Région – Covid 19 : Des médecins de la région ont crée un site internet pour promouvoir le port d’un écran anti-projection ! – Delta FM

Porter obligatoirement un masque, c’est un des sujets qui alimentent beaucoup les conversations du moment ! Des médecins généralistes, dont le Dr Rochoy à Outreau, n’ont pas attendu cette médiatisation pour afficher leur point de vue : il faut avoir un écran anti-projection pour freiner la propagation du virus. Michael Rochoy et 3 autres confrères ont lancé le site internet “stop-postillon” . Un site pour promouvoir et conseiller le port d’un masque ou d’un écran en plastique. Il y a différentes vidéos pour vous aider a le fabriquer . Les explications du Dr Rochoy au micro de Delta FM


Évidement porter un écran anti-projection, anti-postillons ça s’ajoute aux gestes barrières à faire déjà au quotidien.

Source: Région – Covid 19 : Des médecins de la région ont crée un site internet pour promouvoir le port d’un écran anti-projection ! – Delta FM

Comment nettoyer un masque “fait-maison” ?

Les initiatives personnelles pour fabriquer des masques en tissu, faits-maison, se multiplient aujourd’hui. Mais comment les entretenir ? Faut-il les laver, les repasser ? A quelle température ? Y a-t-il un risque que le masque en tissu devienne un “nid à microbes” ?

Comment entretenir un masque en tissu ?
Comment entretenir un masque en tissu ? © AFP / Nicolas Liponne / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Michael Rochoy est médecin généraliste ; il a donné cette semaine, au micro de Bruno Duvic, différents conseils pour entretenir son masque fait-maison :

Il faut que très rapidement, dès aujourd’hui, tout le monde dans l’espace public porte un masque pour qu’on puisse protéger tout le monde, quel que soit l’écran que vous allez utiliser. Si vous en portez un, c’est vraiment mieux que rien. Ça peut être aussi une écharpe, un foulard, un cache col… Ça fera vraiment mieux que rien

Il précise : “Il y a des masques de plusieurs sortes :

  • Si c’est un masque en papier, qui va être très temporaire, on le jette.
  • Si c’est un masque réalisé avec des matières plastiques, une visière, on la nettoie.
  • Si c’est un masque en tissu, on va pouvoir le désinfecter. On peut le mettre au four pendant 30 minutes à 70 °C (c’est quelque chose qui est validé par des études scientifiques) ou on peut le laver en le mettant à 90 °C si on peut, sinon 60 °C pendant 30 minutes à la machine à laver.

Le professeur Daniel Garin, professeur agrégé du Val de Grâce et ancien directeur de l’IRBA (Institut de recherche biomédical des armées). est plus nuancé : _”_Le problème que l’on a aujourd’hui, c’est qu’on n’a pas de base scientifique réelle sur ces éléments-là. Il y a des recommandations qui ont été faites : celle de 70°C a été faite par un groupe allemand. Il y a un groupe de travail justement sur ces réutilisations de masques qui s’est créé sur Grenoble autour d’un chercheur hygiéniste avec l’ensemble des grandes discussions nationales, qui est en train d’étudier ces phénomènes-là. Les conseils restent valides pour moi : laver avec un coton à 60 °C, avec détergent bien sûr, est une meilleure option que le repassage simple, puisqu’on ne pourra pas garantir l’homogénéité de l’augmentation de température, ni la durée”.

Repasser son masque, est-ce une bonne idée ?

Pas selon le Professeur Guérin : il faudrait pouvoir le faire pendant “60 mn à 30°C… donc, sauf à repasser vraiment très longtemps, ça ne va pas être suffisant si on ne repasse que pendant 2 à 3 minutes. Il faut vraiment mettre son masque à laver.

Y a-t-il un risque qu’un masque en tissu devienne un “nid à microbes” ?

Réponse d’Yves Buisson, président de la cellule de veille scientifique de l’Académie nationale de médecine : “Il faudrait vraiment avoir un mésusage du masque très important. Il faut le laver après chaque utilisation : on le porte pendant une heure ou deux, on va le laver et on en prend un autre (il faut en avoir plusieurs pour faire un roulement). Le lavage à 60 °C avec détergent va suffire pour éliminer le virus et les bactéries.

