Dépistage salivaire massif (enfin) homologué : comment éviter un nouvel échec pour une priorité gouvernementale contre le Covid-19 ? | Atlantico.fr

Atlantico.fr : La Haute autorité de santé (HAS) a enfin autorisé le recours à un dépistage massif par prélèvement salivaire sur des groupes fermés, notamment dans les écoles ou les EHPAD. Que va permettre cette nouvelle technique et quelle bonne politique de tests doit-on tenir ?

Michaël Rochoy : Tout d’abord, la bonne nouvelle est qu’on va enfin tester les enfants qui étaient jusqu’ici une population très peu testée. Ensuite, l’utilisation la plus performante de ces tests va dépendre des moyens financiers et humains. A personnel et tests illimités, on testerait tous les jours. Ce n’est pas la situation actuelle. Tester tout le monde et toutes les semaines c’est très compliqué. On n’a pas suffisamment de tests, surtout si c’est pour tester des gens qui vont être négatifs.

En priorité, il faudra cibler les écoles où des cas sont détectés. Les tests salivaires permettront de s’y prendre plus rapidement et de tester massivement une classe ou toute une école dès le premier cas détecté. Ça aura aussi pour conséquence positive un meilleur traçage et un meilleur isolement.

A Outreau (Pas-de-Calais) par exemple, il y a eu un cas dans une école maternelle. Si on avait eu cette possibilité de faire un test salivaire massif, on aurait testé toute l’école pour repérer rapidement dans quelle classe se trouvent le ou les cas positifs, fermer ces classes et renvoyer les enfants à la maison afin d’éviter la transmission entre enfants et entre les enfants et leur famille. Ces tests massifs seraient particulièrement bienvenus dans les écoles maternelles où les enfants ne portent pas de masques.

Si une fois qu’on a fait tout ça, il reste des moyens financiers et humains, on peut imaginer de faire des tests à des moments clés de l’épidémie ou dans des territoires où la circulation du virus est importante. On peut aussi penser à des tests menés « à l’aveugle » dans des conditions d’études épidémiologiques, mais cela nécessiterait un accord de comité de protection des personnes.

Enfin, il faut rester vigilant à ce que ces tests détectent les variants parce qu’on a vu que certains tests antigéniques ne les détectaient pas.

Les représentants de la médecine scolaire ont fait part de leurs doutes quant à la mise en place pratique de ces tests, soulignant notamment leur manque d’effectifs. Va-t-on se heurter à une nouvelle incapacité à mettre en place les ambitions gouvernementales ? Comment pallier ce manque de moyens humains ?

Michaël Rochoy : Il ne faut pas que tout repose sur la médecine scolaire. Il faut une mobilisation au niveau du territoire. Ça peut venir d’acteurs locaux comme des médecins généralistes, des infirmiers libéraux, des pharmaciens… Ils participeraient à ces tests de façon ponctuelle, car ça n’arrive pas non plus tous les jours dans une ville qu’une école ferme à cause du Covid. En revanche, si on veut faire des tests réguliers, on ne pourra pas mobiliser tout le monde et tout le temps. On ne peut pas faire les soins habituels, les vaccins et les tests. Le temps n’est pas extensible.

Claudine Nemausat, médecin scolaire du syndicat Snmsu-Unsa : Pour le moment, la HAS n’a pas encore émis ses préconisations pour le mode opératoire. On a appris l’annonce comme tout le monde, dans les médias. Nous n’avons fait l’objet d’aucune consultation. Il sera très compliqué pour nous de réaliser efficacement ces tests. Nous sommes déjà très peu nombreux et très occupés avec le contact tracing. En effet, il faut savoir que contrairement à ce qui est écrit dans les protocoles, l’ARS ne le fait pas et s’est complètement déchargée sur les personnels de l’Education nationale pour faire le contact tracing.

