«Stop postillons», le projet d’un médecin outrelois pour inciter au port du masque


«Stop postillons», le projet d’un médecin outrelois pour inciter au port du masque

«
Tout est mieux que rien
», souligne Michaël Rochoy, médecin à Outreau, qui milite pour le port de protection sur le visage. Photo Illustration C. LEFEBVRE

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Tout est mieux que rien
», souligne Michaël Rochoy, médecin à Outreau, qui milite pour le port de protection sur le visage. Photo Illustration C. LEFEBVRE – VDN

C’est une question qui agite le pays depuis le début de l’épidémie de Covid-19 : le port du masque. Certains avis sont partagés. Michaël Rochoy, lui, en est persuadé : « Il faut en mettre. » Ce médecin généraliste de 33 ans, basé à Outreau, va plus loin. Avec trois professionnels de santé, il vient de créer un site web : Stop-postillons.fr.

L’idée est claire : inciter la population à porter un « écran anti-postillons », afin de « limiter les possibilités de contamination ». On parle là des masques classiques, type chirurgie, mais pas que : le site propose des tutos pour fabriquer son propre écran de protection. Cela va du masque en tissu, en papier, en plastique… « Même un essuie-tout fixé avec des élastiques, ou un t-shirt noué peuvent faire l’affaire. Tout est mieux que rien », insiste Michaël Rochoy.

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Coronavirus : un site pour sensibiliser les patients à l’utilité de fabriquer un masque “home made”

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Coronavirus : un site pour sensibiliser les patients à l’utilité de fabriquer un masque “home made”

Capture d’écran du site

Se laver les mains régulièrement, tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, rester à la maison, éviter les contacts… Cinq mesures barrières pour limiter la propagation du virus Covid-19 sont conseillées actuellement à la population. Mais quatre jeunes médecins généralistes* proposent d’en ajouter une sixième : le port d’un écran anti-postillon (EAP). En créant un site internet dédié, stop-postillon.fr, les Drs Jonathan Favre, Michaël Rochoy, Thibault Puskarek et Antoine Hutt espèrent sensibiliser la population à l’utilité de « protéger l’environnement de vos gouttelettes potentiellement contagieuses lors des rares sorties dérogatoires autorisées ».

Protéger les autres avec des masques en tissus ou en papier

Face aux difficultés rencontrées par les professionnels de santé pour obtenir des masques de protection FFP1 ou FFP2, les auteurs du site incitent donc les citoyens à réserver ce type de masques aux professionnels de santé et agents de service public. Pour les autres, il est conseillé de se fabriquer soi-même ses EAP. Leur efficacité est « limitée dans le temps (maximum 3 heures), mais compatible avec les sorties d’une heure autorisées », précisent les généralistes. Le site comporte ainsi des fiches explicatives et pédagogiques sur l’utilisation de ce matériel mais aussi des tutoriels pour réaliser son propre masque. D’une part en tissu reprenant notamment la fiche pratique du CHRU de Grenoble ou des sites de couturières aguerries. D’autre part en papier ou en plastique sur le modèle de nombreuses vidéos et solutions de fortune circulant sur le web.

L’outil stop-postillons.fr se veut aussi participatif. Ainsi, il est proposé aux apprentis couturiers de poster sur les réseaux sociaux une photo de leur masque “home made” avec les #JePorteMonEAP et #JeProtègeLesAutres. Un bon outil à diffuser auprès de vos patients alors que l’épidémie doit atteindre son pic en France dans les prochains jours.

Source : Legeneraliste.fr
Source: Coronavirus : un site pour sensibiliser les patients à l’utilité de fabriquer un masque « home made »

[VIDÉO] Coronavirus : un généraliste explique pourquoi il a changé d’avis sur la téléconsultation | Le Généraliste

PAR CAMILLE ROUX – PUBLIÉ LE 27/03/2020
6RÉACTIONSCOMMENTER

Avec 80 000 téléconsultations remboursées réalisées la semaine du 16 mars, la consultation à distance fait de plus en plus d’adeptes chez les généralistes, période de coronavirus oblige. Les médecins de famille suivent ainsi les recommandations du ministère de la Santé et privilégient la téléconsultation pour limiter au maximum la propagation du virus dans les cabinets. Le temps de l’épidémie, ces actes sont exceptionnellement pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie en tiers payant et ont aussi amené certains médecins encore sceptiques vis-à-vis de ce nouveau mode de prise en charge il y a quelques semaines, à revoir leur jugement. C’est le cas du Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau (Pas-de-Calais), qui partage son expérience de la téléconsultation, en vidéo bien sûr, pour Le Généraliste :

