Covid-19 : le vaccin Moderna est-il également boudé en France ? – L’Express

Alors que le vaccin d’AstraZeneca suscite de plus en plus de méfiance, les deux autres sérums anti-Covid actuellement disponibles en France, ceux de Pfizer et de Moderna, continuent d’être injectés tous les jours. Mais ce dernier est semble-t-il moins populaire dans l’hexagone que son concurrent germano-américain.

En témoigne le cas du vaccinodrome du Stade de France à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en banlieue de Paris, qui a ouvert le 6 avril. Les créneaux de vaccination sur Doctolib ont été vite remplis, très en avance… Quand il s’agissait d’une injection du vaccin de l’alliance Pfizer/BioNTech. Mais pour les créneaux avec Moderna, plusieurs centaines de rendez-vous restaient disponibles lundi, à la veille de l’ouverture, rapporte Le Parisien. “Sans qu’on ne puisse l’expliquer, Moderna a clairement un déficit de popularité”, constate auprès du quotidien Katy Bontinck, première adjointe (Génération. s) au maire de Saint-Denis, chargée de la santé. Ce samedi, plus aucun créneau, pour Pfizer ou Moderna, n’était toutefois disponible.

La différence a également été constatée ailleurs : “Dans notre centre de vaccination à l’hôpital Avicenne on constate aussi une réticence pour le vaccin Moderna”, déclarait lundi soir sur BFM TV Frédéric Adnet, chef de service d’urgences SAMU-SMUR de l’hôpital Avicenne de Bobigny.

 

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Dans l’ombre de Pfizer

Les deux vaccins ont pourtant peu de différence visible pour le grand public. Pfizer/BioNTech et Moderna ont toutes deux utilisé la technologie de l’ARN messager, les deux sérums protègent contre les variants, et les taux d’efficacité sont similaires : 95% pour le premier, 94% pour le second. Comment expliquer alors que les patients fassent une différence entre les deux vaccins ?

Dans Le Parisien, l’élue Katy Bontick émet une première hypothèse “Peut-être parce qu’il a été moins utilisé en France jusqu’ici et donc, qu’il est moins connu”. Pour le médecin généraliste et chercheur en épidémiologie Michaël Rochoy, interrogé par 20 Minutes, “[le vaccin] de Pfizer a été le premier à être approuvé, le premier à être livré, il a été très médiatisé, les gens ont eu énormément d’informations dessus. Moderna, lui, est un peu passé à travers les mailles du filet”. Et Pfizer ayant été le plus distribué jusque-là – 9,9 millions de doses au 8 avril, selon le site VaccinTracker – il a davantage bénéficié du bouche-à-oreille.

C’est également l’explication que propose l”Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France à Marianne : “C’est l’excellente réputation du Pfizer qui fait de l’ombre au Moderna. Depuis le début de la campagne de vaccination, Pfizer est identifié collectivement comme le meilleur vaccin pour les personnes fragiles, cela explique probablement que les patients ont tendance à le privilégier.”

Production et diffusion limitée

D’autant que la diffusion de Moderna est encore limitée. C’est le vaccin le moins utilisé en France pour l’instant, avec 996 399 doses au 8 avril selon VaccinTracker. AstraZeneca en est lui à 2,7 millions de doses malgré les polémiques liées à l’apparition – rarissime – de caillots sanguins. Il est également moins commandé que ses concurrents. Dans Marianne, Alain Fischer, président du Comité d’orientation sur la stratégie vaccinale, estime que la moindre diffusion de Moderna est aussi liée à une question de production. “Pfizer produit en bien plus grande quantité : Moderna est une petite entreprise alors que Pfizer est un grand de l’industrie pharmaceutique. Au niveau européen, on a négocié plus de doses Pfizer que de Moderna, qui est bien plus diffusé aux États-Unis.”

Par ailleurs, Moderna pâtit peut-être aussi de la mauvaise presse faite à AstraZeneca. “Il est beaucoup moins connu et en plus AstraZeneca et Moderna ça rime, donc les gens confondent”, estimait lundi soir l’urgentiste Frédéric Adnet sur BFMTV. C’était aussi la théorie de l’ARS, selon l’élue Katy Bontinck dans Le Parisien lundi. “L’ARS nous dit que Moderna termine aussi en A. Ça peut se jouer à peu de choses mais ce qui est sûr, c’est que le choix du vaccin semble très important aux yeux du public.” Auprès de 20 Minutes, le docteur Jacques Battistoni, président du syndicat de médecins généralistes (MG France), affirme : “Ce sont très certainement les inquiétudes autour du vaccin AstraZeneca qui ont lancé cette défiance”, alors même que Moderna ne fait face à aucune inquiétude au sujet d’effets secondaires graves. Le généraliste Michaël Rochoy estime, lui, que, “plus que de la méfiance, c’est plutôt de l’ignorance”.

