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Urologie · pelvi-périnéologie · femme et homme

Incontinence urinaire : comprendre, évaluer, traiter, financer

En France, environ une femme sur six a des fuites d'urine (davantage avec l'âge), un homme âgé sur cinq à sur trois,12 et, dans une enquête française, deux femmes concernées sur trois n'avaient pas consulté pour cela.3 Pourtant, chez la majorité, quelques questions, un examen simple et un calendrier des mictions suffisent à poser le type de fuite et à proposer un traitement efficace sans aucun examen spécialisé. Cette fiche donne l'orientation en deux minutes, chaque test décrit et chiffré, les scores calculés, la rééducation et où la trouver, les médicaments et leurs pièges, la chirurgie, et ce que personne n'explique : comment choisir et faire financer les protections.

Par le Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau — fiche sourcée (références en fin de page).
Pour les médecins généralistes, les internes, les kinésithérapeutes, les sages-femmes, et les patients qui veulent comprendre. Ne remplace pas l'avis du professionnel qui vous suit.
Première version : 2026-10-05Dernière révision : 2026-10-07
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00 — L'ESSENTIEL

Poser la question, nommer le type, rééduquer d'abord : la plupart des fuites se traitent en ville

Dix points à retenir, puis le parcours selon la situation. Chaque point renvoie à la section qui le détaille et le source.

  1. Poser la question. Dans les salles d'attente de généralistes français, 26,8 % des femmes avaient des fuites, et seules 39,7 % avaient demandé de l'aide.4 Le patient en parle rarement le premier (section 03).
  2. Chercher d'abord ce qui fait adresser : sang dans les urines, douleur, infections répétées, rétention, fuite permanente, signe neurologique, antécédent de chirurgie ou de radiothérapie pelvienne (section 02).56
  3. Nommer le type : effort, urgenturie ou mixte. Trois questions suffisent pour orienter (3IQ), et le traitement initial se décide sur cette base.57 L'outil de la section 01 le fait en deux minutes.
  4. Un bilan court : examen avec test à la toux, bandelette urinaire, catalogue mictionnel de 3 jours, résidu post-mictionnel s'il y a des symptômes de vidange (et chez l'homme). Pas de bilan urodynamique avant une première chirurgie d'une incontinence d'effort démontrée : l'essai VALUE n'a trouvé aucune différence de succès (76,9 % contre 77,2 %).58
  5. Femme qui fuit à l'effort : la rééducation périnéale supervisée d'abord, au moins 3 mois. En fin de traitement, 56 % des femmes se disent guéries, contre 6 % sans traitement (4 essais, 165 femmes, suivis courts).59 Aucun médicament de l'incontinence d'effort n'est commercialisé en France (section 18).1011
  6. Urgenturie : rééducation vésicale d'abord (au moins 6 semaines), réduction de la caféine ; les médicaments viennent ensuite, avec un effet réel mais modeste : environ une urgence et une miction de moins par jour.512
  7. Le médicament se choisit selon le terrain. Les antimuscariniques s'associent à un risque accru de démence en cas d'usage prolongé (association, pas causalité prouvée) ; le mirabégron, mieux toléré sur ce plan, n'est pas remboursé.1314
  8. Perdre du poids marche : 8 % de poids en moins, 47 % de fuites en moins (contre 28 % sans programme) dans l'essai PRIDE.15
  9. Les protections ne sont pas un traitement et ne sont pas remboursées par l'Assurance maladie ; l'APA, la PCH ou l'action sociale peuvent aider, et l'étui pénien, lui, est remboursé (section 17).16171819
  10. La chirurgie vient après la rééducation. Chez la femme, la bandelette sous-urétrale reste la référence, mais sa pose est désormais encadrée par arrêté ;2021 chez l'homme opéré de la prostate, on attend en général un an, ou six mois si les fuites sont sévères.22

Le parcours selon la situation

SituationPremière ligneEnsuite
Femme, fuites à l'effortRééducation périnéale supervisée ≥ 3 mois ; « serrer avant de tousser » ; poids si IMC > 30 (14, 13)Pessaire ou dispositif (16) ; avis chirurgical (20)
Urgenturie (femme ou homme)Rééducation vésicale ≥ 6 semaines, technique contre l'urgence, caféine (14, 13)Médicament selon le terrain (18) ; si le traitement médicamenteux échoue malgré un changement de molécule, toxine ou neuromodulation (19)
Incontinence mixteTraiter d'abord la composante qui gêne le plus, avec les deux rééducations5Selon la composante restante
Homme après prostatectomieExercices du périnée expliqués à tous ; kinésithérapeute selon le besoin ; les séances individuelles systématiques n'ont pas fait mieux que les conseils dans l'essai MAPS23Urologue si persistance à 1 an ou fuites sévères à 6 mois : bandelette ou sphincter artificiel (21)
Homme, jet faible et vessie qui reste pleineRésidu post-mictionnel ; pas d'antimuscarinique en cas de rétention (18)Urologue si résidu > 200 mL (02)
Après un accouchementRééducation si les fuites persistent à 3 mois : sage-femme, ou kinésithérapeute à partir du 90e jour, prise en charge à 100 %242526Comme la femme qui fuit à l'effort (24)
Personne âgée, troubles cognitifs, EHPADCauses transitoires et médicaments d'abord ; mictions incitées ; prudence anticholinergique (22)Protections adaptées, peau, aidants (17)
Maladie neurologiqueProtéger les reins : résidu, suivi spécialisé, autosondage si besoin (23)Médecine physique et de réadaptation, neuro-urologie
En consultation, trois gestes. 1) Poser la question et remplir l'outil de la section 01. 2) Remettre le catalogue mictionnel vierge (section 06) et prescrire la rééducation adaptée (section 15, avec le lien vers les professionnels du département). 3) Imprimer la fiche patient personnalisée (section 26) et revoir le patient à 3 mois avec le même score.
01 — ORIENTER EN DEUX MINUTES

Chercher l'alerte, nommer le type, mesurer la sévérité : le traitement de première ligne en découle

Le NICE demande de classer l'incontinence dès la première consultation (effort, urgenturie ou mixte) et de commencer le traitement sur cette base, en visant d'abord la composante prédominante quand elle est mixte.5 Cet outil enchaîne les trois gestes : les signes d'alerte de la section 02, les trois questions du 3IQ et l'indice de sévérité de Sandvik (section 04, section 05).

Orienter une incontinence urinaire

À remplir avec le patient ou par le patient lui-même. Le résultat propose un bilan et une première ligne ; il ne remplace pas l'examen clinique.
🔒Rien n'est envoyé sur internet — tout se calcule sur votre appareil.
1 · La personne
Sexe
Âge en années
Contexte cochez tout ce qui s'applique
2 · Les signes d'alerte
Y a-t-il… cochez tout ce qui s'applique ; aucun coché = aucun
3 · Le type de fuite (3IQ)

Chez l'homme, ces trois questions (3IQ) n'ont été validées que chez la femme : l'orientation reste indicative.

Au cours des 3 derniers mois, avez-vous eu des fuites d'urine, même en petite quantité ?
Ces fuites arrivent le plus souvent… une seule réponse : c'est cette question qui classe
4 · La sévérité (indice de Sandvik)
À quelle fréquence ?
Quelle quantité à chaque fois ?
Répondez aux questions : le résultat s'affiche au fur et à mesure.

Sur quoi repose l'outil

Ce que l'outil ne fait pas. Il ne voit ni le globe, ni le prolapsus, ni la toux qui fait fuir : l'examen clinique (section 03) reste indispensable, et un test à la toux négatif ou un type incertain font revoir l'orientation. Les recommandations citées concernent surtout la femme ; chez l'homme, la place de la prostate (obstacle ou prostatectomie) change la démarche.
02 — SIGNES D'ALERTE

Adresser d'emblée quand la fuite peut cacher autre chose

La plupart des incontinences se prennent en charge en ville avec un bilan simple. Quelques signes imposent un avis ou un examen avant tout traitement : on les cherche à chaque consultation, chez la femme comme chez l'homme.

Les signes qui font adresser

SigneCe qu'il peut cacherConduite
Rétention aiguë : impossibilité d'uriner, vessie tendue et douloureuseObstacle (prostate), médicament, constipation, cause neurologiqueDrainage vésical en urgence.28 Porteur d'un sphincter urinaire artificiel : jamais de sonde sans désactivation préalable, urologue de garde ou urgences (section 21).2936
Toute hématurie sans infectionTumeur, calculAvis urologique, quel que soit l'âge.6 Les seuils qui suivent sont ceux de l'adressage rapide en filière cancer du NICE.
Hématurie visible à 45 ans ou plus, sans infection, ou qui persiste ou revient après traitement d'une infectionCancer de la vessie ou du reinAdressage rapide à l'urologue (filière cancer).37
Hématurie microscopique à 60 ans ou plus, avec brûlures mictionnelles ou leucocytes sanguins élevésCancer de la vessieMême filière.37
Infections urinaires récidivantes ou persistantes inexpliquéesTumeur, calcul, résidu, fistuleAvis (non urgent après 60 ans) ; cystoscopie possible.62737
Douleur vésicale ou urétrale persistante, douleur pelvienne associée aux fuitesCystite interstitielle, tumeur, calcul, complication d'une bandeletteAvis spécialisé.5638
Vessie palpable après la miction, difficulté à vider, résidu post-mictionnel au-dessus de 200 mLRétention chronique avec fuites par regorgementAvis urologique.52738 Créatininémie (section 07).
Fuite permanente, jour et nuit, sans effort ni envieFistule (après chirurgie, radiothérapie ou accouchement)Avis urologique ou gynécologique.56
Troubles sensitifs du périnée, perte de la sensation du passage des urines ou des selles, incontinence récenteAtteinte neurologique (moelle, queue de cheval, sclérose en plaques…)Urgence, imagerie le jour même, si elle est récente (apparue en quelques jours ou semaines) (section 23) ; sinon avis neuro-urologique.5627
Masse pelvienne ou abdominaleFibrome, kyste, tumeur, globeImagerie et avis.5
Incontinence anale associéeLésion sphinctérienne, cause neurologiqueAvis spécialisé.5
Antécédent de chirurgie de l'incontinence, de chirurgie pour cancer pelvien, de radiothérapie pelvienneComplication, fibrose, fistuleAvis spécialisé.56
Énurésie apparue à l'âge adulteRétention à haute pression, hyperactivité vésicale, cause neurologiqueAvis.639
Protéinurie persistanteNéphropathieBilan rénal.38

Chez la femme

Chez l'homme

Après l'échec de la première ligne

À qui adresser

SituationInterlocuteur habituel
Homme (presque toutes les situations), hématurie, rétention, cancer suspectUrologue
Incontinence d'effort à opérer, prolapsus, complication de bandelette, fistuleUrologue ou gynécologue formé à la pelvi-périnéologie (« urogynécologue »)
Maladie neurologique, vessie neurologiqueMédecin de médecine physique et de réadaptation (MPR) ou neuro-urologue (section 23)
Personne âgée fragile, troubles cognitifs, polymédication, chutesGériatre (section 22)
Incontinence anale associéeProctologue ou gastro-entérologue
RééducationKinésithérapeute ou sage-femme (section 15)

Répartition d'usage, qui dépend de l'offre locale : aucune des recommandations lues ne la fixe.

Aucun de ces signes ? Bilan initial simple (section 07) et traitement de première ligne sans attendre (sections 13 et 14).
03 — INTERROGER ET EXAMINER

L'interrogatoire donne le type de fuite ; l'examen cherche ce qui ne colle pas

Le type d'incontinence (effort, urgence, mixte) se diagnostique à l'interrogatoire. L'examen confirme la fuite, cherche un globe, un prolapsus, une fistule ou un signe neurologique, et évalue les muscles du périnée.

Ouvrir la porte

Interrogatoire structuré

ThèmeQuestion concrèteCe que ça oriente
Fuite à l'effort« Fuyez-vous quand vous toussez, éternuez, riez, sautez, portez une charge, changez de position ? »Incontinence d'effort.27
Envie pressante« Avez-vous des envies si fortes que vous ne pouvez pas attendre ? Fuyez-vous avant d'arriver aux toilettes ? »Urgenturie et incontinence par urgenturie. La fuite liée à l'envie pressante est l'élément le plus utile au diagnostic.40 Ne pas confondre avec une pollakiurie de précaution (uriner souvent « au cas où »).27
Fuite sans effort ni envie« Fuyez-vous sans rien sentir, en marchant, en vous levant, en permanence ? »Fistule, regorgement, insuffisance sphinctérienne (section 02).6
Fréquence et quantité des fuites« Combien de fois par jour ou par semaine ? Quelques gouttes, un petit jet, ou tout part ? »Sévérité (indice de Sandvik, section 05).3341
Protections« Portez-vous une protection en dehors des règles ? Laquelle, combien par jour ? Changez-vous de sous-vêtements ? »Nombre approximatif de fuites et retentissement.27
Mictions de jour et de nuit« Combien de fois urinez-vous dans la journée ? Combien de fois vous levez-vous la nuit pour uriner ? »Pollakiurie, nycturie ; à objectiver par le catalogue (section 06).27
Vidange« Devez-vous pousser ? Le jet est-il faible, haché ? Avez-vous l'impression de mal vider ? Des gouttes après vous être rhabillé ? »Dysurie, obstacle, vessie qui se contracte mal, regorgement ; chez l'homme, gouttes retardataires.2735
Brûlures, sang, douleur« Avez-vous des brûlures, du sang dans les urines, une douleur ? »Infection, tumeur, calcul.27
Soif, œdèmes« Buvez-vous beaucoup ? Avez-vous les jambes gonflées le soir ? »Diabète, hypercalcémie, insuffisance cardiaque ou veineuse (urines nocturnes).27
Transit« Êtes-vous constipé ? Perdez-vous des gaz ou des selles ? »Constipation, fécalome, incontinence anale associée.527
Sexualité« Les rapports sont-ils douloureux, le vagin sec ? » ; chez l'homme : troubles de l'érection.Atrophie vulvo-vaginale ; chez l'homme, motif d'envisager PSA et toucher rectal.2737
Prolapsus« Sentez-vous une boule, une pesanteur dans le vagin ? »Prolapsus à chercher à l'examen.27
Grossesses, accouchementsNombre d'enfants, voie basse, forceps, ventouse, déchirure ; énurésie dans l'enfance.Facteurs de risque (trois enfants ou plus, traumatisme obstétrical).27
Chirurgies, irradiationHystérectomie, chirurgie de l'incontinence ou du prolapsus, radiothérapie pelvienne ; chez l'homme, prostatectomie, résection de prostate.Facteur de risque ou motif d'avis (section 02).52227
Neurologie, diabèteSclérose en plaques, Parkinson, AVC, lombosciatique, neuropathie diabétique.Vessie neurologique (section 23).27
Cognition, humeur, mobilitéConfusion, dépression, troubles cognitifs, difficultés à se déplacer ou à se déshabiller.Incontinence « fonctionnelle » (section 22).27
MédicamentsDiurétiques, alpha-bloquants, antidépresseurs imipraminiques, antipsychotiques, antiparkinsoniens, antihistaminiques, morphiniques, décongestionnants nasaux, hypnotiques et anxiolytiques.Cause iatrogène, surtout en cas de polymédication (section 18).27
BoissonsVolume, répartition dans la journée, café, alcool.Erreurs hygiéno-diététiques (section 13).27
Toux chronique, poidsBronchite chronique, tabac, surpoids.Facteurs aggravants.27
Gêne et attentes« Qu'est-ce qui vous gêne le plus ? Qu'avez-vous arrêté de faire ? Que seriez-vous prêt(e) à faire ? »Retentissement ; décision partagée.27

Les causes transitoires : DIAPPERS

Une incontinence de début brutal, présente depuis moins de 6 semaines, est souvent réversible.38 Le moyen mnémotechnique anglais DIAPPERS, issu de Resnick et Yalla (1985), liste les causes à corriger avant de parler d'incontinence établie.38 Le détail chez la personne âgée est en section 22.

LettreCauseÀ faire
DDelirium : confusion aiguëTraiter la cause ; mesurer le résidu (une rétention peut se révéler par une confusion).
IInfection urinaire aiguëBandelette (test 4.9).
AAtrophie vaginale (« vaginite atrophique »)Voir la nuance ci-dessous.
PPharmaceuticals : médicamentsRevoir l'ordonnance.
PPsychological : troubles psychiques, surtout dépressionDépister, traiter.
EExcess urine output : excès de diurèse (hyperglycémie…)Glycémie, apports, horaire des diurétiques, catalogue (section 06).
RRestricted mobility : mobilité réduite, ou rétention réversible (d'origine médicamenteuse…)Aménager l'accès aux toilettes ; mesurer le résidu.
SStool impaction : fécalomeToucher rectal, traiter la constipation.

Liste lue dans Khandelwal et Kistler 2013, qui la reprend de Resnick et Yalla (N Engl J Med 1985) ; l'article original de Resnick n'a pas été relu ici (pas d'abstract en ligne).38

La nuance sur le « A ». L'atrophie vulvo-vaginale figure dans la liste de 1985 et dans les recommandations françaises comme facteur aggravant.27 Mais il n'est pas prouvé que la ménopause soit un facteur de risque indépendant de l'âge, ni que le traitement hormonal général améliore l'incontinence.27 Les œstrogènes oraux (œstrogènes conjugués équins dans l'essai WHI) l'aggravent même (risque relatif 1,32 ; les données portent sur la voie orale) ; seuls les œstrogènes locaux vaginaux peuvent l'améliorer (risque relatif 0,74).4243 En pratique : chercher l'atrophie, la traiter localement si elle est symptomatique (section 18), jamais par voie générale pour l'incontinence.

Examen clinique

Conditions

Chez tous

Chez la femme

Chez l'homme

À la fin de l'examen, savoir répondre à cinq questions. La fuite a-t-elle été vue ? Y a-t-il un globe ? Un prolapsus, et de quel compartiment ? Un signe neurologique ? Une fistule ? Un « non » à la première question n'élimine pas une incontinence d'effort.27
04 — LES TESTS, UN PAR UN

Le test à la toux, le résidu et la bandelette suffisent ; Bonney et Q-tip sont abandonnés

Chaque test est décrit pour être fait demain : préparation, geste, ce qui est positif, ce qu'il teste, ce qu'il vaut. Les autres sections renvoient ici.

Lire les chiffres. La sensibilité (Se) dit combien de malades le test repère ; la spécificité (Sp), combien de non-malades il épargne. Le rapport de vraisemblance positif (LR+) dit de combien un test positif augmente la probabilité ; au-dessus de 5, il pèse ; vers 2, il pèse peu. Le LR− (en dessous de 0,2, utile) dit de combien un test négatif la diminue. Quand l'article donne Se et Sp mais pas les LR, nous les avons calculés : LR+ = Se / (1 − Sp), LR− = (1 − Se) / Sp, signalés « calc. ».

Vue d'ensemble

TestÀ faire ?Valeur diagnostique
Questions simples (interrogatoire)ToujoursEffort : LR+ 2,2, LR− 0,39. Urgenturie : LR+ 4,2, LR− 0,48.40
3IQ (3 questions)Oui, en soins primairesUrgenturie : LR+ 3,29, LR− 0,32. Effort : LR+ 2,13, LR− 0,24.7
Test à la touxOuiLR+ 3,1, LR− 0,36.40
Évaluation clinique complète—Effort : LR+ 3,7, LR− 0,20. Urgenturie : LR+ 2,2, LR− 0,63.40
Bonney, MarshallNonAgissent en écrasant l'urètre ; ne prédisent rien de fiable.54647
Q-tip testNonSe 90 % mais Sp faible ; n'ajoute rien à l'examen.54849
Pad testPas en routine ; pour quantifier1 h : peu reproductible ; 24 h : seuil 4,4 g.5650
Testing périnéalOui, avant la rééducationReproductibilité passable (kappa 0,37).551
Résidu post-mictionnelSelon le contextePas de seuil consensuel.652
Bandelette urinaireOuiInfection : Se 29 %, Sp 99 % (LR+ 29, LR− 0,72, calc.).53

LR de l'interrogatoire et du test à la toux : valeurs résumées de la revue JAMA « Rational Clinical Examination » (40 études, femmes). Seul l'abstract a été accessible ; le détail symptôme par symptôme n'a pas pu être lu. Les données manquent chez l'homme.40

4.1 — Les questions, premier test

Ce que c'estDemander si la fuite survient à l'effort (toux, éternuement, rire, sport) ou avec une envie pressante.
ValeurFuite à l'effort : LR+ 2,2 ; LR− 0,39. Fuite avec envie pressante : LR+ 4,2 ; LR− 0,48. C'est l'élément le plus utile pour l'incontinence par urgenturie.40
Version standardiséeLe 3IQ (calculateur, section 05).7
LimiteLe type d'incontinence est un diagnostic d'interrogatoire qui ne dit rien du mécanisme.27

4.2 — Test à la toux (test d'effort, « stress test »)

PréparationVessie contenant 200 à 400 mL.44 En pratique : demander de venir sans avoir uriné depuis une à deux heures, ou faire boire ; noter le volume s'il est connu (échographie, remplissage).
PositionCouchée en position gynécologique, lèvres écartées. Si le test est négatif couchée, le refaire debout, jambes écartées, au-dessus d'une alèse ou avec une protection.3844
GesteFaire tousser fort, 1 à 4 fois, en regardant directement le méat urétral.44 Demander de ne pas serrer le périnée.38
Positif siUne fuite part du méat en même temps que la toux et s'arrête avec elle.3844
PiègeUne fuite qui survient 5 à 15 secondes après la toux évoque une contraction de la vessie déclenchée par la toux (hyperactivité), pas une incontinence d'effort.38
Ce que ça testeLa capacité de l'urètre et du plancher à rester fermés quand la pression abdominale monte : c'est le signe d'incontinence d'effort.
ValeurPositif : LR+ 3,1 ; négatif : LR− 0,36.40 Contre l'urodynamique, sur 55 femmes : Se 90 %, Sp 80 % (LR+ 4,5, LR− 0,13, calc.).54 Même résultat à une à quatre semaines d'intervalle chez 90 % des femmes.55
Faux négatifsVessie trop vide, toux trop faible, périnée contracté, gros prolapsus qui coude l'urètre.38 Un test négatif n'élimine pas l'incontinence d'effort.27
ProlapsusRefaire le test après avoir réduit le prolapsus (valve, compresse, pessaire) : une fuite qui n'apparaît qu'alors est une incontinence « masquée », à chercher avant toute chirurgie du prolapsus.2741
Chez l'hommeMême geste, debout. Les données de validité viennent presque toutes de femmes.40

4.3 — Manœuvres de Bonney et de Marshall : abandonnées

Geste classiqueAprès une toux qui fait fuir, l'examinateur place deux doigts (Bonney) ou deux pinces (Marshall) dans le vagin, de chaque côté du col de la vessie, pour le soutenir sans comprimer l'urètre, et refait tousser. L'arrêt de la fuite était censé prédire le succès d'une chirurgie de soutènement. Description classique : les articles lus discutent le mécanisme et la valeur, pas le détail du geste.5657
Pourquoi abandonnéesLes études urodynamiques montrent que la manœuvre arrête la fuite en écrasant l'urètre, et non en le replaçant.4647 Elle ne distingue pas l'insuffisance sphinctérienne de l'instabilité vésicale.47 Une revue française reconnaît l'absence de preuve formelle, malgré deux études favorables (valeur prédictive positive de 96 à 100 % pour la bandelette).56
RecommandationNe pas utiliser les tests de Bonney et de Marshall (ni le Q-tip ni le « Fluid-Bridge ») dans l'évaluation de l'incontinence.5

4.4 — Q-tip test (test du coton-tige) : abandonné

GestePosition gynécologique ; un coton-tige stérile lubrifié (gel anesthésique) est introduit dans l'urètre jusqu'au col vésical ; on mesure l'angle de sa tige par rapport à l'horizontale, au repos puis en poussée.
Positif siDéplacement d'au moins 30° : hypermobilité urétrale.5859
Ce que ça testeLa mobilité de l'urètre, liée au défaut de soutien de la paroi vaginale antérieure, pas le diagnostic urologique.60
ValeurPositif chez plus de 90 % des incontinences d'effort, mais aussi chez plus d'un tiers des hyperactivités vésicales et près de la moitié des femmes avec un trouble de la statique sans incontinence : spécificité faible.48 N'ajoute rien à l'interrogatoire et à l'examen.49 Accord de 57 % seulement entre deux mesures quand l'angle est entre 21 et 49°.59
InconfortDouleur moyenne 3,15 sur 10, contre 0,72 pour une simple observation de la mobilité urétrale, que 83 % des femmes préfèrent.58
RecommandationNe pas l'utiliser.5 La question de la mobilité urétrale avant chirurgie relève du spécialiste.

4.5 — Pad test d'1 heure (protocole ICS)

PrincipePeser une protection avant et après une heure d'activités codifiées : 1 g de poids gagné = 1 mL d'urine perdue. C'est le seul pad test standardisé.6162
PréparationProtection pesée d'avance sur une balance au gramme (ou plus précise), mise en place sans uriner.62
Déroulé0 à 15 min : boire 500 mL de liquide sans sel, au repos. 15 à 45 min : marcher, avec un étage monté et descendu. 45 à 60 min : se lever d'une chaise 10 fois, tousser fort 10 fois, courir sur place 1 minute, ramasser un objet au sol 5 fois, se laver les mains sous l'eau courante 1 minute. Puis repeser.62
Positif siPlus de 1 g (module ICS) ; l'EAU retient 1,4 g.662 Sévérité : moins de 10 mL légère, 11 à 50 mL modérée, plus de 50 mL sévère.62
ValeurSpécificité bonne, sensibilité basse.6 Ajouté au test à la toux, il n'améliore pas le diagnostic (Se 90 %, Sp 65 %).63 Peu reproductible : deux tests à une semaine d'intervalle diffèrent de −44 à +66 g.50
Ce que ça testeLa quantité de fuite à l'effort, pas le mécanisme.62
PlacePas en routine.5 Utile pour quantifier, surtout pour suivre un traitement.6

4.6 — Pad test de 24 heures

GesteLe patient porte des protections pesées d'avance pendant 24 h d'activités habituelles ; il range chaque protection usagée dans un sachet fermé (pour éviter l'évaporation) et rapporte le tout, ou les pèse lui-même sur une balance de cuisine précise au gramme.
Positif siPlus de 4 g en 24 h (ICS) ; l'EAU retient 4,4 g.662 Chez les femmes et les hommes continents, le gain médian est de 0,3 g, et 95 % restent sous 1,3 g.64
Sévérité1,3 à 20 g : légère ; 21 à 74 g : modérée ; 75 g ou plus : sévère.65
ValeurPlus sensible que le test d'1 heure, mais difficile à standardiser (varie avec l'activité).6 Un seul jour suffit : corrélation de 0,881 avec la moyenne de 7 jours.66 Contre l'urodynamique, il fait moins bien que le test à la toux (Se 60 %, Sp 60 %).54
Chez l'hommeAprès prostatectomie, le nombre de protections et leur état (presque sèche, humide, trempée) décrits par le patient reflètent bien la pesée.67 D'un jour à l'autre, la pesée varie beaucoup selon l'activité.68
ContradictionLe diaporama ICS attribue jusqu'à 7 g par 24 h aux pertes vaginales, en citant une étude qui mesure en réalité 0,3 g en médiane : retenir les chiffres de l'étude source.6264

4.7 — Testing périnéal : échelle d'Oxford modifiée et schéma PERFECT

PréparationVessie vide. Expliquer le geste et demander l'accord.
PositionFemme : position gynécologique, un ou deux doigts dans le vagin (la palpation à deux doigts est plus reproductible).69 Homme : doigt dans le rectum, glissé le long de la paroi postérieure.45
Consigne« Serrez et remontez, comme pour retenir un gaz ou une envie d'uriner, sans pousser, sans serrer les fesses ni bloquer la respiration. »
Mouvement attenduUne élévation (le doigt est aspiré vers le haut). Une descente pendant la tentative de contraction est anormale : la patiente pousse au lieu de serrer.45
Cotation (P)Échelle d'Oxford modifiée en 6 grades : 0 aucune contraction ; 1 frémissement ; 2 faible ; 3 modérée ; 4 bonne ; 5 forte.5170
PERFECTP : puissance (Oxford) ; E : endurance, durée de maintien jusqu'à 10 s ; R : répétitions de ce maintien, jusqu'à 10 ; F : contractions rapides, jusqu'à 10 ; ECT : chaque contraction est chronométrée.6970
ValeurAccord entre deux examinateurs passable (kappa 0,37 ; même grade dans 45 % des cas, presque toujours à un grade près) ; pas de lien avec la pression vaginale mesurée.51 Meilleur à deux doigts qu'à un.69
PlaceIndispensable pour vérifier que la contraction est correcte avant une rééducation supervisée ; insuffisant pour mesurer finement la force.551

4.8 — Mesure du résidu post-mictionnel

IndicationsSymptômes de vidange difficile, infections récidivantes, globe, sujet âgé, avant un médicament anticholinergique ou une chirurgie ; chez l'homme, dans l'évaluation initiale.52735 L'EAU la propose chez toutes les femmes à l'évaluation initiale.6
GesteFaire uriner dans ses conditions habituelles (toilettes, intimité, sans se presser), puis mesurer le volume restant dans les minutes qui suivent.5271
MéthodeÉchographie ou appareil portable (bladder scan), préférés au sondage, mieux toléré et sans risque d'infection.5652 Les trois méthodes donnent des volumes comparables.72
RepèresFemmes asymptomatiques : médiane 19 mL ; 95 % à 100 mL ou moins.71 Lecture pratique : moins de 50 mL normal, 100 à 200 mL à refaire, plus de 200 mL évoque un regorgement.38 Au-delà de 200 à 300 mL, dysfonction vésicale marquée.52
Fragilité des seuilsIl n'existe pas de définition consensuelle d'un résidu significatif.652 Une mesure isolée n'est pas fiable : chez des hommes avec une grosse prostate, le résidu variait de 150 à 670 mL d'une mesure à l'autre.73 Un résidu élevé se recontrôle avant d'en tirer une conclusion.738
Rendement mictionnelL'EAU propose d'ajouter le rendement : volume uriné / (volume uriné + résidu) × 100.6
Chez l'hommeAvec un seuil de 50 mL, le résidu prédit mal l'obstruction (valeur prédictive positive 63 %, négative 52 %) ; 350 mL ou plus annoncent un risque de progression.35
ContradictionLes recommandations françaises de 2003 jugeaient la mesure échographique « pas fiable » ; une revue de 2025 conclut au contraire à la précision des appareils portables.2772

4.9 — Bandelette urinaire

IndicationsToute personne qui consulte pour une incontinence : sang, glucose, protéines, leucocytes, nitrites.56
GesteUrines du milieu du jet, dans un récipient propre ; tremper, lire au temps indiqué par le fabricant.
LectureSignes d'infection et leucocytes + nitrites positifs : ECBU et traitement. Signes d'infection mais bandelette négative pour l'un des deux : ECBU, antibiotique discuté. Pas de signe d'infection mais leucocytes + nitrites : ECBU, pas d'antibiotique sans le résultat. Pas de signe et bandelette négative : pas d'ECBU.5 En France, la SPILF ne retient que deux situations pour rechercher et traiter une colonisation urinaire (bactériurie sans symptôme) : la grossesse à partir du 4e mois et avant une procédure urologique invasive programmée (par exemple bilan urodynamique, cystoscopie, injection de toxine).74
ValeurChez 265 femmes incontinentes : Se 29 %, Sp 99 % pour l'infection (LR+ 29, LR− 0,72, calc.) ; VPN 92 %.53 Leucocytes et nitrites négatifs rendent une bactériurie peu probable.6
PiègeNe pas traiter une bactériurie asymptomatique du sujet âgé pour améliorer l'incontinence : cela ne change rien.6 Après une infection traitée, réévaluer les symptômes.6

4.10 — 3IQ (3 Incontinence Questions)

Ce que c'estTrois questions auto-remplies, environ 30 secondes, pour classer l'incontinence de la femme en effort, urgenturie, mixte ou autre (calculateur, section 05).7
ValeurUrgenturie : Se 0,75 ; Sp 0,77 ; LR+ 3,29 ; LR− 0,32. Effort : Se 0,86 ; Sp 0,60 ; LR+ 2,13 ; LR− 0,24. Reproductibilité à une semaine : kappa 0,65 à 0,69.7
Population301 femmes de plus de 40 ans, incontinence d'au moins 3 épisodes par semaine, sans motif d'adressage (pas de chirurgie antérieure, de maladie neurologique, de prolapsus symptomatique sévère) : des critères proches d'une patientèle de soins primaires, mais un recrutement par des urologues et urogynécologues de centres universitaires ; une validation en médecine générale reste à faire.7

4.11 — Test d'arrêt du jet (« stop-pipi ») : un test, pas un exercice

Comme testUne fois, aux toilettes : commencer à uriner, puis essayer d'arrêter le jet. Y parvenir vite témoigne d'une bonne commande du périnée ; le test est reproductible et corrélé à la force palpée.75
Comme exercice : nonInterrompre le jet à répétition augmente le résidu (36,7 mL contre 8,2 mL) et rend la miction moins efficace : à ne pas utiliser comme exercice de rééducation.76 Les exercices sont en section 14.

4.12 — Examen neurologique sacré (S2-S4)

Sensibilité en selleToucher léger et piqûre sur le périnée et la région péri-anale, de chaque côté, en cherchant une zone d'hypoesthésie ou d'anesthésie.45
Tonus analDoigt dans l'anus : tonus de repos, puis contraction volontaire (« serrez mon doigt »).45
Réflexe analPiquer la peau péri-anale : contraction réflexe du sphincter. Réflexe douloureux : prévenir, répéter plusieurs piqûres rapides. Souvent absent chez le sujet âgé, et parfois sans aucune lésion nerveuse.45
Réflexe bulbocaverneuxFemme : pincer doucement le clitoris ; homme : presser le gland, un doigt dans le rectum. Positif : contraction du sphincter anal.45
Ce que ça testeL'arc réflexe sacré S2-S4 et le nerf pudendal.45
ValeurUn réflexe bulbocaverneux cliniquement absent ne prouve pas grand-chose : absent des deux côtés chez 21 % de femmes dont le réflexe électrique était présent dans 91 % des cas.77 C'est l'ensemble (sensibilité, tonus, réflexes, histoire) qui compte.

4.13 — Décrire un prolapsus (POP-Q)

Ce que c'estLe système POP-Q (ICS, sociétés américaines d'urogynécologie et de chirurgie gynécologique, 1996) décrit, mesure en centimètres et classe en stades le prolapsus, site par site, en poussée.78
En médecine généraleNoter le compartiment (antérieur, moyen, postérieur) et si le prolapsus reste dans le vagin ou dépasse l'orifice vulvaire : c'est ce qui fait adresser (section 02).38 Le stadage détaillé relève du spécialiste ; les stades n'ont pas été recopiés ici, faute d'avoir pu relire le texte source.
Chez l'homme, ce qui change. Les données diagnostiques viennent surtout des femmes.40 L'examen s'appuie sur le toucher rectal, le résidu, le catalogue (surtout si nycturie) et la débitmétrie (section 07).35 Les gouttes retardataires après la miction sont fréquentes et relèvent de conseils simples. Après prostatectomie, le nombre et l'état des protections quantifient bien la fuite.67
05 — SCORES ET QUESTIONNAIRES

Deux questions mesurent la sévérité ; un questionnaire validé suit le traitement

L'indice de Sandvik (2 questions) et l'ICIQ-UI SF (4 questions) mesurent la sévérité ; le 3IQ classe le type ; l'IPSS sert chez l'homme. Les calculateurs ci-dessous aident au calcul : ils ne remplacent pas le questionnaire officiel, à faire remplir par le patient.

Pourquoi un questionnaire. Les recommandations demandent un questionnaire validé, qui mesure à la fois les symptômes et le retentissement sur la vie quotidienne, au départ puis pendant et après le traitement.56 Il doit être validé dans la langue où on l'utilise.6 Il complète l'interrogatoire, il ne le remplace pas.6

Lesquels, pour quoi

OutilUsageCotation et seuilsFrançaisDroits
ICIQ-UI SFSévérité et retentissement, femmes et hommes0–21 ; 1–5 légère, 6–12 modérée, 13–18 sévère, 19–21 très sévère.34 Différence minimale importante : 1,5 à 2,5 points selon les études.7980Version française officielle (iciq.net) ; publication de validation française non retrouvée.81Droit d'auteur ICIQ ; usage clinique gratuit sur demande.81
Indice de Sandvik (ISI)Sévérité en 2 questionsFréquence × quantité, 1–12 : 1–2 légère, 3–6 modérée, 8–9 sévère, 12 très sévère.733Pas de version française validée retrouvée : traduction de travail ci-dessous.Publié en revue ; pas de licence retrouvée.
3IQType (effort, urgenturie, mixte) chez la femmeSelon la réponse à la question 3.7Pas de version française validée retrouvée : traduction de travail.Publié en revue (texte en libre accès sur PMC).
IPSSSymptômes du bas appareil chez l'homme7 questions cotées 0–5, total 0–35 : 0 sans symptôme, 1–7 léger, 8–19 modéré, 20–35 sévère ; + une question de qualité de vie.3582Version française validée (1994).83Questionnaire très diffusé ; libellés non reproduits ici, détenteur des droits non vérifié.
USPTous symptômes urinaires, hommes et femmes13 questions, 3 domaines : effort 0–9, hyperactivité 0–21, dysurie 0–9.8485Conçu en français (Association française d'urologie).84Détenteur des droits non vérifié : pas de reproduction.
MHU (Mesure du handicap urinaire)Symptômes, échelle française ancienneNon reproduite : source primaire non retrouvée.OuiNon vérifié.
DitrovieQualité de vie, impériositéVersion longue : 24 items, 5 dimensions.86Conçu en français.86Non vérifié.
ContilifeQualité de vie, incontinence d'effortProfil par dimensions.87Validé en français.87Non vérifié.
PGI-I, PGI-SSuivi : amélioration, sévérité ressentiePGI-I : 7 réponses, de « beaucoup mieux » à « beaucoup moins bien ».8088Pas de validation française retrouvée.—

Les recommandations françaises de 2003 proposaient Contilife et Ditrovie pour mesurer la qualité de vie.27 Ditrovie a été construit à partir d'une échelle plus ancienne, la MHU.86

🔒Rien n'est envoyé sur internet — tout se calcule sur votre appareil.

ICIQ-UI SF : aide au calcul

Pour le soignant qui a sous les yeux le questionnaire rempli. Les libellés ci-dessous résument les réponses ; ils ne sont pas le questionnaire. Faire remplir la version française officielle, téléchargeable gratuitement pour l'usage clinique après inscription sur iciq.net.81

Score = fréquence + quantité + gêne (0 à 21) ; la question sur les circonstances des fuites n'est pas cotée.8189 Catégories de Klovning (2009).34 Un changement d'au moins 4 à 5 points correspond à un succès ressenti après traitement.90

Indice de sévérité de Sandvik

Deux questions, à poser telles quelles. Traduction de travail, non validée en français.

Libellés de la fréquence d'après le tableau I de l'article de 1993 ; quantité en 3 niveaux d'après la version de 2000 (libellés relus dans une reproduction de 2022).339192 Pertes moyennes au pad test de 24 h : 7 g (légère), 39 g (modérée), 102 g (sévère), 200 g (très sévère).93

3IQ : le type d'incontinence en trois questions (femme)

Traduction de travail de la figure 1 de Brown et al. (2006), non validée en français.7

2. « Au cours des 3 derniers mois, avez-vous eu des fuites… » (cocher tout ce qui s'applique)

Seule la question 3 classe ; la question 2 familiarise avec les types de fuite.7

IPSS (homme) : aide au calcul

Reporter la cote (0 à 5) de chaque question du questionnaire rempli par le patient. Le patient doit le remplir lui-même : rempli par le médecin, le score est surestimé de 1,3 point en moyenne.94 Les intitulés ci-dessous résument le thème de chaque question.82

Catégories de l'EAU.35 L'IPSS n'explore ni l'incontinence ni les symptômes après la miction : pour les fuites, l'associer à l'ICIQ-UI SF.35

Les autres outils

06 — LE CATALOGUE MICTIONNEL

Trois jours de catalogue en disent plus qu'une longue consultation

Le catalogue (ou calendrier) mictionnel consigne, miction par miction, l'heure et la quantité, avec les fuites, les envies pressantes et les boissons. Il objective la pollakiurie, la nycturie, les fuites et la diurèse, et fait souvent prendre conscience au patient de ses habitudes.

Pourquoi, et combien de jours

Comment le remplir (à expliquer au patient)

Les définitions (ICS 2019)

TermeDéfinitionSeuil
NycturieNombre de mictions pendant la période principale de sommeil, chacune suivie d'un rendormissement ou de l'intention de se rendormir.39—
Volume urinaire nocturneMictions de la période de sommeil + première miction après le lever.39—
Volume uriné de 24 hToutes les mictions sur 24 h, sans la première miction du matin du jour 1, avec celle du lendemain.39—
Polyurie de 24 hDiurèse excessive sur 24 h.39Plus de 40 mL/kg/24 h (2,8 L pour 70 kg).39
Index de polyurie nocturne (NPi)Volume nocturne / volume de 24 h.39Plus de 33 % chez le sujet âgé (plus de 65 ans), plus de 20 % chez le jeune, entre les deux à l'âge moyen ; seuils peu validés.39
Volume mictionnel maximalLe plus gros volume uriné en une fois sur le catalogue : il reflète la capacité fonctionnelle de la vessie.39101Pas de seuil retenu ici.
Index de nycturie (Ni)Volume nocturne / volume mictionnel maximal.39102Plus de 1 : la nuit produit plus que la vessie ne contient. Plus de 1,5 : surproduction nocturne.39
Index de capacité vésicale nocturne (NBCi)Nombre réel de mictions nocturnes − (Ni − 1).101Plus de 0 : capacité vésicale nocturne diminuée.101
Prudence. Les seuils de 20 et 33 % reposent sur des hypothèses (70 kg, 8 h de sommeil) et n'ont pas été bien validés.39 Les index changent d'un jour à l'autre : sur 253 patients, les catégories ne restaient stables que chez 16,6 %, et ces calculs n'aident pas à choisir le traitement.101 Une polyurie nocturne fait chercher une insuffisance cardiaque, un diabète, des apnées du sommeil, des œdèmes, des boissons du soir.39
🔒Rien n'est envoyé sur internet — tout se calcule sur votre appareil.

Catalogue mictionnel : saisie et calcul

Recopier le catalogue du patient, ligne par ligne, dans l'ordre chronologique. Une ligne peut porter une boisson, une miction, une fuite ou un repère (coucher, lever).

Calculs selon la terminologie ICS 2019 : nuit = lignes entre « coucher » et « lever » ; la première miction après « lever » compte dans la nuit et dans les 24 h ; la première miction de la feuille (celle du matin du jour) compte comme miction de jour mais pas dans le volume de 24 h.39 Le NBCi suit Park et al. (2025).101

07 — EXAMENS COMPLÉMENTAIRES

Bandelette, résidu, catalogue : le reste se demande pour une raison précise

Une incontinence d'effort typique et isolée se rééduque après une simple bandelette urinaire. Le bilan urodynamique ne sert pas avant une première chirurgie d'une incontinence d'effort simple : deux grands essais l'ont montré.

Quel examen, quand

ExamenQuandQuand ce n'est pas utile
Bandelette urinaireToujours, à la première consultation.56—
ECBUSelon la bandelette et les symptômes (test 4.9) ; avant un bilan urodynamique ou une cystoscopie.527Bandelette négative sans symptôme d'infection.5
Résidu post-mictionnel (échographie ou bladder scan)Symptômes de vidange, infections récidivantes, sujet âgé, avant anticholinergique ou chirurgie, homme.5273541Avant une rééducation de première intention d'une incontinence d'effort.27
Créatininémie (DFG estimé)Rétention, gros résidu, vessie neurologique suspectée. Indication déduite : les recommandations lues ne la listent pas, mais une fonction rénale anormale fait demander l'imagerie du haut appareil.635En routine.
Échographie de l'appareil urinaireHomme avec gros résidu, hématurie ou antécédent de calcul.35Femme : pas d'imagerie en dehors de la mesure du résidu ; pas d'échographie du haut appareil dans le bilan initial.5627
Débitmétrie (homme)Proposée dans le bilan initial (recommandation faible) ; recommandée avant un traitement médical ou invasif.35Volume uriné inférieur à 150 mL : à refaire.35
PSA (homme)Si un diagnostic de cancer changerait la conduite, après information.35Si le résultat ne changerait rien à la conduite.35
CystoscopieHématurie, infections à répétition, tumeur suspectée : par l'urologue.27Bilan initial d'une incontinence isolée.527
Bilan urodynamiqueVoir ci-dessous.Avant rééducation ; avant une première chirurgie d'une incontinence d'effort non compliquée.5641
Échographie périnéale, IRM pelvienneBilan spécialisé (mobilité du col, releveurs, complication de bandelette).6Pas d'imagerie de routine ; l'IRM n'apporte pas plus que l'examen pour un prolapsus.56
Explorations électrophysiologiques du périnéeBilan spécialisé d'une atteinte neurologique du périnée (non détaillé ici). Le réflexe enregistré est retrouvé bien plus souvent que le réflexe clinique.77Bilan courant d'une incontinence.

Le bilan urodynamique : moins souvent qu'on ne le croit

Des recommandations françaises en retard sur les essais. L'ANAES (2003) proposait un bilan urodynamique avant toute chirurgie d'une incontinence d'effort.27 Le CNGOF (2010) le recommandait encore, sauf incontinence d'effort pure avec une évaluation clinique complète et concordante (questionnaire, test à la toux, catalogue, résidu).41 Les essais VALUE et VUSIS-II, puis le NICE (2019) et l'EAU, vont plus loin : ce bilan n'est plus nécessaire dans l'incontinence d'effort non compliquée.56895 La décision reste au chirurgien.

Ordonnance de bilan initial

À adapter : rayer les lignes inutiles. Une incontinence d'effort typique et isolée de la femme jeune n'a besoin que de la bandelette au cabinet.527

Dr ………………………… Le ……/……/………… Mme / M. …………………………………… 1. Examen cytobactériologique des urines (ECBU) [si bandelette positive ou symptômes d'infection] 2. Créatininémie avec estimation du débit de filtration glomérulaire [si rétention, gros résidu ou suspicion de vessie neurologique] 3. Échographie vésicale par voie sus-pubienne avec mesure du résidu post-mictionnel (après une miction spontanée) Indication : incontinence urinaire, recherche d'un résidu. [Homme : échographie de l'appareil urinaire et de la prostate par voie sus-pubienne, avec mesure du résidu post-mictionnel] 4. [Homme] Débitmétrie urinaire avec mesure du résidu post-mictionnel 5. [Homme, après information] PSA total

Joindre au patient un catalogue vierge (section 06) et, si besoin, l'ICIQ-UI SF officiel (section 05).

Comprendre
08 — ANATOMIE

Trois pièces retiennent l'urine : une vessie qui se tait, un urètre qui serre, un plancher qui soutient

La vessie stocke à basse pression, l'urètre reste fermé grâce à ses sphincters, le plancher pelvien sert d'appui. Chez la femme, c'est surtout le soutien et la fermeture de l'urètre qui s'usent ; chez l'homme, c'est la prostate et sa chirurgie qui changent la donne.

La vessie : un réservoir musculaire

L'urètre de la femme : court, et serré en son milieu

L'urètre et la prostate de l'homme

Le plancher pelvien

Pelvis féminin, coupe sagittale
Pelvis féminin en coupe sagittale (schéma) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 avant ← → arrière
  1. Vessie (détrusor)
  2. Col vésical et sphincter lisse
  3. Urètre (trait gris) et sphincter strié, au tiers moyen
  4. Hamac sous-urétral : paroi vaginale antérieure + fascia (pointillés)
  5. Vagin
  6. Utérus
  7. Rectum et canal anal
  8. Centre tendineux du périnée
  9. Élévateur de l'anus, vu en transparence (il passe sur les côtés des organes et en boucle derrière le rectum)
  10. Symphyse pubienne
  11. Sacrum et coccyx
Pelvis masculin, coupe sagittale
Pelvis masculin en coupe sagittale (schéma) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 avant ← → arrière
  1. Vessie (détrusor)
  2. Col vésical et sphincter lisse (lissosphincter)
  3. Prostate, traversée par l'urètre prostatique
  4. Sphincter strié (rhabdosphincter), autour de l'urètre membraneux
  5. Membrane périnéale
  6. Urètre bulbaire puis pénien
  7. Vésicule séminale
  8. Fascia de Denonvilliers (pointillés) : sépare prostate et rectum
  9. Rectum : au toucher rectal, le doigt palpe la face postérieure de la prostate à travers sa paroi antérieure
  10. Élévateur de l'anus, vu en transparence
  11. Symphyse pubienne
  12. Sacrum et coccyx

Schémas simplifiés, proportions non respectées : ils montrent les rapports entre organes, pas leur taille. Couleurs doublées par un numéro (palette Okabe-Ito).

Le soutien de l'urètre : deux théories, deux statuts de preuve

ThéorieCe qu'elle ditSur quoi elle reposeCe qu'on en sait aujourd'hui
Hamac sous-urétral (DeLancey, 1994)À la toux, l'urètre est écrasé contre un « hamac » (paroi vaginale antérieure + fascia) ; si le hamac lâche, l'urètre fuit vers le bas au lieu d'être fermé.Dissection de 61 cadavres et simulation de poussée.120Description anatomique solide. Mais chez les femmes vivantes, la fermeture de l'urètre pèse plus que son soutien (ci-dessous).121
Théorie intégrale (Petros & Ulmsten, 1990)Une même laxité du vagin et de ses ligaments expliquerait à la fois les fuites d'effort et les urgenturies.Article de théorie, sans essai.122A débouché sur la bandelette sous-urétrale : la première série d'Ulmsten (75 femmes) rapportait 84 % de guérison à 2 ans, sans groupe témoin.123 Le versant « urgenturie par laxité » reste une hypothèse : nous n'avons pas trouvé d'essai qui le valide (recherche non exhaustive).

