Quand il fait très chaud, le corps peine à rester à 37 °C. Quelques gestes simples suffisent le plus souvent à passer la canicule sereinement — et à reconnaître à temps le coup de chaleur, le vrai danger. Cette fiche est faite pour être lue vite et gardée à portée de main.
Si vous ne retenez que ça :
Pourquoi c'est important. Sous l'effet de la chaleur, le corps transpire et dilate ses vaisseaux pour se refroidir. Quand ça ne suffit plus, la température interne monte : c'est le coup de chaleur, qui peut devenir grave. Les bons réflexes servent surtout à l'éviter.
La canicule tue, en silence. L'été 2025 — 3e le plus chaud depuis 1900 — Santé publique France a estimé plus de 5 700 décès attribuables à la chaleur, dont près des trois quarts chez les 75 ans et plus. La plupart ne surviennent pas d'un « coup de chaleur » spectaculaire, mais d'une aggravation de maladies chroniques : d'où l'importance des gestes simples et de la surveillance des proches.1
Le coup de chaleur survient quand le corps n'arrive plus à évacuer la chaleur. Il peut aussi arriver en faisant un effort (sport, travail) par forte chaleur sans boire.
Appelez le 15 (SAMU) sans attendre devant une confusion, une somnolence anormale, une perte de connaissance, des convulsions, ou un malaise avec température élevée — surtout chez un nourrisson, un enfant ou une personne âgée. En attendant les secours, refroidissez la personne.
La méthode la plus efficace : mouiller la peau + ventiler. Asperger ou pulvériser de l'eau fraîche sur tout le corps puis ventiler (ventilateur, éventail) refroidit bien plus vite que l'eau seule ou le ventilateur seul : c'est l'évaporation de l'eau qui fait baisser la température. On peut ajouter des poches ou linges froids sur le cou, les aisselles et les aines — là où de gros vaisseaux passent près de la peau : le rationnel est réel, mais l'effet reste modeste, c'est mouiller largement tout le corps qui compte le plus.23
Eau glacée : ça dépend du contexte. Pour se rafraîchir au quotidien (surtout une personne âgée), préférez une eau tiède-fraîche : une eau glacée resserre les vaisseaux de la peau et fait frissonner, ce qui freine l'évacuation de la chaleur. Exception importante : devant un vrai coup de chaleur d'effort (sportif jeune, hyperthermie sévère), le refroidissement le plus rapide — l'immersion en eau froide — est au contraire le traitement vital, à appliquer sans attendre.45
Comprendre ce qui se passe dans le corps aide à appliquer les bons gestes — et à repérer quand ça dérape.
Quand il fait chaud, le cerveau (l'hypothalamus) déclenche deux réactions automatiques pour évacuer la chaleur : il dilate les vaisseaux de la peau (on devient rouge) et fait transpirer (la sueur qui s'évapore refroidit). C'est efficace… tant que la sueur peut s'évaporer.
S'il fait très humide, la sueur reste collée à la peau sans s'évaporer : le refroidissement ne fonctionne plus et la chaleur ressentie grimpe. C'est ce que traduit l'Humidex (indice canadien) : par exemple 40 °C avec 50 % d'humidité — ou 36 °C avec 75 % — correspond à un indice de 55.
Précision utile. L'Humidex est un indice, sans unité : on dit « un indice de 55 », pas « 55 °C ressentis ». Plus l'air est humide, plus la chaleur est dangereuse (c'est le principe du « thermomètre mouillé »). En France, on peut suivre l'Humidex sur Météociel.
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Si la chaleur dépasse ce que le corps peut gérer, la température intérieure monte. Le cœur bat plus vite, on respire plus vite. Le sang afflue vers la peau pour évacuer la chaleur, et moins vers l'estomac — d'où parfois nausées, vomissements et diarrhées.
Au-delà d'environ 40–42 °C à l'intérieur du corps, les organes commencent à s'abîmer. Dans les cas graves : chute du sucre dans le sang, plusieurs organes qui lâchent (reins, foie, poumons), le sang qui coagule mal, des convulsions… C'est l'urgence du coup de chaleur (juste en dessous).5
Pourquoi de plus en plus souvent ? Les canicules sont rendues plus fréquentes et plus intenses par le réchauffement climatique, et aggravées en ville par les îlots de chaleur (béton et bitume qui stockent la chaleur, peu de végétation, « nuits tropicales » où la température ne redescend pas sous 20 °C et épuisent les organismes).