S’il faut une communication efficace pour pallier à cette ignorance, les questions de production et de distribution doivent évoluer prochainement. Alain Fischer explique à Marianne que le vaccin de Moderna a des avantages sur Pfizer : “Il se conserve plus longtemps à +4 degrés, 30 jours contre 5 jours pour le Pfizer”. En conséquence, le comité envisage “de faciliter l’administration du Moderna chez les médecins et les pharmaciens”. Par ailleurs, la production de vaccins contre le Covid-19 a commencé mercredi en France, avec un partenariat entre BioNTech et le laboratoire Delpharm, dans l’Eure-et-Loir. Et la société Recipharm doit prendre la suite “avant la fin du mois” selon le commissaire européen en charge des vaccins Thierry Breton dans avec la production de Moderna à Monts, en Indre-et-Loire.


Opinions

French Touch

"Je suis un peu étonné que chaque jour, l'application Tous Anti Covid me gratifie du message invariable mais peu crédible: "pas de contact à risque détecté"."Nicolas Bouzou

Chronique

Marion Van Renterghem, lauréate du prix Albert-Londres, auteure d'une biographie d'Angela Merkel et d'un essai autobiographique sur l'Europe intitulé "Mon Europe, je t'aime moi non plus" (Stock, 2019).Par Marion Van Renterghem

Ultimatum

CREDIT : LAURA ACQUAVIVAPar Christophe Donner

Chronique

France, Paris, 14 décembre 2019, portrait de François Bazin.François Bazin

 Source: Covid-19 : le vaccin Moderna est-il également boudé en France ? – L’Express

« La situation sanitaire dans les écoles met en danger l’ensemble de notre réponse à l’épidémie »

Tribune. L’incidence des nouveaux cas de Covid-19 a doublé chez les enfants de moins de 9 ans au cours des deux dernières semaines. Chez les 10-19 ans, elle est plus élevée que la moyenne nationale pour la dixième semaine consécutive. Oui, les enfants sont contaminés par le coronavirus quand ils y sont exposés. Et ce au prorata de l’augmentation de la circulation du virus liée au variant anglais.

Oui, ils sont ensuite contagieux au sein de leur foyer familial, et constituent un risque pour leurs parents et leurs grands-parents : toutes les publications scientifiques l’affirment de façon nette, même celles sur lesquelles se fondent ceux qui s’entêtent à nier ou minimiser la réalité du risque. Il n’y a donc pas de « cacophonie scientifique » sur ce point. Le consensus en la matière est clair.

Persistance du déni

Premièrement, les enfants et les adolescents sont susceptibles de s’infecter, puis de transmettre, quand ils sont exposés. Et exposés, ils le sont, à l’école, malgré le port du masque. Les cantines, bien sûr, mais aussi les classes de nos établissements scolaires sont des lieux à risque de transmission du virus. La circulation virale y est importante, la fréquentation des espaces est dense et prolongée, l’aération insuffisante.

Lire aussi : Coronavirus : bac « sur dossier », allègement des programmes… les incertitudes du calendrier scolaire

Deuxièmement, le système de surveillance et d’alerte existant ne répond absolument pas aux standards de fiabilité établis, et ne permet donc pas un pilotage réactif : le dépistage est insuffisant (0,03 test par enfant du primaire la semaine dernière), aucun effort n’est fait pour le rendre exhaustif là où il est conduit, les remontées sont opaques, il n’y a pas d’échantillon aléatoire d’élèves permettant un suivi non biaisé. Tester, tracer, isoler : à l’école, le compte n’y est pas.

Troisièmement, cette situation met en danger l’ensemble de notre réponse à l’épidémie ; elle constitue, selon le mot de l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique du gouvernement, un « talon d’Achille » dont les conséquences ébranlent aujourd’hui la société tout entière. Et ce talon d’Achille, les mesures les plus récentes le renforcent !

Lire aussi Jean-Michel Blanquer : « Les avantages à laisser les écoles ouvertes sont largement supérieurs aux inconvénients »

La décision du 18 mars d’autoriser à nouveau les cours d’éducation physique et sportive en intérieur révèle la persistance du déni. Certes, les fermetures de classe au premier cas sont une avancée positive récente, mais pourquoi les limiter aux dix-neuf départements sous restrictions renforcées ?

Structurer une réponse adaptée

Face à ces réalités, nous, acteurs de la société civile, scientifiques et médecins, nous avons alerté les autorités depuis plusieurs mois. Nous savions que l’euphémisation, voire le déni du risque nous conduiraient au pied du mur. Nos réanimateurs (voir la tribune du Monde datée du 28 mars) nous le disent à présent : nous y sommes !

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Source: « La situation sanitaire dans les écoles met en danger l’ensemble de notre réponse à l’épidémie »

Covid-19, mieux protéger l’école de la République

Covid-19, mieux protéger l’école de la République

Tribune

Elisa Zeno, ingénieur de recherche, avec le collectif « École et familles oubliées » et le collectif « Du côté de la science » (1). Les signataires demandent des mesures immédiates de « sécurisation de l’école ».

Lecture en 3 min.