L'innervation : trois systèmes, trois étages de commande

SystèmeOrigineNerfMessager → récepteurEffet
ParasympathiqueMoelle S2-S4Nerfs pelviensAcétylcholine → M3Contraction du détrusor (vidange)
SympathiqueMoelle T11-L2Nerf hypogastriqueNoradrénaline → β3 / α1Relâche le détrusor (β3) ; contracte le muscle lisse de l'urètre (α1) : stockage
SomatiqueMoelle S2-S4 (noyau d'Onuf)Nerf pudendalAcétylcholine → récepteurs nicotiniquesContraction volontaire du sphincter strié

D'après Fowler 2008, texte intégral.125 Les manuels donnent parfois T10-L1 ou T10-L2 pour le sympathique : la revue de référence retient T11-L2.

Femme et homme : ce qui change

PointFemmeHomme
UrètreCourt (19-45 mm), rectiligne108Long, traverse la prostate puis la membrane périnéale107
Sphincter striéAncré à l'élévateur de l'anus111Sans attache à l'élévateur ; surtout autour de l'urètre membraneux107111
Soutien de l'urètreHamac vaginal : peut devenir hypermobile120Pas d'hypermobilité significative117
Grandes agressionsAccouchement (élévateur, nerf pudendal), âge, ménopauseChirurgie et radiothérapie de la prostate, obstacle prostatique
Mécanisme habituel d'une IU d'effortMixte : clôture urétrale insuffisante ± défaut de soutien121Insuffisance sphinctérienne117

Ce qu'il y a juste à côté (utile à l'examen)

09 — PHYSIOLOGIE

Être continent, c'est une vessie qui se remplit sans pousser et un urètre qui serre plus fort qu'elle

Tant que la pression dans l'urètre dépasse celle de la vessie, rien ne fuit. Les fuites viennent d'un urètre qui ne ferme plus, d'une vessie qui se contracte quand il ne faut pas, d'une vessie trop pleine, ou d'un chemin qui contourne l'urètre.

Le cycle remplissage – vidange

Repères chiffrés chez l'adulte sans plainte

MesureValeurs observéesCe qu'il faut en retenir
Mictions par 24 hMédiane 8 ; 95 % des femmes en font moins de 13127 · moyenne 6,0 (20-29 ans) à 8,5 (> 70 ans) chez l'homme, 6,9 à 8,2 puis 7,8 chez la femme128Il n'existe pas de seuil officiel : la pollakiurie est une plainte, pas un chiffre.129 Le « plus de 8 par 24 h » des études sur l'hyperactivité vésicale est un seuil arbitraire.117
Mictions nocturnesMoyenne 0,5 (homme jeune) à 1,6 (> 70 ans) ; 0,7 à 1,4 chez la femme128Une par nuit ne gêne pas ; à partir de deux, la qualité de vie baisse.130
Volume par mictionMoyenne de 313 à 209 mL chez l'homme, de 274 à 240 mL chez la femme, en baissant avec l'âge128Le volume maximal d'un catalogue mictionnel approche la capacité fonctionnelle (section 06).
Diurèse des 24 h≈ 1,7 L en moyenne128Polyurie au-delà de 40 mL/kg/24 h (≈ 2,8 L pour 70 kg).39
Capacité vésicale (cystomanométrie)Moyenne 522 mL chez les femmes les plus âgées d'une série de 85 femmes131L'ICS ne fixe pas de norme ; la capacité ne diminue pas avec l'âge en soi, mais en cas d'hyperactivité détrusorienne.131

Nycturie au sens ICS 2019 : nombre de mictions pendant la période principale de sommeil, chacune suivie de sommeil ou de l'intention de se rendormir.39 Les repères viennent de populations néerlandaise et américaine ; aucune donnée française de référence retrouvée.

Les récepteurs : la base de la pharmacologie

RécepteurOùEffet quand on le stimuleCe qui en découle
Muscarinique M3 (M2 accessoire)Détrusor ; aussi urothélium et nerfs sensitifsContraction du détrusor (M3 surtout)Antimuscariniques, et leurs effets indésirables ailleurs (bouche, intestin, œil, cerveau) — section 18132
Bêta-3 adrénergiqueDétrusorRelâchement : la vessie se laisse remplirAgonistes β3 — section 18125
Alpha-1 adrénergiqueMuscle lisse du col et de l'urètreContraction : l'urètre se fermeLes α-bloquants relâchent cette zone — section 18125
NicotiniqueSphincter striéContraction volontaireCible de la rééducation (commande volontaire) — section 14125
Fibres sensitives CParoi vésicaleSilencieuses normalement ; après lésion médullaire, elles portent un réflexe mictionnel anormalToxine botulique et neuromodulation — section 19125

La continence à l'effort : trois mécanismes qui s'additionnent

Pourquoi ça fuit : les mécanismes

MécanismeCe qui se passeType cliniqueQui surtout
Hypermobilité urétraleLe soutien lâche : à l'effort, l'urètre descend au lieu d'être écraséEffortFemme (l'homme n'a pas d'hypermobilité significative)117120
Insuffisance sphinctérienneL'urètre ne ferme plus assez (pression de clôture basse)Effort, parfois fuites au moindre gesteFemme, surtout âgée (la pression de clôture baisse avec l'âge) ; homme après prostatectomie117121134
Hyperactivité détrusorienneContractions involontaires du détrusor pendant le remplissageUrgenturieLes deux sexes ; atteinte neurologique, obstacle, idiopathique117
Compliance basseLa pression monte en continu pendant le remplissage, capacité réduiteFuites liées à la vessie « rigide »Surtout vessie neurologique (section 23)117
RegorgementVessie en rétention chronique qui déborde : obstacle (prostate, sténose) ou détrusor trop faibleGouttes permanentes, jet faibleSurtout l'homme (obstacle prostatique) ; détrusor hypoactif dans les deux sexes117
FonctionnelVessie et urètre normaux, mais impossible d'atteindre les toilettes à temps (mobilité, cognition)Liée au handicapPersonne âgée, EHPAD117
Extra-urétralL'urine sort par un autre chemin : fistule, uretère ectopiqueFuite permanenteFemme (chirurgie pelvienne, accouchement)129135
NeurologiqueLésion au-dessus du pont : perte du frein, capacité réduite, hyperactivité ; lésion médullaire : réflexe anormal par fibres CUrgenturie, parfois rétentionVoir section 23125

Un même patient cumule souvent plusieurs mécanismes. Des contractions détrusoriennes peuvent aussi se voir en urodynamique chez des personnes sans aucun symptôme.117

Ce qui use la continence : âge, ménopause, accouchement, prostate

L'âge

La ménopause

L'accouchement

La prostatectomie et la radiothérapie

10 — TYPES D'INCONTINENCE

Nommer la fuite, c'est déjà choisir le traitement : effort, urgenturie, ou tout le reste

Les définitions sont celles de l'International Continence Society (ICS) : ce sont des plaintes, posées à l'interrogatoire, pas des diagnostics urodynamiques. La plupart des fuites sont d'effort, par urgenturie ou mixtes ; les autres types sont rares mais changent tout.

Les définitions

TypeDéfinition (plainte)
IU d'effort (IUE)Fuite involontaire à l'effort, à l'exercice physique, à l'éternuement ou à la toux.129 L'ICS suggère « liée à l'activité » dans les langues où « stress » prête à confusion.117
IU par urgenturie (IUU)Fuite involontaire accompagnée ou immédiatement précédée d'une urgenturie.129
IU mixte (IUM)Fuites à la fois avec l'urgenturie et à l'effort, à la toux ou à l'éternuement.129
Hyperactivité vésicale (HAV)Urgenturie, avec ou sans IU, habituellement avec pollakiurie et nycturie, en l'absence d'infection ou d'autre pathologie évidente.117129 « HAV humide » avec fuites, « sèche » sans.117
IU par regorgementFuites en présence d'une vessie trop pleine ; « rétention avec regorgement » quand la vessie est en rétention.117
IU liée au handicap (« fonctionnelle »)Fuites parce qu'une incapacité physique ou mentale empêche d'atteindre les toilettes à temps.117
IU continuePerte d'urine permanente.117
IU extra-urétrale (signe)Urine qui sort par un autre orifice que le méat urétral : fistule, uretère ectopique.129
IU insensibleLa personne constate qu'elle a fui, sans savoir quand ni comment.117
IU posturaleFuite au changement de position (couché ou assis → debout).117
ÉnurésieFuites intermittentes pendant le sommeil (« nocturne » si pendant la période principale de sommeil).39
IU post-mictionnelle (gouttes retardataires)Écoulement involontaire de quelques gouttes juste après avoir fini d'uriner.117
IU coïtaleFuite pendant ou après un rapport sexuel vaginal.143
IU à l'excitation sexuelle · climacturieFuite lors de l'excitation ou de la masturbation · fuite au moment de l'orgasme (surtout après prostatectomie).117
IU au fou rire (« giggle »)Citée par l'ICS parmi les incontinences « situationnelles », avec les fuites des crises d'épilepsie.144

Le rapport de référence pour la femme est le rapport conjoint IUGA/ICS de 2010 (plus de 250 définitions)145 ; les définitions ci-dessus sont tirées des rapports ICS de 2018-2019 lus en texte intégral, qui les reprennent pour les deux sexes.

Le tableau pour s'orienter

TypeMécanismeCe que dit le patientQuiPremier gesteTraitement
EffortUrètre qui ferme mal ± soutien qui lâche« Je fuis quand je tousse, je cours, je porte »Femme surtout ; homme après prostatectomieTest à la toux, catalogue (04, 06)14, 20, 21
Urgenturie / HAVHyperactivité détrusorienne, sensibilité accrue« Quand ça vient, je n'ai pas le temps d'arriver »Les deux sexes, de plus en plus avec l'âgeBandelette urinaire, catalogue, résidu (04)13, 14, 18, 19
MixteLes deuxLes deux plaintesFemmeChercher la composante qui gêne le plusTraiter d'abord la plus gênante
RegorgementRétention chronique (obstacle ou détrusor faible)« Ça goutte tout le temps », jet faible, pousséeHomme surtoutRésidu post-mictionnel (04), créatinineAdresser (02), 16
Liée au handicapMobilité, cognition, environnement« Je n'arrive pas aux toilettes »Personne âgée, EHPADAccès aux toilettes, aides techniques22
Extra-urétrale / continueFistule, uretère ectopique« Je suis mouillée en permanence, même sans rien faire »FemmeExamen au spéculum ; adresser02
Post-mictionnelleUrine restée dans l'urètre après la miction (inféré de la définition)« Quelques gouttes dans le slip après avoir rangé »HommeExpliquer14
NeurologiqueLésion cérébrale, médullaire ou périphériqueVariableSEP, Parkinson, AVC, blessé médullaire…Examen neurologique23

Colonnes « premier geste » et « traitement » : renvois aux sections qui les détaillent et les sourcent. Tout test cité est décrit en section 04.

Ce qui est propre à la femme

Ce qui est propre à l'homme

L'énurésie de l'adulte

11 — FRÉQUENCE ET FACTEURS DE RISQUE

Environ une femme sur six en France, un homme âgé sur cinq à sur trois, et la plupart n'en parlent pas à leur médecin

Les chiffres varient de 1,5 à 70 % selon la définition retenue (une goutte par an ou des fuites quotidiennes) et la façon d'interroger. Retenir des ordres de grandeur, et distinguer ce qui est associé à l'IU de ce qui la cause.

Chez la femme

ÉtudePopulationPrévalence
Cinq enquêtes françaises (2016)Fecond, Baromètre santé, GAZEL, NutriNetDe 1,5 à 39 % selon l'enquête ; 17 % dans les échantillons représentatifs, soit ≈ 5,35 millions de Françaises, dont ≈ 1,54 million avec des fuites quotidiennes1
Salles d'attente de généralistes français (2007)2183 femmes vues par 241 médecins26,8 %, croissant avec l'âge, l'IMC et le nombre d'enfants4
Quatre pays européens (2004)Enquête postale, fuites dans le dernier moisFrance 44 % (Allemagne 41 %, Royaume-Uni 42 %, Espagne 23 %)3
EPINCONT, Norvège (2000)27 936 femmes ≥ 20 ans25 % de fuites ; ≈ 7 % d'IU significative (modérée à sévère et gênante)146
État de Washington (2005)3536 femmes de 30 à 90 ans45 % ; de 28 % (30-39 ans) à 55 % (80-90 ans)151
Revue (2019)Études de populationLe plus souvent 25 à 45 % ; plus de 40 % après 70 ans ; incidence annuelle 1 à 9 %, rémission 4 à 30 %152

Données françaises : surtout transversales et déclaratives ; pas de cohorte française de référence retrouvée sur l'incidence (Constances non exploitée à notre connaissance pour l'IU — recherche non exhaustive).

Chez l'homme

Essai ProtecT : port de protectionsSurveillance activeProstatectomieRadiothérapie
À 6 mois4 %46 %5 %
À 12 mois4 %26 %4 %
À 6 ans8 %17 %4 %

1643 hommes avec cancer localisé, randomisés ; texte intégral lu.142 Dans le groupe surveillance active, la fonction urinaire se dégrade lentement au fil des années.

Personnes âgées et EHPAD

Peu de patients en parlent

Ce que ça coûte au patient

Facteurs de risque : ce qui est associé, ce qui est causal

Légende : causal probable = lien appuyé par des essais ou une relation dose-effet cohérente ; association = lien observé, causalité non démontrée ; discuté = résultats contradictoires ou biais importants. Mesures d'effet : OR (aOR s'il est ajusté) et RR.

FacteurAmpleurNiveauModifiable ?
ÂgeDe 28 % (30-39 ans) à 55 % (80-90 ans) chez la femme151 ; l'urètre ferme moins bien avec l'âge134causal probableNon
ParitéLe premier accouchement pèse le plus : RR 2,2 (primipares) et 3,3 (grandes multipares) à 20-34 ans ; plus d'effet après 65 ans ; seulement IU d'effort et mixte162causal probableNon
Voie basse vs césarienneIU 10,1 % (nullipares), 15,9 % (césarienne), 21,0 % (voie basse)163 ; à long terme IU d'effort aOR 1,85 (+8 points), IU par urgenturie aOR 1,30 (+2,6 points)164 ; 20 ans après : 40,3 vs 28,8 %, soit 8 à 9 césariennes pour éviter une IU165association forte et cohérenteNe justifie pas des césariennes de convenance (avis des auteurs)163165
Forceps, ventousePas de différence avec la voie basse spontanée pour l'IU d'effort (aOR 1,11, non significatif)164 ; non significatifs dans EPINCONT166discuté—
Gros bébé (≥ 4000 g)OR 1,1 (IU) à 1,2 (IU d'effort), trop faible pour expliquer le lien voie basse-IU166 ; plus de lésions nerveuses en EMG140association faibleNon
Surpoids, obésitéFort pour tous les types167 ; IMC ≥ 30 : OR 3,10 d'IU sévère168 ; +8 % de risque par point d'IMC165 ; perdre du poids réduit les fuites dans les essais15169causal probableOui — section 13
TabacAssocié seulement au-delà de 20 cigarettes/j dans EPINCONT167 ; tabac actuel associé dans la Nurses' Health Study II168associationOui
Constipation, pousséePoussée défécatoire dès le jeune âge adulte chez 30 % des femmes avec IU d'effort contre 4 % des témoins (petite étude)170association (preuve faible)Oui
Toux chroniqueLa majorité des femmes adressées pour toux chronique signalent des fuites à la toux (consultation spécialisée)171association (preuve faible)Souvent (traiter la cause)
MénopausePériménopause : fuites mensuelles ×1,3 à ×1,5, pas les fuites fréquentes137 ; œstrogènes oraux : IU d'effort augmentée (RR 1,87 à 2,15)43discuté—
HystérectomieOR 1,6 après 60 ans, pas avant172 ; chirurgie de l'IU d'effort ×2,4 ensuite (cohorte suédoise)173discuté (études d'observation, biais d'indication possibles)Peser avant une hystérectomie pour cause bénigne
DiabèteDiabète de type 2 associé chez la femme168 ; diabète récent → fuites plus fréquentes137 ; OR 1,36 chez l'homme2associationÉquilibre : effet non démontré
Troubles cognitifs, démence51 % d'IU chez les résidents déments contre 26 %157 ; associés à l'IU en institution156 et chez l'homme âgé2association forteEn partie (accès aux toilettes) — section 22
AVC, infection urinaire (homme)OR 1,54 et 3,492associationInfection : oui
MédicamentsCertains médicaments favorisent les fuites : liste et sources en section 18—Souvent
Sport à fort impactIU chez 36 % des sportives ; risque 177 % plus élevé que chez les sédentaires (8 études)174associationVoir section 24
HéréditéJumelles : la génétique explique ≈ 40 % de la variabilité du risque d'être opérée d'une IU d'effort175 ; filles de mères incontinentes RR 1,3176 ; influence génétique nette pour l'IU, plus faible pour l'hyperactivité vésicale154causal probable (part génétique)Non
OrigineIU hebdomadaire : 36 % (hispaniques), 30 % (blanches), 25 % (noires), 19 % (asiatiques) aux États-Unis ; IU d'effort moins fréquente chez les femmes noires (aOR 0,36) et asiatiques (0,54), IU par urgenturie comparable177association (facteurs inconnus)Non

« Médicaments » : la ligne ne fait que renvoyer à la section 18, qui les source. « Causal probable » pour la parité et l'hérédité repose sur la cohérence des études d'observation et la plausibilité (lésions de l'élévateur, études de jumelles), pas sur des essais.

Ce qui change la conduite : parmi les facteurs modifiables, seule la perte de poids a fait la preuve, en essai, qu'elle réduit les fuites.15 Tabac, constipation et toux sont des associations : les corriger est raisonnable pour d'autres raisons, sans promettre la continence. Chez l'homme, prévenir surtout en informant avant la prostatectomie : un sur quatre porte encore une protection à un an dans ProtecT.142
Prévenir et traiter
12 — PRÉVENIR

Prévenir : l'entraînement du périnée en début de grossesse a fait ses preuves ; le reste repose surtout sur des associations

Une seule mesure de prévention est démontrée par des essais : la rééducation du périnée chez la femme enceinte encore continente. La perte de poids réduit l'apparition des fuites chez les personnes en surpoids. Pour le tabac, la constipation, la toux ou le sport, on sait qu'ils s'associent aux fuites, pas qu'agir dessus les prévient.

Grossesse et après l'accouchement

Deux lectures qui ne se contredisent qu'en apparence. Le NICE et le CNGOF s'accordent sur le fait qu'une rééducation guidée systématique de toutes les accouchées n'a pas fait ses preuves. Le NICE cible des femmes à risque et encourage l'auto-entraînement de toutes ; le CNGOF ne recommande pas de rééducation guidée en prévention. En pratique : apprendre à toutes la contraction du périnée (gratuit, sans risque), réserver les séances aux fuites persistantes à 3 mois et, selon le NICE, aux femmes à risque.

Facteurs modifiables : ce que pèse chaque mesure

FacteurCe que montrent les étudesPoids réel
Surpoids, obésitéLook AHEAD (femmes diabétiques de type 2 en surpoids) : 10,5 % de nouvelles incontinences à 1 an avec le programme intensif (-7,7 kg) contre 14,0 % ; chaque kilo perdu réduit le risque de 3 %, une perte de 5 à 10 % du poids de 47 %.180Démontré (analyse d'un essai randomisé)
TabacAssocié à l'incontinence seulement au-delà de 20 cigarettes par jour (27 936 femmes norvégiennes)167 ; associé à l'apparition d'une hyperactivité vésicale en un an (6424 femmes).181Association ; aucun essai d'arrêt du tabac sur les fuites
Constipation, efforts de pousséeFacteur de risque modifiable listé par le NICE.179 Aucun essai montrant que traiter la constipation prévient les fuites urinaires (non retrouvé).Association ; bon sens
Toux chroniqueCitée par le NICE comme facteur de risque, surtout d'incontinence des selles et des gaz.179Association
SédentaritéLe manque d'exercice est un facteur de risque (NICE)179 ; l'activité de faible intensité est faiblement associée à moins de fuites.167Association faible
Sport à fort impact (sauts, course, trampoline)36 % de fuites chez les sportives, risque 2,8 fois celui des sédentaires (8 études observationnelles)174 ; mais les anciennes athlètes d'élite ne fuient pas plus que les autres femmes plus tard (36,5 % contre 36,9 %), fuir pendant la carrière prédisant en revanche les fuites ultérieures (OR 8,57).182Association ; pas de preuve que le sport abîme durablement le périnée
MénopauseŒstrogènes vaginaux : voir section 18 ; fréquence selon l'âge : section 11.—

Homme : rééducation avant une prostatectomie

En pratique. Apprendre à un homme, avant sa prostatectomie, à trouver et contracter ses muscles ne coûte rien et facilitera la reprise ensuite ; ne pas lui promettre que cela évitera les fuites. Le bénéfice le plus probable est une récupération un peu plus rapide (vers 3 mois), pas une différence à un an.
13 — MESURES DE VIE QUOTIDIENNE

Mesures de vie quotidienne : perdre du poids est la seule à preuve forte ; boissons et caféine se règlent au cas par cas

À proposer d'emblée, en même temps que la rééducation, jamais à la place : le NICE demande de ne pas attendre la perte de poids pour traiter.179 Ce qui suit distingue ce qui est chiffré par des essais et ce qui relève du bon sens.

Perte de poids

Quantité de boissons : ni trop, ni trop peu

Caféine, thé, alcool, boissons gazeuses

BoissonDonnéesConseil
Café, caféineEssai (95 patients) : réduire la caféine diminue l'urgence et la fréquence à un mois189 ; mais passer au décaféiné n'a rien changé dans une autre étude188 ; et la consommation au long cours n'aggrave pas l'incontinence sur 2 ans (21 564 femmes).190Essai de réduction en cas d'hyperactivité vésicale (NICE)5 ; à garder seulement si la personne voit une différence
ThéRisque légèrement plus élevé chez les buveuses de thé (étude transversale).167Association faible ; même conseil que le café
AlcoolPas d'association notable avec l'incontinence dans EPINCONT.167Pas de preuve d'effet sur les fuites
Boissons gazeusesAssociées à l'apparition d'une hyperactivité vésicale et d'une incontinence d'effort en un an (6424 femmes).181Association, pas d'essai : essai d'arrêt possible

Nycturie : quand boire

Transit et tabac

Domicile et habillement

Aucun essai n'évalue ces mesures une par une : c'est du bon sens, utile surtout chez la personne âgée ou à mobilité réduite (voir section 22). Le NICE rappelle que urinals et aides aux toilettes ne traitent pas l'incontinence : ils aident à faire face en attendant le traitement, en complément, ou au long cours une fois les traitements essayés.5

14 — RÉÉDUCATION PÉRINÉALE ET VÉSICALE

Rééducation : chez la femme qui fuit à l'effort, une sur deux guérit ; chez l'homme opéré de la prostate, le bénéfice des séances n'est pas démontré

Premier traitement de toute incontinence d'effort ou mixte de la femme, au moins 3 mois, supervisée. Les appareils (biofeedback, électrostimulation) n'apportent presque rien de plus. Pour les urgenturies, la rééducation vésicale et les techniques contre l'urgence font aussi bien que les médicaments, chez la femme comme chez l'homme.

Femme : rééducation du plancher pelvien

Individuel ou en groupe ?

Ce que valent les techniques ajoutées

TechniqueCe que montrent les essaisPlace
BiofeedbackCochrane 2011 : plus de femmes guéries ou améliorées, mais avec davantage de contacts avec le soignant, ce qui brouille l'effet.197 Mise à jour 2025 (41 études) : aucune différence de qualité de vie (haute certitude), 0,29 fuite de moins par 24 h, peu ou pas de différence de guérison.198 Essai OPAL (600 femmes) : aucun bénéfice à 24 mois (ICIQ 8,2 contre 8,5).199Pas en routine ; à envisager si la femme ne sait pas contracter (NICE).5
ÉlectrostimulationMieux que rien (guérison ressentie RR 2,31 ; preuve modérée) ; pas de différence démontrée face aux exercices (RR 0,85) ni ajoutée aux exercices (RR 1,10 ; preuve faible).200Pas en routine ni avec les exercices ; pour aider à percevoir ses muscles quand la contraction est absente.5179
Cônes vaginauxMieux que rien, probablement autant que les exercices (RR 1,01) ; essais petits, abandons fréquents.201Option si la femme les accepte ; non remboursés (aucun code LPP retrouvé).
Applications, e-santéApplication Tät (123 femmes) : score ICIQ-UI SF réduit de 3,2 points de plus que sans traitement à 3 mois ; 41 % s'exerçaient chaque jour.202 Consigne par e-santé plutôt qu'écrite : peut-être légèrement meilleure (faible certitude).193Utile pour l'observance ou faute de rééducateur proche (NICE : envisager les outils numériques).179

Rééducation vésicale et techniques contre l'urgence

Le « Knack » : serrer avant de tousser

Homme : après une prostatectomie ou une résection de prostate

En combien de temps ?

Auto-exercices à expliquer au patient

Trois règles : trouver ses muscles sans s'entraîner sur le « stop-pipi » (interrompre le jet augmente le résidu : 36,7 mL contre 8,2 mL)76 ; chez l'homme, la consigne « rentrer le bout du pénis » recrute le mieux le sphincter de l'urètre208 ; associer contractions longues (endurance), rapides (réaction) et verrouillage à l'effort.192207 Les durées précises (5 secondes de serrage, 15 minutes d'allongement des intervalles…) sont des repères d'usage : les essais ont utilisé des protocoles très variés, peu comparés entre eux.193

Comment lire un rythme. « 3 séries de 10 » = 10 contractions à la suite (avec un repos entre chacune), une courte pause, puis on recommence, jusqu'à 3 fois. « 3 fois par jour » = le matin, le midi et le soir. « Tenir 5 secondes » = serrer en comptant lentement jusqu'à 5, en continuant à respirer, puis relâcher complètement au moins aussi longtemps.

Exercices du périnée : choisir pour qui

La liste s'adapte ; le texte est rédigé pour le patient. Les mêmes exercices alimentent la fiche patient (section 26).

Sources des exercices : recherche des muscles76208 ; dose5192 ; progression des positions179 ; verrouillage207 ; urgence204 ; vessie203 ; post-partum24 ; prostatectomie.185

15 — PRESCRIRE LA RÉÉDUCATION, TROUVER UN KINÉ OU UNE SAGE-FEMME

Prescrire : une ordonnance qui précise l'indication suffit ; le kiné ou la sage-femme fixe ensuite le programme

Règles lues dans la NGAP (version en vigueur du 21/06/2026), le code de la santé publique et les textes de l'Assurance maladie, au 05/10/2026. Les cotations et les conditions d'accès direct changent souvent : vérifier la date.

Ce que dit la nomenclature

PointRègle
Acte« Rééducation périnéale active sous contrôle manuel et/ou électrostimulation et/ou biofeedback » : 8,5 RAB pour le masseur-kinésithérapeute, SF 7,5 pour la sage-femme (titre XIV, chapitre II, article 8) ; aucune mention d'accord préalable pour cet acte.196
OrdonnancePrescription écrite du médecin mentionnant l'indication médicale ; le médecin peut préciser sa prescription (nombre de séances, techniques), et elle s'impose alors au kinésithérapeute.196
SéanceEnviron 30 minutes ; le rééducateur se consacre exclusivement à son patient (une seule cotation par séance).196
Bilan du kinéBilan-diagnostic kinésithérapique forfaitaire (10,7 AMK) pour 1 à 10 séances, puis à la 30e, puis toutes les 20 ; fiche synthétique adressée au prescripteur au début et au terme d'un traitement d'au moins 10 séances, avec, le cas échéant, une proposition de prolongation.196
RenouvellementLe kinésithérapeute peut, sauf indication contraire du médecin, renouveler et adapter une prescription initiale de moins d'un an.209210
À domicileFrais de déplacement remboursés en plus de l'acte quand celui-ci doit être fait au domicile : l'écrire sur l'ordonnance si la personne ne peut pas se déplacer.196

Qui fait quoi

Prise en charge

Accès direct au kinésithérapeute

Ordonnances prêtes à copier

Le nombre de 10 séances est un point de départ d'usage, non imposé par la NGAP : le kiné le réévalue dans son bilan. Remplacer les dates entre crochets.

Femme, incontinence urinaire d'effort ou mixte à prédominance d'effort

Rééducation périnéo-sphinctérienne pour incontinence urinaire d'effort.
Rééducation périnéale active : apprendre à contracter volontairement les muscles du plancher pelvien, renforcement (force, endurance), verrouillage périnéal à l'effort, programme d'auto-exercices quotidien.
Électrostimulation ou biofeedback seulement si la contraction volontaire est absente ou très faible.
10 séances, à poursuivre selon le bilan-diagnostic kinésithérapique.

Femme, hyperactivité vésicale avec fuites par urgenturie

Rééducation périnéo-sphinctérienne et vésico-comportementale pour hyperactivité vésicale avec incontinence par urgenturie.
Rééducation vésicale à partir du catalogue mictionnel (mictions programmées, allongement progressif des intervalles), techniques d'inhibition de l'urgence par contraction périnéale, renforcement des muscles du plancher pelvien, conseils sur les boissons.
10 séances, à poursuivre selon le bilan-diagnostic kinésithérapique.

Homme, incontinence après prostatectomie

Rééducation périnéo-sphinctérienne chez un homme pour incontinence urinaire après prostatectomie totale du [JJ/MM/AAAA].
Apprendre à contracter volontairement les muscles du plancher pelvien, renforcement, verrouillage à l'effort et aux changements de position, programme d'auto-exercices quotidien.
10 séances, à poursuivre selon le bilan-diagnostic kinésithérapique.

Après l'accouchement (sage-femme, ou kiné à partir du 90e jour)

Rééducation périnéale post-natale par sage-femme ou masseur-kinésithérapeute, pour incontinence urinaire persistante après l'accouchement du [JJ/MM/AAAA].
Rééducation périnéale active par exercices de contraction des muscles du plancher pelvien, verrouillage à l'effort, programme d'auto-exercices.
10 séances. Assurance maternité.

Trouver un professionnel

Lien direct vers l'annuaire de l'AFRePP, déjà filtré

L'AFRePP (Association française de rééducation en pelvi-périnéologie) publie l'annuaire de ses adhérents. Choisissez un département et un besoin : l'outil construit le lien de recherche correspondant. Aucune donnée de l'annuaire n'est recopiée ici.214
🔒Rien n'est envoyé sur internet — tout se calcule sur votre appareil.
Corse : choisir 20 (l'annuaire ne distingue pas 2A et 2B).

Liens vérifiés le 05/10/2026 : par exemple, la recherche « Homme » dans le Pas-de-Calais renvoie une page de 7 résultats, contre 13 sans filtre. Tout masseur-kinésithérapeute diplômé peut pratiquer la rééducation périnéale ; l'annuaire ne recense que les adhérents de l'association, et un rééducateur absent de la liste n'est pas moins compétent.

16 — PESSAIRES, DISPOSITIFS, SONDAGES, ÉTUIS

Dispositifs : des solutions d'appoint, à proposer quand la rééducation ne suffit pas ou en attendant mieux ; la plupart sont remboursés

Le pessaire est de nouveau remboursé depuis octobre 2024. Chez l'homme, l'étui pénien convient aux longues durées, la pince seulement à de courtes activités. Le sondage intermittent traite la rétention ; la sonde à demeure est un dernier recours. Montants et conditions lus dans la LPP au 05/10/2026.

Pessaires (femme)

  • Formes : anneau, cube, dish, donut, etc. ; en silicone ou en latex.215
  • Pessaire de continence face au traitement comportemental (essai ATLAS, 446 femmes, incontinence d'effort) : à 3 mois, « beaucoup mieux » 40 % contre 49 % (p = 0,10) ; moins de femmes sans symptôme gênant (33 % contre 49 %) et moins de satisfaites (63 % contre 75 %) avec le pessaire.216
  • Pessaire et comportemental associés : pas mieux que le comportemental seul ; différences disparues à 12 mois.216
  • Cochrane 2014 (8 essais, 787 femmes) : peu de preuves que les dispositifs mécaniques fassent mieux que rien, ni qu'un modèle soit meilleur qu'un autre.217
  • NICE : dispositifs intravaginaux ou intra-urétraux pas en routine contre l'incontinence ; usage occasionnel possible, par exemple pendant le sport.5
  • Place : surtout quand une incontinence d'effort s'accompagne d'un prolapsus, quand la chirurgie est trop risquée ou refusée, ou en attendant l'intervention (indications de remboursement).215
Pessaire : remboursement (LPP, code 1118040)Règle lue
Tarif45,84 €, prix limite de vente identique (pas de dépassement), depuis le 04/10/2024.215
IndicationsProlapsus génital quel que soit le stade ; incontinence urinaire d'effort, « en particulier lorsqu'il existe un prolapsus associé, pour les patientes à très haut risque chirurgical ou qui refusent la chirurgie ou en solution d'attente avant une chirurgie ».215
PrescripteurMédecin, sage-femme, masseur-kinésithérapeute ou infirmière de pratique avancée, formés aux prolapsus et à l'incontinence.215
OrdonnanceAprès une période d'essai (kits de formes et de tailles fournis aux prescripteurs) ; l'ordonnance précise la forme et la taille.215
SuiviConsultation dans les 4 à 6 semaines au plus après le début d'un nouveau pessaire.215
RenouvellementPas avant 2 ans, sauf pessaire hors d'usage, irréparable ou inadapté.215
Information périmée à corriger. Des ouvrages de référence publiés avant 2024 indiquent que les pessaires « ne sont plus remboursés depuis 2017 ». C'est faux depuis l'arrêté du 20/09/2024 (JO du 21/09/2024) : le code générique 1118040 est inscrit à la LPP.215 Dans la base de l'Assurance maladie, l'ancien code (1196264, « incontinence féminine, pessaire », 10,14 €) a pris fin le 01/09/2019, et non en 2017.19

Avant et après la pose (NICE)

  • Œstrogènes vaginaux à envisager en cas de symptômes génito-urinaires de la ménopause (5 ; molécules en section 18).
  • Prévenir la patiente que plusieurs essais de taille ou de forme peuvent être nécessaires.5
  • Parler de l'effet du type de pessaire sur les rapports sexuels.5
  • Complications à expliquer : pertes vaginales, saignements, difficulté de retrait, expulsion.5
  • Retrait au moins tous les 6 mois pour prévenir les complications graves ; consultation tous les 6 mois si la femme ne peut pas gérer elle-même son pessaire.5

Homme : étui pénien, pince, urinal

  • Étui pénien : indication remboursée « incontinence urinaire masculine » ; autoadhésif seulement, avec latex ou anallergique (sans latex).19
  • Prescripteur de l'étui : médecin, infirmier ou kinésithérapeute ; renouvelable chaque jour (plus souvent s'il se décolle) ; à la première délivrance, boîte de 1 ou de 15 seulement, pour essayer.19
  • Tarifs de l'étui au 05/10/2026 : boîte de 30 anallergiques 74,70 €, avec latex 47,70 €.19
  • Taille de l'étui : la LPP n'en fixe pas ; elle se choisit avec le gabarit de mesure des fabricants (pratique courante, non tirée d'un texte).
  • Manchon périgénital : pour l'homme dont la verge ne permet pas de fixer un étui (verge rétractée ou irritée) ; chez la femme, seulement en cas de lésions cutanées, d'infection ou d'incontinence fécale empêchant les protections.19
  • Urinal en caoutchouc : remboursé seulement en renouvellement (une fois par 12 mois), chez l'homme qui l'utilise déjà et à qui étui ou manchon ne conviennent pas.19
  • Collecteurs : poches de jambe et poches de nuit, également à la LPP (même section).19
  • Comparaison chez 56 hommes incontinents depuis plus d'un an après un cancer de la prostate : étui apprécié pour les sorties longues, pince pour les activités courtes (natation, sport) mais jugée inconfortable ou douloureuse par presque tous ; protections préférées la nuit ; la plupart combinent plusieurs produits.218
  • Pince pénienne : la pince de Cunningham réduit la perte au test de 4 h de 122,8 g à 17,1 g, mais diminue le flux sanguin de la verge ; aucune pince ne supprime toutes les fuites à une pression confortable (12 hommes).219
  • Sécurité de la pince : utilisable au long cours mais avec des problèmes de sécurité185 ; seulement chez l'homme sans trouble cognitif ni de la sensibilité, à desserrer régulièrement (déduction des deux essais) ; aucun code LPP retrouvé : non remboursée.
Étuis péniens autoadhésifs anallergiques, diamètre [à mesurer avec le gabarit], 1 par jour (plus si décollement).
Poches de recueil de jambe et poches de nuit, quantité pour 1 mois.
Première délivrance : boîte de 15.

Sondage intermittent

Sondes de drainage vésical intermittent stériles, prélubrifiées ou hydrophiles, sans latex, [homme / femme], Ch [taille], [nombre] par jour, pour 1 mois.
Pour autosondage dans le cadre d'une rétention urinaire.

Sonde à demeure : le dernier recours

Appareils de stimulation à domicile

17 — PROTECTIONS : CHOISIR, PRESCRIRE, FINANCER

Une protection se choisit au volume et à la personne, se prescrit même non remboursée, et se paie par l'APA, la PCH ou l'aide sociale — pas par l'Assurance maladie

Les protections absorbantes ne figurent pas sur la liste des produits remboursés ; les étuis péniens, poches et sondes, oui. Entre les deux, un patchwork d'aides départementales et sociales que le médecin déclenche par une ordonnance et un certificat bien rédigés. Règles lues dans les textes au 05/10/2026.

Une protection est un palliatif, pas un traitement. Elle se discute après le bilan et en même temps que les mesures qui réduisent les fuites : section 13 (vie quotidienne), section 14 (rééducation), section 16 (pessaires, étuis, sondages), section 18 (médicaments). Chez la personne âgée dépendante, la mise aux toilettes programmée passe avant le change : section 22.

Les familles de produits, et ce que les essais en disent

L'ICS distingue sept catégories de protections jetables portées sur le corps : protection anatomique, protection sans film, protection masculine, étui absorbant masculin, slip absorbant, change complet, protection à ceinture.222 S'y ajoutent les lavables et les alèses.

ProduitPour quiCe que montrent les essais comparatifs
Protège-slip, petite protection anatomiqueFemme, fuites légères (effort, quelques gouttes)Chez 85 femmes : la protection jetable pour incontinence fuit moins et est préférée à la serviette menstruelle, elle-même devant la culotte lavable puis la garniture lavable.223
Protection anatomique moyenne ou grande + slip filetFuites modérées à abondantes, personne autonome ou aidée deboutLa moins chère des formes jetables ; fuit davantage que les autres formes, de jour comme de nuit.224225226
Slip absorbant jetable (« pants »)Personne qui tient debout et va aux toilettes, seule ou aidéePréféré par les femmes le jour (et la nuit à domicile) mais le plus cher ; facile et rapide à mettre debout pour les soignants.224225
Change complet (à attaches)Fuites abondantes, personne alitée ou très dépendante (pour les selles, aucun modèle n'a fait ses preuves)Chez l'homme, modèle jetable le plus coût-efficace jour et nuit ; en maison de retraite, préféré la nuit chez la femme.224
Coquille masculineHomme, fuites légères (par exemple après prostatectomie, section 21)Chez 74 hommes : coquille et petite protection font mieux que l'étui absorbant (« pouch ») ; la culotte lavable à poche ne convient qu'aux fuites très légères.227
Culotte ou change lavableFuites très légères (culotte) ; certains hommes la nuit (change)Le moins cher à l'usage ; refusé par la plupart des femmes ; jugé très acceptable la nuit par 31 hommes sur 49 ; garniture lavable inacceptable pour 72 femmes sur 85.224225
Alèse jetable ou lavableComplément au lit ou au fauteuil, jamais seulePas d'essai comparatif retrouvé. L'alèse imperméable réutilisable est inscrite à la LPP comme accessoire du lit médical (voir plus bas).228

Les essais de Fader et coll. sont britanniques, anciens (2004-2008) et menés par les auteurs des revues Cochrane qui les synthétisent ; les produits ont changé depuis. Aucun modèle n'est le meilleur pour tous : combiner deux modèles (jour/nuit, sortie/maison) est probablement plus efficace et moins cher qu'un seul.224

Lire un paquet : gouttes, grammes et millilitres

Choisir selon la personne

La peau

Erreurs fréquentes

Ce que rembourse l'Assurance maladie

Les protections absorbantes ne sont pas remboursées, « quel que soit l'âge du patient », selon le ministère de la Santé (2004), et la réponse ministérielle de 2020 ne mentionne aucun changement.16238 Vérifié dans la base LPP du 30/09/2026 : sur 32 574 codes actifs, aucun libellé « couche », « change » ou « slip » ; les produits « absorbants » sont des pansements.228

ProduitLPP (titre I)Exemple de tarif LPP au 30/09/2026Qui peut prescrire
Étui pénien autoadhésif (avec ou sans latex)RembourséBoîte de 30, anallergique : 74,70 €Médecin ; infirmier ; masseur-kinésithérapeute239240
Manchon périgénital, urinalRembourséManchon masculin, boîte de 10 : 40,24 €Médecin ; l'urinal aussi par l'infirmier et le masseur-kinésithérapeute239240
Collecteur de jambe ou de nuitRembourséJambe, boîte de 30 : 61,50 € ; nuit, boîte de 30 : 63,74 €Médecin ; infirmier ; masseur-kinésithérapeute239240
Sonde d'autosondage intermittent (hydrophile ou prélubrifiée)RembourséBoîte de 30, sans latex : 74,81 €Médecin ou infirmier239241
Sonde à demeure, cathéter sus-pubienRembourséSonde à ballonnet + collecteur, système clos : 8,12 €Médecin seul241
Alèse imperméable réutilisableRemboursée comme accessoire du lit médical, « pour les patients ayant perdu leur autonomie motrice »6,86 €Sur prescription médicale228
PessaireRemboursé45,84 €Voir section 16
Protections absorbantes, alèses jetables, culottes lavablesNon inscrites—Ordonnance utile pour les aides (voir plus bas)

Tarifs : base TIPS de l'Assurance maladie, version 904 du 30/09/2026 ; « quantité maximale de remboursement : néant » pour ces codes.228 L'Assurance maladie rembourse 60 % du tarif des « pansements, accessoires, petit appareillage » (tableau des taux d'ameli, lu le 05/10/2026), soit 40 % à la charge de l'assuré242 ; la complémentaire, ou l'ALD si le dispositif est en rapport avec l'affection exonérante, la couvre.236 Les fréquences maximales de renouvellement des étuis et collecteurs, fixées par l'arrêté du 28/06/2019, n'ont pas pu être lues (Légifrance bloque les robots) : le pharmacien les connaît.232

Qui peut aider à payer les protections

Le gouvernement le résume lui-même : prestations extra-légales des CPAM, APA, PCH.238 Détail, texte par texte :

AidePour qui (conditions lues)Ce qu'elle paieMontantOù demander
APA à domicile60 ans ou plus, GIR 1 à 4, à domicile ou en résidence autonomie17243Les dépenses du plan d'aide, dont aides techniques et « toute autre dépense concourant à l'autonomie » ; la grille nationale cite le « matériel à usage unique pour incontinence » ; le plan « va indiquer quel montant peut être consacré à l'achat de protections » (garder les factures).17233Plafond du plan au 01/06/2026 : GIR 1 2 080,33 € ; GIR 2 1 682,30 € ; GIR 3 1 215,99 € ; GIR 4 811,52 € par mois. Reste à charge nul si ressources ≤ 933,89 €/mois, 90 % du plan au-delà de 3 439,31 €.243Conseil départemental (Cerfa 16301 ou téléservice)243
APA en établissement60 ans ou plus, GIR 1 à 4, en EHPAD243Une part du tarif dépendance, qui inclut les fournitures pour l'incontinence237Selon ressources ; le tarif GIR 5-6 reste à la charge du résident243Conseil départemental, souvent via l'EHPAD
PCH, élément 4 « charges spécifiques »Difficulté absolue pour une activité ou grave pour deux (dont « assurer l'élimination »), durable ou d'au moins un an prévisible ; demande avant 60 ans, ou après si le handicap existait avant 60 ans ou si la personne travaille18244« Dépenses permanentes et prévisibles liées au handicap », « produits liés au handicap » ; le ministère cite les protections23824475 % du coût, dans la limite de 100 € par mois, attribué pour 10 ans au plus18245MDPH : formulaire de demande + certificat médical de moins d'un an (Cerfa 15695)244
AEEH et complémentsMoins de 20 ans, taux d'incapacité ≥ 80 % (ou 50 à 79 % avec accompagnement préconisé par la CDAPH)246Les compléments tiennent compte des dépenses liées au handicap ; la CNSA cite « l'achat de couches en cas d'incontinence »247248AEEH 153,01 € ; 1re catégorie si dépenses d'au moins 267,77 € par mois246MDPH
CPAM, MSA : action sanitaire et socialeTout assuré, priorité aux personnes en précarité249« Participation aux dépenses non remboursables dont les protections pour incontinence », après examen du dossier16238Variable, selon le règlement de chaque caisseService social de la caisse (assistante sociale)
Caisse de retraiteRetraité non éligible à l'APA (GIR 5-6) ; non cumulable avec l'APA243Protections : non vérifié, selon chaque caisseVariableCaisse de retraite principale
CCASHabitants de la commune, selon ses règles250Aide facultative possibleVariableMairie
MutuelleSelon le contratCertains contrats ont un forfait hors nomenclature ; rien d'obligatoireSelon contratLire le tableau de garanties
Complémentaire santé solidaireRessources modestesRien pour les protections : elle ne couvre que des prestations remboursables ; elle couvre la part restante des étuis, poches et sondes251——

Prescrire

Même non remboursée, l'ordonnance sert : le plan d'aide APA, la MDPH, la CPAM, la mutuelle et le pharmacien s'appuient dessus. Pour les produits LPP, la loi impose une durée de 12 mois au plus, avec renouvellements « par périodes maximales d'un mois », la désignation du produit et la quantité.255256 Aucun texte imposant une ordonnance séparée pour la LPP n'a été retrouvé dans le code de la sécurité sociale ; séparer protections (non remboursables) et LPP évite en pratique les refus.

Protections absorbantes — non remboursables par l'Assurance maladie
Slips absorbants jetables, taille [tour de hanches en cm], absorption forte : 4 par 24 h le jour
Changes complets, taille M, absorption maximale « nuit » : 1 par nuit
Soit 150 protections pour 30 jours. Durée : 6 mois.
Pour justificatif : plan d'aide APA / PCH / aide sociale.
Étuis péniens autoadhésifs sans latex, diamètre 30 mm : 1 par 24 h, soit 30 par mois
Collecteurs d'urine de jambe vidangeables, non stériles, avec attaches : [quantité]
Collecteurs d'urine de nuit vidangeables, non stériles, avec raccord : [quantité]
Durée : 12 mois, à délivrer par périodes d'un mois.
Sondes de drainage vésical intermittent stériles, hydrophiles, sans latex, homme, Ch 12 : 5 sondages par 24 h, soit 150 sondes par mois
Durée : 12 mois, à délivrer par périodes d'un mois.

Exemples à adapter : le nombre de sondages et le calibre relèvent du prescripteur initial (section 16). Chez l'homme, la HAS a recommandé de ne plus rembourser les sondes sèches, au profit des sondes prélubrifiées ou hydrophiles.232

Qui peut aider à payer mes protections ?

Quelques questions, et la liste des aides plausiblement mobilisables, avec leurs conditions lues dans les textes au 05/10/2026. Rien n'est promis : la décision appartient au département, à la MDPH ou à la caisse.

🔒Rien n'est envoyé sur internet — tout se calcule sur votre appareil.

Sources de l'outil : APA 17233243 ; PCH 18244245 ; AEEH 246248 ; EHPAD 237 ; CPAM 238249 ; CCAS 250 ; complémentaire santé solidaire et ALD 236251.

Générateur d'ordonnance : protections, étuis péniens, sondes

Produit, niveau, quantités jour et nuit, durée : l'ordonnance se calcule (quantités pour 30 jours). Les produits LPP sont limités à 12 mois, délivrés par périodes d'un mois.255

🔒Rien n'est envoyé sur internet — tout se calcule sur votre appareil.
Choisissez le type puis « Rédiger ».
Angle mort : le reste à charge. Aucune étude publique (DREES, Cour des comptes, rapport parlementaire) chiffrant le reste à charge des protections n'a été retrouvée ; un rapport du Sénat de 2019 sur le reste à charge des personnes âgées dépendantes n'en parle pas. Les seuls chiffres disponibles sont des ordres de grandeur : 80 à 200 € par mois selon une question écrite de 2018, 150 € en moyenne selon l'exposé d'une proposition de loi de 2022 — tous deux sans source de calcul — et parfois plus de 300 € par mois dans les incontinences lourdes selon l'INC, qui relevait en 2016 des prix de 0,54 à 1,49 € l'unité.229238254 Les inégalités suivent la ligne des droits : la personne de 60 ans ou plus en GIR 1-4 a l'APA ; la PCH rembourse 75 % du coût des charges spécifiques, plafonnés à 100 € par mois ; la femme qui fuit après un accouchement, l'homme opéré de la prostate qui reste autonome, la personne en GIR 5-6 paient presque tout, TVA à 20 % comprise.18243253
18 — MÉDICAMENTS

Des médicaments utiles mais modestes : choisir selon le terrain, réévaluer à 4–8 semaines, arrêter si rien ne change

Aucun médicament ne guérit une incontinence. Contre l'urgenturie, le gain moyen est d'environ un épisode de moins par jour ; contre l'incontinence d'effort, il n'y a plus de médicament disponible en France. Le premier geste médicamenteux reste souvent de retirer celui qui aggrave les fuites.