Source: [VIDÉO] Coronavirus : un généraliste explique pourquoi il a changé d’avis sur la téléconsultation | Le Généraliste

Secret médical – Les médecins sous pression des assureurs – Enquête – UFC-Que Choisir

Secret médical

Les médecins sous pression des assureurs

Publié le : 19/03/2020 

Les assureurs font remplir des questionnaires de santé par les médecins traitants de leurs clients avant ou après la souscription d’un contrat. Totalement illégal !

 

Source: Secret médical – Les médecins sous pression des assureurs – Enquête – UFC-Que Choisir

Médecin, urgences, centre 15… qui et quand consulter?

Les cas peu graves et les pathologies non urgentes ne doivent pas encombrer un système de soins sous tension.

Certaines pathologies justifient de téléphoner à son médecin, qui jugera la nécessité d’une consultation (ici, le docteur Jean-Paul Hamon, médecin généraliste, reçoit un patient, jeudi à Clamart, dans les Hauts-de-Seine). Francois Bouchon/François Bouchon / Le Figaro

Avec le passage en stade 3 de l’épidémie depuis samedi soir, faut-il appeler ou ne pas appeler le 15, aller ou ne pas aller chez le médecin? Le Figaro fait le point.

● Pas ou peu de symptômes: restez chez vous

Si vous avez des symptômes légers (nez bouché, toux sans difficulté respiratoire, fièvre débutante et bien tolérée…), prenez du paracétamol (60 mg/kg/jour, maximum 3 g/jour pour un adulte, et pas d’AINS type ibuprofène ou aspirine). Restez chez vous et protégez vos proches (pièce réservée, aération, port du masque, lavage des mains et des surfaces…). Si vous avez besoin d’un arrêt de travail, demandez à votre médecin s’il peut le faire via une téléconsultation. Surveillez bien l’évolution de vos symptômes car dans les cinq à huit jours après leur début, ils peuvent s’aggraver brutalement, avec l’apparition de difficultés respiratoires. Prévoyez éventuellement une téléconsultation de suivi avec votre médecin.

● Des symptômes inquiétants:

Si, après avoir eu de la fièvre et une toux pendant plusieurs jours, vous sentez poindre une difficulté respiratoire, appelez le 15.

● Quand faut-il faire un test?

Les tests sont réservés aux cas graves, au personnel soignant, à certains patients à risque, et aux patients risquant d’être les premiers infestés d’un lieu où résident des personnes fragiles (par exemple un Ehpad). En dehors de ces cas, inutile de faire le siège de votre médecin ou de l’hôpital pour bénéficier d’un test. Le résultat ne changerait de toute façon pas votre prise en charge, qui est uniquement symptomatique (il n’existe pas de traitement contre le Covid-19).

● Pour toute autre pathologie: au cas par cas

Certaines pathologies (comme une cystite ou une otite, à ne pas laisser traîner) justifient de téléphoner à votre médecin qui jugera de la nécessité d’une consultation. De même pour des douleurs dentaires intenses ou l’apparition d’une cellulite cervico-faciale (infection de la face et du cou qui peut mettre en jeu le pronostic vital). Les troubles musculo-squelettiques chroniques ou peu intenses, les problèmes cutanés non urgents peuvent attendre. N’allez pas chez le médecin sans rendez-vous: il a dû s’organiser pour que les patients contagieux ne croisent pas les autres.

● Pour le suivi des enfants et des malades chroniques

Sauf signe d’appel particulier, le suivi des nourrissons et des jeunes enfants peut attendre. Les vaccinations peuvent être repoussées d’un mois ou deux sans dommage, surtout en période de confinement, où le risque d’être infecté est bien moindre… Les malades chroniques peuvent décaler leur consultation de suivi, et peuvent désormais obtenir leur traitement avec une ordonnance expirée.

● Quand appeler le 15?