Covid-19, mieux protéger l’école de la République 

Tests salivaires dans une école de Roubaix, le 25 mars 2021.
Thierry THOREL/PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

L’école des enfants de la République doit être sécurisée vis-à-vis du risque de transmission du coronavirus. Le bénéfice de l’enseignement en présentiel mérite que le risque infectieux soit minimisé par des mesures de prévention à la hauteur des enjeux.

→ DOSSIER. Le confinement en France

Mais si l’école a un rôle fondamental dans la formation et l’éducation des enfants, elle est aussi un lieu collectif où le virus circule au moins autant que dans le reste de la société si ce n’est plus. Les enfants se contaminent par le Sars-CoV-2, développent le Covid-19 et contaminent les autres enfants et les membres de leurs foyers, en véhiculant ainsi le virus à la société tout entière.

Le nombre d’enfants positifs sous-estimés

En France près d’un demi-million d’enfants et adolescents ont été testés positifs depuis le déconfinement, dont plus de 95 % depuis la rentrée scolaire de septembre. Un nombre sûrement très sous-estimé, compte tenu de la forte proportion des formes asymptomatiques chez les enfants et du sous-dépistage pour ces tranches d’âge. Selon les données d’autres pays, entre 10 à 15 %, et jusqu’à 30 %, d’enfants infectés développent des symptômes persistants ou « Covid longs », qui peuvent être handicapants. On ignore encore l’étendue des séquelles à long terme.

→ EXPLICATION. Covid-19 : peut-on freiner l’épidémie sans fermer les écoles ?

À l’heure où la version pédiatrique du vaccin n’est pas encore disponible, la seule option possible est la prévention de la contamination : les familles ne doivent pas avoir à choisir entre santé et scolarité. En effet, l’équilibre psychique de la communauté pédagogique, des parents et élèves est mis à rude épreuve par le manque de transparence et l’incohérence de la gestion des écoles, où les règles de sécurité sanitaire adoptées dans l’ensemble de la société ne s’appliquent pas.

L’école fait figure d’exception par l’absence de distanciation, le brassage entre les classes, le maintien de la restauration collective, et la définition différente des cas contacts et donc le non-isolement de personnes potentiellement infectées. Les valeurs de la République sont heurtées par cette rupture d’égalité, dans laquelle pourtant nos enfants doivent se construire comme futurs citoyens.

Briser les chaînes de contamination

De plus, l’école ne doit pas être associée dans l’esprit des enfants au risque de tomber malade ou de pouvoir contaminer ses proches, alors qu’elle est le lieu où ils sont censés grandir et s’épanouir, apprendre à vivre ensemble.

Enfin, le rôle de l’école dans la propagation de l’épidémie doit aussi être limité par des mesures de prévention et de surveillance visant à briser les chaînes de contamination dès leur apparition : le maintien de niveaux de circulation virale importants dans la communauté a des lourdes conséquences sanitaires et économiques que nous ne pouvons plus accepter.

La circulation du virus dans les écoles favorise l’émergence des variants et risque de compromettre la vaccination, alors qu’elle n’est même pas encore accessible à la majorité de la population, toujours exposée aux risques de formes sévères ou aux Covid longs.

Pour un pilotage par seuils

Aussi, pour les enfants de la République et leurs proches, ainsi que pour l’ensemble de la société, nous demandons des mesures de sécurisation de l’école, à effet immédiat :

● Pilotage par seuils prédéfinis à partir des taux d’incidence locaux, qui déclenchent automatiquement les modalités d’enseignement, les niveaux de distanciation et de brassage prescrits, et la jauge dans les classes et la cantine.

Pour assurer un enseignement sécurisé en présence :

● Mesures d’atténuation efficaces dans les écoles : détecteurs de CO2 dans tous les locaux afin de mesurer le niveau de renouvellement de l’air dans les classes, purificateurs d’air dans toutes les cantines et les locaux mal ventilés, masques de type chirurgical fourni par l’État pour tous et FFP2 à disposition pour personnels et élèves fragiles, distanciation, limitation des activités à risque ;

Augmenter les tests salivaires

● Suivi épidémique : test salivaire hebdomadaire par des personnels compétents pour tous les élèves et personnels, notamment par pooling, et tests salivaires rapides pour tout élève ou personnel symptomatique ou cas contact à risque, désignation d’un référent Covid par établissement poursuivi et communication avec les familles ;

→ DÉBAT Faut-il revoir l’ordre de priorité vaccinale ?

● Communication et transparence : pédagogie à destination des enseignants, élèves et familles sur la contamination par aérosols, bilan hebdomadaire destiné aux familles et personnels sur l’épidémie dans l’établissement (cas confirmés, suspects et contacts), données en open data sur le nombre et les résultats des tests dans chaque établissement ;

● Vaccination des personnels volontaires au plus vite.

Le choix de l’enseignement à distance

Pour assurer une continuité pédagogique juste et efficace :

● Droit des familles de choisir l’enseignement à distance de manière ponctuelle s’ils considèrent que la situation sanitaire de leur école ou de leur foyer le justifie ;

● Aménagement des examens dont BTS ;

● Outils et ressources pédagogiques pour l’enseignement à distance : séquences pédagogiques clés en main, accès à des logiciels éducatifs interactifs en ligne, accès au service du Cned aux familles qui en font la demande ;

● Prise en charge sociale : fourniture sur demande aux élèves boursiers de matériel informatique et d’une connexion haut débit, proposition de repas à emporter en cas d’enseignement distanciel, aide financière pour les familles.