Où en est chaque molécule en France (BDPM, au 05/10/2026)

Statut lu dans les fichiers de la Base de données publique des médicaments téléchargés le 05/10/2026 ; avis de la HAS lus dans la même base.11 Une molécule « absente » n'a aucune spécialité autorisée en France, même si elle a une AMM européenne.257

MoléculeSpécialités commercialiséesRemboursementAvis HAS (SMR)
Hyperactivité vésicale (HAV) — antimuscariniques
OxybutynineDitropan 5 mg, génériques 5 mg (EG, Viatris, Biogaran, Teva)30 %Faible (2019)11
SolifénacineVesicare 5 et 10 mg, nombreux génériques ; Vesicare suspension buvable 1 mg/mL30 % (comprimés) ; suspension non rembourséeModéré (2016)11
TrospiumCeris 20 mg, Trospipharm 20 mg, chlorure de trospium Viatris 20 mg30 %Modéré (2018)11
FésotérodineToviaz LP 4 et 8 mg, génériques LP30 %Modéré (2013)11
ToltérodineDetrusitol 2 mgNon remboursé—
DarifénacineAbsente (Emselex : AMM européenne, non commercialisé en France)——
Oxybutynine transdermiqueAbsente (Kentera : AMM européenne, non commercialisé en France)——
PropivérineAbsente——
FlavoxateUrispas 200 mg : non commercialisé (arrêt déclaré le 24/10/2024)——
HAV — agonistes β3
MirabegronBetmiga LP 25 et 50 mgNon rembourséInsuffisant (2017)14
VibégronObgemsa 75 mg (commercialisé depuis le 13/04/2026)Non rembourséFaible (2025), ASMR V258
Incontinence d'effort
Duloxétine (Yentreve)Absente (AMM européenne dans l'IU d'effort de la femme, non commercialisé en France) ; les génériques de duloxétine sont remboursés pour la dépression et la douleur neuropathique diabétique, pas pour l'IU——
Nycturie
DesmopressineMinirin 0,1 mg, Minirinmelt 60/120/240 µg, génériques sublinguaux ; Nocdurna absent65 % — mais indication nycturie non remboursableInsuffisant dans la nycturie (2016)259
Œstrogènes vaginaux
PromestrièneColpotrophine capsule vaginale et crème30 %Modéré (2018)11
EstriolTrophicrème 0,1 %, Physiogine crème 0,1 %, Gydrelle 0,1 % ; Physiogine ovule 0,5 mg ; Blissel gelCrèmes 30 % ; ovule 15 % ; Blissel non rembourséCrème modéré, ovule faible (2014-2018)11
Estradiol, prastéroneEstring (anneau), Estradiol Exeltis 10 µg comprimé vaginal ; Intrarosa (prastérone)Non remboursés—
Homme : hypertrophie bénigne de la prostate (HBP)
TamsulosineOmix LP, Omexel LP 0,4 mg, génériques30 %Modéré (2018)11
Alfuzosine, silodosine, doxazosine LP, térazosineXatral LP 10 mg ; Urorec, Silodyx 4/8 mg ; doxazosine LP 4/8 mg ; Hytrine, Dysalfa30 %—
PrazosineAlpress LP : non commercialisé——
Finastéride 5 mg, dutastérideChibro-Proscar, Avodart, génériques30 %—
Dutastéride + tamsulosineCombodart, génériques15 %—
Solifénacine + tamsulosineVecalmys 6 mg/0,4 mg30 %Modéré (2023), ASMR V260
Tadalafil 5 mgCialis 5 mg, génériquesNon remboursé—
Spécialiste
OnabotulinumtoxinABotox 100 URéservé à l'usage hospitalierImportant dans l'HAV idiopathique (2014), ASMR IV261

« — » : pas d'avis de la Commission de la transparence pour cette spécialité dans la BDPM, ou sans objet. Taux lus par présentation commercialisée ; statuts susceptibles de changer.

Ce qu'on peut attendre : un effet réel, petit, et souvent abandonné

Conduite. Rééducation et mesures comportementales d'abord ; le médicament s'y ajoute, il ne les remplace pas.262 Prescrire pour 4 à 8 semaines, revoir avec un catalogue mictionnel (section 06), arrêter en l'absence de bénéfice. Si le premier médicament échoue ou est mal toléré, NICE propose d'en essayer un second ; s'il échoue aussi, adresser (section 19).5

Antimuscariniques : doses, adaptations et interactions (RCP)

Un antimuscarinique bloque l'acétylcholine qui commande la contraction du détrusor. Contre-indications communes : rétention urinaire, affection digestive sévère (occlusion, mégacôlon toxique, colite sévère), myasthénie, glaucome par fermeture de l'angle (non contrôlé, ou même contrôlé pour l'oxybutynine et la solifénacine).265266267268269

MoléculeDose usuelle → maximumReinFoieInteractions clésCI ou mise en garde propre
Oxybutynine 5 mg (Ditropan)2,5 mg × 3/j → 5 mg × 2-3/j ; max 5 mg × 4/j. Âgé : 2,5 mg × 2/j, jusqu'à 10 mg/jPrudencePrudenceMétabolisée par le CYP3A4 (inhibiteurs : exposition accrue) ; réduit l'effet des inhibiteurs de la cholinestérase ; alcool : somnolenceEffets centraux (confusion, hallucinations) ; coup de chaleur ; CI si risque de rétention urétro-prostatique265
Solifénacine (Vesicare)5 mg/j → 10 mg/jClairance ≤ 30 : 5 mg max ; hémodialyse : CIChild-Pugh B : 5 mg max ; C : CIInhibiteur puissant du CYP3A4 : 5 mg max ; CI s'il s'ajoute à une IR sévère ou une IH modéréeQT long ; attendre ~1 semaine après l'arrêt avant un autre anticholinergique266
Trospium (Ceris)20 mg × 2/j, à jeun avant les repasClairance 10-30 : 20 mg/j ou 1 jour sur 2Sévère : déconseilléPas d'interaction métabolique sur les cytochromes attendue ; cholestyramine, gomme guar : absorption réduiteCI : tachyarythmie269
Fésotérodine LP (Toviaz)4 mg/j → 8 mg/jFG < 30 : 4 mgChild-Pugh B : 4 mg ; C : CIInhibiteur puissant du CYP3A4 : 4 mg ; CI avec IR ou IH modérée à sévère ; inducteurs (rifampicine, carbamazépine, millepertuis) : déconseillésŒdème de Quincke ; QT267
Toltérodine (Detrusitol, non remboursé)2 mg × 2/jFG ≤ 30 : 1 mg × 2/j1 mg × 2/jInhibiteurs puissants du CYP3A4 (clarithromycine, azolés, antiprotéases) : déconseillésAllongement du QTc268

Agonistes β3 : mieux tolérés, non remboursés

MoléculeDoseReinFoieInteractionsCI et surveillance
Mirabegron (Betmiga LP)50 mg/j, y compris chez l'âgéDFG 15-29 : 25 mg ; < 15 ou dialyse : non recommandéChild-Pugh B : 25 mg ; C : non recommandéInhibiteur modéré du CYP2D6 : exposition au métoprolol ×3,3, à la désipramine ×3,4 — prudence avec flécaïnide, propafénone, tricycliques ; digoxine, dabigatran (P-gp). Inhibiteur puissant du CYP3A : 25 mg si IR légère-modérée ou IH légère, non recommandé si IR sévère ou IH modéréeCI : HTA sévère non contrôlée (≥ 180/110 mmHg). Mesurer la pression artérielle au début puis régulièrement271
Vibégron (Obgemsa)75 mg/j (comprimé écrasable dans de la compote)Pas d'adaptation si DFG 15-90 ; < 15 : non recommandéChild-Pugh A-B : pas d'adaptation ; C : non recommandéPas d'ajustement avec le CYP3A ; digoxine à surveiller ; prudence avec dabigatran, apixaban, rivaroxaban (P-gp)Seule CI : hypersensibilité ; surveiller une rétention si obstruction ou antimuscarinique associé272

Exposition « ×3,3 » et « ×3,4 » : augmentation de l'aire sous la courbe de 229 % et 241 % rapportée par le RCP.

Charge anticholinergique et démence : une association solide, une causalité non prouvée

Ce que disent les recommandations. AUA/SUFU 2024 : discuter le risque de démence avec tout patient qui prend ou va prendre un antimuscarinique ; fésotérodine, darifénacine et trospium franchiraient moins la barrière hémato-encéphalique (argument théorique) ; un livre blanc de la SUFU préfère un essai de β3 avant un antimuscarinique.263 NICE : tenir compte de la charge anticholinergique totale et des troubles cognitifs ; effets cognitifs à long terme incertains.5 STOPP v3 : éviter les antimuscariniques en cas de démence (I1) et l'association de deux anticholinergiques ou plus (M1).276

Choisir selon le terrain

SituationÉviterPlutôt
Troubles cognitifs, démenceAntimuscariniques (STOPP I1)276 ; oxybutynine en tête (risque de confusion plus important)262Mesures comportementales ; β3 (non remboursés)263
Personne âgée fragile, chutesOxybutynine à libération immédiate5 ; antimuscariniques et alpha-bloquants hors silodosine si chutes répétées (STOPP K10, K12)276Dose initiale réduite, réévaluation rapprochée
Sous donépézil, galantamine, rivastigmineAjouter un antimuscarinique sans se demander si l'IU a commencé avec l'anticholinestérasique (cascade de prescription)277 ; l'oxybutynine peut réduire l'effet de l'anticholinestérasique265Réévaluer l'anticholinestérasique avec le prescripteur ; mesures comportementales
Glaucome à angle ferméTout antimuscarinique s'il n'est pas contrôlé ; oxybutynine et solifénacine même contrôlé265266Avis ophtalmologique avant tout antimuscarinique263 ; β3 (pas de CI oculaire)271272
Constipation chroniqueAntimuscariniques (STOPP I4)276β3 : moins de constipation263
HTA non contrôléeMirabegron (CI si ≥ 180/110 ; STOPP I6 si HTA labile ou sévère)271276Vibégron (sans cette mise en garde)263272
Insuffisance rénale (DFG < 30)Doses pleinesSolifénacine 5 mg, trospium 20 mg/j, fésotérodine 4 mg, mirabegron 25 mg, vibégron sans adaptation au-dessus de 15266267269271272
Polymédication, inhibiteur puissant du CYP3A4Toltérodine ; doses pleines de solifénacine et fésotérodine266267268Trospium (pas d'interaction métabolique attendue)269 ; vibégron272
Homme avec HBP et RPM élevéAntimuscarinique si RPM > 200 mL (STOPP I3)276 ; oxybutynine si risque de rétention urétro-prostatique (CI)265Mesurer le RPM ; alpha-bloquant d'abord, puis ajout (voir plus bas)
Tachyarythmie, QT longTrospium (CI si tachyarythmie)269 ; prudence avec solifénacine, toltérodine, fésotérodine (QT)266267268Avis cardiologique selon le contexte

Vérificateur avant antimuscarinique ou β3

Cochez ce qui s'applique. L'outil applique les règles R1 à R17 ci-dessous (RCP, STOPP v3, NICE, AUA) et rend, molécule par molécule : contre-indiqué, à éviter, dose maximale, prudence ou possible. Il ne remplace ni le RCP ni l'examen.

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mL/min (vide = normal)
RègleContenu appliqué par l'outil
R1Glaucome à angle fermé non contrôlé : CI de tous les antimuscariniques ; contrôlé : CI oxybutynine et solifénacine, prudence pour les autres avec avis ophtalmologique.263265266267268269
R2Myasthénie : CI de tous les antimuscariniques.265266267268269
R3Rétention ou RPM > 200 mL : CI des antimuscariniques (rétention) et à éviter chez l'homme avec HBP (STOPP I3) ; β3 : prudence, avis urologique d'abord.266271272276
R4Obstruction sous-vésicale : CI oxybutynine ; prudence pour les autres antimuscariniques et les β3 ; mesurer le RPM.263265267271272
R5Affection digestive sévère : CI de tous les antimuscariniques ; constipation chronique : à éviter (STOPP I4).265266267268269276
R6Troubles cognitifs : antimuscariniques à éviter (STOPP I1), discuter le risque, préférer un β3.263276
R7Fragilité : oxybutynine à éviter ; chutes répétées : antimuscariniques à éviter (STOPP K12).5276
R8Anticholinestérasique : chercher une cascade de prescription ; l'oxybutynine peut en réduire l'effet.265277
R9Autre anticholinergique : à éviter (STOPP M1), effets additifs.265276
R10Fonction rénale : solifénacine 5 mg max si ≤ 30, CI si hémodialyse ; trospium 20 mg/j si 10-30 ; toltérodine 1 mg × 2 si ≤ 30 ; fésotérodine 4 mg si < 30 ; mirabegron 25 mg si 15-29, non recommandé si < 15 ou dialyse ; vibégron non recommandé si < 15.266267268269271272
R11Fonction hépatique : B → solifénacine 5 mg, fésotérodine 4 mg, toltérodine 1 mg × 2, mirabegron 25 mg ; C → CI solifénacine et fésotérodine, trospium déconseillé, mirabegron et vibégron non recommandés ; oxybutynine : prudence.265266267268269271272
R12Inhibiteur puissant du CYP3A4 : solifénacine 5 mg (CI si IR ≤ 30 ou IH B) ; fésotérodine 4 mg si fonctions normales, à éviter si IR 50-80 ou IH A, CI si IR < 50 ou IH B ; toltérodine déconseillée ; oxybutynine : prudence ; mirabegron 25 mg si IR 30-89 ou IH A, non recommandé si IR 15-29 ou IH B. Inhibiteur modéré : fésotérodine 4 mg si IR 30-80 ou IH A, à éviter si IR < 30 ou IH B, sans adaptation si fonctions normales.265266267268271
R13HTA sévère non contrôlée : CI mirabegron ; vibégron sans cette mise en garde.263271276
R14Tachyarythmie : CI trospium, prudence oxybutynine ; QT : prudence solifénacine, toltérodine, fésotérodine, mirabegron.265266267268269271
R15Substrat du CYP2D6 à marge étroite : prudence mirabegron.271
R16Digoxine, dabigatran : surveillance avec mirabegron et vibégron.271272
R17Grossesse : oxybutynine à ne pas utiliser sauf réelle nécessité ; toltérodine déconseillée ; fésotérodine, mirabegron et vibégron non recommandés (mirabegron et vibégron aussi chez la femme pouvant être enceinte sans contraception) ; solifénacine et trospium avec prudence. Allaitement : oxybutynine à ne pas administrer ; solifénacine et toltérodine à éviter ; fésotérodine non recommandée ; mirabegron et vibégron à ne pas utiliser ; trospium avec précaution (rubrique 4.6 des RCP).265266267268269271272

L'outil prend la valeur saisie comme DFG ou clairance indifféremment (les RCP n'utilisent pas tous la même mesure). Sans valeur, la fonction rénale est réputée normale. Le seuil « fésotérodine : IR < 50 » correspond à l'IR « modérée » du RCP (30-50 mL/min). Pour l'oxybutynine et le trospium, dont les RCP demandent la prudence en cas d'insuffisance rénale sans la chiffrer (en dehors de la tranche 10-30 du trospium), l'outil signale la prudence sous 60 mL/min : c'est un choix de l'outil, pas un seuil du RCP. Aucun seuil d'âge n'est utilisé : aucune source lue ne fixe un âge précis au-delà duquel un antimuscarinique serait interdit.

Grossesse et allaitement : pas de médicament de l'urgenturie. Aucun antimuscarinique ni agoniste β3 n'a de données chez la femme enceinte ; leurs RCP les écartent ou demandent la prudence pendant la grossesse, et la plupart pendant l'allaitement ; mirabegron et vibégron sont déconseillés à la femme pouvant être enceinte sans contraception (règle R17 du vérificateur).265267268271272 Pendant cette période : mesures de vie quotidienne, rééducation vésicale et périnéale (section 24).

Œstrogènes vaginaux oui, traitement hormonal systémique non

Le traitement hormonal de la ménopause par voie orale aggrave l'incontinence. WHI : chez les femmes continentes, l'IU d'effort apparaît presque deux fois plus souvent à 1 an (RR 1,87 à 2,15) ; chez les incontinentes, les fuites deviennent plus fréquentes.43 HERS : aggravation chez 39 % des femmes sous hormones contre 27 % sous placebo.282 Méta-analyse Cochrane : RR 1,32 d'aggravation sous œstrogènes oraux.42 Ne jamais prescrire un THM pour traiter une incontinence.5

Incontinence d'effort : pas de médicament en France

Pour l'IU d'effort : rééducation (section 14), dispositifs (section 16), chirurgie (sections 20 et 21).

Nycturie par polyurie nocturne : desmopressine, sous conditions strictes

Chez l'homme : mesurer le RPM, puis choisir selon les symptômes dominants

Rétention et incontinence par regorgement : jamais d'antimuscarinique (contre-indication de tous les RCP).265266267268269 Vessie palpable, RPM élevé, fuites goutte à goutte : sonder, adresser, chercher le médicament responsable (tableau suivant).

Médicaments qui causent ou aggravent une incontinence : à revoir à chaque consultation

MédicamentMécanismeCe qui est montré
Diurétiques (surtout de l'anse)Afflux d'urine, urgenturie ; polyurie nocturneSTOPP B10 : éviter un diurétique de l'anse pour une HTA si incontinence276 ; cause de polyurie nocturne28
Alpha-bloquants chez la femme (doxazosine, térazosine, prazosine)Baisse du tonus de l'urètreIU chez 40,8 % contre 16,3 % ; disparue chez 13 femmes sur 18 à l'arrêt297
IECToux, donc fuites d'effortCas clinique seulement298
BenzodiazépinesSédation, baisse de la vigilance mictionnelleOR 1,44 chez la personne âgée à domicile, plus marqué pour les molécules à demi-vie longue299
ClozapineÉnurésie nocturne20,7 % des patients, deux à trois fois plus qu'avec les autres antipsychotiques atypiques300
Inhibiteurs de la cholinestéraseStimulation du détrusorCascade : plus de prescriptions d'anticholinergique pour IU (HR 1,55)277
Anticholinergiques, opioïdes, inhibiteurs calciques, benzodiazépinesRétention, donc incontinence par regorgementJusqu'à 10 % des rétentions attribuables à un médicament301
Inhibiteurs calciques, ISRSPolyurie nocturneCités comme causes de polyurie nocturne28 ; ISRS : risque relatif d'IU 1,61, plus élevé chez l'âgé et sous sertraline302
LithiumPolyurie, diabète insipide néphrogéniqueRCP : soif et polyurie ; consulter si elles apparaissent303
Prégabaline—RCP : incontinence urinaire « peu fréquente », rétention « rare »304 ; gabapentine non vérifiée ici
Gliflozines (dapagliflozine…)Glycosurie, diurèse osmotiqueRCP : polyurie « fréquente », nycturie « peu fréquente »305
CaféineUrgenturieNICE : essai de réduction de la caféine dans l'HAV5

Alcool : souvent cité, mais aucune source primaire lue ce jour pour le chiffrer ; voir section 13. Les études citées sont observationnelles (sauf mention) : elles montrent une association, pas toujours la causalité.

Ordonnances types

À adapter au terrain (tableau et outil ci-dessus). Réévaluation avec un catalogue mictionnel.5

HAV de la femme, 1re intention médicamenteuse (après ou avec la rééducation)

Solifénacine 5 mg, comprimé pelliculé (Vesicare ou générique) : 1 comprimé par jour, à heure fixe.
Quantité pour 1 mois, à renouveler 1 fois. Réévaluation à 4-8 semaines avec un calendrier mictionnel ; si effet insuffisant et bonne tolérance : 10 mg/j.
Alternative : fésotérodine LP 4 mg (Toviaz ou générique), 1 comprimé par jour, augmentation possible à 8 mg.

Doses et paliers : RCP.266267

Personne âgée polymédiquée, sans trouble cognitif

Plainte ou trouble cognitif : mesures comportementales d'abord, puis agoniste β3 ; un antimuscarinique, même le trospium, seulement après avoir discuté le risque avec le patient et son entourage (tableau « Choisir selon le terrain »).13276

Option remboursée — chlorure de trospium 20 mg, comprimé (Ceris ou générique) : 1 comprimé matin et soir, à jeun, avant les repas.
Si clairance 10-30 mL/min : 1 comprimé par jour ou un jour sur deux.
Quantité pour 1 mois. Réévaluation à 4-8 semaines (efficacité, constipation, confusion).

Option non remboursée — mirabegron 50 mg, comprimé LP (Betmiga) : 1 comprimé par jour (25 mg si DFG 15-29 ou Child-Pugh B).
Pression artérielle avant traitement puis à chaque visite.

Doses : RCP269271 ; choix : faible interaction du trospium et argument théorique de moindre passage cérébral263269. Éviter l'oxybutynine à libération immédiate.5

Homme avec HBP et symptômes de remplissage

Tamsulosine LP 0,4 mg, gélule (Omix LP ou générique) : 1 gélule par jour après le petit-déjeuner.
Revoir à 4-6 semaines (IPSS, RPM).
Si urgenturie persistante avec RPM < 150-200 mL : remplacer par solifénacine 6 mg + tamsulosine 0,4 mg (Vecalmys), 1 comprimé par jour, ou ajouter solifénacine 5 mg/j.
Réévaluation à 4-6 semaines (RPM, jet, dysurie).

Sources : RCP et NICE CG97 ; seuil de RPM : STOPP I3 et AUA.28263276286295

Syndrome génito-urinaire de la ménopause avec HAV ou infections urinaires récidivantes

Promestriène, capsule vaginale (Colpotrophine) : 1 capsule par jour par voie vaginale pendant 20 jours, cures d'entretien selon les symptômes.
ou Estriol 0,1 %, crème vaginale (Trophicrème) : 1 dose de 1 g par jour pendant 1 semaine, puis 1 jour sur 2 pendant environ 3 semaines, puis entretien.
Pas de progestatif. Réévaluation à 3 mois.

Posologies : RCP.278279 « Réévaluation à 3 mois » : choix de rédaction, pas une règle du RCP.

Nycturie par polyurie nocturne prouvée, adulte de moins de 65 ans

Desmopressine 0,1 mg, comprimé (Minirin 0,1 mg) — NR (indication non remboursable) : 1 comprimé au coucher pendant 1 semaine, puis 2 comprimés si effet insuffisant, puis 4 comprimés (0,4 mg) au maximum, par paliers d'une semaine.
Ne pas boire 1 heure avant ni 8 heures après la prise. Arrêter en cas de céphalées, nausées, prise de poids rapide ou confusion.
Natrémie (ionogramme sanguin) avant la première prise, puis à J3 et en cas de symptômes. Arrêt si aucun effet 4 semaines après la dose efficace minimale.

RCP285 ; mention NR259281 ; natrémie avant traitement : l'hyponatrémie est une contre-indication et une natrémie à la limite basse de la normale augmente le risque (RCP)285 ; natrémie à J3 : NICE.28

19 — TOXINE BOTULIQUE, NEUROMODULATION

Après l'échec des médicaments : toxine botulique ou neuromodulation, chez le spécialiste

Le généraliste adresse ; l'urologue ou l'urogynécologue choisit. Ce qu'il faut savoir pour orienter et pour répondre au patient : ce que ça apporte, ce que ça coûte en contraintes, et ce qui ne marche pas.

Qui adresser, et quand

Toxine botulique intradétrusorienne

Neuromodulation sacrée

Stimulation du nerf tibial postérieur

TechniqueEfficacité (essais)Principal risqueContrainte
Toxine 100 U−2,7 à −3 fuites/j (placebo −0,9 à −1)308309Rétention, autosondage 6,5 %, infection urinaire261Réinjection vers 6 mois ; savoir se sonder306
Neuromodulation sacréeSuccès 61 % contre 42 % à 6 mois310Révision 38 %, explantation 14,6 % à 5 ans307Test, chirurgie, batterie, IRM sous conditions307
Nerf tibial percutané54,5 % contre 20,9 % améliorés313Aucun effet grave rapporté31312 séances hebdomadaires313
Nerf tibial transcutanéIncertaine ; nulle en EHPAD316Aucun effet grave rapporté316Séances quotidiennes, abandons fréquents315

Ce qui ne se fait pas

20 — CHIRURGIE CHEZ LA FEMME

La bandelette sous-urétrale reste la chirurgie de référence de l'incontinence d'effort — jamais en premier, et désormais très encadrée

On n'opère qu'une incontinence d'effort qui gêne encore après une rééducation bien conduite. En France, la pose d'une bandelette passe par une concertation pluridisciplinaire, une fiche d'information officielle et un délai de réflexion ; le généraliste informe, oriente, puis repère les complications, parfois des années après.

Quand proposer une chirurgie

Les bandelettes sous-urétrales

Une bandelette sous-urétrale est une bande de polypropylène posée sans tension sous le milieu de l'urètre par une courte incision vaginale.123321 Dans la description princeps (75 femmes, anesthésie locale), 84 % étaient guéries à 2 ans, la sortie avait lieu le jour même ou le lendemain et l'arrêt de travail moyen était de 10 jours.123

Les complications, chiffrées

ComplicationRétropubienne (TVT)Transobturatrice (TOT)Source
Perforation de vessie pendant la pose4,5 %0,6 %Cochrane20
Trouble de la vidange réopéré (bandelette trop serrée)2,7 %0 %TOMUS322
Douleurs de l'aine (en général brèves)1,3 %6,4 %Cochrane20
Douleurs sus-pubiennes2,9 %0,8 %Cochrane20
Symptômes neurologiques (cuisse, aine)4,0 %9,4 %TOMUS322
Exposition vaginale21 pour 100024 pour 1000Cochrane20
Complication grave à 2 ans (registre français)5,8 %2,9 %VIGI-MESH326
Réintervention pour récidive à 2 ans2,7 %2,8 % (risque ajusté ×1,9)VIGI-MESH326
Ablation ou section de bandelette à 5 ans (France)4,13 %3,25 %SNDS327

Lecture : la voie rétropubienne expose plus aux plaies de vessie et aux troubles de vidange, la voie transobturatrice aux douleurs de l'aine et de la cuisse et aux récidives. Les complications tardives sont mal connues : c'est la principale incertitude reconnue par toutes les évaluations.5328

Mini-bandelettes : non disponibles en France

Le contexte des « mesh » : ce que la patiente a lu, ce qui a changé

Ce que la patiente doit avoir reçu avant la pose (à vérifier avec elle) :
  • l'information sur toutes les options, conservatrices et chirurgicales, avec leurs avantages et risques ;
  • la fiche d'information standardisée du ministère sur l'incontinence urinaire d'effort ;
  • le compte rendu écrit de la concertation pluridisciplinaire ;
  • un délai de réflexion d'au moins 2 semaines entre la consultation qui pose l'indication et l'intervention ;
  • après la pose : le document de traçabilité (implant, lieu, date, chirurgien) — à scanner dans le dossier du médecin traitant.
21332

Après la pose : ce que surveille le généraliste

Un médecin de l'équipe chirurgicale revoit la patiente dans les 2 mois, puis à 1 an (la recommandation HAS de 2023 disait « dans le mois »).21330 Entre-temps et ensuite, c'est souvent le médecin traitant qui voit arriver les complications, parfois très à distance de l'intervention.330

Ce que dit la patienteCe qu'il faut évoquerConduite
N'arrive pas ou mal à uriner dans les jours qui suiventBandelette trop serrée, hématomeRecontacter le jour même l'équipe : si la bandelette est en cause, elle se détend chirurgicalement dans les 7 jours ; ni médicament ni dilatation de l'urètre.330
Jet faible, poussée, infections urinaires à répétition, fuites par regorgement, des mois aprèsObstruction chronique (dysurie tardive, souvent pauci-symptomatique)Mesurer le résidu post-mictionnel (section 07) et adresser au chirurgien : pas de médicament ni de dilatation ; section de la bandelette si obstruction.330
Pertes, saignements vaginaux, sensation de corps étranger, douleurs aux rapports (dyspareunie) ou douleur du partenaire (hispareunie)Exposition vaginale de la bandeletteExamen au spéculum si possible, et adresser au chirurgien. Une petite exposition (< 1 cm) sans symptôme peut relever d'œstrogènes locaux ; sinon exérèse.330
Envies pressantes nouvelles, douleurs vésicales ou urétrales, hématurie, infections récidivantesExposition dans la vessie ou l'urètre ; obstruction ; infectionECBU ; adresser pour cystoscopie. En l'absence de cause, prise en charge d'une hyperactivité vésicale (section 18, section 19).330
Douleur de l'aine ou de la racine de la cuisse qui persisteDouleur chronique, plus fréquente après voie transobturatriceTraitements non chirurgicaux d'abord ; ablation discutée en concertation pluridisciplinaire si échec.330
Fièvre, cicatrice rouge, chaude, surélevéeInfectionAvis chirurgical rapide : une infection de bandelette impose antibiothérapie et explantation la plus complète possible.330
À dire à la patiente avant toute réintervention pour complication : l'ablation complète n'est pas toujours possible ; elle peut causer des plaies ou des séquelles ; elle ne fait pas toujours disparaître les symptômes ; l'incontinence peut revenir. Les complications graves se gèrent en concertation pluridisciplinaire, avec décision partagée.330

Les autres interventions

Incontinence mixte, hyperactivité réfractaire, prolapsus

Tableau comparatif

TechniquePrincipeRésultatComplications principalesSéjourPour qui
Bandelette rétropubienne (TVT)Hamac synthétique sous l'urètre, bras derrière le pubis71-97 % guéries à 1 an ; ≈ 90 % à 17-20 ans dans de petites cohortes20323324Plaie de vessie, trouble de vidange, exposition20322Ambulatoire ou < 48 h348Incontinence d'effort après échec de la rééducation ; voie préférée par NICE et EAU56
Bandelette transobturatrice (TOT)Même hamac, bras par le trou obturateur62-98 % guéries à 1 an ; plus de récidives à long terme20Douleurs de l'aine et de la cuisse20322< 48 h, ambulatoire possible349Antécédents pelviens rendant la voie rétropubienne risquée5
Mini-bandeletteBandelette courte, une seule incision72 % de succès à 3 ans329Dyspareunie, réintervention329—Non disponible en France hors recherche330
Colposuspension de BurchSuspension du vagin aux ligaments du bassin68,9-88,0 % guéries (chirurgie ouverte)335Prolapsus secondaire6335Non chiffré dans les sources luesFemme qui ne veut pas de prothèse56
Bandelette autologueBandelette taillée dans l'aponévrose de la patiente66 % de succès sur l'effort à 2 ans337Difficultés mictionnelles, infections, urgenturies337< 48 h le plus souvent350Refus de prothèse ; incontinence « compliquée » (origine neurologique, échec d'une autre technique, radiothérapie)6350
Agent de comblementGel injecté sous la muqueuse de l'urètre60 à 75 % très satisfaites (1 à 5 ans)338339Peu graves ; réinjections fréquentes6Non chiffré dans les sources luesFemme qui demande un geste à faible risque, ou pour qui les autres interventions ne conviennent pas56
Sphincter artificielManchette gonflable qui ferme l'urètre, ouverte par une pompe sous la peau42-86 % sans protection341Révision, panne, explantation341Non chiffré dans les sources luesÉchec d'une autre chirurgie, centre expert56
Laser, radiofréquenceChauffage de la paroi vaginaleContradictoire, au mieux modeste et bref343345Douleurs, rares brûlures342—Pas en dehors d'un essai6318

Les taux ne sont pas comparables d'une ligne à l'autre : définitions de la guérison, durées de suivi et populations diffèrent.

Informations pratiques à donner

21 — CHIRURGIE CHEZ L'HOMME

Chez l'homme, on opère surtout l'incontinence après prostatectomie — rarement avant un an, et le sphincter artificiel reste la référence des fuites sévères

La plupart des hommes récupèrent dans l'année qui suit la prostatectomie. Pour ceux qui fuient encore, bandelette ou sphincter artificiel se discutent avec l'urologue ; le généraliste doit surtout savoir qu'on ne sonde jamais un porteur de sphincter artificiel sans l'avoir désactivé.

Après prostatectomie : attendre, rééduquer, puis décider

Le sphincter urinaire artificiel

Le sphincter urinaire artificiel (modèle de référence AMS 800, trois éléments : manchette autour de l'urètre, pompe dans le scrotum, ballon régulateur de pression) est le traitement standard de l'incontinence d'effort modérée à sévère de l'homme ; son principe a été publié par Scott en 1973.35352

Porteur d'un sphincter artificiel : jamais de sonde urinaire sans désactivation préalable
  • Ne pas sonder à travers une manchette fermée : il faut d'abord ouvrir puis désactiver le sphincter (bouton situé sur la pompe), et seulement ensuite sonder ; en pratique, appeler l'urologue.29 Même manchette ouverte, sondes et endoscopes exposent à un traumatisme : calibre aussi petit que possible, surtout avec les petites manchettes.357
  • Un sondage prolongé est un facteur de risque indépendant d'érosion de la manchette (39 % d'érosions chez les hommes sondés longtemps dans une série de 200 porteurs).36
  • Le patient porte sur lui une carte de porteur de sphincter artificiel : la noter dans le dossier, la mentionner sur tout courrier d'hospitalisation ou de chirurgie.29
  • IRM et radiographies possibles ; pas de déclenchement des portiques d'aéroport ; vélo avec une selle large et creuse.29

Quand adresser un porteur de sphincter, et à quelle vitesse

Les autres options

Hypertrophie bénigne de la prostate : la chirurgie de désobstruction

Climacturie

La climacturie (fuite d'urine à l'orgasme) concerne environ un tiers des hommes après prostatectomie (20 à 93 % selon les études) et est rarement évoquée spontanément : la demander. Mesures simples : vider la vessie avant le rapport, préservatif, dispositif d'occlusion pénienne ; chirurgie possible, évaluée sur de petites séries.364

Informations pratiques à donner

Situations particulières
22 — PERSONNE ÂGÉE, TROUBLES COGNITIFS, EHPAD

Chez la personne âgée, on soigne d'abord ce qui entoure la vessie, et la rééducation marche encore

L'incontinence est fréquente, souvent due à plusieurs causes à la fois, et souvent aggravée par l'hôpital, les médicaments et les protections. Avant de traiter la vessie, on cherche les causes réversibles. La sonde à demeure n'est presque jamais la bonne réponse.

Combien, et pourquoi c'est grave

D'abord les causes transitoires : DIAPPERS

La HAS rappelle cet acronyme anglais des causes transitoires ou réversibles d'incontinence. À passer en revue avant tout traitement de la vessie.366

LettreCauseCe que le généraliste vérifie
DDélire ou état confusionnelUne rétention peut se présenter par une confusion : mesurer le résidu post-mictionnel (section 04).366
IInfection urinaire basseBandelette urinaire (section 07).370
ACarence hormonale (atrophie vulvo-vaginale)Examen vulvaire. Œstrogènes locaux : section 18.
PCauses psychologiques, dont la dépressionHumeur, isolement.366
PPolymédication : anticholinergiques, opiacés, sédatifs, diurétiques…Revue d'ordonnance (section 18).366
EExcès de diurèse : apports, perfusions, diurétiquesHoraire des diurétiques, apports (catalogue, section 06).366
RRestriction de mobilitéContentions, aide à la marche absente, toilettes éloignées ou mal éclairées.366
SConstipation, fécalome (10 % des incontinences des personnes âgées d'après la HAS)Toucher rectal, transit.366

La HAS attribue l'acronyme à « Reisnick 1984 ». L'article original de N. M. Resnick n'a pas été relu ici.

Évaluer sans tout faire

Mictions incitées, mictions programmées : peu de preuves, mais rien de mieux pour les plus dépendants

TechniquePrincipeCe que montrent les essais
Mictions incitées (prompted voiding)Demander régulièrement à la personne si elle veut uriner, l'accompagner, la féliciter quand elle y va.5 essais, 355 personnes âgées : plus de mictions spontanées et moins de fuites à court terme. Aucune donnée à long terme.371
Mictions programmées (timed voiding)Toilettes à heures fixes, pour qui ne peut pas y aller seul.2 essais, 298 participants : données trop rares pour conclure, pour ou contre.372
Rééducation de l'habitude (habit retraining)Horaire calé sur le rythme mictionnel propre de la personne, pour passer avant la fuite.3 essais, 337 participants : pas de différence significative entre groupes. Les soignants ont du mal à tenir les relevés (observance de 61 % dans un essai).373
En pratique (HAS). En cas d'incontinence fonctionnelle, instaurer des mictions programmées. Accompagner aux toilettes, proposer une chaise percée, un siège surélevé, une barre d'appui et un éclairage la nuit. Éviter d'uriner allongé, pour mieux vider la vessie. Impliquer l'entourage.366

La rééducation n'a pas d'âge limite

Médicaments : charge anticholinergique et cognition

Protections, peau, dignité

Sonde à demeure : presque jamais

Indications reconnues d'une sonde urétrale au long cours (NICE) :5

Recommandations françaises sur le sondage intermittent, y compris chez le sujet âgé : AFU, GENULF, SOFMER et SIFUD-PP, 2020.375 Dispositifs : section 16.

Fin de vie. L'objectif devient le confort. Les indications ci-dessus (escarres souillées, détresse liée aux changes) sont précisément celles qui pèsent alors. La sonde redevient une option légitime quand elle soulage, et non par commodité.

Les aidants

Conduite en six lignes.
1. Chercher les causes réversibles (DIAPPERS), dont la rétention et le fécalome.
2. Réduire la charge anticholinergique de l'ordonnance.
3. Rendre les toilettes accessibles, accompagner, programmer les mictions.
4. Proposer la rééducation à toute personne capable d'y participer, quel que soit son âge.
5. Pas de protection ni de sonde « par défaut » ; protéger la peau.
6. Adresser si hématurie, douleur, irradiation, chirurgie pelvienne récente ou résidu persistant.366370
23 — MALADIES NEUROLOGIQUES

Chez le patient neurologique, la vessie peut abîmer les reins sans bruit : vider, surveiller, ne pas laisser monter la pression

La première priorité est le rein, avant la continence. Deux urgences à ne pas manquer : le syndrome de la queue de cheval et la compression médullaire. Chez le blessé médullaire haut, une vessie pleine peut déclencher une poussée hypertensive grave.

Ce qui change par rapport au patient non neurologique

Deux urgences

Syndrome de la queue de cheval : IRM en urgence. Il faut y penser devant une rétention ou une incontinence urinaire ou fécale récente avec lombalgie ou sciatalgie, une anesthésie en selle ou un sphincter anal hypotonique.32 Le syndrome impose une imagerie en urgence et une décompression chirurgicale.31
Les signes d'alerte sont plus spécifiques que sensibles : sensibilité de 19 à 43 %, spécificité de 62 à 88 % selon le signe. Leur absence ne rassure pas, et leur présence justifie un bilan sans délai.32
Un résidu supérieur à 200 mL a une sensibilité de 82 % et une spécificité de 65 %. Il renforce la suspicion, mais ne sert jamais à exclure le diagnostic.377
Compression médullaire chez un patient atteint ou suspect de cancer. Troubles vésicaux ou intestinaux, troubles de la marche, faiblesse d'un membre, perte de sensibilité ou douleur radiculaire, surtout avec une douleur rachidienne nouvelle, nocturne ou qui s'aggrave. Le NICE demande une IRM dans les 24 h.378 Voir aussi les signes d'alerte de la section 02.

Maladie par maladie

MaladieCe que fait la vessieRepère pour le généraliste
Sclérose en plaquesTroubles de la vidange chez 10 % au début, chez 75 % après 10 ans d'évolution. Hyperactivité détrusorienne 43-65 %, dyssynergie vésico-sphinctérienne 35 %, détrusor hypoactif 25 %.368Risque rénal accru avec : durée de la maladie, sonde à demeure, contractions de forte amplitude, pression vésicale élevée permanente. Peut-être aussi : dyssynergie, âge > 50 ans, sexe masculin.379
Maladie de ParkinsonSurtout des troubles du remplissage (hyperactivité).368Un détrusor peu contractile avec un résidu > 150 mL oriente plutôt vers une atrophie multisystématisée.368
AVCIncontinence chez 40 à 60 % des patients admis, 25 % à la sortie, 15 % à 1 an.380 Surtout nycturie, urgenturie, hyperactivité ; 71 à 80 % de récupération spontanée à 6 mois.368Une incontinence qui persiste est de mauvais pronostic.368 Pour les traitements spécifiques après AVC, les preuves sont de faible qualité.380
DémencesHyperactivité vésicale. Incontinence trois fois plus fréquente que sans démence.368Voir section 22.
Hydrocéphalie à pression normaleTriade : troubles de la marche, troubles cognitifs, troubles vésicaux (surtout hyperactivité, chez 76 à 83 % des patients). Touche 0,5 % des plus de 60 ans et jusqu'à 2,9 % des plus de 65 ans.368Décrite en 1965 comme un syndrome « curable ».381 Marche à petits pas, oublis et urgenturie ensemble : y penser et demander un avis neurologique.
Blessé médullaireHyperactivité et dyssynergie (jusqu'à 95 %) ou détrusor hypoactif (jusqu'à 83 %), selon le niveau de la lésion.368Suivi urologique à vie. Si la lésion est au niveau T6 ou au-dessus, risque de dysréflexie autonome (encadré ci-dessous).368
Spina bifidaVessie atteinte chez jusqu'à 96 % des patients ; plus de 50 % sont incontinents.368Risque rénal élevé : suivi spécialisé continu, à vie.376
Diabète (cystopathie)D'abord hyperactivité ± fuites par urgenturie, puis baisse de la sensibilité et détrusor hypoactif.368Chez le diabétique ancien qui urine rarement et « mal », mesurer le résidu.
Rachis lombaire (hernie, canal étroit)Difficulté à uriner et détrusor acontractile chez 26 % dans une série.368Rechercher un syndrome de la queue de cheval (encadré ci-dessus).
Chirurgie pelvienne lourdeRétention chez 50 % après amputation abdomino-périnéale ; 10 à 30 % de troubles de la vidange après exérèse totale du mésorectum.368Résidu après la chirurgie.

Ce qui précède est tiré des tableaux épidémiologiques des recommandations EAU de neuro-urologie (édition 2026), qui citent leurs sources primaires.

Dysréflexie autonome : lésion médullaire au niveau T6 ou au-dessus. Réponse autonome brutale et exagérée, définie par une hausse de la pression systolique qui dépasse de plus de 20 mmHg la valeur habituelle du patient. Elle s'accompagne de céphalée intense, de vision floue, d'anxiété, de sueurs, de chair de poule et de rougeur au-dessus de la lésion, de pâleur et de peau froide en dessous. Potentiellement mortelle. Déclencheurs : vessie ou rectum distendus, sonde (bouchée, coudée), escarre, ongle incarné, activité sexuelle.368
Réflexe : chercher et lever le déclencheur, en vérifiant la vessie en premier. C'est une urgence vitale : si la pression ne baisse pas une fois le déclencheur levé, appeler le 15.368 Beaucoup de blessés médullaires ont un dérivé nitré à la demande : l'association d'un dérivé nitré et d'un inhibiteur de la PDE5 (sildénafil, tadalafil…) est contre-indiquée, dans un sens comme dans l'autre ; demander s'il en a pris un avant de lui donner son dérivé nitré.296368

Principes de traitement (pour comprendre ce que fait le spécialiste)

Ce que le généraliste surveille

QuoiRepère
Haut appareilPatient à haut risque : échographie environ tous les 6 mois, examen clinique et analyse d'urine chaque année. Ailleurs, intervalle à adapter, souvent pas plus de 1 à 2 ans.368
Fonction rénaleCréatinine trompeuse quand la masse musculaire est faible : un DFG calculé sur la cystatine C semble plus fiable.368
BactériurieFréquente sous autosondage (23 à 89 %). Ni dépistage, ni traitement si elle est asymptomatique : la traiter sélectionne des germes résistants sans bénéfice.368
Infection symptomatiqueToujours une infection compliquée : pas de traitement monodose. Les signes peuvent être atypiques : examen microbiologique obligatoire.368
Tout changementFuites nouvelles, infections fébriles répétées, hausse du résidu ou de la créatinine : réadresser au spécialiste.368
24 — GROSSESSE, POST-PARTUM, SPORT

Grossesse et post-partum : des fuites fréquentes, à traiter si elles persistent à 3 mois, et des sportives nullipares concernées aussi

Pendant la grossesse, quatre femmes sur dix ont des fuites, et environ une sur trois l'année suivant l'accouchement. Les recommandations françaises ne prévoient pas de rééducation pour toutes, mais pour celles qui fuient encore à 3 mois. Chez la sportive, avoir des muscles forts ne protège pas des fuites.

Combien

Pendant la grossesse, une fuite continue de liquide clair n'est pas forcément de l'urine. Elle fait évoquer une rupture des membranes, dont le diagnostic est clinique et qui, avant terme, impose une hospitalisation : adresser à la maternité sans attendre.30 Dépister aussi une colonisation urinaire à partir du 4e mois (bandelette, ECBU si elle est positive).74 Pas de médicament de l'urgenturie pendant la grossesse ni l'allaitement (section 18).

Pendant la grossesse : prévenir

Rééducation postnatale : pour qui, quand

SituationRecommandation CNGOF 2015 (publiée en 2016)
Pas de symptômeRééducation non recommandée pour prévenir l'incontinence urinaire ou anale à moyen et long terme (accord professionnel).384
Incontinence urinaire persistant à 3 moisRééducation par contractions des muscles du plancher pelvien recommandée, quel que soit le type de fuite (grade A).384
Incontinence analeRééducation recommandée (grade C).384
Prolapsus, dyspareunieRééducation non recommandée pour les traiter ou les prévenir (grade C).384
En pratique. À la consultation postnatale, demander s'il y a des fuites urinaires ou anales. Fuites persistant à 3 mois : prescrire la rééducation (section 15). Pas de fuite : pas de rééducation systématique.384

Lésions obstétricales du sphincter anal

Sport : la sportive nullipare fuit aussi

Et l'homme jeune ?

Aucune donnée chiffrée retenue ici. En dehors d'une chirurgie prostatique, une incontinence chez un homme jeune est inhabituelle. Elle se traite comme un signe d'appel : chercher une cause neurologique (section 23), une rétention ou un traumatisme (section 02).

Pour le patient
25 — IDÉES REÇUES

Quinze idées reçues sur les fuites urinaires, et ce que disent vraiment les études

Pour chacune : ce qu'on entend, ce que montrent les données, et la source. Une étiquette dit si l'idée est fausse ou en partie vraie.

On entend : « C'est normal avec l'âge, ou après un accouchement : on n'y peut rien. » Faux

En réalité : fréquent ne veut dire ni normal ni sans remède. Dans l'incontinence d'effort, après une rééducation périnéale, 56 % des femmes se disent guéries, contre 6 % sans traitement.9 Après un accouchement, la rééducation est recommandée si les fuites persistent à 3 mois.384 Chez de jeunes Françaises n'ayant jamais accouché, 19 % trouvent normal de perdre quelques gouttes en toussant.395

On entend : « Il faut boire moins. » En partie vrai

En réalité : chez qui boit beaucoup, boire 25 % de moins réduit la fréquence des mictions, l'urgence et la nycturie en cas d'hyperactivité vésicale.187 Boire moins réduit aussi les fuites chez certaines femmes.188 Mais le NICE conseille d'ajuster les boissons quand elles sont trop abondantes ou trop faibles : se déshydrater n'est pas un traitement.5 Voir section 13.

On entend : « Faire le stop-pipi muscle le périnée. » Faux

En réalité : 42 % de jeunes Françaises n'ayant jamais accouché le croient.395 Aucun essai ne l'a validé comme entraînement. Des kinésithérapeutes spécialisés le déconseillent, car la vessie se vide alors mal, ce qui pourrait favoriser les infections : c'est un avis d'expert, sans essai.396 L'entraînement qui a fait ses preuves se fait en dehors des mictions, au moins 8 contractions 3 fois par jour pendant au moins 3 mois.5 Voir section 14.

On entend : « La césarienne protège de l'incontinence. » En partie vrai

En réalité : à long terme, l'incontinence d'effort est plus fréquente quand l'enfant est né par voie basse que par césarienne (OR 1,85 ; environ 8 points de plus en valeur absolue).164 Mais la césarienne ne ramène pas au niveau des femmes sans enfant : 10,1 % de fuites chez les nullipares, 15,9 % après césarienne, 21,0 % après voie basse.163 Elle a aussi un prix pour les grossesses suivantes : placenta praevia (OR 1,74), placenta accreta (OR 2,95), mort fœtale in utero (OR 1,27).397 Le CNGOF recommande de ne pas proposer de césarienne pour prévenir l'incontinence (grade B).387

On entend : « Après 65 ans, la rééducation ne marche plus. » Faux

En réalité : chez des femmes de plus de 65 ans, une rééducation intensive de 20 semaines réduit nettement les fuites d'effort.374 Chez 362 femmes de 60 ans et plus, les fuites baissent de 70 à 74 % à 1 an, en groupe comme en individuel.195 Voir section 22.

