Vaccination contre le Covid: un week-end inédit à 300.000 injections

Le gouvernement a réussi à écouler ce week-end un grand nombre de doses d’AstraZeneca qui avaient été boudées par les soignants.

Samedi, des gens attendent de se faire vacciner au centre de conférences de Nice. VALERY HACHE/AFP

S’agissait-il d’une répétition générale ou d’un coup de com destiné à calmer les critiques sur la lenteur de la politique vaccinale française? Probablement un peu des deux. Le bilan, en tout cas, est positif. Après avoir battu un record vendredi (près de 240.000 injections, + 37 % par rapport au vendredi précédent), plus de 200.000 vaccins ont été administrés samedi, soit le deuxième jour le plus prolifique depuis le début de la vaccination et, surtout, près de trois fois plus que le samedi précédent (un peu plus de 70.000 injections). Et alors qu’on écoulait péniblement une dizaine de milliers de doses pendant le traditionnel jour de repos dominical, Olivier Véran espérait dimanche en écouler «au moins 100.000». Preuve est faite s’il en était besoin que la France sait aussi vacciner le week-end pour peu qu’elle s’en donne les moyens.

De l’aveu même du ministère de la Santé, il ne faut toutefois pas s’attendre à ce que de telles opérations soient mises en place tous les week-ends. Une grande partie des centres éphémères montés en urgence dans 23 départements n’ont pas vocation à être pérennisés pour le moment. L’objectif consistait d’abord à écouler les stocks d’AstraZeneca boudés par les soignants. Quelque 200.000 doses (sur les 600.000 qui leur étaient réservés) ont ainsi été réintroduites dans le circuit grand public. Il en reste par ailleurs encore un million à injecter. Les autorités espèrent qu’elles seront rapidement utilisées par les généralistes. Alors qu’ils n’étaient que 19.000 la première semaine à avoir commandé au moins un flacon, ils étaient 38.000 la semaine dernière (ils recevront leurs doses mercredi). «Les médecins sont mobilisés, nous l’avons vu ce week-end, estime le Dr Michaël Rochoy qui a répondu au pied levé à l’appel des autorités pour participer au centre monté en urgence à Boulogne-sur-Mer. Si ces doses avaient été données aux généralistes ou aux pharmaciens il y a trois semaines, il n’y aurait pas eu besoin d’une telle campagne de rattrapage.»

Dans tous les cas, il va falloir que la logistique se fluidifie. Cette semaine, ce sont plus de 800.000 doses d’AstraZeneca qui seront livrées. Il devrait y en avoir un million par semaine ensuite jusqu’à la fin du mois. Cela ne représente en fait que deux flacons par généraliste en moyenne, cela n’a donc rien d’insurmontable en principe. D’autant que les pharmaciens vont entrer dans la danse le 15 mars. Un renfort qui n’a rien d’anecdotique puisqu’ils ont par exemple écoulé près d’un tiers des vaccins contre la grippe cette année.

Quant aux vaccins ARN, ce sont entre 750.000 et 800.000 doses de Pfizer qui sont attendues chaque semaine en mars, et 930.000 doses de Moderna réparties en deux livraisons sur le mois. Un flux que les centres de vaccination déjà ouverts, et dont certains fonctionnent parfois au ralenti faute de doses, doivent en principe réussir à absorber sans problème. C’est en avril que les choses pourraient commencer à devenir plus délicates: sont attendues 7,7 millions de doses de Pfizer, 1,7 million de Moderna, 3,1 millions d’AstraZeneca et 2,7 millions de Janssen (en cours d’autorisation). Il faudra alors écouler 500.000 doses par jour en moyenne pour tout injecter en flux tendu. Un défi que le gouvernement n’a pas le droit de rater.

Les soignants exhortés à se faire vacciner

À ce jour, moins d’un tiers des professionnels de santé se sont fait vacciner contre le Covid. Dans une tribune commune parue dimanche dans le Journal du Dimanche, les sept ordres des professionnels de santé (médecins, infirmiers, pharmaciens, dentistes, sages-femmes, etc) appellent «d’une seule voix l’ensemble des soignants à se faire vacciner». Avant tout car «cela relève de leur devoir déontologique, protéger leurs patients en toutes circonstances».

