Coronavirus : Que sait-on des cinq cas de décès de personnes vaccinées ?

DECES Aucun lien n’a été établi entre les décès de ces personnes et leur vaccinationRachel Garrat-Valcarcel

Publié le 21/01/21 à 13h50 — Mis à jour le 21/01/21 à 13h50243 COMMENTAIRES701PARTAGES

Lors d’une vaccination à Montpellier, le 19 janvier. — Alain ROBERT/SIPA

  • Cinq personnes en France et plus de 70 en Europe sont mortes parmi toutes celles qui ont été vaccinées contre le coronavirus.
  • Alors que la fiabilité des vaccins est parfois mise en doute par une partie des populations, ces cas sont regardés avec beaucoup de prudence par les autorités de santé qui ne font à ce jour aucun lien entre les décès et le vaccin.
  • Interrogé par 20 Minutes, le médecin Michaël Rochoy se veut optimiste mais prévient que la campagne de vaccination sera longue et probablement émaillée d’autres cas de ce genre.

Pour la première fois mardi les autorités de santé françaises ont annoncé le décès de personnes qui avaient été vaccinées contre le Covid-19. Pour autant, à cette heure, rien ne dit que ces personnes, toutes âgées et résidentes en Ehpad, sont mortes à cause du vaccin. Faut-il s’inquiéter ? 20 Minutes revient sur ces cinq cas.

Que sait-on de ces cinq décès en France ?

Les cinq décès ont eu lieu dans les régions de Tours, Montpellier et Nancy, d’après les informations communiquées par les autorités de santé « Tous sont survenus chez des patients âgés, en Ehpad », a ajouté l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), interrogée par l’AFP. « Dans tous les cas, il s’agit de personnes âgées ou très âgées avec des comorbidités », a insisté l’ANSM. Ce qu’a confirmé le ministre de la Santé, Olivier Véran, lors d’une visite dans un centre de vaccination à Nancy. « Ce sont des personnes qui ont pu décéder dans les jours qui ont suivi la vaccination sans pour autant présenter des signes de réaction allergique » après l’injection, a-t-il déclaré.

Dans un contexte tendu, les autorités de santé veulent jouer la transparence : elles ont annoncé qu’un point serait fait chaque semaine sur les effets indésirables (y compris les décès) observés après des vaccinations, sans pour autant qu’on puisse établir un lien entre les deux car cela nécessite d’enquêter sur chaque cas. Mardi, alors que 480.000 personnes avaient été vaccinées en France, 139 cas d’effets indésirables avaient déjà été recensés.

Que se passe-t-il lorsqu’un décès est recensé après vaccination ?

Nous sommes actuellement dans un processus normal de surveillance après la mise sur le marché d’un nouveau médicament. « On a beaucoup parlé de la phase 3 des vaccins mais il faut bien comprendre que nous sommes dans une phase 4, décrit Michaël Rochoy. C’est une pharmacovigilance normale sur les effets indésirables, dont les décès. On enquête pour voir si cela est lié ou non au médicament, en l’occurrence au vaccin. »

Les cas de décès sont remontés au Centre de pharmacovigilance de chaque région, qui étudie la question et entre chaque cas dans une base de données nationale. Une analyse est faite sur le plan chronologique (si la personne meurt un an après la vaccination, il est moins probable que ce soit lié) et sémiologique (si la personne est décédée à la suite d’une chute ou après un choc allergique par exemple).

Les cas sont ensuite remontés vers l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé et éventuellement à l’Agence européenne du médicament, l’agence qui autorise ou non les vaccins (ou tout autre médicament) dans toute l’Union européenne. « On a la chance d’avoir une pharmacovigilance régionalisée et performante en France, ce n’est pas le cas partout », précise, confiant, Michaël Rochoy.

Faut-il s’inquiéter ?

Au vu des statistiques, on est très loin du seuil s’alerte. Chaque année en France environ 600.000 personnes décèdent, en moyenne, soit un peu moins de 1 % de la population. Près de 170.000 de ces décès, environ un quart du total, surviennent en Ehpad ou en unité de soins de longue durée. « Va-t-on trouver des vaccinés parmi les décès en Ehpad du mois dernier et des mois à venir : oui très probablement », affirme Michaël Rochoy, médecin membre du collectif « Du côté de la science », interrogé par 20 Minutes.

Il faut dire qu’avec 1 décès pour 100.000 vaccinés et vaccinées environ, on est très en dessous de 1 % de décès en moyenne en France chaque année. Alors même qu’on a vacciné surtout des personnes âgées, dont le taux de mortalité est logiquement bien plus important que dans le reste de la population, vaccin ou pas.

« Il est difficile de raccrocher ces décès au vaccin. Un décès n’est jamais lié qu’à une seule cause, ces personnes pouvaient aussi avoir d’autres points communs que le vaccin. Le plus probable ici c’est que le vaccin n’ait rien à voir », pense Michaël Rochoy qui ne s’inquiète donc pas de la situation, même si bien sûr chaque décès est dramatique en soi.

Quelle est la situation dans le reste de l’Europe ?

La France n’est pas la seule concernée. Dans l’Union européenne et en Norvège, mardi toujours, on recensait 71 personnes décédées parmi celles vaccinées. D’après France Inter, en Allemagne on recense sept cas, chez des personnes âgées de 79 à 93 ans. Outre-Rhin, ce sont déjà plus de 1,2 million de personnes qui ont reçu au moins une dose de vaccin. La Norvège, elle, recense 33 cas sur 50.000 vaccinés et vaccinées. Là-bas, on a presque exclusivement vacciné dans l’équivalent de nos Ehpad (40.000) où presque la totalité des personnes résidentes ont reçu la première dose du médicament de Pfizer et BioNTech.

