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Pédiatrie · orthopédie · médecine générale

L'enfant qui boite, les jambes qui tournent : l'orthopédie pédiatrique du membre inférieur

Devant un enfant qui boite, la première question est un tri : l'infection, la fracture, la tumeur et l'épiphysiolyse ne peuvent pas attendre ; presque tout le reste, si. Et la plupart des jambes arquées, des genoux qui se touchent, des pieds plats et des pieds qui tournent sont des étapes normales de la croissance, à condition de reconnaître les exceptions. Cette page donne les outils de tri, les repères chiffrés par âge, les ordonnances d'imagerie et des fiches à remettre aux familles.

Par le Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau — fiche sourcée, chaque référence vérifiée (en fin de page) ; relecture médicale de l'auteur en attente.
Point de départ : le topo du Dr Victoire Krotoff (chirurgie orthopédique pédiatrique, Institut Calot, Berck) à la soirée de formation du Club médical du Grand Boulonnais du 1er octobre 2026, repris et vérifié sur les sources primaires ; la fiche n'engage pas l'intervenante. Aide à la décision : ne remplace pas l'examen de l'enfant.
Première version : 2026-10-01Dernière révision : 2026-10-02
Un enfant qui boite
00 — L'ORIENTEUR

Un enfant boite : par où commencer ?

On cherche d'abord un signe d'urgence, puis on raisonne par âge. Cliquez sur la situation qui correspond ; chaque fin de parcours dit quoi faire, avec quelle urgence. Vous pouvez aussi taper un mot (« genou », « fièvre », « talon »…) pour sauter directement à la bonne case.

Ce que voit vraiment le généraliste. En médecine générale néerlandaise, les douleurs de hanche aiguës non traumatiques de l'enfant représentent 148 nouveaux cas pour 100 000 enfants de 0 à 14 ans par an, dont la moitié de synovites transitoires. L'enfant consulte pour une douleur dans 81,5 % des cas, pour une boiterie seule dans 8,6 %. Et la température n'était notée que par un médecin sur quatre — alors que c'est la fièvre qui sépare une maladie bénigne d'une maladie qui peut tuer.1 Une douleur de hanche peut aussi se projeter au genou : on examine toujours la hanche, le rachis et l'abdomen.2

Orienteur « boiterie »

Arbre de décision déterministe, construit sur les sources de cette page. Il oriente ; il ne remplace ni l'examen ni le jugement.

Lecture des couleurs : rouge = urgences maintenant, ou examens le jour même ; ambre = imagerie ou avis dans les jours qui viennent ; vert = prise en charge en ville, avec réévaluation.

01 — ALARMES

Ce qui ne peut pas attendre

Un seul de ces signes change le parcours. La plupart des boiteries n'en ont aucun : elles se gèrent en ville, avec une réévaluation prévue.

SigneCe qu'il fait craindreConduite
Fièvre de 38 °C ou plusInfection ostéo-articulaire ; la fièvre est le meilleur prédicteur d'arthrite septique.3132 Kingella donne souvent une température autour de 38 °C.7Urgences pédiatriques le jour même ; hospitalisation.6
Refus total d'appuiFracture, arthrite, épiphysiolyse instable chez l'adolescent.210Le jour même. Adolescent : allongé, ne plus marcher.
Douleur nocturne, pâleur, ecchymoses, hépatosplénomégalie, amaigrissementLeucémie, tumeur osseuse.1213 Une VS élevée avec des plaquettes normales ou basses est inquiétante.3Le jour même : NFS avec frottis et plaquettes, CRP, VS, et radiographie centrée sur la douleur. Une NFS normale n'exclut ni leucémie ni tumeur osseuse : avis si la douleur persiste.
Adolescent (surtout en surpoids) avec douleur de hanche, d'aine, de cuisse ou de genouÉpiphysiolyse fémorale supérieure : 52 % des consultations de soins primaires pour ce motif chez l'enfant obèse n'ont abouti ni au diagnostic ni à l'adressage.33Radiographie du bassin de face + Lauenstein bilatéral le jour même.
Lésion incohérente avec l'histoire ; fracture d'un nourrisson ; retard à consulterMaltraitance.5Hospitaliser si nourrisson, risque médical ou mise à l'abri nécessaire.
Boiterie qui dure plus de 7 jours, ou consultations répétées pour le même épisodeDiagnostic à revoir.2Réexamen, NFS-CRP, imagerie ; avis spécialisé.
« Synovite » qui ne guérit pas en 2 semaines ou qui récidiveLegg-Perthes-Calvé.1718Radiographie du bassin, IRM si normale.
AINS ou antibiotique déjà prisFièvre et syndrome inflammatoire masqués.16Ne pas se laisser rassurer par un tableau atténué.
« Toujours éliminer une fracture, toujours penser tumeur. » C'est la dernière ligne de l'algorithme présenté au topo.34 Une radiographie initiale normale n'exclut ni une fracture du toddler, ni une fracture de fatigue, ni un Perthes débutant, ni une ostéomyélite, ni une arthrite septique.3
02 — FIÈVRE

Arthrite septique ou synovite ? Kocher, Caird, et leurs limites

Ces règles servent à l'hôpital, quand la biologie est faite. En cabinet, elles servent surtout à comprendre pourquoi une fièvre avec boiterie ne se gère pas en ville.

Calculateur : critères de Kocher (et CRP de Caird)

Probabilités publiées dans les cohortes de dérivation. Cochez ce qui est présent.
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Critères de Kocher9
Cinquième critère de Caird31
RésultatCochez les critères présents.

Pourquoi il ne faut pas s'y fier seul

La hanche de l'enfant
03 — SYNOVITE

Le « rhume de hanche » : fréquent, bénin, mais diagnostic d'élimination

La cause la plus fréquente de hanche douloureuse non traumatique de l'enfant. On ne la retient qu'après avoir écarté l'infection.

Le tableau

Conduite

Synovite typique (apyrétique, marche, état général conservé)
Repos relatif à la maison, reprise selon la douleur.
Ibuprofène suspension buvable 20 mg/mL : 0,5 mL/kg par prise (soit 10 mg/kg), 3 fois par jour, espacées de 8 h, pendant 5 jours.
Sans dépasser 30 mg/kg/jour. À partir de 3 mois et 5 kg ; au-delà de 30 kg, forme comprimé selon le RCP.
Prendre la température avant chaque prise : l'ibuprofène peut masquer une fièvre.
Paracétamol en complément si besoin, à la posologie habituelle selon le poids.
Revoir l'enfant sans attendre si fièvre, refus d'appui ou aggravation ; sinon réévaluation dans la semaine.
L'essai de Kermond (36 enfants à faible suspicion d'infection) : ibuprofène 10 mg/kg × 3/j pendant 5 jours, durée médiane des symptômes 2 jours contre 4,5 sous placebo (p = 0,05).15 Ce schéma correspond au maximum du RCP français. La graduation « kg » des pipettes ne délivre pas la même dose selon les marques : se fier au volume. L'ibuprofène est à éviter en cas de varicelle, expose au risque rénal chez l'enfant déshydraté et peut masquer une infection.16

Le suivi : clinique, pas radiographique

Écart avec le topo. Le diaporama proposait des radiographies du bassin à J0 et à J30, et une saison hivernale.34 Les études de suivi ne justifient pas la radio à J30 chez l'enfant guéri, et la saisonnalité n'est pas retrouvée. À l'hôpital, une hanche très douloureuse peut justifier traction, voire ponction, comme l'indiquait le topo.
04 — PERTHES

Legg-Perthes-Calvé : la boiterie qui traîne

Une nécrose de la tête fémorale de l'enfant, qui se revascularise spontanément en plusieurs années. Le généraliste la soupçonne devant une boiterie peu douloureuse qui ne guérit pas.

