Fiche pratique · dermatologie & urgences

Piqûres d'insectes :
reconnaître & traiter

Quel arthropode a piqué ? Comment soulager une réaction locale, quand s'inquiéter (anaphylaxie), comment retirer un dard ou une tique, et quel répulsif selon l'âge. La plupart des piqûres sont bénignes — l'enjeu est de repérer le petit nombre qui ne l'est pas.

Par le Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau — fiche vérifiée et sourcée (références en fin de page).
Information générale — en cas de doute, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien.
Première version : 2026-06-27Dernière révision : 2026-07-04
Reconnaître
00 — IDENTIFIER

Quel arthropode a piqué ?

Aucune recommandation française n'existe pour identifier une piqûre d'après son seul aspect : ces repères sont des indices dermatologiques, à confronter au contexte (saison, lieu, horaire, animaux). L'aspect n'est jamais formel.

ArthropodeLésion & indiceOù / contexteDouleur ou prurit⚠ Alerte
MoustiquePetite papule prurigineuseZones découvertes ; surtout la nuitPrurit
Moustique tigre (Aedes)Rougeur ~3 cm, bouton dur, parfois douloureuxDiurne, en métropolePrurit ± douleurFièvre brutale, douleurs, éruption les jours suivants → dengue/chikungunya/Zika25
TaonPiqûre lacérante, léger saignementÉté, près de l'eau / du bétailDouleur d'emblée
AoûtatPapules rouge vif très prurigineusesZones de striction (ceinture, chaussettes), plis ; fin d'été, herbesPrurit intense
PucePetites papules groupées / alignées (3 en ligne)Chevilles, mollets ; animaux, solPrurit
Punaise de litPapules « en rang d'oignon », point centralZones découvertes la nuit (bras, dos) ; literiePrurit, plus marqué le matinAucune maladie transmise
TiqueIndolore ; arthropode fiché visiblePlis, cuir chevelu, aine ; forêt/herbesIndoloreÉrythème migrant 3–30 j après (→ §05)
Guêpe / abeille / frelonDouleur vive, œdème ; abeille = dard laisséÉté, près des nids/ruchesDouleur immédiateRéaction générale (urticaire, gêne respiratoire, malaise) ou piqûre bouche/gorge → 15
Chenille processionnairePas une piqûre : poils urticants → plaques rouges qui grattentPinèdes/chênes ; sans contact direct (vent)Prurit + brûlureAtteinte des yeux ou respiratoire → avis/urgence (→ §07)
Araignée (métropole)Morsure (2 points) — très rareRisque réel très faibleVariableSurdiagnostic : la plupart des « morsures d'araignée » sont en fait des infections (staph.) ou d'autres piqûres

Penser aussi à la gale devant un prurit diffus à recrudescence nocturne avec entourage qui se gratte : sillons aux espaces interdigitaux et poignets, lésions génitales chez l'homme — ce n'est pas une « piqûre » mais un acarien, et le traitement est spécifique.

Araignées : pas de panique. En métropole, aucune des ~1 600 espèces n'est mortelle. Deux espèces à risque marginal existent au sud (malmignatte « veuve noire » méditerranéenne, recluse) mais les morsures graves sont exceptionnelles. Une lésion nécrotique étiquetée « araignée » est le plus souvent une infection à staphylocoque.12

Traiter
01 — RÉACTION LOCALE

Soulager une piqûre banale

La piqûre simple (petit bouton qui gratte) guérit seule. On soulage, sans sur-traiter. Pas de recommandation française dédiée : les posologies sont fermes (RCP, CRAT), la stratégie est empirique.

Les bons gestes

Si ça gratte ou gonfle : les médicaments

Corticoïde local (dermocorticoïde). Pour une piqûre banale, un dermocorticoïde d'activité faible en cure très courte suffit.

Piqûre banale — dermocorticoïde d'activité faible (ex. hydrocortisone, en vente libre) : 1 application/jour, < 3 jours.
⚠ Toujours raisonner en activité (faible / modérée / forte), jamais en n° de classe (la numérotation française I↔IV est inversée selon les sources).
Visage & plis : pas de corticoïde fort (risque d'atrophie). Enfant : activité modérée (ex. désonide), durée minimale.