Les bactéries qui voyagent dans ce masque sont celles qu’on a éliminées avec nos postillons, nos expirations. Bien sûr, elles vont proliférer si on garde le même masque trop longtemps dans des conditions d’humidité et de température qui vont favoriser leur développement”.

C’est une simple question de propreté qu’après chaque usage du masque, on le lave.

Michael Rochoy reprécise : “Par le passé, les gens avaient peur de porter un masque [et qu’il soit contaminé]… Là, actuellement, les gens n’ont rien : on ne peut pas faire pire.

Vous ne pouvez pas mal porter votre masque : ça doit être devant votre bouche, devant votre nez, donc, a priori, il n’y aura pas de problème pour ça.

Si vous sortez dans la rue avec cet écran anti-postillons, que quelqu’un vous voit avec ce masque, déjà naturellement cette personne va plutôt avoir tendance à s’éloigner et respecter une meilleure distanciation sociale. Quand bien même cette personne s’approche, si elle postillonne, si elle parle, et que le postillon arrive sur votre écran anti-postillon, que par la suite vous mésusez cet écran (vous le lavez mal, vous le touchez et après, vous portez la main à la bouche sans vous être lavé les mains), vous allez peut être vous contaminer, certes, mais si vous n’aviez pas d’écran anti-postillons, vous auriez été contaminé directement dans la rue”

Aller plus loin

Le médecin Michael Rochoy a créé très récemment le site web stop-postillons, où il revient sur les raison d’utiliser un écran anti-postillon (ou EAP), et donne quelques exemples de modèles pour les fabriquer.

Quelles sont les différences entre les masques FFP2, chirurgical, fait-maison ? Lisez les explications du professeur Daniel Garin

Faut-il vraiment porter un masque si on respecte déjà la distanciation sociale ? Où peut-on trouver des masques aujourd’hui ? Pourquoi votre pharmacienne refuse de vous vendre des masques ? Pour toutes ces questions (et d’autres), écoutez/lisez l’intégralité de l’émission consacrée aux masques

Si vous demandez pourquoi, en dix ans, la France a réduit considérablement son stock de masques de protection, consultez notre enquête.

 Source: Comment nettoyer un masque « fait-maison » ?

Toutes vos questions sur les masques

Toutes vos questions sur les masques : en porter ou pas? Lesquels? Où les trouver? Comment les fabriquer ? Des médecins, une pharmacienne, un représentant de l’Académie de médecine, un général expert en risques biologiques sont là pour vous répondre.

Vos questions sur le masque médical
Vos questions sur le masque médical © Getty / Aleksandr Zubkov

12h30 – 13h : faut-il rendre le port du masque obligatoire ? Comment et où en trouver ?

Nos invités :

  • Professeur Yves Buisson : président de la cellule de veille scientifique de l’Académie nationale de médecine
  • Carine Wolf-Thal, Présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens
  • Professeur Daniel Garin : médecin du travail chez MT2i (service de santé au travail inter-entreprise) Professeur agrégé du Val de Grâce, ancien directeur de l’IRBA (institut de recherche biomédical des armées).
    Il a fait un tuto sur internet pour fabriquer son propre masque
  • Michael Rochoy, médecin généraliste. Il vient de créer un site web : stop-postillons.fr

Extraits de cette première partie d’émission :

Voilà ce que dit le président du conseil scientifique, le professeur Jean-François Delfraissy : “Porter un masque, c’est surtout pour protéger les autres, si on est soi-même, par exemple, porteur du covid-19 mais asymptomatique. Par contre, en sens inverse, est-ce qu’un masque protège vis-à-vis des autres ? Là, les données sont beaucoup moins certaines, beaucoup moins fiables.

Tout l’enjeu est de pouvoir en effet avoir ce type de masques “usuels”, non professionnels, mais de ne pas penser qu’on va être protégé par ce masque et de conserver les mesures de protection habituelles qu’on répète au cours du confinement.

Je pense qu’il faudra accompagner la sortie du confinement d’une utilisation très large des masques par la population.”

Faut-il vraiment porter un masque si on respecte déjà la distanciation sociale ?

Yves Buisson : “Votre auditrice a raison dans le principe, mais tort dans la pratique. Je suis allé faire quelques courses alimentaires ce matin, et je fais très attention au respect des normes de distanciation sociale, mais c’est difficile. Dans les allées d’un magasin, vous croisez différentes personnes, des clients ou des gens du magasin, de très près. Donc, il faut ajouter une mesure supplémentaire et se couvrir le nez et la bouche avec un masque, de façon à éviter les projections, les postillons.