(1) Thierry Amouroux, Porte-parole du syndicat national des professionnels infirmiers SNPI ; Eric Billy, chercheur en immunologie, Strasbourg, collectif “Du Côté de la Science” ; Isabelle Boulanger, Professeur de lettres modernes, collectif “École et Familles Oubliées” ; Benoît Bourges, économiste ; Matthieu Calafiore, Médecin généraliste, directeur du département de médecine générale de Lille, collectif “Du Côté de la Science” ; Julien Cahon, enseignant-chercheur, spécialiste des politiques éducatives ; Marion Damuni, Chargée de Gestion, collectif “École et Familles Oubliées” ; Pr. Stéphane Dedieu, Professeur des Universités, Reims  ; Dr Corinne Depagne, Médecin pneumologue, Lyon, collectif “Du Côté de la Science” ; Dr Jérôme Marty, médecin généraliste, président de l’Union Française pour une Médecine Libre (UFMLS) ; Roland Gori, Psychanalyste, professeur honoraire de psychopathologie à Aix Marseille Université, écrivain ; Dr. Claude-Alexandre Gustave, Biologiste médical, Lyon, Mélanie Heard, Pôle Santé Terranova ; Caroline Hodak, Historienne et conseil en stratégie de communication ; Benoît Hallinger, économiste ; Dr Sophie Ioos, pharmacienne épidémiologiste ; Dr Yvon Le Flohic, Médecin généraliste, collectif médical 22 ; Christian Lehmann, médecin généraliste, écrivain ; Dr Alexis Lepetit, psychiatre, gériatre, Lyon ; Pr. Jean-Michel Loubes, Professeur des Universités, Toulouse ; Arnaud Mercier, Professeur en communication, université Paris 2 Assas ; Philippe Moreau Chevrolet, Professeur de communication politique à Sciences-Po Paris ; Valerio Motta, conseiller en communication ; Myriam Oudghiri, Médecin, collectif “École et Familles Oubliées” ; Cécile Philippe, économiste, Présidente Institut Economique Molinari ; Dr Hélène Rossinot, Médecin de santé publique, collectif “Du Côté de la Science” ; Michaël Rochoy, Médecin généraliste, Univ. Lille, collectifs “Du Côté de la Science” et “Stop-Postillons” ; Barbara Serrano, Sociologue, Université de Versailles Saint-Quentin, collectif “Du Côté de la Science” ; Marie-Jean Sauret, Psychanalyste, membre de l’Association Le Pari de Lacan, professeur émérite des universités ; Olivier Saut, Directeur de Recherche CNRS, Bordeaux ; Jacques Testart, chercheur retraité et essayiste ; Elisa Zeno, Ingénieur de Recherche, Collectif “École et Familles Oubliées” ; Mahmoud Zureik, professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, collectif “Du côté de la Science”

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 Source: Covid-19, mieux protéger l’école de la République

Confinement le week-end : quelle est son efficacité à Nice et à Dunkerque ? : Femme Actuelle Le MAG

La situation sanitaire continue de se dégrader dans de nombreuses régions. À la suite du Conseil de défense du 17 mars, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, a affirmé que “des mesures supplémentaires” seront instaurées “dès ce week-end” en Île-de-France et dans les Hauts-de-France. Ces restrictions seront annoncées ce jeudi 18 mars par Jean Castex et Olivier Véran lors de leur conférence hebdomadaire sur l’évolution de l’épidémie.

Depuis le 27 février, des confinements partiels sont mis en place le week-end à Dunkerque, à Nice ainsi que toutes les communes du littoral des Alpes-Maritimes. Cette mesure a également été appliquée au département du Nord-Pas-de-Calais le 4 mars dernier afin de réduire la propagation du coronavirus. Mais les confinements locaux sont-ils efficaces pour lutter contre la Covid-19 ?

Une baisse des contaminations en Alpes-Maritimes

Lors d’une interview accordée à 20 minutes, Michaël Rochoy, membre du collectif “Du côté de la science”, avait déclaré qu’un confinement local était “justifié et permanent”. “Ce type de confinement peut même être très local. Dans un département, voire dans un canton ou une commune. Ensuite, on peut se baser sur des tests salivaires à l’aveugle dans certains secteurs pour ajuster les mesures”, avait-il complété. Le spécialiste avait cependant précisé que cette mesure était moins efficace qu’un confinement généralisé.

Le 22 février dernier, l’Agence régionale de santé (ARS) de la région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur (PACA) avait indiqué que le taux d’incidence était de 577 nouveaux cas pour 100.000 habitants en Alpes-Maritimes. Les trois week-ends de confinement partiel ont-ils eu un effet ? Selon l’ARS, le taux d’incidence a diminué, mais il reste toujours supérieur à la moyenne nationale. Dans son dernier point, l’organisme a enregistré 446 nouveaux cas de coronavirus pour 100.000 habitants.