Antihistaminique oral (anti-H1) de 2e génération si le prurit gêne. Tous utilisables pendant la grossesse (CRAT).

Molécule (princeps)AdulteEnfantGrossesse / allaitement
Cétirizine (Zyrtec)10 mg/j6–12 ans : 5 mg ×2 ; 2–6 ans : 2,5 mg ×2 (dès 2 ans)Utilisable tout terme
Lévocétirizine (Xyzall)5 mg/j≥ 6 ans : 5 mg ; 2–6 ans : 2,5 mg/jUtilisable tout terme
Loratadine (Clarityne)10 mg/j> 30 kg : 10 mg ; ≤ 30 kg : 5 mg (sirop dès 2 ans)Utilisable tout terme
Desloratadine (Aerius)5 mg/j6–11 ans : 2,5 mg ; 1–5 ans : 1,25 mg (sirop dès 1 an)Utilisable tout terme

Antalgique si douleur : paracétamol (adulte 1 g ×3–4/j, max 3–4 g/j ; enfant 15 mg/kg/6 h). À préférer aux AINS/aspirine chez l'enfant.

À retenir. Froid + corticoïde local faible (cure courte) + anti-H1 oral si besoin = l'essentiel. Tout le reste est accessoire, et l'antiseptique systématique est inutile.3456

02 — RÉACTION ÉTENDUE & SURINFECTION

Quand la réaction déborde

Grosse réaction locale (souvent après une guêpe/abeille)

Rougeur et œdème > 10 cm qui s'étendent et persistent au-delà de 24 h, régressant en général en moins d'une semaine. C'est impressionnant mais ce n'est pas une allergie générale (moins de 5 % évoluent vers une réaction systémique grave).

Surinfection (impétiginisation)

À suspecter devant des croûtes couleur miel (mélicériques), ou un placard chaud, douloureux, extensif (dermohypodermite), une traînée rouge, de la fièvre.

Impétigo peu étendu → traitement LOCAL seul (HAS 2021)7 : mupirocine, 2–3 applications/j × 5 j. Ne jamais associer antibiotique local + oral.
Forme grave (ecthyma, > 6 lésions, surface > 2 %, extension rapide) → oral × 7 j :
· 1re intention : amoxicilline–acide clavulanique (enfant 80 mg/kg/j en amoxicilline).
· Allergie pénicilline : pristinamycine 1 g ×3/j (adulte), josamycine 50 mg/kg/j (enfant). (La céfalexine n'est PAS l'alternative HAS.)

Piège fréquent. Une grosse réaction locale inflammatoire (rouge, chaude, < 24–48 h) est souvent confondue avec une cellulite infectieuse et traitée par antibiotique à tort. Sans signe de surinfection vraie, pas d'antibiotique.78

Urgence
03 — ANAPHYLAXIE

Reconnaître la réaction grave — et l'adrénaline

L'anaphylaxie est rare mais vitale. Le traitement, c'est l'adrénaline intramusculaire, sans retard, et le 15.

Les signes (classification de Ring & Messmer)24

💉 Adrénaline IM dès le grade II + appeler le 15

Adrénaline en intramusculaire, face antéro-latérale de la cuisse (jamais la fesse) :

Adulte : 0,3 à 0,5 mg IM (solution 1 mg/mL = 1/1000), répétable après 5–15 min.
Enfant : 0,01 mg/kg IM (≈ 0,15 mg avant la puberté, 0,30–0,50 mg ado/adulte).
⚠ Ampoule 1 mg/mL (dose à mesurer) ≠ auto-injecteur 0,5 mg/mL (dose fixe pré-réglée).
Pas de voie sous-cutanée ni intraveineuse en ville (IV = milieu monitoré seulement).

Position : allongé, jambes surélevées. Ne jamais asseoir ni relever brutalement la personne (risque d'arrêt cardiaque). PLS si vomissements/inconscience ; demi-assis si la gêne respiratoire domine. Appeler le 15 systématiquement (risque de rechute « biphasique » → surveillance hospitalière).