Le vaccin d’AstraZeneca «est sûr et son efficacité est amplement démontrée par les études réalisées en Grande-Bretagne et en Israël, où il a largement été administré», rappellent-ils. En visite dimanche à Boulogne-sur-Mer, Olivier Véran a lui assuré sentir «un engouement qui monte chez les soignants» et exclu pour le moment de rendre la vaccination obligatoire pour les professionnels de santé.

 Source: Vaccination contre le Covid: un week-end inédit à 300.000 injections

Faut-il demander aux enfants de porter le masque à la maison ?

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LA VÉRIFICATION – C’est ce qu’a recommandé l’ancien directeur général de la Santé, le professeur William Dab, ce week-end, soulevant l’indignation sur les réseaux sociaux.

«Je crois que c'est un vrai objectif social de laisser nos enfants à l'école. En revanche, il faut que, quand ils rentrent à la maison, ils gardent le masque», a lancé le médecin.
«Je crois que c’est un vrai objectif social de laisser nos enfants à l’école. En revanche, il faut que, quand ils rentrent à la maison, ils gardent le masque», a lancé le médecin. famveldman – stock.adobe.com

LA QUESTION. Les enfants de plus de six ans ont désormais l’obligation de porter un masque à l’école. Faut-il maintenant envisager qu’ils le portent chez eux ? C’est ce qu’a suggéré dimanche 1er novembre sur BFMTV le professeur William Dab, directeur général de la Santé (DGS) de 2003 à 2005. «Je crois que c’est un vrai objectif social de laisser nos enfants à l’école. En revanche, il faut que, quand ils rentrent à la maison, ils gardent le masque», a lancé le médecin et épidémiologiste, allant jusqu’à recommander aux familles de ne pas partager leurs repas avec les plus jeunes. «Si on ne contrôle pas ça, on ne va pas réussir à concilier notre obligation éducative et malgré tout à ralentir cette épidémie pour éviter des malades et des morts, et limiter la casse économique et sociale qui est déjà considérable.»

Jugée «irréaliste» et «inhumaine», cette proposition a essuyé de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux. Faut-il vraiment demander aux enfants de porter le masque à la maison pour protéger la famille ?

VÉRIFIONS. Jusque très récemment, les enfants et jeunes adolescents n’étaient pas considérés comme des vecteurs importants du virus. Et pour cause : «les études rassurantes publiées pendant l’été 2020 sur le risque modéré d’épidémies en milieu scolaire l’étaient avant tout parce que la circulation du virus en Europe en post-confinement était faible», explique le conseil scientifique du gouvernement français dans son rapport du 28 octobre . Avec la rentrée, ces certitudes ont volé en éclat. «La situation a radicalement changé avec la reprise épidémique du mois d’octobre et doit nous conduire à reconsidérer l’ouverture des établissements scolaires», lit-on dans le rapport.

Entre la semaine du 4 septembre et celle du 23 octobre, le taux de positivité au Covid des enfants de moins de 9 ans est passé de 2,9 à 13,8% au niveau national. Ce qui signifie que sur 100 enfants de cette classe d’âge testés, près de 14 étaient porteurs du virus. Sur la même période, le taux de positivité des 10-19 ans est passé de 6,7 à 19,4%.

Les scientifiques s’accordent sur le fait que les enfants et les adolescents jouent bel et bien un rôle dans la transmission du Sars-CoV-2, même s’ils ne développent, pour l’immense majorité, qu’une forme bénigne de la maladie. «Les adolescents de 12 à 18 ans semblent avoir la même susceptibilité au virus et la même contagiosité vers leur entourage que les adultes», note le Conseil scientifique, qui précise que dans la moitié des cas, ils ne présentent pas de symptômes. Quant aux élèves de primaire, ils semblent moins susceptibles de contracter le virus et moins contagieux que les adultes. Toutefois, «une transmission silencieuse du virus entre enfants a été décrite», qui «peut s’accompagner de transmission intrafamiliale secondaire».n