Dès maintenant, le port du masque est obligatoire pour tous les gens qui passent dans l’espace public.

Y a-t-il encore/à nouveau des réserves de masques dans les pharmacies ?

Carine Wolf-Thal : “Les masques dont nous disposons pour la plupart sont des masques “stock État”. Ils sont acheminés dans les pharmacies pour être redonnés aux professionnels de santé de ville et en aucun cas être distribués au public, qu’il soit malade, que ce soit sur ordonnance ou autre situation.” Elle précise également que cela ne concerne pas “les personnels des maisons de retraite [qui] font partie d’un autre circuit des distribution”

Les pharmacies peuvent-elles vendre des masques non médicaux ?

Carine Wolf-Thal : “Légalement, nous ne le pouvons pas. Les pharmacies ne peuvent vendre qu’une certaine liste de matériels, définie par décret. Aujourd’hui, les marques non sanitaires ne font pas partie des articles que nous pouvons vendre en officine”

Comment un masque peut-il être périmé ?

Pr Daniel Garin : “Les masques sont testés sur une certaine durée ; on ne peut pas garantir, au-delà de cette durée, les performances… Même si on sait que sur la plupart de ces masques, qui sont donc en polypropylène, les capacités de filtration ou anti projection restent maintenues lorsque les durées de conservation ne sont pas trop longues et lorsque les conditions de conservation ont été respectées”.

Il vaut mieux un masque périmé que pas de masque du tout : “A partir du moment où on a un écran devant la bouche, on a la possibilité de protéger les autres, ce qui est le principal usage de ce type de masque.

FFP2, chirurgical, ou fait-maison : quel masque pour quel usage ?

“Il filtre l’air inspiré, donc de l’extérieur vers l’intérieur. C’est  un équipement de protection individuelle, qui va permettre de laisser à l’extérieur de la surface du masque les éventuelles bactéries et virus qui peuvent être inhalés par la personne qui le porte. Il protège aussi d’autres petites particules physiques qui peuvent être dangereuses.[En revanche] ça n’apporte aucune protection contre les vapeurs chimiques”.

“L’usage aujourd’hui est hospitalier : les personnes qui vont réaliser des gestes à risques en face des personnes malades et de leurs voies respiratoires”

  • Le masque dit “chirurgical”

“Il a comme principal usage de filtrer l’air de l’intérieur vers l’extérieur.Le principe, c’est que lorsque le chirurgien opère, il ne se protège pas de la plaie qu’il vient de traiter ou du ventre qu’il vient d’ouvrir, il protège cette plaie ou ce ventre ouvert de ses propres bactéries. Souvent, ce n’est pas très bien compris :

Lorsqu’en Asie, on voit des gens qui portent des masques dans la rue, quand ils sont enrhumés, ce n’est pas pour se protéger, mais bien pour protéger l’environnement humain.

Ce n’est pas un équipement de protection individuelle”.

  • Le masque dit “alternatif” ou “fait-maison”, en tissu

Là, on est dans un usage exclusif qui est d’empêcher la projection des postillons contaminants dans l’environnement, lors de la toux ou de l’éternuement [donc de l’intérieur vers l’extérieur]. Dans ce cas là, il vaut mieux avoir des tissus plus serrés que le molleton.

Ça reste une protection efficace ; elle ne répond par contre à aucune norme.

Il n’y a pas de filtration de l’air qui va l’empêcher d’être contaminé par des aérosols de quelqu’un qui aura éternué à côté de vous, mais […] cela permet aussi d’éviter un certain nombre de mouvements des mains vers la bouche, en particulier lorsqu’on est à l’extérieur et que les mains peuvent se contaminer.”

Le professeur Daniel Garin a réalisé un tutoriel pour fabriquer un masque à partir d’une serviette en papier. Il précise que ce tutoriel a été réalisé avant que la France soit touchée par le coronavirus, _”il a été fait sur un coin de table en moins d’une heure dans le but d’aider les gens qui étaient isolés en Asie du Sud-Est et qui n’avaient aucun moyen, ni de culture, ni de fourniture des masques traditionnels […]  Oui, on peut utiliser du papier, mais il vaut mieux utiliser des multi-couches“_)

(pour d’autres tutos sur la fabrication de masques, rendez-vous sur le site stop-postillons.fr)

Quand faut-il porter le masque à la maison ?