Auto-injecteur d'adrénaline : à qui le prescrire ?

Approvisionnement. Les auto-injecteurs connaissent des tensions de stock (2025–2026) : disponibilités variables selon les marques. Vérifiez le point ANSM le plus récent au moment de prescrire.10

04 — DARD & VENIN

Piqûre d'hyménoptère & allergie au venin

Retirer le dard : vite, peu importe comment

Seule l'abeille laisse son dard (avec le sac à venin) ; guêpe et frelon non. Le venin continue d'être injecté tant que le dard est en place : retirez-le le plus vite possible, par n'importe quel moyen (ongle, carte, pince). La rapidité compte, pas la méthode.11

Quel auto-injecteur d'adrénaline selon le poids ?

Repère indicatif d'après les seuils d'AMM. La prescription se fait en allergologie ; les allergologues proposent parfois des seuils plus protecteurs.
🔒 Rien n'est envoyé sur internet. Le calcul se fait sur votre appareil.
kg
Dosage indicatifEntrez un poids.

Après une réaction générale : adresser en allergologie

⚠ Danger immédiat : piqûre dans la bouche, la gorge ou le cou (œdème des voies aériennes, même sans allergie) → 15. Piqûres multiples (essaim) : toxicité propre du venin → avis médical.
Cas particuliers
05 — TIQUE

Retirer une tique, surveiller — et estimer le risque

La grande majorité des piqûres ne transmettent rien. L'enjeu : retirer vite et bien, puis surveiller la peau pendant un mois.

1. Retirer, sans rien appliquer avant

  1. Tire-tique : glisser le crochet au plus près de la peau, sans écraser le corps de la tique.
  2. Tirer doucement en tournant (dévisser), sans casser le rostre.
  3. Désinfecter APRÈS le retrait (alcool, chlorhexidine, povidone iodée).
  4. Surveiller la peau pendant 4 semaines : guetter un érythème migrant entre le 3e et le 30e jour.

2. Quel risque de maladie de Lyme ?

Après une piqûre reconnue en Europe, le risque de développer une borréliose est faible — de l'ordre de 1 à 3 % (maladie clinique), même en zone à risque ; environ 5 % si l'on compte les séroconversions sans symptôme. Il augmente avec la durée d'attachement et l'engorgement de la tique — jusqu'à ~14 % dans le pire cas documenté (tique gorgée et porteuse de Borrelia).28

Le seuil « 24 h = sans risque » n'est pas une garantie. Il vient de modèles animaux ; la tique européenne (Ixodes ricinus) peut transmettre plus tôt. Plus le retrait est précoce, mieux c'est — mais une infection n'est jamais totalement exclue.28

Estimer le risque après une piqûre de tique

Outil pédagogique, pas un score validé — il illustre comment le risque varie. Il ne change pas la conduite (surveillance 4 semaines dans tous les cas).
🔒 Rien n'est envoyé. Le code postal sert juste à situer la région ; tout reste sur votre appareil.
EstimationRenseignez au moins depuis combien de temps la tique est fixée.

Gradient régional d'endémicité d'après Santé publique France (est & centre = risque plus élevé ; ouest & pourtour méditerranéen = plus faible).30 Fourchettes de risque indicatives, issues de cohortes européennes.28

3. L'érythème migrant : à l'œil, sans prise de sang

Une plaque rouge qui s'agrandit autour du point de piqûre, 3 à 30 jours après (souvent 1–2 semaines) : c'est l'érythème migrant, présent dans environ 80 % des Lyme précoces. Sa présence suffit au diagnostic — pas de sérologie (souvent négative à ce stade) — et impose un traitement antibiotique immédiat (doxycycline, ou amoxicilline).1329

4. Faut-il faire analyser la tique ?

Vous pouvez signaler la piqûre et envoyer la tique au programme de recherche participative CiTIQUE / signalement-tique.fr : utile pour la surveillance collective.1531 Mais aucun résultat individuel n'est rendu, et faire tester la tique ne sert pas à la décision : une tique porteuse de Borrelia ne veut pas dire que vous êtes infecté, et une tique négative n'exclut rien. La conduite repose sur la surveillance de la peau, pas sur la tique.2931