Une maladie sociale. Au Royaume-Uni, l'incidence a baissé de moitié en vingt ans (12,2 à 5,7 pour 100 000 enfants de 0 à 14 ans), mais reste plus élevée dans les quartiers les plus défavorisés : RR 1,49 en Angleterre, plus du double en Écosse.4041 Le mécanisme reste inconnu.
Écart avec le topo. Parmi les facteurs de mauvais pronostic attribués à Rampal et al., « adolescent » et « bilatéral » ne figurent pas dans l'article ; les quatre facteurs vérifiés sont ceux listés ci-dessus.20
05 — ÉPIPHYSIOLYSE

L'adolescent qui a mal au genou : radiographiez la hanche

Le glissement de la tête fémorale sur le col, au moment de la poussée pubertaire. C'est le diagnostic que le généraliste rate le plus souvent, parce que la douleur est ailleurs.

Qui ?

Pourquoi on la rate

L'examen et la radio

Dès la suspicion : arrêt du sport, cannes (décharge), radiographie le jour même et avis d'orthopédie pédiatrique en urgence. Appui impossible : allongé, transport allongé, à jeun.
Écarts avec le topo. La prévalence « 0,2 (Japon) à 10,8 » n'est pas celle de Novais (0,71 à 10,8) ; l'âge des garçons est passé à 12,0 ans et non 12,7 selon Loder ; « 40 % ont déjà eu une imagerie du genou ou du pied » n'a pas été retrouvé. Le message central du topo — « douleur de genou = radiographie de bassin » — est, lui, solidement étayé.193442
06 — DÉPISTAGE LCH

Dépister à chaque examen, jusqu'à la marche

Environ 6 naissances sur 1000 en France. Le bénéfice est maximal si le diagnostic est fait avant la fin du premier mois, sinon avant 3 mois.14

Le généraliste est en première ligne. Les diagnostics après 1 an ont triplé depuis les années 1990 (8,4 pour 100 000 naissances en 2010). Dans l'enquête analysée par la HAS, l'examen d'un médecin n'en avait repéré que 14 % (les autres étaient découverts par l'entourage devant une boiterie), et 64 % de ces enfants diagnostiqués tardivement n'avaient eu aucun examen des hanches après 3 mois.14 Le carnet de santé 2025 prévoit désormais l'item « Hanches » de l'examen des 8 jours à celui de 16-18 mois.47

Les facteurs de risque qui déclenchent l'échographie

Ne sont pas des facteurs de risque à eux seuls : la grossesse gémellaire (chez un jumeau, c'est le siège qui compte),5051 ni le pied bot varus équin idiopathique.52 Le sexe féminin augmente le risque mais ne déclenche pas d'échographie selon la HAS.1448

L'examen et ses pièges

Outil : que faire pour ce nourrisson ?

Applique l'arbre de décision de la HAS 2013 (repris tel quel au topo).1434
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Facteurs de risque HAS
RésultatIndiquez l'âge.

L'échographie se fait à 1 mois (pas avant : une instabilité néonatale guérit seule dans plus de la moitié des cas), avec deux mesures à exiger sur le compte rendu : fond cotyloïdien < 6 mm, différence droite-gauche < 1,5 mm.14 L'échographie de tous les nouveau-nés n'a pas montré qu'elle réduisait les diagnostics tardifs, et elle augmente les traitements.58 Une luxation peut, rarement, apparaître après un examen néonatal normal.59

Jambes et pieds qui inquiètent
07 — NOUVEAU-NÉ

Pied bot, metatarsus adductus, pied talus : la question est la réductibilité

Un pied du nouveau-né normal se fléchit vers le haut de plus de 50°, a un bord externe rectiligne et pas de pli cutané anormal.60 Devant une déformation, on cherche si elle se corrige à la main.

DéformationCe qu'on voitCe qu'on fait
Pied bot varus équinPied en équin, talon en varus, avant-pied en dedans, non réductible. Environ 1 naissance sur 1000 en Europe du Nord, trois garçons sur quatre, bilatéral une fois sur deux.61Consultation d'orthopédie pédiatrique dès la 1re semaine ; demande de prise en charge à 100 %.60 Méthode de Ponseti (plâtres successifs, souvent ténotomie, puis attelle) : correction dans environ 90 à 98 % des cas.6263 En France, la méthode fonctionnelle (kinésithérapie) a donné un taux de chirurgie voisin (21 % contre 16 %), mais des chirurgies plus lourdes et moins de résultats excellents ou bons (75 % contre 94 %).64
Metatarsus adductusAvant-pied en dedans, arrière-pied normal. Environ 3 % des nouveau-nés.65 Repère : la bissectrice du talon passe normalement entre le 2e et le 3e orteil.60Léger et souple (réductible jusqu'à la position neutre) : surveillance par le médecin traitant, contrôle à 2 mois. Rigide, modéré ou sévère : traitement dès la 1re semaine (kinésithérapie et contentions).60 Évolution spontanée : 87 % résolus à 6 ans, 95 % à 16 ans.6667
Pied talus valgusDos du pied collé contre la jambe, souvent spectaculaire, mais qui revient à angle droit.Revient à angle droit et bord externe rectiligne : simple surveillance ; sinon kinésithérapie dès la 1re semaine.60 Tous normaux à la réévaluation dans la série de Widhe.65 Échographie des hanches à 1 mois : anomalie de hanche une fois sur 5.49
Pied convexe congénitalPied raide, plante bombée « en piolet ».Consultation d'orthopédie pédiatrique dès la 1re semaine.60
Le rôle du généraliste dans le pied bot : l'attelle. Après la correction, l'attelle de nuit se porte jusqu'à environ 4 ans.63 Son abandon est de loin le premier facteur de récidive (OR 183 dans la série de Dobbs) ; un niveau d'études des parents limité au secondaire en est un autre (OR 10,7).6268 Soutenir la famille sur ce point, à chaque consultation, est probablement le geste le plus utile du médecin traitant.
Écart avec le topo. Pour le metatarsus adductus, la recommandation française fixe le contrôle à 2 mois (et non 3), et traite d'emblée les formes rigides. Pour le pied talus réductible, elle prévoit une surveillance simple, la kinésithérapie étant réservée aux formes qui ne reviennent pas à angle droit.3460
08 — AXES

Genu varum, genu valgum : un calendrier normal, et ses exceptions

Le nourrisson a les jambes arquées, l'enfant de 3-4 ans les genoux qui se touchent, puis tout s'aligne. Ce qui inquiète, c'est un axe hors du calendrier, asymétrique, ou qui s'aggrave.

Le calendrier normal

Ce qui fait adresser

Prévention du rachitisme (consensus français 2022)
Vitamine D : 400 à 800 UI par jour, de la naissance à 18 ans, en prise quotidienne avant 2 ans.
800 à 1600 UI par jour de 2 à 18 ans si obésité, peau noire, absence d'exposition solaire ou régime végétalien.
Si l'observance quotidienne est impossible (2-18 ans), sans facteur de risque : vitamine D3, 50 000 UI par trimestre, ou 80 000 à 100 000 UI deux fois en automne-hiver.
Avec facteur de risque : vitamine D3, 50 000 UI toutes les 6 semaines, ou 80 000 à 100 000 UI tous les 3 mois.
Jamais 200 000 UI en une prise.
D'après le consensus d'experts français de 2022.77

Outil : normal pour l'âge ?