Yves Buisson: “Le port d’un masque, au moins pendant la première semaine de la maladie, en présence d’une autre personne, permet d’énormément limiter le risque de contamination. Dans cette situation-là, il faut que la personne malade reste dans une partie de la maison qui lui était dédiée, avec des échanges avec son entourage qui soient le plus limité possible.”

La population française acceptera-t-elle de se couvrir le visage ?

Yves Buisson : “Ce n’est pas une habitude française mais.

je pense que cette épidémie sera au moins utile à cela : on aura peut être fait comprendre à la population le port du masque façon asiatique : mettre un masque lorsqu’on est soi même contaminant.

Lorsqu’on a un rhume, une bronchite, une angine, on porte un masque pour ne pas contaminer les autres. Je crois si on explique bien cela à la population, elle est prête à l’accepter. On voit tout de même que beaucoup de personnes, maintenant, mettent le masque bien qu’effectivement ce et ne soit pas culturel, on s’y met.

Le port obligatoire du masque devrait s’appliquer le plus tôt possible et devra accompagner toute la phase de déconfinement

Et le programme de la suite du Grand Rendez-Vous

  • 12h56 : “Carnets de solution” de Philippe Bertrand  

Le site bipsoin.fr pour renforcer les équipes de soignants. En 2017, trois associés créaient une plateforme de mise en relation des structures de santé (cliniques, centres de soin, maisons d’accueil spécialisé…) afin d’aider les vacataires de la santé à intervenir in situ selon les besoins.

  • 13h : le journal   
  • 13h30 – 14h : Le grand rendez-vous, le mag, avec :

Le Virus au carré : Avec Mathieu Vidard et son invité Marc-André Selosse, biologiste, professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle. Il enseigne également dans les universités de Gdansk (Pologne) et de Kunming (Chine).  Il a écrit « Jamais seul. Ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations » chez Acte Sud.

#maviedeconfiné messages du répondeur 01 56 40 68 68  ·

Michka Assayas et son choix musical

La prescription culture de Giulia Foïs : Virginie Despentes, Nina Bouraoui et… Tina Turner !

 Source: Toutes vos questions sur les masques

Quatre médecins lancent un site et défendent l’intérêt des écrans anti-postillons | egora.fr

Quatre médecins lancent un site et défendent l’intérêt des écrans anti-postillons

Par Louise Claereboudt le 06-04-2020

Alors que les masques certifiés (chirurgicaux ou FFP2) ont été réquisitionnés pour les soignants en première ligne, quatre médecins nordistes ont lancé “stop-postillons.fr”, un site qui fait la promotion des écrans anti-postillons auprès de tous les Français.  Certains pouvant être réutilisés par des médecins.

Masques faits maison, écrans en plastique, écharpes… Les alternatives aux masques certifiés sont nombreuses et commencent à trouver leurs défenseurs. Parmi eux, il y a notamment quatre jeunes médecins nordistes : le Dr Favre, le Dr Rochoy et le Dr Puszkarek, généralistes, ainsi que le Dr Hutt, radiologue spécialisé dans l’imagerie du thorax.

Ils ont lancé le 22 mars dernier stop-postillons, un site qui fait la promotion des écrans anti-postillons, dont la fonction est de protéger les autres, à destination de tous les Français. “Les gens contagieux peuvent être asymptomatiques, présymptomatiques, symptomatiques, postsymptomatiques. Le virus se transmet par voie aérienne. Il faut donc porter un écran devant ces voies aériennes quand on sort”, assure le Dr Michaël Rochoy.

Pour ce généraliste d’Outreau (Pas-de-Calais), pas de doute, l’écran anti-postillon doit devenir la sixième mesure barrière. “Ce n’est pas, comme on a pu l’entendre de la part de certains députés, un remplacement de mesure. Non, les gens qui vont tricoter un masque chez eux ne vont pas diminuer la distanciation sociale, ne vont pas empêcher les gens de se laver les mains…”

Le site, qui totalisait au départ 4.500 visites par jour, a atteint 129.000 visites ce week-end. Il relève les différentes initiatives…

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 Source: Quatre médecins lancent un site et défendent l’intérêt des écrans anti-postillons | egora.fr