Malgré la baisse des nouveaux cas, la pression hospitalière est toujours importante dans les Alpes-Maritimes. Selon les dernières estimations de l’ARS, près de 88,8% des lits en réanimation sont occupés dans cette région. Environ 1.277 personnes ont été hospitalisées dont 256 dans les services de réanimation.

Le confinement local est-il efficace à Dunkerque ?

Une hausse du taux d’incidence a été constatée dans le département du Nord-Pas-de-Calais. D’après l’ARS des Hauts-de-France, il était de 404 pour 100.000 du 27 février au 05 mars contre 413,7 pour 100.000 habitants du 6 au 12 mars. Le confinement local a cependant commencé le 4 mars. Il est donc trop tôt pour estimer les potentiels bénéfices de ce dispositif. À Dunkerque, les autorités sanitaires ont cependant observé une importante baisse du pic des contaminations. Au 12 mars, il était à 665 cas pour 100.000 habitants contre 1.039 nouveaux cas pendant la semaine du 26 février.

Pour Pascal Crépey, épidémiologiste, il est cependant important de rester prudent face aux baisses des nouveaux cas dans les Alpes-Maritimes ou à Dunkerque. “Les premiers confinements du week-end ont été mis en place en période de vacances scolaires. Or les écoles sont fermées et beaucoup de parents ne vont pas travailler, ce qui fait que les contaminations en milieu scolaire et en milieu professionnel sont fortement réduites. Ce qu’il faut regarder vraiment, c’est la dynamique des admissions hospitalières qui malheureusement, elles, ne baissent pas, voire plutôt augmentent”, a-t-il expliqué à nos confrères de LCI.

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Covid-19 : le coût faramineux des contrats passés avec des cabinets de conseil privés

28 contrats ont été passés avec 7 cabinets différents depuis le début de la pandémie, dont un de plus de 3 millions d’euros au cabinet McKinsey concernant la stratégie vaccinale.

Le recours du gouvernement à des cabinets de conseil privés dans la lutte contre le Covid avait fait grincer des dents. Le coût de ces 28 contrats passés avec sept cabinets différents est désormais public, et ne laisse pas les médecins indifférents.

Au total, plus de 11 millions d’euros ont été dépensés par le ministère de la Santé dans ces contrats avec des cabinets de conseil privés dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Les montants de ces contrats ont été publiés par la députée LR Véronique Louwagie, membre de la commission des finances, et mis en ligne sur le site de l’Assemblée.

Des médecins choqués par de tels montants

Des montants qui choquent certains médecins dont Jérôme Marty, président du syndicat UFML, qui met en avant l’argent dépensé alors que certains médecins sont morts faute d’équipement contre le Covid-19.

Capture Twitter
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On y découvre par exemple que le contrat le plus onéreux, signé avec le cabinet américain McKinsey, a coûté plus de 3,2 millions d’euros pour la sous-traitance de la logistique du plan de vaccination.

Plus d’un million d’euros pour la gestion des masques

Autres contrats aux montants particulièrement commentés, ceux datant du début de la pandémie, passés avec le cabinet Citwell, pour un total de plus d’un million d’euros concernant la gestion des masques. Un coût dénoncé par plusieurs médecins quand on connait l’échec du gouvernement sur la gestion du stock de masques au début de la pandémie, avec l’échec que l’on sait.

Michaël Rochoy, médecin généraliste qui militait pour un port généralisé du masque en population, rappelle que l’Académie de médecine a rendu quatre avis sur les masques, dont un appelant dès le mois d’avril à porter un masque. “Vous n’aviez qu’à lire stop-postillons ou écouter l’académie de médecine”, écrit le médecin généraliste, cofondateur de Stop-postillons.

Capture Twitterr
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1,2 million pour la “gestion de la troisième vague”

Un autre contrat est particulièrement commenté, celui en date du 14 janvier 2021, signé entre le ministère de la Santé et Citwell, pour plus d’1,2 million d’euros et qui visait notamment à la “gestion de la troisième vague”. Un contrat largement critiqué en raison de la “gestion de la troisième vague” que de nombreux médecins critiquent, en raison notamment de la décision répétée du gouvernement de ne pas vouloir confiner.

Si ces contrats avec des cabinets de conseils ont été signés dès le début de la crise, leur existence a été révélée par le Canard Enchaîné et Politico début janvier, qui ont dévoilé l’existence d’un contrat pour sous-traiter la stratégie vaccinale, signé avec le cabinet Mc Kinsey.

La proximité entre Macron et le cabinet McKinsey

Des révélations qui ont fait polémique, notamment en raison des liens étroits entre Emmanuel Macron et le cabinet McKinsey. Dans un article consacré, Le Monde pointait du doigt un “entre-soi qui dérange”, en référence notamment aux liens entre Thierry Cazenave, nommé par Emmanuel Macron et qui supervise toutes les missions commandées aux cabinets de conseil privés comme McKinsey, et Karim Tadjeddine, chargé de ces missions pour l’État au sein du cabinet américain.