Pour faire des tests salivaires à grande échelle, il faudra beaucoup plus de monde. Je ne sais pas avec qui ils pensent le faire. Il faudrait pour cela nous réquisitionner pour ne faire que cela et pas autre chose, et encore, ce ne sera pas suffisant. Actuellement je ne vois pas comment on pourrait faire vu le faible effectif que nous sommes. C’est une nouvelle décision que nous ne faisons que subir.

Jérôme Marty : C’est impossible de mobiliser régulièrement les médecins et les pharmaciens. Ces derniers font déjà des tests antigéniques. Quant à la médecine scolaire, elle est en crise grave… Il faut regarder si on ne peut pas mettre en place dans les écoles un assistant qui serait formé pour réaliser des tests. Mais pourquoi toute cette organisation n’a pas été étudiée auparavant ? On ne se rend compte de ces besoins logistiques que maintenant ? Je suis toujours étonné par ces problématiques qu’on semble découvrir au dernier moment. Ça fait quand même un moment qu’on parle de dépister les élèves et l’Education nationale découvre qu’elle n’a pas les effectifs pour le faire. On n’a pas les moyens de nos ambitions, c’est un peu le fil rouge de la crise sanitaire.

Les tests salivaires autorisés par la HAS seront-ils suffisants pour détecter le plus efficacement possible les cas positifs ?

Jérôme Marty : La HAS a validé uniquement les tests salivaires en RT-PCR et pas les RT-Lamp du système français EasyCov qui a notre préférence de par sa rapidité de résultat et sa flexibilité. Le système RT-LAMP permettrait notamment à chaque entreprise de pouvoir faire ses tests. L’entreprise achète le robot de diagnostic (1500 euros), le salarié fait son test lui-même et reçoit le diagnostic immédiatement sans besoin de l’intervention d’un laboratoire.

Dans le cas présent des tests salivaires en RT-PCR, on aura des délais beaucoup trop long et pas de réel dépistage de masse au sens auquel je l’entends. On ne pourra pas faire non plus de pooling (tester plusieurs personnes en un seul test) dont l’efficacité est avérée. Si on pouvait faire du pooling, ça demanderait moins de moyens et ce serait plus facile à faire.

Faire du test RT-PCR en prélèvement buccal, ça demande beaucoup de logistique, des prélèvements à envoyer au laboratoire, des papiers à remplir pour chaque personne testée, etc. Si on n’a pas l’habitude, ça prend quand même un certain temps, même si c’est plus rapide qu’un prélèvement nasopharyngé.

Lors de son point presse, Olivier Véran a annoncé que le contact tracing allait être renforcé, notamment en mettant l’accent sur le rétrotracing. Peut-on y croire ?

Jérôme Marty : C’est ce qu’on demande depuis des mois. Le virus est diffusé via des super contaminateurs, c’est eux que l’on cherche avec le rétrotracing. Comment se fait-il que l’on n’en parle que le 11 février 2021 alors que certains pays le font depuis des mois ? Ce sont des choses qui sont connues et qui relèvent d’études scientifiques et qui ont été pratiquées avec succès dans d’autres pays. Nous, on a refusé de le faire. Aujourd’hui, Véran nous annonce le plus naturellement du monde qu’on va enfin s’y mettre.

Je ne désespère pas qu’on va un jour cibler les lieux clos à risque pour tester de façon répétée. Cette maladie se propage en lieu clos, il faut cibler les zones où le virus a propension à se déplacer en testant les gens tous les jours. Pour cela, il faut autoriser le RT-LAMP.

A chaque fois, notre retard se compte en nombre de morts. On a tendance à l’oublier. On a quand même un président qui prétend avoir gagné son pari contre les scientifiques alors qu’on en est à plus de 300 morts par jour. Un Airbus se crashe tous les jours et on fait comme si tout allait bien. Il faut revenir à la réalité. Ce ne sont pas que des chiffres, ce sont des morts et des centaines de familles endeuillées tous les jours.