Un peu de physique simple — juste ce qu'il faut pour faire les bons choix.
La température mesure l'agitation des particules (atomes et molécules) qui composent l'air, les murs, notre corps : plus elles s'agitent vite, plus c'est « chaud ». Et la chaleur va toujours spontanément du chaud vers le froid (2e principe de la thermodynamique) — elle cherche donc à entrer chez vous dès qu'il fait plus chaud dehors.
Une maison se réchauffe par trois chemins : le soleil, qui traverse surtout les vitres (effet de serre : la lumière entre, se transforme en chaleur et reste piégée) mais aussi les murs et le toit ; la conduction à travers les parois quand il fait plus chaud dehors ; et les apports internes (corps, four, plaques, appareils, éclairage). On peut beaucoup ralentir ces entrées — volets, isolation, protection solaire — mais pas les annuler.
Les murs stockent la chaleur le jour (c'est l'inertie) et la relâchent la nuit. Normalement, on « décharge » cette chaleur en aérant la nuit, quand l'air extérieur est plus frais. Mais en canicule longue, avec des nuits tropicales (la température ne redescend plus sous ~20 °C), on ne peut plus décharger : l'inertie se sature et l'intérieur monte, jour après jour. Une maison bien isolée mais mal aérée la nuit peut même se transformer en « bouteille thermos ».7
Le principe tient en deux temps : empêcher la chaleur d'entrer le jour, et faire entrer l'air frais quand il y en a (souvent la nuit et tôt le matin). C'est la base, avant même de penser au ventilateur ou à la climatisation.
Une protection solaire n'est vraiment efficace que côté extérieur de la fenêtre : elle arrête la chaleur avant qu'elle n'entre. Un simple rideau intérieur, lui, laisse déjà la vitre chauffer la pièce.
Quand la température ne redescend pas sous 20 °C, le sommeil se dégrade. Quelques gestes : une douche tiède (pas froide) avant le coucher, un drap fin humide ou un linge mouillé à portée de main, mouiller la peau puis ventiler, une bouillotte placée quelques heures au congélateur, des vêtements légers en coton plutôt que de dormir nu (le tissu aide la sueur à s'évaporer) ; reporter au petit matin, plus frais, ce qui peut l'être.8
Un ventilateur ne refroidit pas l'air de la pièce : il y ajoute même un tout petit peu de chaleur. Mais il refroidit le corps — et c'est tout ce qui compte, à condition de savoir quand il aide et quand il ne sert plus.
Au repos, une fine couche d'air chaud et humide stagne contre la peau et freine l'évacuation de la chaleur. Le ventilateur balaie cette couche et la remplace par de l'air plus sec : la sueur s'évapore mieux (le principal moyen de se refroidir quand il fait chaud) et la chaleur part aussi avec le courant d'air. C'est le corps qu'on refroidit, pas la pièce.910
Eh oui, un ventilateur réchauffe (un peu) la pièce. Son moteur transforme toute sa puissance électrique en chaleur (1er principe de la thermodynamique) : un ventilateur de ~50 W ajoute ~50 W de chaleur. À l'équilibre, cela ne réchauffe la pièce que de l'ordre de 1 à 2 °C (et c'est vite effacé en aérant le soir) — sans commune mesure avec la fraîcheur qu'il procure au corps, comme ~3 à 4 °C ressentis en moins. À côté, une seule fenêtre au soleil laisse entrer ~700 W, une dizaine de fois plus.10
Idée reçue : « le ventilateur fait attraper froid ». Non : un rhume est dû à des virus, pas à un courant d'air. Tout au plus peut-il assécher un peu les yeux ou la gorge la nuit.