Pour tous les cas graves habituels (douleurs thoraciques évocatrices d’infarctus, déficits neurologiques brutaux évocateurs d’AVC, accident de la voie publique, etc.), ou si vous pensez être infecté par le coronavirus et ressentez une gêne respiratoire avec sensation d’étouffement. Rhinites et fièvre ou toux bien tolérées et débutantes ne doivent pas faire l’objet d’un appel: les centres 15 sont débordés.

● Quand aller aux urgences?

Toute difficulté respiratoire majeure, altération de la conscience, confusion, douleur thoracique intense doit amener à consulter aux urgences (idéalement en appelant le 15). Les idées suicidaires importantes, maux de tête brutaux et inhabituels, membre inférieur froid et douloureux, etc., exigent un avis médical rapide. Une entorse ou un mal de ventre chronique ne justifient généralement pas des soins d’urgence mais méritent un avis de votre médecin.

 Source: Médecin, urgences, centre 15… qui et quand consulter?

Secret médical : un généraliste dénonce les abus des assurances et presse l’Ordre d’agir | Le Généraliste

PAR CAMILLE ROUX – PUBLIÉ LE 31/01/2020

2020 n’est apparemment pas l’année des bonnes résolutions pour certaines compagnies d’assurances, qui continuent de demander aux médecins généralistes des informations médicales sur leurs patients afin de faire valoir leurs droits. Dans un tweet publié cette semaine, le Dr Michaël Rochoy, généraliste à Outreau (Pas-de-Calais), dénonce les demandes insistantes de la société SMA auprès d’un de ses patients victimes d’un accident du travail. La compagnie aurait demandé à son assuré de faire remplir, signer et tamponner un formulaire prérempli à son médecin, lui demandant de préciser l’ensemble de son “passé médical”.

Sur Twitter, le médecin a interpellé l’Ordre des médecins. « Sous couvert d’un accident de travail, il faut révéler tous les antécédents, signer, tamponner ? Vous dites vous mêmes que c’est illégal, et vous laissez faire ça ? », s’est indigné le Dr Rochoy.

Ce n’est pas la première fois qu’une assurance joue avec les limites légales du secret médical. Il y a tout juste un an, un généraliste du Finistère s’indignait que la société Socram lui demande de fournir des informations confidentielles au sujet d’un patient décédé, sans lesquelles la société refuserait de débloquer les fonds destinés aux ayants droit. En mars dernier, un autre omnipraticien s’en prenait à une société de courtage qui exigeait d’une patiente une attestation médicale de médecin traitant suite à un arrêt, faute de quoi l’assurance de sa banque ne l’indemniserait pas.

Rappel de la loi

Las de voir se multiplier ce type de demandes au cabinet, le Dr Rochoy a décidé d’écrire à l’organisme concerné à chaque fois qu’un patient se déplace à son cabinet pour lui faire remplir un formulaire d’assurance. Ces courriers (un modèle type est disponible sur son blog) sont également adressés en copie à l’Ordre des médecins. Le généraliste y rappelle la loi du 4 mars 2002 et l’article L-1110-4 du Code de Santé Publique sur le secret médical dont les informations sont reprises dans le rapport « Questionnaires de santé, certificats et assurances » du Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom), mis à jour en décembre 2019.

Ce document précise en effet qu’« il appartient à̀ l’assuré de communiquer les éléments médicaux en rapport avec l’état de santé à l’origine de son arrêt de travail ou de son invalidité » et que « les médecins des compagnies d’assurances ne sont autorisés par aucun texte à demander des renseignements au médecin traitant, pas plus qu’ils ne sont autorisés à̀ demander une copie de la première page d’un arrêt de travail où figurent les éléments d’ordre médical motivant cet arrêt ».

En bref, si le secret médical n’est pas opposable au patient, le médecin se doit de ne pas transmettre directement de telles informations à la compagnie d’assurances. Le Conseil national de l’Ordre des médecins précise bien que « le médecin ne doit pas répondre » à ce type de demandes et dans le cas d’un décès, qu’« on admet, tout au plus, qu’il dise si la mort est naturelle, due à une maladie ou à un accident ». Le code de la Santé publique stipule par ailleurs que « le fait d’obtenir ou de tenter d’obtenir la communication de ces informations en violation du présent article est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende ».