Source: Dépistage salivaire massif (enfin) homologué : comment éviter un nouvel échec pour une priorité gouvernementale contre le Covid-19 ? | Atlantico.fr

Covid-19 : que sait-on aujourd’hui de la transmission du virus par aérosols dans les espaces clos ? – Libération

Question posée par BARALE le 22/08/2020

Bonjour,

La rentrée se fait masquée, dans les entreprises comme dans les salles de classe. Avant que ces décisions ne soient prises, on pouvait lire, dans Libé le 14 août, une tribune d’un collectif de «professionnels de santé» («Covid-19 : le risque existe dans tous les lieux clos, dans les classes comme dans les bureaux») : «Nous l’affirmons sans ambiguïté : le Sars-CoV-2 se transmet par l’air et ne pas rendre le masque obligatoire dans les salles de cours ou les amphithéâtres, dans les open spaces, les salles de réunion, les ateliers et les bureaux partagés n’est pas conforme aux données de la science et de l’OMS.»

A l’aune de ces lignes, très affirmatives, vous nous interrogez sur l’état de la science à propos de la transmission du virus dans l’air. Il n’y a en fait pas de consensus sur une circulation du Covid-19, d’un individu à l’autre en population générale, via des «aérosols», ces microgouttelettes qui restent en suspension et qui pourraient être vectrices de virus actif et infectieux.

Deux médecins auteurs de la tribune reconnaissent auprès de CheckNews que la formulation «sans ambiguïté : le Sars-CoV-2 se transmet par l’air» n’est pas idéale. Mais qu’elle répond à un principe de précaution : il y a un risque que la transmission aéroportée existe, y compris hors des hôpitaux ou des laboratoires (où elle a été documentée).

Vous nous avez aussi demandé Le port du masque à l’extérieur est-il utile ?

Mise en garde de scientifiques

Au début du mois de juillet, 239 scientifiques d’une trentaine de pays mettent en garde sur la diffusion par aérosols du virus. S’adressant aux institutions de santé internationales (notamment l’OMS) et nationales, ils préconisent une grande vigilance concernant la transmission du virus par des microgouttelettes : «Certes, la transmission par aérosols du Sars-CoV-2 n’est pas encore universellement reconnue ; mais, selon notre évaluation collective, il y a suffisamment de preuves pour que le principe de précaution doive s’appliquer. Afin de contrôler la pandémie, en attendant la possibilité d’une vaccination, toutes les voies de transmission doivent être coupées.»

Plusieurs articles ou tribunes ont été consacrés à l’impact de cette publication sur les autorités (en français, en anglais). En France, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a sollicité le Haut Conseil de la santé publique. Le HCSP s’était déjà exprimé sur le sujet dans un avis publié le 8 avril (et dans une moindre mesure dans un avis publié le 24 avril).

Dans ce texte d’avril, on lisait notamment : «La transmission par aérosol est biologiquement plausible lorsque (1) des aérosols infectieux sont générés par ou à partir d’une personne infectieuse, (2) l’agent pathogène reste viable dans l’environnement pendant un certain temps et (3) les tissus cibles dans lesquels l’agent pathogène déclenche l’infection sont accessibles à l’aérosol. […] Pour le Sars-CoV, le niveau de preuve pour la transmission d’aérosols indique que les preuves pour les conditions 1 et 3 sont modérées et fortes pour la condition 2.»

CheckNews faisait aussi un point sur l’état de la science concernant l’aérosolisation au début du mois d’avril. Dans un article publié en mai sur la circulation (ou non) du nouveau coronavirus dans les climatisations, nous écrivions aussi : «Bien qu’il soit possible que des plus petites particules virales restent en suspension dans l’air (on parle alors d’aérosol), une infection nécessite qu’un nombre suffisamment important d’exemplaires actifs du virus pénètre dans l’organisme : c’est la dose infectante. Dans l’immense majorité des situations, le vent, les courants d’air, la ventilation, fait diminuer la concentration de virus dans l’air, ce qui abaisse très sensiblement le risque d’infection. Un risque plus important semble en revanche exister dans les situations de soins intensifs, dans les locaux où les soignants ôtent leurs protections et les toilettes des hôpitaux.»