Les investigations sur 13 des 33 cas norvégiens ont déjà montré qu’il s’agissait à chaque fois de personnes très âgées, fragiles et atteintes d’une ou plusieurs maladies graves. Sous entendu donc, avec un risque de mortalité très élevé, vaccin ou pas. Au total, France Inter rappelle que plus de 50 millions de doses de vaccins (pas seulement du Pfizer/BioNTech) ont été administrées à travers le monde, sans effet notable sur la mortalité post-injection. Une échelle déjà très importante comparée aux essais cliniques réalisés sur quelques dizaines de milliers de personnes, fin 2020.

Covid : l’article du Lancet qui confirme que tout le monde, enfants ou non, contamine tout le monde | Atlantico.fr

Lutte contre le coronavirus

Covid : l’article du Lancet qui confirme que tout le monde, enfants ou non, contamine tout le monde

Une étude de la revue The Lancet menée à Wuhan révèle une forte infectiosité des enfants et des adolescents. Cette étude est-elle fiable ? Quelles données peut-on en retirer ?

Atlantico.fr : Une étude de The Lancet menée à Wuhan conclut notamment à une forte infectiosité des enfants et des adolescents. Cette étude est-elle fiable ?

Dr. Michael Rochoy : C’est une belle étude qui étude la transmission au sein d’un foyer, publiée dans Lancet Infectious Diseases, une grosse revue. Je n’aurai pas la prétention de commenter la partie statistique et les modèles utilisés, mais clairement l’étude est solide sur cette partie…

C’est une étude réalisée à partir de la cohorte rétrospective de Wuhan, qui combine tous les cas confirmés par PCR (symptomatique ou non) ou suspectés cliniquement (28,6 %) entre le 2 décembre 2019 et le 18 avril 2020.

Première limite à mon sens :
– la clinique est souvent aspécifique
– les enfants sont plus souvent asymptomatiques

Ca n’a donc pas été des PCR réalisés au hasard (en effet cette étude ne vise pas à calculer des prévalences, mais bien la susceptibilité/infectivité).

Deuxième limite, puisqu’on va parler d’enfants, rappelons ici que les écoles ont été fermées fin janvier en Chine pendant environ 3 mois. Avant le 23 février (soit environ 90 % des gens), tous les contacts d’une maison n’étaient pas testés (en particulier pas de test si asymptomatique). Donc vraiment, ça n’est pas pour la prévalence chez les enfants… (même s’ils ont fait de l’imputation pour estimer le statut).

Au total, ils ont étudié 27 101 foyers avec 29 578 cas primaires… qui avaient 57 581 contacts dans le foyer (10 367 seront positifs, 29 658 testés négatifs, et 17 556 non testés). Encore une fois, 30 % des contacts sont non testés, mais le but n’est pas d’étudier la prévalence.

Sur 29 578 cas primaires :
– 413 avaient < 20 ans (A)
– 16 892 avaient 20-59 ans (B)
– 12 273 avaient > 60 ans (C)

Sur 10 367 contacts positifs (peu importe s’ils sont symptomatiques ou non) :
– 495 avaient < 20 ans (= 1,2 A)
– 5750 avaient 20-59 ans (= 0,3 B)
– 4122 avaient > 60 ans (= 0,3 C)

On rate donc beaucoup de A. Donc une dernière fois, le fait qu’il y ait peu d’infectés doit être pris avec de grosses pincettes : les écoles étaient fermées, les enfants ne prenaient pas le métro pour aller travailler ou faire les courses…

Ne faisons pas d’extrapolation simpliste à partir de cette période !

Une fois ces biais pris en compte, quelles données peut-on en retirer ?

Dans les données intéressantes, il y a les estimations des taux d’attaques secondaires observés dans les ménages avec un seul cas primaire.

1 – Parmi les 264 contacts < 1 an (quelque soit l’âge de “l’infecteur”), 16 étaient positifs (6,1 %). (c’est la susceptibilité)

2 – Les 327 cas primaires + de moins de 20 ans avaient 793 contacts dont 46 ont été positifs (5,8 %). (c’est l’infectivité)

Voilà pour moi les données les plus intéressantes.

Pour les enfants, en situation réelle avant avril :
– les moins de 20 ans infectaient 6 % de leurs contacts.
– les moins de 20 ans qui étaient contact étaient contaminés dans 5 % des cas.

Les auteurs utilisent pas mal les « odds-ratio » par rapport au groupe des plus de 60 ans.

Pour faire simple, on va dire que c’est la probabilité d’être susceptible ou infectieux.

Lorsqu’ils ajustent sur le sexe, le nombre de personnes dans le foyer, la phase de l’épidémie et le diagnostic (PCR ou clinique), les odds-ratios s’inversent : les jeunes deviennent plus contagieux.

En pratique ce n’est pas si utile de savoir quel groupe fait pire que l’autre…

D’autres résultats me semblent intéressants, bien que connus, par exemple ce tableau en annexe (thelancet.com/cms/10.1016/S1…).

La période la plus à risque est la période d’incubation, avant l’apparition des symptômes. Et donc tout le monde contamine tout le monde…

Pour mémoire, on avait à peu près la même idée dans l’étude indienne : tout le monde contamine tout le monde. 

 Source: Covid : l’article du Lancet qui confirme que tout le monde, enfants ou non, contamine tout le monde | Atlantico.fr

Coronavirus: Masques FFP2, chirurgicaux, en tissu: comment s’y retrouver ? – Le Matin

Actualisé

CoronavirusMasques FFP2, chirurgicaux, en tissu: comment s’y retrouver ?

Comment porter correctement son masque et durant combien de temps ? Lequel est-il le plus efficace ? Petit récapitulatif.

Une fois mis sur le visage, il ne faut pas  toucher son masque, sous peine de devoir se relaver les mains à chaque fois.

Une fois mis sur le visage, il ne faut pas toucher son masque, sous peine de devoir se relaver les mains à chaque fois.

AFP

Quel type de masques dans quelle situation? Comment les porter? Peut-on les réutiliser? Mode d’emploi pour s’y retrouver au moment où plusieurs pays durcissent leurs règles face à l’apparition de variants plus contagieux du coronavirus.