Compare l'enfant aux normes publiées et aux drapeaux rouges de cette page. Vaut pour les jambes arquées, les genoux en dedans, les pieds qui tournent et les pieds plats.
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Drapeaux rouges
RésultatChoisissez le motif et indiquez l'âge.

Mesures, enfant debout, rotules de face : jambes arquées → distance entre les condyles fémoraux, malléoles internes au contact ; genoux en dedans → distance entre les malléoles internes, genoux au contact.6972 Les normes publiées viennent de populations différentes et la mesure clinique est peu reproductible : l'outil oriente, il ne mesure pas.

09 — ROTATIONS

Marche pieds en dedans : presque toujours une variante qui passe

Les parents s'inquiètent, l'enfant trébuche parfois, mais court et joue normalement. La règle est l'abstention, avec des exceptions précises.

Quand s'en occuper

Écarts avec le topo. Les « 16 à 30 % » correspondent à la marche pieds en dedans de 4 ans à l'âge adulte (16 % tous âges confondus, 30 % à 4 ans).79 La torsion tibiale externe qui compense l'antéversion se voit chez 40 % de ces enfants dans la série de Fabry, pas 75 %.81 L'examen « rotules au zénith » du topo est décrit dans les gestes.34
10 — PIEDS PLATS

Le pied plat souple et indolore n'a besoin de rien

C'est la demande de semelles la plus fréquente, et la moins justifiée. La bonne question n'est pas l'âge, mais : est-il souple, et fait-il mal ?

Semelles : quand oui. Pied plat douloureux (effet antalgique, pas correcteur) ; pied creux ; compensation d'une inégalité de longueur gênante (voir ci-dessous).909192
Écart avec le topo. « Pas avant 6 ans » n'est retrouvé dans aucune source : le critère utile est la douleur, pas l'âge. « ILMI > 1 cm » : les études situent la gêne vers 2 cm.349092
11 — INÉGALITÉ

Une jambe plus courte : mesurer, puis surveiller l'évolution

Presque tout le monde a une petite inégalité. Ce qui compte : son ampleur, sa cause, et sa trajectoire pendant la croissance.

Écarts avec le topo. « < 10 mm chez 95 % » : les données regroupées donnent plutôt 85 %. « Au-delà de 25 mm, risque d'arthrose lombaire × 5 » : aucune source retrouvée. Le type II de Shapiro est une inégalité qui continue d'augmenter mais moins vite ; ce sont les types III et V qui se stabilisent ou diminuent.349396
Grand enfant, adolescent
12 — APOPHYSITES

Osgood, Sever et les autres : la douleur du jeune sportif

Le tendon tire sur un noyau de croissance encore fragile. Douleur mécanique, à l'effort, réveillée par la pression du point d'insertion ; elle ne réveille pas la nuit.34

SiègeNomÂgeCe qui le confirme
Tubérosité tibiale antérieureOsgood-Schlatter12-15 ans ; début moyen 13,1 ans99Douleur à la pression de la tubérosité, à l'extension contrariée du genou, au saut ; tubérosité saillante. Environ 10 % des adolescents.21
Pointe de la rotuleSinding-Larsen-JohanssonPré-adolescentDouleur à la pression du pôle inférieur de la rotule ; évolution bénigne et spontanément résolutive.100
Talon (apophyse postérieure du calcanéum)Sever8-15 ans101Douleur quand on comprime l'arrière du talon entre pouce et doigts ; souvent des deux côtés. En médecine générale néerlandaise, incidence de 3,7 pour 1000 patients inscrits.102

Conduite

Nuance par rapport au topo. Le diaporama proposait arrêt sportif, étirements et orthèses plantaires.34 Les données récentes vont vers la modulation de l'activité plutôt que l'arrêt, et ne montrent pas d'avantage durable aux orthèses dans le Sever.22103
13 — GENOU

Rotule qui se déboîte, genou qui se bloque, IRM qui inquiète

Première luxation de rotule

Ostéochondrite disséquante du genou

L'IRM du genou de l'enfant

14 — AJI

Un genou gonflé depuis six semaines, et un œil à surveiller

Nuance par rapport au topo. Le diaporama donnait « deux tiers d'évolution favorable » et « anticorps antinucléaires positifs dans 70 % » ; les sources retrouvées sont moins optimistes sur l'évolution, et le rythme de surveillance ophtalmologique est le point pratique à retenir.34109110
15 — TUMEURS

Tumeurs osseuses bénignes : la plupart se surveillent

Souvent découvertes par hasard, sur une radio faite pour autre chose. Le généraliste doit savoir lesquelles rassurer, et quand adresser.

LésionCe qui la caractériseConduite
Fibrome non ossifiantLa lésion osseuse bénigne la plus fréquente ; lacune métaphysaire excentrée, bordée de sclérose, souvent près du genou ; découverte fortuite.111112Régresse spontanément. Grandes lésions (plus de la moitié du diamètre de l'os, plus de 33 mm de haut) : risque de fracture, surveillance clinique et radiographique tous les 6 à 12 mois.112113 Le curetage préventif n'est pas automatique : 59 % des grandes lésions ne se fracturent pas, et les fractures consolident sous plâtre.114
Ostéochondrome (exostose)Excroissance osseuse coiffée de cartilage, qui « fuit » l'articulation, près des cartilages de croissance (« près du genou, loin du coude »).34 La tumeur osseuse bénigne la plus fréquente.115Surveillance, exérèse si gêne. Exostose qui grossit ou devient douloureuse après la fin de la croissance : avis (transformation maligne, environ 1 % des formes solitaires).115
Exostoses multiples (maladie héréditaire)Plusieurs exostoses, souvent familiales.Suivi spécialisé. Transformation en chondrosarcome chez 2,7 à 5 % des patients, vers 28 ans en moyenne, surtout au bassin et à l'omoplate.116117
Ostéome ostéoïdePetite lésion (nidus de 1 cm au plus ; au-delà de 2 cm, c'est un ostéoblastome), adolescent, garçon.28118Douleur nocturne calmée par les AINS : c'est le signe d'appel.28 Radiographie puis avis : scanner (image « en cocarde ») ou scintigraphie.34
Ce qui n'est pas bénin. Douleur nocturne avec pâleur, fièvre, amaigrissement, ou NFS anormale ; masse qui grossit ; lésion mal limitée, réaction périostée. Ces images-là ne se surveillent pas : avis rapide.312
Écart avec le topo. Le risque de chondrosarcome dans la maladie des exostoses multiples était donné à 25 % : les séries publiées donnent 2,7 % et 5 %. Les « 60 % au bassin » correspondent à la répartition des cancers, pas au risque de chaque patient.34116117
16 — LE DOS

Scoliose et spondylolyse : regarder le dos à chaque consultation de l'enfant

Scoliose idiopathique

Spondylolyse, spondylolisthésis

Boîte à outils
17 — GESTES

Chaque test cité sur cette page, décrit pour être fait

Position, geste, ce qui est positif. Toujours comparer au côté sain.

Nourrisson : les hanches

Enfant qui boite : la hanche

Axes, rotations, pieds

Adolescent, sportif, dos

18 — ORDONNANCES

Les demandes d'imagerie, rédigées pour être bien faites

Un bon libellé évite l'incidence inutile, ou dangereuse. Copiez, puis complétez l'âge et la latéralité.