Avis du Haut Conseil de la santé publique

Après demande du DGS, le HCSP a donc produit un nouvel avis, daté du 23 juillet : «Sars-CoV-2 : actualisation des connaissances sur la transmission du virus par aérosols.» Conclusion ? «Le HCSP considère qu’après actualisation des données de la littérature, une transmission aéroportée du virus Sars-CoV-2 doit être envisagée dans les espaces clos, notamment mal aérés et insuffisamment ventilés, et dans les rassemblements en extérieur.» Et d’enjoindre le public à porter un masque «dans tous les lieux clos publics et privés collectifs ainsi qu’en cas de rassemblement avec une forte densité de personnes en extérieur afin de limiter l’émission de particules respiratoires.»

Plus précisément, le Haut Conseil cite plusieurs études scientifiques publiées au cours des dernières semaines sur le sujet. L’une, parue début avril dans Nature conclut que «la transmission par aérosol est un mode de transmission potentiel des coronavirus, comme de la grippe et des rhinovirus». Les résultats d’une autre, publiée en juin 2020 à partir d’expériences en laboratoire, suggèrent que l’«infectivité et l’intégrité virionique [du Sars-CoV-2] se maintiennent jusqu’à seize heures dans des aérosols de taille respirable».

Le HCSP se réfère également à une revue de littérature émise par le Centre de collaboration nationale en santé environnementale canadien (financé par l’Agence de santé publique du Canada) au sujet des «risques et précautions associés à la Covid-19» dans le cadre du chant choral. Le CCNSEA relève notamment que «de plus en plus, on croit que la transmission par de petites gouttelettes ou par des aérosols produits lors de la parole, du chant, des cris ou de la respiration serait une voie de contagion importante. […] La transmission par aérosols pourrait se produire dans des contextes où les particules s’accumulent dans des pièces fermées non ventilées où de nombreuses personnes sont rassemblées pendant une longue période». S’ensuivent, dans l’avis du HCSP, quelques études de cas qui ont «décrit la survenue de contaminations par le virus Sars-CoV-2 de personnes rassemblées dans des espaces clos».

En laboratoire, en hôpital, en général

Dans cet avis, le HCSP recense donc des études qui vont dans le même sens : une transmission aéroportée du Sars-CoV-2 est possible. Mais elle n’est pas possible dans les mêmes proportions, selon les situations.

Ainsi, le Haut Conseil écrit «prendre en compte» deux éléments. D’abord, la lettre ouverte des scientifiques évoquée au début de l’article. Didier Lepelletier, coprésident du groupe de travail permanent Covid-19 du HCSP nous fait remarquer que cette lettre a été écrite par des physiciens, «qui estiment que la dichotomie entre gouttelette et microgouttelette [aérosol] n’est pas pertinente, pour eux tout est aérosol». Qui plus est, poursuit le chef du Service de bactériologie – hygiène hospitalière du CHU de Nantes : ces physiciens «s’appuient sur des modélisations, par exemple en laboratoire, qui ont pour certaines laissé penser que le virus pouvait circuler sous forme d’aérosols».

Deuxième élément considéré par le HCSP pour son avis de cet été : une prise de position du début du mois de juillet de l’OMS. Elle est lisible en intégralité (et en anglais), ou sous une forme résumée (en anglais), nous indique l’Organisation mondiale de la Santé.

«Le virus se transmet-il par aérosols ?» s’interroge l’OMS, qui distingue deux cas de figure. D’une part, en milieu de soins : «Certaines procédures médicales peuvent produire de très petites gouttelettes qui peuvent rester en suspension dans l’air pendant de plus longues périodes [par exemple une intubation ou une extubation]. Lorsque de telles procédures médicales sont effectuées sur des personnes infectées par le Covid-19 dans des établissements de santé, ces aérosols peuvent contenir le virus Covid-19. Ces aérosols peuvent potentiellement être inhalés par d’autres personnes si elles ne portent pas l’équipement de protection individuelle approprié.»