FFP2: le bouclier

Ce sont les masques les plus filtrants, puisqu’ils bloquent 94% des aérosols, les particules les plus fines (autour de 0,6 micromètre). Théoriquement réservés aux soignants, ils ont pour but de protéger la personne qui les porte, lors de situations particulièrement à risques.

Pour cela, ils épousent la forme du visage et ne baillent pas, contrairement aux autres masques. FFP2 est l’appellation européenne, mais des équivalents existent ailleurs (comme les N95 sur le continent américain).

Face à l’émergence de variants plus contagieux du coronavirus, l’Autriche et la Bavière ont décidé d’imposer le FFP2 dans les commerces et les transports. Une décision qui ne fait toutefois pas l’unanimité.

AFP

«Les rendre obligatoires peut poser de nombreux problèmes», indique à l’AFP KK Cheng, directeur de l’Institut de recherche appliquée en santé de Birmingham et grand partisan du port du masque en population générale.

Certains spécialistes font valoir que ces masques quasi-hermétiques sont plus contraignants à porter car il faut faire davantage d’efforts pour respirer Autre obstacle: ils coûtent plus cher.

«Ça n’est pas supportable pour la population générale de porter des masques à 1 euro pièce (1,08 franc) que toute la famille doit changer régulièrement», déclare à l’AFP le Dr Michaël Rochoy, cofondateur du collectif français Stop-Postillons, qui a insisté très tôt sur l’utilité des masques contre le Covid-19. En Suisse, un masque FFP2 a un prix unitaire allant de 1,50 CHF à 1,75 CHF.

Le Dr Rochoy souligne aussi l’importance d’une protection homogène: «On peut carrément aller jusqu’à porter des scaphandres mais si à midi on se retrouve tous à manger à la même table, en cantine scolaire ou en restaurant d’entreprise, ça ne sert à rien.»

Masques chirurgicaux: le passe-partout

Egalement issus du milieu médical, ces masques en matière plastique (le polypropylène) ont fait irruption dans nos vies avec le Covid. Tout le monde ou presque sait désormais qu’on les porte face blanche sur le visage et bleue vers l’extérieur.

AFP

Contrairement aux FFP2, le masque chirurgical n’a pas pour objectif premier de protéger son porteur, mais d’empêcher qu’il contamine son entourage. Si tout le monde en met, il peut donc apporter une protection collective.

Le masque chirurgical bloque au moins 95% des particules de 3 micromètres. Comme le FFP2, il est conseillé de ne pas le porter plus de quatre heures.

Masques en tissu: l’alternative

Après avoir longtemps assuré que le masque était inutile pour la population générale, les autorités sanitaires mondiales ont fait volte-face fin mars 2020, s’alignant sur une pratique bien ancrée en Asie.

Sur fond de pénurie de masques médicaux, les masques en tissu, industriels ou faits maison, se sont alors généralisés.

«Si tout le monde porte correctement un masque artisanal, la protection apportée reste très appréciable», objecte le Pr Cheng, en citant une étude parue mercredi dans la revue scientifique Proceedings of the Royal Society A.

AFP

Réalisée par des chercheurs de Cambridge, elle conclut que des aérosols chargés de virus peuvent parcourir 2 mètres en quelques secondes et que «la distanciation physique sans ventilation n’est pas suffisante pour protéger pendant de longues durées d’exposition».

«Le risque d’infection est réduit de 60% par un masque artisanal basique», assure le Pr Cheng.

Comment porter un masque?

Il doit couvrir le nez et la bouche, en englobant le menton. Il faut se laver les mains avant de le mettre, et l’appliquer en le tenant par les brides ou les élastiques. Une fois mis sur le visage, il ne faut pas le toucher, sous peine de devoir se relaver les mains à chaque fois.

Deux masques valent-ils mieux qu’un?

Le président américain Joe Biden a marqué les esprits en se montrant en public avec deux masques superposés.

AFP

«Porter deux masques rend très certainement le blocage des transmissions plus efficace», juge le Pr Cheng.

«Mais on devrait avant tout se focaliser sur les gens qui ne portent aucun masque du tout, ou ne le mettent pas correctement», nuance-t-il.

Forcément jetables?

Les masques en tissu sont réutilisables et peuvent être lavés un certain nombre de fois (en général dix).

En revanche, les masques médicaux sont à usage unique: «Jetez le masque immédiatement», affirme l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Mais certains spécialistes estiment qu’ils peuvent eux aussi être lavés, afin de limiter les dépenses des familles et la pollution plastique.

Le groupe français de défense des consommateurs UFC-Que Choisir avait procédé à des tests en novembre, en lavant à 60 degrés, séchant puis repassant trois masques chirurgicaux filtrant 95% des particules de 3 micromètres. Après 10 traitements, les trois modèles gardaient des capacités de filtration d’au moins 90%, autant que les meilleurs masques en tissu.

D’autres préconisent de placer le masque chirurgical usagé dans une enveloppe en papier pendant sept jours, le temps que le virus meure.

«Je recommanderais de réutiliser le masque après sept jours, et cela 5 à 10 fois pour la population générale», avait déclaré cet automne à l’AFP Peter Tsai, chercheur qui a contribué à mettre au point les masques N95.

( AFP )

 Source: Coronavirus: Masques FFP2, chirurgicaux, en tissu: comment s’y retrouver ? – Le Matin

Covid-19 : à quel masque doit-on se fier ?

Par Sylvain Cottin

Face aux nouvelles formes plus contagieuses du virus, les autorités sanitaires ont certains modèles dans le collimateur. Quitte à semer le trouble chez les utilisateurs

Les esprits échaudés n’auront évidemment pas manqué de rappeler mardi le péché originel du gouvernement, lorsque celui-ci répétait encore à l’unisson avec les autorités sanitaires combien le port du masque était inutile face au Covid. Sans que cela ne vaille sans doute une nouvelle polémique, le péril imminent des variants sud…

Source: Covid-19 : à quel masque doit-on se fier ?

Covid-19 : FFP2, chirurgicaux, tissu… quel masque pour qui, et quand ?