① Adolescent qui boite ou a mal à la hanche, à l'aine, à la cuisse ou au genou — l'enfant marche
Radiographie du bassin de face et des deux hanches en incidence de Lauenstein (profil « grenouille »), comparative.
Motif : suspicion d'épiphysiolyse fémorale supérieure (douleur de hanche / de genou, boiterie).
À réaliser le jour même.
Si l'appui est impossible : pas de Lauenstein, mais « bassin de face + profil chirurgical de la hanche », et envoi aux urgences allongé.311
② Boiterie de 3 à 10 ans qui traîne (Perthes ?)
Radiographie du bassin de face et des deux hanches en incidence de Lauenstein, comparative.
Motif : boiterie depuis plus de 2 semaines, limitation de la mobilité de hanche. Recherche d'ostéochondrite primitive de hanche.
③ Nourrisson : dépistage de la luxation de hanche
Échographie des deux hanches (dépistage de la luxation congénitale de la hanche).
À réaliser à l'âge de 1 mois.
Motif : facteur de risque (siège / antécédent familial du 1er degré / syndrome postural).
Merci de préciser sur le compte rendu le fond cotyloïdien (normal < 6 mm) et la différence droite-gauche (normale < 1,5 mm).
Examen anormal : échographie rapidement jusqu'à 3 mois, radiographie du bassin de face à partir de 3 mois révolus, avec avis spécialisé dans les deux cas. L'outil de la section 06 rédige l'ordonnance adaptée à l'âge.14
④ Petit enfant qui boite après une chute (fracture du toddler ?)
Radiographie de la jambe droite / gauche de face et de profil (tibia et fibula en entier).
Motif : boiterie ou refus d'appui depuis le …, après une chute. Recherche d'une fracture spiroïde du tibia (fracture du « toddler »).
Cliché initial normal dans de nombreux cas ; le contrôle à distance révèle la fracture.8
⑤ Douleur osseuse nocturne, pâleur, ecchymoses
NFS avec plaquettes et frottis sanguin, CRP, VS. Résultats à transmettre le jour même.
Radiographie de face et de profil centrée sur la zone douloureuse (préciser : ……), le jour même.
Motif : douleurs osseuses nocturnes / boiterie chez un enfant, recherche d'hémopathie ou de tumeur osseuse.
Une NFS « presque normale » ne rassure pas : leucocytes < 4 G/L et plaquettes entre 150 et 250 G/L, avec des douleurs nocturnes, orientent vers une leucémie même sans blastes.12 Une VS élevée avec des plaquettes normales ou basses inquiète aussi.3 Une NFS normale n'exclut pas une tumeur osseuse : c'est le rôle de la radiographie, et de l'avis si la douleur persiste.
⑥ Gibbosité au test d'Adams
Radiographie du rachis entier de face et de profil, debout (EOS si disponible), avec bassin visible (test de Risser).
Motif : gibbosité au test d'Adams, recherche de scoliose. Mesure de l'angle de Cobb.
19 — IDÉES REÇUES

Ce qu'on entend en consultation, et ce que disent les données

Il a les pieds plats, il lui faut des semelles.
Le pied plat souple est la règle chez le petit (54 % à 3 ans) et les semelles ne changent pas son évolution. On les réserve au pied qui fait mal.868890
Il marche les pieds en dedans : il faut des chaussures orthopédiques.
C'est le plus souvent une variante normale qui se corrige avec l'âge ; aucun traitement n'est nécessaire dans la grande majorité des cas.8082
Il boite, ce sont sûrement des douleurs de croissance.
Non : la boiterie est justement un critère d'exclusion des douleurs de croissance, comme la douleur d'un seul côté ou présente le matin.26
Il a mal au genou, on radiographie le genou.
Chez l'adolescent, une douleur de genou peut venir de la hanche : c'est le piège qui retarde le diagnostic d'épiphysiolyse.443
La radio est normale, ce n'est rien.
Une radio initiale normale n'exclut ni une fracture du toddler, ni une infection, ni un Perthes débutant.38
Ses hanches ont craqué à la maternité, c'est une luxation.
Le craquement est fréquent et sans valeur ; ce qui compte, c'est le ressaut et la limitation d'abduction.14
Les plis des cuisses ne sont pas symétriques, il faut une échographie.
Isolés, des plis asymétriques sont un mauvais signe de luxation ; ils invitent à bien examiner les hanches.5657
Ce sont des jumeaux : échographie des hanches obligatoire.
La gémellité seule n'est pas un facteur de risque ; c'est le siège qui compte, chez le jumeau comme chez les autres.5051
Bien serré dans sa couverture, jambes tendues, il dort mieux et grandit droit.
L'emmaillotage jambes tendues et serrées augmente le risque de dysplasie de hanche ; on laisse les jambes libres de se plier et de s'écarter.131132
Avec un Osgood, plus de sport pendant des mois.
On adapte l'activité et on renforce, plutôt que de tout arrêter.22
Une scoliose qui fait mal, c'est forcément grave.
Un quart des scolioses idiopathiques font mal, et moins d'une sur dix de ces douleurs a une cause sous-jacente ; ce sont la courbure thoracique gauche, la douleur nocturne, la raideur et les signes neurologiques qui doivent alerter.125
20 — FAMILLES

À imprimer et à remettre

Langage simple, une page par fiche. Cochez celles à imprimer.

Votre enfant a un « rhume de hanche »

Synovite aiguë transitoire de hanche

Qu'est-ce que c'est ? Une petite inflammation de la hanche, fréquente vers 3 à 8 ans. Elle guérit seule, en général en quelques jours, presque toujours en moins de deux semaines.

Ce qu'on fait : du repos à la maison, sans forcer ; l'anti-inflammatoire prescrit par le médecin (ibuprofène : Advil, Nurofen…), à la dose prévue pour son poids, pendant le temps indiqué. L'enfant reprend ses activités quand il n'a plus mal.

Avec l'ibuprofène : prenez la température avant chaque dose, car il peut cacher la fièvre. N'en donnez pas s'il a la varicelle, s'il vomit ou s'il boit mal : appelez le médecin.

Reconsultez le jour même si :

  • il a de la fièvre (38 °C ou plus) ;
  • il ne peut plus du tout poser le pied par terre ;
  • la douleur augmente au lieu de diminuer, ou il a l'air malade.

Revenez voir le médecin si ce n'est pas mieux en une semaine, ou si votre enfant boite encore dans 2 à 4 semaines, ou si cela revient. Il faudra alors une radio.

Fiche du Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau — à garder avec l'ordonnance.

Jambes arquées, genoux qui se touchent : c'est souvent normal

Genu varum, genu valgum

Les jambes changent en grandissant. Le bébé a les jambes arquées ; vers 18 mois elles deviennent droites ; vers 3 à 5 ans, les genoux se touchent souvent ; puis tout s'aligne petit à petit vers 7 à 10 ans.

Ce qu'on ne fait pas : pas de chaussures spéciales, pas d'attelles, pas de semelles pour corriger les jambes : elles se redressent seules.

Ce qui compte : la vitamine D tous les jours, de la naissance à l'adolescence, selon la dose prescrite.

Reparlez-en au médecin si :

  • les jambes sont encore arquées après 2 ans et demi, ou s'arquent de plus en plus ;
  • un seul côté est touché ;
  • votre enfant a mal, boite, ou tombe beaucoup plus que les autres ;
  • il grandit moins vite que prévu sur sa courbe.
Fiche du Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau.