Lettre au procureur de la République

Malgré les réponses du Cnom à ses courriers, qui confirment tous qu’« il n’appartient en aucun cas au médecin traitant du salarié de remplir, signer ou contresigner le questionnaire de santé ou le certificat médical détaillé », le Dr Rochoy déplore aujourd’hui que le Conseil national « n’engage pas d’action contre des gens qui bafouent le secret médical ». Le médecin a donc décidé d’adresser un courrier (dont Le Généraliste a eu copie) directement au procureur de la République pour demande d’avis : « Il n’est pas possible que cela se poursuive impunément. Soit nous vivons dans un pays où les assurances ont tous les droits, et peuvent accéder à̀ l’intégralité des données médicales afin de choisir si oui ou non, elles acceptent d’assurer tel ou tel risque (…), soit nous vivons dans un pays où les assurés sont jugés de confiance par défaut : dans ce cas, ils n’ont pas à apporter a posteriori la preuve qu’ils n’ont pas menti ou omis des éléments lors de la signature du contrat », écrit le généraliste. Il insiste également sur le caractère chronophage de ces consultations destinées à remplir des certificats d’assurance. « Dans les deux cas, les médecins généralistes – déjà occupés à faire du soin –, n’ont pas vocation à̀ être des contrôleurs pour assureurs et mutuelles », martèle-t-il.

L’Ordre national des médecins, qui rencontre régulièrement la Fédération des assurances, n’a pour l’instant pas communiqué de mesures concrètes pour lutter contre ces abus. Contacté par Le Généraliste, le Cnom invite toutefois les praticiens qui auraient des interrogations sur la légalité des informations demandées par les assurances via leurs patients à contacter directement leur conseil départemental pour avis. La commission déontologie de la Fédération des assurances, elle aussi sollicitée, n’a à ce jour pas donné suite.

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Source: Secret médical : un généraliste dénonce les abus des assurances et presse l’Ordre d’agir | Le Généraliste

Paperasse, un poids qu’on peut alléger | Le Généraliste

Source: Paperasse, un poids qu’on peut alléger | Le Généraliste

Paperasse, un poids qu’on peut alléger Abonné

PUBLIÉ LE 07/12/2018

Paperasse, un poids qu’on peut alléger

Paperasse
GARO/PHANIE

Malgré les nouveaux services numériques et de télésecrétariat, les médecins demeurent submergés par la paperasse. Une récente étude a évalué à une dizaine d’heures par semaine le temps consacré par les médecins de famille à des activités non médicales, dont sept uniquement à l’administratif. Si certains généralistes estiment que ces tâches font partie de leur métier, d’autres au contraire plaident en faveur d’une réduction de cette charge pour se recentrer sur le soin et s’organisent.

Trier, ranger, remplir, numériser, envoyer… Les généralistes passeraient en moyenne dix heures par semaine à faire autre chose que du soin, dont sept heures dédiées à l’administratif pur, selon une étude réalisée en octobre et pilotée par La Mutuelle du médecin. Une thèse de médecine générale du Dr Jean-Baptiste Prunières, menée auprès de médecins de famille de la région Occitanie fait, elle, état de 13 heures par semaine de tâches non médicales. Les généralistes sont en effet de plus en plus nombreux à estimer passer trop de temps à gérer « la paperasse » au détriment du temps médical.

« Il y a toujours eu des tâches administratives, mais j’ai l’impression qu’elles augmentent », constate le Dr Frédéric Langinier, généraliste installé à Saint-Vallier-de-Thiey (06). Ce dernier affirme se trouver dans la moyenne des généralistes, avec environ sept heures hebdomadaires consacrées à cette activité non médicale. Ces tâches s’accumulent au fur et à mesure des consultations. « Je ne jette pas toute la faute sur l’Assurance maladie qui a fait des efforts ces dernières années, mais certains documents comme les demandes de MDPH (maison départementale des personnes handicapées) prennent encore beaucoup trop de temps à remplir », ajoute le Dr Langinier. Les dossiers administratifs sont en effet les plus chronophages et représentent 24 % du temps administratif des généralistes interrogés par La Mutuelle du médecin. Les demandes d’ALD, les arrêts de travail et les certificats en tout genre peuvent devenir la hantise des médecins de famille. « C’est la répétition de petites exigences administratives qui finissent par énerver les médecins, estime le Dr Jean-Paul Hamon, généraliste à Clamart (92) et président de la FMF. La Sécu vous écrit car une case n’a pas été cochée ou parce qu’il faut refaire un formulaire… Ou alors ce sont les patients qui reviennent pour des duplicatas d’ordonnance perdus. »