Par SudOuest.fr avec AFP

Quels types de masques porter et dans quelles situations ? Le point sur les préconisations

Quel type de masques dans quelle situation ? Comment les porter ? Peut-on les réutiliser ? Mode d’emploi pour s’y retrouver au moment où plusieurs pays durcissent leurs règles face à l‘apparition de variants plus contagieux du coronavirus.

FFP2 : le bouclier

Ce sont les masques les plus filtrants, puisqu’ils bloquent 94% des aérosols, les particules les plus fines (autour de 0,6 micromètre). Théoriquement réservés aux soignants, ils ont pour but de protéger la personne qui les porte, lors de situations particulièrement à risques.

Pour cela, ils épousent la forme du visage et ne baillent pas, contrairement aux autres masques. FFP2 est l’appellation européenne, mais des équivalents existent ailleurs (comme les N95 sur le continent américain).

Ça n’est pas supportable pour la population générale de porter des masques à 1 euro pièce

Face à l’émergence de variants plus contagieux du coronavirus, l’Autriche et la Bavière ont décidé d’imposer le FFP2 dans les commerces et les transports. Une décision qui ne fait toutefois pas l’unanimité. “Les rendre obligatoires peut poser de nombreux problèmes”, indique KK Cheng, directeur de l’Institut de recherche appliquée en santé de Birmingham et grand partisan du port du masque en population générale.

Certains spécialistes font valoir que ces masques quasi-hermétiques sont plus contraignants à porter car il faut faire davantage d’efforts pour respirer. Autre obstacle: ils coûtent plus cher. “Ça n’est pas supportable pour la population générale de porter des masques à 1 euro pièce que toute la famille doit changer régulièrement”, déclare ainsi le Dr Michaël Rochoy, cofondateur du collectif français Stop-Postillons, qui a insisté très tôt sur l’utilité des masques contre le Covid-19.

Masques chirurgicaux : le passe-partout

Egalement issus du milieu médical, ces masques en matière plastique (le polypropylène) ont fait irruption dans nos vies avec le Covid. Tout le monde ou presque sait désormais qu’on les porte face blanche sur le visage et bleue vers l’extérieur.

“Si tout le monde en met, il peut donc apporter une protection collective”

Contrairement aux FFP2, le masque chirurgical n’a pas pour objectif premier de protéger son porteur, mais d’empêcher qu’il contamine son entourage. Si tout le monde en met, il peut donc apporter une protection collective.

Le masque chirurgical bloque au moins 95% des particules de 3 micromètres. Comme le FFP2, il est conseillé de ne pas le porter plus de quatre heures.

Masques en tissu : l’alternative

Après avoir longtemps assuré que le masque était inutile pour la population générale, les autorités sanitaires mondiales ont fait volte-face fin mars 2020, s’alignant sur une pratique bien ancrée en Asie. Sur fond de pénurie de masques médicaux, les masques en tissu, industriels ou faits maison, se sont alors généralisés.

En France, contrairement à d’autres pays, des normes de filtration ont été définies pour les masques en tissu industriels. Ceux dits “de catégorie 1” filtrent 90% des particules, contre 70% pour la catégorie 2.
Les nouveaux variants ont poussé le Haut conseil de la santé publique (HCSP) à recommander d’éviter les masques de catégorie 2, jugés pas assez filtrants, et les masques artisanaux, sur lesquels il n’existe aucun contrôle.

Si tout le monde porte correctement un masque artisanal, la protection apportée reste très appréciable

L’Allemagne, elle, vient d’imposer les masques médicaux (chirurgicaux ou FFP2) dans les commerces et les transports.

“Si tout le monde porte correctement un masque artisanal, la protection apportée reste très appréciable”, objecte le Pr Cheng, en citant une étude parue mercredi dans la revue scientifique Proceedings of the Royal Society A. Réalisée par des chercheurs de Cambridge, elle conclut que des aérosols chargés de virus peuvent parcourir 2 mètres en quelques secondes et que “la distanciation physique sans ventilation n’est pas suffisante pour protéger pendant de longues durées d’exposition”. “Le risque d’infection est réduit de 60% par un masque artisanal basique”, assure le Pr Cheng.

Sont-ils lavables ?

Les masques en tissu sont réutilisables et peuvent être lavés un certain nombre de fois (en général dix).
En revanche, les masques médicaux sont à usage unique: “Jetez le masque immédiatement”, affirme l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Mais certains spécialistes estiment qu’ils peuvent eux aussi être lavés, afin de limiter les dépenses des familles et la pollution plastique. Le groupe français de défense des consommateurs UFC-Que Choisir avait procédé à des tests en novembre, en lavant à 60 degrés, séchant puis repassant trois masques chirurgicaux filtrant 95% des particules de 3 micromètres. Après 10 traitements, les trois modèles gardaient des capacités de filtration d’au moins 90%, autant que les meilleurs masques en tissu.

D’autres préconisent de placer le masque chirurgical usagé dans une enveloppe en papier pendant sept jours, le temps que le virus meure. “Je recommanderais de réutiliser le masque après sept jours, et cela 5 à 10 fois pour la population générale”, avait déclaré cet automne à Peter Tsai, chercheur qui a contribué à mettre au point les masques N95.

 Source: Covid-19 : FFP2, chirurgicaux, tissu… quel masque pour qui, et quand ?

France – Monde | Covid-19: coup de torchon sur certains masques en tissu? | La Provence

Par © 2021 AFP Par Paul RICARD

Plusieurs masques, allant du masque FFP2 aux masques artisanaux, en train de sécher, à Givors, le 19 janvier 2021

 

Plusieurs masques, allant du masque FFP2 aux masques artisanaux, en train de sécher, à Givors, le 19 janvier 2021 Photo – AFP – JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

Paris – A la poubelle, le masque à fleurs cousu par mamie? Face aux nouveaux variants plus contagieux du coronavirus, le Haut conseil de la santé publique (HCSP) semble déconseiller certains masques en tissu pas assez filtrants, une mesure toutefois difficile à appliquer en pratique.