Votre enfant marche les pieds en dedans

Troubles de rotation des membres inférieurs

C'est très fréquent : à 4 ans, près d'un enfant sur trois marche les pieds tournés en dedans. Cela vient de la façon dont les os de la cuisse ou de la jambe sont « tournés » à cet âge.

Ça s'arrange avec la croissance, le plus souvent avant 8 à 10 ans. Il peut trébucher un peu plus, mais il peut courir, jouer et faire du sport normalement. Il n'y a pas de conséquence prouvée à l'âge adulte.

Inutile : les chaussures orthopédiques, les attelles de nuit, les semelles. Elles ne changent rien à la rotation des os.

Reparlez-en au médecin si : un seul pied tourne, votre enfant a mal ou boite, il tombe au point d'être gêné dans ses jeux, ou cela s'aggrave. Et si un adolescent se met à marcher un pied tourné en dehors en boitant : consultez rapidement.

Fiche du Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau.

Votre enfant a les pieds plats

Pied plat souple de l'enfant

C'est normal chez le petit : plus d'un enfant sur deux à 3 ans, un sur quatre à 6 ans. La voûte du pied se forme seule, en grandissant.

Un test simple : quand votre enfant se met sur la pointe des pieds, ou quand on lui relève le gros orteil, la voûte apparaît. C'est un pied plat « souple » : il n'a besoin de rien.

Les semelles ne fabriquent pas de voûte. On les propose seulement si le pied fait mal.

Reparlez-en au médecin si : le pied fait mal, la voûte n'apparaît pas sur la pointe des pieds (pied raide), un seul pied est touché, ou au contraire le pied se creuse de plus en plus.

Fiche du Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau.

Osgood-Schlatter, Sever : la douleur du jeune sportif

Apophysites de croissance

Qu'est-ce que c'est ? Le tendon tire sur un « noyau de croissance » de l'os, encore fragile : sous le genou (Osgood-Schlatter, vers 12-15 ans) ou au talon (Sever, vers 8-15 ans). Ça fait mal pendant ou après le sport, et ça guérit à la fin de la croissance.

Ce qu'on fait : on adapte le sport plutôt que de tout arrêter : on réduit ce qui fait mal (sauts, sprints), on garde ce qui ne fait pas mal, on reprend progressivement. De la glace après l'effort si cela soulage. Le kinésithérapeute peut apprendre des exercices de renforcement.

Règle de la douleur : 0 à 3 sur 10 pendant l'effort, on continue ; 4 à 5, on continue seulement si c'est passé le lendemain ; plus de 5, on arrête cette activité et on en parle au médecin.

Reconsultez si : la douleur réveille la nuit, un seul côté gonfle, votre enfant boite au repos, a de la fièvre, ou si ça ne s'améliore pas.

Fiche du Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau.

Les hanches de votre bébé

Prévenir et repérer la luxation de hanche

Laissez ses jambes libres. Un bébé a naturellement les cuisses pliées et écartées, « en grenouille ». Ne l'emmaillotez pas jambes tendues et serrées : cela abîme la hanche. Dans une gigoteuse ou un porte-bébé, les jambes doivent pouvoir se plier et s'écarter.

À chaque visite, jusqu'à ce qu'il marche, le médecin examine ses hanches, couche enlevée. C'est un examen rapide et indolore.

Une échographie des hanches à 1 mois est prévue si bébé était en siège, si un parent, un frère ou une sœur a eu une luxation de hanche, ou s'il avait un pied tourné vers le haut à la naissance. Si le médecin trouve un signe anormal aux hanches, l'échographie se fait rapidement, sans attendre 1 mois.

Parlez-en au médecin si : une cuisse s'écarte moins que l'autre au change, une jambe paraît plus courte, ou s'il boite quand il commence à marcher.

Fiche du Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau.
Pour aller plus loin
21 — PLUS LOIN

Histoire, géographie, évolution

De Berck au Japon : ce que l'histoire de ces maladies dit de leur cause.

Histoire : une maladie de hanche décrite à Berck

Au début du XXe siècle, trois médecins décrivent presque en même temps, sans se concerter, une maladie de hanche de l'enfant que l'on confondait jusque-là avec la tuberculose : Arthur Legg aux États-Unis, Georg Perthes en Allemagne, et Jacques Calvé en France.133 Calvé était chirurgien assistant à l'hôpital maritime de Berck-sur-Mer, qui soignait de très nombreux enfants atteints de tuberculose de la hanche et venait d'être équipé d'un appareil de radiographie : c'est la combinaison du nombre et de la nouvelle technique qui lui a permis d'isoler cette « pseudo-coxalgie ». Il dirigea ensuite, jusqu'en 1945, un grand hôpital orthopédique de Berck.134 À la même époque, François Calot, chirurgien à Berck de 1890 à 1941, fondait l'Institut orthopédique de Berck, devenu l'Institut Calot135 — où exerce l'intervenante de la soirée qui a inspiré cette fiche.

Le dépistage de la luxation de hanche doit beaucoup à un pédiatre italien, Marino Ortolani, qui décrit son test en 1936, puis en fait un film traduit dans de nombreuses langues pour diffuser l'examen précoce.136 Le pied bot, lui, a changé de pronostic avec la méthode de plâtres d'Ignacio Ponseti : la chirurgie extensive, autrefois habituelle, est devenue rare.62

Géographie : ce qu'on fait des jambes des bébés

Au Japon, avant 1965, la luxation de hanche touchait 1,1 à 3,5 % des enfants. Les orthopédistes ont incriminé la tradition de maintenir les jambes du nourrisson tendues dans un lange serré. En 1975, une campagne nationale a demandé d'éviter cette extension prolongée des hanches et des genoux : l'incidence est tombée sous 0,2 %.132137 Un essai randomisé mongol l'a confirmé en 2021 : chez des nouveau-nés à hanche immature, l'emmaillotage traditionnel jambes tendues laissait 40 % de hanches anormales au suivi contre 7,5 % sans emmaillotage, et 8 dysplasies contre aucune.131

L'épiphysiolyse varie d'un facteur dix entre pays (0,71 à 10,8 pour 100 000 enfants).42 Et au Royaume-Uni, le Perthes suit la carte de la pauvreté : il est plus fréquent dans les quartiers les plus défavorisés, sans qu'on sache pourquoi.4041

Évolution : un squelette en croissance face au surpoids

Le cartilage de croissance est la zone faible du squelette de l'enfant. Deux maladies de cette page semblent liées à la charge qu'il supporte, plus qu'à une fragilité propre : l'épiphysiolyse, dont l'âge au diagnostic baisse à mesure que les enfants pèsent plus lourd et mûrissent plus tôt,1946 et la maladie de Blount, dont la forte association avec l'obésité « suggère une cause mécanique ».75 C'est une hypothèse de discordance entre un squelette façonné pour des enfants maigres et actifs et un environnement où l'obésité infantile est devenue courante — plausible, cohérente avec les données, mais non démontrée comme cause. Le nouveau-né, lui, naît hanches fléchies et écartées : les pratiques qui étendent ses jambes de force contrarient une position que la hanche attend pour se stabiliser.131132

22 — SOURCES

Références & méthode

Méthode. Point de départ : le diaporama du Dr Victoire Krotoff (Institut Calot) présenté le 1er octobre 2026 au Club médical du Grand Boulonnais, lu intégralement, y compris ses algorithmes en image (dépistage de la luxation de hanche, conduite devant une boiterie, scoliose).34 Chaque affirmation a ensuite été remontée à sa source primaire : recommandations françaises d'abord (HAS 2013 pour la luxation de hanche, ANAES 2004 pour les pieds du nourrisson, HAS 2005 et 2014, consensus français sur la vitamine D, Groupe de pathologie infectieuse pédiatrique 2023), puis études et revues indexées. Les chapitres de l'EMC (traité de médecine AKOS, Appareil locomoteur, Pédiatrie, Podologie, Radiologie) ont servi de carte vers ces sources, sans être cités. Chaque PMID a été contrôlé (premier auteur, année, revue, volume, pages) et chaque chiffre relu dans l'abstract ou le texte intégral.