5. Pas d'antibiotique préventif (en France)

La France (HAS / SPILF) ne recommande aucune antibioprophylaxie après une piqûre, dans aucune situation — y compris grossesse, enfant, piqûres multiples ou attachement prolongé.1429 (Les États-Unis proposent, eux, une dose unique de doxycycline dans les 72 h en cas de piqûre à haut risque : position différente, non retenue en France.32)

À retenir. Retrait au tire-tique sans produit → désinfection APRÈS → surveillance 4 semaines. Consultez si plaque qui s'agrandit, fièvre ou signes neurologiques. Quel que soit le « risque » estimé, la conduite est la même.121314

06 — PUNAISE DE LIT

Punaises de lit : la peau, puis le logement

Ressources officielles. stop-punaises.gouv.fr · numéro national 0 806 706 806.2627

07 — CHENILLE PROCESSIONNAIRE

Chenille processionnaire : ne pas frotter

Ce n'est pas une piqûre : ses poils urticants, projetés par le vent, provoquent une réaction de la peau (parfois sans contact direct avec la chenille).

⚠ Atteinte des yeux (douleur, larmoiement) ou respiratoire (toux, gêne, asthme) → avis spécialisé / urgence (15 si détresse).

Le pin et le chêne processionnaires sont classés « nuisibles à la santé humaine » (décret 2022) ; la lutte et le signalement relèvent des arrêtés locaux (préfecture/mairie), pas d'une déclaration nationale obligatoire.1617

08 — ENFANT & GROSSESSE

Spécificités enfant & femme enceinte

Prévenir
09 — RÉPULSIFS

Choisir un répulsif & se protéger

La meilleure piqûre est celle qu'on évite. Répulsif cutané, vêtements couvrants et moustiquaire imprégnée sont les mesures qui marchent. Repères du HCSP 2025 et de la reco PPAV (label HAS).

Quel répulsif selon l'âge ?

Choisissez l'âge (et la grossesse) pour voir les substances et concentrations adaptées.
🔒 Rien n'est envoyé sur internet. Tout se passe sur votre appareil.
Recommandation

Bien l'appliquer

Et aussi

Divergences entre documents officiels conservées telles quelles : citriodiol grossesse 10 % vs 20 % ; seuil DEET enfant < 2 ans vs < 12 ans selon la source.181920

En pratique
10 — IDÉES REÇUES

Ce qui ne marche pas

Sources : pompes à venin21 ; urine/méduse22 ; éther/tique23 ; antibiotique inutile78.

11 — FICHE PATIENT

À retenir & à emporter

Appelez le 15 en cas de : gonflement du visage/des lèvres, gêne pour respirer ou avaler, urticaire qui s'étend vite, malaise, après une piqûre dans la bouche/la gorge, ou si vous vous savez allergique aux piqûres.

Une piqûre simple qui gratte

Tique

Se protéger

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Ressources
12 — SOURCES

Références & méthode

Méthode. Sources françaises prioritaires (HAS, ANSES, HCSP, Santé publique France, ANSM/RCP, CRAT, SFMU, sociétés savantes), puis internationales (EAACI, littérature). Chaque point fort porte sa source. Honnêteté : il n'existe pas de recommandation française dédiée à la reconnaissance des piqûres par l'aspect, ni au traitement symptomatique des réactions locales — ces parties s'appuient sur des sources fiables hétérogènes (VIDAL, SFD, RCP, CRAT). Les recos fortes concernent l'anaphylaxie, la tique/Lyme, l'impétigo, les répulsifs, les chenilles et les punaises.