Autre élément dérangeant, les “MacronLeaks” ont révélé la collaboration entre des membres de McKinsey et la République en Marche durant la campagne de 2017, rapporte Le Monde. Même si cette collaboration n’a donné lieu à aucune facture dans les comptes de campagne du parti.

“Ce qui me gêne, c’est la fréquence et le montant”

Interrogé par des députés de l’opposition à l’Assemblée, Olivier Véran a rappelé qu’il était “tout à fait classique et cohérent de s’appuyer sur l’expertise du secteur privé”. De son côté, la députée LR, Véronique Louwagie, membre de la commission des finances, est plus nuancée.

“Ce qui me gêne c’est la fréquence et le montant. Il y a des opérations qui auraient pu relever de l’administration de la Santé (…) cela ne va pas de soi même en temps de crise”, a ajouté la députée de l’Orne, qui estime que “l’État s’est désarmé en matière sanitaire”.

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Coronavirus: la grande majorité des Français redoute les nouveaux variants – LINFO.re – France, Société

Les résultats 4e Baromètre de la santé YouGov, en partenariat avec Doctissimo ont été dévoilés par 20 Minutes. L’enquête a été effectuée en ligne du 15 au 16 février 2021 sur 1 000 personnes.

“L’inquiétude médiatique”

Les Français sont de plus en plus inquiets face à la progression des nouveaux variants du coronavirus, le britannique, le sud-africain et le brésilien. D’après le 4e volet du Baromètre santé YouGov dévoilé par 20 Minutes, 3 personnes sur 4 redoutent leur présence en France. Le Dr Michaël Rochoy, ancien chef de clinique de médecine générale à Lille, estime le fait d’en parler sans cesse ou “l’inquiétude médiatique” n’arrange pas les choses.

Les paramètres qui entrent en jeu

Le degré d’angoisse varie selon les âges et les régions. Ainsi, le degré de préoccupation est moins élevé chez les 18-24 ans (66 %) comparés aux plus de 55 ans (77 %). Dans la foulée, l’inquiétude face aux nouveaux variants est plus élevée dans le Grand-Est, l’une des régions les plus frappées par l’épidémie, qu’en Bretagne, l’un des territoires les plus épargnés. L’inquiétude des Français est avant tout liée à la dangerosité des variants (20 %) ou la crainte de l’inefficacité des vaccins (28 %). Mais leur contagiosité (36 %) reste le plus alarmant, sachant que ces nouvelles souches sont jugées plus contagieuses.

Quid d’un nouveau confinement

Plus l’inquiétude est grandissante, plus la peur de nouvelles restrictions de liberté anime les Français. Seule une personne sur cinq pense que le gouvernement ne procèdera pas à un nouveau confinement. Les 25% des personnes sondées pensent en revanche que cette procédure sera inévitable. Contre toute attente, près de la moitié des jeunes confrontées à des difficultés financières sans précédent (44%) considèrent qu’un confinement généralisé est nécessaire.

Malgré cette crainte des nouveaux variants, l’espoir du vaccin contre le coronavirus fait remonter le moral des Français. Pour preuve, les intentions de se faire vacciner ont augmenté de 4 points de plus qu’en janvier pour atteindre 54%.

Plus de détails sur 20 Minutes

Source: Coronavirus: la grande majorité des Français redoute les nouveaux variants – LINFO.re – France, Société

Covid-19 : le confinement local peut-il être efficace pour limiter la propagation du virus ? : Femme Actuelle Le MAG

La Covid-19 ne se propage pas de la même manière sur tous les territoires. Depuis le début du mois de février, le département des Alpes-Maritimes est fortement impacté par la circulation du virus. Selon l’Agence Régionale de Santé (ARS) de la région Provence-Alpes-Côtes d’Azur (PACA), le taux d’incidence est de 577 nouveaux cas pour 100.000 habitants dans ce département. Le 17 février, la métropole de Nice a comptabilisé 751 nouveaux cas pour 100.000 habitants alors que la moyenne nationale est estimée à 190 cas.

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire le jeudi 18 février, Olivier Véran avait évoqué la “situation particulièrement inquiétante” du département des Alpes-Maritimes. À la demande du ministre de la Santé, la préfecture des Alpes-Maritimes avait organisé une réunion avec ses élus pour décider des nouvelles mesures sanitaires. Ce lundi 22 février, le préfet Bernard Gonzales a annoncé l’instauration d’un confinement partiel pendant les deux prochains week-ends. Cette nouvelle mesure concerne la ville de Nice et toutes les communes du littoral des Alpes-Maritimes de Menton à Théoule-sur-Mer.

Alpes-Maritimes : quelles sont les nouvelles mesures mises en place ?

Le confinement partiel débutera ce vendredi 26 février à 18 heures et il se terminera le lundi 1er mars à 6h. Les déplacements seront donc interdits pendant ces deux jours. Une attestation sera obligatoire pour faire ses courses et se rendre à des rendez-vous médicaux. Les balades d’une heure seront autorisées, mais elles seront limitées à un rayon de 5km autour du domicile.