Écarts avec le diaporama, signalés dans le texte. La fiche suit la source primaire quand elle diffère : pas de radiographie systématique à J30 dans la synovite et pas de saisonnalité démontrée ; facteurs pronostiques du Perthes limités aux quatre publiés ; chiffres d'épidémiologie de l'épiphysiolyse corrigés ; grossesse gémellaire retirée des facteurs de risque de luxation de hanche ; contrôle du metatarsus adductus à 2 mois ; semelles selon la douleur et non selon l'âge ; « 95 % d'inégalités < 10 mm » et « arthrose lombaire × 5 » non retrouvés ; risque de chondrosarcome des exostoses multiples de 2,7 à 5 % et non 25 % ; immobilisation de la rotule non étayée ; modulation de l'activité plutôt qu'arrêt dans les apophysites. L'essentiel du diaporama — l'algorithme de la HAS, « douleur de genou = radiographie de bassin », « toujours penser fracture et tumeur » — est solidement confirmé.

Limites. Les normes de rotation (Staheli 1985) et l'angle tibio-fémoral de Salenius n'ont pas pu être lus en texte intégral : l'outil « normal pour l'âge ? » utilise seulement les seuils lus (Heath, Cahuzac, Verch, Dettling). Le roulement de cuisse (log roll), la compression du talon et « rotules au zénith » sont décrits d'après la pratique et le topo, sans source primaire. L'algorithme de surveillance de la scoliose est celui du topo, cohérent avec la pratique française mais sans recommandation primaire lue. Les règles de Kocher et Caird viennent de centres de recours et perdent beaucoup de leur performance ailleurs. Rédaction assistée par une IA, selon un protocole de vérification automatique des références ; relecture médicale de l'auteur en attente.
  1. Krul M, van der Wouden JC, Schellevis FG, et al. Acute non-traumatic hip pathology in children: incidence and presentation in family practice. Fam Pract. 2010;27(2):166-70. PMID 20026553 · doi:10.1093/fampra/cmp092Pays-Bas, médecine générale, 0-14 ans : douleur de hanche aiguë non traumatique 148,1/100 000 personnes-années, dont synovite transitoire 76,2 ; motif = douleur dans 81,5 % des cas, boiterie seule 8,6 % ; la fièvre n'était notée que par 27 % des médecins.
  2. Royal Children's Hospital Melbourne. Clinical Practice Guideline: The limping or non-weight bearing child. Mise à jour octobre 2025, consulté le 1er octobre 2026. rch.org.auAucun examen si : pas de drapeau rouge, marche avec une gêne faible sous antalgique simple, réévaluation prévue dans les 7 jours ; une douleur de hanche peut siéger au genou ; l'épanchement à l'échographie ne distingue pas synovite et arthrite septique.
  3. Sawyer JR, Kapoor M. The limping child: a systematic approach to diagnosis. Am Fam Physician. 2009;79(3):215-24. PMID 19202969Revue : une radiographie initiale normale n'exclut ni fracture du toddler, ni fracture de fatigue, ni Perthes, ni ostéomyélite, ni arthrite septique ; VS élevée avec plaquettes normales ou basses = suspicion de malignité ; pas d'incidence de Lauenstein si épiphysiolyse aiguë suspectée.
  4. Kocher MS, Bishop JA, Weed B, et al. Delay in diagnosis of slipped capital femoral epiphysis. Pediatrics. 2004;113(4):e322-5. PMID 15060261 · doi:10.1542/peds.113.4.e322Retard diagnostique médian 8 semaines, 15 semaines si la douleur siège au genou ou à la cuisse distale (6 si hanche ou cuisse proximale) ; glissement d'autant plus sévère que le retard est long.
  5. Haute Autorité de santé. Maltraitance chez l'enfant : repérage et conduite à tenir. Fiche mémo, octobre 2014, mise à jour juillet 2017. has-sante.frChez le nourrisson, toute fracture est suspecte hors traumatisme à très haute énergie ; incohérence entre lésion et mécanisme, explication changeante, retard de recours ; hospitalisation si nourrisson, risque médical ou mise à l'abri nécessaire.
  6. Lorrot M, Gillet Y, Basmaci R, et al. Antibiotic therapy for osteoarticular infections in 2023: Proposals from the Pediatric Infectious Pathology Group (GPIP). Infect Dis Now. 2023;53(8S):104789. PMID 37741341 · doi:10.1016/j.idnow.2023.104789Groupe de pathologie infectieuse pédiatrique (GPIP) : toute suspicion d'infection ostéo-articulaire est hospitalisée ; Kingella kingae très fréquent de 6 mois à 4 ans ; durée minimale 14 jours (arthrite), 3 semaines (ostéomyélite).
  7. Wong M, Williams N, Cooper C. Systematic Review of Kingella kingae Musculoskeletal Infection in Children: Epidemiology, Impact and Management Strategies. Pediatric Health Med Ther. 2020;11:73-84. PMID 32158303 · doi:10.2147/PHMT.S217475Revue systématique : K. kingae dans 47,6 % des infections ostéo-articulaires documentées avant 48 mois ; température médiane à l'admission 37,9 °C.
  8. Halsey MF, Finzel KC, Carrion WV, et al. Toddler's fracture: presumptive diagnosis and treatment. J Pediatr Orthop. 2001;21(2):152-6. PMID 11242240Diagnostic présomptif de fracture du toddler (traumatisme, boiterie ou refus de marcher, pas de signes généraux, radio normale) : fracture confirmée sur les clichés de contrôle dans 41 % des cas.
  9. Kocher MS, Zurakowski D, Kasser JR. Differentiating between septic arthritis and transient synovitis of the hip in children: an evidence-based clinical prediction algorithm. J Bone Joint Surg Am. 1999;81(12):1662-70. PMID 10608376 · doi:10.2106/00004623-199912000-00002Fièvre rapportée, refus d'appui, VS ≥ 40 mm/h, GB > 12 G/L : probabilité d'arthrite septique < 0,2 %, 3 %, 40 %, 93,1 % et 99,6 % pour 0 à 4 critères (cohorte rétrospective, hôpital pédiatrique de recours).
  10. Loder RT, Richards BS, Shapiro PS, et al. Acute slipped capital femoral epiphysis: the importance of physeal stability. J Bone Joint Surg Am. 1993;75(8):1134-40. PMID 8354671 · doi:10.2106/00004623-199308000-00002Instable = appui impossible même avec des cannes : ostéonécrose dans 47 % des formes instables, 0 % des formes stables.
  11. Peck D. Slipped capital femoral epiphysis: diagnosis and management. Am Fam Physician. 2010;82(3):258-62. PMID 20672790Revue : association à l'hypothyroïdie, à l'hormone de croissance, à l'hypogonadisme ; douleur mal localisée (hanche, aine, cuisse ou genou) ; bassin de face + profil grenouille si stable, + profil chirurgical si instable.
  12. Jones OY, Spencer CH, Bowyer SL, et al. A multicenter case-control study on predictive factors distinguishing childhood leukemia from juvenile rheumatoid arthritis. Pediatrics. 2006;117(5):e840-4. PMID 16651289 · doi:10.1542/peds.2005-1515Leucémie aiguë lymphoblastique contre arthrite juvénile : GB < 4 G/L, plaquettes 150-250 G/L et douleur nocturne réunis → Se 100 %, Sp 85 % ; 75 % des LAL sans blastes circulants à ce stade.