Et les allergies ? Un ventilateur ne crée pas d'allergènes, mais en brassant l'air il peut remettre en suspension la poussière, les pollens et les squames d'animaux déposés dans la pièce — ce qui peut gêner les personnes allergiques ou asthmatiques (effet plausible, non formellement démontré). Il assèche aussi un peu les yeux, le nez et la gorge — ce qui peut les rendre un peu plus sensibles aux virus et aux allergènes. En pratique : garder la pièce propre (aspirateur plutôt que balai), ne pas souffler en plein visage toute la nuit, et fermer les fenêtres aux pics de pollen.
Un brumisateur ne « climatise » pas l'air : il dépose de l'eau sur la peau, et c'est son évaporation qui prend la chaleur. Évaporer de l'eau coûte beaucoup d'énergie (≈ 2,4 kJ par gramme) : évacuer 100 W de chaleur du corps revient à évaporer seulement ≈ 150 mL d'eau par heure.12 Avantage : c'est l'eau du flacon qui s'évapore, pas la sueur — donc moins de risque de déshydratation. Mais agréable ne veut pas dire efficace : le vrai rafraîchissement suppose un air plutôt sec, des gouttelettes fines (grande surface, pas de ruissellement), et un filet d'air — un ventilateur double l'effet (synergie « brume + ventilateur »).910 Bonne nouvelle : au-delà de 35 °C (la température de la peau), l'air réchauffe par convection, mais la brumisation recharge l'évaporation — elle rafraîchit donc encore, même à 40 °C, à condition de brumiser puis ventiler.910
Souvent mal-aimée, parfois vitale. Voici comment l'utiliser à bon escient — sans culpabiliser quand elle est nécessaire.
Tant qu'on veut une pièce plus fraîche que l'air extérieur, il faut extraire activement la chaleur — ce que seul un appareil thermique (climatiseur ou pompe à chaleur) sait faire, en « pompant » la chaleur du dedans vers le dehors au prix d'un peu d'énergie. Aucun geste passif ne fait descendre la température sous celle de l'air disponible. C'est pourquoi, lors des canicules extrêmes et pour les personnes vulnérables, une climatisation bien réglée peut devenir difficilement évitable — et elle sauve des vies.13
Pourquoi ne pas régler trop froid ? Pour trois raisons : éviter le choc thermique (un écart brutal chaud → froid fatigue le corps à chaque entrée/sortie) ; ne pas surconsommer d'électricité (passer de 23 à 26 °C divise par ~3 la consommation) ; et parce que la clim rejette la chaleur dehors et réchauffe encore plus la ville. Viser ~26 °C suffit à être bien.7
En ville, où rejeter la chaleur ? Une climatisation déplace la chaleur de l'intérieur vers l'extérieur (plus sa propre consommation) : multipliée dans une rue étroite, elle réchauffe le quartier (jusqu'à plusieurs degrés au niveau de la rue). Quand c'est possible, mieux vaut rejeter cette chaleur en toiture qu'au pied des immeubles, et toujours la coupler aux gestes passifs.14
« La clim réchauffe-t-elle la planète ? » Localement un peu, globalement presque pas. La chaleur qu'un climatiseur rejette dans la rue est réelle localement : à Paris, elle peut réchauffer l'air de la rue d'environ +0,5 °C, jusqu'à +2 °C la nuit si la clim se généralisait.15 Mais à l'échelle de la planète, toute la chaleur rejetée par l'activité humaine ne pèse que ~1 % du réchauffement : c'est l'effet de serre qui domine, environ cent fois plus.16 Le vrai problème climatique de la clim n'est donc pas la chaleur soufflée dehors, mais ses émissions de gaz à effet de serre sur tout son cycle de vie : électricité, fuites de fluides frigorigènes (des gaz à effet de serre puissants), fabrication, fin de vie. En France (électricité peu carbonée), ce sont surtout les fluides qui comptent — d'où l'importance d'un appareil bien entretenu et de fluides récupérés en fin de vie.13
Au-delà des gestes du quotidien, c'est dans le bâtiment lui-même que se joue le confort d'été — pour des décennies.