Lors de sa conférence de presse, Bernard Gonzales a également indiqué que le port du masque est désormais obligatoire dans toutes les zones à forte fréquentation. Les commerces et les centres commerciaux de plus de 5.000 mètres carré devront également fermer leurs portes dès le mardi 23 février. Les pharmacies et les commerces alimentaires pourront rester ouverts et réaliser des livraisons à domicile ainsi que des click and collect.

Je me satisfais de l’annonce par le préfet – des Alpes-Maritimes- de ces nouvelles mesures notamment de confinement que j’avais réclamées et discutées avec Olivier Véran lors de notre entretien samedi en mairie. Tout doit être fait pour protéger les habitants de Nice et de notre département“, a déclaré Christian Estrosi, le maire républicain (LR) de Nice sur Twitter.

Ces nouvelles mesures ne font cependant pas l’unanimité auprès tous les élus locaux. Jean Leonetti, maire LR d’Antibes, a qualifié le confinement partiel d'”inutile sanitairement et pénalisant“. “Ce ne sont pas deux week-ends de confinement qui vont freiner la pandémie. C’est encore un choix intermédiaire qui va donner un résultat intermédiaire… La population en a marre du stop-and-go. Le prochain coup, c’est quoi ?”, a indiqué l’édile au Monde. Selon Jean Leonetti, un confinement strict accompagné d’une campagne massive de vaccination aurait été une bonne solution.

Confinements locaux : ces mesures ont-elles été adoptées à l’étranger ?

Un confinement local est une grande première pour la métropole. Avant l’annonce du confinement partiel dans les Alpes-Maritimes, seulement deux départements d’Outre-Mer avaient expérimenté cette mesure. Le 5 février dernier, Mayotte a instauré un confinement local pour une durée minimum de trois semaines afin de limiter la propagation des variants britannique et sud-africain.

Plusieurs pays ont déjà essayé la stratégie du confinement local. Début mars 2020, l’Italie avait mis sous cloche la Lombardie pour réduire les contaminations de coronavirus. Un confinement national a cependant été instauré quelques semaines plus tard. L’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni ont également expérimenté les confinements locaux, mais tous les gouvernements ont ensuite remis en place des confinements nationaux.

Dès le début de la crise sanitaire, la Nouvelle-Zélande a adopté la stratégie du “zéro Covid” en fermant les frontières, les écoles, les entreprises et les commerces non-essentiels. Le but de cette manœuvre ? Anticiper l’évolution de l’épidémie. Aucun nouveau cas de Covid-19 n’a été comptabilisé de mai à août 2020 dans le pays. Un nouveau foyer de contamination est cependant apparu à Auckland en août 2020. L’exécutif a donc reconfiné la ville pendant trois semaines jusqu’à début septembre.

En février 2021, trois nouveaux cas de Covid-19 ont de nouveau été recensés à Auckland. Les autorités néo-zélandaises ont donc placé la ville sous quarantaine. Trois jours plus tard, le confinement local a été levé, car les patients infectés ont été testés négatifs au virus. Pour l’heure, aucune nouvelle contamination n’a été enregistrée.

Un confinement local peut-il être plus efficace ?

Depuis le début de la crise sanitaire, les Alpes-Maritimes sont particulièrement touchés par le virus. L’avancement du couvre-feu à 18 heures avait été mis en place dès le 2 janvier dans ce département, soit quinze jours avant son instauration sur l’ensemble du territoire. Un confinement local sera-t-il donc plus efficace pour limiter les contaminations ?

D’après Michaël Rochoy, membre du collectif “Du côté de la science”, un confinement local peut être “justifié et pertinent”. “Ce type de confinement peut même être très local. Dans un département, voire dans un canton ou une commune. Ensuite, on peut se baser sur des tests salivaires à l’aveugle dans certains secteurs pour ajuster les mesures”, a-t-il précisé à nos confrères de 20 Minutes. Le spécialiste a cependant indiqué que cette solution serait moins efficace qu’un confinement généralisé.

Lors d’une interview accordée au Parisien, Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie à l’Université de Montpellier, a déclaré que l’efficacité d’un confinement local “serait comparable à nos confinements nationaux“. Pour Catherine Hill, épidémiologiste, ce type de mesure n’est efficace qu’à une seule condition : “On confine les endroits où il y a du virus, on teste tout le monde. On isole les gens contagieux et ensuite le virus ne circule plus“, a-t-elle expliqué à LCI.

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Covid-19 : « La menace accrue impose de durcir la riposte »

« Je perdrai peut-être mais je ne veux pas abandonner. Il en va de la santé des Dunkerquois », a déclaré le maire de Dunkerque, Patrice Vergriete, le 12 février, devant le refus des autorités nationales de fermer les collèges et lycées, alors que plusieurs clusters ont été identifiés dans la ville et que 68 % des contaminations proviennent de virus mutants.