Rejets de tiers payant

Les rejets de tiers payants sont également pointés du doigt par les praticiens. Le retraitement de ces paiements peut être très chronophage pour les omnipraticiens, en particulier pour ceux ayant beaucoup de patients couverts à 100 % (CMU, ACS…). Le Dr Myriam Ernst, généraliste dans une maison de santé d’un quartier prioritaire de Strasbourg depuis 2014, a constaté cette contrainte. « 95 % de ma patientèle est en tiers payant. Quand la carte Vitale n’est pas à jour ou lorsqu’il y a des changements de droits, d’adresse, etc., c’est assez lourd à gérer. Au début je le faisais moi-même, mais au fur et à mesure de la montée en charge de l’activité de la MSP, je ne pouvais plus et j’ai délégué cette tâche à un prestataire extérieur » (voir encadré), explique-t-elle. Un gain de temps pour la généraliste de 41 ans qui permet aussi de diminuer le renoncement aux soins chez ses patients précaires. Celle qui exerçait auparavant seule évoque « un certain confort » apporté par l’exercice de groupe. Le poste de coordinateur de la maison de santé lui permet notamment de se décharger des tâches collectives de gestion du cabinet.

Gestion et comptabilité

Si les dossiers grignotent du temps médical, la gestion de la comptabilité et des finances au cabinet devient aussi parfois un casse-tête (23 % du temps, selon l’étude). En dressant un portrait-robot du généraliste, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques précisait en 2011 que près d’un quart des omnipraticiens géraient eux-mêmes leur comptabilité. Le Dr Michael Rochoy, jeune généraliste à Outreau (62), témoigne : « Pour l’instant, je ne fais pas appel à un comptable, de façon à comprendre comment ça marche. Mais hélas, je ne prends pas le temps de le faire régulièrement. Une fois par semaine, cela me prendrait une heure maximum. Là, je vais y passer une trentaine ou une quarantaine d’heures en début d’année. » La comptabilité cesse d’être un problème pour ceux qui font appel à un professionnel, comme le Dr Langinier. « J’ai la chance d’avoir un comptable spécialisé en médecine. Il fait un peu plus que la simple comptabilité du cabinet », affirme le généraliste de PACA.

La mise à jour des dossiers patients constitue aussi une charge, selon les généralistes (21 % du temps dédié aux papiers, selon La Mutuelle du médecin). Classer les courriers, numériser les comptes rendus de labos ou d’hospitalisation, synthétiser le dossier papier d’un nouveau patient est prenant, surtout lorsqu’on exerce seul. « Je n’ai pas de secrétariat et les dossiers patients sont chronophages car on doit tout scanner, tout noter », ajoute le Dr Langinier.

Le secrétariat, une aide ?

Avoir un secrétariat permet-il de se décharger de certaines tâches ? La prise de rendez-vous prend aux généralistes 13 % de leur temps administratif en moyenne, selon l’étude. Mais pour le Dr Rochoy, quand on est seul, les bénéfices de cette coûteuse prestation ne sont pas assez significatifs. « En moyenne, un appel pour un rendez-vous dure 30 secondes, ce qui fait 10 minutes dans la journée. Avoir une secrétaire ne me déchargerait pas », estime-t-il. à d’autres égards, le secrétariat retire une belle épine du pied. « Je confie le plus d’administratif possible à mon assistante et conjointe collaboratrice, explique le Dr Patrick F. sur legeneraliste.fr. Elle scanne les courriers reçus, les classe dans les dossiers patients, réunit les pièces justificatives, les factures pour le comptable, s’occupe de gérer mes assurances, prépare les chèques, répond au téléphone, etc. ».