Devons-nous tous porter des masques ? – 06/04

Devons-nous tous porter des masques ? – 06/04

Avec: Dr Michaël Rochoy, médecin généraliste, co-créateur du site stop.postillons.fr. – Le Live BFM, du lundi 6 avril 2020, sur BFMTV. Chaque matin, Ronald Guintrange prend le temps de s’arrêter sur certains évènements de l’actualité du jour. Un moment de pédagogie et d’explications à l’aide de reportages et d’éléments visuels pour prendre du recul sur les faits et permettre aux téléspectateurs de mieux comprendre les événements. BFMTV, 1ère chaine d’information en continu de France, vous propose toute l’info en temps réel avec 18h d’antenne live par jour et des directs partout à travers le monde où l’actualité le nécessite. BFMTV, c’est aussi les débats et les grands reportages d’actualité. Retrouvez BFMTV sur le canal 15 de la TNT et sur BFMTV.com.

Le | Durée : 3:51

Source: Devons-nous tous porter des masques ? – 06/04

Bientôt des masques pour tous ? Comment la doctrine a basculé en France – Le Parisien

Au début de la crise, ils n’étaient jugés utiles que pour les malades et les soignants. Désormais, les autorités, en France ou encore aux Etats-Unis, encouragent le public à porter des masques pour se protéger du coronavirus.

L’Académie de médecine, vendredi, a notamment recommandé le port du masque en guise « d’addition logique aux mesures barrières actuellement en vigueur ». En réaction, dans un point de suivi samedi, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon a rappelé la nécessité du port de masques pour les soignants. La France a d’ailleurs commandé 2 milliards d’exemplaires à la Chine, a annoncé samedi le ministre de la Santé Olivier Véran.

 

Jérôme Salomon s’est aussi prononcé en faveur des masques alternatifs « pour les professionnels ou individus qui ont des contacts occasionnels avec d’autres personnes ». « On doit être capable de produire des masques pour des personnes n’étant pas soignantes, qui sont en deuxième ligne et en contact étroit avec le public », a ajouté le DGS. « Peut-être qu’un jour on recommandera une protection à tout le monde, mais on n’en est pas encore là », a-t-il assuré.

Ces masques alternatifs, en tissu notamment, doivent surtout servir de barrières à postillons. « Ils sont en train d’être produits. L’objectif est d’en produire plus de 5 millions par semaine », avait précisé le Premier ministre mercredi lors d’une audition à l’Assemblée de la mission d’information des députés sur l’épidémie.

VIDÉO. Production de masques : Macron veut l’indépendance de la France

Des « écrans anti-postillons »

« L’intérêt de ces masques, c’est le port collectif », résume le médecin Michaël Rochoy, cofondateur du site Stop Postillons, qui donne plusieurs consignes pratiques pour fabriquer ce qu’ils appellent des « écrans anti-postillons » (EAP). « Si les personnes qui vont dehors ont toutes un écran, elles ont moins de chances de transmettre du virus. Certes, il y a encore un peu de risque parce que ces masques ne sont pas certifiés, mais la charge virale sera dans tous les cas moins importante, et il y aura donc moins de chances de faire des formes graves », poursuit-il.

Il est recommandé de jeter ces « EAP » après utilisation s’ils sont en papier. S’ils sont en tissu, il faut éviter leur contact avec d’autres surfaces, les laver en machine à 60° pendant 30 minutes, ou de les passer au four à 70° pendant 30 minutes. « Il faut le retirer par les élastiques et éviter de toucher la face externe des masques, là ou des postillons sont tombés, et bien se laver les mains avant et après avoir les manipulés », précise le Dr Rochoy.

Eviter une pénurie soudaine

Lors de son audition mercredi, Edouard Philippe avait pourtant fait part de son scepticisme sur l’utilité des masques. Le directeur de l’OMS pour les programmes d’urgence « dit qu’il n’y a pas de preuve que le port du masque dans la population apporterait un bénéfice. Ce serait même plutôt le contraire, à cause d’une mauvaise utilisation », avait-il alors rappelé. Avant lui, c’était Sibeth Ndiaye, ou encore Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé, qui jugeaient inutiles l’achat et l’usage de masques pour toute la population.

 

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Pourquoi un revirement aussi soudain ? Selon les promoteurs du port généralisé de protections, ce discours était avant tout destiné à éviter que le grand public se rue sur ceux réservés aux soignants (les masques chirurgicaux et les FFP2, plus protecteurs) et aggrave une pénurie déjà existante.