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Réserves à lever avant un usage opposable : verbatim définitifs de la RFE SFMU 2016 et de la fiche HAS impétigo (doses adultes en mg) ; seuils de poids des RCP d'auto-injecteurs (évolutifs) ; divergences répulsifs (citriodiol/DEET) maintenues telles quelles. Dosages médicamenteux à recouper au RCP avant prescription.
  1. Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN). La Liste rouge des araignées de l'Hexagone. 2024. mnhn.frAucune des ~1 600 espèces de métropole n'est mortelle ; risque marginal au sud.
  2. Vetter RS, Visscher PK, Camazine S. Mostly mythical: spider-bite diagnosis and the reality of necrotic arachnidism. Toxicon. 2003. ToxiconLa plupart des « morsures d'araignée » sont en fait des infections (staphylocoque) ou d'autres lésions.
  3. VIDAL. Piqûres d'insectes et d'animaux — traitements. VIDAL. vidal.frTraitement symptomatique de la réaction locale : froid, corticoïde local, anti-H1.
  4. Société Française de Dermatologie (SFD). Dermato-info — dermocorticoïdes. SFD. dermato-info.frActivité des dermocorticoïdes (faible/modérée/forte) ; précautions visage et plis, enfant.
  5. Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Résumés des caractéristiques du produit (RCP) — Zyrtec, Xyzall, Clarityne, Aerius. ANSM / base de données publique des médicaments. ansm.sante.frPosologies des anti-H1 de 2ᵉ génération par âge/poids.
  6. Centre de Référence sur les Agents Tératogènes (CRAT). Antihistaminiques H1 et grossesse. CRAT. lecrat.frCétirizine, lévocétirizine, loratadine, desloratadine utilisables à tout terme.
  7. Haute Autorité de Santé (HAS). Prise en charge de l'impétigo de l'enfant et de l'adulte. HAS, Saint-Denis La Plaine. 2021. has-sante.frImpétigo peu étendu = mupirocine local seul ; formes graves = amoxicilline–ac. clavulanique orale.
  8. National Institute for Health and Care Excellence (NICE). Impetigo: antimicrobial prescribing. NICE guideline NG153. NICE, London. 2020. nice.org.ukAntibiothérapie de l'impétigo ; pas d'antibiotique sans surinfection vraie.
  9. Muraro A, Worm M, Alviani C, et al; EAACI Food Allergy, Anaphylaxis Guidelines Group. EAACI guidelines: anaphylaxis (2021 update). Allergy. 2022;77(2):357-377. doi:10.1111/all.15032 · wileyIndications de l'auto-injecteur d'adrénaline ; 2 dispositifs + plan d'action.
  10. Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Point de situation des approvisionnements en auto-injecteurs d'adrénaline. ANSM. ansm.sante.frTensions de stock 2025-2026 ; disponibilités variables selon les marques.
  11. Visscher PK, Vetter RS, Camazine S. Removing bee stings. Lancet. 1996;348(9023):301-302. PMID:8709689 · doi:10.1016/S0140-6736(96)01367-0Retirer le dard le plus vite possible ; la rapidité compte, pas la méthode.
  12. Assurance Maladie (ameli). Morsure de tique et maladie de Lyme : que faire ? ameli.fr. ameli.frRetrait au tire-tique sans produit, désinfection après, surveillance ~1 mois.
  13. Haute Autorité de Santé (HAS). Borréliose de Lyme et autres maladies vectorielles à tiques — fiche RBP. HAS, Saint-Denis La Plaine. 2018. has-sante.frDiagnostic clinique de l'érythème migrant ; pas d'antibioprophylaxie systématique.
  14. Haute Autorité de Santé (HAS). Borréliose de Lyme — actualisation. HAS, Saint-Denis La Plaine. 2025. has-sante.frPas d'antibiotique préventif après une simple piqûre de tique.
  15. CiTIQUE. Signalement Tique — programme de recherche participative. INRAE / CiTIQUE. citique.frApplication de signalement des piqûres de tiques.
  16. Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES). Les chenilles processionnaires, des chenilles urticantes à ne pas toucher ni approcher. ANSES. anses.frPoils urticants projetés par le vent ; ne pas frotter, rincer, retirer les poils.