On entend : « Les hommes n'ont pas d'incontinence. » Faux

En réalité : dans une enquête nationale américaine, des fuites dans l'année sont rapportées par 11 % des hommes de 60 à 64 ans et 31 % de ceux de 85 ans et plus.398 Causes et traitements propres à l'homme : section 10 et section 21.

On entend : « Une opération règle tout. » Faux

En réalité : les bandelettes sous-urétrales sont efficaces contre les fuites d'effort. Selon les essais, 62 à 98 % des femmes se disent guéries à 1 an, mais seulement 43 à 92 % à plus de 5 ans.20 Elles ne traitent pas l'urgenturie. En cas d'incontinence mixte, le NICE demande de traiter d'abord le symptôme dominant, et de discuter les traitements non chirurgicaux avant d'opérer.5 Voir section 20.

On entend : « Les bandelettes sont interdites en France. » Faux

En réalité : elles sont encadrées, pas interdites. Des arrêtés du 25 avril 2025 encadrent leur pose. La prise en charge de leurs complications graves et leur retrait sont réservés à des établissements listés, jusqu'au 31 janvier 2028 (règles au 05/10/2026).334 Ce qui a été retiré du marché en France (comme aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande), ce sont les implants posés par voie vaginale pour le prolapsus.399 Voir section 20.

On entend : « Le laser vaginal guérit les fuites. » Non démontré

En réalité : quelques essais comparés à un faux traitement montrent une amélioration à 6-12 mois des fuites d'effort légères à modérées : 59 % de succès contre 36 %,400 62,7 % contre 18,2 % dans un essai dont des auteurs sont rémunérés par le fabricant,344 et des résultats proches avec le laser CO₂.401 Les essais sont petits et le recul est court. Le NICE juge les preuves à long terme insuffisantes et réserve le laser à la recherche.402

On entend : « Les protections suffisent. » Faux

En réalité : les protections ne traitent rien. Elles servent en attendant un traitement, en complément, ou une fois les options explorées.5 Utilisées sans raison, elles favorisent même l'incontinence chez la personne âgée.366 Dans quatre pays européens, la moitié des femmes qui fuient utilisent des protections, mais seulement un quart à 40 % ont consulté.3 Voir section 17.

On entend : « Des fuites, c'est forcément une descente d'organes. » Faux

En réalité : dans un échantillon national américain, 15,7 % des femmes ont une incontinence urinaire modérée à sévère, contre 2,9 % un prolapsus symptomatique. La plupart des fuites surviennent sans descente d'organes.403 Mécanismes : section 09.

On entend : « Boire de la canneberge empêche les fuites. » Faux

En réalité : la canneberge a été étudiée contre les infections urinaires, pas contre les fuites. Elle réduit probablement les infections chez les femmes qui en font souvent (RR 0,74), mais peu ou pas chez les personnes âgées en institution (RR 0,93) ni chez la femme enceinte.404

On entend : « Le café n'a aucun effet sur la vessie. » Faux

En réalité : plus de 450 mg de caféine par jour sont associés à un peu plus de fuites hebdomadaires (RR 1,19), surtout par urgenturie (RR 1,34).405 Réduire la caféine a amélioré l'urgence et la fréquence dans un essai,189 mais pas les symptômes dans un autre.188 L'effet est modeste : le NICE recommande d'essayer de réduire la caféine en cas d'hyperactivité vésicale.5

On entend : « Les médicaments de la vessie sont sans risque. » Faux

En réalité : une forte exposition cumulée aux antimuscariniques vésicaux est associée à plus de démences (OR 1,65). C'est une association, pas une preuve de causalité.13 Le NICE demande de tenir compte de la cognition et de la charge anticholinergique totale.5 Voir section 18.

On entend : « Les fuites chez la jeune sportive, c'est rare. » Faux

En réalité : de 5,6 % à 80 % selon le sport, avec un maximum au trampoline.388 80 % de jeunes trampolinistes de haut niveau fuient, malgré des muscles du périnée forts.390 Près d'une femme sur deux ayant des symptômes pelviens a arrêté un sport.391 Voir section 24.

26 — FICHE PATIENT ET EXERCICES

Une feuille à emporter : ce que j'ai, ce que je fais chez moi, quand revenir

À composer en consultation, ou par le patient lui-même : on choisit la situation, la feuille se remplit en mots simples, avec les exercices du périnée expliqués pas à pas (section 14) et les conseils utiles. Elle s'imprime seule, sans le reste de la page.

Ma fiche personnalisée

Préremplie si vous venez de l'outil de la section 01. Chaque case peut être modifiée.
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27 — HISTOIRE, GÉOGRAPHIE, ÉVOLUTION, ÉPONYMES, VIEUX SIGNES

En soixante-quinze ans, on est passé de « remonter la vessie » à « soutenir l'urètre », puis aux limites des implants

Une histoire faite de bonnes idées, d'un excès d'enthousiasme pour les implants, et d'une leçon venue de la neurologie : la pression dans la vessie est dangereuse. Puis la géographie de l'incontinence, quelques hypothèses sur son origine évolutive, les personnes derrière les noms propres, et les gestes qu'on a eu raison d'oublier.

Histoire : les dates qui ont changé la prise en charge

AnnéeQuiQuoi
1948A. H. KegelExercices contre résistance des muscles du périnée, contrôlés par un manomètre vaginal, le périnéomètre.406407
1949V. F. Marshall, A. A. Marchetti, K. E. KrantzCorrection de l'incontinence d'effort par une suspension vésico-urétrale.408
1961J. C. BurchFixation urétro-vaginale au ligament de Cooper (la colposuspension).409
1965R. D. Adams, S. Hakim et coll.Hydrocéphalie à pression normale : une cause d'incontinence, avec troubles de la marche et de la mémoire, présentée comme « curable ».381
1972J. Lapides et coll.Autosondage propre intermittent, sans stérilité stricte.220
1973F. B. Scott, W. E. Bradley, G. W. TimmSphincter artificiel implantable.352
1988E. A. Tanagho, R. A. SchmidtStimulation électrique pour traiter la vessie neurologique : la lignée de travaux de la neuromodulation sacrée actuelle (section 19).410
1990P. E. Petros, U. Ulmsten« Théorie intégrale » : fuites d'effort et urgenturie pourraient venir d'un même défaut, une laxité vaginale ou de ses attaches.122
1994J. O. DeLancey« Hypothèse du hamac » : à la toux, l'urètre est écrasé contre une couche de soutien sous-urétrale. Il n'est pas « dans l'abdomen ».120
1996U. Ulmsten et coll.Bandelette sous-urétrale sans tension (TVT), posée sous anesthésie locale en ambulatoire : 63 femmes guéries sur 75 (84 %) à 2 ans.123
2000B. Schurch et coll.Toxine botulique dans le détrusor de blessés médullaires : 17 patients continents sur 19 à 6 semaines.411
2008FDA (États-Unis)Première alerte sur les implants pelviens synthétiques.412
2019FDA, puis d'autres paysRetrait complet des implants posés par voie vaginale pour le prolapsus.413 Retrait aussi au Royaume-Uni, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en France.399
2025FranceArrêtés encadrant la pose des bandelettes et réservant la prise en charge de leurs complications graves à des centres listés.334 Une prise de position française propose d'abandonner la voie trans-obturatrice (TOT).412

Les articles de 1948 à 1988 n'ont pas de résumé sur PubMed. On n'en cite que ce que disent leur titre et leurs métadonnées. L'article original de Bonney (souvent daté de 1923) n'a pas été retrouvé. Les dispositifs antiques de recueil de l'urine et le papyrus Ebers sont souvent évoqués, mais aucune source primaire lisible n'a été trouvée : on n'en dit donc rien.

Le tournant thérapeutique

Géographie : le chiffre dépend autant de la question posée que du pays

Évolution : pourquoi un plancher pelvien si fragile ?

Hypothèses Tout ce qui suit est débattu. Ce sont des explications proposées, non des faits établis.

Éponymes : qui étaient-ils ?

NomQuiCe qui porte son nom
KegelArnold H. Kegel (États-Unis). Son nom est resté grâce à son appareil, le périnéomètre (années 1940), autant qu'à ses exercices.407Exercices de Kegel : contractions du plancher pelvien (section 14).406
BonneyV. Bonney (article original non retrouvé).Manœuvre de Bonney (voir « vieux signes » ci-dessous).56
Marshall, Marchetti, KrantzV. F. Marshall, A. A. Marchetti, K. E. Krantz.Suspension vésico-urétrale (1949) ; « test de Marshall », proche de celui de Bonney.408
BurchJ. C. Burch.Colposuspension de Burch (1961), l'intervention de comparaison des bandelettes, d'efficacité proche (section 20).409412
CredéCarl Credé (1819-1892), obstétricien, connu pour la prévention de l'ophtalmie du nouveau-né.423Manœuvre de Credé : vidanger la vessie par un appui sus-pubien (abandonnée, voir ci-dessous). Le lien historique entre l'homme et ce geste n'a pas été vérifié ici.
ValsalvaAntonio Maria Valsalva (1666-1723), anatomiste italien.424Manœuvre de Valsalva : poussée abdominale. Geste d'examen courant (section 04), à proscrire pour vider une vessie neurologique.368
LapidesJ. Lapides et coll.Autosondage propre intermittent (1972).220
ScottF. B. Scott.Sphincter urinaire artificiel (1973).352
DeLanceyJ. O. DeLancey.Théorie du hamac (1994).120
Petros, UlmstenP. E. Petros et U. Ulmsten.Théorie intégrale (1990), bandelette TVT (1996).122123
AlcockBenjamin Alcock (1801-?), anatomiste irlandais, élève d'Abraham Colles et premier professeur d'anatomie et de physiologie au Queen's College de Cork. Il démissionne après un conflit lié à l'Anatomy Act de 1832, puis part aux États-Unis.425Canal d'Alcock (canal pudendal), où cheminent le nerf et les vaisseaux pudendaux. Le terme désigne selon les auteurs des endroits différents ; au sens d'Alcock, c'est la portion du nerf comprise dans le fascia de l'obturateur interne.426
DenonvilliersCharles-Pierre Denonvilliers (1808-1872), anatomiste et chirurgien parisien, figure influente de la médecine française du XIXe siècle.427Aponévrose de Denonvilliers (section 08).

L'espace de Retzius n'a pas été retenu : aucune source fiable sur l'origine de cet éponyme n'a été trouvée.

Vieux signes et gestes : ceux qu'on a eu raison d'abandonner, et un qu'on pratique encore

GesteCe que c'étaitPourquoi on l'a abandonné
Expression vésicale (Credé, Valsalva)Vider une vessie neurologique en appuyant au-dessus du pubis ou en poussant avec le ventre.La pression dans la vessie monte, et le sphincter se contracte souvent par réflexe : la vidange reste incomplète et les hautes pressions abîment l'appareil urinaire. L'incontinence d'effort peut s'aggraver. À n'envisager que si un bilan urodynamique montre une pression sans danger.368 Chez 74 paraplégiques qui le pratiquaient depuis plus de 20 ans : résidu > 100 mL chez 93,2 %, hydronéphrose chez 35,1 %, atteinte rénale chez 16,2 %.428 Une rupture du côlon sigmoïde a été rapportée.429
Miction réflexe déclenchée (percussion sus-pubienne)Tapoter le bas-ventre ou une zone cutanée sacrée pour déclencher une contraction réflexe de la vessie.Mictions à haute pression. Peut déclencher une dysréflexie autonome chez les blessés médullaires hauts (lésion au niveau T6 ou au-dessus).368
Test du coton-tige (Q-tip test, 1971)Coton-tige lubrifié introduit dans l'urètre ; on mesure son angle à l'effort. Un angle de 30° ou plus par rapport à l'horizontale signe une hypermobilité urétrale.58430Peu fiable près du seuil : entre 21 et 49°, un test refait concorde seulement dans 57 % des cas.59 Douloureux (EVA 3,15 contre 0,72 pour la simple observation visuelle de la mobilité, que les patientes préfèrent à 83 %).58
Urétrocystographie « à la chaînette »Radiographie avec une chaînette métallique introduite dans l'urètre pour en dessiner l'angle avec la vessie.431Les radiologues ne s'accordent pas sur les repères (19 à 54 % de désaccord ou de non-identification), qui ne distinguent pas l'incontinence d'effort de l'hyperactivité détrusorienne.432
Le vieux signe qu'on pratique encore : la manœuvre de Bonney (ou de Marshall). On soulève le col vésical par voie vaginale pendant que la patiente tousse : si la fuite cesse, le test est dit positif.
Dans les années 1980, les études urodynamiques l'ont jugée invalide, car elle « marche » en écrasant l'urètre plutôt qu'en remontant le col,46 et elle ne distingue pas faiblesse sphinctérienne et instabilité vésicale ; conclusion de l'époque : « à abandonner ».47 Une étude de 1997 suggère plutôt qu'elle reconstitue le hamac sous-urétral, et propose une version standardisée.57
Elle reste pourtant d'usage courant en France. Deux études lui trouvent une valeur prédictive positive de 96,2 à 100 % pour le succès d'une bandelette, mais ce chiffre reste à confirmer.56 Le NICE recommande de ne plus l'utiliser,5 et la revue française conclut qu'elle reste pratiquée sans preuve formelle de sa valeur : la fiche suit le NICE et la déconseille (section 04).
28 — SOURCES

Références & méthode

Comment cette fiche a été faite. Les traités de l'EMC (traité de médecine AKOS, urologie, gynécologie, obstétrique, techniques chirurgicales, neurologie) ont servi de carte vers la littérature : chaque affirmation a été remontée à une source primaire, qui seule est citée (recommandation, essai, revue systématique, texte réglementaire, résumé des caractéristiques du produit). Chaque PMID a été contrôlé sur PubMed (auteur, année, revue, volume et pages) et le résumé relu pour vérifier que le chiffre cité y figure ; les métadonnées affichées ci-dessous sont générées depuis PubMed, pas recopiées à la main. Les textes réglementaires (nomenclature des actes, LPP, code de la santé publique, code de l'action sociale, code de la sécurité sociale, arrêtés, Journal officiel) ont été lus en texte brut, jamais à travers un résumé automatique. Les statuts de commercialisation et de remboursement viennent de la base de données publique des médicaments.

Socle retenu. NICE NG123 (2019) pour la démarche chez la femme, recommandations de l'Association européenne d'urologie (édition 2026) pour la femme, l'homme et la neuro-urologie, AUA/SUFU (2019 pour l'incontinence après prostatectomie, 2024 pour l'hyperactivité vésicale), ANAES 2003 (incontinence de la femme en médecine générale), CNGOF 2015 (post-partum), HAS 2023 (complications des bandelettes) et arrêtés du 25 avril 2025 (pose des bandelettes et prise en charge de leurs complications), terminologie de l'International Continence Society. Revues Cochrane pour l'efficacité de la rééducation, des médicaments, des dispositifs et de la chirurgie.

Ce qui a été corrigé en route. Plusieurs affirmations courantes, y compris dans des chapitres de traité récents, ne résistent pas aux sources : le pessaire est de nouveau remboursé depuis le 4 octobre 2024 ; le mirabégron et le vibégron ne sont pas remboursés ; la duloxétine n'est pas commercialisée en France dans l'incontinence d'effort ; la desmopressine est contre-indiquée dans la nycturie à partir de 65 ans ; la rééducation périnéale se cote 8,5 RAB et non AMK 8,3 ; les mini-bandelettes ne figurent pas dans la liste des dispositifs financés à l'hôpital (liste « intra-GHS »).