« Il y a une vraie inflexion aux Etats-Unis et l’OMS est en train de réviser ses recommandations », ajoute quant à lui le Pr KK Cheng, spécialiste de santé publique à l’université de Birmingham (Angleterre), favorable au port généralisé du masque.

 

Aux Etats-Unis, les autorités ont elles aussi fait volte-face. A New York, un des plus gros foyers épidémiques du pays, le maire Bill de Blasio a appelé sa population à se couvrir le visage à la moindre sortie. « Ça peut être une écharpe, quelque chose que vous avez fabriqué, un bandana », a-t-il affirmé.

Des transmissions en parlant ?

L’idée a été suivie par le président Donald Trump, qui a conseillé à tous les Américains de se couvrir le visage vendredi. On suspecte que « le virus puisse se transmettre quand les gens ne font que parler, plutôt que seulement lorsqu’ils éternuent ou toussent », a déclaré sur Fox News le très respecté spécialiste américain Anthony Fauci, conseiller du président.

De son côté, l’OMS s’en tient encore à sa position initiale, en craignant que l’usage généralisé du masque donne un « faux sentiment de sécurité » et fasse oublier les indispensables mesures barrières (distanciation sociale, lavage des mains…)

Toutefois, son patron, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a concédé mercredi qu’elle continuait à « évaluer l’usage potentiel du masque de manière plus large ». « La pandémie évolue, les preuves et nos avis aussi », a-t-il glissé.

Source: Bientôt des masques pour tous ? Comment la doctrine a basculé en France – Le Parisien

Écharpe, masque en tissu : face au coronavirus, un médecin prône n’importe quel “écran anti-postillons”

masque6:30

 

Invité d’Europe 1, le docteur Michaël Rochoy milite en faveur du port d’écrans anti-postillons, alors que la France est confrontée à la pandémie de coronavirus.
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BARBARA GINDL / AFP
Co-créateur du site stop-postillons.fr, Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau, milite pour le port généralisé d’écrans anti-postillons dans l’espace public. Des écrans qui peuvent aller de la simple écharpe, au masque en plastique bricolé maison, explique-t-il au micro d’Europe 1. 

INTERVIEW

“C’est une conviction, mais c’est aussi le fruit de la science”, affirme Michaël Rochoy, médecin généraliste à Outreau, dans le Pas-de-Calais, chargé d’enseignement à la faculté de médecine de Lille et co-créateur du site stop-postillons.fr. Invité d’Europe 1, samedi soir, il explique pourquoi il milite en faveur du port d’écrans anti-postillons, alors que la France est confrontée à la pandémie de coronavirus.

“On n’a pas de masque, mais on a des idées”

Mais qu’est-ce qu’un écran anti-postillons ? “On a choisi ce terme parce que celui de masque évoque les masques chirurgicaux et FFP2 réservés aux soignants”, explique Michaël Rochoy. Selon lui, si l’on ne peut porter l’un de ces masques, il y a tout de même moyen de faire écran. “Avec une écharpe ou encore des masques en tissus. On voit d’ailleurs fleurir des tutos sur internet et notamment sur Facebook”, ajoute-t-il.

Le slogan de l’initiative ? “On n’a pas de masque, mais on a des idées”. Aussi Michaël Rochoy décline-t-il les différents types de prototypes pouvant faire office d’écran anti-postillon : des écrans en plastique, ou encore des écrans issus de bricolage maison.

Ces écrans “renforcent la distanciation sociale”

“On sait que le virus circule de manière silencieuse, et qu’il est aéroporté”, déclare le docteur Michaël Rochoy, évoquant la forte transmission du Covid-19 par le biais de la salive. L’idée principale demeure donc selon lui de les bloquer grâce a des écrans pour limiter leur sortie. “S’ils demeurent moins efficaces que des masques chirurgicaux pour limiter l’entrée des postillons, ces écrans le sont tout de même un peu”, défend le médecin.

En effet, ajoute-t-il, les principaux gestes barrières ne sont pas toujours réalisables. “Dans certaines supérettes, il n’y a pas un mètre d’écart entre deux rayons ; on va également toucher des produits touchés par d’autres”, poursuit-il. “Or, si l’on a cet écran, on évite de mettre la main a la bouche juste après”.

