La vaccination anti-covid ouverte aux professionnels de santé libéraux de plus de 50 ans

 

illustrationFace à la multiplication des critiques contre la lenteur de la campagne vaccinale anti-covid-19, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé sur twitter que les professionnels de santé libéraux de plus de 50 ans qui le souhaitent pouvaient se faire vacciner dans les hôpitaux.

Cette campagne de vaccination ciblant les soignants de plus de 50 ans a débuté le 2 janvier à l’hôtel-Dieu à Paris ainsi que dans d’autres établissements de l’AP-HP. Infirmières, aides-soignants, médecins, pharmaciens, une centaine de soignants sont ainsi venus se protéger contre la Covid-19, mais aussi très clairement montrer l’exemple.

Claire Poyart, la représentante des médecins de l’Hôtel-Dieu est une des premières à avoir reçu sa première dose du vaccin fabriqué par BioNtech. Pour elle il s’agit avant tout d’un geste militant. « Aujourd’hui, je suis venue pour convaincre mes collègues, les soignants, l’ensemble du personnel de l’hôpital à se faire vacciner. »

« J’ai des enfants qui ont eu le Covid, j’ai aussi des parents qui sont morts du Covid. Donc c’est une maladie qui est gravissime, et il faut se faire vacciner, je n’ai aucun doute. » Explique-t-elle pour FranceInfo.

Un calendrier de vaccination avancé d’un mois.

« C’est une très bonne chose que le calendrier soit accéléré, car les professionnels de santé sont particulièrement exposés, et ce serait étrange pour une personne lambda de se faire vacciner par un médecin qui ne l’aurait pas encore été », approuve Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau pour le Parisien.

Initialement prévue à la fin du mois, l’ouverture de la vaccination aux professionnels de santé libéraux a été avancée pour répondre à la multiplication de critiques face à la lenteur de la campagne vaccinale. Le recueil du consentement du patient et son maintien en observation pendant 15 minutes après l’injection induisent des lourdeurs administratives qui sont pointées du doigt par de nombreux observateurs politiques, mais aussi par des médecins.

Le professeur Philippe Juvin, chef des urgences de l’hôpital Georges Pompidou, qui s’est fait vacciner ce lundi a évoqué une déroute, déplorant que le gouvernement n’avait ni la confiance des français ni la logistique organisationnelle pour répondre à l’urgence de la situation.

Pour BFMTV, Christophe Prudhomme, porte-parole de l’association des médecins urgentistes de France dénonce une opération médiatique. « Combien de personnes ont été vaccinées ce vendredi ? Quatre, cinq, dix ? Ce n’est pas sérieux, nous prenons du retard par rapport à de très nombreux pays. »

Au 2 janvier la France avait vacciné 516 personnes contre plus de 200 000 en Allemagne

Une centaine de centres de vaccination de ville à mettre en place

Si le calendrier de vaccination a été avancé, il reste encore à résoudre le casse-tête logistique imposé par les conditions de conservation du vaccin à ARN messager. Car pour le moment l’offre de vaccination est accessible uniquement dans les grandes structures hospitalières et pas dans toutes les régions. Certains hôpitaux n’ont pas les doses alors que d’autres attendent leur congélateur.

Tout en restant évasif sur le sujet, le ministre a promis que près d’une centaine de centres dédiés à la vaccination ouvrirait la semaine prochaine sur tout le territoire.

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