Les écoles, lieux de circulation du virus

N’y a-t-il donc pas un risque bien réel qu’enfants et adolescents disséminent le virus chez eux, faisant naître des chaînes de transmission, pendant ce 2e confinement, puisque les écoles, les collèges et les lycées restent cette fois-ci ouverts ? «On sait que dans de nombreuses écoles, l’environnement est propice à la circulation du virus, essentiellement parce qu’il y a des classes qui sont mal ventilées», estime le Pr William Dab, interrogé par Le Figaro. Au 26 octobre, le milieu scolaire et universitaire représentait 15% des clusters identifiés en cours d’investigation par Santé publique France (363 sur 2394). «Si on l’accepte sans rien faire, il faut s’attendre à ce que les mesures de confinement décidées aient une efficacité très partielle. Ce qui veut dire que d’ici deux ou trois semaines, dans certaines régions, dont l’Ile-de-France, nous allons faire face à une situation extrêmement difficile dans nos hôpitaux.»

On sait que dans de nombreuses écoles, l’environnement est propice à la circulation du virus (…) Si on l’accepte sans rien faire, il faut s’attendre à ce que les mesures de confinement décidées aient une efficacité très partielle. — Pr William Dab, médecin et épidémiologiste

Selon le scientifique, deux solutions sont envisageables. «On peut décider de fermer les écoles, et il n’est pas impossible que cela arrive dans certaines régions si la situation sanitaire est trop difficile à gérer», prévoit l’ancien DGS. «Si on ne le fait pas, il faut tout faire pour que les jeunes ne

contaminent pas leur entourage». Autrement dit : lavage de mains intensif, respect des distances physiques, aération et port du masque. Ce dernier serait valable jusqu’à ce que la circulation du virus redescende à un niveau faible (5000 cas par jour au niveau national).

Une idée impossible ?

Reste qu’en pratique, cette idée semble difficile à mettre en place, pour ne pas dire impossible. «Sur un plan purement sanitaire, c’est pertinent, il y aurait un bénéfice à le faire. Sauf qu’en pratique, c’est intenable. Cela implique des conséquences non négligeables sur la vie familiale», juge le Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste et membre du collectif Stop Postillons, qui prônait dès l’été dernier le port du masque à partir de 6 ans à l’école. «Il faut limiter les contacts physiques entre les familles, pas au sein des familles. Si on en est à porter un masque à la maison, c’est qu’on a vraiment échoué ailleurs.»

«Je ne dis pas que le risque sanitaire s’impose sur toute autre considération, que c’est ce qu’il faut faire absolument», se défend William Dab. «Mon message est qu’il faut donner aux familles toutes les informations afin de leur permettre de faire leurs choix en connaissance de cause. Il faut qu’elles sachent qu’en novembre, les gens ne pourront pas être aussi bien soignés qu’on peut l’espérer à l’hôpital, que 40% des cas en réanimation ont moins de 65 ans et que 90% ont une comorbidité (diabète, obésité, hypertension, NDLR). Je peux entendre que les gens ne souhaitent pas se priver de contacts physiques avec leurs enfants. Mais dans les familles où il y a des gens porteurs de ces pathologies, il faut faire très attention. Il revient maintenant à chaque famille d’apprécier cela.»

Source: Faut-il demander aux enfants de porter le masque à la maison ?

Coronavirus: les masques, une arme pour prévenir la deuxième vague

Le port d’une protection faciale reste essentiel pour contrer l’épidémie. À condition que certaines mesures soient bien respectées.

Des tests effectués sur la solidité des masques dans le pôle mécanique du laboratoire national de métrologie et d’essais à Trappes. SEBASTIEN SORIANO/Le Figaro

À mesure que la France lève progressivement les restrictions, le port du masque sera, avec le lavage des mains, le maintien des distances physiques et l’aération des pièces fermées, essentiel pour freiner la course du virus. Le temps des controverses sur l’utilité de ce dispositif semble dépassé. Le 5 juin, l’Organisation mondiale de la santé a recommandé son emploi dans les régions où le virus circule, «dans le cadre d’une stratégie globale», dans les magasins, les transports publics et autres environnements peuplés ou confinés. Bien que son bénéfice soit difficile à quantifier, plusieurs études récentes laissent penser qu’une utilisation large du masque réduit de manière significative la transmission du Covid-19.