Le co-créateur de stop-postillons l’assure, le porte d’un écran anti-postillon renforce l’efficacité des mesures de distanciation sociale. Une conviction renforcée selon lui par “une étude de la Revue médecine de catastrophe et préparation à la santé publique de 2011”, dans laquelle des scientifiques avaient anticipé une situation d’épidémie et de pénurie de masque. Leurs conclusions ? “Il vaut mieux un masque maison que rien du tout”.

Europe 1

 Source: Écharpe, masque en tissu : face au coronavirus, un médecin prône n’importe quel « écran anti-postillons »

«Stop postillons», le projet d’un médecin outrelois pour inciter au port du masque


«Stop postillons», le projet d’un médecin outrelois pour inciter au port du masque

«
Tout est mieux que rien
», souligne Michaël Rochoy, médecin à Outreau, qui milite pour le port de protection sur le visage. Photo Illustration C. LEFEBVRE

«
Tout est mieux que rien
», souligne Michaël Rochoy, médecin à Outreau, qui milite pour le port de protection sur le visage. Photo Illustration C. LEFEBVRE – VDN

C’est une question qui agite le pays depuis le début de l’épidémie de Covid-19 : le port du masque. Certains avis sont partagés. Michaël Rochoy, lui, en est persuadé : « Il faut en mettre. » Ce médecin généraliste de 33 ans, basé à Outreau, va plus loin. Avec trois professionnels de santé, il vient de créer un site web : Stop-postillons.fr.

L’idée est claire : inciter la population à porter un « écran anti-postillons », afin de « limiter les possibilités de contamination ». On parle là des masques classiques, type chirurgie, mais pas que : le site propose des tutos pour fabriquer son propre écran de protection. Cela va du masque en tissu, en papier, en plastique… « Même un essuie-tout fixé avec des élastiques, ou un t-shirt noué peuvent faire l’affaire. Tout est mieux que rien », insiste Michaël Rochoy.

Source: «Stop postillons», le projet d’un médecin outrelois pour inciter au port du masque

Coronavirus : un site pour sensibiliser les patients à l’utilité de fabriquer un masque “home made”

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Coronavirus : un site pour sensibiliser les patients à l’utilité de fabriquer un masque “home made”

Capture d’écran du site

Se laver les mains régulièrement, tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, rester à la maison, éviter les contacts… Cinq mesures barrières pour limiter la propagation du virus Covid-19 sont conseillées actuellement à la population. Mais quatre jeunes médecins généralistes* proposent d’en ajouter une sixième : le port d’un écran anti-postillon (EAP). En créant un site internet dédié, stop-postillon.fr, les Drs Jonathan Favre, Michaël Rochoy, Thibault Puskarek et Antoine Hutt espèrent sensibiliser la population à l’utilité de « protéger l’environnement de vos gouttelettes potentiellement contagieuses lors des rares sorties dérogatoires autorisées ».

Protéger les autres avec des masques en tissus ou en papier

Face aux difficultés rencontrées par les professionnels de santé pour obtenir des masques de protection FFP1 ou FFP2, les auteurs du site incitent donc les citoyens à réserver ce type de masques aux professionnels de santé et agents de service public. Pour les autres, il est conseillé de se fabriquer soi-même ses EAP. Leur efficacité est « limitée dans le temps (maximum 3 heures), mais compatible avec les sorties d’une heure autorisées », précisent les généralistes. Le site comporte ainsi des fiches explicatives et pédagogiques sur l’utilisation de ce matériel mais aussi des tutoriels pour réaliser son propre masque. D’une part en tissu reprenant notamment la fiche pratique du CHRU de Grenoble ou des sites de couturières aguerries. D’autre part en papier ou en plastique sur le modèle de nombreuses vidéos et solutions de fortune circulant sur le web.

L’outil stop-postillons.fr se veut aussi participatif. Ainsi, il est proposé aux apprentis couturiers de poster sur les réseaux sociaux une photo de leur masque “home made” avec les #JePorteMonEAP et #JeProtègeLesAutres. Un bon outil à diffuser auprès de vos patients alors que l’épidémie doit atteindre son pic en France dans les prochains jours.

Source : Legeneraliste.fr
Source: Coronavirus : un site pour sensibiliser les patients à l’utilité de fabriquer un masque « home made »