  17. République française. Décret n° 2022-686 du 25 avril 2022 relatif à la lutte contre les chenilles processionnaires. Journal officiel. 2022. legifrance.gouv.frPin et chêne processionnaires classés nuisibles à la santé humaine ; arrêtés locaux.
  18. Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Recommandations sanitaires pour les voyageurs 2025 (à l'attention des professionnels de santé) — protection antivectorielle. HCSP / BEH. 2025. hcsp.frSubstances et concentrations de répulsifs par âge et grossesse (tableau).
  19. Société de pathologie infectieuse de langue française, SFD, et al. Recommandation de bonne pratique « Protection personnelle antivectorielle » (PPAV) — label HAS. 2010. sfdermato.orgRépulsifs cutanés, vêtements et moustiquaires imprégnés ; mesures inefficaces.
  20. Centre de Référence sur les Agents Tératogènes (CRAT). Répulsifs cutanés contre les moustiques et grossesse. CRAT. lecrat.frIR3535 à privilégier chez la femme enceinte ; repères DEET / citriodiol.
  21. Alberts MB, Shalit M, LoGalbo F. Suction for venomous snakebite: a study of "mock venom" extraction in a human model. Ann Emerg Med. 2004. Ann Emerg MedLes pompes à venin extraient une quantité négligeable de venin — inefficaces.
  22. Montgomery L, Seys J, Mees J. To pee, or not to pee: a review on envenomation and treatment in European jellyfish species. Mar Drugs. 2016;14(7):127. PMID:27399728 · PMC4962017 · doi:10.3390/md14070127Uriner sur une piqûre de méduse est délétère ; rincer à l'eau de mer.
  23. Needham GR. Evaluation of five popular methods for tick removal. Pediatrics. 1985;75(6):997-1002. PMID:4000801Éther, vernis, alcool, allumette : méthodes inefficaces et à proscrire.
  24. Société Française de Médecine d'Urgence (SFMU), SFAR, SFA. Prise en charge de l'anaphylaxie en médecine d'urgence — recommandation formalisée d'experts (RFE). SFMU. 2016. sfmu.orgClassification de Ring & Messmer ; adrénaline IM dès le grade II.
  25. Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes. Moustique tigre : ce qu'il faut savoir sur lui. ARS. ars.sante.frAedes albopictus, vecteur diurne ; dengue/chikungunya/Zika.
  26. Assurance Maladie (ameli). Punaises de lit : définition, symptômes et signes d'infestation. ameli.fr. ameli.frPas de maladie transmise ; lésions « en rang d'oignon ».
  27. Plan interministériel de lutte contre les punaises de lit. stop-punaises.gouv.fr — numéro national 0 806 706 806. Gouvernement français. stop-punaises.gouv.frRessources officielles ; l'essentiel se joue dans le logement.
  28. Hofhuis A, van de Kassteele J, Sprong H, et al. Predicting the risk of Lyme borreliosis after a tick bite. PLoS ONE. 2017. doi:10.1371/journal.pone.0181807Risque ~2 % (< 12 h) à ~5 % (≥ 4 j) ; jusqu'à ~14 % si tique gorgée et Borrelia+.
  29. Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) ; Gocko X, et al. Borréliose de Lyme et autres maladies vectorielles à tiques — recommandations. Méd Mal Infect / HAS. 2019. has-sante.frÉrythème migrant = diagnostic clinique ; pas d'antibioprophylaxie ; analyse de la tique non recommandée (grade A).
  30. Santé publique France. Borréliose de Lyme — données de surveillance. SpF. 2024. santepubliquefrance.frIncidence ~40–100/100 000/an ; gradient est & centre élevé, ouest & Méditerranée faible.
  31. CiTIQUE (INRAE). Foire aux questions — analyse des tiques. citique.fr. citique.fr/faqAucun résultat individuel rendu ; une tique porteuse ne prédit pas l'infection.
  32. Lantos PM, et al. (IDSA/AAN/ACR). Clinical Practice Guidelines for Lyme Disease. Clin Infect Dis. 2021. doi:10.1093/cid/ciaa1215Position américaine : doxycycline dose unique si piqûre Ixodes à haut risque (≥ 36 h, zone endémique), < 72 h.