“A l’occasion de la pénétration en Europe de certains nouveaux variants (…), se pose la question de la catégorie des masques que l’on peut proposer dans la population générale”, a déclaré lundi soir sur BFMTV Didier Lepelletier, un responsable du HCSP.

Il vaut mieux “porter un masque en tissu réutilisable de catégorie 1 plutôt que des masques de catégorie 2 qui filtrent un petit peu moins bien, voire des masques fabriqués de manière artisanale”, a-t-il ajouté après la fuite dans la presse d’éléments d’un avis du HCSP.

Ces nouvelles recommandations ont été élaborées ce week-end à la demande du ministère de la Santé, qui peut les suivre ou non. Mais l’avis n’a pas encore été rendu public et on n’en connaît donc pas la teneur exacte.

“Je ne peux pas vous dire quand l’avis sera rendu public”, a répondu mardi à l’AFP Franck Chauvin, président du HCSP, en indiquant seulement qu’il portait “sur les mesures à prendre face aux nouveaux variants”.

Les masques en tissu ont été introduits fin mars comme une alternative grand public aux masques médicaux (chirurgicaux ou FFP2). Le gouvernement avait alors fait volte-face après avoir longtemps répété, sur fond de pénurie, que les masques étaient inutiles pour la population générale.

– Emballages –

Une note officielle du 29 mars 2020 définit plusieurs catégories de masques industriels en tissu. Ceux de catégorie 1 (ou UNS1, pour “usage non sanitaire 1”) filtrent 90% des particules, contre 70% pour la catégorie 2 (UNS2), selon des normes élaborées par l’Afnor.

Interrogé mardi sur l’avis du HCSP, le ministre de la Santé, Olivier Véran a répondu: “restent valides tous les masques dont le pouvoir filtrant est supérieur à 90%”.

Selon lui, cela concerne “la quasi-totalité des masques industriels”, à savoir “les masques grand public de niveau 1”.

“En revanche, le masque artisanal (…) n’offre pas nécessairement toutes les garanties nécessaires”, a-t-il poursuivi sur France Inter.

Pour autant, les choses ne semblent pas aussi évidentes du point de vue du consommateur.

Dans un supermarché du centre de Paris, la majorité des masques en tissu vendus mardi étaient de catégorie 2. Le paquet de deux masques en tissu uni était vendu 3,99 ou 4,99 euros pour ceux de catégorie 2, et 4,40 euros pour ceux de catégorie 1.

Les masques en tissu à motifs étaient vendu 9,99 euros les deux, qu’ils soient de catégorie 1 ou 2.

Dans tous les cas, la catégorie ne figurait que sur les emballages ou la notice et pas sur les masques eux-mêmes.

– “Réalité” –

“Qui va faire la police des masques? Rien ne ressemble plus à un UNS1 qu’un UNS2 ou un masque artisanal”, relève le Dr Michaël Rochoy, interrogé par l’AFP.

Ce généraliste a cofondé le collectif Stop-Postillons, qui a insisté très tôt sur l’utilité du masque contre le Covid-19.

Pour lui, différencier les catégories de masques se heurte “à un problème de réalité”: “Soit on interdit les masques en tissu, soit on les autorise, il n’y a pas d’entre-deux. Faire des recommandations si elles sont inapplicables, ça n’a pas tellement de sens”.

L’Autriche et la Bavière (avant peut-être l’ensemble de l’Allemagne) sont allées encore plus loin: elles ont imposé le masque FFP2, plus protecteur mais plus contraignant à porter, dans les transports et les commerces.

Ce “n’est pas forcément une bonne chose parce qu’on ne pourra pas contrôler” qu’ils sont “bien portés” et “adaptés à la morphologie du visage”, a commenté le Pr Lepelletier sur BFMTV.

“Ca n’est pas supportable pour la population générale de porter des masques à 1 euro pièce à changer toutes les 4 heures”, renchérit le Dr Rochoy.

 Source: France – Monde | Covid-19: coup de torchon sur certains masques en tissu? | La Provence

FFP2, chirurgicaux, tissu : comment s’y retrouver dans la forêt des masques ? – Le Courrier du VietNam

>>Les 27 débattent de restrictions frontalières face aux variants du virus
>>France : Macron veut desserrer l’étau pour les étudiants, mais l’hiver s’annonce long

 

 

Des masques FFP2 fabriqués à l’usine Moldex-Metric de Walddorfhaeslach, en Allemagne, le 20 janvier.
Photo : AFP/VNA/CVN

 

FFP2 : le bouclier

Ce sont les masques les plus filtrants, puisqu’ils bloquent 94% des aérosols, les particules les plus fines (autour de 0,6 micromètre). Théoriquement réservés aux soignants, ils ont pour but de protéger la personne qui les porte, lors de situations particulièrement à risques.

Pour cela, ils épousent la forme du visage et ne baillent pas, contrairement aux autres masques. FFP2 est l’appellation européenne, mais des équivalents existent ailleurs (comme les N95 sur le continent américain).

Face à l’émergence de variants plus contagieux du coronavirus, l’Autriche et la Bavière ont décidé d’imposer le FFP2 dans les commerces et les transports. Une décision qui ne fait toutefois pas l’unanimité.

Les rendre obligatoires peut poser de nombreux problèmes“, indique KK Cheng, directeur de l’Institut de recherche appliquée en santé de Birmingham et grand partisan du port du masque en population générale.

Certains spécialistes font valoir que ces masques quasi-hermétiques sont plus contraignants à porter car il faut faire davantage d’efforts pour respirer.

Autre obstacle : ils coûtent plus cher.

“Ça n’est pas supportable pour la population générale de porter des masques à 1 euro pièce que toute la famille doit changer régulièrement”, déclare le Dr Michaël Rochoy, cofondateur du collectif français Stop-Postillons, qui a insisté très tôt sur l’utilité des masques contre le COVID-19.