  13. Clarke RT, Van den Bruel A, Bankhead C, et al. Clinical presentation of childhood leukaemia: a systematic review and meta-analysis. Arch Dis Child. 2016;101(10):894-901. PMID 27647842 · doi:10.1136/archdischild-2016-311251Méta-analyse des signes révélateurs de leucémie de l'enfant : hépatomégalie 64 %, splénomégalie 61 %, pâleur 54 %, fièvre 53 %, ecchymoses 52 %, douleur de membre 43 %.
  14. Haute Autorité de santé. Luxation congénitale de la hanche : dépistage. Fiche mémo et rapport d'élaboration. Saint-Denis La Plaine : HAS ; octobre 2013. has-sante.frIncidence estimée à 6 pour 1000 naissances ; facteurs de risque : siège, antécédent familial du 1er degré, syndrome postural ; échographie à 1 mois ; jusqu'à 3 mois échographie, à partir du 4e mois radiographie ; diagnostics après 1 an : 8,4/100 000 en 2010.
  15. Kermond S, Fink M, Graham K, et al. A randomized clinical trial: should the child with transient synovitis of the hip be treated with nonsteroidal anti-inflammatory drugs? Ann Emerg Med. 2002;40(3):294-9. PMID 12192353 · doi:10.1067/mem.2002.126171Essai randomisé en double aveugle, 36 enfants à faible suspicion d'infection : ibuprofène 10 mg/kg × 3/j pendant 5 j contre placebo, durée médiane des symptômes 2 j contre 4,5 j (p = 0,05).
  16. Base de données publique des médicaments. Résumé des caractéristiques du produit : ibuprofène 20 mg/mL enfants et nourrissons, suspension buvable (CIS 61136221), rubriques 4.2 et 4.4. Consulté le 1er octobre 2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frÀ partir de 3 mois et 5 kg : 20 à 30 mg/kg/j en 3 prises espacées de 8 h, sans dépasser 30 mg/kg/j ; prudence en cas de varicelle ; risque rénal si déshydratation ; peut masquer une infection.
  17. Asche SS, van Rijn RM, Bessems JH, et al. What is the clinical course of transient synovitis in children: a systematic review of the literature. Chiropr Man Therap. 2013;21(1):39. PMID 24229447 · doi:10.1186/2045-709X-21-39Revue systématique : presque tous les enfants sont asymptomatiques à 2 semaines ; récidive 0-26 % ; Perthes secondaire 0-10 %, surtout si les symptômes durent plus d'un mois ; suivi proposé d'au moins 6 mois.
  18. Heylen CE, Docquier PL, Dumitriu D. Transient synovitis of the hip : is systematic radiological screening necessary for the detection of Perthes disease? Acta Orthop Belg. 2021;87(2):263-268. PMID 34529379242 enfants : aucun Perthes chez les enfants restés asymptomatiques ; radio de contrôle utile seulement si symptômes persistants ou récidivants.
  19. Loder RT, Skopelja EN. The epidemiology and demographics of slipped capital femoral epiphysis. ISRN Orthop. 2011;2011:486512. PMID 24977061 · doi:10.5402/2011/486512Âge au diagnostic passé de 13,5 à 12,0 ans chez le garçon et de 12,0 à 11,2 ans chez la fille ; plus de la moitié des enfants au-dessus du 95e percentile de poids ; début estival au nord du 40e parallèle ; symptômes depuis 4 à 5 mois en moyenne ; bilatéralité 18 à 50 %.
  20. Rampal V, Clément JL, Solla F. Legg-Calvé-Perthes disease: classifications and prognostic factors. Clin Cases Miner Bone Metab. 2017;14(1):74-82. PMID 28740529 · doi:10.11138/ccmbm/2017.14.1.074Facteurs cliniques de mauvais pronostic : surpoids, sexe féminin, âge > 6 ans, défaut d'abduction.
  21. de Lucena GL, dos Santos Gomes C, Guerra RO. Prevalence and associated factors of Osgood-Schlatter syndrome in a population-based sample of Brazilian adolescents. Am J Sports Med. 2011;39(2):415-20. PMID 21076014 · doi:10.1177/0363546510383835Osgood-Schlatter chez 9,8 % des adolescents de 12 à 15 ans ; critères : douleur à la pression de la tubérosité tibiale, à l'extension contrariée et au saut.
  22. Rathleff MS, Winiarski L, Krommes K, et al. Activity Modification and Knee Strengthening for Osgood-Schlatter Disease: A Prospective Cohort Study. Orthop J Sports Med. 2020;8(4):2325967120911106. PMID 32284945 · doi:10.1177/232596712091110651 adolescents : modulation de l'activité et renforcement, 80 % de succès à 12 semaines, 90 % à 12 mois (sans groupe contrôle).
  23. Petty RE, Southwood TR, Manners P, et al. International League of Associations for Rheumatology classification of juvenile idiopathic arthritis: second revision, Edmonton, 2001. J Rheumatol. 2004;31(2):390-2. PMID 14760812Classification ILAR : arthrite de cause inconnue débutant avant 16 ans et durant au moins 6 semaines ; oligoarthrite = 1 à 4 articulations.
  24. Heiligenhaus A, Niewerth M, Ganser G, et al. Prevalence and complications of uveitis in juvenile idiopathic arthritis in a population-based nation-wide study in Germany: suggested modification of the current screening guidelines. Rheumatology (Oxford). 2007;46(6):1015-9. PMID 17403710 · doi:10.1093/rheumatology/kem053Uvéite chez 12 % des arthrites juvéniles ; silencieuse dans 75 % des oligoarthrites ; 73 % dans l'année suivant l'arthrite.
  25. Evans AM, Scutter SD. Prevalence of "growing pains" in young children. J Pediatr. 2004;145(2):255-8. PMID 15289780 · doi:10.1016/j.jpeds.2004.04.0451445 enfants de 4 à 6 ans (Australie-Méridionale) : prévalence 36,9 % (IC 95 % 32,7-41,1).
  26. Evans AM. Growing pains: contemporary knowledge and recommended practice. J Foot Ankle Res. 2008;1(1):4. PMID 18822152 · doi:10.1186/1757-1146-1-4Critères des « douleurs de croissance » (tableau 1) : douleurs intermittentes, bilatérales, musculaires, en fin de journée, examen normal ; exclues si unilatérales, articulaires, présentes le matin, avec gonflement, boiterie ou limitation d'activité.
  27. Kamegaya M, Saisu T, Nakamura J, et al. Drehmann sign and femoro-acetabular impingement in SCFE. J Pediatr Orthop. 2011;31(8):853-7. PMID 22101663 · doi:10.1097/BPO.0b013e31822ed320Rotation externe obligatoire de la hanche à la flexion (signe de Drehmann) dans 25 %, 75 % et 100 % des hanches selon le degré de remodelage.
  28. Atesok KI, Alman BA, Schemitsch EH, et al. Osteoid osteoma and osteoblastoma. J Am Acad Orthop Surg. 2011;19(11):678-89. PMID 22052644 · doi:10.5435/00124635-201111000-00004Ostéome ostéoïde : douleur nocturne soulagée par les AINS ; traitement médical possible ; deuxième décennie, garçons.