Limites. Les données françaises sont surtout transversales et déclaratives ; aucune cohorte française d'incidence ni estimation française du coût n'a été retrouvée. Les seuils du résidu post-mictionnel, de la polyurie nocturne et des scores sont fragiles, et le texte le signale à chaque fois. Plusieurs questionnaires (USP, MHU, Ditrovie) sont décrits sans leurs items, faute d'avoir retrouvé leur source primaire ou leurs conditions de reproduction ; les versions françaises du 3IQ et de l'indice de Sandvik sont des traductions de travail. L'ICIQ-UI SF est protégé : son usage clinique est gratuit sur demande auprès de ses auteurs (iciq.net). Quelques arrêtés n'ont pu être lus que dans leur reproduction officielle (Légifrance refuse les lectures automatisées). Les montants, tarifs et statuts de remboursement sont datés dans le texte et changent. L'annuaire des kinésithérapeutes n'est pas recopié : l'outil de la section 15 ouvre la recherche de l'Association française de rééducation en pelvi-périnéologie (AFRePP), qui ne recense que ses adhérents. Fiche rédigée avec l'aide d'une IA, vérifiée par scripts (références, calculs des outils), pas encore relue par l'auteur.
  1. Bedretdinova D, Fritel X, Panjo H, et al. Prevalence of Female Urinary Incontinence in the General Population According to Different Definitions and Study Designs. Eur Urol. 2016;69(2):256-64. PMID 26259998 · doi:10.1016/j.eururo.2015.07.043Cinq enquêtes françaises (Fecond, Baromètre, GAZEL, NutriNet) : 1,5 à 39 % selon la définition et le recrutement ; 17 % dans les échantillons représentatifs ; environ 5,35 millions de Françaises avec une IU, 1,54 million avec une IU quotidienne.
  2. Shamliyan TA, Wyman JF, Ping R, et al. Male urinary incontinence: prevalence, risk factors, and preventive interventions. Rev Urol. 2009;11(3):145-65. PMID 19918340Revue systématique (126 études) : IU de 21 à 32 % chez l'homme âgé ; associée à l'AVC (OR 1,54), aux infections urinaires (OR 3,49), au diabète (OR 1,36), aux troubles cognitifs, aux maladies prostatiques, à la chirurgie et à la radiothérapie du cancer de la prostate.
  3. Hunskaar S, Lose G, Sykes D, et al. The prevalence of urinary incontinence in women in four European countries. BJU Int. 2004;93(3):324-30. PMID 14764130 · doi:10.1111/j.1464-410x.2003.04609.xEnquête postale dans 4 pays : 35 % de fuites dans les 30 derniers jours ; France 44 % (Espagne 23 %, Allemagne 41 %, Royaume-Uni 42 %) ; un tiers des Françaises incontinentes (33 %) avaient consulté un médecin.
  4. Lasserre A, Pelat C, Guéroult V, et al. Urinary incontinence in French women: prevalence, risk factors, and impact on quality of life. Eur Urol. 2009;56(1):177-83. PMID 19376639 · doi:10.1016/j.eururo.2009.04.0062183 femmes vues un jour donné par 241 généralistes français (2007) : prévalence de l'IU 26,8 % ; 45,2 % effort, 42,1 % mixte, 10,9 % urgenturie ; retentissement sur la qualité de vie pour 51,8 % ; seules 39,7 % avaient demandé de l'aide.
  5. National Institute for Health and Care Excellence (NICE). Urinary incontinence and pelvic organ prolapse in women: management. NICE guideline NG123. Londres : NICE ; 2019 (mise à jour 24 juin 2019). nice.org.ukDiagnostic — Section 1.3 lue le 05/10/2026 : bandelette chez toutes ; résidu par bladder scan si symptômes de vidange ou infections récidivantes ; catalogue ≥ 3 jours (jours travaillés et de repos) ; pas de pad test en routine ; pas d'urodynamique avant une première chirurgie si incontinence d'effort cliniquement démontrée ; ne pas utiliser Q-tip, Bonney, Marshall ni Fluid-Bridge ; pas de cystoscopie ni d'imagerie initiales ; liste des motifs d'avis spécialisé (1.3.20). ‖ Traiter — Lu le 05/10/2026 : rééducation supervisée d'au moins 3 mois en première intention (effort ou mixte), au moins 8 contractions 3 fois par jour (1.4.4-1.4.5) ; ni biofeedback ni électrostimulation en routine, à envisager si la femme ne sait pas contracter (1.4.6-1.4.10) ; rééducation vésicale d'au moins 6 semaines (1.4.11) ; pas de stimulation tibiale transcutanée pour l'hyperactivité vésicale (1.4.14) ; protections et urinals comme stratégie d'attente ou d'appoint, pas comme traitement (1.4.16) ; sondage intermittent et sonde à demeure (1.4.19-1.4.22) ; dispositifs intravaginaux pour un usage occasionnel (1.4.23) ; pessaire retiré au moins tous les 6 mois (1.7.8). ‖ Médicaments — 1.4.25-1.4.40 : bénéfice à attendre après au moins 4 semaines, effets cognitifs à long terme incertains, tenir compte de la charge anticholinergique ; ne pas proposer flavoxate, propanthéline ni imipramine ; pas d'oxybutynine à libération immédiate chez la femme âgée à risque de déclin brutal ; molécule la moins chère d'abord ; bêta-3 si antimuscarinique inadapté ; desmopressine à éviter après 65 ans avec maladie cardiovasculaire ou HTA ; duloxétine ni en 1re ni en routine en 2e ligne ; pas de THM pour l'IU ; œstrogène vaginal si HAV et syndrome génito-urinaire ; revoir à 4 semaines ; adresser après échec. Pas de stimulation tibiale transcutanée ni de TENS sacrée ; toxine 100 U après réunion pluridisciplinaire et si la patiente accepte l'autosondage ; neuromodulation sacrée si échec ou refus de la toxine ; pas de toxine B. Réduction de la caféine. ‖ Chirurgie — Lu le 05/10/2026 : outil d'aide à la décision ; choix entre colposuspension, bandelette autologue et bandelette rétropubienne ; pas de voie transobturatrice sauf circonstances particulières, pas de mini-bandelette hors essai ; agents de comblement si les autres options ne conviennent pas ; sphincter artificiel seulement après échec chirurgical ; contrôle dans les 6 mois avec examen vaginal ; dérivation urinaire en dernier recours avec suivi à vie. ‖ Situations — Rec. 1.4.1-1.4.5 : essayer de réduire la caféine en cas d'hyperactivité vésicale ; ajuster des apports hydriques trop élevés ou trop faibles ; rééducation supervisée d'au moins 3 mois, au moins 8 contractions 3 fois par jour. 1.4.16-1.4.17 : protections jamais comme traitement, revue annuelle. 1.4.19-1.4.22 : indications des sondes au long cours, cystostomie comme alternative. 1.4.26 et 1.4.29 : anticholinergiques, cognition, pas d'oxybutynine à libération immédiate chez les femmes âgées fragiles. 1.3.1-1.3.2 : traiter le symptôme dominant, non chirurgical d'abord. Texte lu le 05/10/2026.
  6. Harding CK, Lapitan MC, Arlandis S, et al. EAU Guidelines on Management of Non-Neurogenic Female Lower Urinary Tract Symptoms. Limited update March 2026. Arnhem : EAU Guidelines Office ; 2026. ISBN 978-94-92671-32-5. uroweb.orgDiagnostic — Chapitre « Diagnosis » lu le 05/10/2026 : motifs d'avis (douleur, hématurie, infections récidivantes, chirurgie ou radiothérapie pelvienne, fuite permanente évoquant une fistule, énurésie récente, maladie neurologique) ; examen avec test à la toux et examen neuro-urologique ciblé ; catalogue ≥ 3 jours ; bandelette ; résidu par échographie, pas de seuil consensuel, rendement mictionnel ; pas d'urodynamique en routine avant traitement d'une incontinence d'effort non compliquée ; pad test d'1 h seuil 1,4 g, de 24 h seuil 4,4 g ; pas d'imagerie en routine. ‖ Chirurgie — Lu le 05/10/2026 (PDF intégral) : décision partagée ; bandelette, colposuspension, bandelette autologue et agents de comblement proposés (recommandations fortes) ; informer que la voie rétropubienne donne de meilleurs résultats à long terme et que l'efficacité à long terme des mini-bandelettes est incertaine ; ne pas proposer le laser vaginal hors étude ; sphincter artificiel et ACT® en centres expérimentés avec risque élevé de complications ; chirurgie de l'incontinence mixte moins efficace ; test de réduction du prolapsus pour l'incontinence masquée ; entérocystoplastie et dérivation en dernier recours.
  7. Brown JS, Bradley CS, Subak LL, et al. The sensitivity and specificity of a simple test to distinguish between urge and stress urinary incontinence. Ann Intern Med. 2006;144(10):715-23. PMID 16702587 · doi:10.7326/0003-4819-144-10-200605160-00005Étude DAISy, 301 femmes de plus de 40 ans. Le questionnaire 3IQ (3 questions, environ 30 secondes) classe l'incontinence par impériosité avec Se 0,75, Sp 0,77, LR+ 3,29, LR− 0,32, et l'incontinence d'effort avec Se 0,86, Sp 0,60, LR+ 2,13, LR− 0,24 (LR− et kappa 0,65 à 0,69 lus dans le texte intégral PMC). Libellé des 3 questions lu sur la figure 1 originale. Le texte intégral donne aussi les catégories de Sandvik (1–2, 3–6, 8–9, 12) et un résidu < 150 mL chez 97,6 % des participantes.
  8. Nager CW, Brubaker L, Litman HJ, et al. A randomized trial of urodynamic testing before stress-incontinence surgery. N Engl J Med. 2012;366(21):1987-97. PMID 22551104 · doi:10.1056/NEJMoa1113595Essai VALUE, 630 femmes à incontinence d'effort non compliquée et démontrée : succès à 1 an 76,9 % avec bilan urodynamique contre 77,2 % avec évaluation clinique seule (non-infériorité). Le critère principal utilisait l'UDI (Urogenital Distress Inventory) et le PGI-I.
  9. Dumoulin C, Cacciari LP, Hay-Smith EJC. Pelvic floor muscle training versus no treatment, or inactive control treatments, for urinary incontinence in women. Cochrane Database Syst Rev. 2018;10(10):CD005654. PMID 30288727 · doi:10.1002/14651858.CD005654.pub4Revue Cochrane (31 essais, 1817 femmes) : entraînement des muscles du plancher pelvien contre absence de traitement. Incontinence d'effort : guérison ressentie 56 % contre 6 % (RR 8,38 ; IC 95 % 3,68-19,07 ; preuve de haute qualité) ; guérison ou amélioration 74 % contre 11 %. Toutes formes d'incontinence : guérison 35 % contre 6 % (RR 5,34), guérison ou amélioration 67 % contre 29 %. Environ un épisode de fuite de moins par 24 h. Effet à long terme non étudié.
  10. Agence européenne des médicaments. Yentreve (duloxétine) — résumé des caractéristiques du produit (annexe I de l'EPAR), version consultée le 05/10/2026. ema.europa.euIndication : IU d'effort modérée à sévère de la femme. 40 mg × 2/j, réévaluer à 2-4 semaines ; efficacité non évaluée au-delà de 3 mois contre placebo ; associer la rééducation ; pas d'utilisation si insuffisance hépatique ou clairance < 30 mL/min ; arrêt progressif sur 1-2 semaines au moins (sevrage).
  11. ANSM, ministère chargé de la santé. Base de données publique des médicaments : fichiers CIS_bdpm, CIS_CIP_bdpm (état de commercialisation et taux de remboursement par présentation), CIS_COMPO_bdpm, CIS_HAS_SMR_bdpm. Téléchargés et interrogés le 05/10/2026 (dernière mise à jour affichée : 29/09/2026). base-donnees-publique.medicaments.gouv.frSource de chaque statut « commercialisé / non commercialisé / absent » et de chaque taux de remboursement cité dans les sections 18-19. Absent de la base = aucune spécialité autorisée en France sous ce nom ou cette substance.
  12. Stoniute A, Madhuvrata P, Still M, et al. Oral anticholinergic drugs versus placebo or no treatment for managing overactive bladder syndrome in adults. Cochrane Database Syst Rev. 2023;5(5):CD003781. PMID 37160401 · doi:10.1002/14651858.CD003781.pub3Revue Cochrane, 104 essais (47 106 personnes), anticholinergiques oraux contre placebo dans l'HAV. Urgences −0,85/24 h et mictions −0,85/24 h (certitude modérée) ; perception d'amélioration RR 1,38 ; bouche sèche RR 3,50 ; rétention urinaire RR 3,52 ; arrêts pour effets indésirables RR 1,37. Bénéfice « important mais modeste », maintien à long terme inconnu.
  13. Coupland CAC, Hill T, Dening T, et al. Anticholinergic Drug Exposure and the Risk of Dementia: A Nested Case-Control Study. JAMA Intern Med. 2019;179(8):1084-1093. PMID 31233095 · doi:10.1001/jamainternmed.2019.0677Cas-témoins niché, QResearch (Angleterre), 58 769 cas de démence et 225 574 témoins de 55 ans et plus. OR ajusté de démence de 1,06 (1-90 doses quotidiennes standardisées cumulées) à 1,49 (> 1095) ; pour les antimuscariniques vésicaux > 1095 doses : OR 1,65 (IC95 % 1,56-1,75). Association, pas preuve de causalité.
  14. HAS, Commission de la transparence. BETMIGA (mirabegron). Réévaluation du service médical rendu (CT-16034). Avis du 11/10/2017. has-sante.frSMR insuffisant, avis défavorable au remboursement. Différence de 0,55 miction/24 h contre placebo (contre environ 1 pour les anticholinergiques chez des patients comparables). Non-infériorité contre solifénacine 5 mg non démontrée (BEYOND, 1870 patients) ; bouche sèche 3,1 % contre 5,8 %. Commercialisé non remboursable depuis le 01/01/2016.
  15. Subak LL, Wing R, West DS, et al. Weight loss to treat urinary incontinence in overweight and obese women. N Engl J Med. 2009;360(5):481-90. PMID 19179316 · doi:10.1056/NEJMoa0806375Essai PRIDE (338 femmes en surpoids/obèses) : perte de poids de 8 % en 6 mois → épisodes d'IU -47 % contre -28 % dans le groupe témoin.
  16. Chabroux G. ; Ministère de la santé. Question écrite n° 11000 (JO Sénat du 19/02/2004, p. 401) et réponse (JO Sénat du 25/03/2004, p. 740). senat.fr« Les protections pour incontinence (couches), quel que soit l'âge du patient, ne font pas actuellement l'objet d'une prise en charge par l'assurance maladie » ; fonds d'action sanitaire et sociale des CPAM ; APA (« achat de changes à usage unique ») ; en établissement, tarif dépendance. Lu le 05/10/2026.
  17. Code de l'action sociale et des familles. Art. L232-1, L232-3, R232-3, R232-4, R232-8, R232-10 et annexe 2-1 (grille AGGIR). Version en vigueur (miroir LEGI du 03/10/2026). legifrance.gouv.frR232-4 : APA pour les GIR 1 à 4. R232-8 : l'APA couvre les dépenses du plan d'aide, dont « aides techniques » et « toute autre dépense concourant à l'autonomie […] définie notamment par le règlement départemental d'aide sociale ». L'annexe 2-1 (formulaire d'évaluation) liste parmi les aides techniques « matériel à usage unique pour incontinence ». R232-10 : plafonds = 1,615 / 1,306 / 0,944 / 0,630 fois la majoration pour tierce personne (GIR 1 à 4). Lu le 05/10/2026.
  18. DILA. Prestation de compensation du handicap (PCH). Service-Public.fr, fiche F14202, vérifiée le 01/07/2026. service-public.gouv.frCharges spécifiques : « À 75 % dans la limite de 100 € par mois » ; charges exceptionnelles : 75 % dans la limite de 6 000 € par période de 10 ans ; taux de prise en charge 100 % si ressources ≤ 31 162,62 € par an, 80 % au-delà ; avant 20 ans, il faut percevoir l'AEEH et avoir droit à un complément. Lu le 05/10/2026.
  19. Assurance maladie. Liste des produits et prestations remboursables, mise à jour du 27-01-2026 (titre I, chapitre 1, section 4 : dispositifs de recueil ou de drainage des urines ; sous-section uro-génitale), complétée par les tarifs de la base TIPS version 904 du 30/09/2026. Paris : Cnam ; 2026. ameli.fr (PDF)Texte brut lu le 05/10/2026. Étuis péniens autoadhésifs (latex ou anallergiques) : indication « incontinence urinaire masculine », prescription par médecin, infirmier ou kinésithérapeute, renouvellement quotidien possible, première délivrance en boîte de 1 ou de 15 ; manchon périgénital ; urinal en caoutchouc (renouvellements seulement, une fois par 12 mois). Sondes de drainage vésical intermittent : prescription par médecin ou infirmier, patient formé avant la sortie de l'établissement, prise en charge « en cas de rétention urinaire » ; pas de quantité maximale. Sondes à demeure : prescription médicale seule, « en l'absence d'alternative », système clos à domicile, latex seulement si moins de 14 jours. Électrostimulateur périnéal à domicile : bilan urodynamique en centre et période probatoire de 6 à 8 semaines ; tarifs TIPS au 01/10/2026 (achat 294,23 €). Historique TIPS : l'ancien code 1196264 « incontinence féminine, pessaire » (10,14 €) a pris fin le 01/09/2019.
  20. Ford AA, Rogerson L, Cody JD, et al. Mid-urethral sling operations for stress urinary incontinence in women. Cochrane Database Syst Rev. 2017;7(7):CD006375. PMID 28756647 · doi:10.1002/14651858.CD006375.pub4Revue Cochrane : 81 essais, 12 113 femmes. Guérison subjective à 1 an similaire entre voie transobturatrice (62-98 %) et rétropubienne (71-97 %) ; au-delà de 5 ans 43-92 % vs 51-88 %. Perforation vésicale 0,6 % vs 4,5 % ; douleurs de l'aine 6,4 % vs 1,3 % ; douleurs sus-pubiennes 0,8 % vs 2,9 % ; exposition vaginale 24 vs 21 pour 1000 ; réintervention à long terme plus fréquente après voie transobturatrice (RR 8,79, faible niveau de preuve).
  21. Ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles. Arrêté du 25 avril 2025 encadrant la pratique des actes d'implantation associés à la pose de bandelettes sous-urétrales destinés au traitement chirurgical de l'incontinence urinaire d'effort chez la femme. JORF du 30/04/2025 (NOR TSSH2512730A). JORFTEXT000051533063Lu en texte intégral le 05/10/2026 (données ouvertes DILA) : établissement listé par l'ARS (≥ 25 actes marqueurs par an dont 2 différents, cystoscope au bloc) ; chirurgien urologue ou gynécologue-obstétricien, ≥ 15 poses supervisées, formation spécifique validée tous les 3 ans ; concertation pluridisciplinaire (au moins un chirurgien urologue et un gynécologue-obstétricien, MPR si besoin) ; fiche unique d'information du ministère, information « par tout moyen permettant d'en rapporter la preuve », y compris sur les signes de complication et la déclaration de matériovigilance par la patiente ; délai de réflexion d'au moins 2 semaines ; document d'identification de l'implant ; consultation dans les 2 mois et à 1 an ; complications graves adressées aux établissements listés, sauf urgence post-opératoire ; registre des CNP ; applicable jusqu'au 31/01/2028 ; abroge l'arrêté du 23/10/2020.
  22. Sandhu JS, Breyer B, Comiter C, et al. Incontinence after Prostate Treatment: AUA/SUFU Guideline. J Urol. 2019;202(2):369-378. PMID 31059663 · doi:10.1097/JU.0000000000000314Recommandation AUA/SUFU sur l'incontinence après traitement de la prostate : chirurgie (sphincter artificiel…) envisageable si incontinence persistante à 1 an ou sévère à 6 mois après prostatectomie.
  23. Glazener C, Boachie C, Buckley B, et al. Urinary incontinence in men after formal one-to-one pelvic-floor muscle training following radical prostatectomy or transurethral resection of the prostate (MAPS): two parallel randomised controlled trials. Lancet. 2011;378(9788):328-37. PMID 21741700 · doi:10.1016/S0140-6736(11)60751-4Essais MAPS (Royaume-Uni) chez des hommes incontinents 6 semaines après prostatectomie radicale (391) ou résection endoscopique (397) : 4 séances individuelles avec un thérapeute sur 3 mois contre soins habituels et conseils. À 12 mois, 76 % contre 77 % encore incontinents après prostatectomie, 65 % contre 62 % après résection : aucune différence, coût plus élevé.
  24. Deffieux X, Vieillefosse S, Billecocq S, et al. [Postpartum pelvic floor muscle training and abdominal rehabilitation: Guidelines]. J Gynecol Obstet Biol Reprod (Paris). 2015;44(10):1141-6. PMID 26530172 · doi:10.1016/j.jgyn.2015.09.023Recommandations du CNGOF 2015 sur la rééducation du post-partum : recommandée quand les fuites durent encore 3 mois après l'accouchement (grade A), au moins 3 séances guidées + exercices à domicile ; bénéfice à 1 an mais pas à 6-12 ans ; rééducation précoce (avant 2 mois) non recommandée (grade C) ; rééducation des femmes sans symptôme pour prévenir : non recommandée (accord d'experts) ; électrostimulation seule non recommandée.
  25. Code de la santé publique. Article R4321-5 (traitements de rééducation sur prescription médicale), version issue du décret n° 2004-802. Texte lu le 05/10/2026 dans l'export LEGI de codes.droit.org. legifrance.gouv.frLe kiné est habilité à la « rééducation périnéo-sphinctérienne dans les domaines urologique, gynécologique et proctologique, y compris du post-partum à compter du quatre-vingt-dixième jour après l'accouchement », et à la rééducation abdominale du post-partum à compter de l'examen postnatal.
  26. Assurance maladie. Maternité : déclaration, prise en charge et feuille de soins. Espace sages-femmes. ameli.fr ; consulté le 05/10/2026. ameli.frTexte brut lu : « les séances de rééducation périnéale après l'accouchement sont prises en charge à 100 % » ; parmi les actes pris en charge à 100 % au titre de l'assurance maternité : « les séances de rééducation abdominale et/ou de rééducation périnéo-sphinctérienne après l'accouchement ». La page ne fixe ni nombre de séances ni délai. La page voisine (suivi de la femme enceinte) précise que la consultation postnatale, faite par un médecin ou par une sage-femme, permet de prescrire la rééducation périnéale et abdominale.
  27. ANAES. Prise en charge de l'incontinence urinaire de la femme en médecine générale. Recommandations pour la pratique clinique, mai 2003. Saint-Denis : ANAES/HAS ; 2003. has-sante.frTexte lu le 05/10/2026 (PDF des recommandations). Question d'entrée « Vous arrive-t-il d'avoir des pertes ou des fuites d'urine ? » ; compter les protections ; catalogue de 2 ou 3 jours, pas forcément consécutifs ; examen en position allongée, vessie semi-pleine ; recherche de fuite à la toux (son absence n'élimine pas le diagnostic ; avant et après réduction d'un prolapsus) ; bandelette ou ECBU ; résidu par échographie seulement avant chirurgie ou anticholinergique ; urodynamique non recommandée avant rééducation ; cystoscopie seulement si tumeur suspectée ; avis spécialisé après 10 à 20 séances inefficaces ou 1 à 2 mois d'anticholinergique inefficace. Recommandation ancienne : son indication d'urodynamique avant toute chirurgie d'effort est contredite depuis par l'essai VALUE et le NICE 2019.
  28. NICE. Lower urinary tract symptoms in men: management. Clinical guideline CG97, 23/05/2010, mis à jour le 03/06/2015. nice.org.uk1.7.1 : sonder immédiatement l'homme en rétention aiguë. 1.4.3-1.4.16 : alpha-bloquant si STUI modérés à sévères ; anticholinergique pour l'HAV ; 5-ARI si prostate > 30 g ou PSA > 1,4 ng/mL et risque de progression ; ajouter un anticholinergique si symptômes de remplissage persistants sous alpha-bloquant ; desmopressine dans la polyurie nocturne avec natrémie 3 jours après la 1re prise (arrêt si natrémie basse) ; inhibiteurs calciques, diurétiques et ISRS peuvent causer une polyurie nocturne ; pas d'inhibiteur de la PDE5 pour les seuls STUI ; revoir alpha-bloquant à 4-6 semaines, anticholinergique toutes les 4-6 semaines jusqu'à stabilité, 5-ARI à 3-6 mois. (Référence CG97 : la demande citait « NG97 ».)
  29. Association française d'urologie. Sphincter artificiel pour le traitement d'une incontinence urinaire masculine après chirurgie prostatique. Fiche info patient, dernière mise à jour novembre 2018. urofrance.org (PDF)Lue le 05/10/2026 : chirurgie envisagée pour des fuites persistant plus de 9 mois ; prothèse désactivée 4 à 6 semaines ; hospitalisation de l'ordre d'une semaine ; carte de porteur ; « si un sondage vésical s'avère nécessaire […], […] » : la fiche exige d'ouvrir puis de désactiver le sphincter, et seulement ensuite de poser la sonde ; IRM possible ; infection ou érosion imposent l'ablation ; guérison complète de l'ordre de 80 %.
  30. Schmitz T, Sentilhes L, Lorthe E, et al. [Preterm premature rupture of membranes: CNGOF Guidelines for clinical practice - Short version]. Gynecol Obstet Fertil Senol. 2018;46(12):998-1003. PMID 30392986 · doi:10.1016/j.gofs.2018.10.016Recommandations du CNGOF 2018 sur la rupture prématurée des membranes avant terme (version courte), résumé lu le 05/10/2026 : diagnostic principalement clinique (consensus professionnel), dosage IGFBP-1 ou PAMG-1 en cas de doute, hospitalisation recommandée.
  31. Hoeritzauer I, Paterson M, Jamjoom AAB, et al. Cauda equina syndrome. Bone Joint J. 2023;105-B(9):1007-1012. PMID 37652459 · doi:10.1302/0301-620X.105B9.BJJ-2022-1343.R1Le syndrome de la queue de cheval impose une imagerie en urgence et une décompression chirurgicale ; les catégories cliniques sont peu reproductibles entre cliniciens.
  32. Dionne N, Adefolarin A, Kunzelman D, et al. What is the diagnostic accuracy of red flags related to cauda equina syndrome (CES), when compared to Magnetic Resonance Imaging (MRI)? A systematic review. Musculoskelet Sci Pract. 2019;42:125-133. PMID 31132655 · doi:10.1016/j.msksp.2019.05.004Revue systématique (7 études, 569 patients) : signes d'alerte du syndrome de la queue de cheval (anesthésie en selle, rétention, incontinence, hypotonie anale…) : sensibilité 19-43 %, spécificité 62-88 % ; plus spécifiques que sensibles.
  33. Sandvik H, Seim A, Vanvik A, et al. A severity index for epidemiological surveys of female urinary incontinence: comparison with 48-hour pad-weighing tests. Neurourol Urodyn. 2000;19(2):137-45. PMID 10679830Version à 4 niveaux : quantité en 3 niveaux, indice 1 à 12 ; pertes moyennes par 24 h : légère 6 g, modérée 23 g, sévère 52 g, très sévère 122 g ; corrélation avec le pad test 0,54.
  34. Klovning A, Avery K, Sandvik H, et al. Comparison of two questionnaires for assessing the severity of urinary incontinence: The ICIQ-UI SF versus the incontinence severity index. Neurourol Urodyn. 2009;28(5):411-5. PMID 19214996 · doi:10.1002/nau.206741 812 femmes (343 incontinentes) : catégories de sévérité de l'ICIQ-UI SF calées sur l'indice de Sandvik : légère 1–5, modérée 6–12, sévère 13–18, très sévère 19–21 (kappa 0,61).
  35. Cornu JN, Elterman D, Hashim H, et al. EAU Guidelines on Non-Neurogenic Male Lower Urinary Tract Symptoms (LUTS). Update March 2026. Arnhem : EAU Guidelines Office ; 2026. ISBN 978-94-92671-32-5. uroweb.orgDiagnostic — Chapitre « Diagnostic evaluation » lu le 05/10/2026 : IPSS 0 / 1–7 / 8–19 / 20–35 ; catalogue ≥ 3 jours, surtout si nycturie ; toucher rectal (corrélation médiocre avec le volume) ; bandelette ; PSA si un diagnostic de cancer changerait la prise en charge, après information ; résidu (seuil 50 mL : VPP 63 %, VPN 52 % pour l'obstruction ; ≥ 350 mL = risque de progression) ; débitmétrie (volume > 150 mL ; Qmax < 10 mL/s : Se 47 %, Sp 70 % ; < 15 mL/s : Se 82 %, Sp 38 %) ; échographie si gros résidu, hématurie ou lithiase ; urodynamique sélective (essai UPSTREAM). ‖ Chirurgie — Lu le 05/10/2026 (PDF intégral) : sphincter artificiel (AMS 800, 3 éléments) recommandé dans l'incontinence d'effort modérée à sévère, en centre expert, nécessité de pouvoir manipuler la pompe ; bandelettes fixes pour l'incontinence légère à modérée, moins efficaces après radiothérapie ou chirurgie transurétrale ; ProACT® à éviter après radiothérapie ; agents de comblement peu efficaces ; incontinence d'effort après HoLEP et RTUP 1,5 % ; duloxétine hors AMM chez l'homme.
  36. Seideman CA, Zhao LC, Hudak SJ, et al. Is prolonged catheterization a risk factor for artificial urinary sphincter cuff erosion? Urology. 2013;82(4):943-6. PMID 24074987 · doi:10.1016/j.urology.2013.06.044200 porteurs de sphincter artificiel : érosion de la manchette chez 12 % ; parmi les 44 hommes sondés de façon prolongée, 39 % d'érosions ; sondage prolongé, radiothérapie et chirurgie de révision sont des facteurs de risque indépendants.
  37. NICE. Suspected cancer: recognition and referral. NICE guideline NG12, 2015, mis à jour le 15/04/2026. nice.org.ukLu le 05/10/2026 : filière cancer de vessie si hématurie visible inexpliquée à ≥ 45 ans (sans infection, ou persistante après traitement), ou hématurie microscopique à ≥ 60 ans avec dysurie ou hyperleucocytose ; avis non urgent à ≥ 60 ans si infections urinaires récidivantes inexpliquées ; filière cancer de prostate si la prostate paraît maligne au toucher rectal ; PSA et toucher rectal à envisager devant des symptômes du bas appareil chez l'homme.
  38. Khandelwal C, Kistler C. Diagnosis of urinary incontinence. Am Fam Physician. 2013;87(8):543-50. PMID 23668444Revue de médecine générale (Am Fam Physician). Texte intégral lu : tableau DIAPPERS repris de Resnick et Yalla (NEJM 1985) ; incontinence réversible si début brutal et durée < 6 semaines ; test à la toux couché puis debout, fuite simultanée = positif, fuite retardée de 5 à 15 s = contraction vésicale ; résidu < 50 mL négatif, 100–200 mL indéterminé (à refaire), > 200 mL évocateur de regorgement ; indications d'avis urologique (résidu > 200 mL, prolapsus extériorisé, protéinurie ou hématurie persistantes, grosse prostate…).
  39. Hashim H, Blanker MH, Drake MJ, et al. International Continence Society (ICS) report on the terminology for nocturia and nocturnal lower urinary tract function. Neurourol Urodyn. 2019;38(2):499-508. PMID 30644584 · doi:10.1002/nau.23917Terminologie ICS de la nycturie (texte intégral lu) : nycturie = nombre de mictions pendant la période principale de sommeil, chacune suivie de sommeil ou de l'intention de dormir ; polyurie des 24 h > 40 mL/kg.
  40. Holroyd-Leduc JM, Tannenbaum C, Thorpe KE, et al. What type of urinary incontinence does this woman have? JAMA. 2008;299(12):1446-56. PMID 18364487 · doi:10.1001/jama.299.12.1446Revue systématique « Rational Clinical Examination » (40 études, JAMA). Chez la femme, les questions simples aident modestement pour l'incontinence d'effort (LR+ 2,2 ; LR− 0,39) et davantage pour l'incontinence par impériosité (LR+ 4,2 ; LR− 0,48). Test d'effort vessie pleine positif : LR+ 3,1 ; négatif : LR− 0,36. Évaluation clinique combinée : LR+ 3,7 / LR− 0,20 (effort), LR+ 2,2 / LR− 0,63 (impériosité). Peu de données chez l'homme. Seul l'abstract a pu être lu : le tableau symptôme par symptôme n'a pas été consulté.
  41. Fritel X, Fauconnier A, Bader G, et al. Diagnosis and management of adult female stress urinary incontinence: guidelines for clinical practice from the French College of Gynaecologists and Obstetricians. Eur J Obstet Gynecol Reprod Biol. 2010;151(1):14-9. PMID 20236751 · doi:10.1016/j.ejogrb.2010.02.041Recommandations du CNGOF : préciser circonstances, fréquence et sévérité des fuites ; test à la toux avant chirurgie ; pas d'urodynamique avant rééducation ; urodynamique avant chirurgie, sauf incontinence d'effort pure avec évaluation complète concordante (questionnaire, test à la toux, catalogue, résidu) ; chez la femme âgée, bandelette, catalogue et résidu avant tout traitement ; rechercher une incontinence masquée avant chirurgie du prolapsus.
  42. Cody JD, Jacobs ML, Richardson K, et al. Oestrogen therapy for urinary incontinence in post-menopausal women. Cochrane Database Syst Rev. 2012;10(10):CD001405. PMID 23076892 · doi:10.1002/14651858.CD001405.pub3Revue Cochrane : œstrogènes systémiques = incontinence aggravée (RR 1,32) ; œstrogènes locaux vaginaux = amélioration possible (RR 0,74), une à deux mictions de moins par 24 h.
  43. Hendrix SL, Cochrane BB, Nygaard IE, et al. Effects of estrogen with and without progestin on urinary incontinence. JAMA. 2005;293(8):935-48. PMID 15728164 · doi:10.1001/jama.293.8.935WHI (27 347 femmes) : les œstrogènes conjugués oraux, avec ou sans progestatif, augmentent l'incidence de l'IU à 1 an (IUE : RR 1,87 et 2,15) et aggravent l'IU existante ; à ne pas prescrire pour prévenir ou traiter l'IU.
  44. Guralnick ML, Fritel X, Tarcan T, et al. ICS Educational Module: Cough stress test in the evaluation of female urinary incontinence: Introducing the ICS-Uniform Cough Stress Test. Neurourol Urodyn. 2018;37(5):1849-1855. PMID 29926966 · doi:10.1002/nau.23519Module éducatif de l'ICS : test à la toux uniformisé (ICS-UCST). Patiente couchée ou en position gynécologique, 200 à 400 mL dans la vessie, 1 à 4 toux vigoureuses, observation directe du méat : fuite simultanée à la toux = test positif.
  45. Frawley H, Shelly B, Morin M, et al. An International Continence Society (ICS) report on the terminology for pelvic floor muscle assessment. Neurourol Urodyn. 2021;40(5):1217-1260. PMID 33844342 · doi:10.1002/nau.24658Terminologie ICS de l'examen des muscles du plancher pelvien (185 définitions). Texte intégral lu : sensibilité S2-S4 ; réflexe bulbocaverneux (pression du clitoris, ou du gland chez l'homme avec un doigt dans le rectum) ; réflexe anal (piqûre péri-anale, réflexe nociceptif, souvent absent chez le sujet âgé et même sans lésion nerveuse) ; mouvement attendu à la contraction : élévation, une descente est anormale.
  46. Bhatia NN, Bergman A. Urodynamic appraisal of the Bonney test in women with stress urinary incontinence. Obstet Gynecol. 1983;62(6):696-9. PMID 6685270Étude urodynamique : la manœuvre de Bonney rétablit la continence en obstruant l'urètre et la jonction urétro-vésicale, et non en repositionnant le col ; les auteurs la jugent invalidée.
  47. Migliorini GD, Glenning PP. Bonney's test--fact or fiction? Br J Obstet Gynaecol. 1987;94(2):157-9. PMID 3828254 · doi:10.1111/j.1471-0528.1987.tb02343.x61 femmes : la manœuvre de Bonney augmente la pression de clôture urétrale (occlusion), ne distingue pas l'insuffisance sphinctérienne de l'instabilité vésicale ; « devrait être abandonnée ».
  48. Bergman A, McCarthy TA, Ballard CA, et al. Role of the Q-tip test in evaluating stress urinary incontinence. J Reprod Med. 1987;32(4):273-5. PMID 3585870105 femmes : Q-tip positif chez plus de 90 % des incontinences d'effort non opérées (Se 90 %), mais aussi chez plus d'un tiers des instabilités vésicales et près de la moitié des troubles de la statique sans incontinence : spécificité faible.
  49. Walters MD, Shields LE. The diagnostic value of history, physical examination, and the Q-tip cotton swab test in women with urinary incontinence. Am J Obstet Gynecol. 1988;159(1):145-9. PMID 3394734 · doi:10.1016/0002-9378(88)90510-8106 femmes : effort + cystocèle + absence d'urgence : VPP 100 % mais sensibilité 10 % pour l'incontinence d'effort urodynamique ; le Q-tip test n'ajoute rien à l'interrogatoire et à l'examen.
  50. Simons AM, Yoong WC, Buckland S, et al. Inadequate repeatability of the one-hour pad test: the need for a new incontinence outcome measure. BJOG. 2001;108(3):315-9. PMID 11281474 · doi:10.1111/j.1471-0528.2001.00069.x56 femmes, deux pad tests d'1 h à une semaine d'intervalle : différences de −44 à +66 g entre les deux tests ; 23 % sèches au premier mais incontinentes au second. Fidélité jugée cliniquement insuffisante.
  51. Bø K, Finckenhagen HB. Vaginal palpation of pelvic floor muscle strength: inter-test reproducibility and comparison between palpation and vaginal squeeze pressure. Acta Obstet Gynecol Scand. 2001;80(10):883-7. PMID 11580731 · doi:10.1034/j.1600-0412.2001.801003.xÉchelle d'Oxford modifiée (6 grades) : accord entre deux kinésithérapeutes kappa 0,37 ; accord exact chez 45 % ; pas de lien avec la pression vaginale mesurée. Indispensable pour apprendre la contraction, pas assez reproductible pour mesurer la force.
  52. Asimakopoulos AD, De Nunzio C, Kocjancic E, et al. Measurement of post-void residual urine. Neurourol Urodyn. 2016;35(1):55-7. PMID 25251215 · doi:10.1002/nau.22671Module ICS : mesurer le résidu peu après la miction, de préférence par échographie plutôt que par sondage ; pas de définition universelle d'un résidu significatif ; > 200–300 mL évoque une dysfonction vésicale marquée ; mauvais prédicteur de rétention aiguë.
  53. Buchsbaum GM, Albushies DT, Guzick DS. Utility of urine reagent strip in screening women with incontinence for urinary tract infection. Int Urogynecol J Pelvic Floor Dysfunct. 2004;15(6):391-3; discussion 393. PMID 15278254 · doi:10.1007/s00192-004-1192-2265 femmes incontinentes : la bandelette urinaire détecte mal l'infection (Se 29 %) mais est très spécifique (Sp 99 %) ; VPP 82 %, VPN 92 %.
  54. Price DM, Noblett K. Comparison of the cough stress test and 24-h pad test in the assessment of stress urinary incontinence. Int Urogynecol J. 2012;23(4):429-33. PMID 22086265 · doi:10.1007/s00192-011-1602-155 femmes à incontinence d'effort prédominante : test à la toux contre urodynamique Se 90 %, Sp 80 %, VPP 98 %, VPN 44 % ; pad test de 24 h Se 60 %, Sp 60 %.
  55. Swift SE, Yoon EA. Test-retest reliability of the cough stress test in the evaluation of urinary incontinence. Obstet Gynecol. 1999;94(1):99-102. PMID 10389726 · doi:10.1016/s0029-7844(99)00314-250 femmes ; test à la toux debout, vessie à 300 mL : même résultat aux deux passages chez 90 % ; positif aux deux passages chez toutes les incontinences d'effort pures.
  56. Quiboeuf E, Fritel X. [Bonney maneuver and its derivatives: History, technique, significance and prognostic value]. Prog Urol. 2020;30(16):1014-1021. PMID 33055002 · doi:10.1016/j.purol.2020.07.002Revue française (10 articles) : la manœuvre de Bonney reste pratiquée en France sans preuve formelle de sa valeur ; deux études rapportent une VPP de 96,2 à 100 % pour le succès de la bandelette sous-urétrale.
  57. Miyazaki FS. The Bonney test: a reassessment. Am J Obstet Gynecol. 1997;177(6):1322-8; discussion 1328-9. PMID 9423731 · doi:10.1016/s0002-9378(97)70071-137 femmes : la manœuvre de Bonney n'agit pas par compression urétrale directe mais en restaurant le hamac vaginal antérieur ; variante standardisée proposée (Miyazaki-Bonney).
  58. Robinson BL, Geller EJ, Parnell BA, et al. Diagnostic accuracy of visual urethral mobility exam versus Q-Tip test: a randomized crossover trial. Am J Obstet Gynecol. 2012;206(6):528.e1-6. PMID 22459346 · doi:10.1016/j.ajog.2012.02.01554 femmes : l'observation visuelle de la mobilité urétrale est une alternative au Q-tip test, nettement moins douloureuse (EVA 0,72 contre 3,15) et préférée par 83 % ; hypermobilité définie par ≥ 30° par rapport à l'horizontale.
  59. Swift S, Barnes D, Herron A, et al. Test-retest reliability of the cotton swab (Q-tip) test in the evaluation of the incontinent female. Int Urogynecol J. 2010;21(8):963-7. PMID 20379698 · doi:10.1007/s00192-010-1135-zFidélité test-retest du Q-tip test (50 femmes) : bonne en moyenne, mais accord de seulement 57 % sur positif/négatif quand l'angle à l'effort est entre 21 et 49° (seuil 30°).
  60. Walters MD, Diaz K. Q-tip test: a study of continent and incontinent women. Obstet Gynecol. 1987;70(2):208-11. PMID 3601284Le Q-tip test mesure la mobilité urétrale, liée au défaut de soutien vaginal antérieur, mais pas au diagnostic urologique : pas de différence entre incontinence d'effort et autres incontinences.
  61. Krhut J, Zachoval R, Smith PP, et al. Pad weight testing in the evaluation of urinary incontinence. Neurourol Urodyn. 2014;33(5):507-10. PMID 23797972 · doi:10.1002/nau.22436Module d'enseignement de l'ICS : seul le pad test d'1 heure est standardisé ; le test d'1 h sert au diagnostic initial, celui de 24 h surtout au suivi du traitement ; examen sous-utilisé.
  62. Krhut J, Martan A, Rosier P, et al. ICS Teaching Module: Pad Weight Testing in the Evaluation of Urinary Incontinence (diaporama). International Continence Society. copie PDFLu le 05/10/2026 (copie hébergée par un tiers ; le module officiel est sur ics.org). Protocole ICS du pad test d'1 h : 0–15 min boire 500 mL sans sel, au repos ; 15–45 min marche avec un étage monté et descendu ; 45–60 min se lever d'une chaise 10 fois, tousser fort 10 fois, courir sur place 1 min, ramasser un objet au sol 5 fois, se laver les mains sous l'eau courante 1 min. Seuils : > 1 g en 1 h, > 4 g en 24 h ; sévérité à 1 h : < 10, 11–50, > 50 mL. Le gain de poids en grammes équivaut aux millilitres perdus.
  63. Costantini E, Lazzeri M, Bini V, et al. Sensitivity and specificity of one-hour pad test as a predictive value for female urinary incontinence. Urol Int. 2008;81(2):153-9. PMID 18758212 · doi:10.1159/000144053158 femmes : le pad test d'1 h ajouté au test à la toux n'améliore pas la prédiction (Se 90 %, Sp 65 %) ; valeur prédictive jugée faible.
  64. Karantanis E, O'Sullivan R, Moore KH. The 24-hour pad test in continent women and men: normal values and cyclical alterations. BJOG. 2003;110(6):567-71. PMID 12798473Femmes continentes : prise de poids médiane de la protection 0,3 g sur 24 h, 95e percentile 1,3 g ; valeurs comparables chez 14 hommes continents.
  65. O'Sullivan R, Karantanis E, Stevermuer TL, et al. Definition of mild, moderate and severe incontinence on the 24-hour pad test. BJOG. 2004;111(8):859-62. PMID 15270937 · doi:10.1111/j.1471-0528.2004.00211.x110 femmes : pad test de 24 h, incontinence légère 1,3 à 20 g, modérée 21 à 74 g, sévère ≥ 75 g.
  66. Karantanis E, Allen W, Stevermuer TL, et al. The repeatability of the 24-hour pad test. Int Urogynecol J Pelvic Floor Dysfunct. 2005;16(1):63-8; discussion 68. PMID 15647965 · doi:10.1007/s00192-004-1199-8108 femmes, 7 pad tests de 24 h consécutifs : un seul pad test de 24 h est très corrélé à la moyenne sur 7 jours (r = 0,881) et suffit pour juger la sévérité.
  67. Nitti VW, Mourtzinos A, Brucker BM. Correlation of patient perception of pad use with objective degree of incontinence measured by pad test in men with post-prostatectomy incontinence: the SUFU Pad Test Study. J Urol. 2014;192(3):836-42. PMID 24650425 · doi:10.1016/j.juro.2014.03.031235 hommes incontinents après prostatectomie : le nombre, la taille et l'état (presque sec, humide, trempé) des protections décrits par le patient reflètent bien le pad test de 24 h.
  68. Malik RD, Cohn JA, Fedunok PA, et al. Assessing variability of the 24-hour pad weight test in men with post-prostatectomy incontinence. Int Braz J Urol. 2016;42(2):327-33. PMID 27256187 · doi:10.1590/S1677-5538.IBJU.2014.050625 hommes après prostatectomie : le pad test de 24 h varie d'un jour à l'autre (écart moyen min–max 133 g), surtout selon le niveau d'activité.
  69. da Silva JB, de Godoi Fernandes JG, Caracciolo BR, et al. Reliability of the PERFECT scheme assessed by unidigital and bidigital vaginal palpation. Int Urogynecol J. 2021;32(12):3199-3207. PMID 33416969 · doi:10.1007/s00192-020-04629-2Fidélité du schéma PERFECT (P = puissance, échelle d'Oxford modifiée ; E = endurance ; R = répétitions ; F = contractions rapides) : inter-examinateurs passable à modérée (kappa pondéré 0,34 à un doigt, 0,57 à deux doigts), répétitions peu fiables.
  70. Sweta K, Godbole A, Prajapati S, et al. Assessment of the effect of Mulabandha yoga therapy in healthy women, stigmatized for pelvic floor dysfunctions: A randomized controlled trial. J Ayurveda Integr Med. 2021;12(3):514-520. PMID 34364737 · doi:10.1016/j.jaim.2021.04.001Essai sur le yoga (50 femmes). Le texte intégral reprend la grille de Laycock : P = échelle d'Oxford modifiée en 6 points (0 aucune contraction, 1 frémissement, 2 faible, 3 modérée, 4 bonne, 5 forte), E = endurance jusqu'à 10 s, R = jusqu'à 10 répétitions, F = contractions rapides jusqu'à 10, ECT = chaque contraction chronométrée. Source primaire (Laycock et Jerwood 2001) non lue.
  71. Gehrich A, Stany MP, Fischer JR, et al. Establishing a mean postvoid residual volume in asymptomatic perimenopausal and postmenopausal women. Obstet Gynecol. 2007;110(4):827-32. PMID 17906016 · doi:10.1097/01.AOG.0000284445.68789.ee96 femmes péri/postménopausées asymptomatiques, échographie dans les 10 min : résidu médian 19 mL (0–145), 15 % > 50 mL, 95 % ≤ 100 mL ; plus élevé après 65 ans.
  72. Manfredini G, Anract J, Barry Delongchamps N. Post-void residual measurement: A comprehensive review of the clinical relevance and precision of bladder scanner devices. Fr J Urol. 2025;35(5):102870. PMID 39983905 · doi:10.1016/j.fjurol.2025.102870Revue (22 études) : pas de différence cliniquement significative entre sondage, échographie conventionnelle et appareil portable (bladder scan) pour mesurer le volume vésical.
  73. Dunsmuir WD, Feneley M, Corry DA, et al. The day-to-day variation (test-retest reliability) of residual urine measurement. Br J Urol. 1996;77(2):192-3. PMID 8800883 · doi:10.1046/j.1464-410x.1996.08524.x40 hommes avec HBP, 6 mesures en 3 mois : grande variabilité du résidu d'une fois à l'autre (étendue 150 à 670 mL chez deux tiers) ; une mesure isolée n'est pas fiable.
  74. Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF). Diagnostic et antibiothérapie des infections urinaires bactériennes communautaires de l'adulte. Mise au point, texte court. Actualisation du 11 décembre 2015. infectiologie.comPDF lu le 05/10/2026 : « Les deux seules situations consensuelles pour le dépistage et le traitement des colonisations urinaires sont : avant une procédure urologique invasive programmée ; grossesse à partir du 4ème mois » ; dépistage par bandelette chez toutes les femmes enceintes du 4e au 9e mois, ECBU si leucocytes ou nitrites positifs. Une version de 2017 (publiée en 2018) existe ; non relue ici.
  75. Sampselle CM, DeLancey JO. The Urine Stream Interruption Test and pelvic muscle function. Nurs Res. 1992;41(2):73-7. PMID 1549522Le test d'interruption du jet (75 femmes) est reproductible (r = 0,83) et corrélé à la force périnéale palpée ; c'est un test, décrit comme tel.
  76. Chesnel C, Charlanes A, Tan E, et al. Influence of the urine stream interruption exercise on micturition. Int J Urol. 2019;26(11):1059-1063. PMID 31522468 · doi:10.1111/iju.1409220 femmes sans trouble urinaire : interrompre le jet à répétition augmente le résidu post-mictionnel (36,7 contre 8,2 mL) et réduit le débit maximal ; à ne pas utiliser comme exercice de rééducation.
  77. Wester C, FitzGerald MP, Brubaker L, et al. Validation of the clinical bulbocavernosus reflex. Neurourol Urodyn. 2003;22(6):589-91; discussion 591-2. PMID 12951668 · doi:10.1002/nau.1014033 femmes : réflexe bulbocaverneux cliniquement absent des deux côtés chez 21 %, alors que le réflexe électrophysiologique est présent chez 91 % ; l'absence clinique a peu de valeur.
  78. Bump RC, Mattiasson A, Bø K, et al. The standardization of terminology of female pelvic organ prolapse and pelvic floor dysfunction. Am J Obstet Gynecol. 1996;175(1):10-7. PMID 8694033 · doi:10.1016/s0002-9378(96)70243-0Système standardisé (ICS, AUGS, SGS) de description, de quantification par sites et de stadification du prolapsus génital (POP-Q).
  79. Nyström E, Sjöström M, Stenlund H, et al. ICIQ symptom and quality of life instruments measure clinically relevant improvements in women with stress urinary incontinence. Neurourol Urodyn. 2015;34(8):747-51. PMID 25154378 · doi:10.1002/nau.22657218 femmes, incontinence d'effort, rééducation : différence minimale importante de l'ICIQ-UI SF = 2,52 points.
  80. Nyström E, Asklund I, Lindam A, et al. Minimum important difference of the ICIQ-UI SF score after self-management of urinary incontinence. BMC Womens Health. 2024;24(1):118. PMID 38355503 · doi:10.1186/s12905-024-02947-x1 733 femmes, autorééducation par application : différence minimale importante 1,46 point (1,33 si incontinence modérée ; 3,58 si sévère ou très sévère) ; non déterminable si incontinence légère. Le texte intégral confirme que le PGI-I a 7 réponses, de « beaucoup mieux » à « beaucoup moins bien ».
  81. ICIQ Group, Bristol Urological Institute. ICIQ-UI Short Form, pages Licences, FAQs et User Agreement. iciq.netConsulté le 05/10/2026. 4 items, score 0–21 (formulaire officiel : fréquence 0–5, quantité 0/2/4/6, retentissement 0–10 ; item 6 non coté) ; version française disponible. Questionnaires protégés par le droit d'auteur : usage clinique de routine gratuit, sur demande via un compte ICIQ ; texte, réponses et cotation à utiliser sans modification ; reproduction limitée à l'usage autorisé ; licence payante pour un usage commercial.
  82. Barry MJ, Fowler FJ Jr, O'Leary MP, et al. The American Urological Association symptom index for benign prostatic hyperplasia. The Measurement Committee of the American Urological Association. J Urol. 1992;148(5):1549-57; discussion 1564. PMID 1279218 · doi:10.1016/s0022-5347(17)36966-5Indice de symptômes de l'AUA, devenu l'IPSS : 7 questions (fréquence, nycturie, jet faible, retard au démarrage, jet haché, vidange incomplète, urgence) ; fidélité test-retest r = 0,92 ; sensible au changement (17,6 à 7,1 après prostatectomie).
  83. Sagnier PP, Richard F, Botto H, et al. [Adaptation and validation in the French language of the International Score of Symptoms of Benign Prostatic Hypertrophy]. Prog Urol. 1994;4(4):532-8; discussion 539-40. PMID 7522745Adaptation culturelle et validation linguistique de l'IPSS en français (100 hommes de 65 à 80 ans).
  84. Wakrim B, Aristide Kaboré F, Sebbani M, et al. [Sensitivity to change of the USP score (Urinary Symptoms Profile) after surgical treatment of benign prostatic hyperplasia (BPH)]. Prog Urol. 2014;24(4):229-33. PMID 24560291 · doi:10.1016/j.purol.2013.11.014Texte intégral : l'USP, développé par l'Association française d'urologie, comporte 13 questions réparties en 3 domaines, chacun avec son propre score : effort (jusqu'à 9 points), hyperactivité vésicale (jusqu'à 21), dysurie (jusqu'à 9).
  85. Haab F, Richard F, Amarenco G, et al. Comprehensive evaluation of bladder and urethral dysfunction symptoms: development and psychometric validation of the Urinary Symptom Profile (USP) questionnaire. Urology. 2008;71(4):646-56. PMID 18313122 · doi:10.1016/j.urology.2007.11.100Urinary Symptom Profile (USP), questionnaire français pour hommes et femmes : 13 items en 3 dimensions (effort, hyperactivité vésicale, dysurie) ; reproductibilité 0,84–0,91 ; aide au repérage et au diagnostic différentiel.
  86. Marquis P, Amarenco G, Sapède C, et al. [Elaboration and validation of a specific quality of life questionnaire for urination urgency in women]. Prog Urol. 1997;7(1):56-63. PMID 9116740Développement de Ditrovie, questionnaire de qualité de vie spécifique de l'impériosité chez la femme, à partir d'une échelle préexistante (Mesure du handicap urinaire, MHU) : 24 items en 5 dimensions ; alpha > 0,70, reproductibilité > 0,80.
  87. Amarenco G, Arnould B, Carita P, et al. European psychometric validation of the CONTILIFE: a Quality of Life questionnaire for urinary incontinence. Eur Urol. 2003;43(4):391-404. PMID 12667721 · doi:10.1016/s0302-2838(03)00054-xContilife, questionnaire de qualité de vie pour l'incontinence d'effort, validé en 5 langues dont le français (505 femmes) ; sensible au changement sauf pour sexualité et bien-être.
  88. Yalcin I, Bump RC. Validation of two global impression questionnaires for incontinence. Am J Obstet Gynecol. 2003;189(1):98-101. PMID 12861145 · doi:10.1067/mob.2003.379Validation de deux questions globales chez 1 133 femmes : PGI-S (sévérité actuelle) et PGI-I (amélioration après traitement), corrélées au nombre de fuites, au pad test et à la qualité de vie.
  89. Avery K, Donovan J, Peters TJ, et al. ICIQ: a brief and robust measure for evaluating the symptoms and impact of urinary incontinence. Neurourol Urodyn. 2004;23(4):322-30. PMID 15227649 · doi:10.1002/nau.20041Développement et validation de l'ICIQ (UI Short Form) : 3 items cotés + 1 item d'auto-diagnostic non coté ; alpha de Cronbach 0,95 ; sensible au changement après chirurgie et traitement conservateur.
  90. Nipa SI, Cooper D, Mostafa A, et al. Novel clinically meaningful scores for the ICIQ-UI-SF and ICIQ-FLUTS questionnaires in women with stress incontinence. Int Urogynecol J. 2023;34(12):3033-3040. PMID 37819367 · doi:10.1007/s00192-023-05657-4Essais SIMS et OPAL : changement de l'ICIQ-UI SF associé à un succès ressenti : 4,0 à 4,6 points après traitement conservateur, 4,9 à 5,0 points après chirurgie.
  91. Sandvik H, Hunskaar S, Seim A, et al. Validation of a severity index in female urinary incontinence and its implementation in an epidemiological survey. J Epidemiol Community Health. 1993;47(6):497-9. PMID 8120507 · doi:10.1136/jech.47.6.497Indice de sévérité de Sandvik : fréquence (4 niveaux) × quantité (2 niveaux) ; 1–2 légère, 3–4 modérée, 6–8 sévère ; validé contre un pad test de 48 h. Libellé des 2 questions lu sur le tableau I de l'article (scan PMC).
  92. Huebner M, Ma W, Harding S. Sport-related risk factors for moderate or severe urinary incontinence in master female weightlifters: A cross-sectional study. PLoS One. 2022;17(11):e0278376. PMID 36449558 · doi:10.1371/journal.pone.0278376Enquête chez 824 haltérophiles. Le texte intégral reproduit les réponses de l'ISI à 4 niveaux : fréquence « moins d'une fois par mois / quelques fois par mois / quelques fois par semaine / tous les jours ou nuits », quantité « quelques gouttes / petits jets / davantage ».
  93. Sandvik H, Espuna M, Hunskaar S. Validity of the incontinence severity index: comparison with pad-weighing tests. Int Urogynecol J Pelvic Floor Dysfunct. 2006;17(5):520-4. PMID 16547687 · doi:10.1007/s00192-005-0060-zValidation de l'indice de sévérité (ISI) contre le pad test de 24 h (303 femmes) : 7 g, 39 g, 102 g et 200 g par 24 h selon la sévérité ; corrélation 0,58.
  94. Ruffion A, Marionneau N, Taïeb C, et al. [Comparison of the response to I-PSS according to the mode of administration of the questionnaire: by the doctor or self-assessment by the patient]. Prog Urol. 2005;15(6):1080-4. PMID 16429656388 hommes : quand le médecin remplit l'IPSS lui-même, il surestime le score de 1,3 point en moyenne (≥ 3 points chez 42 %) : faire remplir par le patient.