Attention, avoir un salarié peut aussi présenter des contraintes. « Le personnel vous soulage mais génère d’autres ennuis, témoigne le Dr Jean-Paul Hamon. Notre cabinet de cinq généralistes dispose de 72 heures de secrétariat par semaine. Le reste des tâches est réparti entre nous : gestion, ressources humaines, copropriété, etc. »

Des téléservices plus efficaces

Certaines MSP comme celle du Dr Florian Valle à Tignieu-Jameyzieu (Nord-Isère) se sont organisées pour déléguer à un prestataire privé toutes les tâches non médicales, du secrétariat au ménage en passant par la gestion de la SCM. Le même modèle est appliqué dans la maison de santé des Mureaux (Yvelines). Dans la MSP du Dr Ernst, la prise de rendez-vous est assurée par le secrétariat, mais il lui reste à gérer « la gestion de dossiers patients, la facturation, les relations avec la CPAM, les certificats médicaux MDPH, etc. ». La généraliste de Strasbourg estime que le numérique a amélioré certaines choses, mais ces nouveaux services restent « dépendants de la connexion et d’éventuels problèmes techniques ». L’informatisation est toutefois un réel coup de pouce dans la gestion de la paperasse. « Ça vaut le coup de prendre des téléservices qui permettent de transmettre à la Sécu la déclaration de médecin traitant ou encore les arrêts de travail, cela va beaucoup plus vite », conseille le Dr Rochoy. Le Dr Frédéric Langinier observe aussi que l’apparition du smartphone « a changé sa pratique »« Je prends tous mes rendez-vous par SMS et je gère beaucoup de choses depuis mon téléphone, ça a été une petite révolution », explique-t-il.

Pour alléger ses tâches, chacun y va donc de son organisation, en s’appuyant ou non sur des collaborateurs. Le Dr Rochoy, malgré son exercice isolé, estime cependant que la charge administrative « reste gérable actuellement »« Il faut s’organiser au maximum pour que chaque tâche soit la moins chronophage possible » ajoute-t-il. Le Dr Didier Paris, généraliste à Lons-le-Saunier (39), est pour sa part optimiste. « Je n’ai pas l’impression de faire plus de papiers. Mon épouse est architecte et je peux vous dire que la paperasse d’un généraliste n’a rien à voir », relativise-t-il. Selon lui, les plaintes de ses confrères ne sont pas justifiées. « À force de dire aux jeunes médecins que le libéral constitue trop de contraintes administratives, ils ne veulent plus s’installer. Je fais tout tout seul depuis 33 ans et je suis très heureux dans mon travail. »

Dossier réalisé par Camille Roux

« J’ai analysé ma semaine de consultation » : un généraliste partage son relevé d’activité | Le Généraliste

Source: « J’ai analysé ma semaine de consultation » : un généraliste partage son relevé d’activité | Le Généraliste

Agenda

Agenda
Crédit photo : GARO/PHANIE

128 consultations (dont 40 visites) en 38 heures, 9 arrêts de travail, 28 renouvellements d’ordonnance, 5 courriers d’adressage à un confrère mais aussi une injection de ceftriaxone, un ECG pour hypokaliémie ou encore une extraction de cérumen à la poire… Michaël, généraliste installé dans le Pas-de-Calais depuis 2015, a effectué un relevé détaillé d’une semaine de son exercice et l’a publié sur son blog le week-end dernier. « Cela faisait un moment que je me disais qu’il fallait que je fasse un relevé pour évaluer mon activité », confie le praticien de 31 ans. Mais aussi pour pouvoir expliquer aux gens ce qu’est son métier. « Souvent, nous avons un avis sur les métiers que nous n’exerçons pas », note @mimiryudo (son nom sur Twitter) en préambule de son article.

Démonter les idées reçues

« Ce n’est pas si évident d’expliquer ce que l’on fait en tant que médecin généraliste. On sait qu’on ne fait pas que des gastros ou des rhumes. On a aussi l’impression qu’on fait beaucoup de renouvellements. Ce que j’ai remarqué c’est que seulement quatre personnes ont consulté pour ce seul motif », explique Michaël. « On voit bien que ce n’est pas notre activité principale et qu’on a une activité de fond de suivi, de prévention, de gestion des petites urgences. On retire des fils, on fait des ECG… », souligne-t-il. Diffusé la même semaine, le reportage de France 2 sur les arrêts maladies frauduleux a conforté le médecin dans sa démarche.

« C’était une semaine assez exceptionnelle », précise Michaël. La semaine qu’il a analysée étant la dernière avant les vacances scolaires, son activité a été plus importante que la moyenne. « J’ai fait plein de visites, beaucoup plus que d’habitude », observe-t-il. « En termes d’actes, c’était une semaine assez sympa », relève-t-il encore. En moyenne, le praticien tourne à 100 consultations par semaine. Un volume qui convient au généraliste. « Je travaille quatre jours par semaine, donc 25 patients par jour c’est bien. Ma plage horaire est assez large pour que je n’aie pas à travailler le mercredi et le samedi », indique-t-il.