Commencez par le passif : isolation — surtout la toiture, la paroi la plus exposée au soleil —, protection solaire par l'extérieur et ventilation. Ces choix font gagner plusieurs degrés sans facture récurrente ni entretien ; un logement bien isolé et bien aéré la nuit ne devrait pas dépasser durablement 35 °C. C'est aussi le plus juste : il protège durablement ceux qui ne peuvent ni déménager ni s'équiper.7
Le passif ne suffit pas toujours lors des canicules extrêmes. La climatisation, bien réglée, sauve des vies, en particulier chez les personnes fragiles — il ne faut pas culpabiliser d'y recourir. La pompe à chaleur réversible est souvent le meilleur choix : un seul appareil qui chauffe l'hiver et rafraîchit l'été, en général plus silencieux et plus sobre qu'une climatisation simple (et qui évite de laisser la fenêtre ouverte aux moustiques l'été !).
Ce que dit la recherche. Une étude sur Paris (Viguié et al., 2020) juge la climatisation « particulièrement efficace » pour le confort intérieur en canicule. Les mesures passives (volets, comportements) réduisent les heures de forte chaleur dans les logements d'environ 1 h 23 par jour — mais il resterait encore plus de 6 h/jour de forte chaleur intérieure sans climatisation. Côté rue, l'effet des rejets de clim sur l'air extérieur reste faible sur l'essentiel de la région, avec un maximum localisé de 3,6 °C en canicule intense ; arroser les parcs y demanderait ~12,2 millions de m³ d'eau par jour.17 Au niveau européen, le GIEC classe la climatisation comme hautement efficace pour le confort thermique, mais peu « faisable » socialement (coût énergétique, îlot de chaleur, bruit).18
À quelques mètres sous terre, le sol reste à une température stable toute l'année (de l'ordre de 12–15 °C). Le puits canadien/provençal fait circuler l'air neuf dans des tuyaux enterrés pour le pré-rafraîchir l'été (et le préchauffer l'hiver) avant qu'il n'entre dans la maison. Solution sobre, mais d'appoint : sa puissance de rafraîchissement est modeste (surtout utile dans les logements déjà très performants), et il faut maîtriser la condensation dans les tuyaux (risque d'humidité et de prolifération microbienne) — donc une bonne conception et de l'entretien.19
Boire est essentiel — mais « plus » n'est pas toujours « mieux ».
Idée reçue : « le café et le thé déshydratent ». En réalité, à dose modérée, ils hydratent presque autant que l'eau ; leur léger effet diurétique est compensé par l'eau qu'ils contiennent. C'est seulement à forte dose de caféine, d'un coup, que l'effet devient plus net.2021
Personnes âgées et troubles de mémoire. Avec l'âge ou des troubles cognitifs, on peut perdre la sensation de soif. Il faut alors proposer à boire très régulièrement, sans attendre la demande.
Au travail. En France, un aménagement du poste peut être demandé quand la chaleur devient excessive (repères de l'ordre de 33–34 °C selon l'Assurance Maladie et l'INRS). Parlez-en à votre employeur ou à la médecine du travail.
Les conseils de cette fiche valent pour tout le monde, mais encore plus pour ces situations.
Diabète & canicule. La chaleur peut déséquilibrer le diabète (déshydratation, appétit réduit) et fausser l'autosurveillance (bandelettes et lecteurs sensibles à la chaleur). Surveillez davantage, conservez le matériel à l'abri de la chaleur, et demandez conseil en cas de doute.
Chiens, chats, NAC (nouveaux animaux de compagnie) : eux aussi souffrent de la canicule, et le coup de chaleur peut les tuer en peu de temps.
Halètement intense, salivation, abattement, vomissements ou diarrhée, démarche titubante, gencives très rouges : appelez un vétérinaire en urgence. En attendant, mettez l'animal à l'ombre et refroidissez-le à l'eau fraîche (≈ 20 °C, pas glacée), sans le forcer à boire. La température normale du chien et du chat est d'environ 38–39 °C ; au-delà de ~41,5 °C, les dégâts deviennent vite irréversibles.22
Et la faune sauvage ? Une simple coupelle d'eau (peu profonde, avec une pierre pour que les insectes ne se noient pas) sur un balcon ou dans le jardin aide oiseaux et hérissons à passer la canicule.23
La canicule ne s'arrête pas à nos logements : elle touche les cultures, les animaux d'élevage, et finit par se retrouver dans notre assiette.