  95. van Leijsen SAL, Kluivers KB, Mol BWJ, et al. Value of urodynamics before stress urinary incontinence surgery: a randomized controlled trial. Obstet Gynecol. 2013;121(5):999-1008. PMID 23635736 · doi:10.1097/AOG.0b013e31828c68e3Essai néerlandais (VUSIS-II) : 578 femmes évaluées, 268 avec discordance entre urodynamique et clinique, 126 randomisées ; en cas de discordance entre urodynamique et clinique, la bandelette d'emblée n'est pas inférieure au traitement guidé par l'urodynamique (amélioration de l'UDI 44 contre 39 points).
  96. Bright E, Cotterill N, Drake M, et al. Developing and validating the International Consultation on Incontinence Questionnaire bladder diary. Eur Urol. 2014;66(2):294-300. PMID 24647230 · doi:10.1016/j.eururo.2014.02.057Validation du catalogue ICIQ (ICIQ-Bladder Diary) sur 264 patients ; enregistrement de l'urgence peu concordant avec les autres mesures.
  97. Groutz A, Blaivas JG, Chaikin DC, et al. Noninvasive outcome measures of urinary incontinence and lower urinary tract symptoms: a multicenter study of micturition diary and pad tests. J Urol. 2000;164(3 Pt 1):698-701. PMID 10953128 · doi:10.1097/00005392-200009010-00019106 patients : le catalogue de 24 h est fiable pour le nombre de fuites ; 48 et 72 h améliorent la fiabilité (coefficient de concordance 0,86 pour les fuites à 72 h) mais l'observance baisse.
  98. Brown JS, McNaughton KS, Wyman JF, et al. Measurement characteristics of a voiding diary for use by men and women with overactive bladder. Urology. 2003;61(4):802-9. PMID 12670569 · doi:10.1016/s0090-4295(02)02505-0154 hommes et femmes avec impériosité : catalogue de 7 jours fiable (CCI 0,81–0,86) ; 3 ou 4 jours donnent presque la même fiabilité (0,79–0,84).
  99. Locher JL, Goode PS, Roth DL, et al. Reliability assessment of the bladder diary for urinary incontinence in older women. J Gerontol A Biol Sci Med Sci. 2001;56(1):M32-5. PMID 11193230 · doi:10.1093/gerona/56.1.m32214 femmes : 5 jours (impériosité) à 7 jours (effort) de catalogue sont nécessaires pour une cohérence interne de 0,90 sur le nombre de fuites.
  100. Bright E, Drake MJ, Abrams P. Urinary diaries: evidence for the development and validation of diary content, format, and duration. Neurourol Urodyn. 2011;30(3):348-52. PMID 21284023 · doi:10.1002/nau.20994Revue de la littérature sur les catalogues mictionnels : aucun n'avait été pleinement validé en 2011.
  101. Park S, Kang W, Lee DG, et al. Is it effective to do mathematical analysis for the etiology of nocturia using the nocturia indices derived from the frequency volume chart?: A retrospective observational study. Medicine (Baltimore). 2025;104(19):e42222. PMID 40355222 · doi:10.1097/MD.0000000000042222253 patients : les index de nycturie varient d'un jour à l'autre (catégories stables chez 16,6 % seulement) ; le volume maximal est plus élevé sur ≥ 3 jours que sur 1 jour. Texte intégral : Ni = volume nocturne / volume maximal, PNV = Ni − 1, NBCi = nombre réel de mictions nocturnes − PNV. Ces calculs n'aident pas à choisir le traitement.
  102. Weiss JP, Blaivas JG. Nocturia. J Urol. 2000;163(1):5-12. PMID 10604303Revue : la nycturie relève d'une polyurie nocturne et/ou d'une capacité vésicale nocturne diminuée ; la distinction se fait par l'analyse arithmétique d'un catalogue mictionnel de 24 h.
  103. Abdel-Fattah M, Chapple C, Cooper D, et al. Invasive urodynamic investigations in the management of women with refractory overactive bladder symptoms (FUTURE) in the UK: a multicentre, superiority, parallel, open-label, randomised controlled trial. Lancet. 2025;405(10484):1057-1068. PMID 40132616 · doi:10.1016/S0140-6736(24)01886-5Essai FUTURE, 1 099 femmes avec hyperactivité vésicale réfractaire : ajouter l'urodynamique à l'évaluation clinique complète n'améliore pas le succès ressenti (23,6 % contre 22,7 %) et n'est pas coût-efficace.
  104. Clement KD, Lapitan MC, Omar MI, et al. Urodynamic studies for management of urinary incontinence in children and adults. Cochrane Database Syst Rev. 2013;2013(10):CD003195. PMID 24166676 · doi:10.1002/14651858.CD003195.pub3Revue Cochrane (8 essais, 1 036 femmes) : l'urodynamique change la décision (17 % contre 3 %) mais pas le résultat : 37 % contre 36 % d'incontinence persistante.
  105. Andersson KE, Arner A. Urinary bladder contraction and relaxation: physiology and pathophysiology. Physiol Rev. 2004;84(3):935-86. PMID 15269341 · doi:10.1152/physrev.00038.2003Revue : le détrusor, muscle lisse principal de la paroi vésicale, se contracte sur un grand intervalle de longueur et se relâche ; nombreux récepteurs et voies de signalisation.
  106. Ashton-Miller JA, DeLancey JO. Functional anatomy of the female pelvic floor. Ann N Y Acad Sci. 2007;1101:266-96. PMID 17416924 · doi:10.1196/annals.1389.034Revue d'anatomie fonctionnelle : mécanismes sphinctériens + hamac sous-urétral ; l'élévateur ferme le hiatus urogénital au repos et est recruté à l'effort ; perte de fibres du sphincter strié avec l'âge et la parité ; modèles : étirement de l'élévateur jusqu'à 3,3 fois et du nerf pudendal jusqu'à 33 % à l'accouchement.
  107. Koraitim MM. The male urethral sphincter complex revisited: an anatomical concept and its physiological correlate. J Urol. 2008;179(5):1683-9. PMID 18343449 · doi:10.1016/j.juro.2008.01.010Revue : le complexe sphinctérien masculin = lissosphincter interne (lisse, surtout au col, continence de repos) + rhabdosphincter externe (strié, surtout autour de l'urètre membraneux, continence active à l'effort et propulsion du sperme), du col à la membrane périnéale.
  108. Pomian A, Majkusiak W, Kociszewski J, et al. Demographic features of female urethra length. Neurourol Urodyn. 2018;37(5):1751-1756. PMID 29427320 · doi:10.1002/nau.23509Échographie de 927 femmes : urètre de 19 à 45 mm ; plus long chez les obèses, plus court avec le nombre d'accouchements vaginaux.
  109. DeLancey JO. Correlative study of paraurethral anatomy. Obstet Gynecol. 1986;68(1):91-7. PMID 3725263Repérage le long de l'urètre féminin : intramural 0-15 % de la longueur ; urètre moyen 20-60 % (sphincter strié, ligaments pubo-urétraux postérieurs, attaches vagino-lévatoriennes) ; compresseur de l'urètre et sphincter urétro-vaginal 54-76 % ; urètre distal 79-100 %.
  110. Umek WH, Kearney R, Morgan DM, et al. The axial location of structural regions in the urethra: a magnetic resonance study in nulliparous women. Obstet Gynecol. 2003;102(5 Pt 1):1039-45. PMID 14672484 · doi:10.1016/j.obstetgynecol.2003.04.001IRM de 78 nullipares continentes : sphincter strié vu de 5 à 25 mm sous la base vésicale ; urètre musculaire long de 20 à 35 mm (moyenne 24 mm).
  111. Wallner C, Dabhoiwala NF, DeRuiter MC, et al. The anatomical components of urinary continence. Eur Urol. 2009;55(4):932-43. PMID 18755535 · doi:10.1016/j.eururo.2008.08.032Coupes sériées fœtales et adultes : le sphincter strié de l'urètre n'a pas d'attache osseuse ; chez la femme il est ancré à l'élévateur de l'anus par une connexion tendineuse (contraction simultanée = coudure qui ferme l'urètre moyen) ; cette attache est absente chez l'homme.
  112. Rud T, Andersson KE, Asmussen M, et al. Factors maintaining the intraurethral pressure in women. Invest Urol. 1980;17(4):343-7. PMID 71886945 femmes continentes (curarisation, clampage artériel) : un tiers de la pression intra-urétrale de repos vient du muscle strié, un tiers du plexus vasculaire, un tiers du muscle lisse et du tissu conjonctif. Très petit effectif, 1980.
  113. Perucchini D, DeLancey JO, Ashton-Miller JA, et al. Age effects on urethral striated muscle. I. Changes in number and diameter of striated muscle fibers in the ventral urethra. Am J Obstet Gynecol. 2002;186(3):351-5. PMID 11904590 · doi:10.1067/mob.2002.12108925 urètres de cadavres féminins (15-80 ans) : perte moyenne de 364 fibres striées par an (2 %/an) dans la paroi ventrale de l'urètre.
  114. Strasser H, Tiefenthaler M, Steinlechner M, et al. Age dependent apoptosis and loss of rhabdosphincter cells. J Urol. 2000;164(5):1781-5. PMID 1102576923 cadavres (5 semaines à 92 ans) : apoptose croissante avec l'âge ; le rhabdosphincter contient 87,6 % de cellules musculaires striées chez le nouveau-né contre 34,2 % chez une femme de 91 ans.
  115. Heesakkers J, Farag F, Bauer RM, et al. Pathophysiology and Contributing Factors in Postprostatectomy Incontinence: A Review. Eur Urol. 2017;71(6):936-944. PMID 27720536 · doi:10.1016/j.eururo.2016.09.031Revue (128 publications) : facteurs d'incontinence après prostatectomie radicale = âge, IMC, SBAU préexistants, urètre membraneux court, fibrose, sténose anastomotique, lésion des bandelettes neurovasculaires, dissection étendue ; préservation du col et fixation antérieure associées à une meilleure continence.
  116. Walz J, Epstein JI, Ganzer R, et al. A Critical Analysis of the Current Knowledge of Surgical Anatomy of the Prostate Related to Optimisation of Cancer Control and Preservation of Continence and Erection in Candidates for Radical Prostatectomy: An Update. Eur Urol. 2016;70(2):301-11. PMID 26850969 · doi:10.1016/j.eururo.2016.01.026Revue d'anatomie chirurgicale de la prostate : jusqu'à 40 % de la surface du sphincter est recouverte latéralement par le complexe veineux dorsal ; le fascia de Denonvilliers est fusionné à la base de la prostate en arrière ; la forme de l'apex conditionne la longueur de sphincter préservable.
  117. D'Ancona C, Haylen B, Oelke M, et al. The International Continence Society (ICS) report on the terminology for adult male lower urinary tract and pelvic floor symptoms and dysfunction. Neurourol Urodyn. 2019;38(2):433-477. PMID 30681183 · doi:10.1002/nau.23897Terminologie ICS de l'homme (texte intégral lu) : définitions de l'IUE, IUU, IUM, énurésie, incontinence continue, insensible, posturale, liée au handicap, par regorgement, à l'excitation sexuelle, climacturie, incontinence post-mictionnelle ; compliance normale > 40 mL/cmH2O (non neurogène) ; chez l'homme, pas d'hypermobilité urétrale significative (sauf peut-être après prostatectomie) : l'IUE masculine relève d'une insuffisance sphinctérienne ; prévalences masculines par âge citées en notes.
  118. Kearney R, Sawhney R, DeLancey JO. Levator ani muscle anatomy evaluated by origin-insertion pairs. Obstet Gynecol. 2004;104(1):168-73. PMID 15229017 · doi:10.1097/01.AOG.0000128906.61529.6bRevue de la terminologie de l'élévateur de l'anus : 5 paires origine-insertion ; termes recommandés : pubo-périnéal, pubo-vaginal, pubo-anal (= muscle pubo-viscéral, ex-« pubo-coccygien »), pubo-rectal, ilio-coccygien.
  119. Larson KA, Yousuf A, Lewicky-Gaupp C, et al. Perineal body anatomy in living women: 3-dimensional analysis using thin-slice magnetic resonance imaging. Am J Obstet Gynecol. 2010;203(5):494.e15-21. PMID 21055513 · doi:10.1016/j.ajog.2010.06.008IRM fine chez 11 femmes : le centre tendineux du périnée a 3 régions (superficielle, moyenne, profonde au niveau de l'urètre moyen et du pubo-rectal).
  120. DeLancey JO. Structural support of the urethra as it relates to stress urinary incontinence: the hammock hypothesis. Am J Obstet Gynecol. 1994;170(6):1713-20; discussion 1720-3. PMID 8203431 · doi:10.1016/s0002-9378(94)70346-9Dissection de 61 cadavres : l'urètre repose sur une couche de soutien (fascia endopelvien + paroi vaginale antérieure) tenue de chaque côté par l'arc tendineux du fascia pelvien, ainsi que par l'élévateur de l'anus ; à la toux, l'urètre est comprimé contre ce « hamac » plutôt que d'être « intra-abdominal ».
  121. DeLancey JO, Trowbridge ER, Miller JM, et al. Stress urinary incontinence: relative importance of urethral support and urethral closure pressure. J Urol. 2008;179(6):2286-90; discussion 2290. PMID 18423707 · doi:10.1016/j.juro.2008.01.098Étude cas-témoins RISE (103 IUE / 108 témoins) : pression de clôture urétrale maximale 42 % plus basse chez les cas ; seule, elle classe correctement 50 % des cas ; les paramètres de soutien n'ajoutent que 11 % : la clôture compte plus que le soutien.
  122. Petros PE, Ulmsten UI. An integral theory of female urinary incontinence. Experimental and clinical considerations. Acta Obstet Gynecol Scand Suppl. 1990;153:7-31. PMID 2093278 · doi:10.1111/j.1600-0412.1990.tb08027.xArticle de théorie (pas d'essai) : une même laxité vaginale (paroi, ligaments, muscles) expliquerait à la fois l'incontinence d'effort et l'urgenturie (récepteurs d'étirement du col).
  123. Ulmsten U, Henriksson L, Johnson P, et al. An ambulatory surgical procedure under local anesthesia for treatment of female urinary incontinence. Int Urogynecol J Pelvic Floor Dysfunct. 1996;7(2):81-5; discussion 85-6. PMID 8798092 · doi:10.1007/BF01902378Première série de « slingplasty » intravaginale sous anesthésie locale (75 femmes, IUE urodynamique) : 84 % guéries, 8 % améliorées à 2 ans. Série non comparative.
  124. Falah-Hassani K, Reeves J, Shiri R, et al. The pathophysiology of stress urinary incontinence: a systematic review and meta-analysis. Int Urogynecol J. 2021;32(3):501-552. PMID 33416968 · doi:10.1007/s00192-020-04622-9Revue systématique (84 études, 24 méta-analysées) : physiopathologie multifactorielle de l'IUE ; preuves fortes d'incompétence du col et de l'urètre (pression de clôture, longueur fonctionnelle), preuves plus faibles pour le soutien et l'élévateur ; biais de sélection modérés à élevés.
  125. Fowler CJ, Griffiths D, de Groat WC. The neural control of micturition. Nat Rev Neurosci. 2008;9(6):453-66. PMID 18490916 · doi:10.1038/nrn2401Revue (texte intégral lu, PMC2897743) : sympathique T11-L2 (nerf hypogastrique, noradrénaline : β3 relâche le détrusor, α1 contracte le muscle lisse urétral) ; parasympathique S2-S4 (nerfs pelviens, acétylcholine sur M3 : contraction) ; somatique S2-S4 noyau d'Onuf (nerf pudendal, récepteurs nicotiniques du sphincter strié) ; afférences Aδ (remplissage) et C « silencieuses » ; réflexe de garde ; centre pontique de la miction, substance grise périaqueducale, cortex préfrontal (suppression tonique), insula ; lésions suprapontines → hyperactivité détrusorienne.
  126. Robert R, Prat-Pradal D, Labat JJ, et al. Anatomic basis of chronic perineal pain: role of the pudendal nerve. Surg Radiol Anat. 1998;20(2):93-8. PMID 9658526 · doi:10.1007/BF01628908Anatomie du nerf pudendal : trois zones de conflit possibles (pince entre ligaments sacro-tubéral et sacro-épineux, canal d'Alcock, processus falciforme du ligament sacro-tubéral).
  127. Fitzgerald MP, Stablein U, Brubaker L. Urinary habits among asymptomatic women. Am J Obstet Gynecol. 2002;187(5):1384-8. PMID 12439535 · doi:10.1067/mob.2002.126865300 femmes sans SBAU : médiane de 8 mictions/24 h ; 95 % en font moins de 13 ; mictions nocturnes chez 44 %.
  128. van Haarst EP, Heldeweg EA, Newling DW, et al. The 24-h frequency-volume chart in adults reporting no voiding complaints: defining reference values and analysing variables. BJU Int. 2004;93(9):1257-61. PMID 15180618 · doi:10.1111/j.1464-4096.2004.04821.xCatalogues de 24 h chez 1152 adultes sans plainte : fréquence moyenne de 6,0 à 8,5/24 h chez l'homme (20-29 ans → >70 ans), de 6,9 à 8,2 puis 7,8 chez la femme ; nycturie moyenne 0,5 → 1,6 (homme), 0,7 → 1,4 (femme) ; volume moyen par miction 313 → 209 mL (homme), 274 → 240 mL (femme) ; diurèse ≈ 1,7 L/24 h.
  129. Drake MJ. Fundamentals of terminology in lower urinary tract function. Neurourol Urodyn. 2018;37(S6):S13-S19. PMID 30614063 · doi:10.1002/nau.23768Module ICS (texte intégral lu, compilation ICS Standards 2023) : définitions de l'IUE, l'IUU, l'IUM, de l'hyperactivité vésicale (urgenturie avec ou sans IUU, habituellement avec pollakiurie et nycturie, sans infection ni autre pathologie évidente) ; pas de seuil minimal de fréquence ; incontinence extra-urétrale.
  130. Tikkinen KA, Johnson TM 2nd, Tammela TL, et al. Nocturia frequency, bother, and quality of life: how often is too often? A population-based study in Finland. Eur Urol. 2010;57(3):488-96. PMID 19361907 · doi:10.1016/j.eururo.2009.03.080Enquête finlandaise (6000 tirés au sort) : une miction nocturne ne gêne pas ; à partir de deux, gêne et baisse de la qualité de vie mesurables.
  131. Pfisterer MH, Griffiths DJ, Schaefer W, et al. The effect of age on lower urinary tract function: a study in women. J Am Geriatr Soc. 2006;54(3):405-12. PMID 16551306 · doi:10.1111/j.1532-5415.2005.00613.x85 femmes de 22 à 90 ans : pression de clôture urétrale, force de contraction du détrusor, débit et sensation vésicale baissent avec l'âge ; la capacité ne baisse pas (moyenne 522 mL dans le groupe le plus âgé) ; moins d'une miction nocturne en moyenne dans tous les groupes.
  132. Abrams P, Andersson KE, Buccafusco JJ, et al. Muscarinic receptors: their distribution and function in body systems, and the implications for treating overactive bladder. Br J Pharmacol. 2006;148(5):565-78. PMID 16751797 · doi:10.1038/sj.bjp.0706780Revue : les récepteurs muscariniques M3 sont les principaux responsables de la contraction du détrusor ; rôle possible des M2 ; récepteurs aussi dans l'urothélium et les afférences ; le blocage des récepteurs d'autres organes explique les effets indésirables des antimuscariniques.
  133. Constantinou CE, Govan DE. Spatial distribution and timing of transmitted and reflexly generated urethral pressures in healthy women. J Urol. 1982;127(5):964-9. PMID 7201031 · doi:10.1016/s0022-5347(17)54148-811 jeunes femmes : à la toux, la pression urétrale (tiers distal) monte 240 ± 30 ms AVANT la pression vésicale, avec un rapport urètre/vessie de 1,5 à 1,7 : contraction réflexe rapide.
  134. Trowbridge ER, Wei JT, Fenner DE, et al. Effects of aging on lower urinary tract and pelvic floor function in nulliparous women. Obstet Gynecol. 2007;109(3):715-20. PMID 17329525 · doi:10.1097/01.AOG.0000257074.98122.6982 nullipares de 21 à 70 ans : la pression de clôture urétrale maximale baisse de 15 cmH2O par décennie (40 % de la valeur jeune chez les plus âgées), sans changement du soutien ni de la force de l'élévateur.
  135. Hillary CJ, Osman NI, Hilton P, et al. The Aetiology, Treatment, and Outcome of Urogenital Fistulae Managed in Well- and Low-resourced Countries: A Systematic Review. Eur Urol. 2016;70(3):478-92. PMID 26922407 · doi:10.1016/j.eururo.2016.02.015Revue systématique des fistules urogénitales : 83,2 % post-chirurgicales dans les pays à hauts revenus, 95,2 % obstétricales dans les pays à faibles revenus.
  136. Portman DJ, Gass ML. Genitourinary syndrome of menopause: new terminology for vulvovaginal atrophy from the International Society for the Study of Women's Sexual Health and the North American Menopause Society. Menopause. 2014;21(10):1063-8. PMID 25160739 · doi:10.1097/GME.0000000000000329Consensus ISSWSH/NAMS 2014 : le « syndrome génito-urinaire de la ménopause » remplace « atrophie vulvo-vaginale » ; inclut urgenturie, dysurie, infections urinaires récidivantes.
  137. Waetjen LE, Ye J, Feng WY, et al. Association between menopausal transition stages and developing urinary incontinence. Obstet Gynecol. 2009;114(5):989-998. PMID 20168098 · doi:10.1097/AOG.0b013e3181bb531aCohorte SWAN : la périménopause précoce et tardive augmente l'apparition d'une IU au moins mensuelle (×1,34 et ×1,52), la postménopause la réduit de moitié ; pas d'effet sur l'IU hebdomadaire ; anxiété, IMC, prise de poids et diabète récent associés à l'IU fréquente.
  138. DeLancey JO, Kearney R, Chou Q, et al. The appearance of levator ani muscle abnormalities in magnetic resonance images after vaginal delivery. Obstet Gynecol. 2003;101(1):46-53. PMID 12517644 · doi:10.1016/s0029-7844(02)02465-1IRM de 80 nullipares et 160 primipares (voie basse) : aucun défaut de l'élévateur chez les nullipares, défaut visible chez 20 % des primipares, dont 71 % dans le groupe incontinent à l'effort.
  139. Dietz HP, Lanzarone V. Levator trauma after vaginal delivery. Obstet Gynecol. 2005;106(4):707-12. PMID 16199625 · doi:10.1097/01.AOG.0000178779.62181.01Échographie 3D avant/après 1er accouchement : avulsion de l'élévateur chez 14 des 39 femmes accouchées par voie basse (36 %), associée à l'IUE à 3 mois.
  140. Allen RE, Hosker GL, Smith AR, et al. Pelvic floor damage and childbirth: a neurophysiological study. Br J Obstet Gynaecol. 1990;97(9):770-9. PMID 2242361 · doi:10.1111/j.1471-0528.1990.tb02570.x96 primipares (EMG) : signes de réinnervation du plancher après accouchement vaginal chez 80 % ; plus marqués après 2e phase longue et gros bébé ; forceps et déchirures sans effet sur l'atteinte nerveuse.
  141. Snooks SJ, Setchell M, Swash M, et al. Injury to innervation of pelvic floor sphincter musculature in childbirth. Lancet. 1984;2(8402):546-50. PMID 6147604 · doi:10.1016/s0140-6736(84)90766-971 accouchées (électrophysiologie) : les incontinences après accouchement vaginal relèvent le plus souvent d'une atteinte de l'innervation du plancher pelvien.
  142. Donovan JL, Hamdy FC, Lane JA, et al. Patient-Reported Outcomes after Monitoring, Surgery, or Radiotherapy for Prostate Cancer. N Engl J Med. 2016;375(15):1425-1437. PMID 27626365 · doi:10.1056/NEJMoa1606221ProtecT (1643 hommes randomisés ; texte intégral lu, PMC5134995) : port de protections 46 % à 6 mois après prostatectomie contre 4 % (surveillance active) et 5 % (radiothérapie) ; 26 % contre 4 % et 4 % à 12 mois ; 17 % contre 8 % et 4 % à 6 ans ; la radiothérapie touche peu la continence.
  143. Rogers RG, Pauls RN, Thakar R, et al. An International Urogynecological Association (IUGA)/International Continence Society (ICS) joint report on the terminology for the assessment of sexual health of women with pelvic floor dysfunction. Neurourol Urodyn. 2018;37(4):1220-1240. PMID 29441607 · doi:10.1002/nau.23508Rapport IUGA/ICS sur la santé sexuelle (texte intégral lu) : incontinence coïtale = fuite pendant ou après le rapport ; prévalence 2 à 56 % selon les populations, 2 à 10 % en population générale (revue de Shaw 2002 citée) ; forme à la pénétration liée à l'IUE urodynamique.
  144. Gajewski JB, Schurch B, Hamid R, et al. An International Continence Society (ICS) report on the terminology for adult neurogenic lower urinary tract dysfunction (ANLUTD). Neurourol Urodyn. 2018;37(3):1152-1161. PMID 29149505 · doi:10.1002/nau.23397Terminologie ICS des dysfonctions neurogènes (texte intégral lu) : cite le « fou rire » (giggle incontinence) parmi les incontinences situationnelles, à côté des crises d'épilepsie.
  145. Haylen BT, de Ridder D, Freeman RM, et al. An International Urogynecological Association (IUGA)/International Continence Society (ICS) joint report on the terminology for female pelvic floor dysfunction. Neurourol Urodyn. 2010;29(1):4-20. PMID 19941278 · doi:10.1002/nau.20798Rapport conjoint IUGA/ICS de terminologie des dysfonctions du plancher pelvien de la femme (plus de 250 définitions). Seul l'abstract est lu ici : les définitions citées dans la fiche viennent des rapports ICS 2018-2019 lus en texte intégral.
  146. Hannestad YS, Rortveit G, Sandvik H, et al. A community-based epidemiological survey of female urinary incontinence: the Norwegian EPINCONT study. Epidemiology of Incontinence in the County of Nord-Trøndelag. J Clin Epidemiol. 2000;53(11):1150-7. PMID 11106889 · doi:10.1016/s0895-4356(00)00232-8EPINCONT (27 936 Norvégiennes ≥ 20 ans) : 25 % de fuites ; près de 7 % d'incontinence significative ; 50 % d'effort, 11 % par urgenturie, 36 % mixtes ; augmentation avec l'âge.
  147. Alkan I, Özveri H, Taş S, et al. Rare cause of adult female incontinence: complete duplication of the collecting system and ectopic ureter of the kidney draining into the vagina treated by laparoscopic upper pole heminephrectomy and ureterectomy. Int Urol Nephrol. 2014;46(8):1477-80. PMID 24682863 · doi:10.1007/s11255-014-0702-5Cas : femme de 38 ans, fuites depuis toujours, opérée deux fois d'une bandelette transobturatrice pour « IUE » ; en réalité uretère ectopique abouché dans le vagin (duplication rénale) ; guérie par héminéphrectomie.
  148. Lee J, Hersey K, Lee CT, et al. Climacturia following radical prostatectomy: prevalence and risk factors. J Urol. 2006;176(6 Pt 1):2562-5; discussion 2565. PMID 17085160 · doi:10.1016/j.juro.2006.07.15842 hommes sexuellement actifs après prostatectomie radicale : climacturie chez 45 % ; gêne importante pour 48 % d'entre eux.
  149. Irwin DE, Milsom I, Hunskaar S, et al. Population-based survey of urinary incontinence, overactive bladder, and other lower urinary tract symptoms in five countries: results of the EPIC study. Eur Urol. 2006;50(6):1306-14; discussion 1314-5. PMID 17049716 · doi:10.1016/j.eururo.2006.09.019Étude EPIC (19 165 adultes, 5 pays) : hyperactivité vésicale 11,8 %, comparable chez l'homme et la femme ; IU tous types 9,4 % ; symptômes post-mictionnels 16,9 % des hommes, 14,2 % des femmes.
  150. Hirasing RA, van Leerdam FJ, Bolk-Bennink L, et al. Enuresis nocturna in adults. Scand J Urol Nephrol. 1997;31(6):533-6. PMID 9458510 · doi:10.3109/0036559970903065713 081 adultes néerlandais de 18-64 ans : énurésie nocturne chez 0,5 % ; primaire chez 50 % des hommes et 19 % des femmes concernés ; 50 % des hommes et 35 % des femmes n'avaient jamais consulté.
  151. Melville JL, Katon W, Delaney K, et al. Urinary incontinence in US women: a population-based study. Arch Intern Med. 2005;165(5):537-42. PMID 15767530 · doi:10.1001/archinte.165.5.5373536 femmes de 30-90 ans (État de Washington) : IU 45 %, de 28 % (30-39 ans) à 55 % (80-90 ans) ; dépression majeure (OR 2,48) et obésité (OR 2,39) les plus fortement associées.
  152. Milsom I, Gyhagen M. The prevalence of urinary incontinence. Climacteric. 2019;22(3):217-222. PMID 30572737 · doi:10.1080/13697137.2018.1543263Revue : prévalence de l'IU féminine de 5 à 70 % selon les études, le plus souvent 25 à 45 % ; plus de 40 % après 70 ans ; incidence annuelle 1 à 9 %, rémission 4 à 30 %.
  153. Bedretdinova D, Fritel X, Zins M, et al. The Effect of Urinary Incontinence on Health-related Quality of Life: Is It Similar in Men and Women? Urology. 2016;91:83-9. PMID 26827846 · doi:10.1016/j.urology.2015.12.034Cohorte GAZEL (10 723 hommes de 57-67 ans, 3777 femmes de 52-67 ans) : IU déclarée chez 2,7 % des hommes et 13,9 % des femmes ; associée dans les deux sexes à une altération de l'énergie, de l'isolement social et de la mobilité (transversal : pas de causalité).
  154. Wennberg AL, Altman D, Lundholm C, et al. Genetic influences are important for most but not all lower urinary tract symptoms: a population-based survey in a cohort of adult Swedish twins. Eur Urol. 2011;59(6):1032-8. PMID 21420232 · doi:10.1016/j.eururo.2011.03.00725 364 jumeaux suédois de 20-46 ans : IU 7 % des femmes, 1 % des hommes ; influence génétique nette pour l'IU, la pollakiurie et la nycturie ; l'environnement familial partagé pèse davantage pour l'hyperactivité vésicale.
  155. Ficarra V, Novara G, Rosen RC, et al. Systematic review and meta-analysis of studies reporting urinary continence recovery after robot-assisted radical prostatectomy. Eur Urol. 2012;62(3):405-17. PMID 22749852 · doi:10.1016/j.eururo.2012.05.045Méta-analyse prostatectomie robot-assistée (51 études) : incontinence à 12 mois de 4 à 31 % (moyenne 16 %) avec la définition « aucune protection », 8 à 11 % (moyenne 9 %) en tolérant une protection de sécurité ; facteurs : âge, IMC, comorbidités, SBAU, volume prostatique.
  156. Offermans MP, Du Moulin MF, Hamers JP, et al. Prevalence of urinary incontinence and associated risk factors in nursing home residents: a systematic review. Neurourol Urodyn. 2009;28(4):288-94. PMID 19191259 · doi:10.1002/nau.20668Revue systématique (16 études) : IU chez 43 à 77 % des résidents de maisons de retraite (médiane 58 %) ; associée au sexe, à l'âge, aux troubles cognitifs, à la démence, à l'alitement et à la mobilité.
  157. Perrin-Haynes J (DREES). Les pathologies des personnes âgées vivant en établissement. In : Les personnes âgées en institution. Dossiers Solidarité et Santé n° 22. Paris : DREES ; 2011. drees.solidarites-sante.gouv.frEnquête EHPA 2007 (volet pathologies, ≈ 9000 résidents) : incontinence urinaire chez 32 % des résidents d'EHPA, 37 % en EHPAD, 58 % en USLD, 7 % en logement-foyer ; 29 % des hommes, 32 % des femmes ; 38 % à 90 ans ou plus ; 51 % des résidents déments contre 26 % des autres (EHPAD) ; 63 % des GIR 1. Données de 2007 (lu le 05/10/2026).
  158. Hannestad YS, Rortveit G, Hunskaar S. Help-seeking and associated factors in female urinary incontinence. The Norwegian EPINCONT Study. Epidemiology of Incontinence in the County of Nord-Trøndelag. Scand J Prim Health Care. 2002;20(2):102-7. PMID 12184708EPINCONT : 26 % des femmes incontinentes avaient consulté un médecin pour cela (50 % en cas d'IU significative) ; consultation plus fréquente avec l'âge, la gêne, et l'IU par urgenturie ou mixte.
  159. Milsom I, Abrams P, Cardozo L, et al. How widespread are the symptoms of an overactive bladder and how are they managed? A population-based prevalence study. BJU Int. 2001;87(9):760-6. PMID 11412210 · doi:10.1046/j.1464-410x.2001.02228.x16 776 adultes ≥ 40 ans dans 6 pays européens (dont la France) : symptômes d'hyperactivité vésicale 16,6 % ; 60 % avaient consulté, 27 % étaient traités.
  160. Brown JS, Vittinghoff E, Wyman JF, et al. Urinary incontinence: does it increase risk for falls and fractures? Study of Osteoporotic Fractures Research Group. J Am Geriatr Soc. 2000;48(7):721-5. PMID 10894308 · doi:10.1111/j.1532-5415.2000.tb04744.x6049 femmes de 78,5 ans en moyenne suivies 3 ans : une IU par urgenturie au moins hebdomadaire est associée aux chutes (OR 1,26) et aux fractures non vertébrales (RR 1,34) ; pas l'IU d'effort.
  161. Hu TW, Wagner TH, Bentkover JD, et al. Costs of urinary incontinence and overactive bladder in the United States: a comparative study. Urology. 2004;63(3):461-5. PMID 15028438 · doi:10.1016/j.urology.2003.10.037Coût de l'IU aux États-Unis en 2000 : 19,5 milliards de dollars (dont 5,3 pour les personnes en institution).
  162. Rortveit G, Hannestad YS, Daltveit AK, et al. Age- and type-dependent effects of parity on urinary incontinence: the Norwegian EPINCONT study. Obstet Gynecol. 2001;98(6):1004-10. PMID 11755545 · doi:10.1016/s0029-7844(01)01566-6EPINCONT (27 900 femmes) : la parité, surtout le premier accouchement, est associée à l'IU d'effort et mixte ; RR 2,2 (primipares) et 3,3 (grandes multipares) à 20-34 ans ; association plus faible à 35-64 ans, nulle après 65 ans ; pas d'association avec l'IU par urgenturie.
  163. Rortveit G, Daltveit AK, Hannestad YS, et al. Urinary incontinence after vaginal delivery or cesarean section. N Engl J Med. 2003;348(10):900-7. PMID 12621134 · doi:10.1056/NEJMoa021788EPINCONT (15 307 femmes < 65 ans) : IU 10,1 % (nullipares), 15,9 % (césarienne seule), 21,0 % (voie basse seule) ; voie basse vs césarienne OR 1,7 (toute IU), 2,4 (IUE) ; ne justifie pas d'augmenter les césariennes.
  164. Tähtinen RM, Cartwright R, Tsui JF, et al. Long-term Impact of Mode of Delivery on Stress Urinary Incontinence and Urgency Urinary Incontinence: A Systematic Review and Meta-analysis. Eur Urol. 2016;70(1):148-158. PMID 26874810 · doi:10.1016/j.eururo.2016.01.037Méta-analyse (15 études) : voie basse vs césarienne, IUE à long terme aOR 1,85 (différence absolue 8,2 %), effet plus fort chez les jeunes ; IUU aOR 1,30 (+2,6 %) ; extraction instrumentale vs voie basse spontanée : aOR 1,11 (NS).
  165. Gyhagen M, Bullarbo M, Nielsen TF, et al. The prevalence of urinary incontinence 20 years after childbirth: a national cohort study in singleton primiparae after vaginal or caesarean delivery. BJOG. 2013;120(2):144-151. PMID 22413831 · doi:10.1111/j.1471-0528.2012.03301.xSWEPOP (5236 primipares, un seul enfant) : 20 ans après, IU 40,3 % après voie basse contre 28,8 % après césarienne (OR 1,67) ; IU depuis plus de 10 ans 10,1 vs 3,9 % ; 8 à 9 césariennes pour éviter une IU ; +8 % de risque par point d'IMC actuel.
  166. Rortveit G, Daltveit AK, Hannestad YS, et al. Vaginal delivery parameters and urinary incontinence: the Norwegian EPINCONT study. Am J Obstet Gynecol. 2003;189(5):1268-74. PMID 14634552 · doi:10.1067/s0002-9378(03)00588-xEPINCONT (11 397 femmes accouchées par voie basse) : associations faibles avec le poids de naissance ≥ 4000 g (OR 1,1 ; IUE 1,2), la péridurale, la dystocie ; forceps et ventouse non significatifs ; effets trop faibles pour expliquer le lien voie basse-IU.
  167. Hannestad YS, Rortveit G, Daltveit AK, et al. Are smoking and other lifestyle factors associated with female urinary incontinence? The Norwegian EPINCONT Study. BJOG. 2003;110(3):247-54. PMID 12628262EPINCONT : tabac associé à l'IU seulement au-delà de 20 cigarettes/j ; IMC fortement associé à tous les types ; thé faiblement ; pas d'effet de l'alcool, du café ni de l'activité intense.
  168. Danforth KN, Townsend MK, Lifford K, et al. Risk factors for urinary incontinence among middle-aged women. Am J Obstet Gynecol. 2006;194(2):339-45. PMID 16458626 · doi:10.1016/j.ajog.2005.07.051Nurses' Health Study II (83 355 femmes de 37-54 ans) : IU 43 % ; associée à l'âge, l'IMC (≥ 30 : OR 3,10 d'IU sévère), la parité, le tabac actuel, le diabète de type 2, l'hystérectomie ; risque plus faible chez les femmes noires et asiatiques.
  169. Hunskaar S. A systematic review of overweight and obesity as risk factors and targets for clinical intervention for urinary incontinence in women. Neurourol Urodyn. 2008;27(8):749-57. PMID 18951445 · doi:10.1002/nau.20635Revue systématique : surpoids et obésité (IMC, tour de taille) sont des facteurs de risque établis ; trois essais randomisés montrent que la perte de poids réduit l'IU.
  170. Spence-Jones C, Kamm MA, Henry MM, et al. Bowel dysfunction: a pathogenic factor in uterovaginal prolapse and urinary stress incontinence. Br J Obstet Gynaecol. 1994;101(2):147-52. PMID 8305390 · doi:10.1111/j.1471-0528.1994.tb13081.xPetite étude cas-témoins : poussée défécatoire dès le début de l'âge adulte chez 30 % des femmes avec IUE contre 4 % des témoins (61 % en cas de prolapsus).
  171. Dicpinigaitis PV. Prevalence of stress urinary incontinence in women presenting for evaluation of chronic cough. ERJ Open Res. 2021;7(1). PMID 33644221 · doi:10.1183/23120541.00012-2021Lettre de recherche : la majorité des femmes adressées pour toux chronique signalent une IUE déclenchée par la toux (consultation spécialisée, pas de mesure de risque).
  172. Brown JS, Sawaya G, Thom DH, et al. Hysterectomy and urinary incontinence: a systematic review. Lancet. 2000;356(9229):535-9. PMID 10950229 · doi:10.1016/S0140-6736(00)02577-0Revue systématique (12 études) : après hystérectomie, odds d'IU augmentées de 60 % chez les femmes ≥ 60 ans (OR 1,6), pas avant 60 ans.
  173. Altman D, Granath F, Cnattingius S, et al. Hysterectomy and risk of stress-urinary-incontinence surgery: nationwide cohort study. Lancet. 2007;370(9597):1494-9. PMID 17964350 · doi:10.1016/S0140-6736(07)61635-3Cohorte nationale suédoise (165 260 hystérectomies) : risque de chirurgie de l'IUE multiplié par 2,4 après hystérectomie pour cause bénigne, quelle que soit la technique.
  174. Teixeira RV, Colla C, Sbruzzi G, et al. Prevalence of urinary incontinence in female athletes: a systematic review with meta-analysis. Int Urogynecol J. 2018;29(12):1717-1725. PMID 29654349 · doi:10.1007/s00192-018-3651-1Méta-analyse (8 études) : IU chez 36 % des sportives ; risque 177 % plus élevé que chez les sédentaires.
  175. Altman D, Forsman M, Falconer C, et al. Genetic influence on stress urinary incontinence and pelvic organ prolapse. Eur Urol. 2008;54(4):918-22. PMID 18155350 · doi:10.1016/j.eururo.2007.12.004Registre suédois des jumelles (3376 paires MZ, 5067 DZ) : facteurs génétiques et environnement non partagé expliquent chacun environ 40 % de la variabilité du risque de chirurgie de l'IUE et du prolapsus ; environnement partagé environ un cinquième.
  176. Hannestad YS, Lie RT, Rortveit G, et al. Familial risk of urinary incontinence in women: population based cross sectional study. BMJ. 2004;329(7471):889-91. PMID 15485965 · doi:10.1136/bmj.329.7471.889EPINCONT : filles de mères incontinentes RR 1,3 (IUE 1,5) ; sœurs cadettes de sœurs incontinentes RR 1,6.
  177. Thom DH, van den Eeden SK, Ragins AI, et al. Differences in prevalence of urinary incontinence by race/ethnicity. J Urol. 2006;175(1):259-64. PMID 16406923 · doi:10.1016/S0022-5347(05)00039-XCohorte RRISK (2109 femmes) : IU hebdomadaire ajustée sur l'âge 36 % (hispaniques), 30 % (blanches), 25 % (noires), 19 % (asiatiques) ; IUE moins fréquente chez les noires (aOR 0,36) et les asiatiques (0,54) ; IUU comparable.
  178. Woodley SJ, Lawrenson P, Boyle R, et al. Pelvic floor muscle training for preventing and treating urinary and faecal incontinence in antenatal and postnatal women. Cochrane Database Syst Rev. 2020;5(5):CD007471. PMID 32378735 · doi:10.1002/14651858.CD007471.pub4Revue Cochrane (46 essais, 10 832 femmes). Prévention chez la femme enceinte continente : moins de fuites en fin de grossesse (RR 0,38 ; 6 essais, preuve modérée) et 3 à 6 mois après l'accouchement (RR 0,71 ; haute qualité). Approche « toutes les femmes enceintes » : effet plus faible (RR 0,78). Traitement d'une incontinence persistante après l'accouchement : pas de différence démontrée à 6-12 mois (RR 0,55 ; IC 0,29-1,07 ; faible). Rééducation post-natale proposée à toutes : effet incertain (RR 0,88).
  179. National Institute for Health and Care Excellence (NICE). Pelvic floor dysfunction: prevention and non-surgical management. NICE guideline NG210. Londres : NICE ; 2021 (publié le 9 décembre 2021). nice.org.ukLu le 05/10/2026 : facteurs de risque modifiables (IMC > 25, tabac, manque d'exercice, constipation, diabète) ; enseigner le plancher pelvien aux jeunes filles de 12 à 17 ans (1.1.8) ; encourager la rééducation chez toutes les femmes, enceintes et accouchées ; programme supervisé de 3 mois dès 20 SA si apparentée au 1er degré, et en post-partum après forceps/ventouse, présentation postérieure ou lésion du sphincter anal (1.3.12) ; au moins 3 mois de rééducation supervisée (y compris enceinte), groupe ou individuel au choix, au moins une réévaluation en cours et une à la fin (1.6.13-1.6.20) ; perte de poids si IMC > 30, sans attendre pour traiter (1.6.5-1.6.8) ; réduire la caféine, ajuster les boissons (1.6.10) ; pas de preuve que la marche ou la natation améliorent ou aggravent (1.6.12).
  180. Phelan S, Kanaya AM, Subak LL, et al. Weight loss prevents urinary incontinence in women with type 2 diabetes: results from the Look AHEAD trial. J Urol. 2012;187(3):939-44. PMID 22264468 · doi:10.1016/j.juro.2011.10.139Look AHEAD, sous-étude de 2739 femmes diabétiques de type 2 en surpoids : à 1 an, apparition d'une incontinence chez 10,5 % (programme intensif, -7,7 kg) contre 14,0 % ; chaque kilo perdu réduit de 3 % le risque d'apparition, une perte de 5 à 10 % de 47 % ; pas plus de guérisons.
  181. Dallosso HM, McGrother CW, Matthews RJ, et al. The association of diet and other lifestyle factors with overactive bladder and stress incontinence: a longitudinal study in women. BJU Int. 2003;92(1):69-77. PMID 12823386 · doi:10.1046/j.1464-410x.2003.04271.xCohorte de 6424 femmes de 40 ans et plus suivies 1 an : apparition d'une hyperactivité vésicale associée à l'obésité, au tabac et aux boissons gazeuses ; apparition d'une incontinence d'effort associée à l'obésité et aux boissons gazeuses.
  182. Bø K, Sundgot-Borgen J. Are former female elite athletes more likely to experience urinary incontinence later in life than non-athletes? Scand J Med Sci Sports. 2010;20(1):100-4. PMID 19000097 · doi:10.1111/j.1600-0838.2008.00871.x331 anciennes athlètes d'élite et 640 témoins : incontinence d'effort actuelle 36,5 % contre 36,9 % (pas plus fréquente) ; mais fuir pendant la carrière sportive prédit fortement les fuites plus tard (OR 8,57).
  183. Cheng H, Wang Y, Qi F, et al. Preoperative pelvic floor muscle exercise does not reduce the rate of postprostatectomy incontinence: evidence from a meta-analysis and a systematic review. Transl Androl Urol. 2020;9(5):2146-2156. PMID 33209678 · doi:10.21037/tau-20-684Méta-analyse (18 études, 1269 hommes) : la rééducation avant prostatectomie ne réduit pas l'incontinence à 1, 3, 6 ou 12 mois (RR à 12 mois 0,83 ; IC 0,47-1,47).
  184. Terzoni S, Maruccia S, Di Prisco L, et al. Preoperative Pelvic Muscle Training for Continence Recovery After Prostatectomy: Yet Another Meta-Analysis? Neurourol Urodyn. 2026;45(1):127-136. PMID 41104623 · doi:10.1002/nau.70167Méta-analyse (6 études) : rééducation avant prostatectomie sans effet à 1, 6 et 12 mois ; continence meilleure à 3 mois seulement (OR 1,52 ; IC 1,05-2,20).
  185. Anderson CA, Omar MI, Campbell SE, et al. Conservative management for postprostatectomy urinary incontinence. Cochrane Database Syst Rev. 2015;1(1):CD001843. PMID 25602133 · doi:10.1002/14651858.CD001843.pub5Revue Cochrane (50 essais, 4717 hommes) : chez l'homme incontinent après prostatectomie radicale, pas de preuve que la rééducation, avec ou sans biofeedback, fasse mieux que l'absence de rééducation (57 % contre 62 % encore incontinents à 12 mois ; RR 0,85, IC 0,60-1,22, preuve modérée) ; les symptômes s'améliorent avec le temps quelle que soit la prise en charge. Pince pénienne possible à long terme mais problèmes de sécurité.
  186. Breyer BN, Phelan S, Hogan PE, et al. Intensive lifestyle intervention reduces urinary incontinence in overweight/obese men with type 2 diabetes: results from the Look AHEAD trial. J Urol. 2014;192(1):144-9. PMID 24533998 · doi:10.1016/j.juro.2014.02.036Look AHEAD, 1910 hommes diabétiques de type 2 en surpoids : à 1 an (-9,4 % du poids), la prévalence de l'incontinence passe de 11,3 % à 9,0 % contre 9,7 % à 11,6 % dans le groupe témoin ; résolution 56 % contre 41 %.
  187. Hashim H, Abrams P. How should patients with an overactive bladder manipulate their fluid intake? BJU Int. 2008;102(1):62-6. PMID 18284414 · doi:10.1111/j.1464-410X.2008.07463.xEssai croisé (24 adultes avec hyperactivité vésicale) : boire 25 % de moins réduit la fréquence, l'urgence et la nycturie ; boire 25 à 50 % de plus aggrave la fréquence diurne ; environ 300 mL d'eau par jour viennent des aliments.
  188. Swithinbank L, Hashim H, Abrams P. The effect of fluid intake on urinary symptoms in women. J Urol. 2005;174(1):187-9. PMID 15947624 · doi:10.1097/01.ju.0000162020.10447.31Étude croisée (69 femmes) : réduire les boissons diminue les fuites (incontinence d'effort comme hyperactivité détrusorienne) ; passer aux boissons décaféinées n'améliore pas les symptômes.
  189. Bryant CM, Dowell CJ, Fairbrother G. Caffeine reduction education to improve urinary symptoms. Br J Nurs. 2002;11(8):560-5. PMID 11979209 · doi:10.12968/bjon.2002.11.8.10165Essai randomisé (95 patients suivis par des infirmières de continence) : une éducation à la réduction de la caféine diminue l'urgence et la fréquence à 1 mois ; le résumé ne rapporte pas d'effet sur les fuites.
  190. Townsend MK, Resnick NM, Grodstein F. Caffeine intake and risk of urinary incontinence progression among women. Obstet Gynecol. 2012;119(5):950-7. PMID 22525905 · doi:10.1097/AOG.0b013e31824fc604Cohorte des Nurses' Health Studies (21 564 femmes avec incontinence modérée) : la consommation de caféine au long cours n'est pas associée à l'aggravation sur 2 ans (21 % contre 22 % pour ≥ 450 mg contre < 150 mg par jour) ; effet aigu non étudié.
  191. Johnson TM 2nd, Markland AD, Goode PS, et al. Efficacy of adding behavioural treatment or antimuscarinic drug therapy to α-blocker therapy in men with nocturia. BJU Int. 2013;112(1):100-8. PMID 23448285 · doi:10.1111/j.1464-410X.2012.11736.x127 hommes avec nycturie sous alpha-bloquant : le traitement comportemental (exercices du périnée, miction différée, techniques contre l'urgence) réduit la nycturie de 0,97 réveil par nuit contre 0,56 sous oxybutynine.
  192. Bø K, Talseth T, Holme I. Single blind, randomised controlled trial of pelvic floor exercises, electrical stimulation, vaginal cones, and no treatment in management of genuine stress incontinence in women. BMJ. 1999;318(7182):487-93. PMID 10024253 · doi:10.1136/bmj.318.7182.487Essai randomisé (107 femmes, incontinence d'effort urodynamique) : 8 à 12 contractions trois fois par jour + une séance de groupe hebdomadaire. Perte au test de la couche réduite de 30,2 g contre 7,4 g (électrostimulation) et 14,7 g (cônes) ; 14/25 femmes du groupe exercices ne se considéraient plus gênées contre 1/30 sans traitement.
  193. Hay-Smith EJC, Starzec-Proserpio M, Moller B, et al. Comparisons of approaches to pelvic floor muscle training for urinary incontinence in women. Cochrane Database Syst Rev. 2024;12(12):CD009508. PMID 39704322 · doi:10.1002/14651858.CD009508.pub2Revue Cochrane mise à jour (63 essais, 4920 femmes) comparant les façons de faire la rééducation : l'entraînement « direct » (contractions isolées et répétées) fait un peu mieux que l'entraînement indirect (DMS 0,70) ; la supervision individuelle ou en groupe ne change probablement pas la qualité de vie (preuve modérée) ; s'entraîner plus de jours par semaine fait mieux (un essai) ; 6 % d'effets indésirables, presque tous liés aux sondes intravaginales.
  194. Bump RC, Hurt WG, Fantl JA, et al. Assessment of Kegel pelvic muscle exercise performance after brief verbal instruction. Am J Obstet Gynecol. 1991;165(2):322-7; discussion 327-9. PMID 1872333 · doi:10.1016/0002-9378(91)90085-647 femmes, contraction du périnée après une brève consigne orale : 49 % font un effort idéal, 25 % une manœuvre qui pourrait favoriser les fuites (poussée). Conclusion : une consigne orale ou écrite seule ne suffit pas.
  195. Dumoulin C, Morin M, Danieli C, et al. Group-Based vs Individual Pelvic Floor Muscle Training to Treat Urinary Incontinence in Older Women: A Randomized Clinical Trial. JAMA Intern Med. 2020;180(10):1284-1293. PMID 32744599 · doi:10.1001/jamainternmed.2020.2993Essai GROUP (Canada, 362 femmes de 60 ans et plus, incontinence d'effort ou mixte) : après une séance individuelle d'apprentissage, 12 semaines de rééducation en groupe de 8 ou en individuel. Baisse médiane des épisodes de fuite à 1 an : 74 % en groupe contre 70 % en individuel ; non-infériorité démontrée (différence 4 %, IC -10 à 7 %).
  196. Assurance maladie. Nomenclature générale des actes professionnels (NGAP), version en vigueur du 21/06/2026. Paris : Cnam ; 2026. ameli.fr (PDF)Texte brut lu le 05/10/2026. Titre XIV, chapitre II, article 8 : « Rééducation périnéale active sous contrôle manuel et/ou électrostimulation et/ou biofeedback » = 8,5 RAB (masseur-kinésithérapeute) ou SF 7,5 (sage-femme), sans mention d'accord préalable. Préambule du titre XIV : prescription écrite du médecin mentionnant l'indication ; le médecin peut préciser sa prescription, qui s'impose ; séance d'environ 30 minutes, le praticien se consacre exclusivement à son patient. Chapitre I, section 2 : bilan-diagnostic kinésithérapique forfaitaire 10,7 AMK (1 à 10 séances, puis à la 30e, puis toutes les 20) et fiche synthétique adressée au prescripteur. Dispositions générales, article 13 : frais de déplacement remboursés pour les actes faits à domicile.
  197. Herderschee R, Hay-Smith EJ, Herbison GP, et al. Feedback or biofeedback to augment pelvic floor muscle training for urinary incontinence in women. Cochrane Database Syst Rev. 2011(7):CD009252. PMID 21735442 · doi:10.1002/14651858.CD009252Revue Cochrane 2011 (24 essais, 1583 femmes) : avec biofeedback, les femmes se disent plus souvent guéries ou améliorées, mais le groupe biofeedback avait souvent plus de contacts avec le soignant, ce qui brouille l'interprétation. Remplacée par la mise à jour de 2025.
  198. Fernandes ACN, Jorge CH, Weatherall M, et al. Pelvic floor muscle training with feedback or biofeedback for urinary incontinence in women. Cochrane Database Syst Rev. 2025;3(3):CD009252. PMID 40066950 · doi:10.1002/14651858.CD009252.pub2Mise à jour Cochrane 2025 (41 études, 3483 femmes) : ajouter le biofeedback à la rééducation ne change pas la qualité de vie (preuve de haute certitude) ; 0,29 fuite de moins par 24 h (cliniquement négligeable) ; peu ou pas de différence de guérison ou d'amélioration (OR 1,26 ; IC 1,00-1,58) ; satisfaction peut-être un peu plus haute (faible certitude).
  199. Hagen S, Elders A, Stratton S, et al. Effectiveness of pelvic floor muscle training with and without electromyographic biofeedback for urinary incontinence in women: multicentre randomised controlled trial. BMJ. 2020;371:m3719. PMID 33055247 · doi:10.1136/bmj.m3719Essai OPAL (Royaume-Uni, 600 femmes, incontinence d'effort ou mixte, 6 rendez-vous sur 16 semaines) : à 24 mois, score ICIQ-UI SF 8,2 avec biofeedback EMG contre 8,5 sans (différence -0,09 ; IC -0,92 à 0,75). Pas de bénéfice ; les auteurs déconseillent l'usage systématique du biofeedback.
  200. Stewart F, Berghmans B, Bø K, et al. Electrical stimulation with non-implanted devices for stress urinary incontinence in women. Cochrane Database Syst Rev. 2017;12(12):CD012390. PMID 29271482 · doi:10.1002/14651858.CD012390.pub2Revue Cochrane (56 essais, 3781 femmes, incontinence d'effort) : l'électrostimulation fait probablement mieux que rien (guérison ressentie RR 2,31, preuve modérée) mais pas de différence démontrée face à la rééducation par exercices (RR 0,85 ; faible) ni quand on l'ajoute aux exercices (RR 1,10 ; faible). Effets indésirables rares.
  201. Herbison GP, Dean N. Weighted vaginal cones for urinary incontinence. Cochrane Database Syst Rev. 2013;2013(7):CD002114. PMID 23836411 · doi:10.1002/14651858.CD002114.pub2Revue Cochrane (23 essais, 1806 femmes, incontinence d'effort) : les cônes vaginaux lestés font mieux que rien et probablement autant que les exercices (RR 1,01 pour la guérison ressentie) ou l'électrostimulation ; essais petits, abandons fréquents.
  202. Asklund I, Nyström E, Sjöström M, et al. Mobile app for treatment of stress urinary incontinence: A randomized controlled trial. Neurourol Urodyn. 2017;36(5):1369-1376. PMID 27611958 · doi:10.1002/nau.23116Essai suédois (123 femmes, incontinence d'effort) : 3 mois avec l'application Tät (exercices + information) contre traitement différé : score ICIQ-UI SF réduit de 3,2 points de plus que le groupe témoin ; 41 % faisaient les exercices chaque jour.
  203. Wallace SA, Roe B, Williams K, et al. Bladder training for urinary incontinence in adults. Cochrane Database Syst Rev. 2004;2004(1):CD001308. PMID 14973967 · doi:10.1002/14651858.CD001308.pub2Revue Cochrane (5 essais exploitables, 467 femmes) : la rééducation vésicale « peut aider » mais les essais sont petits et hétérogènes ; face à l'oxybutynine, guérison ressentie plus fréquente à 6 mois (RR 1,69) et beaucoup moins d'effets indésirables.
  204. Burgio KL, Locher JL, Goode PS, et al. Behavioral vs drug treatment for urge urinary incontinence in older women: a randomized controlled trial. JAMA. 1998;280(23):1995-2000. PMID 9863850 · doi:10.1001/jama.280.23.1995Essai randomisé (197 femmes de 55 à 92 ans, incontinence par urgenturie) : 4 séances de traitement comportemental en 8 semaines (rééducation avec biofeedback, stratégies contre l'urgence) : -80,7 % d'épisodes contre -68,5 % sous oxybutynine et -39,4 % sous placebo ; 74 % « beaucoup mieux » contre 51 % et 27 %.
  205. Burgio KL, Goode PS, Johnson TM, et al. Behavioral versus drug treatment for overactive bladder in men: the Male Overactive Bladder Treatment in Veterans (MOTIVE) Trial. J Am Geriatr Soc. 2011;59(12):2209-16. PMID 22092152 · doi:10.1111/j.1532-5415.2011.03724.xEssai MOTIVE (143 hommes, urgenturies persistantes sous alpha-bloquant) : traitement comportemental (exercices du périnée, techniques contre l'urgence, miction différée) aussi efficace que l'oxybutynine : mictions de 11,3 à 9,1 par jour contre 11,5 à 9,5 ; moins de réveils nocturnes avec le comportemental.
  206. Burgio KL, Kraus SR, Johnson TM 2nd, et al. Effectiveness of Combined Behavioral and Drug Therapy for Overactive Bladder Symptoms in Men: A Randomized Clinical Trial. JAMA Intern Med. 2020;180(3):411-419. PMID 31930360 · doi:10.1001/jamainternmed.2019.6398Essai randomisé (204 hommes de 40 ans et plus, hyperactivité vésicale) : à 6 semaines, mictions -24,7 % avec le traitement comportemental, -12,7 % avec les médicaments (toltérodine + tamsulosine), -30,5 % avec les deux ; commencer par le comportemental est raisonnable.