Autre cas de figure, en population générale (hors des hôpitaux) : «Des cas de Covid-19 ont été signalés dans certains lieux fermés, tels que des restaurants, des boîtes de nuit, des lieux de culte ou des lieux de travail où les gens peuvent crier, parler ou chanter. Dans ces cas, la transmission par aérosol, en particulier dans ces lieux fermés où il y a des espaces surpeuplés et insuffisamment ventilés où les personnes infectées passent de longues périodes avec d’autres personnes, ne peut être exclue.» Et l’OMS d’insister (à l’instar du HCSP) : «Des études supplémentaires sont nécessaires de toute urgence pour étudier ces cas et évaluer leur importance pour la transmission de Covid-19.»

Au lendemain de la publication de cet article paraissait une étude de cas dans le Journal of the American Medical Association (Jama). Elle se résume ainsi : «128 personnes ont pris deux bus et assisté à un événement religieux en Chine orientale. Celles qui ont pris un bus avec recirculation d’air et avec un patient atteint de Covid-19 avaient un risque accru d’infection par le Sars-CoV-2 par rapport à celles qui ont pris un autre bus. La transmission par voie aérienne peut expliquer en partie le risque accru d’infection.»

Moins contagieux que la varicelle

«Il n’y a jamais qu’un mode de transmission d’un virus, rappelle Didier Lepelletier, mais il y a toujours un mode préférentiel.» Il peut être manuporté, ou aérien par exemple. Et parmi les modes de transmission aérienne, il y a donc, schématiquement, les gouttelettes et les aérosols. Dans l’état actuel des connaissances (et depuis plusieurs semaines), «les gouttelettes sont un mode de transmission préférentiel par rapport aux aérosols», observe le membre du HCSP.

Plusieurs scientifiques contactés estiment que si les aérosols étaient le vecteur principal du Sars-CoV-2, le R0 (nombre de reproduction initiale) serait beaucoup plus élevé. Comme il est, par exemple, pour la tuberculose pulmonaire ou la varicelle (qui se transmettent par aérosol). Dont le R0 fluctue autour de 10 (soit beaucoup plus que pour le Covid-19).

Dans une récente étude publiée dans le British Medical Journal, les auteurs constatent que le risque qu’une personne sans symptôme (mais qui peut par exemple émettre des aérosols juste en respirant ou en parlant) contamine son entourage dépend à la fois de la densité de personnes, de leur activité et de la ventilation. Cela rejoint ce qu’exprimait le Haut Conseil dans son avis du 23 juillet, selon lequel que «trois conditions favorables sont à retenir concernant la transmission du virus : les conditions de ventilation et de flux d’air ; les conditions de l’atmosphère (basse température, humidité) ; les activités et efforts physiques pratiqués au sein des espaces clos».

Notons que ni le HCSP, ni l’OMS (ni les signataires de la tribune citées plus haut) ne recommandent explicitement le port du masque hors de ces situations (par exemple en général, dans la rue). Reste que les spécialistes de ces sujets aimeraient voir les études se développer pour mieux cerner les modes de transmission de ce virus.

En résumé : les aérosols ne semblent pas être le mode de transmission préférentiel sur Sars-CoV-2. Toutefois, certaines observations en hôpital ou dans des laboratoires laissent penser qu’il peut y avoir une transmission aéroportée, sans qu’il n’y ait de consensus sur le risque ou la probabilité qu’elle survienne. En population générale, il n’y a pas de preuves ni de mesure scientifique du risque de transmission aéroportée, mais ce risque est probable selon la communauté scientifique, et il est d’autant plus important dans des milieux mal aérés ou en extérieur cas de grands rassemblements. D’où une incitation, dans ces conditions, à porter le masque en milieu clos, au titre du principe de précaution.

Edit le 2 août : ajoute mention de l’étude parue dans le Jama

 


Fabien Leboucq

 

 

Source: (1) Covid-19 : que sait-on aujourd’hui de la transmission du virus par aérosols dans les espaces clos ? – Libération