 

 

Graphique expliquant schématiquement le niveau de filtration offert par différents masques.
Photo : AFP/VNA/CVN

 

Le Dr Rochoy souligne aussi l’importance d’une protection homogène : “On peut carrément aller jusqu’à porter des scaphandres mais si à midi on se retrouve tous à manger à la même table, en cantine scolaire ou en restaurant d’entreprise, ça ne sert à rien.”

Masques chirurgicaux : le passe-partout

Également issus du milieu médical, ces masques en matière plastique (le polypropylène) ont fait irruption dans nos vies avec le COVID-19. Tout le monde ou presque sait désormais qu’on les porte face blanche sur le visage et bleue vers l’extérieur.

Contrairement aux FFP2, le masque chirurgical n’a pas pour objectif premier de protéger son porteur, mais d’empêcher qu’il contamine son entourage. Si tout le monde en met, il peut donc apporter une protection collective.

Le masque chirurgical bloque au moins 95% des particules de 3 micromètres. Comme le FFP2, il est conseillé de ne pas le porter plus de quatre heures.

Masques en tissu : l’alternative

Après avoir longtemps assuré que le masque était inutile pour la population générale, les autorités sanitaires mondiales ont fait volte-face fin mars 2020, s’alignant sur une pratique bien ancrée en Asie.

 

 

Des masques en tissu en vente à Stockholm, le 31 août 2020.
Photo : AFP/VNA/CVN

 

Sur fond de pénurie de masques médicaux, les masques en tissu, industriels ou faits maison, se sont alors généralisés.

En France, contrairement à d’autres pays, des normes de filtration ont été définies pour les masques en tissu industriels. Ceux dits “de catégorie 1” filtrent 90% des particules, contre 70% pour la catégorie 2.

Les nouveaux variants ont poussé le Haut conseil de la santé publique (HCSP) à recommander d’éviter les masques de catégorie 2, jugés pas assez filtrants, et les masques artisanaux, sur lesquels il n’existe aucun contrôle.

L’Allemagne, elle, vient d’imposer les masques médicaux (chirurgicaux ou FFP2) dans les commerces et les transports.

“Si tout le monde porte correctement un masque artisanal, la protection apportée reste très appréciable”, objecte le Pr Cheng, en citant une étude parue mercredi 20 janvier dans la revue scientifique Proceedings of the Royal Society A.

Réalisée par des chercheurs de Cambridge, elle conclut que des aérosols chargés de virus peuvent parcourir 2 mètres en quelques secondes et que “la distanciation physique sans ventilation n’est pas suffisante pour protéger pendant de longues durées d’exposition”.

Le risque d’infection est réduit de 60% par un masque artisanal basique”, assure le Pr Cheng.

Comment porter un masque ?

Il doit couvrir le nez et la bouche, en englobant le menton.

Il faut se laver les mains avant de le mettre, et l’appliquer en le tenant par les brides ou les élastiques.

Une fois mis sur le visage, il ne faut pas le toucher, sous peine de devoir se relaver les mains à chaque fois.

Deux masques valent-ils mieux qu’un ?

Le président américain Joe Biden a marqué les esprits en se montrant en public avec deux masques superposés.

“Porter deux masques rend très certainement le blocage des transmissions plus efficace“, juge le Pr Cheng.

Mais on devrait avant tout se focaliser sur les gens qui ne portent aucun masque du tout, ou ne le mettent pas correctement”, nuance-t-il.

Forcément jetables ?

Les masques en tissu sont réutilisables et peuvent être lavés un certain nombre de fois (en général dix).

En revanche, les masques médicaux sont à usage unique : “Jetez le masque immédiatement”, affirme l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Mais certains spécialistes estiment qu’ils peuvent eux aussi être lavés, afin de limiter les dépenses des familles et la pollution plastique.

Le groupe français de défense des consommateurs UFC – Que Choisir avait procédé à des tests en novembre, en lavant à 60 degrés, séchant puis repassant trois masques chirurgicaux filtrant 95% des particules de 3 micromètres.

Après 10 traitements, les trois modèles gardaient des capacités de filtration d’au moins 90%, autant que les meilleurs masques en tissu.

D’autres préconisent de placer le masque chirurgical usagé dans une enveloppe en papier pendant sept jours, le temps que le virus meure.

“Je recommanderais de réutiliser le masque après sept jours, et cela 5 à 10 fois pour la population générale”, avait déclaré cet automne Peter Tsai, chercheur qui a contribué à mettre au point les masques N95.

AFP/VNA/CVN

 Source: FFP2, chirurgicaux, tissu : comment s’y retrouver dans la forêt des masques ? – Le Courrier du VietNam

Allez-vous arrêter de porter des masques en tissu ?

 

Orange avec Media Services, publié le samedi 23 janvier 2021 à 07h00

REPERES. Quel masque porter dans quelle situation, peut-on les réutiliser…

Alors que le gouvernement demande aux Français de ne plus mettre de masques faits maison, qu’il estime pas assez protecteurs face aux variants plus contagieux, voici comment s’y retrouver. 

Le masque FFP2, un bouclier

Ce sont les masques les plus filtrants, puisqu’ils bloquent 94% des aérosols, les particules les plus fines (autour de 0,6 micromètre). Théoriquement réservés aux soignants, ils ont pour but de protéger la personne qui les porte, lors de situations particulièrement à risque. Pour cela, ils épousent la forme du visage et ne baillent pas, contrairement aux autres masques. FFP2 est l’appellation européenne, mais des équivalents existent ailleurs (comme les N95 sur le continent américain).

Face à l’émergence de variants plus contagieux du coronavirus, l’Autriche et la Bavière ont décidé d’imposer le FFP2 dans les commerces et les transports. Une décision qui ne fait toutefois pas l’unanimité. “Les rendre obligatoires peut poser de nombreux problèmes”, indique à l’AFP KK Cheng, directeur de l’Institut de recherche appliquée en santé de Birmingham et grand partisan du port du masque en population générale. Certains spécialistes font valoir que ces masques quasi-hermétiques sont plus contraignants à porter car il faut faire davantage d’efforts pour respirer.