  207. Miller JM, Ashton-Miller JA, DeLancey JO. A pelvic muscle precontraction can reduce cough-related urine loss in selected women with mild SUI. J Am Geriatr Soc. 1998;46(7):870-4. PMID 9670874 · doi:10.1111/j.1532-5415.1998.tb02721.x27 femmes (68 ans en moyenne) avec incontinence d'effort légère à modérée : après une semaine d'apprentissage du « Knack » (contracter le périnée juste avant de tousser), la perte d'urine à la toux baisse de 98 % (toux moyenne) et de 73 % (toux profonde).
  208. Stafford RE, Ashton-Miller JA, Constantinou C, et al. Pattern of activation of pelvic floor muscles in men differs with verbal instructions. Neurourol Urodyn. 2016;35(4):457-63. PMID 25727781 · doi:10.1002/nau.2274515 hommes sains, échographie périnéale et EMG : la consigne « raccourcir le pénis » donne le plus grand déplacement de l'urètre moyen et la plus forte activité du sphincter urétral ; « remonter la vessie » sollicite surtout les abdominaux, « serrer l'anus » surtout le sphincter anal.
  209. Code de la santé publique. Article L4321-1 (exercice de la masso-kinésithérapie), version en vigueur. Texte lu le 05/10/2026 dans l'export LEGI de codes.droit.org (mise à jour du 01/10/2026). legifrance.gouv.frLe kiné exerce sur prescription médicale et peut adapter, sauf indication contraire, les prescriptions initiales de moins d'un an lors d'un renouvellement. Par dérogation, dans les établissements de santé, les établissements et services sociaux et médico-sociaux et les structures d'exercice coordonné des articles L1411-11-1, L6323-1 et L6323-3 (équipes de soins primaires ou spécialisés, centres de santé, maisons de santé), il exerce sans prescription « dans la limite de huit séances par patient, dans le cas où celui-ci n'a pas eu de diagnostic médical préalable » ; bilan initial et compte rendu adressés au médecin traitant et au patient et reportés dans le DMP. Les CPTS (L1434-12) ne figurent pas dans la liste.
  210. Caisse nationale de l'assurance maladie. Circulaire CIR-13/2024 du 09/04/2024 (mise à jour le 17 décembre 2024) : présentation de l'avenant n° 7 à la convention nationale des masseurs-kinésithérapeutes. Paris : Cnam ; 2024. circulaires.ameli.fr (PDF)Texte brut lu le 05/10/2026. Accès direct (point 7) : établissements de santé, établissements sociaux et médico-sociaux, équipes de soins primaires ou spécialisés, centres et maisons de santé ; sans diagnostic médical préalable, 8 séances au plus par épisode (épisode de 3 mois au plus), puis réorientation vers le médecin traitant ; avec diagnostic médical préalable (ordonnance antérieure, compte rendu, ALD…), nombre non limité mais dans le respect des référentiels HAS ; bilan initial et compte rendu au médecin traitant. Renouvellement par le kiné d'une prescription de moins d'un an (point 2). Actes « pris en charge à 60 % par l'Assurance Maladie » (télésoin).
  211. Code de la santé publique. Article L4151-1 (exercice de la profession de sage-femme), version issue de la loi n° 2016-41. Texte lu le 05/10/2026 dans l'export LEGI de codes.droit.org. legifrance.gouv.frLa sage-femme pratique notamment les soins postnataux de la mère et peut effectuer l'examen postnatal ; elle peut aussi assurer le suivi gynécologique de prévention, en adressant à un médecin en cas de situation pathologique.
  212. Code de la sécurité sociale. Article L160-14 (limitation ou suppression de la participation de l'assuré), version modifiée par la loi n° 2026-794 du 18 août 2026. Texte lu le 05/10/2026 dans l'export LEGI de codes.droit.org (mise à jour du 02/10/2026). legifrance.gouv.frLa participation de l'assuré (ticket modérateur) peut être supprimée notamment pour une affection de longue durée inscrite sur la liste (3°) ou une affection grave hors liste (4°).
  213. URPS des masseurs-kinésithérapeutes des Hauts-de-France. Expérimentation de l'accès direct dans le Nord. urps-mk-hdf.frPage lue le 05/10/2026 : arrêté du 8 juin 2025 (faisant suite au décret du 28 juin 2024) lançant une expérimentation nationale de 5 ans dans 20 départements, dont le Nord ; kinés exerçant en MSP ou en CPTS, inscription auprès de l'ARS ; 8 séances au plus sans diagnostic médical préalable, information du médecin traitant via le DMP. Décret et arrêté non relus directement.
  214. AFRePP. Annuaire des rééducateurs en pelvi-périnéologie (formulaire de recherche par spécialité et département). afrepp.org ; consulté le 05/10/2026. afrepp.orgFormulaire GET de la page d'accueil lu le 05/10/2026 : paramètres « spe » (11 valeurs) et « departement » (107 codes ; la Corse a le code 20, « 2A » ne renvoie aucun résultat). Contrôle : spe=Homme&departement=62 renvoie une page de 7 résultats ; sans spécialité, 13. L'annuaire ne recense que les adhérents.
  215. Assurance maladie. Liste des produits et prestations remboursables : fiche du code 1118040 « Pessaire ». Base TIPS, version 904 du 30/09/2026. Arrêté du 20/09/2024 (JO du 21/09/2024), modifié par arrêté du 17/04/2025 (JO du 23/04/2025). codage.ext.cnamts.frLu le 05/10/2026 : tarif et prix limite 45,84 € depuis le 04/10/2024 ; indications : prolapsus génital quel que soit le stade, et incontinence urinaire d'effort, « en particulier lorsqu'il existe un prolapsus associé, pour les patientes à très haut risque chirurgical ou qui refusent la chirurgie ou en solution d'attente avant une chirurgie » ; prescripteurs : médecin, sage-femme, masseur-kinésithérapeute ou infirmière de pratique avancée formés ; période d'essai avec kits, ordonnance précisant forme et taille, consultation dans les 4 à 6 semaines au plus ; renouvellement pas avant 2 ans sauf dispositif hors d'usage ou inadapté.
  216. Richter HE, Burgio KL, Brubaker L, et al. Continence pessary compared with behavioral therapy or combined therapy for stress incontinence: a randomized controlled trial. Obstet Gynecol. 2010;115(3):609-617. PMID 20177294 · doi:10.1097/AOG.0b013e3181d055d4Essai ATLAS (446 femmes, incontinence d'effort) : à 3 mois, « beaucoup mieux » 40 % avec pessaire de continence contre 49 % avec traitement comportemental (p = 0,10) ; plus de femmes sans symptôme gênant (49 % contre 33 %) et satisfaites (75 % contre 63 %) avec le comportemental ; l'association ne fait pas mieux que le comportemental seul ; différences disparues à 12 mois.
  217. Lipp A, Shaw C, Glavind K. Mechanical devices for urinary incontinence in women. Cochrane Database Syst Rev. 2014;2014(12):CD001756. PMID 25517397 · doi:10.1002/14651858.CD001756.pub6Revue Cochrane (8 essais, 787 femmes) : dispositifs mécaniques (pessaires, dispositifs intravaginaux ou urétraux) contre l'incontinence : peu de preuves qu'ils fassent mieux que rien, ni qu'un dispositif soit meilleur qu'un autre.
  218. Macaulay M, Broadbridge J, Gage H, et al. A trial of devices for urinary incontinence after treatment for prostate cancer. BJU Int. 2015;116(3):432-42. PMID 25496354 · doi:10.1111/bju.13016Essai croisé (56 hommes incontinents depuis plus d'un an après traitement d'un cancer de la prostate) : l'étui pénien est apprécié pour les longues sorties, la pince pour les activités courtes (natation, sport) mais presque tous la trouvent inconfortable ou douloureuse ; les protections sont préférées la nuit ; la plupart combinent plusieurs produits.
  219. Moore KN, Schieman S, Ackerman T, et al. Assessing comfort, safety, and patient satisfaction with three commonly used penile compression devices. Urology. 2004;63(1):150-4. PMID 14751370 · doi:10.1016/j.urology.2003.08.03412 hommes après prostatectomie, essai croisé de trois dispositifs de compression pénienne : perte au test de 4 h de 122,8 g sans dispositif à 17,1 g avec la pince de Cunningham (53,3 g U-Tex, 32,3 g C3), mais cette pince réduit le flux sanguin distal ; aucun dispositif ne supprime totalement les fuites à une pression confortable.
  220. Lapides J, Diokno AC, Silber SJ, et al. Clean, intermittent self-catheterization in the treatment of urinary tract disease. J Urol. 1972;107(3):458-61. PMID 5010715 · doi:10.1016/s0022-5347(17)61055-3Article fondateur de l'autosondage intermittent propre (Lapides et coll., 1972) ; PubMed ne donne pas de résumé : cité pour la date et la notion.
  221. Prieto JA, Murphy CL, Stewart F, et al. Intermittent catheter techniques, strategies and designs for managing long-term bladder conditions. Cochrane Database Syst Rev. 2021;10(10):CD006008. PMID 34699062 · doi:10.1002/14651858.CD006008.pub5Revue Cochrane (23 essais, 1339 participants, sondage intermittent au long cours) : pas de différence démontrée d'infection urinaire entre technique stérile et propre, sonde à usage unique ou réutilisable, sonde hydrophile ou non ; les sondes non enduites causent probablement un peu moins de saignements urétraux (RR 1,37 en défaveur des hydrophiles, preuve modérée).
  222. Fader M, Cottenden A, Chatterton C, et al. An International Continence Society (ICS) report on the terminology for single-use body worn absorbent incontinence products. Neurourol Urodyn. 2020;39(8):2031-2039. PMID 32914896 · doi:10.1002/nau.24488Rapport terminologique de l'ICS : sept catégories de protections absorbantes à usage unique portées sur le corps — protections anatomiques, protections sans film, protections masculines, étuis absorbants masculins, slips absorbants (pull-on), changes complets, protections à ceinture.
  223. Fader M, Cottenden AM, Getliffe K. Absorbent products for light urinary incontinence in women. Cochrane Database Syst Rev. 2007;2007(2):CD001406. PMID 17443507 · doi:10.1002/14651858.CD001406.pub2Revue Cochrane (1 essai, 85 femmes) des protections pour fuites légères : pour les fuites, la préférence et l'acceptabilité, protection anatomique jetable > serviette menstruelle jetable > culotte lavable à poche absorbante > garniture lavable ; pas de différence prouvée pour la peau ; la protection jetable est la plus chère, d'où l'intérêt de laisser le choix. Une petite protection contient typiquement 50 à 500 g (ISO 1996).
  224. Fader M, Cottenden AM, Getliffe K. Absorbent products for moderate-heavy urinary and/or faecal incontinence in women and men. Cochrane Database Syst Rev. 2008;2008(4):CD007408. PMID 18843748 · doi:10.1002/14651858.CD007408Revue Cochrane (2 essais, 185 participants) des protections pour fuites modérées à abondantes : aucun modèle n'est le meilleur pour tous ; chez l'homme le change complet est le modèle jetable le plus coût-efficace jour et nuit ; chez la femme le slip absorbant (pull-up) est préféré mais cher, la protection anatomique étant l'alternative la moins chère (sauf en maison de retraite la nuit, où le change complet est préféré) ; les changes lavables, les moins chers, sont refusés par la plupart des femmes mais acceptés par certains hommes la nuit ; pas de différence prouvée pour la peau ; combiner des modèles selon le moment est probablement plus efficace et moins cher. Une grande protection a typiquement une capacité totale de 2000 à 3000 g. Les auteurs de la revue sont ceux des deux essais.
  225. Fader M, Cottenden A, Getliffe K, et al. Absorbent products for urinary/faecal incontinence: a comparative evaluation of key product designs. Health Technol Assess. 2008;12(29):iii-iv, ix-185. PMID 18547500 · doi:10.3310/hta12290Rapport HTA (3 essais croisés) : chez la femme à fuites légères, 6/85 préféraient la serviette menstruelle et 13/85 la culotte lavable, toutes deux moins chères ; 72/85 jugeaient la garniture lavable inacceptable ; en maison de retraite, slips absorbants et protections anatomiques sont plus faciles et plus rapides à mettre debout que les changes complets ; pouvoir se tenir debout est associé à la préférence pour le slip ou la protection anatomique ; les changes lavables fuient moins la nuit, 27/36 femmes les refusent, 31/49 hommes les jugent très acceptables la nuit.
  226. Cottenden AM, Fader MJ, Pettersson L, et al. How well does ISO 11948-1 (the Rothwell method) for measuring the absorption capacity of incontinence pads in the laboratory correlate with clinical pad performance. Med Eng Phys. 2003;25(7):603-13. PMID 12835073 · doi:10.1016/s1350-4533(03)00074-2138 changes complets et protections anatomiques : la capacité ISO 11948-1 (méthode Rothwell) corrèle à la performance clinique (r ≤ 0,87) ; à capacité égale, le change complet fuit beaucoup moins (un change contenant 450 g fait aussi bien qu'une protection anatomique contenant 300 g) ; un change complet a environ 10 points de pourcentage de risque de fuite en plus la nuit que le jour.
  227. Fader M, Macaulay M, Pettersson L, et al. A multi-centre evaluation of absorbent products for men with light urinary incontinence. Neurourol Urodyn. 2006;25(7):689-95. PMID 17009303 · doi:10.1002/nau.20259Essai croisé multicentrique chez 74 hommes à fuites légères (3386 protections pesées) : la coquille (leaf) et la petite protection font mieux que l'étui absorbant (pouch) ; la culotte lavable à poche (pantegral) ne convient qu'aux fuites très légères ; un modèle de coquille surclasse tous les autres.
  228. Assurance maladie. Liste des produits et prestations remboursables (LPP), base TIPS, version 904 du 30/09/2026 (fichiers LPP904 et fiches par code). codage.ext.cnamts.fr32 574 codes actifs interrogés : aucun libellé « couche », « change » ou « slip » ; les « absorbants » sont des pansements. Inscrits : étuis péniens (ex. boîte de 30 autoadhésifs anallergiques, 74,70 €), manchons périgénitaux, urinal, collecteurs de jambe (ex. B/30, 61,50 €) et de nuit (B/30, 63,74 €), sondes de sondage intermittent (ex. hydrophiles B/30, 74,81 €), sondes à demeure, pessaires ; « alèse imperméable réutilisable » (6,86 €) comme accessoire de lit médical, « pour les patients ayant perdu leur autonomie motrice », sur prescription médicale. Quantité maximale : « Néant » pour ces codes. Lu le 05/10/2026.
  229. Institut national de la consommation. Incontinence urinaire : retrouvez une vie ordinaire (essai comparatif paru dans 60 Millions de consommateurs n° 518, septembre 2016). Paris : INC ; 2016. inc-conso.frChaque fabricant gradue l'absorption à sa façon, souvent en gouttes, sans comparaison possible entre marques ; les mentions « super », « maxi », « extra » ne sont encadrées par aucune règle ; budget dépassant parfois 300 € mensuels dans les incontinences importantes ; prix unitaires relevés de 0,54 à 1,49 € (slips et changes, 2016). Lu le 05/10/2026.
  230. Cottenden A, Macaulay M. An investigation of laboratory test methods for predicting the in-use leakage performance of urine-absorbing aids in nursing homes. Proc Inst Mech Eng H. 2019;233(1):23-34. PMID 30156126 · doi:10.1177/0954411918792385ISO 11948-1:1996 mesure la capacité d'absorption dans des conditions simples : bonne reproductibilité, corrélation raisonnable avec l'usage réel, mais aveugle à l'effet des barrières anti-fuites (leg cuffs) — à utiliser avec prudence.
  231. Cottenden AM, Rothwell JG, Leander H, et al. A critical investigation of ISO 11948-2 and ISO 11948-1 for predicting the leakage performance of small disposable incontinence pads for lightly incontinent women. Med Eng Phys. 2006;28(1):42-8. PMID 16426978 · doi:10.1016/j.medengphy.2005.03.006ISO 11948-2 et ISO 11948-1 prédisent mal les fuites des petites protections féminines (corrélations r ≤ 0,487 et r ≤ 0,560) ; les auteurs recommandent de ne pas utiliser ISO 11948-1 pour les petites protections portées par les femmes.
  232. HAS, CNEDiMTS. Dispositifs de drainage et de recueil des urines et des selles. Texte court. Saint-Denis : HAS ; 2017. has-sante.frÉtuis péniens monoblocs (latex individualisé pour le risque allergique) ; manchon périgénital si l'anatomie ne permet pas l'étui ; pas de sonde sèche chez l'homme ; « fréquences maximales de renouvellement » définies pour prévenir le mésusage (valeurs fixées par l'arrêté du 28/06/2019, non lu : Légifrance bloque les robots). Lu le 05/10/2026.
  233. CNSA. Incontinence : quelles aides pour financer l'achat de protections ? Portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr, mis à jour le 18/11/2020. pour-les-personnes-agees.gouv.frLe plan d'aide APA « va indiquer quel montant peut être consacré à l'achat de protections » (garder les justificatifs) ; alèses jetables finançables en partie ; PCH possible ; « L'APA et la PCH ne sont pas cumulables » ; en EHPAD, les protections sont fournies, « comprise[s] dans le prix payé par les résidents » ; une protection non adaptée peut irriter la peau. Lu le 05/10/2026.
  234. Beeckman D, Van Damme N, Schoonhoven L, et al. Interventions for preventing and treating incontinence-associated dermatitis in adults. Cochrane Database Syst Rev. 2016;11(11):CD011627. PMID 27841440 · doi:10.1002/14651858.CD011627.pub2Revue Cochrane (13 essais, 1295 participants) sur la dermatite associée à l'incontinence : le savon et l'eau font mal ; un nettoyant cutané pourrait faire mieux (RR 0,39 ; IC 95 % 0,17-0,87 ; faible qualité) ; un produit laissé sur la peau (hydratant, protecteur cutané) semble mieux que rien ; preuves de très faible à moyenne qualité.
  235. Graham T, Beeckman D, Kottner J, et al. Skin cleansers and leave-on product interventions for preventing incontinence-associated dermatitis in adults. Cochrane Database Syst Rev. 2025;7(7):CD011627. PMID 40643063 · doi:10.1002/14651858.CD011627.pub3Mise à jour Cochrane 2025 (15 essais, 1020 participants) sur la prévention : nettoyant cutané peut-être mieux que savon et eau, nettoyant + produit protecteur peut-être mieux que nettoyant seul, mais certitude très faible ; aucun produit ne se détache.
  236. Code de la sécurité sociale. Art. R160-5 (décret 2026-288 du 17/04/2026), L160-14, L162-59. Version en vigueur (miroir LEGI du 02/10/2026). legifrance.gouv.frR160-5 8° : participation de l'assuré « de 40 à 50 % » pour les produits de la LPP (taux exact fixé par l'UNCAM, non vérifié ici). L160-14 3° : l'ALD supprime la participation pour les soins remboursables. L162-59 : protections périodiques réutilisables remboursées pour les « personnes assurées ayant leurs menstruations » — pas pour l'incontinence. Lu le 05/10/2026.
  237. Code de l'action sociale et des familles. Art. R314-176 (décret 2016-1814) et D232-21. Version en vigueur (miroir LEGI du 03/10/2026). legifrance.gouv.frR314-176 : le forfait global dépendance de l'EHPAD couvre « 1° Les fournitures pour l'incontinence ». D232-21 (établissements dérogatoires) : charges de dépendance = « 3° Les couches, alèses et produits absorbants ». Lu le 05/10/2026.
  238. Roussel F. ; Ministère des solidarités et de la santé. Question écrite n° 15395 (JO du 25/12/2018, p. 11989) et réponse (JO du 04/02/2020, p. 881). assemblee-nationale.frQuestion : coût « oscillant entre 80 et 200 euros par mois » (chiffre du député, non sourcé). Réponse : les CPAM « peuvent, après examen du dossier de l'assuré, accorder une participation aux dépenses non remboursables dont les protections pour incontinence, dans le cadre des prestations extra-légales » ; APA ; « financer une partie du coût des protections grâce à la PCH ». Lu le 05/10/2026.
  239. Ministère du travail, de l'emploi et de la santé. Arrêté du 20 mars 2012 fixant la liste des dispositifs médicaux que les infirmiers sont autorisés à prescrire. JORF du 30/03/2012, texte 34 (fac-similé hébergé par ameli). ameli.frPendant une prescription médicale de soins infirmiers et sauf indication contraire du médecin, l'infirmier peut prescrire « étui pénien, joint et raccord », poches et collecteurs d'urines, « sondes vésicales pour autosondage et hétérosondage ». Les protections absorbantes n'y figurent pas. Lu le 05/10/2026.
  240. Ordre des masseurs-kinésithérapeutes (CDO 06). Prescriptions des masseurs-kinésithérapeutes. ordremk.frReproduit la liste de l'arrêté du 9 janvier 2006 (texte JORF non lu : Légifrance bloque les robots) : « Collecteurs d'urines, étuis péniens, pessaires, urinal ». Lu le 05/10/2026.
  241. HAS, CNEDiMTS. Avis sur les dispositifs médicaux : LUJA HOMME. Saint-Denis : HAS ; 07/11/2023. has-sante.frReprend les conditions de la LPP : « La prescription des dispositifs de drainage vésical est réalisée par un médecin ou par un infirmier à l'exception des sondes de drainage vésical permanent et du cathéter sus-pubien qui sont seulement prescrits par un médecin » ; formation au sondage intermittent avant la sortie ; sonde à demeure à domicile en système clos. Lu le 05/10/2026.
  242. Assurance maladie. Tableau récapitulatif des taux de remboursement. ameli.fr, consulté le 05/10/2026. ameli.frTexte brut lu le 05/10/2026 : « Pansements, accessoires, petit appareillage 60 % » ; actes des masseurs-kinésithérapeutes 60 %.
  243. DILA. Allocation personnalisée d'autonomie (APA). Service-Public.fr, fiche F10009, vérifiée le 01/06/2026. service-public.gouv.fr60 ans au moins, GIR 1 à 4, domicile ou résidence autonomie ; plafonds mensuels : GIR 1 2 080,33 €, GIR 2 1 682,30 €, GIR 3 1 215,99 €, GIR 4 811,52 € (recalculés à partir des coefficients de R232-10 : cohérents) ; aucune participation si ressources ≤ 933,89 €/mois, 90 % du plan au-delà de 3 439,31 € ; non cumulable avec la PCH ni avec les aides des caisses de retraite ; demande au département (Cerfa 16301 ou téléservice). Lu le 05/10/2026.
  244. Code de l'action sociale et des familles. Art. L245-1, L245-3 (4°), D245-3, D245-4, D245-23, R146-26. Version en vigueur (miroir LEGI du 03/10/2026). legifrance.gouv.frL245-3 4° : charges « spécifiques ou exceptionnelles, comme celles relatives à l'acquisition ou l'entretien de produits liés au handicap ». D245-23 : charges spécifiques = « dépenses permanentes et prévisibles liées au handicap » non couvertes par un autre élément. D245-4 : difficulté absolue pour une activité ou grave pour au moins deux, « définitives, ou d'une durée prévisible d'au moins un an ». D245-3 : limite d'âge de demande 60 ans, sauf handicap présent avant 60 ans. R146-26 : demande MDPH accompagnée d'un certificat médical de moins d'un an. Lu le 05/10/2026.
  245. CNSA. Tarifs et montants applicables aux différents éléments de la PCH à compter du 1er janvier 2026. Paris : CNSA ; 2026. cnsa.fr4e élément, charges spécifiques : montant maximal 100 €/mois, durée maximale d'attribution 10 ans, tarif « selon les produits : tarif détaillé ou 75 % du coût ». Références : arrêtés du 28/12/2005 (non lus directement : Légifrance bloque les robots). Lu le 05/10/2026.
  246. DILA. Allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH). Service-Public.fr, fiche F14809, vérifiée le 01/06/2026. service-public.gouv.frMoins de 20 ans, taux d'incapacité ≥ 80 % (ou 50 à 79 % avec accompagnement préconisé par la CDAPH) ; AEEH de base 153,01 € ; complément de 1re catégorie si les dépenses liées au handicap atteignent au moins 267,77 € par mois (montant total AEEH + complément affiché : 267,77 €). Demande à la MDPH. Lu le 05/10/2026.
  247. Code de la sécurité sociale. Art. R541-2. Version en vigueur (miroir LEGI du 02/10/2026). legifrance.gouv.frSix catégories de complément ; la 1re vise l'enfant dont le handicap « entraîne, par sa nature ou sa gravité, des dépenses égales ou supérieures à un montant fixé par arrêté ». Lu le 05/10/2026.
  248. CNSA. Guide des éligibilités pour les décisions prises dans les maisons départementales des personnes handicapées. Dossier technique. Paris : CNSA ; mai 2013. Parmi les frais pris en compte pour les compléments de l'allocation d'éducation (AES, devenue AEEH) : « l'achat de couches en cas d'incontinence » non pris en charge par l'assurance maladie ou la mutuelle. Lu le 05/10/2026 dans une copie PDF conservée localement (URL d'origine non retrouvée).
  249. Code de la sécurité sociale. Art. L262-1 et R262-9. Version en vigueur (miroir LEGI du 02/10/2026). legifrance.gouv.frL262-1 : action sanitaire et sociale des CPAM et CARSAT « destinées en priorité aux populations exposées au risque de précarité ». R262-9 : les CPAM « peuvent servir des prestations supplémentaires ». Lu le 05/10/2026.
  250. Code de l'action sociale et des familles. Art. L123-5. Version en vigueur (miroir LEGI du 03/10/2026). legifrance.gouv.frLe CCAS « peut intervenir sous forme de prestations remboursables ou non remboursables » : aide facultative, règles propres à chaque commune. Lu le 05/10/2026.
  251. Code de la sécurité sociale. Art. L861-3. Version en vigueur (miroir LEGI du 02/10/2026). legifrance.gouv.frLa complémentaire santé solidaire prend en charge la participation de l'assuré « pour les prestations couvertes par les régimes obligatoires » et les dispositifs médicaux « admis au remboursement » : rien pour un produit hors LPP. Lu le 05/10/2026.
  252. Département du Pas-de-Calais. L'allocation personnalisée d'autonomie (APA) à domicile. pasdecalais.frLe plan d'aide peut comprendre « Les frais spécifiques (portage des repas, téléassistance, blanchissage, matériel d'incontinence…) ». Exemple d'un règlement départemental ; chaque département a le sien. Lu le 05/10/2026.
  253. Code général des impôts, art. 278 et 278-0 bis (2°, e) (miroir LEGI du 01/09/2026) ; BOFiP BOI-TVA-LIQ-30-10-50, version du 19/06/2024. bofip.impots.gouv.frTVA à 5,5 % pour « les appareillages de recueil pour incontinents […] et les sondes vésicales pour incontinents urinaires » (étuis péniens et poches compris, § 370) ; § 440 : « les produits tels que les poudres de protection cutanée, pastilles déodorantes ou couches utilisés par les stomisés ou incontinents demeurent soumis au taux normal », soit 20 % (art. 278). Lu le 05/10/2026.
  254. Naegelen C. Proposition de loi n° 5074 visant à considérer les protections contre l'incontinence comme des produits de première nécessité. Assemblée nationale, 15e législature, déposée le 22/02/2022, renvoyée à la commission des finances. assemblee-nationale.frArticle 1er : ajouter à l'article 278-0 bis du CGI « Les produits et matériels utilisés pour l'incontinence » (TVA 5,5 %). L'exposé des motifs avance un prix moyen de 150 € par mois, sans source de calcul. La page ne mentionne aucun examen en commission ; aucune adoption trouvée. Lu le 05/10/2026.
  255. Code de la sécurité sociale. Art. R165-36, R165-37, R165-38 (décret 2012-860) et R161-45. Version en vigueur (miroir LEGI du 02/10/2026). legifrance.gouv.frR165-36 : prescription LPP de 12 mois au plus. R165-37 : l'ordonnance indique la durée totale ou le nombre de renouvellements « par périodes maximales d'un mois ». R165-38 : désignation permettant le rattachement à la LPP, quantité ou nombre de conditionnements, conditions particulières d'utilisation, âge et poids si utiles. Lu le 05/10/2026.
  256. Assurance maladie. Les règles de prescription des dispositifs médicaux. ameli.fr, espace infirmier, 16/03/2026. ameli.frMentions obligatoires (identification, patient, date, dénomination et quantité, signature) ; « ne peut être établie pour une durée supérieure à douze mois » ; renouvellements par périodes d'un mois ; ordonnance en double exemplaire. Lu le 05/10/2026.
  257. Agence européenne des médicaments. Pages EPAR de Yentreve (duloxétine), Emselex (darifénacine) et Kentera (oxybutynine transdermique), consultées le 05/10/2026. ema.europa.euLes trois ont le statut « Authorised » dans l'Union européenne, mais aucune n'apparaît dans la BDPM : AMM européenne sans commercialisation en France.
  258. HAS, Commission de la transparence. OBGEMSA (vibégron). Inscription (CT-21186). Avis du 23/07/2025. has-sante.frSMR faible, ASMR V. Étude EMPOWUR (1518 adultes, 12 semaines) : −0,5 miction/24 h (IC95 % −0,8 à −0,2) et −0,6 épisode d'IU par urgenturie/24 h contre placebo ; tolérance jugée favorable et différente de celle des anticholinergiques ; pas de comparaison directe.
  259. HAS, Commission de la transparence. MINIRIN, MINIRINMELT, OCTIM (desmopressine). Renouvellement d'inscription (CT-13700). Avis du 29/06/2016. has-sante.frSMR insuffisant pour MINIRIN comprimé et MINIRINMELT dans la nycturie avec polyurie nocturne de l'adulte de moins de 65 ans : indication non remboursable (SMR important pour le diabète insipide et l'énurésie).
  260. HAS, Commission de la transparence. VECALMYS (solifénacine/tamsulosine). Inscription (CT-20519). Avis du 08/11/2023. has-sante.frSMR modéré, ASMR V. Efficacité démontrée contre placebo et contre tamsulosine seule chez l'homme avec symptômes de remplissage et de vidange, mais quantité d'effet faible et à court terme ; pas de comparaison à la solifénacine seule.
  261. HAS, Commission de la transparence. BOTOX (toxine botulinique A). Extension d'indication à l'hyperactivité vésicale idiopathique (CT-13729). Avis du 19/11/2014. has-sante.frSMR important, ASMR IV. Pivots 100 U contre placebo : −1,65 et −1,91 épisode d'IU/24 h ; réponse positive 60,8 % et 62,8 % contre 29,2 % et 26,8 % ; durée médiane d'effet 166 jours. Cycle 1 : infection urinaire 8,1 % contre 2,2 %, rétention 7,1 % contre 0,3 % ; autosondage 6,5 % contre 0,4 %, durée médiane 63 jours ; 50 % des patients en autosondage ont eu une infection urinaire. 12 % d'hommes seulement dans les essais. Rappel des recommandations : anticholinergique en l'absence d'infection et de rétention, sans association à un anticholinestérasique.
  262. HAS, Commission de la transparence. Synthèse d'avis : DITROPAN, CERIS, VESICARE, TOVIAZ (anticholinergiques). Réévaluation. Avis du 26/06/2013. has-sante.frEffet similaire et modeste des quatre anticholinergiques : environ une miction de moins par jour contre placebo, pas d'impact démontré sur la qualité de vie, études de 12 semaines en moyenne. Sécheresse buccale plus fréquente avec l'oxybutynine ≥ 10 mg/j. Oxybutynine : risque de confusion plus important chez le sujet âgé. Traitements comportementaux et rééducation en 1re intention ; anticholinergique en 1re intention ou après échec. SMR modéré ; ASMR IV (tolérance) de CERIS, VESICARE et TOVIAZ par rapport à DITROPAN.
  263. Cameron AP, Chung DE, Dielubanza EJ, et al. The AUA/SUFU Guideline on the Diagnosis and Treatment of Idiopathic Overactive Bladder. J Urol. 2024;212(1):11-20. PMID 38651651 · doi:10.1097/JU.0000000000003985Recommandation AUA/SUFU 2024 sur l'HAV idiopathique (33 énoncés). Texte intégral lu sur auanet.org : antimuscarinique ou bêta-3 en traitement médicamenteux (recommandation forte) ; discuter le risque de démence sous antimuscarinique ; prudence extrême si glaucome à angle fermé, vidange gastrique altérée ou antécédent de rétention ; réévaluer à 4-8 semaines ; efficacité des deux classes jugée similaire ; neuromodulation sacrée, stimulation tibiale percutanée ou toxine si échec ; RPM avant toxine (essais : exclusion si RPM > 100-200 mL) ; homme HBP + HAV : monothérapie ou association avec un alpha-bloquant.
  264. Wagg A, Compion G, Fahey A, et al. Persistence with prescribed antimuscarinic therapy for overactive bladder: a UK experience. BJU Int. 2012;110(11):1767-74. PMID 22409769 · doi:10.1111/j.1464-410X.2012.11023.xBase de dispensations britannique : à 12 mois, part des patients toujours sous leur antimuscarinique initial de 14 % (flavoxate) à 35 % (solifénacine) ; oxybutynine LI 22 %, trospium 26 %. Les 60 ans et plus persistent davantage.
  265. ANSM. Résumé des caractéristiques du produit — DITROPAN 5 mg, comprimé sécable (oxybutynine) (mis à jour le 22/04/2025). Base de données publique des médicaments, consultée le 05/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frAdulte : 2,5 mg × 3/j au départ, usuel 5 mg × 2 à 3/j, maximum 5 mg × 4/j ; sujet âgé : début 2,5 mg × 2/j, jusqu'à 10 mg/j en 2 prises. CI : risque de rétention lié à des troubles urétro-prostatiques, occlusion, mégacôlon toxique, atonie intestinale, colite ulcéreuse sévère, myasthénie, glaucome par fermeture de l'angle ou chambre peu profonde. Évaluer à 4-6 semaines ; ne pas utiliser dans l'IU d'effort ; effets centraux (hallucinations, confusion) ; coup de chaleur ; métabolisme CYP3A4 ; peut réduire l'efficacité d'un inhibiteur de la cholinestérase.
  266. ANSM. Résumé des caractéristiques du produit — VESICARE 5 mg, comprimé pelliculé (solifénacine) (mis à jour le 25/06/2024). Base de données publique des médicaments, consultée le 05/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr5 mg/j, si nécessaire 10 mg/j. Clairance ≤ 30 mL/min ou insuffisance hépatique modérée (Child-Pugh 7-9) : 5 mg/j maximum. Inhibiteur puissant du CYP3A4 (kétoconazole, ritonavir, nelfinavir, itraconazole) : 5 mg maximum. CI : rétention urinaire, affection gastro-intestinale sévère, myasthénie, glaucome par fermeture de l'angle (et patients à risque), hémodialyse, insuffisance hépatique sévère, inhibiteur puissant du CYP3A4 chez l'insuffisant rénal sévère ou hépatique modéré. Allongement du QT rapporté. Effet évalué au plus tôt à 4 semaines ; attendre environ 1 semaine après l'arrêt avant un autre anticholinergique.
  267. ANSM. Résumé des caractéristiques du produit — FESOTERODINE BIOGARAN LP 4 mg, comprimé à libération prolongée (générique de TOVIAZ) (mis à jour le 24/02/2026). Base de données publique des médicaments, consultée le 05/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr4 mg/j, puis 8 mg/j selon la réponse ; effet optimal entre 2 et 8 semaines, réévaluer à 8 semaines. Inhibiteur puissant du CYP3A4 à fonctions rénale et hépatique normales : 4 mg maximum. Tableau : IR sévère (FG < 30) 4 mg, à éviter avec un inhibiteur modéré, CI avec un puissant ; IR modérée (30-50) 4→8 mg, 4 mg avec un modéré, CI avec un puissant ; IH modérée 4 mg, CI avec un puissant ; IH sévère : CI. Autres CI : rétention urinaire et gastrique, glaucome à angle fermé non contrôlé, myasthénie grave, rectocolite grave, mégacôlon toxique. Précaution : glaucome à angle fermé contrôlé, QT, inhibiteurs puissants du CYP2D6.
  268. ANSM. Résumé des caractéristiques du produit — DETRUSITOL 2 mg, comprimé pelliculé (toltérodine) (mis à jour le 09/10/2025). Base de données publique des médicaments, consultée le 05/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr2 mg × 2/j ; 1 mg × 2/j si insuffisance hépatique ou rénale (filtration glomérulaire ≤ 30 mL/min) ou effets gênants. Réévaluer à 2-3 mois. CI : rétention urinaire, glaucome à angle fermé non contrôlé, myasthénie, rectocolite hémorragique sévère, mégacôlon toxique. Allongement du QTc ; inhibiteurs puissants du CYP3A4 (clarithromycine, érythromycine, kétoconazole, itraconazole, antiprotéases) déconseillés.
  269. ANSM. Résumé des caractéristiques du produit — CERIS 20 mg, comprimé enrobé (chlorure de trospium) (mis à jour le 03/04/2025). Base de données publique des médicaments, consultée le 05/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr20 mg × 2/j, à jeun avant les repas. Insuffisance rénale sévère (clairance 10-30 mL/min/1,73 m²) : 20 mg/j ou un jour sur deux. Réévaluer tous les 3 à 6 mois. CI : rétention urinaire, affection gastro-intestinale sévère, myasthénie grave, glaucome par fermeture de l'angle non contrôlé, tachyarythmie. Insuffisance hépatique sévère : déconseillé. Aucune interaction métabolique sur les cytochromes P450 attendue (faible métabolisme).
  270. Madhuvrata P, Cody JD, Ellis G, et al. Which anticholinergic drug for overactive bladder symptoms in adults. Cochrane Database Syst Rev. 2012;1(1):CD005429. PMID 22258963 · doi:10.1002/14651858.CD005429.pub2Revue Cochrane, 86 essais, comparaisons entre anticholinergiques. Toltérodine contre oxybutynine : moins de bouche sèche (RR 0,65) et moins d'arrêts (RR 0,52). Formes à libération prolongée : moins de bouche sèche que les formes immédiates. Solifénacine 10 mg et fésotérodine 8 mg : un peu plus efficaces que 5 mg et 4 mg, au prix de plus de bouche sèche.
  271. Agence européenne des médicaments. Betmiga (mirabegron) — résumé des caractéristiques du produit (annexe I de l'EPAR), version consultée le 05/10/2026. ema.europa.eu50 mg/j chez l'adulte, y compris âgé. DFGe 15-29 ou Child-Pugh B : 25 mg ; IRT ou Child-Pugh C : non recommandé ; inhibiteur puissant du CYP3A (itraconazole, kétoconazole, ritonavir, clarithromycine) : 25 mg si IR légère à modérée ou IH légère, non recommandé si IR sévère ou IH modérée. CI : HTA sévère non contrôlée (PAS ≥ 180 et/ou PAD ≥ 110 mmHg). Mesurer la pression artérielle au début et régulièrement. Inhibiteur modéré du CYP2D6 (AUC du métoprolol +229 %, de la désipramine +241 %) : prudence avec flécaïnide, propafénone, tricycliques ; inhibiteur faible de la P-gp (digoxine, dabigatran). Rétentions rapportées en cas d'obstruction ou d'association à un antimuscarinique.
  272. Agence européenne des médicaments. Obgemsa (vibégron) — résumé des caractéristiques du produit (annexe I de l'EPAR), version consultée le 05/10/2026. ema.europa.eu75 mg/j. Pas d'adaptation pour une IR avec DFG 15-90 non dialysée ni pour une IH Child-Pugh A ou B ; non recommandé si DFG < 15 ou Child-Pugh C. Seule CI : hypersensibilité. Rétentions urinaires signalées en cas d'obstruction vésicale ou d'association à un antimuscarinique : surveiller, arrêter si rétention. Pas d'ajustement avec les inhibiteurs du CYP3A ; digoxine à surveiller ; prudence avec les substrats sensibles de la P-gp (dabigatran, apixaban, rivaroxaban). Peut être écrasé dans une cuillère de compote.
  273. Gray SL, Anderson ML, Dublin S, et al. Cumulative use of strong anticholinergics and incident dementia: a prospective cohort study. JAMA Intern Med. 2015;175(3):401-7. PMID 25621434 · doi:10.1001/jamainternmed.2014.7663Cohorte prospective ACT (Seattle), 3434 personnes de 65 ans et plus sans démence, suivi moyen 7,3 ans. Relation dose-effet : HR de démence 1,54 (IC95 % 1,21-1,96) au-delà de 1095 doses quotidiennes standardisées cumulées sur 10 ans ; les antimuscariniques vésicaux font partie des 3 classes les plus utilisées.
  274. Richardson K, Fox C, Maidment I, et al. Anticholinergic drugs and risk of dementia: case-control study. BMJ. 2018;361:k1315. PMID 29695481 · doi:10.1136/bmj.k1315Cas-témoins CPRD (Royaume-Uni), 40 770 cas de 65-99 ans. Anticholinergique de score ACB 3 : OR 1,11 (1,08-1,14) ; le risque augmente avec l'exposition pour les classes antidépresseurs, urologiques et antiparkinsoniens, y compris 15-20 ans avant le diagnostic. Les auteurs évoquent un possible biais protopathique.
  275. Welk B, McArthur E. Increased risk of dementia among patients with overactive bladder treated with an anticholinergic medication compared to a beta-3 agonist: a population-based cohort study. BJU Int. 2020;126(1):183-190. PMID 32167223 · doi:10.1111/bju.15040Cohorte appariée (Ontario) de nouveaux utilisateurs : antimuscariniques de l'HAV contre mirabegron. Démence plus fréquente sous antimuscarinique (HR 1,23 ; IC95 % 1,12-1,35), surtout chez les hommes et les 75 ans ou moins. Comparaison active destinée à limiter le biais protopathique.
  276. O'Mahony D, Cherubini A, Guiteras AR, et al. STOPP/START criteria for potentially inappropriate prescribing in older people: version 3. Eur Geriatr Med. 2023;14(4):625-632. PMID 37256475 · doi:10.1007/s41999-023-00777-ySTOPP/START version 3 (190 critères, consensus Delphi européen). Critères lus dans l'annexe 1 : STOPP I1 (antimuscarinique et démence), I2 (glaucome à angle fermé), I3 (homme HBP et RPM > 200 mL), I4 (constipation), I6 (mirabegron et HTA labile ou sévère), I7 (duloxétine dans l'urgenturie), I10 (desmopressine pour l'incontinence ou la pollakiurie), B10 (diurétique de l'anse et incontinence), K10 et K12 (alpha-bloquants hors silodosine, antimuscariniques et chutes), M1 (deux anticholinergiques ou plus) ; START I3-I4 (œstrogène vaginal : atrophie, infections urinaires récidivantes).
  277. Gill SS, Mamdani M, Naglie G, et al. A prescribing cascade involving cholinesterase inhibitors and anticholinergic drugs. Arch Intern Med. 2005;165(7):808-13. PMID 15824303 · doi:10.1001/archinte.165.7.808Cohorte (Ontario), 44 884 personnes âgées démentes. Sous inhibiteur de la cholinestérase, risque accru de recevoir ensuite un anticholinergique pour incontinence (4,5 % contre 3,1 % ; HR ajusté 1,55 ; 1,39-1,72) : cascade de prescription.
  278. ANSM. Résumé des caractéristiques du produit — COLPOTROPHINE, capsule vaginale (promestriène) (mis à jour le 07/07/2025). Base de données publique des médicaments, consultée le 05/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frIndication : atrophie vaginale par carence estrogénique après la ménopause. 1 capsule/j par voie vaginale par cures de 20 jours ; cures d'entretien possibles ; pas de progestatif. CI : cancer du sein (actuel ou ancien), tumeur estrogéno-dépendante, métrorragies non expliquées, hyperplasie endométriale non traitée, thrombose veineuse ou thrombophilie, maladie artérielle récente, hépatopathie aiguë, porphyrie, allaitement, spermicides et préservatifs masculins en latex.
  279. ANSM. Résumé des caractéristiques du produit — TROPHICREME 0,1 POUR CENT, crème vaginale (estriol) (mis à jour le 07/01/2025). Base de données publique des médicaments, consultée le 05/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frAtrophie vaginale de la ménopause. 1 g/j par l'applicateur (et en couche mince sur la vulve) la 1re semaine, puis tous les 2 jours jusqu'à régression (en moyenne 3 semaines) ; cures d'entretien. CI comparables : cancer du sein, tumeur estrogéno-dépendante, métrorragies non expliquées, thrombose veineuse, maladie artérielle récente, hépatopathie, porphyrie.
  280. ANSM. Résumé des caractéristiques du produit — PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule (estriol) (mis à jour le 23/02/2026). Base de données publique des médicaments, consultée le 05/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frAffections vulvo-vaginales du déficit estrogénique. 1 ovule/j au coucher (4 semaines au plus), puis dose d'entretien (par exemple 2 ovules/semaine) ; pas de progestatif. CI : cancer du sein, tumeur estrogéno-dépendante, hémorragie génitale non expliquée, thrombose, grossesse, allaitement.
  281. Code de la sécurité sociale. Article L162-4, version issue de la loi n° 2020-1576 du 14/12/2020, en vigueur (texte lu dans l'export LEGI du 02/10/2026). legifrance.gouv.frLe médecin signale sur l'ordonnance le caractère non remboursable d'une spécialité prescrite en dehors des indications ou conditions ouvrant droit au remboursement.
  282. Grady D, Brown JS, Vittinghoff E, et al. Postmenopausal hormones and incontinence: the Heart and Estrogen/Progestin Replacement Study. Obstet Gynecol. 2001;97(1):116-20. PMID 11152919 · doi:10.1016/s0029-7844(00)01115-7Essai HERS, 1525 femmes incontinentes (≥ 1 épisode/semaine) avec coronaropathie, suivi 4,1 ans. Aggravation chez 39 % sous œstrogènes + progestatif contre 27 % sous placebo ; +0,7 épisode/semaine contre −0,1.
  283. Maund E, Guski LS, Gøtzsche PC. Considering benefits and harms of duloxetine for treatment of stress urinary incontinence: a meta-analysis of clinical study reports. CMAJ. 2017;189(5):E194-E203. PMID 28246265 · doi:10.1503/cmaj.151104Méta-analyse des rapports d'études cliniques remis à l'EMA (4 essais, 1913 femmes, IU d'effort). Fuites hebdomadaires −13,6 % contre placebo ; NNT 8 pour « beaucoup mieux » ; NNH 7 pour un arrêt pour effet indésirable et 7 pour un effet d'activation. Conclusion des auteurs : les risques l'emportent sur les bénéfices.
  284. Mariappan P, Ballantyne Z, N'Dow JM, et al. Serotonin and noradrenaline reuptake inhibitors (SNRI) for stress urinary incontinence in adults. Cochrane Database Syst Rev. 2005;2005(3):CD004742. PMID 16034945 · doi:10.1002/14651858.CD004742.pub2Revue Cochrane, 9 essais (3327 adultes), duloxétine contre placebo dans l'IU d'effort, 3 à 12 semaines. Qualité de vie améliorée, fréquence des fuites réduite d'environ 50 % dans les essais, pas de bénéfice démontré au pad-test ; guérison subjective +3 %. Un participant sur trois a des effets indésirables (nausées surtout), un sur huit arrête.
  285. ANSM. Résumé des caractéristiques du produit — MINIRIN 0,1 mg, comprimé (desmopressine) (mis à jour le 07/08/2026). Base de données publique des médicaments, consultée le 05/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frNycturie avec polyurie nocturne de l'adulte de moins de 65 ans : 0,1 mg au coucher, puis 0,2 puis 0,4 mg par paliers d'une semaine ; arrêter si pas d'effet 4 semaines après la dose minimale efficace. Calendrier mictionnel d'au moins 2 jours avant de traiter. Restriction hydrique 1 h avant et 8 h après la prise. CI : 65 ans et plus (nycturie), insuffisance cardiaque, traitement diurétique, DFG < 50 mL/min, hyponatrémie, SIADH, polydipsie, incapacité à respecter la restriction hydrique (troubles cognitifs sévères, démence). Natrémie si symptômes ou si médicament favorisant un SIADH (tricycliques, ISRS, carbamazépine, AINS…) ; suspendre si fièvre, gastro-entérite ; lopéramide : concentration × 3.
  286. ANSM. Résumé des caractéristiques du produit — OMIX L.P. 0,4 mg, microgranules à libération prolongée en gélule (tamsulosine) (mis à jour le 14/05/2024). Base de données publique des médicaments, consultée le 05/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frSymptômes fonctionnels de l'HBP. 1 gélule/j après le petit-déjeuner ; pas d'ajustement en insuffisance rénale. CI : antécédent d'hypotension orthostatique, d'angio-œdème sous tamsulosine, insuffisance hépatique sévère ; déconseillé si syncope mictionnelle. Syndrome de l'iris flasque peropératoire (chirurgie de la cataracte).
  287. ANSM. Résumé des caractéristiques du produit — XATRAL LP 10 mg, comprimé à libération prolongée (alfuzosine) (mis à jour le 10/10/2024). Base de données publique des médicaments, consultée le 05/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frHBP ; adjuvant au sondage dans la rétention aiguë. 10 mg/j après le repas du soir. CI : hypotension orthostatique, insuffisance hépatique, clairance < 30 mL/min ; association au ritonavir contre-indiquée ; inhibiteurs puissants du CYP3A4 et alpha-bloquants antihypertenseurs déconseillés ; inhibiteurs de la PDE5 : précaution (hypotension). Iris flasque peropératoire possible.
  288. Agence européenne des médicaments. Urorec (silodosine) — résumé des caractéristiques du produit (annexe I de l'EPAR), version consultée le 05/10/2026. ema.europa.euHBP de l'homme adulte. 8 mg/j pendant un repas ; clairance 30-50 mL/min : 4 mg/j, puis 8 mg après une semaine ; clairance < 30 mL/min ou insuffisance hépatique sévère : non recommandé. Troubles de l'éjaculation (éjaculation rétrograde, émission réduite) : effet indésirable le plus fréquent (23 %).
  289. ANSM. Résumé des caractéristiques du produit — DOXAZOSINE SUBSTIPHARM LP 4 mg, comprimé à libération prolongée (mis à jour le 13/01/2023). Base de données publique des médicaments, consultée le 05/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frIndication : symptômes de l'HBP. 4 mg/j, jusqu'à 8 mg/j en une prise ; surveillance au début du traitement, chez l'hypertendu comme chez le normotendu.
  290. ANSM. Résumé des caractéristiques du produit — HYTRINE 5 mg, comprimé (térazosine) (mis à jour le 21/09/2026). Base de données publique des médicaments, consultée le 05/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frHBP de l'homme. Titration : 1 mg au coucher, 2 mg/j pendant une semaine, puis 5 mg au coucher à partir du 9e jour ; reprendre la titration après une interruption de plusieurs jours. CI : antécédent d'hypotension orthostatique.
  291. ANSM. Résumé des caractéristiques du produit — AVODART 0,5 mg, capsule molle (dutastéride) (mis à jour le 09/10/2025). Base de données publique des médicaments, consultée le 05/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frSymptômes modérés à sévères de l'HBP ; réduction du risque de rétention aiguë et de chirurgie. 0,5 mg/j ; au moins 6 mois pour une réponse optimale. PSA abaissé d'environ 50 % à 6 mois : nouveau PSA de référence à 6 mois. Changements de l'humeur et dépression mentionnés en mise en garde.
  292. ANSM. Résumé des caractéristiques du produit — CHIBRO-PROSCAR 5 mg, comprimé pelliculé (finastéride) (mis à jour le 19/07/2024). Base de données publique des médicaments, consultée le 05/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frMêmes indications que le dutastéride. 5 mg/j ; au moins 6 mois pour un effet maximal. PSA à multiplier par 2 après 6 mois de traitement. Mise en garde : humeur dépressive, dépression, idées suicidaires.
  293. Kaplan SA, Roehrborn CG, Rovner ES, et al. Tolterodine and tamsulosin for treatment of men with lower urinary tract symptoms and overactive bladder: a randomized controlled trial. JAMA. 2006;296(19):2319-28. PMID 17105794 · doi:10.1001/jama.296.19.2319TIMES : 879 hommes avec STUI et HAV. Toltérodine LP 4 mg + tamsulosine 0,4 mg : bénéfice perçu 80 % contre 62 % (placebo), 71 % (tamsulosine seule), 65 % (toltérodine seule) ; rétention aiguë nécessitant un sondage 0,4 % sous association.
  294. Kaplan SA, Herschorn S, McVary KT, et al. Efficacy and Safety of Mirabegron versus Placebo Add-On Therapy in Men with Overactive Bladder Symptoms Receiving Tamsulosin for Underlying Benign Prostatic Hyperplasia: A Randomized, Phase 4 Study (PLUS). J Urol. 2020;203(6):1163-1171. PMID 31895002 · doi:10.1097/JU.0000000000000738PLUS : 676 hommes sous tamsulosine avec HAV persistante. Ajout de mirabegron : mictions/j −2,00 contre −1,62 (différence −0,39) ; davantage de rétentions urinaires dans le bras mirabegron ; variations du RPM et du débit jugées non pertinentes.
  295. ANSM. Résumé des caractéristiques du produit — VECALMYS 6 mg/0,4 mg, comprimé à libération modifiée (solifénacine + tamsulosine) (mis à jour le 19/02/2024). Base de données publique des médicaments, consultée le 05/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frHomme avec symptômes de remplissage modérés à sévères et symptômes de vidange liés à l'HBP, répondant mal à une monothérapie. 1 comprimé/j (maximum). CI : hémodialyse, insuffisance hépatique sévère, inhibiteur puissant du CYP3A4 si IR sévère ou IH modérée, affection gastro-intestinale sévère, myasthénie grave, glaucome à angle étroit, antécédent d'hypotension orthostatique.
  296. Agence européenne des médicaments. Cialis (tadalafil) — résumé des caractéristiques du produit (annexe I de l'EPAR), version consultée le 05/10/2026. ema.europa.euHBP de l'homme adulte : 5 mg/j ; l'efficacité de 2,5 mg dans l'HBP n'est pas démontrée. CI : dérivés nitrés, riociguat. Association à la doxazosine non recommandée.
  297. Marshall HJ, Beevers DG. Alpha-adrenoceptor blocking drugs and female urinary incontinence: prevalence and reversibility. Br J Clin Pharmacol. 1996;42(4):507-9. PMID 8904625 · doi:10.1046/j.1365-2125.1996.45217.x49 femmes hypertendues sous alpha-bloquant (prazosine, térazosine, doxazosine) : incontinence chez 40,8 % contre 16,3 % des témoins appariés (RR 2,5) ; arrêt de l'alpha-bloquant chez 18 d'entre elles, symptômes disparus chez 13.
  298. Menefee SA, Chesson R, Wall LL. Stress urinary incontinence due to prescription medications: alpha-blockers and angiotensin converting enzyme inhibitors. Obstet Gynecol. 1998;91(5 Pt 2):853-4. PMID 9572189 · doi:10.1016/s0029-7844(97)00497-3Cas clinique : IU d'effort sous doxazosine, améliorée au passage à l'énalapril, puis réapparue par la toux de l'IEC ; résolution sous amlodipine. Niveau de preuve faible (un cas).
  299. Landi F, Cesari M, Russo A, et al. Benzodiazepines and the risk of urinary incontinence in frail older persons living in the community. Clin Pharmacol Ther. 2002;72(6):729-34. PMID 12496754 · doi:10.1067/mcp.2002.1293184583 patients italiens en soins à domicile : benzodiazépines associées à l'incontinence urinaire (OR 1,44 ; 1,12-1,83), surtout les molécules oxydatives à demi-vie longue (OR 1,75). Étude observationnelle.
  300. Harrison-Woolrych M, Skegg K, Ashton J, et al. Nocturnal enuresis in patients taking clozapine, risperidone, olanzapine and quetiapine: comparative cohort study. Br J Psychiatry. 2011;199(2):140-4. PMID 21653944 · doi:10.1192/bjp.bp.110.087478Cohorte de pharmacovigilance : énurésie nocturne chez 20,7 % des patients sous clozapine, contre 9,6 % (olanzapine), 6,7 % (quétiapine), 6,2 % (rispéridone).
  301. Verhamme KM, Sturkenboom MC, Stricker BH, et al. Drug-induced urinary retention: incidence, management and prevention. Drug Saf. 2008;31(5):373-88. PMID 18422378 · doi:10.2165/00002018-200831050-00002Revue : rétention urinaire médicamenteuse décrite avec les anticholinergiques (antipsychotiques, antidépresseurs, bronchodilatateurs anticholinergiques), opioïdes, agonistes alpha-adrénergiques, benzodiazépines, AINS, relaxants du détrusor et inhibiteurs calciques ; jusqu'à 10 % des épisodes de rétention attribuables à un médicament ; sujet âgé et HBP plus exposés.