Même déconvenue en Moselle. François Grosdidier, maire de Metz, avait demandé la veille un confinement strict et la fermeture anticipée des écoles pour ce département où 300 cas de Covid-19 liés aux variants apparus en Afrique du Sud et au Brésil ont été identifiés. Le préfet de Moselle annonçait le lendemain qu’« il n’y aura pas de nouvelle mesure », tandis que le ministère de l’éducation nationale allégeait à nouveau son protocole sanitaire.

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La question de nouvelles mesures pour freiner la circulation du virus et de ses variants n’est-elle à l’ordre du jour que pour ces deux territoires ? Non, et c’est le débat de l’heure, au moment où le nombre de contaminations continue d’être élevé et que l’on compte quotidiennement 400 décès dus au Covid-19.

Un choix politique

Le président de la République fait la sourde oreille aux alertes que lui adressent les élus et les scientifiques. C’est un choix politique qui revient à attendre que la situation ait dérapé pour appliquer des mesures drastiques. L’exact opposé de la stratégie globale adoptée par nos voisins allemands, danois et d’autres, qui combinent campagne de vaccination intensive et pression maximale visant à limiter fortement la circulation du virus. De ce point de vue, l’image du chef de l’Etat, pourtant grand défenseur de l’agilité et de la disruption, pâlit en comparaison de la manière dont la chancelière allemande, Angela Merkel, combine ces deux attitudes.

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Cette stratégie de nos voisins n’est pas justifiée par une situation plus grave que celle que nous connaissons chez nous. Pas plus que par une indifférence de leur part aux risques sociaux liés à un reconfinement, qui ferait de la France un modèle en la matière. Ni Dunkerque ni la Moselle ne sont masochistes. En Moselle, la première vague de Covid-19 a été particulièrement dure. Rien de surprenant à ce que les habitants et leurs représentants ne souhaitent connaître à nouveau cette épreuve.

La demande d’une stratégie rigoureuse de suppression du virus est fondée sur ce que nous avons appris de la pandémie au cours de l’année passée. A présent que la vaccination est lancée – non sans difficultés – et que la circulation du virus persiste « à un niveau très élevé dans le contexte d’augmentation de la prévalence des variants plus transmissibles » (bulletin de Santé publique France du 11 février), la menace accrue impose de durcir la riposte.

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Source: Covid-19 : « La menace accrue impose de durcir la riposte »

Reconfinement : ce qui retient vraiment Emmanuel Macron

 

Plusieurs des proches du président de la République n’hésitent plus à en parler : la désobéissance civile. C’est là ce qui inquiète l’exécutif… Et, peut-être, freine le confinement.

Reconfinement : ce qui retient vraiment Emmanuel MacronAFP

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Emmanuel Macron reconfinera-t-il le pays ? Après d’insistantes rumeurs dans le début de la semaine du 25 janvier 2021, notamment alimentées par les révélations du Journal du Dimanche, le président de la République a tenu à démentir : il n’entend pas s’exprimer à ce sujet dans l’immédiat et préfère se laisser le temps de réfléchir à toutes les options ; d’analyser les résultats objectifs du couvre-feu national porté à 18 heures. Le chef de l’Etat, indique Voici, a aussi fait part de son mécontentement à l’encontre des scientifiques et autres experts qui réclament une mise sous cloche de la nation.

“Il est agacé par les spécialistes qui n’ont que ça à proposer”, confirme en effet l’un des proches du président, interrogé par RTL. Plus exactement, il en aurait “marre de les voir défiler sur les plateaux de télé pour mettre la pression sur l’exécutif”. Emmanuel Macron leur reproche notamment un manque de recul, puisque selon lui, ces médecins plus médiatiques que les autres ne se préoccupent que de l’aspect sanitaire de la question. “Il connaît le vrai prix d’un confinement et ce prix est exorbitant”, assure cet intime dont le nom n’est pas communiqué.

Pourtant, insistent certains spécialistes, la situation requiert une action forte et rapide. C’est en tout cas l’analyse que fait le docteur Michaël Rochoy, chef de clinique des universités à l’université de Lille, interrogé par 20 minutes. “On est 400 morts par jour, attendre une semaine, c’est dire que 3 000 morts ça ne compte pas”, s’indigne-t-il.

Dès lors, d’aucuns y voient aussi une autre raison. Ce qui retient la main du président, ce n’est peut-être pas – cette fois – la seule question économique. Une analyse à laquelle semble souscrire certains de ses proches…

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Covid-19 : à quel masque doit-on se fier ?

Par Sylvain Cottin

Face aux nouvelles formes plus contagieuses du virus, les autorités sanitaires ont certains modèles dans le collimateur. Quitte à semer le trouble chez les utilisateurs

Les esprits échaudés n’auront évidemment pas manqué de rappeler mardi le péché originel du gouvernement, lorsque celui-ci répétait encore à l’unisson avec les autorités sanitaires combien le port du masque était inutile face au Covid. Sans que cela ne vaille sans doute une nouvelle polémique, le péril imminent des variants sud…

Source: Covid-19 : à quel masque doit-on se fier ?