Autre obstacle : ils coûtent plus cher. “Ça n’est pas supportable pour la population générale de porter des masques à 1 euro pièce que toute la famille doit changer régulièrement”, déclare à l’AFP le Dr Michaël Rochoy, cofondateur du collectif Stop-Postillons, qui a insisté très tôt sur l’utilité des masques contre le Covid-19.

Le Dr Rochoy souligne aussi l’importance d’une protection homogène : “On peut carrément aller jusqu’à porter des scaphandres mais si à midi on se retrouve tous à manger à la même table, en cantine scolaire ou en restaurant d’entreprise, ça ne sert à rien.”

Le masque chirurgical, passe-partout

Egalement issus du milieu médical, ces masques en matière plastique (le polypropylène) ont fait irruption dans nos vies avec le Covid. Tout le monde ou presque sait désormais qu’on les porte face blanche sur le visage et bleue vers l’extérieur.

Contrairement aux FFP2, le masque chirurgical n’a pas pour objectif premier de protéger son porteur, mais d’empêcher qu’il contamine son entourage. Si tout le monde en met, il peut donc apporter une protection collective. Le masque chirurgical bloque au moins 95% des particules de 3 micromètres. Comme le FFP2, il est conseillé de ne pas le porter plus de quatre heures.

Les masques en tissu, l’alternative

Après avoir longtemps assuré que le masque était inutile pour la population générale, les autorités sanitaires mondiales ont fait volte-face fin mars 2020, s’alignant sur une pratique bien ancrée en Asie. Sur fond de pénurie de masques médicaux, les masques en tissu, industriels ou faits maison, se sont alors généralisés.

En France, contrairement à d’autres pays, des normes de filtration ont été définies pour les masques en tissu industriels. Ceux dits “de catégorie 1” filtrent 90% des particules, contre 70% pour la catégorie 2.

Les masques faits maison, déconseillés 

Les nouveaux variants ont poussé le Haut conseil de la santé publique (HCSP) à recommander d’éviter les masques de catégorie 2, jugés pas assez filtrants, et les masques artisanaux, sur lesquels il n’existe aucun contrôle. Le gouvernement recommande aux Français de ne plus porter de masques faits maison. L’Allemagne, elle, vient d’imposer les masques médicaux (chirurgicaux ou FFP2) dans les commerces et les transports.

“Si tout le monde porte correctement un masque artisanal, la protection apportée reste très appréciable”, objecte le Pr Cheng, en citant une étude parue mercredi dans la revue scientifique Proceedings of the Royal Society A. “Le risque d’infection est réduit de 60% par un masque artisanal basique”, assure le Pr Cheng. De son côté, l’Académie française de médecine estime également que “l’efficacité des masques ‘grand public’ n’a jamais été prise en défaut dès lors qu’ils sont correctement portés”.

Selon l’OMS, les masques en tissu protègent tout aussi efficacement des nouveaux variants du coronavirus, car le mode de transmission est le même. “Les masques en tissu, non chirurgicaux, peuvent être utilisés par toutes les personnes âgées de moins de 60 ans qui ne présentent pas des problèmes de santé particuliers”, a souligné la responsable de la gestion de la pandémie à l’Organisation mondiale de la santé, Maria Van Kerkhove.

Comment porter un masque ?

Il doit couvrir le nez et la bouche, en englobant le menton. Il faut se laver les mains avant de le mettre, et l’appliquer en le tenant par les brides ou les élastiques. Une fois mis sur le visage, il ne faut pas le toucher, sous peine de devoir se relaver les mains à chaque fois.

Est-il utile de superposer deux masques ? 

Le président américain Joe Biden a marqué les esprits en se montrant en public avec deux masques superposés. “Porter deux masques rend très certainement le blocage des transmissions plus efficace”, juge le Pr Cheng. “Mais on devrait avant tout se focaliser sur les gens qui ne portent aucun masque du tout, ou ne le mettent pas correctement”, nuance-t-il.

Jetables ou réutilisables ? 

Les masques en tissu sont réutilisables et peuvent être lavés un certain nombre de fois (en général dix). En revanche, les masques médicaux sont à usage unique : “Jetez le masque immédiatement”, affirme l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Mais certains spécialistes estiment qu’ils peuvent eux aussi être lavés, afin de limiter les dépenses des familles et la pollution plastique. L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir avait procédé à des tests en novembre, en lavant à 60 degrés, séchant puis repassant trois masques chirurgicaux filtrant 95% des particules de 3 micromètres.  Après 10 traitements, les trois modèles gardaient des capacités de filtration d’au moins 90%, autant que les meilleurs masques en tissu.

D’autres préconisent de placer le masque chirurgical usagé dans une enveloppe en papier pendant sept jours, le temps que le virus meure. “Je recommanderais de réutiliser le masque après sept jours, et cela 5 à 10 fois pour la population générale”, avait déclaré cet automne à l’AFP Peter Tsai, chercheur qui a contribué à mettre au point les masques N95.

 Source: Allez-vous arrêter de porter des masques en tissu ?

Covid-19: coup de torchon sur certains masques en tissu? – Le Point

 

Covid-19: coup de torchon sur certains masques en tissu?

Covid-19: coup de torchon sur certains masques en tissu?
Covid-19: coup de torchon sur certains masques en tissu? © AFP/JEAN-PHILIPPE KSIAZEK






Source AFP


 

 Source: Covid-19: coup de torchon sur certains masques en tissu? – Le Point

Coronavirus : Pourquoi y a-t-il de plus en plus de variants ?

EPIDEMIE Un nouveau variant du coronavirus a été découvert en Allemagne, après les souches britannique, sud-africaine, brésilienneJean-Loup Delmas

Publié le 19/01/21 à 13h48 — Mis à jour le 19/01/21 à 13h48

Le variant britannique est le plus médiatisé, mais ce n’est pas le seul variant du coronavirus a avoir été découvert ces dernières semaines — Dinendra Haria/LNP/Shutterstock/SIPA

  • Un nouveau variant du coronavirus vient d’être découvert en Bavière ces derniers jours.
  • Alors que l’épidémie a déjà tué plus de deux millions de personnes dans le monde, le nombre de variants se multiplient depuis quelques semaines : britannique, sud-africain, brésilien…
  • Pourquoi une telle explosion de ces variants et faut-il s’en inquiéter ?