  302. Movig KL, Leufkens HG, Belitser SV, et al. Selective serotonin reuptake inhibitor-induced urinary incontinence. Pharmacoepidemiol Drug Saf. 2002;11(4):271-9. PMID 12138594 · doi:10.1002/pds.705Base PHARMO (Pays-Bas), 13 531 nouveaux utilisateurs d'ISRS : risque relatif ajusté d'incontinence 1,61 (1,42-1,82) ; 60 cas supplémentaires pour 1000 patients âgés par an ; risque le plus élevé sous sertraline.
  303. ANSM. Résumé des caractéristiques du produit — TERALITHE 250 mg, comprimé sécable (lithium) (mis à jour le 28/07/2026). Base de données publique des médicaments, consultée le 05/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frSoif et polyurie parmi les effets indésirables ; diabète insipide néphrogénique possible ; une polyurie ou une polydipsie doivent motiver une consultation (ionogramme, fonction rénale).
  304. Agence européenne des médicaments. Lyrica (prégabaline) — résumé des caractéristiques du produit (annexe I de l'EPAR), version consultée le 05/10/2026. ema.europa.euAffections du rein et des voies urinaires : incontinence urinaire et dysurie « peu fréquentes » ; rétention urinaire « rare ».
  305. Agence européenne des médicaments. Forxiga (dapagliflozine) — résumé des caractéristiques du produit (annexe I de l'EPAR), version consultée le 05/10/2026. ema.europa.euPolyurie (pollakiurie, polyurie, augmentation du volume urinaire) : effet indésirable « fréquent » ; nycturie « peu fréquente ».
  306. ANSM. Résumé des caractéristiques du produit — BOTOX 100 UNITÉS ALLERGAN, poudre pour solution injectable (onabotulinumtoxinA) (mis à jour le 09/09/2026). Base de données publique des médicaments, consultée le 05/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frHAV idiopathique avec ≥ 3 épisodes d'IU par urgenturie sur 3 jours et ≥ 8 mictions/j, ne répondant pas aux anticholinergiques après 3 mois ou intolérante, et ne répondant pas à une kinésithérapie bien conduite. 100 U en 20 injections intradétrusoriennes sous cystoscopie, trigone épargné ; réinjection quand l'effet s'estompe (en général 6 mois), au moins 3 mois d'intervalle. ECBU 5 jours avant, antibioprophylaxie. Le patient (ou son entourage) doit pouvoir réaliser des sondages intermittents. RPM à surveiller 2 semaines puis jusqu'à 12 semaines. Homme avec signes d'obstruction : ne pas traiter. CI : infection urinaire en cours, rétention si sondage impossible ou refusé, myasthénie grave. Autosondage débuté chez 6,5 % (100 U) contre 0,4 %. Réservé à l'usage hospitalier.
  307. HAS, CNEDiMTS. INTERSTIM X, neuromodulateur non rechargeable des racines sacrées. Avis du 19/09/2023. has-sante.frIndications urinaires LPP : pollakiurie et impériosité invalidantes avec ou sans IU par urgenturie, ou rétention chronique sans cause urologique, rebelles aux traitements conservateurs (2e intention) ; test obligatoire avant implantation. Étude française SOUNDS (301 testés, 247 implantés, 5 ans) : révisions chirurgicales chez 38 % des testés, explantation définitive chez 14,6 % des implantés, perte d'efficacité chez 45 %. Batterie : 4,8 ans (INTERSTIM II) contre 10,2 ans (INTERSTIM X) ; IRM possible sous conditions selon l'électrode. Environ 1360 implantations/an en France.
  308. Nitti VW, Dmochowski R, Herschorn S, et al. OnabotulinumtoxinA for the treatment of patients with overactive bladder and urinary incontinence: results of a phase 3, randomized, placebo controlled trial. J Urol. 2013;189(6):2186-93. PMID 23246476 · doi:10.1016/j.juro.2012.12.022Essai de phase III (EMBARK), HAV avec ≥ 3 épisodes d'IU par urgenturie sur 3 jours, insuffisamment contrôlée par anticholinergique : onabotulinumtoxinA 100 U contre placebo. Épisodes d'IU/j −2,65 contre −0,87 ; continence complète 22,9 % contre 6,5 % ; réponse positive 60,8 % contre 29,2 % ; rétention urinaire 5,4 %.
  309. Chapple C, Sievert KD, MacDiarmid S, et al. OnabotulinumtoxinA 100 U significantly improves all idiopathic overactive bladder symptoms and quality of life in patients with overactive bladder and urinary incontinence: a randomised, double-blind, placebo-controlled trial. Eur Urol. 2013;64(2):249-56. PMID 23608668 · doi:10.1016/j.eururo.2013.04.001Second essai de phase III (n = 548) : épisodes d'IU/j −2,95 contre −1,03 ; réponse positive 62,8 % contre 26,8 % ; autosondage débuté chez 6,9 % contre 0,7 % ; RPM moyen 46,9 mL contre 10,1 mL à 2 semaines.
  310. Siegel S, Noblett K, Mangel J, et al. Results of a prospective, randomized, multicenter study evaluating sacral neuromodulation with InterStim therapy compared to standard medical therapy at 6-months in subjects with mild symptoms of overactive bladder. Neurourol Urodyn. 2015;34(3):224-30. PMID 24415559 · doi:10.1002/nau.22544InSite, phase randomisée : 147 patients ayant échoué à au moins un anticholinergique, neuromodulation sacrée contre traitement médical standard. Succès à 6 mois 61 % contre 42 % (ITT) ; 76 % contre 49 % en per-traitement ; événements indésirables liés au dispositif 30,5 %.
  311. Siegel S, Noblett K, Mangel J, et al. Five-Year Followup Results of a Prospective, Multicenter Study of Patients with Overactive Bladder Treated with Sacral Neuromodulation. J Urol. 2018;199(1):229-236. PMID 28709886 · doi:10.1016/j.juro.2017.07.010InSite, suivi à 5 ans de 272 implantés (91 % de femmes) : succès thérapeutique 67 % (complets modifiés) à 82 % (complets) ; −2,0 fuites/j et −5,4 mictions/j ; changement de stimulation indésirable 22 %, douleur au site 15 %, inefficacité 13 %.
  312. Amundsen CL, Richter HE, Menefee SA, et al. OnabotulinumtoxinA vs Sacral Neuromodulation on Refractory Urgency Urinary Incontinence in Women: A Randomized Clinical Trial. JAMA. 2016;316(13):1366-1374. PMID 27701661 · doi:10.1001/jama.2016.14617ROSETTA : 381 femmes avec IU par urgenturie réfractaire, onabotulinumtoxinA 200 U (dose double de celle de l'AMM HAV idiopathique) contre neuromodulation sacrée. À 6 mois : −3,9 contre −3,3 épisodes/j (différence 0,63, d'importance clinique incertaine) ; infections urinaires 35 % contre 11 % ; autosondage 8 % à 1 mois et 2 % à 6 mois sous toxine ; révision ou retrait du neuromodulateur 3 %.
  313. Peters KM, Carrico DJ, Perez-Marrero RA, et al. Randomized trial of percutaneous tibial nerve stimulation versus Sham efficacy in the treatment of overactive bladder syndrome: results from the SUmiT trial. J Urol. 2010;183(4):1438-43. PMID 20171677 · doi:10.1016/j.juro.2009.12.036SUmiT : 220 adultes avec HAV, stimulation percutanée du nerf tibial postérieur hebdomadaire 12 semaines contre simulation. Amélioration modérée ou nette 54,5 % contre 20,9 % ; pas d'événement grave lié au dispositif.
  314. Ramírez-García I, Blanco-Ratto L, Kauffmann S, et al. Efficacy of transcutaneous stimulation of the posterior tibial nerve compared to percutaneous stimulation in idiopathic overactive bladder syndrome: Randomized control trial. Neurourol Urodyn. 2019;38(1):261-268. PMID 30311692 · doi:10.1002/nau.23843Essai randomisé (68 patients, HAV avec hyperactivité détrusorienne persistante) : stimulation tibiale transcutanée non inférieure à la percutanée sur la fréquence diurne à 12 semaines ; épisodes d'urgenturie avec fuite réduits de plus de 50 % dans les deux bras.
  315. Leroux PA, Brassart E, Lebdai S, et al. Transcutaneous tibial nerve stimulation: 2 years follow-up outcomes in the management of anticholinergic refractory overactive bladder. World J Urol. 2018;36(9):1455-1460. PMID 29633085 · doi:10.1007/s00345-018-2296-5Cohorte française monocentrique, 84 patients avec HAV réfractaire aux anticholinergiques, stimulation tibiale transcutanée quotidienne à domicile : succès à 3 mois 71 %, mais 71,8 % ont arrêté (durée moyenne d'usage 8,3 mois), surtout par perte d'efficacité ; bénéfice non significatif après 18 mois.
  316. Booth J, Aucott L, Cotton S, et al. Tibial nerve stimulation compared with sham to reduce incontinence in care home residents: ELECTRIC RCT. Health Technol Assess. 2021;25(41):1-110. PMID 34167637 · doi:10.3310/hta25410ELECTRIC : 408 résidents d'EHPAD britanniques incontinents, stimulation tibiale transcutanée (12 séances sur 6 semaines) contre simulation. Aucune différence cliniquement pertinente (68 mL de fuites en faveur de la simulation) ni sur les critères secondaires.
  317. Assurance maladie. Liste des produits et prestations, fiche 6110528 (électrostimulateur neuromusculaire, achat), validité au 01/10/2026, consultée le 05/10/2026. codage.ext.cnamts.frAchat d'un appareil pour autotraitement à domicile de l'incontinence sphinctérienne, tarif 294,23 € : prise en charge après bilan urodynamique avec tracé dans un centre reconnu compétent et période probatoire de 6 à 8 semaines avec contrôle d'efficacité dans le même centre ; non cumulable avec une autre rééducation périnéale.
  318. Peyronnet B, Klap J, Brandon CA, et al. Practice bulletin on the management of female stress urinary incontinence in France from the Committee of female urology (CUROPF) of the French Association of Urology (AFU). Fr J Urol. 2025;35(11):102955. PMID 41271375 · doi:10.1016/j.fjurol.2025.102955Bulletin de pratique du comité d'urologie féminine de l'AFU (CUROPF) : décision partagée, rééducation pierre angulaire, dispositifs à énergie (laser, radiofréquence) à ne pas utiliser hors essai, bandelette « gold standard » chez des patientes sélectionnées mais strictement encadrée en France, période transitoire avant de nouvelles recommandations nationales.
  319. Nahshon C, Abramov Y, Kugelman N, et al. The effect of subsequent pregnancy and childbirth on stress urinary incontinence recurrence following midurethral sling procedure: a meta-analysis. Am J Obstet Gynecol. 2024;230(3):308-314.e5. PMID 38036163 · doi:10.1016/j.ajog.2023.11.1244Méta-analyse de 6 études observationnelles (381 femmes ayant accouché après une bandelette vs 860 sans accouchement) : pas plus de récidive (RR 1,02) ni de réintervention (RR 1,37, IC 0,87-2,17) ; mode d'accouchement sans effet apparent.
  320. Ruffolo AF, Lallemant M, Garabedian C, et al. The impact of pregnancy and childbirth on stress urinary incontinence in women previously submitted to mid-urethral sling: A systematic review and metanalysis. Neurourol Urodyn. 2024;43(7):1631-1646. PMID 38725418 · doi:10.1002/nau.25485Méta-analyse : récidive d'incontinence d'effort après accouchement chez des femmes porteuses de bandelette 22 % ; pas de différence avec les femmes sans accouchement ni selon voie basse ou césarienne ; une bandelette antérieure n'est pas en soi une indication de césarienne.
  321. ANSM. Surveillance des bandelettes sous-urétrales et implants de renfort pelvien. Dossier thématique (pages « actions de surveillance », mise à jour du 01/09/2026, et « dates clés », mise à jour du 25/11/2024). ansm.sante.frLu le 05/10/2026 : dispositifs pour la plupart en polypropylène monofilament ; évaluation CNEDiMTS obligatoire avant inscription intra-GHS depuis février 2019 ; voie vaginale pour le prolapsus réservée aux investigations depuis le 27/02/2020 ; 302 signalements de matériovigilance (305 bandelettes, 94 retraits) entre 2016 et 2023 pour environ 28 000 bandelettes vendues par an, sous-déclaration possible ; restriction britannique de 2018 prolongée en mars 2019.
  322. Richter HE, Albo ME, Zyczynski HM, et al. Retropubic versus transobturator midurethral slings for stress incontinence. N Engl J Med. 2010;362(22):2066-76. PMID 20479459 · doi:10.1056/NEJMoa0912658Essai TOMUS (597 femmes) : succès objectif à 12 mois 80,8 % (rétropubienne) vs 77,7 % (transobturatrice), équivalence démontrée ; succès subjectif 62,2 % vs 55,8 % ; dysfonction mictionnelle opérée 2,7 % vs 0 % ; symptômes neurologiques (cuisse, aine) 4,0 % vs 9,4 %.
  323. Nilsson CG, Palva K, Aarnio R, et al. Seventeen years' follow-up of the tension-free vaginal tape procedure for female stress urinary incontinence. Int Urogynecol J. 2013;24(8):1265-9. PMID 23563892 · doi:10.1007/s00192-013-2090-2Cohorte nordique de 90 femmes opérées d'un TVT, suivies 17 ans (78 % des femmes évaluables revues) : plus de 90 % continentes objectivement, 87 % guéries ou nettement améliorées ; une exposition minime asymptomatique.
  324. Braga A, Caccia G, Papadia A, et al. The subjective and objective very long-term outcomes of TVT in the COVID era: A 20-year follow-up. Int Urogynecol J. 2022;33(4):947-953. PMID 35230479 · doi:10.1007/s00192-022-05094-9Suivi à 20 ans de 52 femmes opérées d'un TVT (36 revues) : 88,8 % guéries subjectivement, 91,7 % objectivement, sans dégradation dans le temps ; hyperactivité vésicale de novo chez 41,6 %.
  325. Laude M, Bentellis I, Fabre R, et al. Long-term Survival of Midurethral Mesh Slings for Women with Stress Urinary Incontinence. Eur Urol Open Sci. 2026;83:91-98. PMID 41439157 · doi:10.1016/j.euros.2025.11.012Données nationales françaises, 217 326 premières bandelettes : ablation 2,7 % à 10 ans (58 % des ablations la première année) ; nouvelle bandelette 4,5 % et autre chirurgie 2,8 % à 10 ans ; moins d'ablations après voie transobturatrice.
  326. Armengaud C, Fauconnier A, Drioueche H, et al. Serious complications and recurrences after retropubic vs transobturator midurethral sling procedures for 2682 patients in the VIGI-MESH register. Am J Obstet Gynecol. 2024;230(4):428.e1-428.e13. PMID 38008151 · doi:10.1016/j.ajog.2023.11.1241Registre français VIGI-MESH (2682 bandelettes, 27 centres) : complications graves à 2 ans 5,8 % (rétropubienne) vs 2,9 % (transobturatrice) ; réintervention pour récidive 2,7 % vs 2,8 %, risque ajusté plus élevé après voie transobturatrice (HR 1,9).
  327. Guillot-Tantay C, Guillo S, Thuy Diep Tran MH, et al. Long-term safety of mid-urethral sling for stress urinary incontinence in women: an emulated trial using French national health data system. EClinicalMedicine. 2025;87:103411. PMID 41054443 · doi:10.1016/j.eclinm.2025.103411Données nationales françaises (SNDS), 215 141 femmes : ablation ou section de bandelette à 5 ans 3,25 % après TOT vs 4,13 % après TVT ; rétention, érosion et infection plus fréquentes après TVT, nouvelle bandelette pour récidive moins fréquente.
  328. Brazzelli M, Javanbakht M, Imamura M, et al. Surgical treatments for women with stress urinary incontinence: the ESTER systematic review and economic evaluation. Health Technol Assess. 2019;23(14):1-306. PMID 30929658 · doi:10.3310/hta23140Évaluation britannique ESTER (175 études, méta-analyse en réseau) : bandelettes rétropubienne et transobturatrice, bandelette traditionnelle et colposuspension ouverte sont les plus efficaces ; la bandelette rétropubienne est la moins coûteuse et la plus efficace sur la vie entière ; données de complications à long terme pauvres, qualité globale faible.
  329. Abdel-Fattah M, Cooper D, Davidson T, et al. Single-Incision Mini-Slings for Stress Urinary Incontinence in Women. N Engl J Med. 2022;386(13):1230-1243. PMID 35353961 · doi:10.1056/NEJMoa2111815Essai SIMS (NEJM, 596 femmes, 21 hôpitaux britanniques) : mini-bandelette non inférieure à la bandelette standard à 15 mois (succès 79,1 % vs 75,6 %) et à 36 mois (72,0 % vs 66,8 %) ; douleurs aine/cuisse 14,1 % vs 14,9 % ; exposition 3,3 % vs 1,9 % ; réintervention 2,5 % vs 1,1 % ; dyspareunie 11,7 % vs 4,8 %.
  330. Haute Autorité de santé. Complications de la chirurgie avec prothèse de l'incontinence urinaire d'effort et du prolapsus génital de la femme. Recommandation de bonne pratique (avec AFU, SIFUD-PP, CNGOF, SCGP), validée le 16/03/2023. Saint-Denis : HAS ; 2023. has-sante.frSynthèse lue le 05/10/2026 : seules les prothèses de la liste intra-GHS sont utilisables, aucune mini-bandelette n'y figure ; consultations à 1 mois et 1 an ; signes de complication à expliquer aux patientes (parfois très tardifs) ; conduite pour rétention précoce (détente chirurgicale < 7 jours, pas de dilatation), dysurie tardive, exposition vaginale (œstrogènes locaux si < 1 cm asymptomatique), exposition vésicale ou urétrale, douleurs chroniques, infection ; décision de réintervention en concertation pluridisciplinaire, conclusions transmises au médecin traitant.
  331. Independent Medicines and Medical Devices Safety Review (présidente : J. Cumberlege). First Do No Harm. Londres ; 8 juillet 2020. immdsreview.org.ukLu le 05/10/2026 : en juillet 2018, la mission a recommandé une pause des bandelettes pour incontinence d'effort, aussitôt appliquée par le NHS, avec usage limité à des circonstances exceptionnelles sous haute vigilance ; recommandation 5 : réseaux de centres spécialisés pour les personnes affectées par les implants.
  332. Ministère des solidarités et de la santé. Arrêté du 23 octobre 2020 encadrant la pratique des actes associés à la pose de bandelettes sous-urétrales pour le traitement chirurgical de l'incontinence urinaire d'effort chez la femme. JORF du 27/10/2020. JORFTEXT000042464843Premier encadrement : évaluation initiale, concertation pluridisciplinaire (au minimum un urologue et un gynécologue), information écrite (fiche du ministère), délai de réflexion « suffisant », 15 poses supervisées pour le chirurgien, document de traçabilité remis, consultation dans le mois puis au minimum à 1 an ; explantation dans un centre multidisciplinaire. Modifié le 25/10/2023 (renvoi à la recommandation HAS de mars 2023 ; validité prolongée jusqu'au 31/12/2024), puis abrogé par l'arrêté du 25 avril 2025. Texte lu le 05/10/2026 dans les données ouvertes du JO (DILA, XML JORF).
  333. ARS Hauts-de-France. Chirurgie de l'incontinence urinaire et prolapsus des organes pelviens. Page du 12/12/2025 (listes fixées par arrêtés du directeur général de l'ARS du 12/11/2025). hauts-de-france.ars.sante.frLue le 05/10/2026 : 41 établissements des Hauts-de-France autorisés à poser des bandelettes sous-urétrales (dont CH Boulogne-sur-Mer, CH Calais, CMCO Côte d'Opale, clinique des 2 Caps) ; le CHU de Lille est le seul établissement de la région habilité pour les complications graves. Liste susceptible d'évoluer : vérifier avant d'adresser.
  334. Ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles. Arrêté du 25 avril 2025 encadrant la pratique des actes associés à la prise en charge des complications graves faisant suite à la pose de bandelettes sous-urétrales […] ou d'implants de suspension […]. JORF du 30/04/2025 (NOR TSSH2512735A). JORFTEXT000051533139Chirurgie — Lu en texte intégral le 05/10/2026 (données ouvertes DILA) : complications graves = fistules ou érosions urétrales, vésicales, rectales, infections de matériel, douleurs chroniques et toute complication pouvant conduire à une explantation ; prise en charge réservée aux 27 établissements de l'annexe 1 (dont, en Hauts-de-France, hôpitaux Jeanne de Flandre et Claude Huriez du CHU de Lille) ; concertation incluant urologue, gynécologue, médecin de la douleur, radiologue et selon les cas sexologue, gastro-entérologue ou chirurgien digestif, MPR et kinésithérapeute ; délai de réflexion ≥ 2 semaines sauf infection ou douleurs très importantes ; fiche unique du ministère ; accompagnement psychologique systématiquement proposé ; applicable jusqu'au 31/01/2028. Liste susceptible d'être mise à jour. ‖ Situations — Vise l'arrêté du même jour encadrant la pose des bandelettes sous-urétrales ; complications graves et explantations réservées aux établissements listés en annexe 1 (dont le CHU de Lille), après concertation pluridisciplinaire ; applicable jusqu'au 31 janvier 2028. Texte lu au JO le 05/10/2026.
  335. Lapitan MCM, Cody JD, Mashayekhi A. Open retropubic colposuspension for urinary incontinence in women. Cochrane Database Syst Rev. 2017;7(7):CD002912. PMID 28741303 · doi:10.1002/14651858.CD002912.pub7Revue Cochrane, 55 essais, 5417 femmes : colposuspension ouverte, guérison globale 68,9 à 88,0 % ; pas de différence significative d'incontinence avec les bandelettes sous-urétrales ; plus de prolapsus après colposuspension, plus de troubles mictionnels après bandelette.
  336. Freites J, Stewart F, Omar MI, et al. Laparoscopic colposuspension for urinary incontinence in women. Cochrane Database Syst Rev. 2019;12(12):CD002239. PMID 31821550 · doi:10.1002/14651858.CD002239.pub4Revue Cochrane, 26 essais : colposuspension cœlioscopique avec fils ≈ colposuspension ouverte pour la guérison subjective à 18 mois (RR 1,04) avec possiblement moins de complications périopératoires ; peu de différence avec le TVT à 18 mois (faible niveau de preuve).
  337. Albo ME, Richter HE, Brubaker L, et al. Burch colposuspension versus fascial sling to reduce urinary stress incontinence. N Engl J Med. 2007;356(21):2143-55. PMID 17517855 · doi:10.1056/NEJMoa070416Essai SISTEr (655 femmes) : à 24 mois, bandelette autologue aponévrotique supérieure à la colposuspension de Burch (succès global 47 % vs 38 % ; succès sur l'effort 66 % vs 49 %) mais plus d'infections urinaires, de difficultés mictionnelles et d'urgenturies postopératoires.
  338. Itkonen Freitas AM, Mentula M, Rahkola-Soisalo P, et al. Tension-Free Vaginal Tape Surgery versus Polyacrylamide Hydrogel Injection for Primary Stress Urinary Incontinence: A Randomized Clinical Trial. J Urol. 2020;203(2):372-378. PMID 31479396 · doi:10.1097/JU.0000000000000517Essai finlandais (224 femmes) : à 1 an, satisfaction ≥ 80/100 chez 95,0 % après TVT vs 59,8 % après Bulkamid® (non-infériorité non atteinte) ; test à la toux négatif 95,0 % vs 66,4 % ; complications et les 6 réinterventions pour complication surtout après TVT.
  339. Freitas AI, Isaksson C, Rahkola-Soisalo P, et al. Tension-Free Vaginal Tape versus Polyacrylamide Hydrogel Injection for Stress Urinary Incontinence - 5-Year Follow-Up. NEJM Evid. 2025;4(5):EVIDoa2400216. PMID 40261117 · doi:10.1056/EVIDoa2400216Même essai à 5 ans (195 femmes revues) : satisfaction ≥ 80/100 chez 92,7 % (TVT) vs 74,7 % (Bulkamid®) ; complication chez 43,8 % vs 22,2 %. Essai cofinancé par le fabricant (Contura).
  340. Kirchin V, Page T, Keegan PE, et al. Urethral injection therapy for urinary incontinence in women. Cochrane Database Syst Rev. 2017;7(7):CD003881. PMID 28738443 · doi:10.1002/14651858.CD003881.pub4Revue Cochrane, 14 essais, 2004 femmes : preuves insuffisantes pour guider la pratique ; la chirurgie guérit mieux que l'injection ; une injection placebo de sérum suivie d'une amélioration comparable interroge le mécanisme.
  341. Reus CR, Phé V, Dechartres A, et al. Performance and Safety of the Artificial Urinary Sphincter (AMS 800) for Non-neurogenic Women with Urinary Incontinence Secondary to Intrinsic Sphincter Deficiency: A Systematic Review. Eur Urol Focus. 2020;6(2):327-338. PMID 30389312 · doi:10.1016/j.euf.2018.10.009Revue systématique EAU, 12 études, 886 femmes, aucun essai randomisé : sphincter artificiel chez la femme, 42 à 86 % sans protection, révisions 6 à 44 %, pannes 2 à 41 %, explantation 2 à 27 % ; niveau de preuve très faible.
  342. Wallace SL, Sokol ER, Enemchukwu EA. Vaginal energy-based devices: characterization of adverse events based on the last decade of MAUDE safety reports. Menopause. 2020;28(2):135-141. PMID 33003133 · doi:10.1097/GME.0000000000001661Analyse de la base américaine MAUDE : rappelle l'avertissement de la FDA du 30 juillet 2018 selon lequel sécurité et efficacité des dispositifs à énergie (laser, radiofréquence) dans les indications vaginales ne sont pas établies ; plaintes surtout douloureuses, brûlures du 3e degré rares.
  343. Lee P, Perruzza D, Edell H, et al. Double-blind randomized controlled trial of Er: YAG vaginal laser to treat female stress urinary incontinence. Am J Obstet Gynecol. 2025;232(6):541.e1-541.e12. PMID 39603442 · doi:10.1016/j.ajog.2024.11.021Essai en double aveugle (144 femmes) : laser Er:YAG vaginal pas plus efficace que le simulacre pour guérir ou améliorer l'incontinence d'effort à 6 mois.
  344. Phillips C, Shah G, Gamper M, et al. Vaginal Erbium Laser for the Treatment of Mild-to-Moderate Stress Urinary Incontinence: A Multicentre Randomised Sham-Controlled Trial. BJOG. 2026;133(4):609-617. PMID 41221700 · doi:10.1111/1471-0528.70080Essai multicentrique contre simulacre (74 femmes analysées) : guérison 62,7 % (laser Er:YAG) vs 18,2 % (simulacre) à 6 mois chez des femmes à incontinence légère à modérée ; auteurs principaux rémunérés par le fabricant (Fotona).
  345. Lukanović D, Shah G, Matjašič M, et al. The Use of Energy-Based Devices for the Treatment of Stress Urinary Incontinence: A Systematic Review and Meta Analysis of the Randomised Sham-Controlled Trials. Int Urogynecol J. 2026. PMID 41854867 · doi:10.1007/s00192-026-06604-9Méta-analyse de 10 essais contre simulacre (~850 femmes) : amélioration modeste et de court terme (−1,08 point de score ICIQ-UI SF), intervalle de prédiction compatible avec l'absence d'effet ; liens d'intérêts de deux auteurs avec Fotona.
  346. Sung VW, Borello-France D, Newman DK, et al. Effect of Behavioral and Pelvic Floor Muscle Therapy Combined With Surgery vs Surgery Alone on Incontinence Symptoms Among Women With Mixed Urinary Incontinence: The ESTEEM Randomized Clinical Trial. JAMA. 2019;322(11):1066-1076. PMID 31529007 · doi:10.1001/jama.2019.12467Essai ESTEEM (480 femmes, incontinence mixte) : ajouter rééducation comportementale et périnéale à la bandelette améliore un peu plus le score UDI à 12 mois (−13,4 points) mais sous le seuil cliniquement pertinent (35 points).
  347. Wei JT, Nygaard I, Richter HE, et al. A midurethral sling to reduce incontinence after vaginal prolapse repair. N Engl J Med. 2012;366(25):2358-67. PMID 22716974 · doi:10.1056/NEJMoa1111967Essai OPUS (337 femmes continentes opérées d'un prolapsus par voie vaginale) : incontinence à 12 mois 27,3 % avec bandelette prophylactique vs 43,0 % sans (NNT 6,3) ; mais perforation vésicale 6,7 % vs 0 %, infection urinaire 31,0 % vs 18,3 %, saignement majeur 3,1 % vs 0 %, vidange incomplète à 6 semaines 3,7 % vs 0 %.
  348. Association française d'urologie. Bandelette sous-urétrale par voie rétropubienne (TVT) pour cure d'incontinence urinaire d'effort chez la femme. Fiche info patient, dernière mise à jour novembre 2018. urofrance.org (PDF)Lue le 05/10/2026 : hospitalisation le plus souvent < 48 h, ambulatoire possible ; charges > 5 kg interdites 1 mois, sport interrompu 1 à 2 mois, vélo et moto déconseillés 1 mois ; bains, rapports avec pénétration et tampons évités 6 semaines (la même fiche écrit aussi « un mois ») ; résultat sur l'incontinence 85 à 90 %. Antérieure aux arrêtés de 2020 et 2025.
  349. Association française d'urologie. Bandelette sous-urétrale par voie transobturatrice chez la femme. Fiche info patient, dernière mise à jour novembre 2018. urofrance.org (PDF)Lue le 05/10/2026 : hospitalisation le plus souvent < 48 h, ambulatoire possible ; convalescence de quelques jours ; ni charges lourdes, ni sport, ni bain, ni rapport avec pénétration pendant un mois.
  350. Association française d'urologie. Cure d'incontinence urinaire par bandelette aponévrotique sous-urétro-cervicale. Fiche info patient, créée en mars 2025. urofrance.org (PDF)Lue le 05/10/2026 : indiquée dans l'incontinence d'effort « compliquée » (origine neurologique, échec ou complication d'une autre technique, radiothérapie pelvienne) ; utilise les tissus de la patiente, sans risque d'érosion par une prothèse ; hospitalisation le plus souvent < 48 h.
  351. Donovan JL, Hamdy FC, Lane JA, et al. Patient-Reported Outcomes 12 Years after Localized Prostate Cancer Treatment. NEJM Evid. 2023;2(4):EVIDoa2300018. PMID 38320051 · doi:10.1056/EVIDoa2300018Essai ProtecT, 12 ans de suivi : port de protections chez 18 à 24 % des hommes opérés (prostatectomie) entre 7 et 12 ans, contre 9 à 11 % en surveillance active et 3 à 8 % après radiothérapie.
  352. Scott FB, Bradley WE, Timm GW. Treatment of urinary incontinence by implantable prosthetic sphincter. Urology. 1973;1(3):252-9. PMID 4802066 · doi:10.1016/0090-4295(73)90749-8Première publication d'un sphincter urinaire artificiel implantable (Scott, Bradley, Timm, Urology 1973) — référence historique, sans résumé.
  353. Van der Aa F, Drake MJ, Kasyan GR, et al. The artificial urinary sphincter after a quarter of a century: a critical systematic review of its use in male non-neurogenic incontinence. Eur Urol. 2013;63(4):681-9. PMID 23219375 · doi:10.1016/j.eururo.2012.11.034Revue systématique, 12 études, 623 hommes : continence (0-1 protection) 61 à 100 %, totalement secs 4 à 86 % ; infection ou érosion 8,5 %, panne mécanique 6,2 %, atrophie urétrale 7,9 %, réintervention 26 % ; niveau de preuve faible.
  354. Lenfant L, Taillé Y, Chartier-Kastler E, et al. Artificial Urinary Sphincter Implants in Men: A National Health Care Data System-Based Study to Assess Reinterventions in France. J Urol. 2025;213(2):217-227. PMID 39401342 · doi:10.1097/JU.0000000000004285Cohorte nationale française (SNDS), 8475 hommes : survie sans réintervention 71 % à 2 ans, 57 % à 5 ans, 40 % à 10 ans ; sans explantation 83 %, 75 %, 66 % ; moins bonne après chirurgie de l'HBP, après radiothérapie associée à la prostatectomie et dans les centres à faible volume.
  355. Linder BJ, Rivera ME, Ziegelmann MJ, et al. Long-term Outcomes Following Artificial Urinary Sphincter Placement: An Analysis of 1082 Cases at Mayo Clinic. Urology. 2015;86(3):602-7. PMID 26135815 · doi:10.1016/j.urology.2015.05.029Mayo Clinic, 1082 premières implantations de sphincter artificiel : 31,2 % réopérés ; survie sans réintervention 90 % à 1 an, 74 % à 5 ans, 57 % à 10 ans, 41 % à 15 ans.
  356. Agarwal DK, Linder BJ, Elliott DS. Artificial urinary sphincter urethral erosions: Temporal patterns, management, and incidence of preventable erosions. Indian J Urol. 2017;33(1):26-29. PMID 28197026 · doi:10.4103/0970-1591.195758Mayo Clinic : érosion urétrale chez 5,8 % des sphincters artificiels (63/1082), pic la première année, cas persistant au-delà de 10 ans ; réimplantation chez 51 % à 7 mois médians.
  357. Otis-Chapados S, Kim J, Radomski SB. Artificial urinary sphincter cuffs and safe instrument/catheter passage guidelines. Neurourol Urodyn. 2022;41(8):1764-1769. PMID 35971797 · doi:10.1002/nau.25019Étude sur banc (manchettes dégonflées, toutes tailles) : risque de traumatisme et d'érosion à chaque sondage ou endoscopie ; avec une manchette de 3,5 cm, seule une sonde de 12 Fr passe sans risque ; plus la manchette est petite, plus il faut de prudence.
  358. Abrams P, Constable LD, Cooper D, et al. Outcomes of a Noninferiority Randomised Controlled Trial of Surgery for Men with Urodynamic Stress Incontinence After Prostate Surgery (MASTER). Eur Urol. 2021;79(6):812-823. PMID 33551297 · doi:10.1016/j.eururo.2021.01.024Essai MASTER (380 hommes, Eur Urol 2021) : bandelette masculine non inférieure au sphincter artificiel à 12 mois selon une définition stricte de l'incontinence (persistante chez 87,0 % vs 84,2 %) ; score ICIQ-UI SF de 16,1 à 8,7 (bandelette) et de 16,4 à 7,5 (sphincter) ; événements graves 6 vs 13 ; critères secondaires en faveur du sphincter.
  359. Constable L, Drake MJ, Cooper D, et al. The 24-mo Outcomes from the Noninferiority Randomised Controlled Trial of Surgery for Men with Urodynamic Stress Incontinence After Prostate Surgery (MASTER). Eur Urol Focus. 2026;12(4):636-643. PMID 42648940 · doi:10.1016/j.euf.2026.07.012Essai MASTER à 24 mois : non-infériorité de la bandelette confirmée ; nouvelle chirurgie chez 11 % après bandelette vs 2 % après sphincter ; critères secondaires en faveur du sphincter.
  360. Esquinas C, Angulo JC. Effectiveness of Adjustable Transobturator Male System (ATOMS) to Treat Male Stress Incontinence: A Systematic Review and Meta-Analysis. Adv Ther. 2019;36(2):426-441. PMID 30560525 · doi:10.1007/s12325-018-0852-4Méta-analyse de 20 études (1393 hommes, aucun essai randomisé) : bandelette ajustable ATOMS®, 67 % secs et 90 % améliorés ; complications 16,4 % (graves 3,0 %), explantations 5,75 % ; meilleurs résultats si moins de 6 protections/jour et sans radiothérapie.
  361. Tricard T, Song QX, Munier P, et al. Adjustable continence therapy (proACT) for the treatment of male stress urinary incontinence post-prostatectomy: a systematic review and meta-analysis (2023 update). World J Urol. 2023;41(7):1793-1802. PMID 37311990 · doi:10.1007/s00345-023-04452-6Méta-analyse de 18 études (1570 hommes) : ballonnets ProACT®, 55,1 % secs (0-1 protection) à 35 mois en moyenne ; complications 31,2 %, explantation 26,5 %, réopération 22,7 % ; la radiothérapie est un facteur d'échec.
  362. Zhang L, Xu Y. Impact of Radiation Therapy on Outcomes of Artificial Urinary Sphincter: A Systematic Review and Meta-Analysis. Front Surg. 2022;9:825239. PMID 35237650 · doi:10.3389/fsurg.2022.825239Méta-analyse de 18 études : après radiothérapie, moindre chance de continence complète avec un sphincter artificiel (OR 0,35), plus d'érosions (OR 2,00), de révisions (OR 1,74) et d'explantations (OR 3,00).
  363. Sathianathen N, Hwang EC, Brown SJ, et al. Holmium laser enucleation of the prostate for the treatment of lower urinary tract symptoms in men with benign prostatic hyperplasia. Cochrane Database Syst Rev. 2026;9(9):CD013291. PMID 42713842 · doi:10.1002/14651858.CD013291.pub2Revue Cochrane 2026, 52 essais HoLEP : vs résection transurétrale, symptômes, qualité de vie et complications majeures similaires à 12 mois ; moins de transfusions ; les données sur l'incontinence restent à produire par des essais à long terme.
  364. Duran MB, Bulbul MV, Serefoglu EC. Orgasm-associated urinary incontinence (climacturia) after radical prostatectomy: current concepts in pathophysiology and management. Sex Med Rev. 2026;14(4). PMID 42823064 · doi:10.1093/sxmrev/qeag077Revue narrative sur la climacturie après prostatectomie : prévalence 20 à 93 % selon les études (autour de 30 %) ; mesures simples (vider la vessie avant le rapport, préservatif, rééducation aux données mitigées, dispositif d'occlusion pénienne) ; options chirurgicales évaluées sur de petites séries.
  365. Association française d'urologie. Bandelette sous-urétrale transobturatrice pour le traitement d'une incontinence urinaire d'effort masculine après chirurgie prostatique. Fiche info patient, dernière mise à jour novembre 2018. urofrance.org (PDF)Lue le 05/10/2026 : hospitalisation de quelques jours ; éviter efforts importants, charges > 5 kg et sport pendant un mois ; contrôle à 4-6 semaines.
  366. Haute Autorité de santé, Conseil national professionnel de gériatrie. Prévenir la dépendance iatrogène liée à l'hospitalisation chez les personnes âgées. Fiche points clés. Saint-Denis : HAS ; 2017. has-sante.frIncontinence chez 20 % des personnes âgées, 14 % à l'admission et 33,5 % à la sortie d'hospitalisation. Acronyme DIAPPERS (fécalome = 10 %). Éviter les protections non justifiées, accompagner aux toilettes, mictions programmées. Sondage intermittent ou à défaut sonde à demeure avec poche de jambe ; réévaluer toutes les 24-48 h ; bladder scan. Impliquer l'entourage. Texte lu le 05/10/2026.
  367. Hoedl M, Bauer S, Eglseer D, et al. Urinary incontinence prevalence and management in nursing homes in Austria, the Netherlands, Turkey and the United Kingdom: A multi-site, cross-sectional study. Arch Gerontol Geriatr. 2022;103:104779. PMID 35853273 · doi:10.1016/j.archger.2022.10477923 334 résidents (Autriche, Pays-Bas, Turquie, Royaume-Uni, 2017-2018) : prévalence de 13,8 % à 35,1 % ; protections ou sondes = intervention la plus fréquente (81 à 94,5 %) ; mictions programmées individuelles de 10,2 % à 77,1 %.
  368. European Association of Urology. EAU Guidelines on Neuro-Urology. Édition présentée au congrès de l'EAU, Londres 2026. Arnhem : EAU Guidelines Office ; 2026. uroweb.orgDonnées épidémiologiques par maladie (SEP, Parkinson et AMS, AVC, démences ×3, HPN 76-83 %, blessé médullaire, spina bifida, diabète, rachis lombaire, chirurgie pelvienne) ; dysréflexie autonome (T6 ou au-dessus, PAS +20 mmHg) ; Credé, Valsalva et miction réflexe déconseillés ; autosondage 4 à 6 fois par jour, ≤ 400-500 mL ; sonde à demeure à éviter ; antimuscariniques en 1re ligne avec prudence cognitive ; suivi (échographie environ tous les 6 mois chez les patients à haut risque, cystatine C, bactériurie asymptomatique non traitée). Texte lu le 05/10/2026.
  369. Pesonen JS, Vernooij RWM, Cartwright R, et al. The Impact of Nocturia on Falls and Fractures: A Systematic Review and Meta-Analysis. J Urol. 2020;203(4):674-683. PMID 31347956 · doi:10.1097/JU.0000000000000459Méta-analyse de 9 cohortes : nycturie et chutes RR 1,20 (1,05-1,37), fractures RR 1,32 (0,99-1,76) ; preuve très faible d'un lien causal.
  370. Amarenco G, Gamé X, Petit AC, et al. [Guidelines concerning urinary incontinence in elderly: construction and validation of GRAPPPA algorithm]. Prog Urol. 2014;24(4):215-21. PMID 24560289 · doi:10.1016/j.purol.2013.11.016Algorithme français GRAPPPA (consensus formalisé) : chercher rétention, fécalome, anticholinergiques ou morphiniques, infection urinaire, troubles cognitifs ; adresser si hématurie, douleur vésico-pelvienne, radiothérapie ou chirurgie pelvienne récente ; 1re ligne : rééducation, œstrogènes locaux, mesures diététiques.
  371. Eustice S, Roe B, Paterson J. Prompted voiding for the management of urinary incontinence in adults. Cochrane Database Syst Rev. 2000;2000(2):CD002113. PMID 10796861 · doi:10.1002/14651858.CD002113Cochrane, 5 essais, 355 personnes âgées : les mictions incitées augmentent les mictions spontanées et réduisent les fuites à court terme ; pas de données à long terme ; preuves insuffisantes pour conclure fermement.
  372. Ostaszkiewicz J, Johnston L, Roe B. Timed voiding for the management of urinary incontinence in adults. Cochrane Database Syst Rev. 2004;2004(1):CD002802. PMID 14973993 · doi:10.1002/14651858.CD002802.pub2Cochrane, 2 essais, 298 participants : données trop rares et de qualité insuffisante pour soutenir ou rejeter les mictions programmées (timed voiding).
  373. Ostaszkiewicz J, Johnston L, Roe B. Habit retraining for the management of urinary incontinence in adults. Cochrane Database Syst Rev. 2004;2004(2):CD002801. PMID 15106179 · doi:10.1002/14651858.CD002801.pub2Cochrane, 3 essais, 337 participants : pas de différence significative pour la rééducation de l'habitude ; difficulté des soignants à tenir les relevés, observance de 61 % dans un essai.
  374. Sherburn M, Bird M, Carey M, et al. Incontinence improves in older women after intensive pelvic floor muscle training: an assessor-blinded randomized controlled trial. Neurourol Urodyn. 2011;30(3):317-24. PMID 21284022 · doi:10.1002/nau.20968Essai randomisé, 83 femmes de plus de 65 ans (âge moyen 71,8 ans) avec incontinence d'effort : rééducation intensive supérieure à la rééducation vésicale (fuite au test de toux 0,0 g contre 0,3 g ; amélioration perçue 73,6 % contre 36,4 %).
  375. Gamé X, Phé V, Castel-Lacanal E, et al. Intermittent catheterization: Clinical practice guidelines from Association Française d'Urologie (AFU), Groupe de Neuro-urologie de Langue Française (GENULF), Société Française de Médecine Physique et de Réadaptation (SOFMER) and Société Interdisciplinaire Francophone d'UroDynamique et de Pelvi-Périnéologie (SIFUD-PP). Prog Urol. 2020;30(5):232-251. PMID 32220571 · doi:10.1016/j.purol.2020.02.009Recommandations françaises AFU, GENULF, SOFMER, SIFUD-PP sur le sondage intermittent : 78 recommandations (indications, éducation, matériel, infections, pédiatrie, gériatrie).
  376. Panicker JN, Fowler CJ, Kessler TM. Lower urinary tract dysfunction in the neurological patient: clinical assessment and management. Lancet Neurol. 2015;14(7):720-32. PMID 26067125 · doi:10.1016/S1474-4422(15)00070-8Revue : risque de lésion du haut appareil et d'insuffisance rénale bien moindre dans les maladies neurologiques lentement progressives que chez le blessé médullaire ou dans le spina bifida ; sondage intermittent pour les troubles de la vidange.
  377. Boktor J, Wong F, Joseph VM, et al. Predictive value of post-void residual volume as an adjunctive tool in the clinical evaluation of cauda equina syndrome. Bone Joint J. 2023;105-B(5):487-495. PMID 37121596 · doi:10.1302/0301-620X.105B5.BJJ-2022-0739.R2Méta-analyse : un résidu post-mictionnel > 200 mL a une sensibilité de 82 % et une spécificité de 65 % pour un syndrome de la queue de cheval confirmé à l'IRM ; outil d'appoint, jamais d'exclusion.
  378. National Institute for Health and Care Excellence. Spinal metastases and metastatic spinal cord compression. NICE guideline NG234. Londres : NICE ; 6 septembre 2023. nice.org.ukSignes de compression : troubles vésicaux ou intestinaux, troubles de la marche, faiblesse, perte de sensibilité, douleur radiculaire (1.3.1) ; IRM urgente dans les 24 h pour toute suspicion avec signes neurologiques (1.1.19). Texte lu le 05/10/2026.
  379. de Sèze M, Ruffion A, Denys P, et al. The neurogenic bladder in multiple sclerosis: review of the literature and proposal of management guidelines. Mult Scler. 2007;13(7):915-28. PMID 17881401 · doi:10.1177/1352458506075651Sclérose en plaques : facteurs de risque du haut appareil = durée de la maladie, sonde à demeure, contractions de forte amplitude, pression détrusorienne élevée permanente ; peut-être dyssynergie, âge > 50 ans, sexe masculin.
  380. Thomas LH, Coupe J, Cross LD, et al. Interventions for treating urinary incontinence after stroke in adults. Cochrane Database Syst Rev. 2019;2(2):CD004462. PMID 30706461 · doi:10.1002/14651858.CD004462.pub4Cochrane : incontinence chez 40 à 60 % des patients hospitalisés après un AVC, 25 % à la sortie, 15 % à 1 an ; 20 essais, preuves surtout de faible qualité.
  381. Adams RD, Fisher CM, Hakim S, et al. SYMPTOMATIC OCCULT HYDROCEPHALUS WITH "NORMAL" CEREBROSPINAL-FLUID PRESSURE. A TREATABLE SYNDROME. N Engl J Med. 1965;273:117-26. PMID 14303656 · doi:10.1056/NEJM196507152730301Sans résumé PubMed. Description princeps de l'hydrocéphalie « occulte » à pression normale, « syndrome curable » (titre).
  382. Moossdorff-Steinhauser HFA, Berghmans BCM, Spaanderman MEA, et al. Prevalence, incidence and bothersomeness of urinary incontinence in pregnancy: a systematic review and meta-analysis. Int Urogynecol J. 2021;32(7):1633-1652. PMID 33439277 · doi:10.1007/s00192-020-04636-3Méta-analyse, 44 études, 88 305 femmes : 41,0 % d'incontinence pendant la grossesse (9-75 %), effort 63 %, en hausse avec le terme, gêne légère à modérée.
  383. Moossdorff-Steinhauser HFA, Berghmans BCM, Spaanderman MEA, et al. Prevalence, incidence and bothersomeness of urinary incontinence between 6 weeks and 1 year post-partum: a systematic review and meta-analysis. Int Urogynecol J. 2021;32(7):1675-1693. PMID 34142179 · doi:10.1007/s00192-021-04877-wMéta-analyse, 24 études, 35 064 femmes : 31,0 % entre 6 semaines et 1 an du post-partum ; creux à 3 mois puis 32 % à 1 an ; effort 54 % ; primipares = multipares.
  384. Sénat MV, Sentilhes L, Battut A, et al. Postpartum practice: guidelines for clinical practice from the French College of Gynaecologists and Obstetricians (CNGOF). Eur J Obstet Gynecol Reprod Biol. 2016;202:1-8. PMID 27155443 · doi:10.1016/j.ejogrb.2016.04.032RPC CNGOF post-partum : rééducation non recommandée chez la femme asymptomatique (accord professionnel) ; recommandée si les fuites durent encore 3 mois après l'accouchement (grade A), recommandée pour l'incontinence anale (grade C), pas pour prolapsus ni dyspareunie (grade C).
  385. Beamish NF, Davenport MH, Ali MU, et al. Impact of postpartum exercise on pelvic floor disorders and diastasis recti abdominis: a systematic review and meta-analysis. Br J Sports Med. 2025;59(8):562-575. PMID 39694630 · doi:10.1136/bjsports-2024-108619Méta-analyse, 65 études, 21 334 femmes au total ; pour l'incontinence urinaire, 7 essais randomisés et 1 930 femmes : rééducation dans l'année du post-partum, OR d'incontinence 0,63 (0,41-0,97), certitude modérée, I² 72 %.
  386. Houlbracq R, Le Ray C, Blondel B, et al. Episiotomies and obstetric anal sphincter injuries following a restrictive episiotomy policy in France: An analysis of the 2010, 2016, and 2021 National Perinatal Surveys. PLoS Med. 2025;22(1):e1004501. PMID 39808593 · doi:10.1371/journal.pmed.1004501Enquêtes nationales périnatales françaises : lésions du sphincter anal dans 0,7 % (2010) puis 1,0 % (2021) des voies basses, différence non significative ; hausse chez les primipares accouchées par spatules (2,6 % à 9,6 %).
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  389. Almousa S, Bandin Van Loon A. The prevalence of urinary incontinence in nulliparous female sportswomen: A systematic review. J Sports Sci. 2019;37(14):1663-1672. PMID 30822258 · doi:10.1080/02640414.2019.1585312Revue systématique, 23 études de sportives nullipares : prévalence de 5,7 à 80 %, maximum au trampoline.
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  391. Dakic JG, Cook J, Hay-Smith J, et al. Pelvic floor disorders stop women exercising: A survey of 4556 symptomatic women. J Sci Med Sport. 2021;24(12):1211-1217. PMID 34244084 · doi:10.1016/j.jsams.2021.06.0034556 femmes symptomatiques : 46 % ont arrêté une activité physique à cause de symptômes pelviens.
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  393. Petter Rodrigues M, Bérubé MÈ, Charette M, et al. Conservative interventions for female exercise-induced urinary incontinence: a systematic review. BJU Int. 2024;134(6):906-917. PMID 39043585 · doi:10.1111/bju.16474Revue systématique de l'incontinence à l'effort sportif : rééducation périnéale ; pessaire ou tampon peuvent réduire les fuites dans de petites études.
  394. Woodroffe L, Slayman T, Paulson A, et al. Return to Running for Postpartum Elite and Subelite Athletes. Sports Health. 2025;17(3):614-620. PMID 38864285 · doi:10.1177/19417381241256973Revue clinique (niveau 4, SORT C) : peu de preuves pour guider la reprise de la course après l'accouchement ; approche individualisée et multidisciplinaire.
  395. Dalla Serra A, Graham Longsworth SE, Druart L. Good knowledge, poor behaviour? Pelvic floor understanding and continence practices related to continence in nulliparous women in France. Fr J Urol. 2026;36(1):103064. PMID 41386349 · doi:10.1016/j.fjurol.2025.1030641104 Françaises nullipares de 18 à 40 ans : 42 % pensent qu'arrêter le jet renforce le périnée ; 19 % trouvent normales quelques gouttes de fuite à la toux.
  396. Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec (Trahan MC). Rééducation périnéale et pelvienne : 5 fausses croyances. Blogue de l'OPPQ, consulté le 05/10/2026. oppq.qc.caAvis d'une physiothérapeute spécialisée, présenté par l'Ordre comme une opinion et non comme sa position officielle : le « stop-pipi » répété empêcherait une vidange complète et pourrait favoriser les infections. Date de publication non affichée.
  397. Keag OE, Norman JE, Stock SJ. Long-term risks and benefits associated with cesarean delivery for mother, baby, and subsequent pregnancies: Systematic review and meta-analysis. PLoS Med. 2018;15(1):e1002494. PMID 29360829 · doi:10.1371/journal.pmed.1002494Méta-analyse : la césarienne réduit l'incontinence (OR 0,56) mais augmente, aux grossesses suivantes, placenta praevia (OR 1,74), accreta (2,95), mort fœtale (1,27) ; données observationnelles.
  398. Anger JT, Saigal CS, Stothers L, et al. The prevalence of urinary incontinence among community dwelling men: results from the National Health and Nutrition Examination survey. J Urol. 2006;176(5):2103-8; discussion 2108. PMID 17070268 · doi:10.1016/j.juro.2006.07.029NHANES 1999-2000 : incontinence chez 11 % des hommes de 60 à 64 ans, 31 % à 85 ans et plus.
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  402. National Institute for Health and Care Excellence. Transvaginal laser therapy for stress urinary incontinence. HTG581 (anciennement IPG696). Londres : NICE ; 26 mai 2021. nice.org.ukPas de problème de sécurité à court terme, mais preuves de sécurité et d'efficacité à long terme insuffisantes : à n'utiliser que dans le cadre de la recherche. Texte lu le 05/10/2026.
  403. Nygaard I, Barber MD, Burgio KL, et al. Prevalence of symptomatic pelvic floor disorders in US women. JAMA. 2008;300(11):1311-6. PMID 18799443 · doi:10.1001/jama.300.11.1311NHANES 2005-2006, 1961 femmes : incontinence urinaire 15,7 %, prolapsus symptomatique 2,9 % ; troubles pelviens de 9,7 % (20-39 ans) à 49,7 % (≥ 80 ans), de 12,8 % (0 enfant) à 32,4 % (≥ 3), obésité 30,4 % contre 15,1 % ; pas de différence ethnique.
  404. Williams G, Stothart CI, Hahn D, et al. Cranberries for preventing urinary tract infections. Cochrane Database Syst Rev. 2023;11(11):CD001321. PMID 37947276 · doi:10.1002/14651858.CD001321.pub7Cochrane, 50 essais : la canneberge réduit les infections urinaires (RR 0,70), chez les femmes à infections récidivantes RR 0,74 ; peu ou pas d'effet chez les personnes âgées en institution (RR 0,93) ou les femmes enceintes. Ne porte pas sur l'incontinence.
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  412. Thuillier C, Meyer F, Campagne-Loiseau S, et al. Why should we stop implanting transobturator sling? Fr J Urol. 2025;35(8):102900. PMID 40250730 · doi:10.1016/j.fjurol.2025.102900Prise de position du CUROPF : première alerte FDA en 2008 ; bandelettes révolutionnaires, efficacité proche de la colposuspension de Burch ; propose d'abandonner la voie trans-obturatrice (TOT).
  413. Syed KK, Consolo MJ, Gousse AE. Anterior Vaginal Wall Prolapse Repair and the Rise and Fall of Transvaginal Mesh. Did We Come Full Circle? A Historical Perspective. Urology. 2021;150:110-115. PMID 32827535 · doi:10.1016/j.urology.2020.08.015Histoire des implants : alertes FDA, reclassement en dispositif à haut risque (classe III), retrait complet en 2019 des implants transvaginaux.
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  415. Pavličev M, Romero R, Mitteroecker P. Evolution of the human pelvis and obstructed labor: new explanations of an old obstetrical dilemma. Am J Obstet Gynecol. 2020;222(1):3-16. PMID 31251927 · doi:10.1016/j.ajog.2019.06.043Revue : dilemme obstétrical attribué à Washburn (1960) ; largeur du bassin peu liée au coût de la marche ; compromis principal entre accouchement et soutien des viscères ; sélection possible chez l'homme (érection) ; travail dystocique touchant au moins 1 million de mères par an ; effet de la césarienne sur la disproportion.
  416. WASHBURN SL. Tools and human evolution. Sci Am. 1960;203:63-75. PMID 13843002Sans résumé PubMed. Article de Washburn auquel on attribue le « dilemme obstétrical » (attribution d'après Pavličev 2020).
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  420. Mitteroecker P, Fischer B. Evolution of the human birth canal. Am J Obstet Gynecol. 2024;230(3S):S841-S855. PMID 38462258 · doi:10.1016/j.ajog.2022.09.010Revue : un canal plus large compromettrait la stabilité du plancher pelvien (incontinence, prolapsus) ; l'argument locomoteur n'est pas vérifié empiriquement.
  421. Grunstra NDS, Betti L, Fischer B, et al. There is an obstetrical dilemma: Misconceptions about the evolution of human childbirth and pelvic form. Am J Biol Anthropol. 2023;181(4):535-544. PMID 37353889 · doi:10.1002/ajpa.24802Défense d'un dilemme obstétrical réel mais plus complexe que conçu au XXe siècle.
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  426. Colebunders B, Matthew MK, Broer N, et al. Benjamin Alcock and the pudendal canal. J Reconstr Microsurg. 2011;27(6):349-54. PMID 21623563 · doi:10.1055/s-0031-1278705Le « canal d'Alcock » désigne des endroits différents selon les auteurs ; au sens d'Alcock, la portion du nerf pudendal dans le fascia de l'obturateur interne.
  427. Charran O, Muhleman M, Shoja MM, et al. Charles-Pierre Denonvilliers (1808-1872): renowned anatomist, plastic surgeon, and influential member of French society. Clin Anat. 2013;26(7):788-92. PMID 22576975 · doi:10.1002/ca.22092Charles-Pierre Denonvilliers (1808-1872), anatomiste et chirurgien parisien influent.
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  429. Rajan RK, Juler G, Eltorai IM. Sigmoid colon rupture secondary to Credé's method in a patient with spinal cord injury. J Spinal Cord Med. 2000;23(2):90-1. PMID 10914347 · doi:10.1080/10790268.2000.11753513Observation : rupture du côlon sigmoïde après manœuvre de Credé chez un blessé médullaire.
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