  29. Stefancin JJ, Parker RD. First-time traumatic patellar dislocation: a systematic review. Clin Orthop Relat Res. 2007;455:93-101. PMID 17279039 · doi:10.1097/BLO.0b013e31802eb40aPremière luxation de rotule : traitement non chirurgical en première intention, sauf fracture ostéochondrale, rupture importante des stabilisateurs médiaux ou récidive.
  30. Micheli LJ, Wood R. Back pain in young athletes. Significant differences from adults in causes and patterns. Arch Pediatr Adolesc Med. 1995;149(1):15-8. PMID 7827653 · doi:10.1001/archpedi.1995.02170130017004Lombalgie de l'adolescent sportif : spondylolyse de fatigue chez 47 % contre 5 % chez l'adulte.
  31. Caird MS, Flynn JM, Leung YL, et al. Factors distinguishing septic arthritis from transient synovitis of the hip in children. A prospective study. J Bone Joint Surg Am. 2006;88(6):1251-7. PMID 16757758 · doi:10.2106/JBJS.E.00216Prospectif, 48 enfants ponctionnés : fièvre > 38,5 °C meilleur prédicteur ; CRP > 20 mg/L facteur indépendant ; 3, 4 et 5 facteurs → 83 %, 93 % et 98 %.
  32. Sultan J, Hughes PJ. Septic arthritis or transient synovitis of the hip in children: the value of clinical prediction algorithms. J Bone Joint Surg Br. 2010;92(9):1289-93. PMID 20798450 · doi:10.1302/0301-620X.92B9.24286Hôpital général britannique : avec les 5 critères réunis, probabilité 59,9 % ; la fièvre reste le meilleur prédicteur.
  33. Green DW, Reynolds RA, Khan SN, et al. The delay in diagnosis of slipped capital femoral epiphysis: a review of 102 patients. HSS J. 2005;1(1):103-6. PMID 18751817 · doi:10.1007/s11420-005-0118-y52 % des consultations de soins primaires pour douleur de hanche, d'aine, de genou ou de cuisse chez un enfant obèse n'ont abouti ni au diagnostic ni à l'adressage ; délai moyen 76 jours.
  34. Krotoff V. Bases de l'orthopédie pédiatrique. Diaporama, soirée de formation (DPC) du Club médical du Grand Boulonnais, 1er octobre 2026 ; non publié. Support de départ de cette fiche. Quand une source primaire nuance ou contredit un repère du diaporama, la fiche suit la source primaire et le signale (voir la note de méthode).
  35. Kocher MS, Mandiga R, Zurakowski D, et al. Validation of a clinical prediction rule for the differentiation between septic arthritis and transient synovitis of the hip in children. J Bone Joint Surg Am. 2004;86(8):1629-35. PMID 15292409 · doi:10.2106/00004623-200408000-00005Nouvelle cohorte du même centre : aire sous la courbe 0,86 contre 0,96 dans la cohorte d'origine.
  36. Luhmann SJ, Jones A, Schootman M, et al. Differentiation between septic arthritis and transient synovitis of the hip in children with clinical prediction algorithms. J Bone Joint Surg Am. 2004;86(5):956-62. PMID 15118038 · doi:10.2106/00004623-200405000-00011Autre centre : avec les 4 critères réunis, probabilité observée 59 % au lieu des 99,6 % prédits.
  37. Harrison WD, Vooght AK, Singhal R, et al. The epidemiology of transient synovitis in Liverpool, UK. J Child Orthop. 2014;8(1):23-8. PMID 24488848 · doi:10.1007/s11832-014-0556-5Liverpool : incidence 25,1/100 000 enfants de 0-14 ans par an, 3,2 garçons pour 1 fille, âge moyen 5,4 ans ; aucune saisonnalité (p = 0,64).
  38. Kallio P, Ryöppy S, Kunnamo I. Transient synovitis and Perthes' disease. Is there an aetiological connection? J Bone Joint Surg Br. 1986;68(5):808-11. PMID 3782251 · doi:10.1302/0301-620X.68B5.3782251Cohorte prospective de 119 enfants : aucun Perthes en un an de suivi.
  39. Herring JA, Kim HT, Browne R. Legg-Calve-Perthes disease. Part II: Prospective multicenter study of the effect of treatment on outcome. J Bone Joint Surg Am. 2004;86(10):2121-34. PMID 15466720Prospectif multicentrique : le traitement ne change pas l'évolution si le début est à 8 ans ou moins ; au-delà de 8 ans, la chirurgie fait mieux dans les groupes B et B/C.
  40. Perry DC, Bruce CE, Pope D, et al. Legg-Calvé-Perthes disease in the UK: geographic and temporal trends in incidence reflecting differences in degree of deprivation in childhood. Arthritis Rheum. 2012;64(5):1673-9. PMID 22143958 · doi:10.1002/art.34316Royaume-Uni 1990-2008 : incidence en baisse de 12,2 à 5,7/100 000 enfants de 0-14 ans ; quintile le plus défavorisé RR 1,49 (1,10-2,04).
  41. Perry DC, Bruce CE, Pope D, et al. Perthes' disease of the hip: socioeconomic inequalities and the urban environment. Arch Dis Child. 2012;97(12):1053-7. PMID 23104772 · doi:10.1136/archdischild-2012-302143Écosse : incidence plus de deux fois plus élevée dans le quintile le plus défavorisé que dans le plus aisé, RR 2,1 (1,5-2,9).
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  44. Rahme D, Comley A, Foster B, et al. Consequences of diagnostic delays in slipped capital femoral epiphysis. J Pediatr Orthop B. 2006;15(2):93-7. PMID 16436942 · doi:10.1097/01.bpb.0000188251.24771.c9Retard diagnostique dans 19,6 % des cas ; les 12 enfants passés d'abord par un chiropracteur ou un kinésithérapeute avaient tous eu une manipulation de hanche.
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  46. Loder RT. The demographics of slipped capital femoral epiphysis. An international multicenter study. Clin Orthop Relat Res. 1996(322):8-27. PMID 8542716Étude multicentrique internationale : poids ≥ 90e percentile dans 63,2 % des cas ; second glissement dans les 18 mois pour 82 % des formes bilatérales successives.
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  50. Barr LV, Rehm A. Should all twins and multiple births undergo ultrasound examination for developmental dysplasia of the hip?: A retrospective study of 990 multiple births. Bone Joint J. 2013;95-B(1):132-4. PMID 23307687 · doi:10.1302/0301-620X.95B1.29927990 naissances multiples : la gémellité seule n'est pas un facteur de risque, pas d'échographie sélective pour ce motif.
  51. Cottalorda J, Société française d'orthopédie pédiatrique (SOFOP). Dépistage de la luxation congénitale de la hanche. Support pédagogique, 2021 (mis en ligne en 2024). sofop.orgDescription pas à pas des manœuvres ; abduction normale 70-85°, limitation si < 60° ; grossesse gémellaire retirée des facteurs de risque.
  52. Paton RW, Choudry QA, Jugdey R, et al. Is congenital talipes equinovarus a risk factor for pathological dysplasia of the hip? : a 21-year prospective, longitudinal observational study. Bone Joint J. 2014;96-B(11):1553-5. PMID 25371473 · doi:10.1302/0301-620X.96B11.34130Pied bot varus équin idiopathique : pas un facteur de risque significatif de dysplasie de hanche.
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