Après les variants britannique, sud-africain ou amazonien, une nouvelle souche du SARS-CoV-2, a été isolée en Allemagne et inquiète sérieusement les autorités. Cette nouvelle mutation du coronavirus a infecté au moins 35 personnes sur les 73 nouveaux cas enregistrés dans un hôpital de Garmisch-Partenkirchen, en Bavière.

Depuis quelques semaines, les découvertes de nouveaux variants se multiplient, sources d’inquiétudes pour les populations et les autorités sanitaires. Au Royaume-Uni, le variant britannique a pris le dessus sur la souche originale et est accusé d’être bien plus transmissible et d’avoir conduit au reconfinement anglais. En France, les DOM-TOM ont pris des mesures sanitaires très strictes pour éviter que les variants, déjà présents en métropole, n’entrent sur leurs territoires. Pourquoi y a-t-il de plus en plus de formes de variants ? 20 Minutes tente d’y voir plus clair.

Est-il normal que le virus mute ?

Oui, d’autant plus que le coronavirus est un virus à ARN, une famille de virus beaucoup plus sujette aux mutations que le virus à ADN, « protégé par des doubles hélices, contrairement à l’ARN qui n’est que sur un seul brin », explique l’épidémiologiste Antoine Flahault, ressuscitant des souvenirs de cours de Sciences de Vie et de la Terre.

Et encore, le Covid-19 est un virus mutant finalement assez peu, comparé à d’autres, notamment la grippe « normale », bien plus sujette aux variants. Le chercheur en épidémiologie Michaël Rochoy explique : « Dès le début, et ce fut l’une des rares bonnes nouvelles, on a constaté que ce virus mutait assez peu. Le nombre de variants en augmentation constante vient aussi du fait qu’on séquence au maximum ce virus et qu’on teste massivement », et non d’un virus particulièrement mutagène.

Pourquoi autant de variants ?

Le virus risque de muter à chaque fois qu’il se transmet. De fait, plus on avance dans le temps, plus le virus se transmet, plus il y a de chances d’avoir des mutations. « En réalité, le virus a muté des milliers de fois depuis Wuhan », explique Antoine Flahault. Simplement, on ne retient que les variants, à savoir un virus avec une vingtaine de mutations par rapport à la souche « originale » et qui se diffuse de manière massive.

Pourquoi certains variants se diffusent-ils plus que d’autres ?

Simple théorie de l’évolution : les individus avec un avantage évolutif se reproduisent plus et à force prennent plus de place que les autres dans la population, au point de les remplacer. Dans le cas des virus, c’est la même chose. Les virus avec un avantage évolutif vont peu à peu s’imposer dans les courbes épidémiques.

Or, pour le moment, le principal avantage pour le coronavirus, c’est une meilleure transmission. Si le variant britannique a à ce point remplacé la souche originale au Royaume-Uni, c’est qu’en se diffusant plus rapidement, il a contaminé plus de personnes, qui elles-mêmes en ont contaminé plus, soit toujours moins de cibles pour la souche originale. Donc tandis que le variant britannique contamine de plus en plus, la souche originale se diffuse de moins en moins, au point d’être quasiment remplacée.

Au contraire, il a dû exister des tas de mutations du coronavirus peu propices à sa transmission, par exemple un coronavirus moins contagieux, mais qui ne s’est de fait pas imposé dans l’épidémie.

Un variant est-il forcément une mauvaise chose ?

Pas nécessairement. Toujours dans le cadre de cette stratégie évolutive, qui consiste simplement à maximiser ses reproductions, un autre gros avantage pour un virus serait d’être indétectable, autrement dit ne pas faire apparaître le moindre symptôme. Ainsi, le malade, ignorant qu’il est infecté, ne se mettrait pas en isolement, et aurait d’autant plus de chances de transmettre le virus à des cas contacts, donnant au virus un plus grand pouvoir reproducteur.

Ce n’est malheureusement pas le cas du variant britannique, plus transmetteur mais pas moins dangereux (pas plus non plus cela étant dit). Mais partant de ce postulat, Michaël Rochoy imagine le coronavirus ultime, qui nous serait en réalité bien pratique : « Il serait quasiment inoffensif, ne ferait que des asymptomatiques, et serait supertransmetteur. Ainsi, il se répandrait extrêmement vite, au point que toute la population serait touchée, ce qui immuniserait tout le monde pour des autres variants de coronavirus donnant des formes graves. »

Cette même approche évolutive permet de diminuer les risques d’un variant extrêmement mortel : en tuant trop rapidement les malades, il diminuerait ses chances de transmission et aurait donc peu de chances de s’imposer dans la population face au coronavirus de base qui fait de nombreux asymptomatiques transmetteurs malgré eux.

Un variant peut-il rendre inefficace les vaccins ?

C’est effectivement le risque, surtout une fois la population majoritairement vaccinée, « où le fait de passer outre le vaccin sera un vrai avantage évolutif, qui pourrait donc donner un variant se répandant massivement », note Antoine Flahault. C’est notamment déjà le cas avec la grippe, mais premièrement le virus de la grippe est comme on l’a déjà dit plus mutagène, deuxièmement, « cette approche davantage évolutive n’arriverait que dans plusieurs années » note l’épidémiologiste, « le temps que le virus s’adapte à la vaccination. »

Or, d’ici quelques années, avec une population mondiale majoritairement vaccinée, « le virus circulera bien moins » souligne Michaël Rochoy, et une fois encore, moins il y a de circulation du virus, moins il y a de risque de mutations et donc de variants. Une raison supplémentaire pour vacciner le plus rapidement possible, afin de couper l’herbe sous le pied du virus. Une course contre la montre, encore et toujours.

Source : https://www.20minutes.fr/sante/2956459-20210119-coronavirus-pourquoi-plus-plus-variants