Un modèle mathématique mis au point par des chercheurs de l’université de Cambridge suggère ainsi que le port du masque pourrait contribuer de façon «majeure» à la réduction du taux de reproduction du virus (le nombre de personnes contaminées en moyenne par un individu infecté). Lorsque ce taux est inférieur à 1, l’épidémie cesse de progresser.

L’étude, publiée le 10 juin dans la revue Proceedings of the Royal Society, met cependant en lumière les conditions à respecter pour que la protection faciale contribue à endiguer l’épidémie. Le masque doit avoir une bonne capacité de filtration, et être porté par une très large majorité de la population. Le bénéfice disparaît si son usage est limité aux personnes déjà malades. «Cette protection n’est utile que si elle est portée par tout le monde, car les individus infectés sont contagieux environ deux jours avant de présenter des symptômes», remarque le Pr Didier Lepelletier, chef de service au CHU de Nantes et auteur de plusieurs avis du Haut Conseil de la santé publique sur le sujet.

À VOIR AUSSI – Covid-19: l’OMS recommande le port du masque dans les lieux très fréquentés des zones les plus touchées

Covid-19: l?OMS recommande le port du masque dans les lieux très fréquentés des zones les plus touchées – Regarder sur Figaro Live

Avec un autre modèle, l’équipe de Cambridge observe que le port du masque, même lorsqu’il intervient après la première période de confinement, pourrait réduire le risque de survenue d’une seconde vague. «Bien que certains paramètres importants n’aient pas été pris en compte par les scientifiques, leur travail offre un bon cadre de réflexion, et confirme certaines intuitions, commente Hélène Arduin, chercheuse au CNRS, spécialisée dans la modélisation des maladies infectieuses. L’étude illustre aussi la nécessité d’avoir plus d’informations sur la manière dont le virus se propage et survit dans l’environnement.»

 

Aucune étude scientifique en population générale n’a montré que le masque peut être un élément favorisant la contagion s’il est mal porté et il est contre-productif de créer une psychose autour de son utilisation

Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste et cofondateur du site stop-postillons.fr

Le coronavirus se transmet de personne à personne, lors de contacts rapprochés, par des gouttelettes de salive, des éternuements ou des crachats. Une contamination par aérosols dans l’air n’est pas exclue, mais elle n’a pas été démontrée. «Le masque a un effet mécanique incontestable, souligne le Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste et cofondateur du site stop-postillons.fr qui en promeut l’usage par la population. Il limite la dispersion des gouttelettes émises par un individu infecté. Chez le sujet sain, il réduit le nombre et la taille des particules virales inhalées.»

Un examen récent de la littérature scientifique portant sur différents virus respiratoires confirme la réduction importante du risque d’infection associée au port du masque, mais aussi aux visières protégeant les yeux et au maintien d’une distance d’un mètre. L’étude a été publiée le 1er juin dans la revue The Lancet. «La protection est plus forte avec les masques FFP2 et chirurgicaux, qui devraient être réservés aux soignants et aux personnes fragiles, mais elle est aussi observée avec les masques en tissu réutilisables portant la norme AFNOR», précise le Pr Lepelletier.

Pour être le plus efficace possible, le masque doit être porté sous le menton et sur le nez, en resserrant la barrette rigide. L’OMS recommande par ailleurs de ne pas toucher son masque de manière répétée, et de ne pas le mettre ou le retirer sans se laver les mains. «Cela dit, aucune étude scientifique en population générale n’a montré que le masque peut être un élément favorisant la contagion s’il est mal porté, souligne le Dr Rochoy, et il est contre-productif de créer une psychose autour de son utilisation. Plus ce dispositif sera adopté par nos concitoyens, plus forte sera notre protection collective.»

 Source: Coronavirus: les masques, une arme pour prévenir la deuxième vague

Médecin, urgences, centre 15… qui et quand consulter?

Les cas peu graves et les pathologies non urgentes ne doivent pas encombrer un système de soins sous tension.