Mise en perspective

Avec le recul, ce relevé d’activité met en perspective certains aspects de son activité. Michaël a réalisé qu’il avait effectué beaucoup (17 sur 128) de consultations sur des proches de ses patients profitant de sa présence. Ces patients auront représenté 13 % de son activité cette semaine-là.

« Je me suis rendu compte que j’écrivais très peu de courrier d’adressage à des confrères », remarque aussi Michaël. « On parle beaucoup de travail en réseau mais globalement, en médecine générale, on se débrouille très souvent seul car cela ne nécessite pas d’avoir d’avis », poursuit le praticien qui indique que sur les cinq courriers rédigés, trois étaient des « courriers de politesse pour des patients déjà suivis ».

Enfin, cette évaluation de sa semaine de travail aura aussi donné des idées à Michaël. 9 % de ses consultations ayant été des réévaluations de viroses, le généraliste songe à coller une affiche dans sa salle d’attente pour « expliquer que de continuer à tousser ou à avoir de la fièvre quelques jours est normal »« J’aurais bien aimé avoir moins de réévaluations, même si je comprends que les patients reviennent », confie le praticien.

Anzin-Saint-Aubin: la septième édition du concours de brèves littéraires est lancée, à vos plumes! – La Voix du Nord

Anzin-Saint-Aubin: la septième édition du concours de brèves littéraires est lancée, à vos plumes!

Pour participer en catégorie générale, la nouvelle devra s’inspirer de la photo avec la vitrine. Le texte ne doit pas excéder 6 000 signes. Les trois nouvelles gagnantes recevront respectivement 150, 90 et 60 €.

Pour participer dans la catégorie jeunes (moins de 16 ans), votre nouvelle devra s’inspirer de la photo avec la grenouille. Texte limité à 3 000 signes. Les trois nouvelles gagnantes de cette catégorie recevront respectivement 60, 30 et 15 €.

Un recueil sera publié

Le jury sera composé cette année de Karine Arguillère, Sophie Dalla-Valle et Michaël Rochoy. Cette édition 2015 sera présidée par Emmanuel Prost, romancier.

Les auteurs des nouvelles primées seront personnellement avertis au mois de septembre et les résultats seront proclamés fin octobre. Un recueil d’une sélection des meilleurs textes sera proposé à la vente en mairie et sur le site Internet. Pour la quatrième année consécutive, le concours s’allie à la société Édilivre, qui offrira au gagnant de la catégorie générale, l’édition de son propre livre ainsi que la création de sa couverture par des illustrateurs professionnels. Ce lot est valable pour une durée d’un an à compter de la date de remise des prix. Édilivre est une maison d’édition qui favorise l’émergence de nouveaux talents.


Règlement et renseignements sur le site de la mairie www.ville-anzin-saint-aubin.fr/

Les nouvelles sont à envoyer exclusivement par mail à concours-anzinois@orange.fr, au plus tard le 31 août.

 

Source: Anzin-Saint-Aubin: la septième édition du concours de brèves littéraires est lancée, à vos plumes! – La Voix du Nord

Motilium : et si la revue Prescrire faisait fausse route ? – Sciences et Avenir

MOTILIUM. L’alerte lancée hier, mercredi 19 février, par la revue Prescrire concernant les risques de mort subite que ferait courir la dompéridone (nom de marque Motilium ou Biperydis) n’est pas passée inaperçue. La radicalité de l’appel en même temps que les approximations de l’article ont interpellé certains acteurs de santé.

Hier matin, sur RTL, le docteur Tounian, chef de service de gastro-entérologie à l’hôpital Trousseau déclarait : “la revue Prescrire fait le buzz en imaginant le nombre de décès que la dompéridone pourrait provoquer. Je pense que c’est plus proche du buzz que de la science.”
Alors, la revue Prescrire, habituellement bien informée, n’aurait-elle pas exagéré son alerte sur la responsabilité (hypothétique) de la dompéridone dans des dizaines de cas de mort subite en France ? La question se pose sérieusement.

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