, Wink LM, et al. Diagnosis, treatment and prevention of ankle sprains: update of an evidence-based clinical guideline. Br J Sports Med. 2018;52(15):956. PMID:29514819 · doi:10.1136/bjsports-2017-098106Prise en charge fonctionnelle et prévention de l'entorse.
  15. Dubois B, Esculier JF. Soft-tissue injuries simply need PEACE and LOVE. Br J Sports Med. 2020;54(2):72-73. PMID:31377722 · doi:10.1136/bjsports-2019-101253Cadre de prise en charge des lésions des tissus mous.
  16. Schiftan GS, Ross LA, Hahne AJ. The effectiveness of proprioceptive training in preventing ankle sprains: a systematic review and meta-analysis. J Sci Med Sport. 2015;18(3):238-244. PMID:24831756 · doi:10.1016/j.jsams.2014.04.005Proprioception : réduction des récidives d'entorse.
  17. Delahunt E, Bleakley CM, Bossard DS, et al. Clinical assessment of acute lateral ankle sprain injuries (ROAST): 2019 consensus statement — International Ankle Consortium. Br J Sports Med. 2018;52(20):1304-1310. PMID:29886432 · doi:10.1136/bjsports-2017-098885Consensus d'évaluation de l'entorse latérale.
  18. Alfredson H, Pietilä T, Jonsson P, Lorentzon R. Heavy-load eccentric calf muscle training for the treatment of chronic Achilles tendinosis. Am J Sports Med. 1998;26(3):360-366. PMID:9617396 · doi:10.1177/03635465980260030301Protocole excentrique d'Alfredson (Achille corporéale).
  19. Beyer R, Kongsgaard M, Hougs Kjær B, et al. Heavy Slow Resistance Versus Eccentric Training as Treatment for Achilles Tendinopathy: A Randomized Controlled Trial. Am J Sports Med. 2015;43(7):1704-1711. PMID:26018970 · doi:10.1177/0363546515584760Charge lourde et lente ≈ excentrique.
  20. Jonsson P, Alfredson H, Sunding K, et al. New regimen for eccentric calf-muscle training in patients with chronic insertional Achilles tendinopathy: results of a pilot study. Br J Sports Med. 2008;42(9):746-749. PMID:18184750 · doi:10.1136/bjsm.2007.039545Achille insertionnelle : charge sans dorsiflexion excessive.
  21. DiGiovanni BF, Nawoczenski DA, Lintal ME, et al. Tissue-specific plantar fascia-stretching exercise enhances outcomes in patients with chronic heel pain. J Bone Joint Surg Am. 2003;85(7):1270-1277. PMID:12851352 · doi:10.2106/00004623-200307000-00013Étirement spécifique de l'aponévrose plantaire.
  22. Rathleff MS, Mølgaard CM, Fredberg U, et al. High-load strength training improves outcome in patients with plantar fasciitis: a randomized controlled trial. Scand J Med Sci Sports. 2015;25(3):e292-300. PMID:25145882 · doi:10.1111/sms.12313Renforcement en charge lourde et lente (fasciite).
  23. Kulig K, Reischl SF, Pomrantz AB, et al. Nonsurgical management of posterior tibial tendon dysfunction with orthoses and resistive exercise: a randomized controlled trial. Phys Ther. 2009;89(1):26-37. PMID:19022863 · doi:10.2522/ptj.20070242Renforcement + orthèse (tendon tibial postérieur).
  24. Matthews BG, Hurn SE, Harding MP, et al. The effectiveness of non-surgical interventions for common plantar digital compressive neuropathy (Morton's neuroma): a systematic review. J Foot Ankle Res. 2019;12:12. PMID:30809275 · doi:10.1186/s13047-019-0320-7Névrome de Morton : chaussage/orthèses (preuve faible).