Certaines pathologies justifient de téléphoner à son médecin, qui jugera la nécessité d’une consultation (ici, le docteur Jean-Paul Hamon, médecin généraliste, reçoit un patient, jeudi à Clamart, dans les Hauts-de-Seine). Francois Bouchon/François Bouchon / Le Figaro

Avec le passage en stade 3 de l’épidémie depuis samedi soir, faut-il appeler ou ne pas appeler le 15, aller ou ne pas aller chez le médecin? Le Figaro fait le point.

● Pas ou peu de symptômes: restez chez vous

Si vous avez des symptômes légers (nez bouché, toux sans difficulté respiratoire, fièvre débutante et bien tolérée…), prenez du paracétamol (60 mg/kg/jour, maximum 3 g/jour pour un adulte, et pas d’AINS type ibuprofène ou aspirine). Restez chez vous et protégez vos proches (pièce réservée, aération, port du masque, lavage des mains et des surfaces…). Si vous avez besoin d’un arrêt de travail, demandez à votre médecin s’il peut le faire via une téléconsultation. Surveillez bien l’évolution de vos symptômes car dans les cinq à huit jours après leur début, ils peuvent s’aggraver brutalement, avec l’apparition de difficultés respiratoires. Prévoyez éventuellement une téléconsultation de suivi avec votre médecin.

● Des symptômes inquiétants:

Si, après avoir eu de la fièvre et une toux pendant plusieurs jours, vous sentez poindre une difficulté respiratoire, appelez le 15.

● Quand faut-il faire un test?

Les tests sont réservés aux cas graves, au personnel soignant, à certains patients à risque, et aux patients risquant d’être les premiers infestés d’un lieu où résident des personnes fragiles (par exemple un Ehpad). En dehors de ces cas, inutile de faire le siège de votre médecin ou de l’hôpital pour bénéficier d’un test. Le résultat ne changerait de toute façon pas votre prise en charge, qui est uniquement symptomatique (il n’existe pas de traitement contre le Covid-19).

● Pour toute autre pathologie: au cas par cas

Certaines pathologies (comme une cystite ou une otite, à ne pas laisser traîner) justifient de téléphoner à votre médecin qui jugera de la nécessité d’une consultation. De même pour des douleurs dentaires intenses ou l’apparition d’une cellulite cervico-faciale (infection de la face et du cou qui peut mettre en jeu le pronostic vital). Les troubles musculo-squelettiques chroniques ou peu intenses, les problèmes cutanés non urgents peuvent attendre. N’allez pas chez le médecin sans rendez-vous: il a dû s’organiser pour que les patients contagieux ne croisent pas les autres.

● Pour le suivi des enfants et des malades chroniques

Sauf signe d’appel particulier, le suivi des nourrissons et des jeunes enfants peut attendre. Les vaccinations peuvent être repoussées d’un mois ou deux sans dommage, surtout en période de confinement, où le risque d’être infecté est bien moindre… Les malades chroniques peuvent décaler leur consultation de suivi, et peuvent désormais obtenir leur traitement avec une ordonnance expirée.

● Quand appeler le 15?

Pour tous les cas graves habituels (douleurs thoraciques évocatrices d’infarctus, déficits neurologiques brutaux évocateurs d’AVC, accident de la voie publique, etc.), ou si vous pensez être infecté par le coronavirus et ressentez une gêne respiratoire avec sensation d’étouffement. Rhinites et fièvre ou toux bien tolérées et débutantes ne doivent pas faire l’objet d’un appel: les centres 15 sont débordés.

● Quand aller aux urgences?

Toute difficulté respiratoire majeure, altération de la conscience, confusion, douleur thoracique intense doit amener à consulter aux urgences (idéalement en appelant le 15). Les idées suicidaires importantes, maux de tête brutaux et inhabituels, membre inférieur froid et douloureux, etc., exigent un avis médical rapide. Une entorse ou un mal de ventre chronique ne justifient généralement pas des soins d’urgence mais méritent un avis de votre médecin.

 Source: Médecin, urgences, centre 15… qui et quand consulter?