Une vague de chaleur pendant le remplissage du grain provoque l'échaudage des céréales (le grain reste petit et léger). Au-delà d'environ 35 °C à la floraison, le pollen du maïs et du tournesol meurt. Fruits et légumes subissent des brûlures. Quand s'ajoutent un air très sec (humidité < 10 %) et du vent, on parle d'« effet sèche-cheveux » où « même l'irrigation ne suffit plus ». Les canicules avancent aussi les récoltes et les vendanges de plusieurs semaines.242526
Les animaux d'élevage souffrent comme nous. On mesure leur inconfort par l'indice THI (température + humidité) — l'équivalent de l'Humidex pour le bétail (voir le §02). Dès THI ≈ 68, la vache laitière entre en stress thermique : en été, une vache produit en moyenne ~2,4 kg de lait de moins par jour (jusqu'à ~3,5 kg dans le Sud-Ouest et l'Ouest), avec une baisse de fertilité et plus de maladies. Dans un poulailler, une simple panne de ventilation peut provoquer une mortalité massive en quelques heures. Les bons gestes sont les mêmes que pour nous : ombre, ventilation, brumisation, eau fraîche à volonté.262728
Quand les récoltes baissent, les prix montent (« heatflation »). Pour donner des ordres de grandeur, la canicule de 2003 avait fait chuter la production agricole européenne d'environ 30 %, et 2022 a vu les rendements céréaliers français reculer d'environ 10 %. Des chercheurs (Institut de Potsdam & Banque centrale européenne) estiment que la hausse des températures pourrait, à elle seule, ajouter chaque année plusieurs dixièmes de point à l'inflation alimentaire.29
La chaleur peut abîmer les médicaments et leur faire perdre leur efficacité. Quelques précautions simples suffisent.
Le bon réflexe. En cas de doute sur la conservation d'un traitement pendant la canicule, votre pharmacien est le bon interlocuteur. Fiche pratique : OMEDIT — bon usage des médicaments en vague de chaleur.
À partir des médicaments que vous avez indiqués dans la section « Médicaments », l'outil prépare un petit récapitulatif à imprimer, télécharger ou montrer à votre médecin ou pharmacien. Rien n'est envoyé sur internet.
0 800 06 66 66
(appel gratuit) — conseils et informations pendant les épisodes de chaleur.
Autres repères & crédits. Gouvernement « Vivre avec la chaleur » (vivre-avec-la-chaleur.fr) ; astuces d'usage du ventilateur d'après Le Parisien (23/06/2026), vérifiées et nuancées (humidité ajoutée, sécurité électrique) ; Collège de la Médecine Générale (points de vigilance soignants). Crédits « logement & ventilateurs » : fils de Clément Gaillard (ventilateurs), d'un architecte (@archiptere) et de Magali Reghezza (climat).
Repères opérationnels partagés par le Collège de la Médecine Générale en période de forte chaleur — à adapter à chaque situation, sans ajouter d'injonction à des organisations déjà sollicitées.
Réévaluation individualisée chez les patients fragiles, chroniques ou polymédiqués, sans arrêt systématique ni modification sans avis médical. Le référentiel ANSM (médicaments pouvant diminuer l'adaptation de l'organisme aux vagues de chaleur) sert de support. Vigilance notamment sur :
Ressource utile. ANSM — Liste des médicaments pouvant diminuer l'adaptation de l'organisme aux vagues de chaleur (mise à jour juin 2025, liste non exhaustive). D'après les points de vigilance du Collège de la Médecine Générale (CMG).
La canicule ne se prépare pas en 10 jours : elle se pense toute l'année, dans l'aménagement et la rénovation. Au-delà de la lutte nationale contre le réchauffement climatique, voici ce que les collectivités peuvent engager — là où ce n'est pas déjà fait.
Le risque se concentre sur les personnes mal logées, qui ne peuvent ni déménager ni s'équiper. La rénovation thermique du parc des bailleurs sociaux (confort d'été, isolation, protection solaire, ventilation) est le levier le plus structurant et le plus juste : il protège durablement les plus exposés. À inscrire en priorité dans les programmes pluriannuels de travaux.